Sénégal

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Posté par woody 27/02/2009 @ 23:02

Tags : sénégal, afrique, international, environnement

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Sénégal

Stand du Sénégal au Salon international de l'agriculture (Paris, 2007)

Le Sénégal, officiellement la République du Sénégal, est un pays d'Afrique de l'Ouest appartenant à l'Afrique sub-saharienne. Il est bordé par l'océan Atlantique à l'ouest, la Mauritanie au nord et à l'est, le Mali à l'est et la Guinée et la Guinée-Bissau au sud. La Gambie forme une quasi-enclave dans le Sénégal, pénétrant à plus de 300 km à l'intérieur des terres. Les îles du Cap-Vert sont situées à 560 km de la côte sénégalaise.

Le pays doit son nom au fleuve qui le borde à l'est et au nord et qui prend sa source dans le Fouta Djallon en Guinée. Le climat est tropical et sec avec deux saisons : la saison sèche et la saison des pluies.

Pendant la période coloniale, plusieurs comptoirs appartenant à différents empires coloniaux s'établissent le long de la côte. La ville de Saint-Louis devient capitale de l'Afrique occidentale française puis ce sera la ville de Dakar en 1902 laquelle deviendra ensuite la capitale de la république sénégalaise au moment de l'indépendance en 1960.

Depuis 2000, le président du pays est Abdoulaye Wade. Intégré aux principales instances de la communauté internationale, le Sénégal fait également partie de l'Union africaine et de la Communauté des États sahélo-sahariens.

L'origine du nom Sénégal reste controversée. Dès 1850 l'abbé David Boilat, dans ses Esquisses sénégalaises, y voyait une déformation de l'expression wolof suñu gaal, c'est-à-dire « notre pirogue ». Très populaire, c'est la version la plus souvent relayée par les médias. Elle est pourtant contestée depuis les années 1960 et plusieurs autres étymologies ont été avancées, par exemple celle qui rattache le toponyme à une tribu berbère du Sahara, les Zenaga. Mais le débat n'est pas clos aujourd'hui.

Le plus souvent la préhistoire et protohistoire du Sénégal évoquent avant tout les cercles mégalithiques de Sénégambie ou les amas coquilliers artificiels, tels ceux de l'île de Fadiouth.

Pendant la préhistoire, la présence d'un peuplement assez ancien est estimé très antérieure à l’ère chrétienne. Des bifaces en amande du paléolithique inférieur ont été découverts dans la presqu'île du Cap-Vert, ainsi que d'autres objets en pierre plus élaborés (hachereaux, racloirs) dans la région de Rufisque et au bord des rivières du Sénégal oriental.

Au néolithique, l'outillage se diversifie et la céramique fait son apparition. Les fouilles menées dans les régions côtières ont mis au jour des restes de cuisine qui témoignent d'une importante population de pêcheurs et commerçants (marigot de Khant dans le delta, embouchure du Saloum).

La métallurgie se développe à l'époque protohistorique (premier millénaire avant J.-C.), où l'on retrouve des tombeaux en forme de tumulus. Dans le centre du pays, débordant sur l'actuelle Gambie, on trouve un ensemble de cercles de mégalithes sur un secteur de 100 km sur 250 km. On retrouve ce type d’alignement dans le nord est de la république centrafricaine.

Les peuplements se sont progressivement consolidés pour aboutir à la création des premiers royaumes qui se forment au VIIe siècle, le Tekrour, le Royaume du Namandirou, puis le Djolof, avec de lointaines parentés avec l'empire du Ghana, sur le territoire de l'actuel Mali. Parmi les différents royaumes, le plus puissant au XIVe siècle était l'empire du Djolof qui regroupait le Cayor, le Baol, les royaumes sérères du Sine et du Saloum, le Waalo, le Fouta-Toro et le Bambouk. Au sud du pays, l'État du Kaabu, puis le Fouladou.

Le Djolof était un empire fondé par Ndiadiane N'diaye, premier bourba (roi) djolof. Il avait été élu comme chef dans ce qui allait devenir le royaume du Oualo, au nord-ouest de l'actuel Sénégal, dans la région du fleuve. Il avait réuni toutes les populations d'ethnie wolof pour fonder cet empire au XIIIe siècle. L'empire s'effondra en 1549, avec la mort du dernier empereur du Djolof, Lélé Fouli Fak, tué par Amari Ngoné Sobel Fall, alors chef de la région du Cayor.

Le Djolof est resté vassal de l'empire du Mali pendant un siècle. À partir de là, les autres États allaient, tour à tour, prendre leur indépendance jusqu'à réduire le grand empire du Djolof aux dimensions d'une royauté dans la partie centrale du pays. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, les colons français annexèrent progressivement tous les royaumes du Sénégal. Le Djolof fut le dernier royaume annexé avec le dernier bourba djolof, Alboury Ndiaye, sous l'impulsion de Louis Faidherbe.

L'islam est introduit au Sénégal pour la première fois entre le VIIIe siècle et le IXe siècle par le biais des commerçants arabo-berbères. Ils diffusent pacifiquement cette religion, initialement transmise aux Dyulas qui convertiront par la suite les Toucouleurs et les Sarakhollés, lesquels la propageront partout au Sénégal. Plus tard, au XIe siècle, les Almoravides, aidés des Toucouleurs, tentent d'islamiser les groupes animistes par le Djihad. C'est l'une des raisons qui entraîne la migration des Sérères vers le Sine-Saloum, des Wolofs, des Peuls et des Mandingues, qui étaient tous concentrés au Tekrour. L'islam se propage très tôt dans l'empire du Djolof. Mais c'est au XIXe siècle qu'il gagne véritablement l'ensemble des populations, pacifiquement, grâce aux marabouts tels que Cheikh Amadou Bamba, fondateur du mouridisme, El-Hadji Malick Sy (Tidjaniya) ou Seydina Limamou Laye, fondateur de la confrérie layène, qui émerveillent les populations par leur érudition et leurs miracles. C'est également un moyen pour les populations de s'unir et se protéger contre les ravages que connaissent les royaumes au XIXe siècle (djihads répétés, colonisation forcée, exactions des Tiédos).

Le XIXe siècle est en effet marqué par la chute des royaumes, l'avancée des colons européens ainsi que par la résistance anticoloniale, illustrée par des personnages tels que Lat Dior, El Hadj Oumar Tall, Mamadou Lamine Dramé, Alboury Ndiaye ou Maba Diakhou Ba. La religion catholique se diffuse avec les missionnaires européens à partir du XIXe siècle, en particulier au Sine et en Casamance. La figure emblématique de la Casamance est Aline Sitoe Diatta, une femme qui lutta contre les exactions des colons européens, au XXe siècle.

