Saint-Cloud

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Posté par rachel 18/03/2009 @ 20:13

Tags : saint-cloud, hauts-de-seine, île-de-france, france, environnement

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Saint-Cloud

Ruines du château de Saint-Cloud après la Guerre de 1870

Saint-Cloud est une commune du département des Hauts-de-Seine, dans la région Île-de-France, en France. Saint-Cloud est une des communes françaises où la richesse moyenne par habitant est la plus forte, avec d'autres villes des Hauts-de-Seine telles que Neuilly-sur-Seine ou encore Boulogne-Billancourt. De nombreuses personnalités publiques françaises y résident. Dans le secteur de l'immobilier, Saint-Cloud se place comme l'une des villes les plus chères de France: le prix du m² y est aussi élevé que dans les autres communes dites "huppées" des Hauts-de-Seine.

La commune est située à 3 kilomètres de la porte de Saint-Cloud et de la porte d'Auteuil. Elle est bordée au nord par Suresnes, à l'ouest par Rueil-Malmaison, Garches et Marnes-la-Coquette et au sud par Sèvres et Ville-d'Avray. Sa limite orientale est matérialisée par la Seine qui la sépare de la commune de Boulogne-Billancourt et de Paris (Bois de Boulogne) via la passerelle de l'Avre. Ses habitants sont appelés les Clodoaldiens.

Avec Garches et Vaucresson, Saint-Cloud fait partie de la communauté d'agglomération Cœur de Seine.

Depuis le 1er janvier 2005, une communauté d'agglomération a été établie entre Saint-Cloud, Garches et Vaucresson. Celle-ci a pris le nom de Communauté d'agglomération Cœur de Seine.

Le maire de Saint-Cloud est Éric Berdoati (UMP), élu le 13 juin 2005 suite à la démission de Bertrand Cuny.

La commune représente un canton. Le conseiller général est Odile Fourcade.

La deuxième édition du festival rock a eu lieu dans le parc de Saint-Cloud les 27 et 28 août 2004.

Elle a réuni des groupes de rock prestigieux comme : le duo explosif des White Stripes, le combo mythique Sonic Youth, le trio très en vogue Muse ou encore Morcheeba et Massive Attack. Les musiques électroniques également furent à l'honneur avec les Chemical Brothers. Le groupe de rock psychédélique Archive y a par ailleurs donné un concert qui est resté dans les mémoires des festivaliers.

La troisième édition du festival a eu lieu les 25 et 26 août 2005.

On y a aperçu entre autres, les Canadiens d'Arcade Fire, et les Écossais de Franz Ferdinand, même si le public est d'abord venu en masse pour assister au concert des mythiques Pixies (reformés en 2004). Côté électronique, la techno rock de Vitalic a enthousiasmé les rares réfractaires au concert précédent. Les amateurs de rock plus brutal ont profité d'un concert des Foo Fighters et des Queens of the Stone Age. L'ancien chanteur de Led Zeppelin Robert Plant était aussi de la partie.

La quatrième édition du festival s'est déroulée le vendredi et samedi 25 et 26 août 2006.

La grand évènement de cette année était les Anglais de Radiohead emmenés par Thom Yorke et qui faisaient à cette occasion leur seul concert en France depuis plusieurs années. D'autres groupes comme The Raconteurs, groupe parallèle aux White Stripes emmenés tous les deux par Jack White, Dirty Pretty Things ou Nada Surf étaient également présents. Morrisey et Beck faisaient également partie des têtes d'affiche du festival.

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Château de Saint-Cloud

Cour d'honneur du château de Saint-Cloud

Le château de Saint-Cloud, aujourd'hui détruit, était un château royal situé à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) dans un site surplombant la Seine. Subsiste aujourd'hui le parc de 460 hectares (dénommé officiellement : "Domaine National de Saint-Cloud").

En dépit de l'importance historique et architecturale du château de Saint-Cloud, de nombreuses zones d'ombre continuent d'obscurcir son histoire.

