Séisme

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Posté par rachel 10/04/2009 @ 16:07

Tags : séismes, catastrophes naturelles, sciences de la terre, science

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Tremblement de terre

Vue panoramique de San Francisco après l'incendie et le tremblement de terre de 1906.

Un tremblement de terre, ou séisme, résulte de la libération brusque d'énergie accumulée par les déplacements et les frictions des différentes plaques de la croûte terrestre (phénomènes regroupés sous le nom de tectonique des plaques). La plupart des tremblements de terre sont localisés sur des failles. Plus rares sont les séismes dus à l'activité volcanique ou d'origine artificielle (explosions par exemple). Il se produit de très nombreux séismes tous les jours, mais la plupart ne sont pas ressentis par les humains. Environ cent mille séismes sont enregistrés par an sur la planète. Les plus puissants d'entre eux comptent parmi les catastrophes naturelles les plus destructrices.

La science qui étudie ces phénomènes est la sismologie et l'instrument d'étude principal est le sismographe.

Le point d'origine d'un séisme est appelé hypocentre ou foyer. Il peut se trouver entre la surface et jusqu'à sept cents kilomètres de profondeur (limite du manteau supérieur) pour les événements les plus profonds. On parle plus souvent de l'épicentre du séisme, qui est le point de la surface de la Terre qui se trouve à la verticale de l'hypocentre.

Les tremblements de terre engendrent parfois des tsunamis, dont la puissance destructrice menace une part croissante de l'humanité, installée en bordure de mer. Ils peuvent aussi menacer les installations pétrolières et gazières offshore et disperser les décharges sous-marines contenant des déchets toxiques, déchets nucléaires et munitions immergées. On cherche à les prévoir, pour s'en protéger, à l'aide d'un réseau mondial d'alerte, qui se met en place, en Indonésie et Asie du Sud Est notamment.

Dans certains cas, les séismes provoquent la liquéfaction du sol : un sol mou et riche en eau perdra sa cohésion sous l'effet d'une secousse.

La puissance d'un tremblement de terre peut être quantifiée par sa magnitude, notion introduite en 1935 par le sismologue Charles Francis Richter. La magnitude se calcule à partir des différents types d'ondes sismiques en tenant compte de paramètres comme la distance à l'épicentre, la profondeur de l'hypocentre, la fréquence du signal, le type de sismographe utilisé, etc. La magnitude n'est pas une échelle mais une fonction continue logarithmique. En raison de ce caractère logarithmique, lorsque l'amplitude du mouvement ou l'énergie libérée par le séisme varient d'un facteur 10, la magnitude change d'une unité. Ainsi, un séisme de magnitude 7 sera dix fois plus fort qu'un évènement de magnitude 6, cent fois plus fort qu'un magnitude 5.

La magnitude, souvent appelée magnitude sur l'échelle de Richter, terme le plus connu du grand public, est généralement calculée à partir de l'amplitude ou de la durée du signal enregistré par un sismographe. Plusieurs valeurs peuvent être ainsi calculées (Magnitude locale ML, de durée MD, des ondes de surfaces MS, des ondes de volumes MB). Mais ces différentes valeurs ne sont pas très fiables dans le cas des très grands tremblements de terre. Les sismologues lui préfèrent la magnitude de moment (notée MW) qui est directement reliée à l'énergie libérée lors du séisme. Des lois d'échelle relient cette magnitude de moment aux paramètres géométriques du séisme (surface rompue et quantité de glissement sur la faille).

Les relations entre magnitude et intensité sont complexes. L'intensité dépend du lieu d'observation des effets. Elle décroît généralement lorsqu'on s'éloigne de l'épicentre en raison de l'atténuation introduite par le milieu géologique traversé par les ondes sismiques, mais d'éventuels effets de site (écho, amplification locale par exemple) peuvent perturber cette loi moyenne de décroissance.

Au moment du relâchement brutal des contraintes de la croûte terrestre (séisme), deux grandes catégories d'ondes peuvent être générées. Il s'agit des ondes de volume qui se propagent à l'intérieur de la Terre et des ondes de surface qui se propagent le long des interfaces.

Les ondes de surface (ondes de Rayleigh, ondes de Love) résultent de l'interaction des ondes de volume. Elles sont guidées par la surface de la Terre, se propagent moins vite que les ondes de volume, mais ont généralement une plus forte amplitude. Généralement ce sont les ondes de surface qui produisent les effets destructeurs des séismes.

Les plus anciens relevés sismiques datent du VIIIe millénaire av. J.-C..

La France métropolitaine est un pays dont la sismicité est considérée comme modérée. Les séismes y sont essentiellement superficiels, leur foyer se situant à moins de 256 km dans la croûte terrestre. Ils résultent du rapprochement lent entre les plaques africaines et la plaque eurasienne et sont distribués le long des zones à failles et glissements souvent anciens. Le fichier de la macrosismicité de la France (fichier SIRENE : BRGM-Risque et Génie Sismique, LDG-CEA (catalogue micro-sismicité, EDF)) recense plus de 5 000 tremblements de terre ressentis au cours des dix derniers siècles, dont presque tous les séismes destructeurs depuis le XIVe siècle. Il comporte 22 séismes d’intensité épicentrale, sur le territoire français, supérieure ou égale à 7, soit en moyenne 4 par siècle. En France, on dénombre en moyenne chaque année une vingtaine de séismes de magnitude supérieure à 3,5 alors que plusieurs milliers sont ressentis dans l’ensemble du bassin méditerranéen.

L'ancienne méthode chinoise consistait en un vase de bronze comportant huit dragons sur le pourtour. Une bille était placée dans la gueule de chacun d'eux, prête à tomber. Lorsqu'un séisme avait lieu (à proximité relative), le vase de bronze tremblait et deux billes tombaient, l'une pointant vers l'épicentre, l'autre pointant à l'opposé. L'Empereur chinois — ne pouvant savoir quel côté était le bon — envoyait des troupes dans les deux directions afin qu'elles aident à organiser les secours et à maintenir l'ordre après la catastrophe.

La localisation de l'épicentre par des moyens modernes se fait à l'aide de plusieurs stations sismiques (3 au minimum), et un calcul tridimensionnel. Les capteurs modernes permettent de détecter des événements très sensibles, tels qu'une explosion nucléaire.

On peut distinguer trois types de prévisions : La prévision à long terme (sur plusieurs années), à moyen terme (sur plusieurs mois), et à court terme (inférieur à quelques jours).

Les prévisions à long terme reposent sur une analyse statistique des failles répertoriées. Elles permettent de définir des normes pour la construction de bâtiments. De manière générale, plus il y a de temps entre deux séismes, plus le deuxième est proche et sera plus puissant. Certaines failles telles celle de San Andreas en Californie ont fait l'objet d'études statistiques importantes ayant permis de prédire le séisme de Santa Cruz en 1989. Des séismes importants sont ainsi attendus en Californie, ou au Japon (Tokaï, magnitude 8.3).

Les prévisions à moyen terme sont plus intéressantes pour la population. Les recherches sont en cours pour valider certains outils, comme la reconnaissance de formes (dilatance).

Les prévisions à court terme se basent sur des observations très précises des terrains à risque. Les moyens de détection peuvent avoir un coût important et des résultats non garantis, du fait de la grande hétérogénéité des signes précurseurs d'un séisme, voire leur absence dans des séismes pourtant de grande ampleur, tels que TangShan ou Michoacan, qui avaient été prévus à moyen terme mais non à court terme. De plus les gouvernement ont besoin d'informations certifiées pour évacuer une population des sites suspectés. La Grèce étudie notamment la fiabilité de la méthode VAN, qui fonctionne par des enregistrements de variations des courants électrotelluriques. Cette méthode, bien que fortement controversée dans le milieu scientifique, semble avoir détecté 5 séismes majeurs avec plusieurs jours d'avance. Les États-Unis utilisent des outils de grande sensibilité autour des points statistiquement sensibles (tels que Parkfield en Californie) : vibrateurs sismiques utilisés en exploration pétrolière, extensomètres à fil d'invar, géodimètres à laser, réseau de nivellement de haute précision, magnétomètres, analyse des puits. Le Japon étudie les mouvements de l'écorce terrestre par GPS et par interférométrie (VLBI), méthodes dites de géodésie spatiale. En Afrique du Sud, les enregistrements se font dans les couloirs des mines d'or, à 2 km de profondeur. La Chine se base sur des études pluridisciplinaires, tels que la géologie, la prospection géophysique ou l'expérimentation en laboratoire.

