SPA

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Posté par hal 17/03/2009 @ 16:18

Tags : spa, défense des animaux, vétérinaire, santé, spa, beauté et bien-être, loisirs

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Spa (ville)

Armes de Spa

Spa (en wallon Spå) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Liège.

Connue pour ses eaux thermales, probablement depuis l’époque romaine, Spa commença à prendre son essor au XVIe siècle lorsque la réputation des eaux entraîna un réel commerce. Le terme Spa est devenu un terme générique pour le thermalisme en anglais et dans quelques autres langues.

Spa étant devenu un rendez-vous couru de la noblesse européenne, l’empereur Joseph II (après sa visite en 1781) la surnomma le « Café de l'Europe ». Et c’est d’ailleurs à Spa qu’est né le premier casino moderne, la Redoute, à l’initiative des co-bourgmestres Gérard de Leau et Lambert Xhrouet. Parmi les personnalités ayant séjourné à Spa, retenons Victor Hugo, le tsar Pierre le Grand, toute la famille royale de Belgique, Casanova, Alexandre Dumas père, Meyerbeer. La vie mondaine au XVIIIe siècle à Spa est largement présentée dans le film Barry Lyndon de Stanley Kubrick.

Le peintre romantique Édouard Delvaux fut directeur de l’École de dessin de Spa, ville où il mourut.

En mars 1918, l’armée allemande y installa son quartier général des opérations. C’est de là que les stratèges allemands déclenchèrent la dernière offensive allemande d’envergure de la Première Guerre mondiale : l’Offensive Michael. La Conférence de Spa se tiendra du 5 au 16 juillet 1920 et fixera la frontière russo-polonaise le long de la ligne Curzon.

Après une période d’assoupissement à la fin des années 1950, le thermalisme redémarre de plus belle avec les superbes installations d’Annette et Lubin, au sommet de la colline dominant la ville. Un funiculaire permet d’y accéder.

Les environs de Spa sont propices à la promenade dans la haute Ardenne, surnommée l’Ardenne bleue, qui abrite de nombreuses étendues d’eau comme le lac de Warfaaz et le lac de la Gileppe. La région est aussi connue pour le célèbre circuit automobile de Formule 1 de Spa-Francorchamps.

Spa se situe aux confins du massif ardennais, à la porte des Hautes Fagnes. Le centre-ville est entouré de collines boisées dont celle d’Annette et Lubin à son Nord. La ville est limitrophe des communes rurales de Theux, Jalhay, Stavelot, Trois-Ponts et Stoumont dans l’arrondissement de Verviers en province de Liège.

La surface communale est de 39,89 km²; dont 7,9 km² de terres bâties et connexes, 5,6 km² de terres agricoles et 23,6 km² de forêts et terres boisées.

L’habitat du centre-ville est axé historiquement sur le pouhon Pierre-le-Grand. Il est en grande partie constituée de maisons entre pignons du XIXe siècle, les deux tiers de la ville ayant brûlé dans la nuit du 22 juillet 1807. Les autres parcelles loties de la commune comprennent principalement des maisons unifamiliales et des villas isolées des XIXe et XXe siècles. Trois quartiers se distinguent, celui du centre-ville proprement dit, celui du Vieux-Spa et du Wauxhall.

L’industrie d’eaux minérales de Spa et de ses dérivés, Spa Monopole sa., ainsi que la gare ferroviaire et le Quartier Lieutenant Général Baron Jacques de Dixmude, se situent à l’Ouest de la ville.

La commune est traversée en son centre (avenue Reine Astrid) par trois routes principales : La N697 qui rejoint à l’Ouest l’autoroute E25/A26, la N62 qui conduit vers Theux, au Nord et vers Francorchamps au Sud-Est, la N685 qui rejoint au Nord-Est l’autoroute E42/A27 à hauteur de Sart-lez-Spa. Ces trois axes routiers ont un trafic moyen et essentiellement local qui connaît cependant des pics de saturation lors de manifestations culturelles et sportives majeures à Spa.

Les principales voies routières de Spa sont l’avenue Reine Astrid à l’Ouest, Balmoral au Nord-Est, rue de la Sauvenière au Sud-Est et rue de Barissart au Sud. Spa connaît 120 km de voiries dont 109 km de voiries communales et 11 km de voiries régionales. La voie ferrée Verviers-Spa connaît un trafic essentiellement local.

Spa, en son centre-ville, ne possède pas de zone piétonnière aménagée ou de piste cyclable mais elle possède notamment un large parc dit des Sept-Heures, une promenade arpentée vers Spaloumont et surtout un environnement immédiat boisé aux multiples promenades et randonnées. Un projet de réaménagement urbain complet du centre-ville a été lancé en 2007 pour assurer une mobilité partagée entre les piétons, les cyclistes et les automobilistes.

Spa est soumis à un climat océanique tempéré ou hyper-océanique. Il se caractérise par un total annuel des précipitations assez fort et par une faible amplitude thermique. Les étés dans le domaine océanique ne sont pas secs, sauf accident. La localisation de la commune au sein de l’Ardenne et à une altitude de x mètres, lui donne un climat aux hivers froids (-2 à +2 °C de moyenne) et aux étés tempérés (+18 à +25 °C en moyenne).

Spa était au début du XIVe siècle le nom d’un lieu, d’un point d’eau, actuellement le pouhon Pierre le Grand. Le bourg de Spa s’est développé, à cette époque, au sein du plus ancien centre sidérurgique du pays de Liège à l’initiative de la famille Bredar dont Collin de Spa est l’auteur. Le ban de Spa, créé vers 1335, comprenait deux concentrations urbaines, la « vilhe de Creppe » et la « vilhe » de Spas, à deux kilomètres de distance. L’industrie sidérurgique a précédé l’exploitation des eaux minérales. C’est le commerce sidérurgique qui développa les voies de communication et ses dernières qui rendirent possible le développement de la ville d’eaux.

Parmi les différentes hypothèses émises sur l’origine étymologique de Spa, on retiendra celle de « source jaillissante » du latin sparsa « éparse » et « jaillissante » participe passé de spargere, ou, plus simplement, « espace libre » du wallon spâ et du latin spatia, pluriel spatium.

Spa, est devenue une ville renommée grâce à ses sources d’eaux ferrugineuses. Une vingtaine d’entre-elles jaillissent du sol spadois. Pline l'Ancien, il y a plus de dix-neuf siècles en parlait déjà : «  En Tongrie, pays de la Gaule, il y a une source célèbre, dont l'eau, tout étincelante de bulles, a un goût ferrugineux qui ne se fait toutefois sentir que quand on finit de boire. Cette eau purge le corps, guérit les fièvres tierces, et dissipe les affections calculeuses. La même eau, mise sur le feu, se trouble, et finit par rougir.  » (lib.XXXI c VIII).

En 1559 parut le fameux ouvrage de Gilbert Lymborh « Des fontaines acides de la forêt d’Ardenne et principalement de celles qui se trouvent à Spa ». Il fut traduit en latin, italien et espagnol. En 1547, déjà, Agustino, médecin du roi d’Angleterre, Henry VIII, séjournait à Spa et contribua à donner connaissance au monde de la valeur des eaux de Spa. Les bobelins européens sont alors de plus en plus nombreux à Spa. En juillet 1565, la noblesse belge se réunit à Spa sous prétexte d’y prendre les eaux. C’est dans l’hôtel « Aux Armes d’Angleterre » qu’elle se mettra d’accord en vue de s’opposer aux édits de Philippe II, austère et intolérant ; c’est l’historique « compromis des nobles ». En 1654, le séjour de Charles II d'Angleterre à Spa apportera une renommée encore plus grande. Dès 1699, un système postal est mis en place entre Spa et l’extérieur.

En 1717, le séjour du Tsar Pierre-le-Grand sera marquant pour tout le XVIIIe siècle à Spa. Toute la noblesse européenne, et parmi les princes plus titrés, s’y retrouvera chaque saison d’été dans une ambiance unique.

L’« affaire des jeux de Spa » sera à l’origine de la Révolution liégeoise de 1789 à 1794. Le privilège donné par le prince-évêque de Liège, Jean-Théodore de Bavière aux associés de la Redoute, salle d’assemblée, contre monnaie sonnante et trébuchante, puis les procès faits entre la Redoute et leur concurrent du Waux-Hall, fort de ce privilège, enfin l’arrivée d’un troisième concurrent, le salon Levooz, remettant une nouvelle fois le privilège en question, furent l’objet d’âpres discussions politiques et juridiques en principauté de Liège. Celles-ci, donnèrent lieu à une stigmatisation de l’Ancien Régime et un élément déclencheur de la Révolution liégeoise. La ville de Spa, dans son ensemble, connut alors les épisodes révolutionnaires et contre-révolutionnaires, et une torpeur cinglante tranchant avec son glorieux passé.

Après l’éclatement de la révolution belge, le 15 août 1830 à Bruxelles, le Gouvernement provisoire réunit le Congrès National le 10 novembre qui proclama l'indépendance de la Belgique. Il décida que le pays serait une monarchie constitutionnelle, représentative et héréditaire. Il promulgua sa Constitution le 7 février 1831. Les Spadois pétitionnèrent afin d'obtenir pour roi le Prince Léopold de Saxe-Cobourg qui fut élu le 4 juin 1831.

En vue de développer le commerce belge, Charles Rogier présenta en 1834 un projet de construction de chemin de fer. Le 5 mai 1835, la première ligne du continent européen, Bruxelles-Malines, était inaugurée. La ligne Spa – Pepinster entra en service en 1854 et Spa – Luxembourg en 1865. L'organisation du service postal est instaurée en 1840. Les lignes télégraphiques commencées en 1846 atteignent Spa en 1856. L'usine à gaz est édifiée à l'entrée de la ville, Avenue du Marteau en 1856. Un nouvel établissement des bains est construit à l'entrée du Parc de Sept-Heures en 1840.

Léopold II de Belgique succède à son père en 1865. Il avait épousé en 1853 l'Archiduchesse d'Autriche Marie-Henriette. Pendant près de cinquante ans, Marie-Henriette passa la saison d'été à Spa. En 1895, ils acquièrent l'Hôtel du Midi, Avenue du Marteau et le transformèrent en résidence royale. En 1877, le Roi et la Reine assistèrent à l'inauguration des tribunes de l’hippodrome de la Sauvenière. Le 29 juin 1879, ils se rendent compte des travaux de construction du Pouhon Pierre le Grand et le Roi contresigna peu après la loi de protection des eaux minérales de Spa. En 1880, la rivière du Wayai fut recouvert dans sa traversée du Parc de Sept-Heures ou l'on édifia deux pavillons et la Galerie Léopold II. Le premier meeting automobile se déroule à Spa, le 10 juillet 1896 en présence du Prince Albert. Le Vendredi 19 septembre 1902 dans la soirée sonne le glas annonçant le décès de SM la Reine Marie-Henriette à Spa. Les funérailles se déroulèrent le 22 septembre en présence du Roi et du Prince Albert.

Spa, occupée, fut lors de la Grande guerre un des centres de convalescence allemand les plus importants de 1914 à 1917, le Grand Quartier Général du Kaiser Guillaume II l’année 1918 et le dernier lieu où il résida lors de la capitulation. La Conférence de Spa de 1920, est célèbre dans celles qui traitèrent des réparations dues aux Alliés.