La conquête coloniale commence dès la découverte de ces terres en 1442 par le navigateur vénitien Cadamosto pour le compte du Portugal. Les Portugais se lancent alors rapidement dans la traite des Noirs, mais devront bientôt faire face à la concurrence des négriers britanniques, français et hollandais à travers le Commerce triangulaire.

Les Hollandais fondent un comptoir sur l´île de Gorée, la France établit en 1659 celui de Saint-Louis qui deviendra la première capitale du Sénégal. En 1677 les Français occupent à leur tour l'île de Gorée (un des principaux centres du commerce des esclaves avec Saint-Louis et le fort de l'île James en Gambie).

L'ordre colonial s'impose avec Faidherbe, gouverneur du Sénégal de 1854 à 1861 et de 1863 à 1865 qui jette les bases de la future Afrique occidentale française (AOF). Respectueux des coutumes indigènes, il étend l'influence française très au-delà du Sénégal, travaille à développer l'économie locale et créé le port de Dakar.

Après Saint-Louis, Dakar devient, en 1902, la capitale de l'Afrique occidentale française, l'une des colonies françaises.

En janvier 1959, le Soudan français (actuel Mali) et le Sénégal fusionnent pour former la Fédération du Mali, qui devient complètement indépendante le 20 juin 1960. Cette indépendance est la conséquence des transferts de pouvoirs convenus dans l'accord signé en France le 4 avril 1960.

Le 20 août 1960, le Sénégal se retire de la fédération du Mali et proclame son indépendance.

Le Sénégal et la Gambie s'unissent en 1982 pour former la Confédération de Sénégambie, mais celle-ci ne fut que théorique et n'a jamais été mise en application. Elle est finalement dissoute en 1989.

Des affrontements ont lieu depuis 1982 de manière intermittente entre les séparatistes installés dans le sud de la Casamance et les forces gouvernementales. Après plusieurs tentatives infructueuses, un nouvel accord a été signé à Ziguinchor le 30 décembre 2004 entre le ministre de l'Intérieur Ousmane Ngom et l'abbé Augustin Diamacoune Senghor, chef de la rébellion du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC).

Un autre foyer de conflit entre des Casamançais et la Guinée-Bissau s'est développé en avril 2007.

En 1989, la Mauritanie et le Sénégal ont rejeté violemment et respectivement les communautés du pays voisins alors que la plupart étaient nés depuis longtemps dans leur nouveau pays d'adoption et s'étaient bien implantés dans le tissu social et économique. Selon le HCR, des réfugiés sont toujours établis le long du fleuve Sénégal. En 2007, le président de la Mauritanie a déclaré lors de sa campagne, être en faveur du retour de ses compatriotes vivant au Sénégal et au Mali contre leur gré.

C'est l'un des pays les plus démocratiques et les plus stables d'Afrique car il n'y a jamais eu de coups d’État, le « modèle sénégalais » était souvent mis en avant dans le passé, même si Amnesty International dénonce encore quelques arrestations à caractère politique,.

Le Sénégal est une république démocratique (présence de plusieurs partis politiques). Le régime est présidentiel car à l'indépendance, le Sénégal a adapté le modèle politique français de 1958 comme d'autres pays africains qui étaient membres de l'AOF. La constitution du Sénégal date de 1959, elle a été révisée dès 1960 par Léopold Sédar Senghor suite à un référendum. Plusieurs révisions vont se succéder notamment celle de 1963 qui instaure le régime présidentiel (à cette époque : suppression du Premier ministre) puis celle de 2001 qui ramène le mandat présidentiel de sept ans à cinq ans (le sénat sera supprimé puis rétabli en 2007).

Le Président de la République (voir la liste des présidents du Sénégal) est le chef de l'État, élu au suffrage universel direct pour une durée de cinq ans renouvelable une fois. Il nomme le Premier ministre (voir la liste des Premiers ministres du Sénégal) qui choisit à son tour les ministres de son cabinet et propose leur nomination au Président de la République.

Le premier Président était Léopold Sédar Senghor, leader charismatique et poète de renom. En 1981 son Premier ministre Abdou Diouf prend sa succession, mais en 2000 le Parti démocratique sénégalais l'emporte avec Abdoulaye Wade, réélu en 2007. L'actuel chef du gouvernement est Cheikh Hadjibou Soumaré.

Le Parlement du Sénégal est doté de deux chambres : L'Assemblée nationale et le Sénat.

Instituée le 20 août 1960, l’Assemblée nationale accueille 150 députés, élus au suffrage universel direct pour une durée de cinq ans. Le scrutin est majoritaire à un tour au niveau des départements à concurrence de 90 députés et proportionnel sur une liste nationale à concurrence de 60 députés. L’Assemblée est aujourd’hui présidée par Macky Sall, ancien Premier ministre. Les élections législatives sénégalaises de 2007 se sont soldées par une très large victoire de la coalition présidentielle, mais près des deux-tiers des électeurs ne s’étaient pas rendus aux urnes, notamment en raison d’un mot d’ordre de boycott de la part des partis d’opposition.

Le Parlement du Sénégal était monocaméral pendant une période : le Sénat, supprimé en 2001 à la suite d’un référendum constitutionnel, a été rétabli en mai 2007. Les sénateurs seront au nombre de 100. 35 ont déjà été élus au suffrage indirect dans les départements, les 65 autres seront désignés par le chef de l’État. Pape Diop, le maire de Dakar est le Président.

La loi sur la décentralisation, mise en application en janvier 1997, accorde des pouvoirs significatifs aux assemblées régionales.

En 1992 la Cour suprême du Sénégal a été supprimée et remplacée par trois organes spécialisés, la Cour de cassation, le Conseil d'État et le Conseil constitutionnel, assez semblables à leurs homologues français. Leurs magistrats sont nommés par le Président. Ce sont les plus hautes instances judiciaires du pays.

Le Conseil Constitutionnel comprend cinq membres qui sont nommés par décret pour six ans non renouvelables, dont un Président et un Vice-président. Il est partiellement renouvelé tous les deux ans, à raison de deux membres au maximum. Son rôle est de contrôler les élections législatives et de vérifier la constitutionnalité des lois et les engagements internationaux.

Le Sénégal a aboli la peine de mort le 10 décembre 2004.

Le Sénégal a une importante façade maritime à l'ouest avec l'océan Atlantique (530 km de côtes). Le fleuve Sénégal constitue une frontière au nord avec la Mauritanie et à l'est avec le Mali. Au sud-est, la frontière avec la Guinée est traversée par les contreforts de la montagne du Fouta-Djalon et au sud-ouest avec la Guinée-Bissau par une forêt tropicale. La Gambie forme une enclave et sépare la région de la Casamance avec le reste du pays.