Des affiches suggèrent aux Californiens la conduite à tenir en cas de tremblement de terre.

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Séisme du Sichuan de mai 2008

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Le séisme du Sichuan du 12 mai 2008 a touché la province du Sichuan en Chine. À 14:28:04 heure locale, 6:28 UTC (8:28 en France), la secousse initiale a eu une magnitude de 7.9-8.3Mw , son épicentre était localisé dans le district de Wenchuan. Le bilan de cette catastrophe est de 70 000 tués, 18 000 disparus, 374 000 blessés et d'innombrables constructions détruites.

Le séisme s'est produit sous la chaîne du Lungmen Shan à la bordure Est du plateau du Tibet, dans le district de Wenchuan. L'hypocentre est situé aux coordonnées 31° 05′ 57″ N 103° 16′ 45″ E / 31.0992, 103.2791, à 19 km de profondeur, dans la préfecture de Ngawa, à 90 km de Chengdu (province chinoise du Sichuan) avec sa secousse principale se produisant le 12 mai 2008 à 14:28:04 heure locale (06:28:04 GMT). Les premiers bulletins d'informations concernant la magnitude du séisme la situaient entre 7,6 et 8 sur l'échelle de Richter.

Des employés de bureau à Chengdu, ville importante la plus proche de l'épicentre, ainsi que de nombreuses personnes à l'extérieur, ont signalé deux à trois minutes de secousses continues. Le tremblement de terre a été perçu jusqu'à Pékin (distant de 1 500km), Shanghai et au large de Taïwan, où les immeubles de bureaux se balançaient avec la secousse, et dans la capitale du Viêt Nam, Hanoï.

Le 14 mai, l'agence de presse Chine Nouvelle annonce 30 000 victimes . Le lendemain, les officiels chinois annoncent que le nombre des victimes pourrait être supérieur à 50 000.

Le 25 septembre, le bilan officiel s'élève à 69 227 morts, 17 923 disparus, 374 643 personnes blessées en Chine. Le gouvernement chinois s'attend à voir le bilan final dépasser les 80 000 morts. Les 19, 20 et 21 mai sont jours de deuil national. Le 19 mai à 14h28 local, 3 minutes de silence sont dédiées à la mémoire des victimes.

Selon des chiffres de Chine Nouvelle, 354 045 édifices ont été détruits au Sichuan, la province du sud-ouest qui a été de loin la plus gravement touchée, et 367 854 en tout de la Chine, dont 6 898 établissements scolaires, prenant au piège des milliers d'enfants et d'enseignants.

La Chine rencontre de « sérieux problèmes » sur la sécurité des installations hydrauliques dans le sud-ouest du pays après le séisme de lundi, a déclaré jeudi le ministre des Ressources hydrauliques, Chen Lei, cité par l'agence Chine Nouvelle.

Le laboratoire de recherche le plus important de la Chine sur les armes atomiques situé à Mianyang dans la zone du séisme n'aurait pas été touché selon certains experts, mais son personnel a été évacué,,. Le 23 mai, une information est donnée selon laquelle 15 sources de radiation nucléaire demeurent inaccessibles, et 50 sources de radiation ont été enterrées dans des décombres suite au séisme.

Bien que le gouvernement chinois ait été loué au début, pour sa réponse au tremblement de terre (surtout en comparaison du le blocus de l'aide par la junte militaire birmane pendant Cyclone Nargis), il a vu une érosion de la confiance sur le scandale de la construction des écoles. Mal bâties, elles ont été surnommés les «écoles en tofu» et le gouvernement provincial chercherait à étouffer l'affaire en achetant le silence des parents, en les empêchant de manifester. L'activiste chinois Huang Qi qui avait participé au travail d'assistance et répondu à certains parents dans leurs demandes d'assistance concernant leur plaintes après l'effondrement des bâtiments scolaires est emprisonné depuis le 10 juin pour "suspicion de possession illégale de secrets d'états." Il n'a pas été vu depuis. L'annonce formelle de son arrestation a été faite le 18 juillet 2008.

Le gouvernement central estime que plus de 7.500 salles de classe se sont effondrées dans le tremblement de terre. En raison de la politique de l'enfant unique de la RPC, beaucoup de familles ont perdu leur enfant unique quand les écoles de la région se sont effondrées au cours du tremblement de terre. En conséquence, les fonctionnaires locaux de la province du Sichuan ont levé des restrictions pour les familles dont le seul enfant a été tué ou sévèrement blessé dans le désastre. Les prétendus «  enfants illégaux » de moins de 18 ans peuvent être enregistré en remplacements légaux de leurs frères ou sœurs décédés ; si l'enfant mort était illégal, aucune amende plus importante ne s'appliquerait. Le remboursement ne serait cependant pas offert pour les amendes qui ont été déjà demandés. La levée des restrictions peut venir comme un réconfort recherché par beaucoup, comme certains des parents affectés sont trop vieux pour pouvoir encore avoir des enfants, alors que d'autres ont été stérilisés.

Le 29 mai, les fonctionnaires ont commencé à inspecter les ruines de milliers d'écoles qui se sont effondrées, cherchant des indices sur les raisons de leur effondrement. Les milliers de parents de la province ont accusé les fonctionnaires et constructeurs locaux d'avoir bâclé la construction d'école, rappelant qu'après le tremblement de terre d'autres bâtiments proches étaient peu endommagés. Les fonctionnaires locaux les ont exhortés de ne pas protester mais les parents ont manifesté et exigé des enquêtes. Les censeurs ont découragé la publication dans les médias de descriptions d'écoles mal-construites et il y a eu un incident où la police a chassé les manifestants., Le Jour des enfants, le 1er juin 2008, beaucoup de parents sont allés dans les décombres d'écoles pour porter le deuil pour leurs enfants. Les enfants qui survivent, qui habitent en majorité maintenant dans les camps de réfugié ont tenu des cérémonies marquant ce jour spécial mais aussi celui du tremblement de terre.

Ye Zhiping, le directeur de Collège de Sangzao, l'un des plus grand de Xian d'An, est crédité pour l'action dynamique qui a épargné les vies de l'ensemble des 2323 élèves en classe quand le tremblement de terre est survenu. Pendant une période de trois ans qui s'est terminée en 2007, il a supervisé une révision majeure de son école. Pendant cette période, il a obtenu plus de 400.000 yuan (US$60,000) du département de l'éducation du Comté, argent qu'il a utilisé pour élargir et fortifier des piliers de ciment et la grille du balcon des quatre étages de son école, de même qu'obtenir des planchers concrets.

Cependant Reuters a rapporté que les procureurs chinois loin ont joint si une enquête officielle dans dix écoles effondrées pendant dévastant le mois dernier le tremblement de terre pour gagner le matériel de première main de qualité de construction aux écoles effondrées, lancer des enquêtes préliminaires et préparer à des investigations possibles dans le crime professionnel. It was also reported that safety checks are to be carried out at schools across China after last month's earthquake.

Le New York Times a rapporté cela « les fonctionnaires dans Pékin et Sichuan ont dit qu'ils examinent les effondrements. Dans une reconnaissance de la faiblesse de codes de bâtiment dans le paysage, le Développement Nationaux et la Commission de Réforme ont dit le 27 mai qu'il avait esquissé un amendement pour améliorer les normes de construction pour primaire et les collèges dans les secteurs ruraux. Les experts réexaminent le brouillon, la commission a dit." It also reported cases in which officials bribed parents to stay quiet and not protest over the deaths of their children.

Le président Hu Jintao a annoncé des mesures rapides à la taille de la catastrophe. 90 minutes après le tremblement de terre, le premier ministre Wen Jiabao, ayant une formation universitaire de géomécanique, s'est rendu dans la zone touchée pour mener les opérations de secours.