La Seconde Guerre mondiale vit Spa réoccupée par les allemands mais échappa à la bataille des Ardennes en 1945 qui s’arrêta heureusement juste à ses portes.

Le plan Marshall, aida la Belgique à se redresser rapidement. Les années 1950 puis 1960, amenèrent progressivement au développement du tourisme de masse remplaçant à point nommé la clientèle d’élites de Spa. Ce sont les décennies du tourisme social aussi, avec une fréquentation de plus en plus nombreuse d’une clientèle flamande et hollandaise, alors que le wallon se rend en masse à la côte belge en Flandre. Le tourisme de délassement prend le pas sur l’aspect thermal de Spa.

Le 17 mai 1983 à l'occasion du 400e anniversaire de l'exportation des Eaux de Spa, S.M. le Roi Baudouin a visité les nouvelles installations de la S.A. Spa Monopole, l'Institut d'hydrologie Henrijean et l'Établissement Thermal. Un train spécial Bruxelles-Spa amena, le matin, en notre cité les congressistes et les journalistes étrangers et belges. Au nom du Groupement européen et Union européenne des Sources d'eaux minérales naturelles dont le siège est à Paris, Mr Paul Bordier, président, à l'occasion du Congrès annuel de cette association, le mardi 17 mai, donna dans le train une conférence traitant du marché européen des eaux minérales dans le cadre de la journée commémorative. Venant en hélicoptère, le Roi Baudouin a atterri dans le Parc de la Compagnie Fermière.

Les années 1980 et 1990, annoncent le début d’un renouvellement de l’infrastructure et du rayonnement de Spa. En 1994, un nouveau festival de chanson française est créé : les "Francofolies".

En 2007, 150 000 spectateurs assistent à ce festival. En 1997, le domaine de Spa-Bérinzenne ouvre le Centre d'Education relative à L'Environnement dont une des spécialités est l'eau, etc.

En 2005, un tout nouveau centre de « thermoludisme » voit le jour sur la colline d’Annette et Lubin avec vue panoramique sur la ville. Il est directement relié par funiculaire au cœur de la ville et à un nouvel hôtel de luxe.

En 2007, le circuit automobile de Spa-Francorchamps renouvelle complètement son infrastructure pour continuer à accueillir dans les meilleurs standards internationaux le Grand-Prix de Formule 1 de Belgique, outre les nombreuses autres épreuves sportives annuelles.

L’architecture de Spa aujourd’hui se caractérise par un mélange et une diversité d’époques juxtaposées du XVIIIe au XXe siècles. Loin d’être donc une ville-musée, elle offre en revanche des témoins architecturaux précieux d’une des villes d’eaux des époques modernes et contemporaines, les plus célèbres.

L’habitat de ses origines était d’architecture espagnole et de style hollandais des XVIe et XVIIe siècles. A la fin de ce dernier, Spa comptait quelques deux cents maisons et mille trois cents habitants. « Bon nombre et des plus importantes étaient d’architecture que l’on qualifiait d’espagnole ayant le toit à double tympan aigu. D’autres, non moins considérables, étaient de style hollandais : le pignon sur la rue, de hauteur assez élevée, ayant les étages en encorbellement. Toutes étaient construites de torchis, la charpente affleurant et non crépie, montrant les étrésillons en croix de St André. Les fenêtres étaient à croisillons étroits, munis de vitres verdâtres et irisées qui s’enchâssaient dans des lames de plomb ».

Vers 1650, avec la présence de plus en plus importante de bobelins, de nouveaux hôtels seront construits. L’un des plus vaste fût celui de la Fontaine d'Or . Il était situé à l’emplacement actuel des Bains de Spa construits pour sa part en 1861. L’hôtel avait la particularité d’être alimenté en eau par conduites enterrées à partir d’une source de l’abbaye des Capucins, en amont. La Fontaine d’Or était bâti sur le schéma d’une ferme en carré brabançonne d’environ trente mètres de large sur quarante mètres de long.

En 1650, on comprend bien cette initiative architecturale privée car le marquisat de Franchimont et le pays tout entier étaient à cette époque parcourus sans cesse par les troupes franches qui dévastaient tout sur leur passage et se livraient au pillage. D’ailleurs, pour parer à l’insécurité des habitants, le prince enjoignit aux principales villes de Franchimont : Verviers, Theux et Spa, d’élever des murailles autour des bourgs, d’y pratiquer des portes, et de placer à ses entrées des corps de gardes bourgeoises. Avant cette fortification, c’était l’église bâtie sur un rocher et entourée du cimetière enclot de murailles qui servait en quelque sorte de forteresse.

Le XVIIIe siècle vit la ville se parer de nouveaux hôtels de maître et de maisons d’Assemblées dans le goût du temps,néo-classique. Entre 1748 et 1781, le nombre de maisons nouvelles à Spa s’est élevé à cent quatre-vingt. Les maisons privées en pan de bois sont remplacées par des constructions de brique et pierre de taille à toit d'ardoises ou de tuiles. La ville compte alors près de deux milles cinq cents habitants. En 1770, on comptait déjà sur le plan des frères Caro, plus d’une centaine d’hôtels. L’incendie des deux tiers de la ville le 22 juillet 1807, fit disparaître bien des traces historiques de ces âges. La plus ancienne maison de Spa subsistant aujourd’hui est l’hôtel du Grand Maur, datant de 1740. Il est devenu aujourd’hui un restaurant gastronomique : l’Auberge du Grand Maur, rue Xhrouet, 41. Pour illustrer le XVIIIe siècle aujourd’hui, retenons notamment le Grand Hôtel (1772), actuel Hôtel de Ville, place de l’Hôtel de Ville, 44, l’hôtel de Lorraine (1760) de style Louis XV, place Pierre-le-Grand, 1, le Waux-Hall (1769), rue de la Géronstère, 10.

Dès 1762, la construction de la Redoute, premier casino moderne du continent européen, engendra de nombreuses et nouvelles initiatives architecturales. La Redoute de Spa était, d’après les dires de contemporains, la plus jolie et la mieux entretenues des maisons d’assemblée d’Europe. Elle est qualifiée alors de « délicieuse bonbonnière blanc et or ». Elle comprenait une salle de bal, un théâtre et une salle de jeux. La Redoute créa à Spa une ambiance d’élégance et de luxe qui avait manqué jusque là pour répondre aux attentes de ses illustres hôtes.

Le XIXe siècle, celui de la renaissance de Spa sur ses cendres de 1807, vit l’érection de nombreuses constructions dont on retrouve heureusement encore maintenant quelques témoins comme les Bains (1862), le pavillon des Petits-jeux et la galerie Léopold II (1878) du parc des Sept-Heures, l’église Notre-Dame et Saint Remacle (1885) et quelques villas et châteaux privés de la haute bourgeoisie de la fin du siècle, comme le château d’Alsa (1869) ou la Villa des Fleurs (1880), qui aimait dans des styles éclectiques venant du passé montrer ostensiblement son statut privilégié.

Le XXe siècle à Spa, poursuivit avant guerre la période de la fin du XIXe. On compta à Spa, cinq cents « maisons de plaisance », villas et châteaux, dont trois cents quarante aux alentours du centre-ville dans de larges propriétés boisées comme, par exemple, le Manoir de Lébioles de 1905. D’ordre privé, il n’en reste que quelques dizaines reconverties souvent en maisons de retraite ou villégiature de luxe proposées en location.

Après-guerre, Spa se modernisa et répondit aux attentes de confort d’un tourisme de masse. À titre d’exemple, citons le centre de vacances familiales Sol-Cress qui vit le jour sur la colline d’Annette et Lubin dans les années 1960 dans le style moderne et dépouillé de cette décennie. Il sera rénové et agrandit selon les nouvelles normes de confort touristique des années 1990 et s’adjoignant de nouveaux bungalows indépendants dans un style purement fonctionnel pour un total de cent cinquante deux chambres.

Le XXIe siècle s’ouvrit en 2006 sur une initiative politique et architecturale majeure : un nouveau centre thermal relié par funiculaire, à travers la colline boisée d’Annette et Lubin, à un nouvel hôtel de luxe au centre-ville aux normes architecturales internationales. En 2008, Spa, comme ensemble thermal, posera sa candidature à la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les armes de Spa blasonnent d’un pouhon stylisé abrité par un monument de facture néoclassique le recouvrant entouré d’un muret de protection ouvert en sa façade. Le monument est surmonté d’un bandeau d’azur portant les inscriptions « Spa-Pouhon ». "D'argent au pouhon d'argent maçonné de sable surmonté des inscription SPA-POUHON d'or sur fond d'azur". Les couleurs de la ville sont le jaune et le bleu. Le pouhon stylisé est inspiré du monument qui abritait le pouhon Pierre-le-Grand jusqu'en 1820.

Sous l’Ancien régime, le blason était d’usage courant dans les villes d’eaux. Il était d’usage que le curiste laisse ses armoiries à l’hôtel dans lequel il avait séjourné en reconnaissance des bienfaits des eaux du lieu. A Spa, de nombreux hôtels s’en sont trouvés enseignés par exemple, « Aux Armes d’Angleterre », « Au duc d’Orléans », « Au Roi de Pologne », etc.

Spa (ville) est le chef-lieu de l’entité de Spa, ou commune de Spa dont le code postal est B-4900, comprenant trois anciennes communes, Winamplanche, Creppe et Spa. La commune fait partie de l’arrondissement de Verviers en Province de Liège, Région wallonne, Communauté française Wallonie-Bruxelles, Belgique et Union européenne.

Spa dispose, en fonction de sa population de 10.500 habitants, de 21 conseillers communaux. Le collège des bourgmestre et échevins élu le 8 octobre 2006 pour six ans par les 6750 votants (NB : obligation de vote en Belgique) compte le bourgmestre et cinq échevin(e)s dont une femme ; cinq MR (droite) et un cdH (centre). Selon ce dernier scrutin électoral, le conseil communal (assemblée communale) est composé de 14 conseillers MR, 4 PS, 2 cdH et 1 Ecolo dont cinq femmes. Il comprend aussi, dix commissions et groupes de travail multipartis, en rapport de représentation avec la composition politique de son assemblée : Finances ; Travaux et Environnement ; Patrimoine et Mobilité ; Affaires sociales, Logement et Famille ; Classes moyennes et Emploi ; Sport ; Jeunesse ; Accueil extra-scolaire ; Conseil consultatif de la personne handicapée ; Groupe de travail « Rationalisation d’énergie ».

Spa fait partie de la circonscription électorale de Verviers pour les élections régionales wallonnes, de Liège pour les élections fédérales belges, wallonne (francophone) pour les élections européennes. Politiquement, Spa est une ville de « droite », les électeurs ayant continuellement voté très majoritairement à droite (MR) à toutes les consultations électorales depuis plusieurs décennies. À noter que le bourgmestre de la commune depuis 1978, Joseph Houssa (MR), est quant à lui à l’âge de 77 ans à son cinquième mandat. Ce dernier a été réélu en 2006 avec 1863 voies de préférences et la liste de son parti avec 53,53% des votes.

Spa fait partie de la zone de police locale 5287 qui regroupe Jalhay, Spa et Theux, nommée « zone des Fagnes » de l’arrondissement judiciaire de Verviers. Ce corps de police locale a son antenne spadoise, avenue Reine Astrid, 234, et exerce ses activités sous l’autorité des trois bourgmestres de ces communes pour l’ensemble de la zone.