Le territoire sénégalais est compris entre 12°8 et 16°41 de latitude nord et 11°21 et 17°32 de longitude Ouest. Sa pointe ouest (la presqu'île du Cap-Vert, et particulièrement l'emplacement du Club Med de Dakar) constitue la partie la plus occidentale de toute l’Afrique continentale.

Le pays s’étend sur 196 192 km². Si on le compare à ses voisins, le Mali et la Mauritanie, le Sénégal est un pays de petite taille.

Sur le littoral, la mer apporte de la fraîcheur, les températures sont de l'ordre de 16 °C à 30 °C mais le centre et l'est du Sénégal peuvent avoir des températures allant jusqu’à 41 °C.

Pendant l'hiver en Europe, le Sénégal devient une destination appréciée permettant de développer une activité touristique.

De manière générale, l'ouest du pays, représenté par le littoral, connait des températures plus fraîches qu'à l'est grâce à l'océan. Le centre et l'est du pays connaissent des températures continentales très chaudes pendant la journée, et fraîches la nuit.

En 1960 le premier découpage administratif issu de l'indépendance avait créé une certaine disparité entre les sept régions d'origine – celle du Sénégal oriental étant alors onze fois plus étendue que celle du Cap-Vert. Ce déséquilibre a été corrigé par plusieurs réformes successives et notamment par un décret de 1996, dans le cadre de la politique de décentralisation qui a transféré aux collectivités locales certaines compétences d'abord détenues par le pouvoir central.

L'organisation territoriale mise en place en 1996 a subi plusieurs retouches dans l'intervalle, avec la création de la région de Matam en 2001, celle du département de Koungheul en 2006 ou encore, en 2008, l'érection des départements de Kaffrine, Kédougou et Sédhiou en régions à part entière, celle de 10 localités en départements, ainsi que la création de nouvelles communautés rurales et de nombreuses communes.

Aujourd'hui, le Sénégal compte 14 régions, 45 départements, 43 communes d'arrondissement, 150 communes et 340 communautés rurales. Dirigés par un chef, les villages restent les cellules de base de cette organisation. On en dénombrait 13 544 lors du recensement de 1988.

Parcs et réserves naturelles représentent 8 % du territoire national. Ils jouent un rôle majeur dans la préservation de l'environnement et contribuent de manière significative à l'essor touristique.

Dans ces aires protégées on dénombre au total 169 espèces de mammifères et 540 espèces d'oiseaux.

Le Sénégal compte six parcs nationaux : le Parc national du Niokolo-Koba dans l'est du pays ; le Parc national des oiseaux du Djoudj ; le Parc national de la Langue de Barbarie dans la région de Saint-Louis ; le Parc national des îles de la Madeleine au large de Dakar ; le Parc national du delta du Saloum dans le sud, ainsi que le Parc national de la Basse-Casamance, fermé depuis quelques années en raison des troubles dans la région.

Le pays compte également une trentaine de réserves naturelles de plus petite taille, telles que le Parc forestier et zoologique de Hann à Dakar, la Réserve de Guembeul, la Réserve de Bandia, la Réserve naturelle de Popenguine ou l'Aire marine protégée de Bamboung.

La plupart des études démographiques réalisées au Sénégal s'appuient sur les trois recensements effectués en 1976, 1988 et surtout 2002. En 2004, la Direction de la Prévision et de la Statistique a publié en outre des « Projections de populations du Sénégal issues du recensement de 2002 » anticipant l'évolution probable de la population du pays jusqu'en 2015.

Selon ces sources, la population du Sénégal – qui comptait environ 1 million d'habitants en 1900 et 2,8 millions au moment de l'indépendance en 1960 – s'élèverait aujourd'hui à 11 343 328 personnes (estimation au 31/12/2007) et pourrait atteindre 13 709 845 fin 2015. Cette population croît donc très rapidement, avec un taux de fécondité supérieur à 4 enfants par femme.

On observe une grande diversité ethnique : Wolofs (43,3 %), Peuls (23,8 %), Sérères (14,7 %), Diolas (3,7 %), Malinkés (3,0 %), Soninkés (2,1 %) Manjaques (2%) et quelques autres ethnies moins nombreuses et plus localisées, sans compter les Libanais et les Européens, assez présents en milieu urbain,. Fin 2007, 16 966 Français étaient inscrits dans les registres consulaires (y compris les binationaux).

Depuis longtemps la population était plutôt concentrée sur la façade atlantique, mais l'exode rural a accru l'inégalité de cette répartition. Désormais un Sénégalais sur quatre vit dans la presqu'île du Cap-Vert et la capitale est au bord de l'asphyxie.

Outre celle de Dakar, les régions les plus urbanisées sont Ziguinchor, Thiès et Saint-Louis. Les moins urbanisées sont celles de Kolda, Matam et Fatick. C'est dans la région de Tambacounda que l'on trouve la plus faible densité (11 habitants au km²).

Selon les estimations pour 2007, les centres urbains régionaux de plus de 100 000 habitants sont Touba (529 176) – qui a connu une croissance spectaculaire –, Thiès (263 493), Kaolack (185 976), Mbour (181 825), Saint-Louis (171 263), Ziguinchor (158 370) et Diourbel (100 445).

En 2007, le Sénégal abritait environ 23,800 réfugiés et demandeurs d'asile, dont plus de 20,000 étaient mauritaniens ayant fui la persécution ethnique, ainsi que certains du Libéria, de la Sierra Leone, et d’autres pays.

Si le Sénégal accueille en outre des migrants, saisonniers ou non, des pays limitrophes ou lointains, une forte communauté sénégalaise vit à l’extérieur. Cette diaspora représente une ressource essentielle pour le pays, à la fois économique et identitaire. Les NTIC favorisent le maintien des liens familiaux et des réseaux traditionnels.

Ce sont principalement des hommes jeunes qui s’installent en Europe, principalement en France, ou en Amérique du Nord, notamment au Québec avec un projet de retour vers le pays au bout de quelques années. L’accroissement de l’immigration clandestine dans les pires conditions notamment vers les îles Canaries est une préoccupation majeure pour le Sénégal et les pays d’accueil.

Les plus désespérés veulent ignorer les risques, sensibles à la réussite de quelques-uns, et notamment de personnalités de la diaspora — nées au Sénégal ou de parents sénégalais — particulièrement dans les milieux artistiques ou sportifs.

Le Sénégal possède la troisième économie de la sous-région ouest-africaine après le Nigéria et la Côte d'Ivoire. Compte tenu de sa situation géographique et de sa stabilité politique, le Sénégal fait partie des pays africains les plus industrialisés avec la présence de multinationales qui sont majoritairement d'origine française et dans une moindre mesure américaine.