La Commission d'État pour la lutte contre les catastrophes de Chine a annoncé un « plan d'urgence de niveau II » qui couvre les types de catastrophes naturelles les plus graves le 12 mai à 22 h 15 CST.

Le 12 mai 2008, le ministre chinois de la santé déclare qu'il a envoyé 10 équipes de secours médical dans le district de Wenchuan. Le même jour, le commandement chinois de la zone militaire de Chengdu a envoyé 50 000 soldats et policiers armés pour soutenir le travail d'assistance dans le district de Wenchuan.

Une équipe d'aide d'urgence composée de 184 personnes (dont 12 personnes du Bureau sismique d'État, 150 personnes du commandement de la zone militaire de Pékin, et 22 personnes de l'hôpital général de la police armée) ont quitté Pékin par l'Aéroport de Nanyuan le 12 mai en fin de journée dans des avions de transport militaire pour se rendre dans le district de Wenchuan.

Le relief et les conditions météo ont empêché l'usage des hélicoptères pour accéder aux villages de haute montagne. A 4000m au dessus du niveau de la mer, un village d'ethnie tibétaine dans les montagnes du Pingwu était inaccessible. En groupes de 80 porteurs avec 40kg de matériel de secours, la brigade d'infanterie motorisé du commandant Yang Wenyao, a finalement atteint le village. Parmi les décombres, 300 villageois ont été bloqués pendant cinq jours sans nourriture ni eau avant d'être secourus.

Le 12 mai, 20 hélicoptères ont été déployés pour l'acheminement de vivres, d'eau et de l'aide d'urgence, ainsi que l'évacuation des victimes et de reconnaissance des zones sinistrées.

Le 13 mai, un total de plus de 15600 soldats et des miliciens réservistes de la région militaire de Chengdu ont rejoint les équipes de sauvetage dans les zones fortement touchées. Dans la ville de Yingxiu, Wenchuan, 3000 survivants ont été trouvés, l'état de santé des 9000 autres habitants étant incertain. Les sauveteurs ont atteint l'épicentre du séisme, la ville principale de Wenchuan a été atteint par un des premiers groupes.

Le 14 mai 2008, les communications dans les grandes villes de Wenchuan ont commencé a être rétablies. Dans l'après-midi, 100 parachutistes et du matériel ont été parachutés dans le comté inaccessible de Maoxian, au nord-est de Wenchuan.

Le gouvernement chinois accepte officiellement l'aide internationale le 13 mai sous forme financière ou matérielle mais refuse l'envoi d'équipes spécialisées, estimant que les conditions nécessaires n'étaient pas réunies, notamment pour des raisons de communication.

Quatre équipes internationales (Russie, Japon, Corée du sud et Singapour), soit 260 personnes ont aidé les secours.

Lors du conseil d'état du 21 mai, 70 milliards de yuan ont été débloqués pour l'effort de reconstruction.

La Croix Rouge de Chine a envoyé 557 tentes et 2 500 couvertures estimées à 788 000 yuan (113 000 USD) dans le district de Wenchuan. La fondation Amity a déjà commencé le travail d'assistance dans la région et a attribué 1 million de yuan pour l'aide d'urgence.

De nombreux pays et entreprises se sont mobilisés pour organiser l'aide internationale et faire des dons.

La France a envoyé le 18 mai à Chengdu un avion cargo transportant l’aide française matérielle pour les sinistrés d’une valeur de 380.000 euros .

Le 14e Dalaï Lama a annoncé qu'il souhaitait faire un don pour venir en aide aux victimes du tremblement de terre en Chine. Son don a été accepté à l'ambassade de Chine de New Delhi. Le 17e Karmapa en visite aux États-Unis a aussi appelé ceux qui l'écoutaient à faire tout ce qu'ils pouvaient pour venir aider les personnes affectées par le séisme.

La couverture des médias chinois sur l'événement a été d'une particulière transparence qui coupait avec ce qui avait pu s'observer auparavant. Ceci se matérialise par les retransmissions en direct, les mises à jour permanentes du bilan des victimes, et les reportages donnant la paroles à des survivants, des militaires ou des scientifiques. Cette amélioration de la communication en Chine est à nuancer avec la surmédiatisation du premier ministre Wen Jiabao durant les opérations de sauvetage.

Pour les Chinois les plus superstitieux les séismes annoncent des « changements dynastiques », comme ce fut le cas lors du Tremblement de terre de 1976 à Tangshan qui avait, pour certains, « annoncé » la mort de Mao Zedong. La prédominance du nombre 8, normalement porte-bonheur dans la culture chinoise a marqué les esprits. En effet, le séisme a eu lieu le 12 mai 2008, soit exactement 88 jours avant la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin, qui aura lieu le 8 août 2008 à huit heures huit et huit secondes. De plus l'addition des chiffres de la date donne aussi le nombre huit (1+2+0+5 = 8) et la magnitude du séisme était de 8. On peut aussi noter que la province du Sichuan compte 88 millions d'habitants et le bilan des morts du séisme devrait dépasser les 80 000. Certains Chinois y voient donc un signe, le présage d'un grand malheur.

Jean-Marie Le Pen et le FN a donné aux victimes du séisme, quelques 1 000 tentes aux couleurs de la France.

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Séisme du 12 septembre 2007 en Indonésie

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Le Séisme du 12 septembre 2007 en Indonésie fut un très fort tremblement de terre qui secoua les environs de Bengkulu jusqu'à Jakarta le 12 septembre 2007 à 18 h 10 min (heure locale), pendant une minute et demie. L'épicentre fut localisé à 130 kilomètres au sud-ouest de Bengkulu (dans le sud de l’île de Sumatra), 410 km au sud-sud-est de Padang, 620 km à l’ouest-nord-ouest de Jakarta, 700 km au sud-sud-ouest de Singapour. Le foyer se situe à une profondeur de 30 kilomètres.

Selon le Centre d'alerte des tsunamis dans le Pacifique, le tremblement de terre a atteint une magnitude préliminaire de 8,4. L'épicentre de la secousse tellurique survenue vers 18 h 10 (11 h 10, temps universel) se trouvait à 130 kilomètres au sud-ouest de Bengkulu, ville située sur l'île indonésienne de Sumatra, à une profondeur de 30 kilomètres. D'après l’Observatoire des sciences de la Terre à Strasbourg, le séisme a atteint une magnitude de 8,1.

12 heures 39 minutes plus tard, après quelques autres répliques, une seconde secousse importante de magnitude 7,9 a touché une région plus proche de la côte de Sumatra au nord-ouest (2,525°S, 100,9640°E), à une profondeur de 30 km seulement, causant plus de dégats dans les infrastructures et plus de victimes parmi la population que la première secousse tellurique.

Quelques heures plus tard, c'est encore une région au nord-ouest de la première réplique qui subit une réplique majeure de magnitude 7,0 à une faible profondeur de 10 km, sur la même ligne de fracture au sud des côtes de l’île de Sumatra. Cette fois l'épicentre se situe sur une petite île côtière plus proche de la grande ville de Padang sur Sumatra.

De très nombreuses répliques se produisent presque sans discontinuer tout au long de cette faille côtière de compression entre la plaque indo-australienne, glissant vers le nord-ouest et la plaque de Sunda (Java et Sumatra), avec des centaines de séismes de magnitude diverses souvent ressenties (dont plus d'une soixantaine supérieure à la magnitude 3), jusqu'à la ligne de rupture en formation entre la sous-plaque australienne et la sous-plaque indienne. D'autre part, on note une variation importante de la pression des gaz s'échappant des nombreux volcans de la région sur les îles de l'archipel, des volcans très actifs tous situés au nord de la ligne de faille sous-marine, au dessus de la zone profonde de subduction.

Le Centre d'alerte aux tsunamis du Pacifique (Pacific Tsunami Warning Centre) situé à Hawaï a alerté que « des séismes de cette ampleur » sont susceptibles de « provoquer un tsunami destructeur pouvant affecter le littoral dans tout le bassin de l'Océan Indien ». Le centre met en garde contre un raz-de-marée qui pourrait toucher l'Indonésie et l'Australie dans l'heure, le Sri Lanka et l'Inde d'ici trois heures.