Les Gondi sont une famille de financiers florentins arrivés en France en 1543 à la suite de Catherine de Médicis. Dans les années 1570 – sans doute en 1577 – celle-ci offre à Jérôme de Gondi une maison à Saint-Cloud dénommée « hôtel d'Aulnay ». Autour de cette maison, Jérôme de Gondi fait bâtir un château de plan en « L » bordant une terrasse. La principale façade regarde le sud et l'aile s'achève par un pavillon d'où l'on embrasse une vue sur la Seine.

C'est dans le château de Jérôme de Gondi que, le 1er août 1589, Henri III, qui s'y est installé pour conduire le siège de Paris, tenu par les Ligueurs, est assassiné par le moine Jacques Clément. Henri IV y est reconnu roi.

Après la mort de Jérôme de Gondi en 1604, le château fut vendu en 1618 par son fils Jean-Baptiste II de Gondi à Jean de Bueil, comte de Sancerre. Mais ce dernier meurt peu après, en 1625, et Jean-François de Gondi, archevêque de Paris, rachète le domaine et y fait faire des embellissements, notamment par Thomas Francine, qui travaille dans les jardins.

A la mort de Jean-François de Gondi en 1654, Philippe-Emmanuel de Gondi en devint propriétaire, puis son neveu Henri de Gondi, duc de Retz, qui vendit la propriété en 1655 à Barthélemy Hervart, financier d'origine allemande, intendant puis surintendant des Finances. Celui-ci agrandit le parc jusqu'à 12 hectares et fit faire à Saint-Cloud des travaux considérables dont on ignore à peu près tout. On sait seulement qu'il fit construire dans le parc une grande cascade, souvent confondue avec celle qui a été conservée, qui date de l'époque ultérieure.

Le 8 octobre 1658, Hervart organisa à Saint-Cloud une fête somptueuse en l'honneur du jeune Louis XIV, de Monsieur, duc d'Anjou, frère du roi, de leur mère Anne d'Autriche et du cardinal Mazarin. Quelques jours plus tard, le 25 octobre 1658, Monsieur achète le domaine de Saint-Cloud pour 240 000 livres. On pense que cette vente a été imposée par Mazarin, qui contribuait ainsi à la politique de constitution d'un réseau de châteaux royaux dans l'Ouest parisien tout en faisant rendre gorge à un traitant enrichi à l'excès, trop heureux d'éviter ainsi le sort de Nicolas Fouquet.

Monsieur fait bâtir à Saint-Cloud depuis son acquisition jusqu'à sa mort en 1701. Les travaux sont dirigés par son architecte, Antoine Le Pautre, jusqu'à la mort de celui-ci en 1679, puis par son second, Jean Girard, maître maçon plutôt qu'architecte, et peut-être Thomas Gobert. Jules Hardouin-Mansart intervient à la fin du siècle. Le décor intérieur est confié aux peintres Jean Nocret et Pierre Mignard. Le jardin est redessiné par André Le Nôtre et le parc est considérablement agrandi, entre 1659 et 1695, quasiment jusqu'à l'emprise actuelle. Le montant des achats ainsi réalisés atteint 156 000 livres.

C'est au château de Saint-Cloud que meurt en 1670 la première femme de Monsieur, Henriette d'Angleterre, dont Bossuet a prononcé la très célèbre oraison funèbre (« Madame se meurt, Madame est morte. »).

En octobre 1678, de magnifique fêtes y sont données pendant cinq jours en l'honneur de Louis XIV, qui peut ainsi découvrir la somptuosité du château bâti par son frère.

Le 24 octobre 1784, le château de Saint-Cloud est acquis par Louis XVI pour la reine Marie-Antoinette. Celle-ci s'est persuadée que l'air de Saint-Cloud serait bon pour ses enfants. Peu avant sa mort, le duc d'Orléans, Louis-Philippe « le Gros », qui ne va plus à Saint-Cloud depuis son mariage morganatique avec Madame de Montesson, est contraint de céder le domaine au roi pour 6 millions de livres.

Marie-Antoinette fait transformer le château en 1787-1788 par son architecte attitré, Richard Mique. En 1790, Saint-Cloud est le cadre d'une entrevue célèbre entre Marie-Antoinette et Mirabeau.