Son économie est principalement tournée vers l'Europe et l'Inde. Ses principaux partenaires économiques sont la France, l'Inde, l'Italie. Cependant, depuis plusieurs années, la Chine est un partenaire de plus en plus grandissant comme en témoigne les sommets Chine-Afrique.

Le Sénégal est membre de l'Union économique et monétaire ouest-africaine.

En 1994, la monnaie est dévaluée et une politique de libéralisation est activement menée. Le Sénégal essaye de rentrer dans les conditions requises par le Fonds monétaire international (FMI) afin de bénéficier d'un allègement de la dette pour le développement du pays. Depuis 2006, le Sénégal est dans la liste des pays éligibles.

L'aéroport international de Dakar-Léopold Sédar Senghor est le principal point d'entrée aérien vers le Sénégal. Le 25 mai 1971, l'avion supersonique Concorde fait un premier vol de démonstration Paris-Dakar en 2h52mn (dont 2h07 en vol supersonique) et le 21 janvier 1976 ouvre pour la première fois sa ligne commerciale Paris-Dakar-Rio. Le président Senghor assiste à son arrivée à l’aéroport de Dakar ainsi que les premiers passagers supersoniques de l'histoire de l'aviation. Le 1er avril 1982, c'est la fin de la liaison Paris-Rio.

Depuis le 23 février 2001, la compagnie aérienne Air Sénégal International, filiale du groupe Royal Air Maroc, propose des destinations vers l'Europe et l'Afrique. Elle a été sacrée meilleure compagnie aérienne africaine en 2003. Elle est membre de l’IATA depuis le 28 mai 2002.

Le réseau routier est bon à l'ouest, mais se dégrade en allant de plus en plus profondément dans le pays. Le réseau de transport est bien développé dans les grandes villes avec les taxis, les bus ou les « cars rapides » plus ou moins en bon état (dans les banlieues et villes secondaires, ce sont des taxis clandos collectifs ou des charrettes). À l'intérieur du pays, ce sont des grands cars blancs Ndiaga Ndiaye et taxis-brousse.

La gare de Dakar est la plus ancienne du Sénégal. Elle n'offre plus qu'une seule destination pour les voyageurs, Bamako au Mali – la liaison avec Saint-Louis étant désormais réservée au transport de marchandises.

Le transport maritime est constitué soit de chaloupes pour rejoindre l'île de Gorée à partir de Dakar, soit de bateaux pour des croisières sur le fleuve Sénégal, soit de gros bateaux de transport de marchandises qui bénéficient de l'un des 3 ports en eau profonde de l'Afrique et d'un terminal pour les containers.

Les réseaux sont plus denses à l'Ouest du pays le long du littoral mais la circulation des marchandises et des personnes est particulièrement difficile vers Dakar et la presqu'île du Cap-Vert. Les infrastructures sont plus rares dans le Sénégal oriental et le désenclavement de ces régions constitue également un défi car les moyens de transport restent souvent traditionnels à l'intérieur du pays.

Il existe une grande diversité linguistique à travers les langues du Sénégal. La Constitution de 2001 a reconnu au français le statut de langue officielle et à six langues celui de langues nationales, le wolof — langue parlée par le plus grand nombre de personnes même appartenant à d'autres ethnies — le sérère, le peul, le mandingue, le soninké et le diola. Cinq autres langues vernaculaires ont été promues peu après (hassaniyya, balante, mancagne, noon et manjaque), et d'autres ajouts de langues codifiées sont en cours. Au total ce sont près d'une vingtaine de langues qui pourraient bénéficier du statut de langue nationale au Sénégal.

La littérature sénégalaise a longtemps été connue dans le monde surtout à travers la personnalité exceptionnelle de Léopold Sédar Senghor, à la fois poète et homme d'État, chantre de la négritude et figure emblématique de la francophonie. Parmi les autres auteurs désormais classiques figurent notamment les romanciers Cheikh Hamidou Kane, Birago Diop, Boubacar Boris Diop, mais aussi Ousmane Sembène qui portera à l'écran quelques-uns de ses propres romans. De leur côté les femmes sont particulièrement actives, voire incisives. En 1980, Mariama Bâ décrit avec une grande sensibilité la société polygame dans « Une si longue lettre ». Aminata Sow Fall, dans « La Grève des Bàttu » (1986), montre que le petit peuple n'était pas dépourvu de ressources. Plus récemment, Fatou Diome rencontre le succès avec « Le Ventre de l'Atlantique » (2004), un roman qui met en scène, souvent avec humour, les rêves d'évasion des jeunes Sénégalais.

Tradition et modernisme, marque l'architecture du Sénégal. L'habitat traditionnel, sobre et fonctionnel mais plus éphémère, utilise les matériaux locaux (pierre, terre, bois, paille), comme pour les cases peules ou les cases à impluvium casamançaises. La période coloniale a laissé des traces comme à Gorée ou à Saint-Louis, et ces sites figurent aujourd'hui sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Aujourd'hui, l'architecte diola Pierre Goudiaby Atepa originaire de la Casamance a conçu plusieurs grandes réalisations contemporaines, telle la Porte du Troisième millénaire à Dakar.

Les arts plastiques ont été soutenus pendant la période où le président poète L.S. Senghor était au pouvoir à travers le mécénat d'état. Par la suite, ses successeur sont eu des difficultés à poursuivre cette politique à cause de la crise économique. Diverses initiatives privées se sont développées afin de soutenir les artistes. Ces arts sont à l'honneur à travers le sculpteur Ousmane Sow de renommée internationale.

La série de timbres émise sous l’intitulé « Élégance sénégalaise » célèbre ces femmes séduisantes qui impressionnaient déjà les observateurs d’autrefois et inspiraient les poètes : femmes peules au port altier, linguères de sang royal, signares fortunées de Sénégal ou de Gorée. Même avec de modestes budgets, le souci de l’apparence perd rarement ses droits au Sénégal : boubous, coiffures et bijoux sont choisis avec soin et fréquemment renouvelés. Qu'ils portent l'habit traditionnel ou le costume, les hommes aussi sont attentifs à leurs tenues. En contrepoint les tenues décontractées de certains touristes déconcertent parfois.

Dans le prolongement des activités anciennes de tissage et de teinture, l’industrie de la mode s’est tout naturellement épanouie dans le pays, avec quelques personnalités de premier plan telles que Collé Ardo Sow, Clare Kane et surtout Oumou Sy, à la fois costumière, styliste, décoratrice et femme d’affaires au rayonnement international.