En plus de l’Indonésie, plusieurs pays, dont la Malaisie ont lancé une alerte au tsunami. La préfecture de l’île de la Réunion a également diffusé un message faisant état d’une possible menace de tsunami. « À ce stade, il n’est pas encore possible de dire si ce séisme provoquera un tsunami. Si c’était le cas, et selon les estimations scientifiques, un tel séisme de magnitude 8,4 peut provoquer l’arrivée d’une onde de 0,5 à 2 mètres d’amplitude à la Réunion », explique le communiqué. L’arrivée de cette onde pourrait arriver entre 22 et 23 heures. La préfecture recommande donc d’ajuster les dispositifs d’amarrage des bateaux et interdit les baignades et les promenades en bord de mer.

4 alertes au tsunami en Indonésie ont été lancées après plusieurs fortes répliques dont la plus forte de magnitude 7,9, enregistrées dans les heures suivant le principal tremblement de terre. Finalement aucun tsunami n'a touché les pays.

Plusieurs immeubles se sont effondrés dans la ville indonésienne de Mokomuko.

Un mini tsunami entre 1 et 3 mètres de haut a touché la ville de Padang en Indonésie faisant au moins 9 morts. Un petit tsunami, environ 15 centimètres de haut, a été rapporté aux Îles Cocos.

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Sismologie

Réplique du sismographe de Zhang Heng

La sismologie ou séismologie (ce dernier est un anglicisme de l'anglais seismology ), étudie les séismes (tremblements de terre) et plus généralement la propagation des ondes à l'intérieur de la Terre .

La sismologie moderne utilise les concepts de la mécanique newtonienne appliqués à la connaissance de la Terre. Les principales disciplines sont la sismogénèse, la sismotectonique, la sismologie de l'ingénieur , la sismologie globale, la sismique active et la sismologie spatiale. Cette liste n'est pas exhaustive. Il existe aussi des disciplines associées où la sismologie est importante comme par exemple la paléosismologie, la mécanique des roches ou l'héliosismologie.

Les tremblements de terre ont longtemps été considérés comme des messages divins.

Pour les Chinois, c'était un signe que le Ciel (les dieux) désavouait la légitimité de l'empereur. En raison de la signification politique qu'accordaient les Chinois aux séismes et à leur fréquence importante dans la région, très tôt, ils notèrent consciencieusement les différents tremblements de terre. L'un des premiers à être noté est celui de -780 et le pire en vies humaines est celui de 1556 dans la province de Shaanxi qui fit plus de 830 000 victimes . Bien qu'ils n'établirent aucune théorie sur l'origine naturelle des séismes, c'est un Chinois, l'inventeur Zhang Heng, qui créa le premier pseudo-"sismographe" en 132. Utilisant le principe du pendule, ce sismographe se présentait sous la forme d'un récipient en bronze (d'environ deux mètres de diamètre), contenant un poids suspendu. Huit dragons étaient disposés tout autour du récipient, avec dans la bouche de chacun une boule. Lorsqu'une onde sismique assez importante arrivait, le pendule oscillait dans un sens, ouvrait la bouche d'un dragon et se bloquait pour ne pas déclencher le mécanisme pour un autre dragon. La boule était réceptionnée dans la bouche d'une grenouille, ainsi, il était possible de déterminer la direction dans laquelle avait eu lieu le tremblement de terre, mais non sa distance ou son intensité.

D'après la religion grecque antique, c'était Poséidon le responsable de tels évènements. Pourtant, cela n'empêchera pas des Grecs comme Thalès (VIe siècle av. J.-C.) et surtout Aristote (IVe siècle av. J.-C.), de penser que les séismes ont une origine naturelle. Selon Thalès, ce sont des éruptions d'eau chaude qui sont la cause des tremblements de terre. Selon lui, les surfaces émergés flottent sur l'eau, et des éruptions d'eau chaudes assez violentes peuvent faire bouger la terre. Pour sa part, Aristote établit sa théorie pneumatique dans laquelle le pneuma (souffle) serait la cause des séismes. Le pneuma est produit par la chaleur de la terre (dont l'origine est le feu intérieur) ou par les rayons du Soleil. Lorsque le pneuma est dirigé vers l'extérieur, il forme les vents. Mais lorsqu'il s'enfonce dans la terre et s'accumule, il produit des tremblements de terre. De par le rôle fondamental des oeuvres d'Aristote dans les sciences du moyen-âge, cette théorie restera une des principales pendant plusieurs siècles.

En Europe, à la Renaissance, l'origine naturelle est de plus en plus envisagée, plusieurs théories apparaissent. On peut citer celle de Pierre Gassendi qui, vers 1600, pensait que c'était des poches de gaz qui explosaient . Ou celle de l'Abbé Pierre Bertholon de Saint-Lazare, qui, en 1779, y voyait un effet de l'électricité, lorsqu'elle s'accumulait dans le sol, provoquant un tonnerre souterrain. Ami de Benjamin Franklin et ayant travaillé sur l'électricité, il présenta un système utilisant des paratonnerres enfoncés dans la terre pour prévenir les séismes en empêchants les coups de tonnerre.

L'ampleur du tremblement de terre de Lisbonne de 1755 (magnitude estimée entre 8,6 et 9) provoque l'une des première étude scientifique sur le sujet. Il faudra attendre 1854 pour avoir les bases de la théorie actuelle, avec la publication par Robert Mallet de la première carte sismique du monde.

Ce n'est qu'au début du XXe siècle que l'étude approfondie des séismes commence véritablement, avec le recensement à l'échelle de la planète des tremblements de terre par Alexis Perrey et Fernand de Montessus de Ballore entre autres ou encore l'identification des différentes ondes sismiques par Richard Dixon Oldham.

La sismologie est une science ancienne du point de vue de l'observation, mais que les bases scientifiques de l'étude des séismes ne furent posées que de façon très récente.

La sismogénèse étudie les mécanismes provoquant les tremblements de terre. Cette discipline essaie de comprendre non seulement ce qui se passe lors d'un tremblement de terre sur la ou les failles impliquées, mais aussi tente d'appréhender (si elles sont appréhendables) les conditions associées au déclenchement (le terme technique est nucléation) d'un tremblement de terre dans le temps et dans l'espace.

Dans sa simplification la plus extrême, la source d'un séisme peut être considérée comme un point représentant la position de la nucléation (appelée aussi foyer ou hypocentre). Le travail consistant à trouver la position de ce point est appelé localisation. Le diagramme du rayonnement d'énergie à basse fréquence d'un séisme correspond à celui d'un double couple de force dont un des deux plans nodaux correspond au plan de faille. L'orientation spatiale de ce double couple est appelé mécanisme au foyer. Ce dernier permet de savoir s'il s'agit d'une faille inverse, normale ou décrochante. La première étape de l'étude d'un séisme est donc de trouver la localisation et le mécanisme au foyer. La disponibilité des données sismologiques en temps réel à l'échelle planétaire permet d'obtenir ces informations très rapidement après un évènement (moins d'une heure pour les séismes majeurs).

Mais la source d'un tremblement de terre n'est pas un point. Les plus grands séismes sont générés par des ruptures de failles de plusieurs centaines de kilomètres. Le sismologue parle de source étendue quand il décrit le séisme non plus comme un simple point mais comme une surface bi-dimensionelle plus ou moins complexe.

La sismogénèse utilise deux types de représentation de la source sismique qui tendent petit à petit à se rejoindre. L'approche cinématique représente le séisme à partir de la différence de l'état de la faille avant et après la rupture. La source sismique est alors décrite principalement par la vitesse (et ses variations) du glissement d'un point sur la faille (de l'ordre du m.s-1) lors du séisme et par la vitesse à laquelle se propage la rupture sur cette même faille (de l'ordre de quelques km.s-1). La seconde représentation est dynamique. Cette représentation part d'un état initial de la faille qui est portée à un état critique où la rupture commence (nucléation). La rupture se développe suivant des lois constitutives (par exemple la loi reliant la vitesse de glissement au frottement). La réprésentation dynamique a sûrement plus de sens physique que la représentation cinématique mais est beaucoup plus complexe à manipuler. On peut dans la plupart des cas déduire une représentation cinématique d'une représentation dynamique (le contraire n'est pas possible).