Un plan de « prévention de proximité » de la ville de Spa a été mis en place en 2006 avec deux travailleurs sociaux et un éducateur de rue qui s’insère dans le plan de prévention « drogue » au niveau fédéral belge.

Le service communal d’incendie est composé de 35 volontaires et son arsenal se situe, rue Brixhe, 1. Historiquement, Spa a connu un des premiers services d’incendie dès 17.. . Malheureusement, cela n’empêcha l’incendie catastrophique des deux tiers de la ville le 22 juillet 1807.

En 2007, le budget ordinaire et extraordinaire réunis de la commune de Spa comprenait 34 millions d’euros de recettes pour 27,5 millions de dépenses. Spa compte 290 agents communaux. La commune de Spa dispose de 35 taxes sur son territoire ; de la taxe de séjour à celle sur les débits de boissons en passant par celle perçue sur les sacs poubelles ou la délivrance de documents administratifs. La taxe additionnelle à l’impôt fédéral des personnes physiques est de 6%, dans la moyenne des communes du Pays.

Le Bureau de La Poste de Spa se situe rue de la Poste, 29, et offre tous les services de cette société de droit publique belge. Deux points de vente de timbres poste facilitent leur achat : Ad Spa’, avenue Reine Astrid, 244, et, ‘’La Tabatière’’, place Verte, 53.

La Société wallonne des eaux (SWDE) qui assure la distribution d’eau courante à Spa, dispose d’une antenne, rue Hanster 4-6. De même, Belgacom, opérateur belge historique de téléphonie a ses bureaux locaux, place Verte, 37. La Société National des Chemins de fer Belge (SNCB), offre ses services à la gare, place de la Gare, 26.

Une Agence Locale pour l’Emploi (ALE) est présente, rue de l’Hôtel de ville, 44. Le Forem (service public wallon de la formation professionnelle et de l’emploi) dispose d’une antenne à Verviers à 15 km de Spa. Le Centre Publique d’Action Sociale (CPAS) se situe, rue Hanster, 8.

Une consultation des nourrissons est organisée par l’Office National de l’Enfance (ONE), rue Hanster, 10. La crèche communale ‘’Les Bobelinous’’ offre, depuis 1996, 51 places pour les enfants de 0-3 ans, boulevard Rener, 2. La ludothèque ‘’La Ribanbel’’, …

Spa est jumelée avec trois localités de France : Cabourg à l’Ouest, Eguisheim à l’Est et La Garde au Sud. Cabourg est une station balnéaire de 3520 habitants située en Basse-Normandie dans le département du Calvados. Comme Spa, elle dispose entre autres de Bains et d’un casino; Eguisheim est un village pittoresque touristique alsacien de 1548 habitants dans le département du Haut-Rhin. En 2003, le club Cyclo-Spa a organisé la "randonnée" de 460 km de Spa à Eguisheim; La Garde est un village de Provence-Alpes-Côte d’Azur de 84 habitants dans le département Alpes-de-Haute-Provence. Le peintre d’origine spadoise, Dieudonné Jacobs (1887-1967), y a résidé de nombreuses années. Le centenaire de sa naissance a donné lieu en 1987 à la création d'un "Grand Prix Dieudonné Jacobs" pour les peintres figuratifs, organisé alternativement à La Garde et à Spa.

L’essentiel de l’économie spadoise est centrée, fidèle à elle-même depuis le XVIe siècle, sur le «tourisme » lié à sa nature exceptionnelle aujourd’hui précieusement protégée ainsi que sur la production et commercialisation depuis 1583 de ses eaux minérales aux vertus reconnues. Le thermalisme qui vît le jour pour sa part à Spa en 1862, avec l’ouverture de son établissement des Bains, poursuit ses activités avec les nouveaux Thermes inauguré en 2006. Le casino, dont Spa peut s’enorgueillir d’en avoir créer le premier du continent européen en 1763, la Redoute, continue depuis plus de trois siècles d’accueillir les amateurs de jeux d’argent. La production des Jolités de Spa, autrefois importante, connaît encore plusieurs artisans dont les créations uniques sont proposées dans plusieurs boutiques du centre-ville. Ces pôles économiques, bien que séculaires, se sont adaptés, modernisés et finalement transformés pour innover tel que l’ont fait leurs prédécesseurs.

D’autres part, de nouveaux pôles d’activités se sont développés au fil du temps. Un Centre international de formation linguistique s’est implanté à Spa en 1975, accueillant en séjour résidentiel notamment nombre de cadres d’organisations et entreprises multinationales basés en Belgique et environs. Les Francofolies de Spa, festival francophone belge et international de la chanson, sont devenus depuis 1994, en quinze années, une véritable entreprise qui réunit chaque début juillet dans la ville d’eaux quelques cent cinquante milles festivaliers en cinq jours. Le circuit automobile de Spa-Francorchamps et son Grand-Prix de F1, ainsi que d’autres épreuves sportives qui s’y déroule à proximité immédiate de la commune, induit une demande hôtelière et de restauration importante dans la ville.

D'un point de vue global, selon la Direction générale Statistique et Information économique du Servive Publique Fédéral belge, le nombre d' "entreprises actives" à Spa sur la décennie 1998-2008 est resté relativement stable avec près de 600 d'entre-elles. On a constaté cependant une baisse de ce nombre de 1998 à 2002 et une reprise ensuite. Le taux de chômage spadois était de 20,85% en 2006, supérieur de 5% à sa région de Verviers avec 15,7% et de 4% à la moyenne wallonne de 16,8% en 2008 . Au niveau de l'immobilier entre 2000 et 2005 le prix, des "villas, bungalows et maisons de campagne" ont diminuées de 34%, par contre celui des maisons d'habitation a augmentés de 52%, celui des appartements de 41% et celui des "surfaces commerciales" de 26,6%.

Le secteur Horeca à Spa en 2007 se réparti entre 16 hôtels, un centre de vacances familial, une trentaine de chambres d’hôtes, une dizaine de gîtes ou meublés de vacances ou de tourisme, un camping, 45 restaurants et 15 cafés, bars, brasseries. L’Association des Hôteliers et Restaurateurs de Spa et de ses environs (AHRS Spa) créée en 1905 regroupe une grande partie d’entre eux.

Le secteur hôtelier compte une gamme complète de catégories, des hôtels quatre étoiles aux chambres deux étoiles. Les chambres d’hôtes et les gîtes de charme viennent compléter l’offre avec des catégories de quatre à deux épis ou clés. Le centre de vacances Sol Cress, propose 152 lits dans une ambiance familiale. Le camping du Parc des Sources aussi répond à la demande des adeptes de tentes ou caravanes. Dans le cadre de manifestations sportives ou culturelles spécifiques ou en périodes de vacances scolaires, il arrive régulièrement que l’hébergement à Spa soit proche de la saturation. Les communes avoisinantes du « Pays des sources », Jalhay, Stavelot, Theux et Trois-Ponts, répondent aussi fort heureusement à la demande avec une offre de qualité.

Le secteur de la restauration suit cette large palette de clientèle touristique, des restaurants gastronomiques, principalement de cuisine française et régionale, aux brasseries de qualité en passant par six pizzerias, cinq friteries snack ou trois restaurants chinois. Six hôtels possèdent leur propre restaurant. Sol Cress quant à lui, propose une restauration familiale variée. Une dizaine de pâtisseries et salons de glaces ouvrent leur tea-room pour quelques douceurs propres à la région.

Les centres d’intérêts touristiques de Spa à travers l’année, sont multiples : d’amoureux de la nature partant pour de longues balades en Hautes Fagnes, aux passionnés de Formule 1, en passant par les festivaliers des Francofolies, les couples d’amoureux ou les familles souhaitant vivre simplement de belles vacances en Ardenne, sans oublier celles ou ceux qui aiment à s’offrir un séjour thermal de remise en forme, on l’oublierait presque. Spa ne connaît pas de pôle économique touristique spécifique si ce n’est elle-même mais bien un environnement exceptionnel, une infrastructure et de nombreux évènements culturels et sportifs qui font sa réputation. L' Office du Tourisme de Spa, place Royale, 41, occupant l'ancien pavillion des Petits-jeux, offre 365 jours par an une information détaillée mais aussi, une boutique, la location de matériel pour les manifestations sur son territoire et une galerie d'art. Conjointement, la Maison du Tourisme du Pays des Sources regroupant Spa, Theux, Jalhay, Stavelot et Trois-Ponts élargi cette information. Enfin, l' Aqualis Convention bureau couvrant tout le territoire de l'Ardenne bleue, soit les 29 communes de l'arrondissement de Verviers, a son siège à Spa, rue Léopold, 1. Ce Bureau a pour objet principal l'organisation de congrès, d'incentives et de séminaires dans cette partie de la Wallonie. On peut dire d'un point de vue économique, que Spa se concentre sur un tourisme évènementiel, un tourisme "nature" et un tourisme d' "entreprise". Le tourisme lié à son patrimoine historique a un potentiel jusqu'ici largement sous-exploité.

L’activité commerciale forte de quelque 200 commerces se concentre dans le centre-ville autour des places Verte, du Monument et Pierre-le-Grand. Elle couvre une palette complète de biens et services, de l’habillement à la pêche en passant par les services bancaires ou la location de VTT. Quatre enseignes de supermarchés, un magasin Bio, une surface de surgelés et un magasin de nuit, complètent l’offre. Les boutiques de Jolités de Spa, d’artisanat local, offrent des créations uniques de valeur. Chaque dimanche matin, un "marché aux puces" se tient sous la galerie Léopold II, où se mêlent "vides greniers" et brocanteurs de la région. Le marché hebdomadaire de Spa, créé en 1979, rues Servais et Schaltin, compte 50 à 70 exposants tous les mardis matin. Une Foire aux Noix se tient chaque mois de novembre dans le centre-ville et réunit plus de 200 exposants divers et variés comme des marons chauds et des noix.

L’Association des Commerçants Spadois (ACS), créée en 1957, compte en 2007 environ 150 membres. Elle a pour but « d’utiliser la cohésion associative appliquée à la prospérité de tous ». Elle réalise entre autre des opérations ponctuelles comme la promotion de sacs réutilisables, d’illuminations festives d’hiver ou de ville fleurie en été.

Spa Monopole, rue A. Laporte, 34, produit et commercialise les eaux de trois sources de Spa ainsi que d’autres produits à base d’eau minérale de Spa tels que des limonades gazeuses et non gazeuses. Les trois sources sont celles de Spa Reine, son produit phare, ainsi que Spa Barissart et Spa Marie-Henriette. Quatorze lignes de production permettent une variété de conditionnement. En 2004, Spa Monopole occupait 576 personnes, produisait environ 500 millions de litres et exportait en Europe comme dans une vingtaine d’autres pays. Spa Monopole est leader du marché des eaux minérales dans le Benelux.

Aujourd’hui, Spa Monopole s’est élargi et fait partie du groupe européen Spadel qui englobe aussi les eaux de Wattwiller en Alsace, Bru-Chevron en Wallonie et Brecon au Pays de Galle. En 2006, son chiffre d’affaire a été de 255, 9 millions d’euros et son bénéfice net de 17,4 millions d’euros. Son siège administratif se situe rue Colonel Bourg, 103, à B-1030 Bruxelles.