C'est dans l'orangerie du château, devenu bien national, que se déroula le Coup d'État du 18 brumaire (10 novembre 1799) au cours duquel le Directoire fut supprimé au profit du Consulat .

Le 18 mai 1804, la proclamation de Napoléon Ier comme empereur des Français se déroula à Saint-Cloud. Napoléon en fit sa résidence préférée.

Le 1er décembre 1852, c'est à Saint-Cloud, dans la galerie d'Apollon, que Napoléon III, rééditant le geste de son oncle, se fait investir par les grands corps de l'État de la dignité impériale. Chaque année, au printemps et à l'automne, Napoléon III et Eugénie établissent leur cour à Saint-Cloud. C'est de Saint-Cloud, où il avait déclaré la guerre à la Prusse, que, le 28 juillet 1870, Napoléon III part pour l'armée.

Devenu quartier-général de l'armée allemande, le château est bombardé et incendié par les canons français du fort du Mont-Valérien pendant le siège de Paris le 13 octobre 1870, ses ruines furent rasées en 1891.

Au XVIIe siècle, la maison de Jean-François de Gondi est une juxtaposition hétéroclite de pavillons et corps de bâtiments sans recherche de symétrie. Elle s’ouvre à l’est sur une cour, bordée par une galerie à arcades. La belle façade regarde le sud et s’ouvre sur une terrasse décorée de parterres de broderies. Elle s'orne des portraits sculptés des quatre souverains qui se sont succédé depuis 1560 (Charles IX, Henri III, Henri IV et Louis XIII). À son extrémité s’élève un haut pavillon à quatre niveaux dominant la Seine. La propriété est entourée de 12 arpents (5 hectares) de terrain.

Ce château a été gravé par Israël Silvestre et Adam Pérelle. Selon les témoignages contemporains (mais cela n'apparaît guère sur les gravures), il était à l'italienne – c'est-à-dire couvert d'un toit plat – et les façades en étaient peintes à fresque. Les jardins, qui descendaient en terrasses jusqu'à la Seine, étaient dotés de toutes les attractions alors à la mode en Italie : cascades, grottes, fontaines, etc. En subsiste le grand jet, dans le bas du parc.

Le château construit par Monsieur affecte la forme d'un U ouvert vers l'est, face à la Seine. Le château des Gondi est intégré dans l'aile gauche. Sur l'arrière, une longue orangerie forme aile dans le prolongement de l'aile droite sur cour. L'avenue d'entrée, bordée par les communs et les dépendances (conservés), part en biais en direction du pont. Hardouin-Mansart construit dans l'aile gauche un grand escalier dans le style de l'escalier des Ambassadeurs de Versailles (détruit à la fin du XVIIIe siècle).

L'intérieur se signale notamment par le décor exécuté en 1660 par Jean Nocret dans l'appartement de l'aile gauche (appartement de Madame) et par la galerie d'Apollon, longue de 45 mètres, située dans l'aile droite, entièrement décorée par Pierre Mignard (1677-1680) : la magnificence de cet ensemble vaudra au peintre de supplanter à Versailles son rival Charles Le Brun. L'orangerie, quant à elle, est décorée de fresques par Jean Rousseau.

Dessiné par André Le Nôtre, le parc de Saint-Cloud affecte le dessin habituel du célèbre paysagiste, ordonné selon deux axes perpendiculaires dont l'un est parallèle à la Seine. La manière dont Le Nôtre a tiré parti d'un relief accidenté et d'une situation complexe – le château se trouvant implanté à mi-colline et non sur la hauteur – est extrêmement remarquable, tout comme la sophistication du plan. La Grande Cascade, construite en 1664-1665 par Antoine Le Pautre et qui a fort heureusement été conservée, en est l'un des éléments les plus notables. Le bassin et le canal du bas ont été ajoutés par Hardouin-Mansart en 1698-1698.

La dernière campagne de travaux importante est celle menée par Richard Mique pour Marie-Antoinette en 1787-1788. Il élargit le corps de logis et la moitié adjacente de l'aile gauche et refait les façades côté jardin de ces parties. Il fait démolir l'escalier construit par Hardouin-Mansart et construit un nouvel escalier en pierre pour accéder aux appartements de parade.