Comprendre la source sismique est fondamental pour pouvoir un jour espérer prévoir les séismes. Certains groupes de chercheurs estiment qu'il est possible de prédire certains évènements sismiques mais ces recherches n'ont pas le consensus de toute la communauté sismologique et sont souvent l'origine de débats très enflammés.

La sismotectonique est la branche de la géologie et de la géophysique qui étudie les structures et les mouvements tectoniques grâce aux séismes, ainsi que les rapports entre les séismes et la tectonique. En effet, la distribution spatiale des tremblements de terre (sismicité) n'est pas aléatoire. En regardant la sismicité à l'échelle planétaire, la majeure partie des séismes se situe aux frontières des plaques tectoniques. La variation de la profondeur des hypocentres souligne la présence des zones de subduction.

Cette simple analyse à l'échelle du globe peut être effectuée à toutes les échelles. À l'aide de différentes stations sismiques réparties autour d'un séisme, il est possible de retrouver les paramètres physiques d'un séisme, comme les coordonnées du séisme, sa profondeur (souvent difficile à déterminer), et le mécanisme au foyer du séisme ; ainsi on détermine le type de faille mise en jeu. À partir de la simple analyse de sismogrammes ayant enregistré une secousse, il subsiste toujours un doute sur l'orientation de la faille principale, la distinction entre le plan de faille et le plan nodal (plan théorique orienté perpendiculairement au plan de faille) ne pouvant être obtenu que par la connaissance géologique et/ou l'étude des répliques du séisme principal. Les mécanismes au foyer (paramètres géométriques de la rupture) sont liés à l'orientation et aux variations du champ de contrainte dans la croûte.

La localisation précise des séismes nécessite une connaissance assez détaillée des variations de la vitesse des ondes sismiques dans le sous-sol. Ces vitesses sont directement liées aux propriétés élastiques et physiques du milieu. En général, les variations de vitesse dans la Terre sont fonction de la profondeur. Ceci est la raison pour laquelle, en première analyse, le milieu dans lequel se propagent les ondes (milieu de propagation) est souvent assimilé à un milieu stratifié horizontal (empilement de couches horizontales, le terme technique est milieu monodimensionnel). Mais la prise en compte de milieux complexes tridimensionnels est aujourd'hui pratique courante. Ainsi la détermination du milieu de propagation et la localisation des séismes sont obtenues conjointement par des techniques de tomographie dite passive (les sources sont naturelles).

Un séisme est toujours le témoignage de la présence d'une faille (si on exclut certaines sources très particulières). Mais une faille ne produit pas toujours des séismes. On parlera alors de faille inactive si celle-ci ne cause aucune déformation. En revanche une faille, ou un segment de faille, peut être active mais ne générer aucun séisme (ou bien une sismicité diffuse de très faible magnitude). La faille est alors dite asismique. Le mouvement sur la faille se fait alors très lentement (quelques millimètres par an). Le terme technique est «creeping» (mot anglais signifiant littéralement «rampement»). Cette déformation ne peut être mise en évidence que par des données géodésiques (par exemple des mesures GPS ou des images InSAR). Ce même type de données a permis de détecter récemment des glissements sur des failles ayant des durées très longues (plusieurs semaines à plusieurs mois). Ces événements sont appelés «séismes lents» ,.

La relation entre activité sismique et faille est importante pour la prévision sismique. Dans une vision simplifiée, la déformation due à la tectonique augmente les contraintes sur la faille. Arrivé à un certain seuil, une rupture se déclenche et la faille génère un séisme relâchant les contraintes accumulées. La faille est alors prête pour un nouveau cycle d'accumulation. Ainsi, sur un système de faille où la charge en contrainte est homogène, la faille ou le segment de faille n'ayant pas subi de forts tremblements de terre depuis longtemps devient un bon candidat pour le prochain séisme. Ce candidat est appelé « gap » sismique ,. Cette simplification n'est pas souvent vérifiée car le champ de contrainte n'est pas homogène et la géométrie des failles est complexe.

L'analyse de l'aléa sismique étudie l'occurrence des tremblements de terre et les mouvements forts du sol qui en découlent. On distingue en général deux approches distinctes : l'analyse probabiliste de l'aléa sismique (en anglais PSHA pour Probabilistic Seismic Hazard Analysis) et l'approche déterministe . Ces deux approches sont complémentaires et sont souvent utilisées ensemble.

L'approche déterministe permet de faire des études de scénario quand la plupart des paramètres du problème sont fixés. En pratique, elle permet de répondre à des demandes du type : « Quelles seraient les accélérations du sol attendues à Aix-en-Provence dans le cas d'un séisme de magnitude 6 sur la Faille de la Trévarese ? ». La réponse à cette question se base souvent sur les connaissances acquises grâce à la sismicité historique. Si le scénario est inédit et n'a pas de réponse dans les bases de données, alors une simulation numérique du problème est requise.

L'approche probabiliste fait intervenir la notion de temps et d'occurrence. Elle nécessite la connaissance de la variation du taux de sismicité sur le territoire. La demande typique est la suivante : « Quelles sont les chances de dépasser une accélération du sol de 2 m.s-2 à Aix-en-Provence dans les 50 prochaines années ? ». Cette approche permet aussi de réaliser une carte de l'aléa sismique quand la question est légèrement modifiée : « Quelle est l'accélération du sol en ce point ayant 10% de chance d'être dépassé dans les 50 prochaines années ? ».

Il est nécessaire de faire la distinction entre l'aléa sismique et le risque sismique. En effet le risque sismique est l'impact de l'aléa sismique sur l'activité humaine en général. Ainsi on parle d'un aléa sismique élevé pour une région ayant une activité sismique importante. Mais à un aléa sismique élevé ne correspond pas forcement un risque sismique élevé si la région est déserte et ne comporte pas de construction. En revanche même une zone ayant une sismicité modérée peut être considérée à haut risque du fait de densité de la population, de l'importance du construit ou bien de la présence d'édifices sensibles (centrales nucléaires, usines chimiques, dépôts de carburants, ...).

La sismologie globale étudie la structure de la Terre en utilisant les enregistrements des ondes produites par les séismes à très grandes distances. En effet, quand la magnitude du séisme est suffisante (supérieure à 5), les ondes qu'il émet peuvent être mesurées sur toute la surface de la Terre.

Les ondes de volume, primaires et secondaires (dites ondes P et ondes S), traversent la Terre et se réfléchissent sur les discontinuités majeures (interface noyau-manteau, Moho, surface de la terre). Chaque réflexion produit différentes phases et l'étude de leur temps de parcours entre la source et le sismomètre donne des informations sur la structure traversée. Par exemple, l'absence d'onde de cisaillement S passant par le noyau externe a permis à Richard Dixon Oldham de conclure qu'il était liquide.

Le premier modèle de référence a été justement déduit de l'étude des temps de parcours des ondes sismiques. Il s'agit d'un modèle monodimensionnel définissant la variation de la vitesse des ondes sismiques et de la densité en fonction de la profondeur.

Mais l'approximation de paramètres ne dépendant que de la profondeur est seulement de premier ordre. La variabilité tri-dimensionelle de la structure interne du point de vue sismologique a de multiples causes. La cause principale est l'hétérogénéité associée aux discontinuités majeures. Leur géométrie est complexe. Il s'agit aussi de zones d'échanges créant des variations importantes des paramètres physiques auxquels sont sensibles les ondes sismiques. Par exemple, l'étude des phases réfléchies à la frontière entre le noyau et le manteau fournit des informations non seulement sur sa topographie mais aussi sur son comportement, qui est très important pour la dynamique de la planète Terre. En utilisant l'outil tomographique, les dernières études montrent des images de plus en plus nettes du manteau, des zones de subduction et proposent des réponses sur l'origine des plumes mantelliques.