En Wallonie, Spa Monopole a été désigné pilote de l’axe alimentation-santé du pôle agro-industrie du Plan Marshall mis en place par le gouvernement wallon en 2006. Par ailleurs, l’Institut Henrijean fondé en 1931, référence scientifique internationale dans le domaine de l’hydrogéologie, collabore étroitement avec Spa Monopole pour le contrôle de qualité des eaux de sources de Spa et leurs méthodes d’exploitation. La Fondation Spa, quant à elle, encourage la recherche scientifique relative à la problématique de l’eau. Enfin, Spa Monopole et Spadel investissent dans une politique de protection de l’environnement et d’économie des ressources naturelles.

L’actuel casino de Spa, rue Royale, 4, au sens de salles de jeux, est l’héritier du plus vieux casino du continent européen, la Redoute, créé à Spa en 1763. Il est géré depuis février 2004 par le groupe Circus Belgium s.a., leader dans le secteur du jeu en Belgique. Le groupe fait plus de 50 millions d’euros de chiffre d’affaire avec 500 emplois, deux casinos, Spa et Namur, et 15 salles de jeux dans le pays.

L’établissement est ouvert chaque jour de la semaine, 365 jours par an et propose de 11h à 4h du matin : Roulette française et anglaise, Black Jack, Stud Poker, Cash Games et machines à sous. Il accueille aussi le championnat de Belgique de poker. Le casino est contrôlé par le ministère de la Justice. L'accès est soumis à la présentation d'une pièce d'identité en cours de validité (passeport pour les étrangers). Une tenue correcte est exigée (costume cravate pour les hommes, pas de jeans ou chaussures de sport). Le casino compte restaurant et bar et plusieurs hôtels se trouvent à proximité. Un accueil et programme personnalisés sont proposés aux entreprises qui souhaitent offrir à leur personnel un moment de détente.

L’école de langues, Ceran lingua international, avenue des Petits Sapins, 27, a été créée à Spa en 1975. Le groupe emploie aujourd’hui de manière permanente 130 personnes dans sept centres en Europe à Spa, Madrid, Avignon et Warwick et a enregistré en 2006, 6200 semaines de formation.

Ceran Belgium à Spa, offre des cours de français, anglais, néerlandais, allemand et japonais en immersion pour adultes, jeunes adultes et juniors, soit de 10 à 77 ans. Une semaine de formation résidentielle se réparti entre plus de 30 h de cours renforcées par plus de 30h de mise en pratique encadrée par des formateurs natifs, selon une méthode spécifique brevetée.

Le thermalisme à Spa comme axe de développement économique date de 1863 avec l’érection des Bains de Spa, monument remarquable du centre-ville. Fin 2006, un nouveau centre de thermalisme s’est ouvert, et l’a remplacé, sur la colline d’Annette et Lubin avec bassins de Thermoludisme, espace Forme et Relaxation et centre de Bien-être et Beauté. La section « Sources et thermalisme » ci-dessous, détaille les Thermes de Spa. Les Thermes de Spa sont dirigés par le groupe français Eurothermes.

Les Francofolies de Spa, créées an 1994 à l’instar des Francofolies de La Rochelle et à la suite du festival de la chanson française initié à Spa dans les années ’70, ont réunis plus de 150.000 festivaliers en juillet 2007. D’un début modeste, à l’initiative prémonitoire du chanteur compositeur Verviétois, feu Pierre Rapsat, les Francofolies de Spa sont devenues au fil des années une véritable entreprise générant plusieurs emplois permanents, nombres d’emplois à durée déterminés autant que du volontariat des habitants de la région durant la période du festival. Les retombées économiques pour la commune ne sont pas négligeables tant en terme d’image que pour le secteur Horeca et le commerce spadois. Les Francofolies de Spa, ce sont deux cents concerts sur cinq jours. D’autres festivals, réunissent à Spa les amateurs concernés. Le festival annuel du théâtre de Spa, créé en 1959, regroupe chaque mois d’août près de 15.000 spectateurs pour une quarantaine de pièces. L’Automne musical de Spa, festival de musique classique, créé en 1985, se déroule également annuellement. Le Spa Film Festival, créé en 2003, poursuit son développement.

Bien qu’étant seulement limitrophe du territoire communal de Spa, le circuit automobile de Spa-Francorchamps, complètement rénové en 2007, pour correspondre aux normes internationales imposées pour les Grands-Prix de Formule 1, poursuit ses activités dirigé par une intercommunale. Outre le Grand-Prix de Formule 1 de Belgique inscrit sur le calendrier international, de nombreuses compétitions de sport moteur animent le circuit à l’année longue. Le nombre de visiteurs a un impact direct sur l’économie spadoise.

L’essor de Spa comme ville d’eaux a débuté sur sa communication via le seul média connu de l’époque : le livre, l’ouvrage imprimé. L’ouvrage premier qui a donné le coup d’envoie à sa renommée internationale fut en 1559 celui de Gilbert Lymborh, "Des fontaines acides de la forêt d'Ardenne et principalement de celles qui se trouvent à Spa". Traduit en latin, en italien, en espagnol; il est illustré de la première vue de Spa par G. Pierriers. De nombreux autres ouvrages médicaux et scientifiques ont suivi ensuite.

Au XVIIIe siècle, Spa s’est fait remarquée par ses supports de communication innovants. "La Liste des seigneurs et des dames" offrant dès 1751 aux bobelins de l’Europe séjournant à Spa reconnaissance et prestige était aussi tout à la fois un outil de promotion internationale de Spa elle-même et une gazette locale jusqu’à la veille de la Deuxième Guerre mondiale. Cette publication peut être considéré comme le premier des journaux de Spa en saison, juin à octobre, pour ses hôtes et pour elle-même. On ne pourrait, par conséquence, que souligner que le premier quotidien de Paris en 1777, le Journal de Paris, avait comme co-propriétaire et directeur, puis maître-imprimeur, N. Xhrouet, issu de la famille Xhrouet de Spa.

Le conte moral, "Annette et Lubin", réalisé par l’écrivain Français Jean-François Marmontel en 1761 donnera un élan européen supplémentaire à Spa. Sans que, jusqu’à aujourd’hui, les historiens ne se soient mis d’accord sur l’origine de ce conte, basé sur l’histoire vraie d’un couple de pauvres manants de cette époque, Annette et Lubin de Spa ont bel et bien existés et fait la curiosité de l’Europe en séjour à Spa. Le conte d’Annette et Lubin connu un succès de scène (opéra, théâtre, ballet) et de librairie (une vingtaine de rééditions et sa traduction en anglais, danois, néerlandais, italien, espagnol, hongrois) remarquables.

Les bourgmestres et échevins de Spa se souciaient aussi déjà à l’époque des publications relatives à leur ville d’eaux dans les gazettes étrangères compte tenu de la concurrence avec Aix-la-Chapelle voisine et d’autres villes d’eaux émergentes. Ils se souciaient aussi déjà de l’outil de communication que représentaient l’imprimerie et la librairie. A deux pas de la cité de Liège, haut lieu de l’imprimerie européenne pour ses éditions libres de censure sous la protection du prince-évêque de sa principauté, Spa avait en saison une petite imprimerie tenue par le liégeois Joseph Desoer et des librairies. Le bourgmestre, Mathieu-Lambert Xhrouet, voulu même en 17.. doter la communauté de Spa de sa propre imprimerie. Il n’y réussit pas « faute de caractères d’imprimerie disponibles ».

La Poste a aussi été un souci des autorités spadoises. Celle-ci devait permettre aux bobelins en séjour à Spa de rester dans les meilleures conditions en contact avec le reste du monde, et ce dernier de recevoir des nouvelles de Spa. Au fil du temps, on vit aussi des relations épistolaires se développer entre des spadois et ce que comptait l’Europe d’élites intellectuelles et artistiques.

Spa ne connaît pas de gazette locale propre à son entité. Cependant, des quotidiens régionaux comme La Meuse (groupe Sud Presse) ou Le Jour Verviers (groupe Vers l’Avenir) relayent l’actualité locale communale de Spa. Trois librairies, au centre-ville diffusent toute la Presse écrite y compris flamandes et internationale en saison touristique. Celle-ci est accessible partiellement aussi via les sites Internet de ces mêmes quotidiens.

Le festival annuel des Francofolies de Spa édite durant cinq jours son propre quotidien évènementiel et publicitaire, le "Francoscoop".

Des périodiques spadois offrent de l’information sur la vie de la commune, son histoire, son patrimoine, ses traditions, etc.

L’Administration communale en collaboration avec l’Office du tourisme local, publie un "bulletin d’information communal" gratuit et saisonnier, tiré à 4800 exemplaires et distribué en toutes boîtes aux spadois. Le bulletin est à son 23e numéro et est aussi disponible en ligne sur le site Internet de la ville.

La bande FM à Spa offre une quarantaine de stations de radio, publiques et privées commerciales, régionales, nationales et internationales. Spa n’a pas de radio locale spécifique à sa commune. La liste actualisée des fréquences FM des différentes radios à Spa peut être obtenue sur le site Tuner.be . Elle comprend en majorité des radios francophones mais aussi flamandes et germanophones.

Comme toute la Belgique, Spa est câblée et reçoit une quarantaine de chaînes publiques et commerciales privées, principalement européennes. Deux distributeurs spécifiques, Be TV et Belgacom TV, permettent en plus l’accès à leurs chaînes thématiques, à des chaînes supplémentaires ou à la demande et des vidéos. La télévision régionale Télé-Vesdre, basée à Verviers, diffuse quotidiennement, dans 16 communes de l’arrondissement de Verviers dont Spa, en boucle, un journal local quotidien d’information, une émission d’actualité le week-end et quelques autres émissions reprises d’autres chaînes. En 2007, cinq journaux télévisés quotidiens de 55 minutes ont été consacrés exclusivement aux Francofolies de Spa par la chaîne publique belge francophone, La Deux, de la RTBF.

Spa est bien couverte par les trois réseaux belges de téléphonie mobile, Proximus, Mobistar et Base. En téléphonie fixe, Spa fait partie de la zone téléphonique dont le code préfixe est le 087. L’opérateur historique est Belgacom mais d’autres opérateurs y offrent également leurs services.

Une centaine de sites Internet concernent, depuis le début de ce siècle, directement la ville de Spa ; hôtels, entreprises, clubs sportifs, associations culturelles, etc. La renommée historique de Spa qui a fait passer son toponyme aussi en nom commun international, rend parfois la recherche d’information sur la ville via les moteurs informatiques, fastidieuse si les différents sites ne sont pas suffisamment bien référenciés. Différents sites spadois sont disponibles en français, autant qu’en anglais, néerlandais et allemand.

Certains hôtels de Spa offrent l’accès au Wi-Fi ou/et à des ordinateurs connectés à Internet à leurs clients mais la ville ne connaît pas de hotspots Wi-Fi publiques gratuit. L’administration communale a annoncé une refonte prochaine de son site Internet datant de 1996. Certains documents administratifs communaux peuvent déjà être obtenu en ligne.

La liste ci-dessous, ne se veut pas exhaustive mais seulement illustrative de relations ou d'influences directes avec Spa.

En 1571, l’anglais, William Slingsby, après un séjour à Spa, découvrit une source d’eau minérale à Harrogate dans le Nord du Yorkshire. Ses propriétés étaient similaires à celles des sources de Spa. Harrogate, se développa comme ville d’eau suite à la publication en 1626, par Edmund Deane, de « Spadacrene Anglica, or the English Spa Fountain ».