Le cinéma sénégalais est l'un des plus anciens d'Afrique. Ses représentants les plus connus sont les cinéastes Ousmane Sembène — également romancier — et Djibril Diop Mambéty, auxquels il faut ajouter Safi Faye, réalisatrice de films documentaires. Ces productions sont souvent mieux appréciées à l'étranger qu'au Sénégal où beaucoup de salles ont fermé, concurrencées par le marché plus florissant de la vidéo. On remarque également que nombre de films d'origines diverses ont été tournés dans ce pays au climat propice et aux paysages des plus photogéniques.

Les grands noms de la musique sénégalaise contemporaine sont : Youssou N'Dour, auteur-compositeur, musicien et interprète de dimension internationale dont la renommée n'est plus à démontrer. Il est aussi considéré comme le « roi du Mbalax). Baba Maal est un auteur-compositeur, interprète qui se produit internationalement ainsi que Ismael Lô auteur-compositeur, interprète. Ils ont une dimension un peu différente car on les considère comme des poètes, des artistes dont les albums sont très personnalisés. Le meilleur rappeur africain en 2004, Didier Awadi et Foumalade, meilleur tube des années 2003, 2004 et 2005 au Sénégal, représentent la nouvelle génération qui écoute à la fois la musique traditionnelle mais aussi les musiques du monde à travers les clips de chaînes TV internationales. Booba de son vrai nom Elie Yaffa, rappeur franco-sénégalais, a obtenu un double disque d'or pour ses albums. Il représente la génération métissée entre la France et le Sénégal.

Djembé, sabar, kora, xalam et balafon font partie des instruments traditionnels toujours très populaires. Parmi les instruments de percussion, le sabar et le Mbalax désignent à la fois l'instrument de musique, un style de musique et une danse. Ce sont des sons typiques de la culture sénégalaise. Thione Seck qui est un auteur-compositeur-interprète de mbalax a su adapter la tradition et la modernité : il est apprécié par des fans de tous âges au Sénégal. Omar Pène, Ndongo Lô (décédé le 16 janvier 2005), sont également des artistes de l'univers du mbalax. Cheikh Lô, auteur-compositeur, musicien et interprète a su allier le mbalax et des influences reggaes. À noter, la belle Viviane Ndour, meilleure artiste sénégalaise 2006 et reine du mbalax, une des rares artistes féminines à avoir su se faire une place. Les instruments à corde telle que la kora connue dans toute l'Afrique de l'ouest sont à présent connus en dehors du continent à travers des groupes de jazz ou de world musique.

Dans « Un grain de vie et d'espérance », la romancière Aminata Sow Fall met en scène la place essentielle occupée par la cuisine sénégalaise dans la culture et la vie quotidienne du pays. La « teranga », ce sens de l’hospitalité cher au cœur des Sénégalais, s'exprime souvent autour d'un plat unique réunissant la famille et les amis. Relativement peu connue à l’étranger en dehors des communautés issues de l'immigration et de quelques restaurants de grandes villes, la cuisine sénégalaise a attiré l'attention des médias avec la publication du livre de Youssou N'Dour, « La cuisine de ma mère », vibrant hommage aux valeurs familiales comme aux plats relevés et longuement mijotés.

Cette cuisine présente quelques similitudes avec celles des pays d'Afrique de l'Ouest, mais elle accueille d'autres influences, venues d'Afrique du Nord, du Liban, de France ou du Portugal. Elle fait un large usage du poisson et des céréales (riz et mil) dans les plats nationaux, comme la thiéboudienne, le yassa de poulet, le maffé, la soupe kandia ou cette préparation plus sophistiquée qu’est le mulet farci à la saint-louisienne. Dans un pays majoritairement musulman, le thé, la tisane de kinkeliba et le bissap l’emportent sur les alcools, mais les bières locales – Flag ou Gazelle – et le vin de palme en Casamance ont aussi leurs adeptes.

L'éducation au Sénégal est l'une des plus avancées sur le continent. Le Sénégal peut se targuer d'avoir un enseignement de qualité avec des équivalences de diplômes avec des universités étrangères les plus prestigieuses tant en France qu'aux États-Unis.

Ceci permet également des échanges avec des étudiants qui viennent étudier au Sénégal dans le cadre d'études spécifiques sur le pays ou des étudiants sénégalais qui partent à l'étranger afin de diversifier leurs connaissances dans le cadre de recherche.

La population étant très jeune, la demande en formation est très forte sans compter la jeunesse des autres pays africains plus pauvres qui tente de terminer leurs études à Dakar.

Le Sénégal est membre de la Francophonie et est devenu pays observateur au sein de la Communauté des Pays de Langue Portugaise CPLP. Le Sénégal envisage de devenir membre à part entière de la CPLP alors que le Portugais n'est parlé que par la très faible communauté Portugaise du pays.

Le rallye Dakar (ou « Le Dakar », anciennement rallye Paris-Dakar) est un rallye-raid professionnel, qui se dispute chaque année au mois de janvier, principalement sur le continent Africain avec arrivée en banlieue de Dakar sur une belle plage de sable face à l'océan Atlantique. Mais suite à des morts d'enfants de villageois, la contestation est devenue internationale grâce au CAVAD, Collectif pour les Victimes anonymes du Dakar qui réunit des associations françaises, africaines, portugaises, espagnoles, marocaines, maliennes, guinéennes et sénégalaises.

Le football est un sport très apprécié des Sénégalais. L'équipe du Sénégal de football, dont les joueurs sont surnommés les Lions de la Téranga, est affiliée à la Fédération sénégalaise de football et à la FIFA depuis 1962. En 2002, au Mali, elle a manqué de peu la coupe d'Afrique face au Cameroun en finale et demi finaliste de l'édition suivante. Elle se qualifie à la même année (2002) pour la phase finale de la coupe du monde de la FIFA, organisée en Corée et au Japon. L'équipe du Sénégal bat la France (championne du Monde et d'Europe en titre) en match d'ouverture de la coupe du monde. Parmi les grands footballeurs sénégalais, on peut citer El-Hadji Diouf, Henri Camara, Khalilou Fadiga, Habib Beye, Tony Sylva, Mamadou Niang, Omar Daf ou, dans le passé, Jules Bocandé, mais aussi le manager Pape Diouf, aujourd'hui président de l'OM.

La lutte sénégalaise est une pratique ancrée dans la tradition. La lutte sénégalaise n'a rien perdu de sa popularité, à travers des combats aussi brefs que spectaculaires. Ce sport est incarné par d'impressionnants champions tels que Yékini, qui, en 2005, l'a emporté sur Tyson, un redoutable adversaire qui avait su conserver le titre pendant près de 5 ans, mais sera battu à deux reprises par un autre poids lourd sénégalais, Sérigne Dia, dit Bombardier. D'importants enjeux économiques sont désormais liés à ce sport. Et les cachets mis en jeu peuvent atteindre de nos jours près de 350 000 000 FCFA, soit 750 000 dollars.