En revanche, les occupants ultérieurs de Saint-Cloud Napoléon Ier, Louis XVIII, Charles X, Louis-Philippe Ier et Napoléon III n'y font réaliser que des aménagements limités, essentiellement des travaux de décoration intérieure.

Napoléon Ier fait transformer en salle du trône, le salon de Vénus, décoré par Lemoyne et Nocret. Napoléon III fait démolir l'orangerie en 1862. L'impératrice fait transformer en un salon de style Louis XVI l'ancienne chambre d'Henriette d'Angleterre.

Le domaine national de Saint-Cloud est aujourd'hui affecté au ministère de la culture et donné en gestion au Centre des monuments nationaux. Il est ouvert au public et il est même possible d'y circuler en voiture, moyennant l'acquittement d'une taxe.

Une association souhaite la reconstruction du château. S'inspirant directement de l'actuelle construction (totalement auto-financée) du Château fort de Guédelon dans l'Yonne, cette association propose de reconstruire également le château de Saint-Cloud dans le cadre d'un parc d'attractions avec entrées payantes, lesquelles servant au financement des travaux,,,.

N'étant pas situé en plein cœur de Paris mais à cinq kilomètres de la capitale, d'une part, se trouvant au milieu d'un espace vert de 460 ha, d'autre part, la reconstruction du château de Saint-Cloud apparaît à beaucoup - notamment pour des raisons urbanistiques - comme un projet plus réaliste que la reconstruction du palais des Tuileries.

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Ligne Saint-Cloud - Saint-Nom-la-Bretèche

La gare de Saint-Nom-la-Bretèche - Forêt de Marly. À gauche, au premier plan, les voies de la Grande Ceinture, à droite le terminus de la ligne Saint-Cloud - Saint-Nom.

La ligne Saint-Cloud - Saint-Nom-la-Bretèche est une ligne ferroviaire des Hauts-de-Seine et des Yvelines, en Île-de-France, d'une longueur de seize kilomètres. Ouverte en 1884, elle est depuis essentiellement parcourue par un trafic de banlieue en provenance ou à destination de la gare Saint-Lazare à Paris, actuel Transilien Paris Saint-Lazare (ligne L). Elle se débranche à Saint-Cloud de la ligne Paris-Saint-Lazare - Versailles-Rive-Droite. Elle est, depuis la réforme des chemins de fer de 1997, propriété de Réseau ferré de France.

Tracée sur les coteaux de la Seine, la ligne présente une succession de courbes, atteignant 400 mètres de rayon, et un profil en dent de scie, avec des rampes atteignant 15 mm/m, en particulier dans la rampe de 3,5 kilomètres vers le tunnel du Butard à Vaucresson, point culminant de la ligne (142 mètres).

La ligne se débranche de celle de Paris-Saint-Lazare à Versailles-Rive-Droite au sud de la gare de Saint-Cloud. Après le tunnel de Montretout, long de 179 m, la ligne se situe en tranchée ; au-dessus de la sortie du tunnel, on peut encore observer un blockhaus, de même que sur le talus coté impair. Puis la ligne se sépare de celle de Paris-Saint-Lazare à Versailles-Rive-Droite, mais aussi de la voie paire de la ligne de Saint-Nom, pour éviter l'autoroute de Normandie. La ligne, alors à voie unique, accuse une courbure assez forte. Après être passée au-dessus de la ligne Paris-Saint-Lazare - Versailles-Rive-Droite et de la route départementale 985, la voie impaire, grâce à un pont, enjambe l'autoroute de Normandie, puis rejoint la voie paire avant la gare de Garches - Marnes-la-Coquette.