En 1714, en Carélie, au Nord-est de Saint-Pétersbourg, des sources d’eau minérale riche en fer furent découvertes : les eaux Marcial. En 1718, Pierre le Grand, après son séjour à Spa en 1717, ordonna de construire un Spa russe autour de ces sources. Le tsar y séjourna quatre fois de 1719 à 1724. Aujourd’hui, on peut y retrouver le Musée historique du premier Spa russe « Marcial waters » et un sanatorium.

En 1772, le duc d’Enghien, fils unique du prince de Condé, donna concession à Louis-Guillaume Le Veillard, exploitant des eaux de Passy et son futur maire, des eaux d’Enghien. Une fontaine et des réservoirs furent créés. Un nouveau bassin de pierre fut édifié en 1781. Le 24 mai 1787, le Journal de Paris publie l’article de deux médecins relatif aux vertus de ces eaux. En 1800, Mme Gauthier acquiert les thermes d'Enghien et fonde le premier établissement thermal à la fin du Premier Empire. Après une guérison spectaculaire, en 1823, l'engouement du tout-Paris pour Enghien fait affluer les curistes dans l'établissement thermal, récemment réaménagé en 2006. Enghien-les-Bains connu son apogée sous le Second Empire ; hippodrome, casino, théâtre, lac, etc. et est toujours aujourd’hui un lieu d’attraction. La ville d'eau compte comme Spa 10.0000 habitants.

En 1821, dans le Lincolnshire, une source d’eau minérale fut découverte à l’occasion de recherches entreprises par John Parkinson pour exploiter une mine de houille. Dès 1834, une Maison de bain et des hôtels furent construits dans le style victorien. L’arrivée du chemin de fer entraîna un succès considérable de ce nouveau village qui le mena à son âge d’or au début du XXe siècle. M. Came avait reçu le mandat de concevoir une station thermale : en:Woodhall Spa. Nombre de parallélismes, à commencer par le toponyme, se retrouvent avec Spa : création de parcs, promenades, environnement boisé, jardin d’hiver, Etablissement des Bains, commercialisation de l’eau minérale dans tout le pays, golf, lieu de villégiature de la haute société et d’artistes, clientèle cosmopolite, etc. et même publication d’une « liste des habitués ». Aujourd’hui, Woodhall Spa est devenu, en Angleterre, un centre de séminaire et de loisir prisé même si sa source d’eau minérale s’est tarie en 1983. Un musée local retrace l’histoire de ce Spa qui vit le jour dans la deuxième moitié du XIXe siècle.

Aujourd'hui, le bourg de Spa du XVIe siècle a exporté son concept dans les cinq continents; en Europe d'abord, en Amérique ensuite, en Asie, Océanie et même Afrique.

Dès le XVIe siècle, Spa connu un succès international de par ses eaux et y accueilli les bobelins de multiples origines et langues. Les Anglais étaient friands de séjours à Spa et y étaient nombreux à représenter les anglophones. Par ailleurs, Spa, la francophone, se trouvait aux confins de la Rhénanie, germanophone, des Pays-Bas du Sud, néerlandophone à sa frontière, et était voisine, par sa principauté de Liège, du royaume de France. Chaque visiteur y apportait un peu de sa culture et de sa langue, sans oublier que les spadois parlaient, entre eux, le wallon liégeois.

Dans Spa, la francophone, l’ouverture aux langues et cultures est restée imprégnée jusqu’au XXIe siècle. On trouve en effet aisément, outre le français, l’accueil et les services des et aux touristes et résidents, en anglais, néerlandais, allemand, etc. Spa reste fidèle à sa renommée de Café de l’Europe. La messe de minuit de Noël 2007 fut, par exemple, célébrée communément en français et néerlandais. Des messes en wallon sont également célébrées à l'occasion de fêtes particulières. Spa a cinq pourcents d'étrangers résidents sur son territoire.

Ce n’est, entre autre, certes pas un hasard si c’est à Spa qu’est né, en 1975, le centre linguistique Ceran Lingua International qui aujourd’hui s’est développé en Angleterre, en Espagne et en France.

Dans les années 1980, le service du tourisme de la ville de Spa et l’Office de Promotion du Tourisme (OPT) de la Région wallonne ont caractérisé Spa comme la « Perle des Ardennes … dans son écrin de verdure ». Le caractère historique de sa prévalence « touristique » en Ardenne depuis le XVIIe siècle l’a justifié. Aujourd’hui, son infrastructure touristique de charme complète ; casino, aérodrome, golf, thermes, promenades, hébergement toutes catégories, restaurants gastronomiques, etc., ses évènements culturelles permanents ; Francofolies, Festival de théâtre, expositions diverses, etc., ses événements sportifs majeurs ; Grand-Prix de Spa-Francorchamps, Les Crêtes de Spa, etc., et bien sûr ses eaux et ses vingt sources, le justifient toujours.

Les Ardennes semblent être devenues une nouvelle terre d’ostréiculture et recéler d’autres nouvelles perles. La Roche-en-Ardenne se qualifie de même « Perle des Ardennes », autant que sa consœur française, Monthermé, en Champagne-Ardenne ou encore Grammont et Audenarde en Flandre orientale qui se qualifient toutes deux de même par analogie relative de reliefs avec les Ardennes, appelées communément les Ardennes flamandes.

Spa est aussi inscrit dans un partenariat plus large avec les communes voisines de Jalhay, Stavelot, Theux et Trois-Ponts pour former le "Pays des sources" en "Ardenne Bleue", arrondissement de Verviers dont elle fait partie.

En 1781, l’empereur Joseph II, en séjour à Spa, la qualifia de Café de l’Europe, ce qui signifait un centre majeur mondial. A cette époque, on compte à Spa plus d’une centaine d’hôtels et les bobelins de toute l’Europe sont, chaque saison, de 600 à 1200, nombre remarquable pour l’époque.

Spa reçoit aussi le qualificatif du « Pays de l'or bleu » avec sa vingtaine de sources dans le pays de Tintin et d'Hergé. On fera aisément le rapprochement avec le titre de l'album de Tintin: Au pays de l'or noir.

C’est au XVIe siècle que l’on peut situer le développement de l’attrait de Spa pour ses sources d’ eaux minérales de boisson thérapeutiques. Des quelques bobelins s’y rendant en cure à la fin de la Renaissance au Café de l’Europe du XVIIIe, ce sont toujours ces eaux de boisson qui ont fait la première renommée internationale de Spa. Parmi les plus prisées, citons celles des sources de la Sauvenière, de la Géronstère, du Tonnelet.

Aujourd’hui toujours, une vingtaine de sources aux vertus différentes coulent à Spa dans le centre-ville comme dans les forêts avoisinantes. On ne parle plus guère de cure in situ et la visite des sources est bien plus souvent un objet de promenade mêlé de curiosité historique que de soins du corps par l’eau de boisson. Dès le XVIe siècle cependant, Spa a exporté ses mêmes eaux de boisson et Spa Monopole, avec un succès certain, poursuit cette activité au XXIe siècle, exploitant trois sources aux caractéristiques différentes : de la Reine, de Barissart et Marie-Henriette.

Les spadois et les médecins de l’époque avaient par ailleurs rapidement compris que les bienfaits des eaux de Spa seraient démultipliés par l’exercice d’activités de divertissement comme la promenade, la danse, le jeu et la détente ; le Café de l’Europe était né. Plus que le soin d’une faiblesse spécifique, par les eaux, c’était la personne tout entière qui était dès lors prise en compte.

Au XIXe siècle, l’attrait des eaux de boisson de Spa par son utilisation thérapeutique fût doublé par le thermalisme. Les Bains de Spa sortiront de terre en 1863. Des bains de boue à ceux d’eaux minérales en passant par des cures d’eaux de boisson de ses sources et de la détente ; le thermalisme de Spa était né.

Au XXIe siècle, les nouveaux Thermes de Spa, alimentés par la source Clémentine ont fait la synthèse mariant Forme et Relaxation, Bien-être et Beauté et « Thermoludisme », la ville continuant plus que jamais à offrir détente et distractions dans un cadre naturel protégé. Les bassins intérieurs et extérieurs offrent 800 m2 à 32°C. L’espace Forme et Relaxation comprend saunas panoramiques, hammams, centre lumière de Wood. Le centre de Bien-Être et Beauté propose quant à lui des soins et cures à base de balnéothérapie, massages, soins esthétiques et modules « corps et esprit ». Spa constitue avec Chaudfontaine depuis 1955, la Fédération thermale de Belgique.

Les bois et forêts sur le territoire communal représentent aujourd’hui 60% de sa surface. Depuis le XVIe siècle, des promenades ont été réalisées pour se rendre depuis le bourg aux différentes sources de Spa. Les XVIIe et XVIIIe siècles, on vu les premiers parcs de Spa. Le jardin du couvent des Capucins dessiné à la française et, chose unique pour cet Ordre, ouvert aussi aux dames a malheureusement disparu suite à la Révolution liégeoise. La « promenade » des Sept Heures, au centre de Spa, créée en 1756, est aujourd’hui aménagée en parc et classé. Son pendant, la « promenade » des Quatre Heures, du XVIIIe siècle n’a pas, lui, résisté à la croissance urbaine. De nombreuses autres promenades créées dans les bois et forêts de Spa lors de ce dernier siècle et du XIXe, font toujours la joie du promeneur. Le XXe siècle a vu pour sa part le développement d’un arboretum et de la promenade du lac de Warfaaz créé par le barrage du Wayai. A l’aube du XXIe siècle, le domaine de Bérinzenne propose onze nouvelles promenades, la commune investira en 2008 dans la création d’un Pré-RAVeL et des guides expérimentés offrent toute l’année des promenades et randonnées commentées.

A l’origine, le lieu faisait place à quelques prairies traversées par le Wayai. C’est en 1756 que l’on décida d’y aménager une promenade publique, celle des Sept Heures, de même qu’on aménagea celle des Quatre Heures, aujourd’hui disparue, en référence à l’heure à laquelle les bobelins s’y retrouvaient pour se promener.

Le Parc des Sept Heures, modifié au cours des siècles, fût classé en 1977, il constitue un élément essentiel du paysage de la ville. Outre quelques arbres intéressants, dont un fagus remarquable, et une pièce d’eau avec fontaines, il est traversé par deux majestueuses contre-allées plantées de charmes, de tilleuls et d’ormes de belle ampleur encadrant son allée centrale. Le parc a une superficie de 1,5 ha, il comprend une pleine de jeux et un terrain de mini-golf.

Il abrite également des constructions du XIXe siècle témoignant du goût éclectique de l’époque : la Galerie Léopold, tout de fer et de verre ainsi que le Pavillon Reine Marie-Henriette et celui des Petits Jeux, aujourd’hui Office du Tourisme. Le parc abrite aussi un chalet de type anglo-normand, propriété de la commune, le Chalet du Parc. Depuis 2001, ce dernier est un restaurant, bar à vin avec terrasse et hôtel deux étoiles de huit chambres de charme.