La boxe a connu ses lettres de gloire avec Battling Siki (1897-1925), champion du monde à 25 ans et premier Africain à remporter un titre mondial de boxe, reste dans toutes les mémoires. Plus près de nous, le Franco-sénégalais Souleymane Mbaye est devenu champion de France WBC des lourds-légers.

Le basket-ball est moins prisé que le football, c’est cependant un sport très pratiqué, stimulé par les succès de son équipe nationale de basket-ball, les Lions du Sénégal et des joueurs tels que DeSagana Diop, Boniface N'Dong, El Kabir Pene ou Maleye N'Doye.

Les autres sports sont également bien représentés : l'équipe sénégalaise de pêche sportive (Moussa Mbengue, Abdoulaye Kébé, Cyril Calendini, Dominique Dussaut) est devenue championne du monde en 2002 et 2003. Séduits par des conditions météorologiques souvent clémentes et les ressources côtières, les visiteurs viennent nombreux pour pratiquer les sports nautiques tels que la plongée sous-marine ou le surf, et la réputation des Almadies ou de la vague de Ouakam n'est plus à faire. De son côté, l'aviation de loisir – notamment l'ULM – permet une approche inédite des paysages, dans une contrée dépourvue de vraies montagnes. Cap Skirring et le Sine-Saloum constituent alors des destinations de choix.

Même si les médias au Sénégal bénéficient d’une situation relativement favorable par rapport à d’autres pays africains, leur dépendance à l’égard du pouvoir reste forte et des incidents surviennent occasionnellement, comme ce fut le cas lors de la répression d'une manifestation contre la vie chère en mars 2008 . L'Agence de Presse Sénégalaise (APS), un organisme autonome créé en 1959, détient le monopole de la diffusion des informations distribuées au Sénégal par les agences de presse mondiales. Dans le classement mondial de la liberté de la presse établi chaque année par Reporters sans frontières à partir de multiples critères, le Sénégal est en recul, occupant en 2008 la 86e place sur 173, devancé par plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest.

Économique et maniable, la radio constitue aujourd’hui le seul véritable média de masse et le moyen de communication le plus égalitaire au Sénégal.

La télévision fait ses débuts au Sénégal en 1963 avec l'aide de l'UNESCO mais les émissions régulières ne débutent véritablement qu'en 1965. Grâce aux satellites, les plus fortunés peuvent capter les chaînes privées internationales, mais l'usage de la télévision reste souvent populaire et collectif.

Selon l'Observatoire sur les Systèmes d'Information, les Réseaux et les Inforoutes au Sénégal (OSIRIS), le nombre d’utilisateurs d’Internet était de 650 000 en septembre 2007. Au 30 septembre 2007, il y avait 34 907 abonnés, dont 33 584 avec une connexion ADSL. On estime actuellement à plus de 800 le nombre de points d'accès à Internet dans le pays. En avril 2007, 1 921 domaines « .sn » étaient déclarés et 540 sites étaient effectivement en ligne.

Dans un pays où la convivialité et la palabre sont au cœur de la vie familiale et sociale, la téléphonie mobile s’est développée très rapidement. Les deux opérateurs qui se partagent le marché sont la Sonatel (dont les services sont commercialisés depuis 2006 sous la marque Orange) et Tigo. À eux deux, ils comptaient 4 122 867 abonnés le 31 décembre 2007. On n'en dénombrait que 269 088 pour la téléphonie fixe à la même date, mais il faut prendre en compte les 17 000 télécentres disséminés sur tout le territoire.

Il existe plusieurs Religions et croyances au Sénégal mais la population sénégalaise est très majoritairement musulmane (88 à 94 % selon les sources), mais les chrétiens (surtout les catholiques) sont également présents (4 à 12%), et l'animisme est pratiqué principalement dans le sud-est du pays, mais cohabite souvent avec les autres religions. Le Sénégal est réputé pour sa tolérance religieuse. Il n'est pas rare de trouver des membres d'une même famille ayant des religions différentes. Les mariages interreligieux sont nombreux. Les fêtes musulmanes et chrétiennes sont également fêtées et respectées par les différentes confréries musulmanes et les autres communautés.

La Condition féminine au Sénégal est l'une des meilleures d'Afrique car les femmes peuvent travailler, s'instruire, devenir ministres... Par contre, il reste encore des luttes à gagner pour la condition de la femme au foyer et la disparition des mutilations sexuelles , principalement à la campagne.

La Santé au Sénégal a souvent été à la pointe grâce à des partenariats entre la France et le Sénégal qui a débuté dès la période coloniale par l'ouverture des premières écoles de médecine. Les Sénégalais se portent mieux et vivent plus longtemps – l'espérance de vie à la naissance est de 55,34 ans pour les hommes, de 58,09 ans pour les femmes et de 56,69 ans pour la population globale – et le taux de prévalence du SIDA est l'un des plus faibles d'Afrique avec 0,9 % de la population séropositive.

Cependant quelques endémies restent préoccupantes, comme le paludisme ou les bilharzioses, et de grandes disparités subsistent dans le pays, si l'on songe par exemple que 70 % des médecins et 80 % des pharmaciens et des dentistes sont installés dans la capitale.

La médecine traditionnelle avec des tradipraticiens reste souvent la solution la moins onéreuse pour les plus démunis.

De nombreuses personnalités de renommée internationale ou ayant eu une influence historique, culturelle sont d'origine sénégalaise ou tout simplement nées au Sénégal. Parmi les plus connus : l'ancien député français puis président du Sénégal et membre de l'Académie française Léopold Sédar Senghor, l'historien et anthropologue Cheikh Anta Diop ou encore, le chanteur Youssou N'Dour.

Les personnalités politiques françaises Ségolène Royal et Rama Yade sont nées au Sénégal.

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Équipe du Sénégal de football

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L'équipe du Sénégal de football est affiliée à la Fédération sénégalaise de football et à la FIFA depuis 1962. L'équipe est appelée les Lions de la Téranga par ses supporters.