Les ondes de volume ne sont pas les seules à être sensibles à l'échelle du globe. Lors des grands tremblements de terre, les ondes de surfaces peuvent faire plusieurs fois le tour de la Terre. L'utilisation de ces types de données sert aussi à la connaissance de la structure de la Terre dans les premières centaines de kilomètres. En effet, l'amplitude des ondes de surface s'atténue avec la profondeur.

Enfin, la Terre est un volume fini et peut résonner. Pour les plus importants séismes, l'interaction constructive des ondes de surface faisant le tour de la Terre excite ses modes propres. La Terre se met alors à sonner comme une cloche. Le son le plus bas émis par la terre a une période d'environ 53,83 min . Ce son dure plusieurs jours avant de s'atténuer. La période des différents modes est directement reliée à la structure interne de la Terre. Le modèle de référence le plus utilisé jusqu'à présent s'appelle le PREM de l'anglais Preliminary Reference Earth Model . Aujourd'hui plusieurs autres modèles très légèrement différents sont aussi utilisés.

Les avancées de la sismique d'exploration sont intimement liées à la prospection pétrolière et à la surveillance des gisements. Toutefois, les techniques développées dans ce domaine sont aussi employées pour la connaissance de la structure en général de l'échelle du laboratoire jusqu'à l'échelle de la croûte terrestre.

Souvent cette activité est appelée aussi sismique active car les sources utilisées sont le plus souvent artificielles (du coup de marteau à l'explosion nucléaire). La sismique d'exploration s'effectue de plus en plus avec des sources naturelles et/ou induites dans le cas des réservoirs.

Les configurations du dispositif source - récepteur sont fondamentales dans ce domaine. Elles vont en effet définir le type de données obtenu et donc le type de méthode à employer et le type de résultat attendu. La première distinction est la dimensionalité de l'acquisition. Elle peut être 1D (une source et plusieurs capteurs alignés ou le contraire), 2D (les sources et les récepteurs sont contenus dans un plan en général vertical), 3D et 4D (étude de la variation du problème 3D dans le temps). Chaque passage de dimension implique une augmentation substantielle du coût de l'acquisition mais aussi le coût du traitement des données et de leur interprétation.

L'autre caractéristique importante de la configuration est le type de déport (distance source-capteur) utilisé. Quand les déports sont petits, l'énergie enregistrée sur le capteurprovient principalement de la réflexion de l'énergie sur les discontinuités d'impédance du milieu. on parle de sismique réflexion. Quand les déports sont grands, l'énergieenregistrée provient des phases sismiques traversant le milieu ou longeant les discontinuités(ondes réfractées). On parle alors de sismique réfraction.

Ces deux concepts sont liés surtout à la prospection en mer. Pour la sismique réflexion le bateau en progressant traine une ligne de capteurs appelée flûtetout en émettant de l'énergie (tirs) grâce à des canons à air. Dans le cas de la sismique réfraction, le capteur est fixe et le bateau s'en éloigne en tirant. Ces acquisitions sont principalement 2D ou 3D dans le sens de multi 2D. De plus en plus de prospections mélangent maintenant ces deux concepts en une seule acquisition (sismique réflexion à grand angle). L'acquisition de données à terre est beaucoup plus coûteuse et les milieux sont en général plus difficiles à interpréter.

L'archéosismologie est l'étude des séismes ayant eu lieu durant la préhistoire ou la protohistoire. Elle se base sur des études archéologiques, en particulier la destruction de constructions humaines, ou sur la présence de failles. Elle permet d'avoir accès à des événements extrêmement rares, et donc extrêmement violents : dans ces zones, l'énergie élastique emmagasinée n'est libérée que très rarement, et donc avec une très grande ampleur.

La sismologie et ses outils ne sont plus confinés à la planète bleue depuis la fin des années 1960 grâce au programme Apollo. Lors de la mission Apollo 12, le premier sismomètre extra-terrestre est installé sur la Lune le 19 novembre 1969. Lors de chacun des trois atterrissages suivant (Apollo 14, 15 et 16), un sismomètre est installé. Ces instruments ont formé le premier (et unique pour le moment) réseau sismologique extra-terrestre. L'expérience prit fin le 30 septembre 1977.

L'analyse de ces données uniques a permis de démontrer que la structure de la Lune est différenciée (existence d'une croûte, d'un manteau et d'un hypothétique noyau). Les vitesses des ondes sismiques ont ajouté des contraintes sur la composition chimique et minéralogique, compatible avec l'hypothèse d'une collision entre deux astres. Les enregistrements des tremblements de Lune durent très longtemps (jusqu'à une heure). Cette caractéristique est expliquée par la grande dispersion (grande hétérogénéité) et par la faible atténuation dans la croûte lunaire.

Le programme Apollo ne fut pas le premier à tenter de mettre un sismomètre sur la Lune. Le programme Ranger tenta en 1962 de déposer un instrument avec les sondes Ranger 3 et 4. Malheureusement la première manqua la Lune et la seconde s'y écrasa. En ce qui concerne Mars, la sonde Viking installa avec succès un sismomètre en 1976. Un défaut de réglage de l'instrument associé aux forts vents martiens rendit ces données inexploitables. Dans le cadre de la mission Mars 96, les deux sismomètres Optimism prévue pour une installation sur Mars furent perdus avec le lanceur le 16 novembre 1996.

La sismologie a été appliquée aussi aux astres non solides. L'impact de la comète Shoemaker-Levy 9 sur Jupiter en 1994 généra des ondes sismiques de compression et des ondes de surface observables sur les images infrarouges. En outre l'étude des ondes P, de surface et de gravité observées sur le Soleil est maintenant une discipline établie qui s'appelle l'héliosismologie. Ces ondes sont générées par les mouvements convectifs turbulents à l'intérieur de l'étoile.

Les futurs programmes spatiaux parlent de nouvelles mesures sismologiques sur la Lune, d'envoyer des sismomètres sur une comète (Sonde Rosetta pour un «acomètissage» en 2016) et sur Mercure (mission BepiColombo en projet). Le premier sismomètre martien quant à lui est attendu pour 2013 avec la mission ExoMars.

Les tremblements de terre produisent différents types d'ondes sismiques. Ces ondes, en traversant la terre et en se réfléchissant ou se diffractant sur les discontinuités principales de propriétés physiques des roches, nous fournissent des informations utiles pour comprendre non seulement les événements sismiques mais aussi les structures profondes de la terre.

La mesure en sismologie est fondamentale que ce soit pour l'étude de la propagation des ondes que pour l'étude des séismes. En effet, l'étude d'un séisme passe par l'étude des processus en action sur la faille avant et pendant le séisme. Mais une observation directe de cet objet dans son ensemble n'est pas possible. La seule possibilité pour le moment est le forage mais c'est une solution très coûteuse et elle ne permet qu'une observation ponctuelle du plan de faille. Il faut donc recourir à des observations indirectes, la première étant les ondes générées par les séismes. Ces dernières peuvent être en effet enregistrées même à l'autre bout de la Terre en cas de magnitudes importantes. Ces ondes à leur passage font bouger le sol. C'est ce mouvement qui est enregistré grâce à des capteurs appelés sismomètres.

Les livres en français cités ci-dessous sont en général des ouvrages de vulgarisation. Les livres en anglais, à part le livre de B. Bolt (dont une traduction française est parue, mais est épuisée), sont tous des livres de références d'un niveau avancé.

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Séisme induit

Le poids de l'eau accumulé derrière un barrage est une des sources possible de séisme induit

Les séismes induits sont des séismes déclenchés directement ou indirectement par des activités humaines qui ont modifié le jeux des forces et contraintes visco-élastiques et poro-élastiques géologiques (via des modifications géographiques, tridimensionnelles et temporelles de poids, tensions, fronts de pression, points de compression, déplacement des seuils de rupture mécanique des roches, etc..).