Différents monuments parsèment aussi le parc : celui de l'Armistice, offert par le Major C.E. Radcliffe, nommé Bourgeois de Spa, en 1925, du compositeur d’opéra Giacomo Meyerbeer qui, de 1829 à 1860, vint chercher l'inspiration à Spa, celui de Jean d’Ardenne, écrivain de qualité, né à Spa, propagandiste incomparable de ce pays, le monument Gridelet, la pierre de l'Association des Coloniaux, la stèle du 1er régiment des Lanciers, le monument aux Fondateurs des Promenades, et enfin, à la sortie du parc, le monument du Maréchal Foch. On sait que le Généralissime vint à Spa après la Première Guerre mondiale, et qu'il y eut des entretiens avec le plénipotentiaire allemand Matthias Erzberger.

Le parc du Domaine de Bérinzenne comprend une allée de tilleuls qui mène au Musée de la Nature et des Eaux « Pierre Noé » tandis que des bancs invitent au repos au bord de l’étang. Habité par des carpes, ce plan d’eau est bordé d’iris jaunes et des nénuphars roses flottent à sa surface. Un peu plus haut, un orme pluriséculaire se découpe contre le ciel. Les vastes pelouses sont ponctuées de bouquets d’arbres ou d’arbustes où résonne le chant des oiseaux, au printemps.

Les origines de l’arboretum de Tahanfagne se situent en 1898 dans le lieu-dit " Dans le Sart ", en forêt domaniale au nord de Spa. Il était doté de plantations à objectif expérimental et de collection, aujourd’hui disparues. Bien que son état actuel remonte à 1932, les plantations que l’on y observe de nos jours sont le plus souvent postérieures à cette date. Il réunit certaines espèces caractéristiques d’une même région. Sa superficie est de 9 ha 64 à une altitude de 450 m. La Maison de la Nature et de la Forêt, route des Fontaines (Bois de la Picherotte), du Domaine de Bérinzenne, toute proche, donne une information utile aux naturalistes.

Au fil des siècles, de nombreuses promenades ont été tracées et aménagées autour et à l’entour de la ville d’eaux, les unes portant le nom de leur initiateur et mécène, les autres celui qui les caractérise. On relève les promenades d’Orléans, du Chastel, des Artistes, Meyerbeer, Princesse Clémentine (1896), Dewalque, des Français, de Grunne, Borkmans, Delvaux, des Ormièles, d’Annettte et Lubin, etc. Spa compte aujourd’hui treize promenades balisées sur le territoire de sa commune. Une carte de ces promenades, de six à quinze kilomètres, et une série de fiches pratiques illustrées sont disponibles à l’Office du tourisme de Spa.

L’Office du Tourisme propose aussi, chaque dimanche de l’année, une promenade guidée et commentée, nature ou thématique. Ces promenades sont d'une demi-journée (six à huit kilomètres) ou des randonnées d'une journée (dix à dix-sept kilomètres) en forêt et en fagne. Un guidage spécial pour groupes est aussi possible sur demande. Durant les vacances de Pâques, de juillet et août et de Noël, les promenades sont aussi proposées tous les lundis, mercredis et vendredis. De plus, occasionnellement, des promenades thématiques spécifiques ou des rallyes pédestres sont proposées par des associations locales.

Le Domaine de Bérinzenne a lui tracé et balisé onze nouvelles promenades. Six sont des boucles dont le départ et l’arrivée se font au Domaine de Bérinzenne. Trois de ces boucles traversent la superbe fagne de Malchamps, trois autres invitent à découvrir les sources nichées dans les forêts. Cinq tracés sont des aller-simples vers Spa. Le promeneur peut ainsi monter au Domaine en bus et redescendre vers Spa à pied, à travers les splendides forêts, en suivant les vallées encaissées des ruisseaux. La longueur, qui varie de quatre à quatorze kilomètres, et la difficulté des promenades sont renseignées sur la borne interactive de la Maison de la Nature. En 2007, six boucles et un aller-simple étaient balisées.

La commune, mettra en chantier un Pré-RAVeL courant 2008 sur le tracé de la ligne de chemin de fer 44A, aujourd’hui démontée, qui reliait la gare de Spa-Sauvenière à Stavelot. Le relief à basse amplitude de déclivité favorisera la randonnée cycliste, voire le roller autant qu’il offrira une promenade pédestre supplémentaire à Spa.

Dans un cadre plus large, le « Pays des sources », regroupant aussi les communes voisines de Jalhay, Theux, Stavelot et Trois-Ponts, propose une carte Nord reprenant 72 promenades et une carte Sud en reprenant 31. De plus, il faut citer également les sentiers de grandes randonnées (GR) qui passent par Spa : les GR 5, 15 et 573.

Le patrimoine privé des parcs et jardins de Spa n’est pas en reste. Il s’agit essentiellement des jardins de villas qui ont parfois été dessinés par des architectes de renom à l’image de Hensgens ou de Duesberg. Une exposition du Musée de la Ville d’eaux retrace du 2 mars au 1er juin 2008 l’histoire des plus beaux parcs publics et jardins privés de Spa.

À Spa, l’industrie sidérurgique a précédé l’exploitation des eaux minérales. C’est le commerce sidérurgique du XIVe siècle qui développa les voies de communication et ces dernières qui rendirent possible le développement de la ville d’eaux à partir du XVIe siècle ; des chemins aux routes. Au XVIIe siècle, Spa exporte déjà annuellement en Europe 250.000 bouteilles de ses eaux.

Au XVIIIe siècle, les bobelins amenèrent les plus beaux équipages européens à Spa. Le cheval y était omniprésent. Intra-muros, ces mêmes bobelins se déplaçaient notamment en chaise à porteurs. La première course hippique de Spa eut lieu en 1773. En 1782, la duchesse d’Orléans avait fait amené un chameau de Paris sur lequel elle se rendait régulièrement à la colline d’Annette et Lubin.

Au XIXe siècle, l’arrivée du chemin de fer à Spa en 1856, révolutionna l’accès à la ville d’eaux qui ouvrira ses Bains en 1862. La ligne Verviers-Spa fut la première à être réalisée. La ligne Spa-Luxembourg suivra en 1863. Cette dernière est aujourd'hui démontée. Elle rejoignait Spa-Géronstère à Stavelot, ligne 44A, puis via la ligne 48, hors-service, Trois-Ponts et ensuite la ligne 42, vers Luxembourg.

L’arrivée du vélocipède dans les années 1890 fut immédiatement intégrée à Spa mais plus comme un délassement que comme un moyen de transport compte tenu de la déclivité de son relief. L’arrivée de l’ automobile à la fin du siècle fut pareillement intégrée à Spa, cette fois tant en termes sportifs que comme moyen de transport personnel.

Au XXe siècle, Spa vît en 1907, la création de sa ligne de tramway. Le succès touristique de Spa et le développement d’installations hôtelières de luxe sur la colline de Balmoral, à trois kilomètres du centre-ville, fut à l’origine du projet. Balmoral était et est aussi le point de départ de nombreuses promenades vers les bois de Spa, la Hoëgne et les Hautes Fagnes, toute proches. La ligne Spa (gare)-Balmoral fut prolongée jusqu’à Heusy en 1911 puis à Verviers, à quinze kilomètres, en 1912. En 1930, elle sera reliée directement à la gare centrale de Verviers. En 1942, le trajet Verviers-Spa durait une heure et dix minutes. La concurrence de la voiture obligea la ligne à fermer le 30 juin 1952. La liaison Verviers-Spa fut dès lors assurée par des autobus.

L’automobile se démocratisa dans la deuxième moitié du siècle qui vit arriver avec l’aide concomitante du développement du chemin de fer un tourisme de masse et de délassement à Spa.

La commune est facilement accessible depuis les autoroutes E42/A27 à sept kilomètres au Nord-Est à hauteur de Tiège, sortie 8 et E25/A26 à treize kilomètres à l’Ouest à hauteur de Remouchamps, sortie 45. Bruxelles, Bonn et Luxembourg sont à cent quarante kilomètres de Spa, et Liège, Aachen et Maëstricht à environ cinquante kilomètres. De nombreuses concentrations variées d’automobiles, comme de motos, particulières et de collections se tiennent à Spa tout au long de l’année.

Spa possède deux gares ferroviaires sur son territoire, Spa et Spa Géronstère, desservies par la ligne 44 de la SNCB qui relie les dix-sept kilomètres qui séparent Verviers de Spa. Les gares de Spa sont desservies à raison d’un train omnibus par heure. Il faut vingt-sept minutes de trajet depuis Verviers en passant par Pepinster, Juslenville, Theux et Franchimont.

La ville est également desservie par cinq lignes de bus des TEC Liège-Verviers. La ligne 488 assure le service urbain de Spa. Les lignes 388 et 295 relient Verviers à Spa, l’une en passant par Theux, l’autre par Polleur, Tiège et Sart. La ligne 399 relie Roanne à Spa et la ligne 62, Aywaille à Spa en passant par Banneux et Theux. Un petit train touristique assure en saison estivale une rotation entres les centres d’intérêts de la ville au départ du Casino. Un funiculaire relie le centre-ville aux Thermes de Spa, juchés sur la colline d'Annette et Lubin. Deux compagnies de taxis sises à Spa y offrent leurs services. Une agence de location de véhicules automobiles est disponible à Sart-lez-Spa.

L' Aérodrome de Spa (dit aussi Spa-La Sauvenière ou Spa Malchamps), créé après-guerre, est essentiellement dévolu à l'aviation de tourisme et au parachutisme. Il est par ailleurs un accès privilégié pour les pilotes de voiture automobile à l'occasion des grands-prix de F1. La société Héli & co de transport et services en hélicoptère basée à Spa dispose aussi d’implantations aux aéroports de Zaventem (Bruxelles-National) et Liège.

Dès la fin du XVIIe siècle, les jeunes Spadois acquirent des rudiments d'instruction ou plus chez les habitants plus instruits, notamment l'emploi des fractions décimales. En 1732, François de Sclessin, échevin du bourg, légua ses biens et rentes en faveur d'une Fondation qui eut pour objet l'établissement d'un enseignement gratuit pour tous. En 1842, la première école de musique de Spa est créée. Suit, la première école de dessins en 1868.

Aujourd'hui, deux écoles maternelles et deux écoles primaires dispensent l’enseignement fondamental à Spa. En 2006-2007, x élèves étaient scolarisés en écoles maternelles pour y en primaires. L’enseignement secondaire est assuré par un athénée d’enseignement général, deux instituts d’enseignement technique et professionnel, un institut d’enseignement spécial et deux internats qui rassemblent au total z élèves dans ses établissements scolaires. Tous ces établissements relèvent de la Communauté française de Belgique dont le siège est à Bruxelles.

Un enseignement artistique complémentaire pour enfant et adulte est organisé par une Académie de musique et des Beaux-Arts. Par ailleurs, trois écoles privées dispensent des cours de langues et une auto-école forme à la conduite des véhicules automoteurs.

École communale de Spa – Rue de l’église, 100 (Creppe) et avenue Jean-Baptiste Romain, 21 (Nivezée), (345 élèves, 32 enseignants), École fondamentale libre Roi Baudouin – Rue Adolphe Bastin, 7 (x élèves, y enseignants). Un accueil extrascolaire est géré par une Commission Communale de l'Accueil et un programme de coordination locale pour l'enfance.