À la sortie de cette station, la ligne coupe un axe routier donnant accès au Parc de Saint-Cloud, grâce au premier passage à niveau depuis Paris. Un long faux-plat aboutit au tunnel de la Marche. Auparavant la ligne était passée sous la route départementale 407, qui elle-même passe sous l'autoroute de Normandie. Après la gare de Vaucresson, la ligne passe sous un pont routier supérieur qui remplace un ancien passage à niveau au croisement de la route départementale 907. Après 250 mètres, se présente le tunnel du Butard (286 m). Après la gare de La Celle-Saint-Cloud, la ligne est en remblai et coupe la route départementale 128 par un pont ferroviaire. Ensuite, la ligne dessert la gare de Bougival, puis celle de Louveciennes ; avant le tunnel de Louveciennes (159 m), elle rencontre un ancien passage à niveau. La ligne atteint alors le viaduc de Marly (270 m), puis la gare de cette localité. Peu après cette gare, se trouve le deuxième passage à niveau du tracé, suivi du troisième, avant la gare de L'Étang-la-Ville.

À partir de cette arrêt, la ligne s'enfonce dans la forêt de Marly, avant d'arriver à la gare de Saint-Nom-la-Bretèche - Forêt de Marly, son terminus. On distingue, côté impair, la ligne de Grande ceinture Ouest ; le parcours à effectuer pour changer de train, si l'on veut emprunter ceux de cette dernière ligne (rouverte depuis le 12 décembre 2004), est de l’ordre de 30 mètres.

L'implantation de la ligne à flanc de coteau, sur le relief relativement accidenté de l'ouest parisien, a provoqué la construction de nombreux ouvrages d'art, malgré un parcours de moins de quinze kilomètres.

Les plus importants sont constitués par les tunnels de La Marche (83 m) et du Butard (286 m) à Vaucresson, suivis du tunnel de Louveciennes (159 m), qui précède le viaduc de Marly, long de 270 m.

La ligne est électrifiée comme tout le réseau Saint-Lazare en 25 kV-50 Hz monophasé, équipée du block automatique lumineux, du KVB et d'une liaison radio sol-train sans transmission de données avec identification.

Au début des années 1880, un embranchement à la ligne Paris-Saint-Lazare - Versailles-Rive-Droite est mis en chantier par l'État, afin de desservir les coteaux de Garches, Vaucresson, Louveciennes et Marly-le-Roi. La construction ne présente pas de difficultés majeures et s'achève en moins de quatre ans.

La ligne est ouverte jusqu'à L'Étang-la-Ville le 5 mai 1884.

Dès la fin du XIXe siècle, la Compagnie de l'Ouest envisage l'électrification de ses lignes de banlieue. En effet, l'accélération médiocre des locomotives à vapeur ainsi que les inévitables mouvements de locomotives dans les gares terminales, malgré les progrès de l'exploitation, réduisent le débit des lignes. De plus, l'exploitation vapeur de lignes de banlieue au trafic dense amène un déficit croissant. Mais en 1908, la situation financière critique de la Compagnie entraîne son rachat par l'État, qui reprend l'exploitation des lignes le 1er janvier 1909.

L'électrification de la ligne est réalisée progressivement durant les années 1920, avec alimentation en courant continu 650 V par 3e rail. Le tronçon de Paris à Bécon-les-Bruyères est électrifié le 27 avril 1924 ; puis la ligne de Versailles - Rive Droite est mise sous tension le 22 juillet 1928. Enfin, la ligne de Saint-Cloud à Saint-Nom-la-Bretèche est à son tour mise sous tension le 15 mai 1931.

Elle ne connaît pas de modifications connexes d'envergure, hormis la création d'un terminus partiel de « zone » à Garches et la généralisation des quais hauts. Mais elle voit surtout son antique matériel à traction vapeur, très critiqué pour son inconfort, remplacé par les rames « Standard » modernes, qui demeurent emblématiques de la banlieue Saint-Lazare durant plus de cinquante ans.

En octobre 1959, un nouvel arrêt est créé sur la ligne, dénommé La Châtaigneraie-Beauregard, sur la commune de La Celle-Saint-Cloud. Il prend plus tard le nom de cette commune et la gare suivante de Bougival - La Celle-Saint-Cloud devient alors simplement la gare de Bougival. En 1962, le block automatique lumineux est installé de Garches à Saint-Nom-la-Bretèche.