Il faut d'abord préciser que, contrairement à l'idée répandue à l'étranger, les Sénégalais n'appellent pas leur équipe nationale « Les Lions de la Téranga », mais plutôt « Les Lions » tout court, contrairement au Cameroun (Lions indomptables), au Maroc, (Lions de l'Atlas). L'expression « Lions de la Téranga » a été utilisée par la presse étrangère, à partir du début des années 2000, période qui correspond à un retour au premier plan de l'équipe nationale sur la scène africaine et internationale après une décennie 90 très morose. L'ajout du mot Téranga (qui veut dire hospitalité en Wolof et en Sérère) vient probablement du slogan utilisé pour les campagnes de promotions touristiques « Le Sénégal, pays de la Téranga » (slogan très connu à l'étranger) et que les Sénégalais utilisent eux mêmes pour parler de leur pays. D'ailleurs lors des compétitions africaines d'avant 2000, les commentateurs sportifs étrangers utilisaient l'expression « Les Lions du Sénégal ». Aujourd'hui encore, ni la presse écrite nationale, ni les sites internet sénégalais les plus connus (Seneweb, Rewmi, etc...), ni les supporteurs Sénégalais n'utilisent l'expression « Lions de la Téranga ». Ils désignent leur équipe nationale par l'expression « Les Lions » ou "Les Lions du Sénégal". La fédération sénégalaise de football a dernièrement choisi l'appellation « Mbarodi », qui signifie lion en langue alpulaar, pour désigner l'équipe nationale du Sénégal en vue de la CAN 2008.

Le Sénégal obtient son indépendance vis-à-vis de la France, le 4 avril 1960. La fédération sénégalaise de football (FSF) est fondée en 1960. Le premier match officiel du Sénégal a lieu le 31 décembre 1961, à l’extérieur, contre le Dahomey (actuel Bénin), qui se conclut par la défaite sénégalaise 2 buts à 3. La fédération sénégalaise de football (FSF) est affiliée à la FIFA depuis 1962 et est membre de la CAF depuis 1963. La même année, le Sénégal remporte les Jeux de l'Amitié en 1963. La plus large victoire des Lions de la Téranga fut réalisée le 13 février 1984, à domicile contre sa voisine, la Mauritanie. Le Sénégal l’emporta 6 buts à 0. Il ne participa à aucune Coupe du Monde durant cette période, mais participa 3 fois à la Coupe d’Afrique des Nations (1965, 1968 et 1986) sans jamais réussir à passer le premier tour.

L’homme qui a permis en 2002 de montrer la force de l’équipe du Sénégal au niveau international est l’entraîneur français, Bruno Metsu. L'équipe du Sénégal a connu son heure de gloire en atteignant les quarts de finale de la Coupe du monde 2002. Ayant battu en match d'ouverture la France championne du monde en titre (1-0, but de Papa Bouba Diop), faisant match nul contre le Danemark (1-1, but de Salif Diao) et l'Uruguay (3-3, but de Khalilou Fadiga et doublé de Papa Bouba Diop), puis bat la Suède en 8e de finale (2-1, doublé de Henri Camara dont une égalisation et un but en or), le Sénégal fit sensation alors que c'était sa première participation à une coupe du monde. Arrivés en quarts de finale, les Lions de la Teranga comme on les surnomme n'ont rien pu faire face aux Turcs et s'inclinent (0-1), but en or encaissé à la 94e minute, soit 4 minutes après le début des prolongations par Ilhan Mansiz. Cependant, l'objectif de l'équipe était atteint : acquérir une reconnaissance sur le plan international. La star offensive des Lions de la Téranga, El Hadji Diouf, a terminé dans les 10 meilleurs joueurs de cette coupe du monde. En début d'année 2002, le Sénégal avait perdu en finale de la Coupe d'Afrique face au Cameroun aux tirs au but 2-3 après 120 minutes de jeu qui s'étaient soldées par un match nul vierge. Durant la compétition, Les Lions de la Téranga avaient battu l'Égypte (1-0), la Zambie (1-0), la Tunisie (0-0), la République Démocratique du Congo en quart (2-0) et le Nigeria en 1/2 finale (2-1 après prolongations) avant de tomber en finale. Malheureusement, les sénégalais ne retrouveront jamais la forme affichée en 2001-2002.

On s’attend qu’après le parcours du Sénégal en Coupe du Monde 2002 qu’il confirme. En 2004, à la CAN en Tunisie, le Sénégal termine deuxième de son groupe, encore une fois, mais doit s’incliner contre le pays organisateur sur le score de 1-0. Les Lions de la Téranga sont finaliste des 5e Jeux de la Francophonie en 2005. Pour la Coupe du Monde 2006, le Sénégal ne s’est pas qualifié, terminant deuxième du groupe, à 2 points du Togo, mais se qualifie pour la CAN 2006. En 2006, le Sénégal termina quatrième lors de la CAN. Mais le Sénégal a complètement raté la CAN 2008, en faisant que deux matchs nuls contre la Tunisie (2-2) et contre l’Afrique du Sud (1-1) et une défaite contre l’Angola (1-3). Cela a constitué avec l’élimination du Maroc, une des plus grosses surprises de la CAN 2008. Le Sénégal change de sélectionneur en plein milieu de la compétition et le sélectionneur devient Lamine N'Diaye. Le Sénégal a remporté la Coupe Cabral à 8 reprises (vainqueur (1979, 1980, 1983, 1984, 1985, 1986, 1991, 2001).

Les qualifications combinés pour la CAN 2010 et la Coupe du monde de football 2010 commence. Le Sénégal se trouve dans un groupe très abordable pour ce 1er tour qualificatif pour le 2ème tour (Algérie, Gambie, Liberia). Mais le Sénégal enchaine les mauvaises performances: il gagne 1-0 contre l'Algérie, fait 2 matchs nuls contre la Gambie et le Libéria (0-0 et 2-2) mais gagne contre le Libéria (3-2).

Le sélectionneur Lamine N'Diaye est énormément critiqué pour les non-sélections de Mamadou Niang, Khalilou Fadiga qui retrouve la forme en Belgique et Souleymane Diawara, il est aussi critiqué pour faire jouer El-Hadji Diouf en avant-centre alors qu'il est meilleur sur le côté et de ne pas mettre un milieu offensif pour alimenter les avants dépourvus de ballons (d'où la demande pour Fadiga).

Un peu comme en France, la quasi-totalité des sénégalais veulent que N'Diaye démissione, la fédération y pense et certains noms apparaissent, comme les anciens sélectionneurs Ablaye Sarr, Bruno Metsu et autres.

Le Sénégal joue un match capital en Algérie le 5 septembre. Le Sénégal marque le 1er but, mais ils en encaissent 3 en 12 minutes, ils parviennent à réduire le score en fin de match (3-2).

C'est la crise, Lamine N'Diaye doit faire un changement pour l'ultime match contre la Gambie, les noms de Niang, Fadiga et Diawara reviennent. Mais l'entraîneur s'entête, il sélectionne Khalilou Fadiga mais délaisse une fois de plus Mamadou Niang et Souleymane Diawara, ce serait d'ailleurs des joueurs qui auraient « obligé » N'Diaye à ne pas les sélectionner.