Athénée Royal de Spa – Rue des Capucins, 8 (x élèves, y enseignants), Enseignement technique de la Communauté française de Belgique, Hôtellerie – Boulangerie Pâtisserie – Avenue Reine Astrid, 250 (x élèves, y enseignants), Institut Saint Roch , puériculture et auxiliaire administratif(ve) et d'accueil – Rue Albin Body, 26 (160 élèves, y enseignants), Internat Garçons de la Communauté française de Belgique Le Britannique– Rue de la Sauvenière, 8, Internat Filles de la Communauté française de Belgique Louise Weiss – Avenue Marie-Henriette, 28, Enseignement Secondaire Spécial Saint-Édouard – Rue Adolphe Bastin, 30 (x élèves, y enseignants).

Académie de musique et des Beaux-Arts, René Defossez – Rue Xhrouet, 29 (x élèves, y enseignants) ; Arts de la Parole et de Théâtre, Danse, Musique, Arts Plastiques, Visuels et de l’Espace.

Outre l’apprentissage des langues dans les programmes officiels d’enseignement : CERAN-Lingua –Avenue du Château, 872, A.R.T. Langues – Rue du Waux-Hall, 36, – Route du Tonnelet, 55.

L’Université de Liège (ULg), proche de 25 km, offre une palette complète de disciplines. De nombreuses écoles supérieures de type long ou court et un enseignement de promotion social sont disponibles à proximité ; à Liège tant qu’à Verviers à 15 km. En 2005, en bordure du circuit de Spa-Francorchamps, s'est ouvert le Campus Automobile Spa-Francorchamps, un centre de formation professionnel actif dans les métiers de l'industrie automobile, des sports moteurs et de l'électromécanique.

Le pouhon Pierre-le –Grand, au centre de la ville, est sans conteste, le monument le plus emblématique de Spa. Cette source est en effet à l’origine du bourg de Spa dans son développement de ville d’eaux. Au XVIe siècle, la source était simplement entourée d’un édicule circulaire couvert d’une coupole. Vers 1570, on le remplaça ensuite par un petit bâtiment carré puis surmonté d’un fronton triangulaire. En 1820, un nouveau monument plus important fut construit par le prince d’Orange, Guillaume Ier des Pays-Bas. C’est à ce moment que le pouhon pris le nom de Pierre-le-Grand en mémoire de son illustre visiteur à Spa en 1717. Le bâtiment actuel, dessiné par l’architecte Victor Besme, a été inauguré le 4 juillet 1880. Il est composé d’un pavillon octogonal qui abrite la source et d’un jardin d’hiver attenant où figure l’œuvre du peintre spadois, Antoine Fontaine.

Le Livre d’Or, tableau monumental de dix mètres sur trois (1894), reprend 94 personnalités marquantes et de grand, renom qui ont séjourné à Spa. Pour n’en citer que quelques unes parmi elles : la reine Margueritte de Valois (1577), Juste Lipse (1591), Descartes (1645), Charles II d'Angleterre(1654), la reine Christine de Suède (1655), le tsar Pierre-le-Grand (1717), Joseph II (1781), Louis Philippe, roi de France (1787), le duc de Wellington (1818), Alexandre Dumas (1857), Victor Hugo (1864), Offenbach (1870), la princesse Margueritte, reine d’Italie (1874), Guillaume III des Pays-Bas (1882), Léopold II, roi des Belges, Nazer-ad-Din, shah de Perse (1889). Le peintre a pris douze années pour réaliser son œuvre. Le tableau a été rénové en 1987.

D’autres sources, fontaines et pouhons méritent la visite. La source de la Sauvenière, la plus ancienne, le pouhon Prince de Condé (1774), recouvert d’une pyramide de verre, celle de la Géronstère (1651), dont le pavillon et le temple d’eau ont été restauré en 1979, la fontaine du Tonnelet ou la source de Barissart. La fontaine monumentale (1862) réalisée par le sculpteur Jacques Jacquet, rue de la Sauvenière, reprend les noms gravés dans la pierre de 170 illustres visiteurs de Spa.

Les Bains de Spa, place Royale, 2, ont été construits par la volonté du bourgmestre Joseph Servais de 1862 à 1868. Ils créèrent un important développement de la cure de thermalisme à Spa. Le bâtiment magistral est l’œuvre de l'architecte Léon Suys. Charles-Henri Thorelle fut chargé de la taille et de la sculpture des pierres de France. Les statues de la façade et des côtés sont les oeuvres de Jacques Van Omberg et des Frères Van Den Kerkhove. Le vestibule d'entrée et les salons de repos ont été décorés par le peintre Carpey. Ce monument remarquable fermé à l’exploitation thermale en 2005, pour être remplacé par les nouveaux Thermes de Spa sur la colline d’Annette et Lubin n’est cependant aujourd’hui pas ouvert à la visite. Un appel à projet sera lancé fin avril 2008 aupès du secteur privé pour aménager le bâtiment en hôtel de luxe.

Le Casino de Spa, héritier de la Redoute, construit à partir de 1762 à l’initiative des co-bourgmestres Lambert Xhrouet et Gérard de Leau pour devenir le premier casino du continent européen, sera à l’origine du développement de nouveaux fastes de la petite citée au XVIIIe siècle. Une volonté de rénovation en 1904 et deux incendies en 1909 et 1917 ont eu raison de son architecture initiale. Le Casino actuel, place Royale, 1, construit sur les fondations de la Redoute, date de 1929. Ce monument, lieu historique pour la ville et pour ses visiteurs, offre aujourd’hui un casino (salles de jeux), un théâtre, des salles de réceptions polyvalentes, la bibliothèque communale et le centre culturel. Outre ses activités spécifiques, le Casino fait seulement ponctuellement l’objet de visites organisées.

Le Waux-Hall, rue de la Géronstère, 10, fut construit en concurrence de la maison d’Assemblée, la Redoute, et ouvrit ses portes en 1770. Après diverses affectations au XIXe et XXe siècles, il fut sauvé de l’abandon, voire de la destruction, par l’asbl « L’Avenir du Waux-Hall » dès 1980. En 1999, le Waux-Hall fût inscrit sur la liste de sauvegarde de l’Institut du Patrimoine wallon. Un chantier de restauration de l’extérieur a débuté le 15 mars 2006 pour une drée d’un an et des travaux de rénovations intérieures sont en cours. Le 1er juillet 2005 s’est créé le Club d’Affaire européen de la région liégeoise, Waux-Hall club, qui a programmé son implantation dans le Waux-Hall rénové. Comme le Casino ou les Bains, le monument ne fait l’objet de visites que ponctuelles et spécifiques.

L’ Hôtel de Lorraine, en 1767, Lambert Xhrouet, bourgmestre y habitait, en face du Pouhon. Il devait être une fort belle demeure qui servait ordinairement au plus grand train. SAS le Prince Evêque d’Augsbourg, l’a occupée quatre saisons consécutives, depuis 1757 inclusivement, la princesse Anne-Emilie de Prusse, le prince Sangusko, le prince et la princesse Ferdinand de Prusse, … L’Hôtel de Lorraine était anciennement enseigné Au Léopard (1669), propriété de Mathieu-Antoine Xhrouet, peintre et bourgmestre de Spa en 1724. Il fût appelé Hôtel de Lorraine en 1730, démoli et reconstruit en style Louis XV vers 1760. Ce monument historique n’est pas ouvert au public, il est une agence bancaire.

Le Grand Hôtel, en 1772, Lambert Xhrouet charge Jean-Barthélemy Digneffe , l’architecte de la Redoute, de construire, place de l’Entrepôt, aujourd’hui dénommée place de l’Hôtel de Ville, 44, un hôtel. « Il fît de cette demeure en 1776, au dire de ses contemporains, l’une des plus somptueuses demeures de Spa », comme des plus vastes. Frédéric de Hesse y séjourna en 1776, l’abbé Colonne en 1789 et les souverains des Pays-Bas, Guillaume Ier et Frédérique-Wilhelmine de Prusse, en 1821. Le bâtiment fût ensuite racheté par John Cockerill père, sans succès, passa au comte de Cornelissen puis, abrita successivement une école industrielle et commerciale qui deviendra l’Ecole Moyenne pour garçons, puis l’Ecole de Musique et l’Ecole Moyenne des Filles. Restauré en 1925 et classé en 1934, il accueille depuis 1941 l’Hôtel de ville de Spa. Face à lui se trouve le perron de Spa, symbole des franchises communales accordées en 1594 par le prince-évêque de Liège. Le perron actuel date de 1674. Il fut initialement édifié sur la place du marché. En 1890, il a été réédifié sur la place de l'Hôtel de Ville. Depuis 1898, il surmonte une fontaine. Le bâtiment de l’Hôtel de Ville n’est pas ouvert à la visite.

L’ église Notre-Dame et Saint-Remacle a été construite en 1885 dans le style roman-rhénan (Ecole de Cologne) sur l’emplacement d’édifices antérieurs dont le premier date du XVe siècle. L’architecte Eugène Charpentier de Belœil dirigea les travaux et C. Sonneville réalisa les aménagements intérieurs. Une statue en bois polychrome de Saint-Remacle du XVIe siècle y est présentée au public.

Le lac de Warfaaz a une superficie de 6 ha. Sa capacité est de 360.000 m3 et sa profondeur varie de 1m.50 à 8m.50. Il est le résultat de la construction du barrage du Wayai en 1892 en vue de contrôler le débit de la rivière et d’éviter de nouvelles inondations. Une promenade permet d'en faire le tour. On y pratique la pêche de fin mars à fin décembre. La Warfaazienne, société royale de pêche, veille à l’empoissonnement du lac et au respect des règles en vigueur (permis de pêche obligatoire). Des pédalos sont proposés aux visiteurs d’avril à octobre. Une brasserie, tea-room, avec jardin, terrasse et pleine de jeux, un ‘’bar lounge’’ avec terrasse flottante et un restaurant, brasserie, doublé d’un hôtel de cinq chambres accueillent les visiteurs. Des brocantes occasionnelles sont aussi organisées sur ce site. Un jet d’eau monumental sur le lac sera prochainement mis en place par la commune.

Ville d'eau animée, Spa offre toute l'année un accès varié à la culture, au rayonnement bien supérieur à sa situation de petite commune de 10 000 habitants en Province de Liège. La municipalité s'est plus particulièrement orientée vers la promotion de la chanson et du théâtre francophone et plus récemment du cinéma. Par ailleurs, la musique et les arts plastiques et visuels occupent une place séculaire à Spa.

Le Centre culturel de Spa créé en 1978 regroupe aujourd’hui 56 associations culturelles de la localité ; du cercle artistique à celui de l’horticulture en passant par le Centre Jeune ou les chorales locales. Depuis 2005,le Centre culturel gère aussi les salles de spectacle du Casino.

Les Francofolies de Spa, créées an 1994 à l’instar des Francofolies de La Rochelle et à la suite du festival de la chanson française initié à Spa dans les années ’70, ont réunis plus de 150.000 festivaliers en juillet 2007.

Le Festival du théâtre de Spa créé en 1959 par le Théâtre National de Belgique est chaque mois d’août la vitrine de toute la production théâtrale belge francophone mais aussi de la Francophonie. Il attire 15.000 spectateurs autour d'une quarantaine de pièces.

L'Automne musical de Spa est un festival de musique classique du début du XVIIième siècle (Monteverdi) à la moitié du XIXième (Schubert), créé en 1985. Il rassemble chaque année des musiciens et emsembles qui figurent parmi les plus réputés au niveau international.

Le Spa Film Festival, créé en 2003 connaît un succès croissant.