En 1967, la réélectrification de la ligne Paris - Mantes par Conflans entraîne la fin de l'exploitation par troisième rail alimenté en 750 V de Bois-Colombes à Argenteuil. Le groupe II demeure le seul du réseau Saint-Lazare encore électrifié par troisième rail, avec la ligne d'Auteuil (groupe I) et un tronçon du groupe III. Durant les années 1960, la banlieue ouest connaît un important développement démographique provoquant une croissance continue du trafic, la création du quartier de La Défense ne pouvant qu'accélérer ce mouvement. Pourtant, la desserte par des rames standard en fin de vie, alimentées par troisième rail, ne permet pas de proposer une amélioration conséquente de la desserte par zone. De plus, le remplacement du troisième rail, proche de sa limite d'usure, et la rénovation des sous-stations électriques, elles aussi arrivées à leur limite d'âge, entraîneraient des coûts très élevés, hors de proportion avec l'amélioration à prévoir par cette modernisation. Il est donc préféré une réélectrification en 25 000 volts par caténaire de la ligne de Versailles et de son antenne de Saint-Nom, à l'image de la conversion progressive à cette tension des autres groupes du réseau.

Les travaux de réélectrification imposent de nombreuses modifications de la ligne : abaissement de la plate-forme dans les tunnels et adaptation voire reconstruction de plusieurs ponts routiers pour dégager le gabarit électrification, aménagement du plan des voies afin d'améliorer les vitesses limites et l'exploitation, etc. Le tronçon de Saint-Cloud à Garches - Marnes-la-Coquette est mis sous tension le 15 septembre 1977, puis le tronçon Garches à Saint-Nom-la-Bretèche le 16 septembre 1978.

Lors de la mise au point du projet EOLE à la fin des années 1980, actuelle ligne E du RER ouverte en 1998, la première étape consiste à prolonger les voies de la banlieue est jusqu'au secteur de la gare Saint-Lazare par un tunnel. La seconde étape envisage le prolongement du tunnel jusqu'à la gare de Pont-Cardinet, et la jonction avec les voies du groupe II, en direction de Versailles et Saint-Nom-la-Bretèche. Mais ce projet initial semble de plus en plus incertain, le projet se réorientant vers une desserte plus directe du quartier de La Défense, avec une jonction à l'ouest avec les voies du groupe V, en direction de Mantes-la-Jolie, qui permettrait de soulager plus efficacement la ligne A du RER. Le groupe II ne connaitrait alors aucune évolution significative durant les années 2010.

La ligne, exploitée actuellement par la SNCF sous le label Transilien, l'est depuis le XIXe siècle en tant que ligne voyageurs de banlieue, sans circulations - en situation normale - de trains de « grandes lignes » et avec un trafic de marchandises restant marginal. Son profil, en long et en plan, est assez difficile et ne favorise pas, en effet, ces types de circulations. On y trouve des courbes de faible rayon (400 mètres) et des rampes importantes de l'ordre de 15 ‰, en particulier entre Garches et Vaucresson ainsi que dans sa partie terminale pénétrant en forêt de Marly. Ces caractéristiques limitent également la vitesse à moins de 100 km/h,.

Les automotrices Z 6400 assurent l'essentiel des dessertes depuis leur introduction sur la ligne au milieu des années 1970.

En 2008, la ligne est desservie à raison d'un train toutes les 7 à 8 minutes aux heures de pointes (un sur deux en alternance ayant pour terminus Marly-le-Roi) et un train à la demi-heure en heures creuses. Tous les trains sont en provenance ou à destination de Paris-Saint-Lazare. Toutes les circulations sont omnibus sur ce tronçon. Le temps de parcours moyen Saint-Cloud - Saint-Nom-la-Bretèche est de vingt-trois minutes, le minimum étant de vingt-et-une minutes. La ligne est située dans les zones 4 et 5 de la carte orange, la gare de Marly-le-Roi étant la dernière gare située en zone 4.

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Canton de Saint-Cloud

Le canton de Saint-Cloud est une division administrative française située dans le département des Hauts-de-Seine et la région Île-de-France.

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Source : Wikipedia