Ils peuvent être induits par une explosion intense (ex : essai nucléaire souterrain effectué dans des régions très isolées), des rééquilibrages microgéologiques faisant suite à des chantiers de grande ampleur (mines profondes à ciel ouvert, canal de Suez), ou à l’extraction, à l’injection ou au déplacement ou à l’accumulation locale de « fluides géologiques » (gaz, pétrole, eau) dans les mécanismes de rupture de la croûte superficielle.

Les séismes induits ont généralement des effets très locaux, et le plus souvent imperceptibles pour l’homme. Mais ils sont parfois significatifs et peuvent agir sur des objets géologiques à des échelles de dizaines de kilomètres.

Il est probable que dans la plupart des cas, sans l’activité humaine en cause, un séisme serait néanmoins apparu, mais sa localisation, sa date d’expression et/ou sa magnitude sont modifiées. Certaines activités humaines ont inversement peut-être empêché ou reporté des séismes en atténuant des tensions locales qui se seraient autrement peut-être libérées plus brutalement sous forme d’un séisme.

Des capteurs associés à un système d’alerte, et des modèles mathématiques peuvent être utilisés pour gérer ce risque. Dans certains cas, on a anticipé en déclenchant les affaissements (« foudroyage » des galeries de mines par exemple).

Un lien possible entre réchauffement et des modifications de la sismicité planétaire globale reste une hypothèse à confirmer, mais; si l’on admet que le double phénomène de fonte rapide de glaciers et calottes polaires & montée des océans a une cause humaine, et qu’il peut se traduire par des rééquilibrages isostatiques générant des effets sismiques, certains effets pourraient être considérés comme des « séismes induits ».

Le séismes induits sont encore mal connus.

Le premier cas documenté est celui de la mise en eau du lac Mead qui aux USA en 1935 a été suivi d’une suite de petits séismes (de magnitude inférieure à 5) enregistrés dans le Nevada et l'Arizona.

En France, les études faites sur le gisement de Lacq (Pyrénées Atlantiques) ont montré que des contraintes réputées « faibles » (<1 MPa) liées à la baisse de pression du gisement, ont engendré une activité sismique significative (jusqu’à 4,2 sur l’échelle de Richter), ensuite entretenue durant deux décennies par des perturbations encore plus faibles (environ 0.1 Mpa) ; ce sont environ 1000 événements enregistrés en une vingtaine d’années 20 ans ; de magnitudes comprises entre 1 et 4.2.

Toujours en France, un séisme de magnitude 4,9 a été enregistré le 25 avril 1963 suite à la mise en eau du barrages de Monteynard (Vercors, France), peut-être suite à l'infiltration d'eau dans les microfractures des roches favorisée par la hauteur de l’eau (Loi de Darcy), ce qui aurait pu induire une moindre résistance du socle rocheux à la rupture alors qu’il était soumis à la pression supplémentaire de la masse d’eau retenue par le barrage. Cet événement a été utilisés pour améliorer la connaissance du réseau de failles sismiques potentielles au sud de Grenoble.

Une modélisation des transferts de contraintes visco-élastiques et poro-élastiques induits par l’exploitation du gaz de Lacq, a montré un lien possible (mais qu’on ne peut démontré avec certitude) avec des séismes majeurs de la faille Nord-Pyrénéenne située à 30 km plus au sud.

Dans le domaine minier, on peut supposer que des « coups de grisou » aient pu avoir des impacts ponctuels également, mais finalement insignifiants au regards des rééquilibrages de type affaissements sur le moyen et long terme..

L’exploitation rapide des gisements d'hydrocarbures est une source fréquente et attendue d'instabilités sismiques. Les séismes pouvant être alors induits par la surpression liées à l'injection de fluide; ou au contraire à la chute de pression induite par l’extraction de fluide, et enfin par le déficit de masse lors d'extraction massive.

Les cosmonautes américains, entre 1969 et 1972, avaient installé cinq stations sismologiques sur la Lune.

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Tremblement de terre de 1964 en Alaska

Localisation de l'épicentre du séisme

Le tremblement de terre de 1964 en Alaska (Good Friday Earthquake en anglais) est un des plus puissants séismes enregistrés sur Terre avec une magnitude de 9,2 sur l'échelle de Richter. Il a frappé la région d'Anchorage en Alaska le vendredi 27 mars 1964 (vendredi saint, Good friday en anglais) à 17 h 36, heure locale.

L'épicentre du séisme se situe à environ 90km à l'ouest de Valdez et 120 à l'est d'Anchorage et à une profondeur de 25 km. Il dura 4 minutes et tua 115 personnes.

Ce tremblement de terre provoqua un tsunami qui tua quatorze personnes en Californie et provoqua des dégâts sur l'ensemble de la côte ouest américaine.

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Tremblement de terre du 26 décembre 2004

Pays ou territoires touchés par le tremblement de terre du 26 décembre 2004

Le 27 décembre 2004 à 00 h 58 min 53 s UTC (7 h 58 min 53 s heure locale à Jakarta et Bangkok) a eu lieu au large de l'île indonésienne de Sumatra un séisme d'une magnitude de 9,1 à 9,3,. L'épicentre était situé à 03°30′00″N 096°00′00″E / 3.5, 96.

Ce tremblement de terre est l'un des plus violents jamais enregistrés dans le monde. Seuls trois séismes connus et mesurés ont eu une magnitude égale ou supérieure : 9,5 au Chili, en 1960 (détails) ; 9,2 en Alaska à Prince William Sound, en 1964 ; 9,0 au Kamtchatka, en 1952.

Le tremblement de terre a provoqué un raz-de-marée (ou tsunami) qui a frappé l'Indonésie, les côtes du Sri Lanka et du sud de l'Inde, particulièrement dans l'État du Tamil Nadu, ainsi que le sud de la Thaïlande et l'île touristique de Phuket. Le bilan en pertes humaines est catastrophique : selon le bilan officiel du 26 juin 2005, il y a au moins 222 046 morts et disparus (entre 216 000 et 232 000 morts selon les différentes évaluations).

Le tsunami aurait pourtant pu être prévu. La propagation de l'onde de tsunami a en effet pris plusieurs heures pour atteindre certains des pays touchés. Une alerte aurait donc pu être donnée par un réseau de surveillance approprié. De plus, les éléphants du parc touristique de Phuket se sont libérés de leurs chaînes peu avant le raz de marée pour aller se réfugier dans la forêt, emmenant avec eux leurs dresseurs.

La même région a été affectée par un nouveau tremblement de terre le 28 mars 2005.

Le tremblement de terre a été initialement évalué à une magnitude de 8,5, révisée à 8,9, pour finir à 9,1 selon l'Institut géologique américain (USGS) . En analysant les données sismologiques, en particulier la façon dont la terre s'est mise à résonner après le séisme, les sismologues ont même proposé une magnitude allant jusqu'à 9,3. L'hypocentre fut localisé à 3,3° N, 96° E, soit à 160 kilomètres à l'ouest de Sumatra, à une profondeur de 30 kilomètres.

L'origine du séisme est liée à la rupture de la zone de subduction entre deux plaques, la plaque indienne et la microplaque Andaman, sur une longueur d'environ 1200 kilomètres,. La rupture sur cette faille chevauchante faiblement inclinée vers l'est-nord-est et émergeant en surface au niveau de la fosse de subduction, a pris environ 10 minutes pour se propager du sud (au large de Sumatra) vers le nord (nord des îles Andaman). Aux endroits où le mouvement a été le plus fort sur la faille, les déplacements ont atteint 15 à 20 m. L'énergie totale mise en jeu par le séisme, estimée par le moment sismique, a été de l'ordre de 5.1022 N.m (ou joule, J),. La partie de cette énergie dissipée sous forme d'ondes sismiques (énergie sismique ES), environ 2.1018J , est équivalente à l'explosion de 500 mégatonnes de TNT ou plus de 30 000 bombes de Hiroshima. Malgré plusieurs séismes importants ces dernières années dans cette région : 7.9 en 2000 et 7.4 en 2002, il apparait que le glissement de la plaque indienne sous la microplaque Andaman était bloqué. Ce blocage, du fait de la poussée continue de la plaque indienne, a accumulé des contraintes énormes et lorsque le verrou a fini par céder, le brusque réajustement a permis le déplacement de la plaque supérieure d'une quinzaine de mètres. Ce mouvement brutal et particulièrement énergique a donné une impulsion à toute la colonne d'eau située au-dessus, donnant naissance à une série d'ondes géantes (peu élevées en pleine mer, mais de grande longueur d'onde - plusieurs dizaines de kilomètres, et très rapides : entre 500 et 800 km/h).