Le Spa Tribute Festival, créé en 2006 est un festival annuel, fin juin, de groupes musicaux reprenants le répertoire de groupes de rock à succès. Il a réunit en 2007 4000 festivaliers pour une journée de concert.

Le théâtre Jacques Huisman, situé dans le bâtiment du Casino (Jardin du Casino, rue Royale) propose de nombreux spectacles et évènements durant toute l’année. Il accueille régulièrement les meilleures œuvres théâtrales classiques ou modernes.

La ville compte sept galeries d’art: Deux galeries d'art contemporain, l'une sous la pyramide de verre de l’espace du pouhon Prince de Condé, rue Jean Gérardy, l'autre, la galerie Azur, avenue Reine Astrid, 48. Des expositions sont aussi régulièrement organisées dans l’espace de l' Office du tourisme, bâtiment du XIXième siècle, place Royale, 41, dans la salle R. Quirin du Casino, rue Servais, 8, par le Cercle d'art de Spa, Jardins du Casino, à l'espace Les Bobelins aux Thermes de Spa, et des photographies et peintures à L'Auberge, place du Monument, 3.

La Bibliothèque communale de Spa (Jardin du Casino, rue Royale) met à la disposition du lecteur 50.000 volumes en libre accès, 60.000 volumes en magasin, 109 titres de périodiques, ouvrages en grands caractères et aussi en anglais, néerlandais, allemand, espagnol et wallon. Son fonds Albin Body permet également de consulter un grand nombre d'ouvrages et de documents sur Spa et sur sa région. La première bibliothèque communale de Spa fut créée en 1862. Pour compléter et élargir l'accès aux livres, un bibliobus de la Province de Liège s'arrête à Spa, boulevard Rener, tous les premiers et troisièmes lundis du mois.

Un "discobus" de la Médiathèque de la Communauté française de Belgique offre l'accès à son catalogue de médias sonores, audiovisuels et multimédias, tous les samedis, avenue Reine Astrid, 77.

Spa connaît six musées sur le territoire de sa commune.

Le Musée de la Ville d’Eaux (77, avenue Reine Astrid) se situe dans la Villa Marie-Henriette (XIXe siècle), hôtel que la reine des Belges a occupé de 1894 à sa mort en 1902. Il présente une collection de dessins, peintures, gravures et objets divers évoquant l’histoire de la ville d’eaux et celle de ses bobelins du XVIe siècle à nos jours. Les Jolités de Spa ou célèbres boîtes de Spa qui ont contribuées à la renommée européenne de la ville ainsi qu’une collection de bouteille anciennes d’eaux de Spa y sont également offertes au regard du visiteur.

Le Musée du Cheval, situé dans les remises et écuries de la Villa Marie-Henriette, ouvert depuis 1973, présente une riche collection d’objets équestres et hippiques du XIXe siècle, des illustrations inédites, etc. C’est à Spa que se déroulèrent les premières courses hippiques en Belgique, dès 1773 et le premier hippodrome en 1822.

Le Musée de la Forêt et des Eaux « Pierre Noé » est installé dans l’ancienne ferme de Berinzenne dont les origines remontent au XVIIe siècle. Il offre un aperçu global de l’écosystème forestier et de sa gestion. Il fait partie du domaine de Berinzenne qui comprend un centre d’Education relative à l’Environnement (CRIE) dont une des spécialités est l’eau.

Le Musée de la Lessive (10, rue de la Géronstère) évoque les conditions de vie des nombreuses lavandières et blanchisseuses de la ville d’eaux, l’histoire de la Lessive.

Le Musée du régiment d’élite des 12/13e de Ligne (basé à Spa). Il est situé sur le site du Quartier Lieutenant Général Baron Jacques de Dixmude (1, avenue du 12e Régiment de LignePrince Léopold). Il retrace l’histoire du régiment de la révolution belge de 1830 à nos jours.

Le Musée de Spa Monopole (Rue Auguste Laporte, 34) se trouve dans l'usine de production de l'eau de Spa et de ses dérivés. Une galerie vitrée permet aussi de découvrir les infrastructures industrielles.

L’infrastructure sportive à Spa couvre une palette quasi complète de sports.

Toute l’Europe venait déjà « prendre les eaux » à Spa aux XVIIe et XVIIIe siècles. De nombreux médecins et pharmaciens s’inscriront dans la liste de ceux qui se penchèrent sur les vertus des eaux de Spa ou encore quelques élixirs à bases de plantes propres à la nature spécifique environnante. La Spa Fondation créée en 1983 sous les auspices du FNRS accorde un prix biennal international pour la recherche scientifique et médicale relative à l'eau.

Ville thermale, Spa est réputée pour le nombre et la qualité de ses soins. Outre les soins dispensés aux thermes, la ville comptait au 1er janvier 2007 : six pharmacies, trois laboratoires d’analyse médicale, douze dentistes et septante docteurs en médecine qui constituent notamment la médecine libérale de la ville. Spa compte aussi un Centre de Médecine Naturelleoffrant une diversité de soins du corps et de l’esprit. La ville de Verviers, à 15 km, dispose de cliniques et polycliniques. Quant à la ville de Liège, à 25 km, elle abrite le Centre hospitalier universitaire de Wallonie, le CHU de Liège. Spa possède également neufs maisons de retraite et de revalidation. Le Centre d'accueil "Les Heures Claires" (Avenue Reine Astrid, 131), géré par une intercommunale, offre les services d'une maison de repos pour personnes âgées (50 lits), de repos et de soins (64 lits), des services de convalescence et/ou de réadaptation fonctionnelle (66 lits). Le Domaine de Nivezée (route du Tonnelet, 76), géré par les Mutualités Chrétiennes depuis 1973, offre les services d'un centre de convalescence (170 lits) comme de vacances (99 lits) dans un parc de sept ha.

Au niveau vétérinaire, quatorze docteurs exercent sur le territoire communal et une clinique vétérinaire est disponible à Verviers.

Historiquement, Spa a connu la coexistence de lieux de cultes différents. Les bobelins qui y effectuaient des séjours d’une certaine durée trouvaient ainsi un lieu correspondant à leur philosophie. On retiendra outre le culte catholique, le temple évangélique (1876), rue Brixhe, l’église anglicane (1876-disparue), boulevard des Anglais, le temple antoiniste (1931), rue du Père Antoine ou la synagogue (disparue).

Église catholique. Les fidèles de la paroisse sont accueillis à l’église décanale Notre-Dame et Saint Remacle, rue Xhrouet, 4, où se tient un office quotidien. Les églises Saint Joseph de Creppe, Saint André de Winamplanche et la chapelle des Pères Servites de Marie, rue Adolphe Bastin, célèbrent également les offices. L’Unité pastorale Notre-Dame des Sources anime le doyenné de Spa. Le père Jacques Vandenbosch en est le Doyen. Une bénédiction de la forêt a lieu chaque mois de juin.

Loge maçonnique. Le temple est situé rue Jules Lezaack.

Témoins de Jéhovah. Le temple est situé avenue Reine Astrid.

L'actuel cimetière de Spa, à Spaloumont, date de 1841.

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Spa (toponyme)

Le toponyme « Spa » trouve son origine dans le bourg de Spa, en principauté de Liège, qui se développe comme centre thermal européen à partir du XVIe siècle.

Dès 1626, un « Spa » se développe en Angleterre à Harrogate sur le modèle du bourg ardennais après la visite de William Singsby à Spa en 1561. Les anglais ont été friands bobelins de Spa depuis l’origine de son développement jusqu’à environ la première moitié du XIXe siècle.

Durant trois siècles, en même temps que le succès grandissant de Spa, en principauté de Liège, comme ville d’eau, différents autres « Spa » verront le jour au Royaume-Uni. Plusieurs d’entre eux prendront jusqu’à aujourd’hui le toponyme « Spa » en complément de leurs toponymes d’origine (Voir ci-dessous). D’autres garderont, comme nouvelle ville d’eau, leur toponyme d’origine sans adjonction ou encore avec celles de Wells, Bath, etc. Ailleurs en Europe, les adjonctions de Bad, les-Bains, etc., selon les caractéristiques linguistiques locales, seront courantes.

Parmi les différentes hypothèses émises sur l’origine étymologique de Spa, on retiendra celle de « source jaillissante » du latin sparsa « éparse » et « jaillissante » participe passé de spargere, ou, plus simplement, « espace libre » du wallon spâ et du latin spatia, pluriel spatium.

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Spa (aéronautique)

SPAD SVII

Le nom propre « Spa » ou l’acronyme « SPA » dans le domaine de l’aéronautique est celui d’escadrilles de l’Armée de l’air Française. Il trouve son origine dans celui de la « Société de Production des Aéroplanes Deperdussin » (SPAD) créée en France en 1912.

L’initiateur de cette société anonyme, Armand Deperdussin, fut arrêté pour des motifs controversés an août 1913. Le groupe industriel de Louis Blériot, en août 1914, acquit les actifs de la SPAD et développa le fameux avion de chasse en projet de Deperdussin.

Alfred Leblanc, bras droit de Blériot, féru d’un idiome international qui faisait fureur à l’époque, le Volapük, reprit pour cet avion l’acronyme SPAD comme nom propre qui signifiait « vitesse » dans cette langue universelle. De plus, ses quatre lettres transformaient l’acronyme de la société rachetée en un rétro acronyme : « Société (anonyme) Pour l’Aviation et ses Dérivés ». Sous la direction de Blériot, treize modèles de SPAD furent développés.

Les unités aériennes de l’Armée de l’air Française portaient en deux ou trois lettres les initiales des avions affectés. C’est ainsi qu’apparu durant la Première guerre les escadrilles SPA ou Spa pour SPAD, suivies de leur numéro d’identification.

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Francofolies de Spa

Les Francofolies de Spa sont un festival de musique qui se tient dans la ville de Spa en Belgique depuis 1994, inspirées par les Francofolies de la Rochelle.

Depuis juin 2008 le festival bénéficie de sa propre communauté sur le web.

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24 heures de Spa

La course automobile des 24 heures de Spa est une épreuve d'endurance créée en 1924 qui se déroule sur le circuit de Spa-Francorchamps en Belgique. Cette épreuve est historiquement la deuxième course de 24 heures à avoir été créée, un an après les 24 Heures du Mans.

Au cours de l'histoire, l'épreuve s'est disputée sous diverses réglementations, accueillant des voitures de tourisme et de grand tourisme. Les 24 heures de Spa ont fait partie du calendrier du championnat du monde des voitures de sport en 1953 et de celui du championnat d'Europe des voitures de tourisme de 1966 à 1973 et de 1982 à 1988, à l'exception de l'année 1987 où la course faisait partie du championnat du monde des voitures de tourisme. Depuis 2001, la course fait partie du FIA GT et est réservée aux voitures de grand tourisme.

Les 24 heures de Spa étaient réservés traditionnellement aux voitures de tourisme. Y ont couru les voitures de catégorie Groupe 1, Groupe Francorchamps (1974 et 1975), Groupe 2, Groupe A, DTM, Belgian Procar, Supertourisme, Superproduction, Groupe N... Des voitures de grand tourisme ont également été acceptées dans les années 1990 au travers de la catégorie Belgian Procar. Depuis 2001 et l'intégration au championnat FIA GT, seules les voitures de grand tourisme sont acceptées.

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Source : Wikipedia