Le 11 octobre, le Sénégal joue l'ultime match contre la Gambie. Tout autre résultat qu'une victoire les élimineraient, ils doivent gagner pour espérer faire partie des meilleurs deuxièmes.

Khalilou Fadiga est aligné, le Sénégal marque à la 65e minute par Kader Mangane. Mais les Gambiens poussent, insistent, se créer des occasions et l'inévitable arrive, les Gambiens marquent à 5 minutes de la fin et le Sénégal ne parvient pas à marquer un autre but. Score final : 1-1.

C'est l'émeute au Sénégal. Les supporters tristes et furieux manifestent autour du Stade Léopold Sédar Senghor. Les environs du stade sont couverts de fumée, alors que les joueurs sénégalais et gambiens sont restés enfermés dans les vestiaires, de peur de subir la colère des supporters. Lamine N'Diaye annule sa conférence de presse. Le Groupement mobil d’intervention contiennent difficilement les jeunes qui refusent de rentrer, et attendent joueurs et staff technique avec des cailloux.

Le Sénégal ne se qualifiera pas au Mondial 2010 en Afrique du Sud et ne se qualifie pas non plus pour la CAN 2010 en Angola.

C'est sûrement la fin d'une génération qui avait brillé en 2002, El-Hadji Diouf, Henri Camara, Khalilou Fadiga, Salif Diao, Habib Beye, Tony Sylva et autres. Cette génération qui, d'après certaines rumeurs, décidaient de qui venait dans la sélection ou non.

Lamine N'Diaye n'est plus sûr du tout de rester sélectionneur, et la génération 2002 pourrait être remplacée. C'est un grand choc pour le Sénégal qui après 2002, n'a jamais vraiment réussi à confirmer sa place de grand d'Afrique. Les Lions devront attendre au moins 2 ans pour refaire des matchs officiels et redorer le blason sénégalais.

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Transport au Sénégal

Air Sénégal International

Les moyens de transport au Sénégal restent souvent traditionnels (charrette, pirogue), même si de nombreux projets d'équipement sont en cours (autoroute, nouvel aéroport).

Les réseaux sont plus denses à l'Ouest du pays et la circulation des marchandises et des personnes est particulièrement difficile vers Dakar et la presqu'île du Cap-Vert.

Les infrastructures sont plus rares dans le Sénégal oriental et le désenclavement de ces régions constitue un véritable défi.

Une autoroute à péage est en construction entre Dakar et Diamniadio.

En 2003, le réseau routier sénégalais comportait 13 576 km, dont 3 972 km de routes goudronnées et 9 604 km de pistes.

Abondamment décorés et couverts d'inscriptions religieuses (Alhamdoulilah !), ils font partie intégrante du paysage sénégalais.

Lorsqu'ils sont de couleur jaune-orange-bleue, ce sont souvent des camionnettes Renault (Goélette Saviem) des années 1980, aménagées pour une vingtaine de passagers. Leur conduite parfois aléatoire, en raison de la densité du trafic et de leur mauvais état, leur a valu le surnom de « S'en fout la mort », parfois peint sur la carrosserie. On les appelle aussi « mille-kilos » ou « 22-places ». Ils sont utilisés pour des trajets urbains ou interurbains.

Mais il en existe d'autres, parfois des Mercedes de couleur blanche, généralement plus confortables.

Les cars mourides, les plus récents, assurent des lignes régulières, plutôt sur de longues distances.

À Dakar il existe aussi un réseau de bus municipaux (SOTRAC).

Voulue par Faidherbe, la ligne de chemin de fer Dakar reliant à Saint-Louis — la première de l'Afrique de l'Ouest — fut inaugurée le 6 juillet 1885.

La gare de Dakar et celle de Saint-Louis datent de la même période.

Dans l'intervalle, le transport de voyageurs entre Dakar et Saint-Louis a été abandonné. Outre l'axe principal reliant la capitale au Mali, il subsiste le dénommé Petit train de banlieue.

En 2005, le réseau ferroviaire comptait 906 km. Il est très concurrencé par la route, tant pour le transport des marchandises que pour celui des voyageurs.

Le port le plus important est celui de Dakar (PAD). Les ports secondaires sont ceux de Saint-Louis, Kaolack et Ziguinchor.

Le naufrage du Joola en Casamance en 2002, lié à de nombreux dysfonctionnements et notamment à une surcharge de passagers, reste dans toutes les mémoires.

Un autre ferry avait d'abord pris la relève, le Wilis. En 16 heures, il reliait deux fois par semaine (de nuit) Dakar à Ziguinchor, transportant 462 personnes. Plus sûr et plus confortable, ce nouveau bateau ne faisait cependant pas l'unanimité. Encore sous le choc, les Casamançais restent inquiets, ils déplorent l'augmentation des tarifs et surtout l'abandon de l'escale à Karabane, faute d'infrastructure satisfaisante pour le moment. Du coup l'économie locale de l'île et des environs se voit sinistrée et ces difficultés contribuent elles aussi à pousser nombre de jeunes Sénégalais à tenter l'aventure des Canaries, à leurs risques et périls. Une émission télévisée française, Thalassa, a récemment consacré un reportage à cette problématique, « Un nouveau bateau pour la Casamance ».

Depuis mars 2008 un nouveau bateau assure la liaison, le Aline Sitoé Diatta.

En 2005, le Sénégal disposait d'environ 1 000 km de voies navigables.

Il s'agit principalement du fleuve Sénégal, du Saloum et du fleuve Casamance.

L'écluse de navigation du barrage de Diama – mis en service en 1988 à la frontière mauritanienne – doit permettre le passage des bateaux, mais n'est guère utilisée.

L'essor du tourisme est directement lié à la densité et à la qualité de ces infrastructures, puisque très peu de visiteurs se rendent au Sénégal par d'autres moyens de transport.

En 2006, on dénombrait au Sénégal 20 aéroports/aérodromes civils ou militaires.

L'aéroport international de Dakar-Léopold Sédar Senghor est un aéroport de classe internationale.

La construction d'un nouvel aéroport moderne à Diass, à une quarantaine de kilomètres de Dakar, est en cours, l'aéroport international Blaise Diagne. La première pierre en a été posée par le Chef de l'État le 4 avril 2007.

L'aéroport de Saint-Louis, l'aéroport de Cap Skirring et l'aéroport de Ziguinchor sont des aéroports contrôlés ou de première catégorie.

L'aérodrome de Tambacounda n'est pas contrôlé, mais il est pourvu d’un service de protection de la navigation aérienne.

Celui de Linguère est actuellement fermé.

Le Sénégal opère quelques aérodromes militaires, tels que la base aérienne 160 de Dakar-Ouakam.

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Source : Wikipedia