La longueur d'onde considérable de ces ondes géantes met en mouvement une masse d'eau colossale par rapport à des vagues ordinaires. Cette masse se déplaçant à très grande vitesse contient une énergie énorme, ce qui explique son pouvoir de destruction lorsqu'elle vient se heurter aux constructions du rivage.

La grande longueur d’onde fait que la pente de la vague est très faible surtout lorsque la profondeur d’eau est importante. Ainsi, des pêcheurs au large des côtes n’ont même pas ressenti le tsunami lorsqu’il est passé sous leur navire. De retour à terre ils n’ont pas compris immédiatement ce qui avait pu dévaster la côte.

Le séisme proprement dit a été ressenti dans plusieurs pays de la région, dont les îles Maldives, le Sri Lanka, l'Inde, le Bangladesh, Myanmar (l'ex-Birmanie), la Thaïlande, la Malaisie et Singapour. Cependant, au-delà de ces pays, les raz-de-marée (ou « tsunamis » en japonais) qui ont suivi sont à l'origine du plus grand nombre de victimes, car leurs effets se sont faits sentir sur tout le pourtour de l'Océan Indien, jusqu'aux côtes est-africaines de Somalie et l'île française de la Réunion, ou les côtes nord-ouest de l'Australie (voir l'animation et la carte plus haut).

De très nombreuses répliques du séisme du 26/12/2004 ont été enregistrées pendant les mois qui ont suivi. Une quarantaine de ces répliques a dépassé la magnitude 6. Parmi elles, deux séismes de magnitude supérieure à 7 se sont produits au large des Îles Nicobar. Le premier a eu lieu 4 heures après le séisme de magnitude 9, le second environ 7 mois plus tard le 24 juillet 2005. En carte (voir figure ci-contre), la zone de répliques correspond en gros à la zone de faille qui a rompu lors du tremblement de terre du 26/12. Les mécanismes et la localisation des répliques montrent qu'elles se sont produites aussi bien sur le plan de faille principal du 26/12 que sur les nombreuses failles secondaires qui l'entourent.

En mars 2005, un séisme de magnitude 8,7 s'est produit un peu plus au sud, près de l'île de Nias. Il a rompu une autre partie de la zone de subduction, longue d'environ 300 km,.

Plus d'un an après, l'activité sismique continue à être élevée dans cette zone. En mai 2006, une violente secousse de magnitude 6,8 ébranlait à nouveau Sumatra, et l'île de Nias.

Le séisme du 26 décembre s'est produit trois jours après un autre séisme de magnitude 8,1 dans une région océanique, au sud-ouest de la Nouvelle-Zélande (épicentre 50,15° S-160,36° E). Habituellement, on ne compte qu'un seul séisme de magnitude égale ou supérieure à huit par an en moyenne. Néanmoins, malgré cette proximité dans le temps, ces deux séismes sont indépendants et rien n'indique qu'ils puissent être reliés mécaniquement.

On peut noter, de façon plus anecdotique, que ce séisme s'est produit un an jour pour jour (à une heure près) par rapport au séisme meurtrier de Bam en Iran, de magnitude 6,6, où 30 000 personnes avaient trouvé la mort.

L'énergie totale délivrée par un séisme de magnitude 9,0 est équivalente à celle de 500 mégatonnes de TNT, ou de l'ordre de l'exajoule. La libération d'énergie, extrêmement rapide et localisée, a été absorbée par des déformations anélastiques de la Terre. Il y a eu, semble-t-il, un infime impact sur la position des pôles géographiques - phénomène rare observé la dernière fois en 1964 lors d'un séisme en Alaska.

Richard Gross, géophysicien de la NASA au Jet Propulsion Laboratory de Californie, a indiqué que la durée des journées pourrait avoir diminué de trois microsecondes. Ceci viendrait d'un déplacement de masse vers le centre de la Terre. Cette nouvelle a été largement médiatisée. Cependant, les mesures sur la rotation de la Terre n'ont rien détecté.

D'autre part, du point de vue géographique, ce séisme a eu des conséquences importantes : les cartes de la région seront toutes à revoir, car les premières mesures montrent des changements importants, se traduisant par des déplacements d'éléments du relief (côtes, collines…). Selon la plupart des modèles sismiques, les déplacements sur la faille en profondeur ont été de 10 à 20 m vers le sud-ouest, impliquant des mouvements peut-être du même ordre des côtes de Sumatra et de certaines îles. À ces déplacements horizontaux se rajoutent des mouvements verticaux (soulèvement ou effondrement) de plusieurs mètres. Des mesures GPS seront réalisées sur place, pour déterminer l'ampleur des modifications.

Le tremblement de terre a engendré un tsunami qui s'est propagé concentriquement, depuis l'épicentre (à la verticale de l'hypocentre sous-marin), vers les côtes des pays de l'océan Indien et jusqu'en Afrique. Ce tsunami, constitué de plusieurs séries de vagues de très grande longueur d'onde, a été le plus meurtrier de ceux jamais relatés. Le dernier tsunami dans cette région du monde a été provoqué par l'éruption du Krakatoa en 1883.

La ligne de la faille océanique où s'est produit le séisme est longue de 1 200 kilomètres et orientée nord-sud. De ce fait, la plus grande partie de l'énergie du tsunami s'est répartie dans les directions opposées est-ouest. Le Bangladesh, à l'extrémité nord de la baie du Bengale, n'a été que très peu affecté, du fait de sa position géographique. À l'inverse, l'île de Sumatra a été frappée de plein fouet par les vagues géantes. Des pays très éloignés, comme la Somalie (à un peu moins de 5 000 kilomètres du séisme, en Afrique), ont été sévèrement touchés. Le Sri Lanka a créé une barrière protectrice pour une petite partie des plages du sud de l'Inde ; toutefois, sur des distances plus longues, les vagues se sont diffractées autour des obstacles puis rejointes, comme un courant d'air autour d'un cylindre.

Le bilan catastrophique peut s'expliquer en partie pour deux raisons. D'une part, la population et les autorités locales, n'ayant jamais été préparées à une telle éventualité, ont été prises par surprise — plusieurs personnes rescapées ont rapporté avoir d'abord été à la rencontre de la vague, « par curiosité », en constatant le retrait spectaculaire de la mer, qui annonce l'arrivée imminente de la première vague géante du tsunami. D'autre part, il n'existe pas de dispositif de surveillance des tsunamis dans l'océan Indien. Bien que l'alerte ait été donnée dans quelques régions de l'Inde par les télévisions locales, l'information est majoritairement très mal passée, et semble même avoir été souvent bloquée par crainte du désordre public.

Source : agence AFP.

Les tsunamis provoqués par le séisme sous-marin ont touché l'Asie du Sud dans les heures qui ont suivi le séisme, plusieurs vagues de 3 à 15 mètres de hauteur ont déferlé suivant les endroits, emportant les personnes qui n'étaient pas du tout prévenues du danger. Les vagues ont aussi atteint l'Afrique de l'Est, où notamment une centaine de pêcheurs somaliens sont morts.

Les îles Andaman et Nicobar, situées non loin de l'épicentre du premier séisme, sont les régions les plus touchées par la catastrophe en Inde. Le premier tsunami y a atteint les côtes sous la forme d'une vague de 15 mètres de haut, au sud des îles Nicobar. On estime à 7 000 le nombre de victimes pour ces deux seules îles et à peu près autant de disparus. Un cinquième de la population des îles Nicobar a donc été touché par la catastrophe, que les personnes soient mortes, blessées ou portées disparues. L'île Chowra dans les Nicobar a perdu les deux tiers de sa population, soit 500 personnes. Les communications ont été coupées avec l'archipel du Nan Kauri, parmi lequel certaines îles ont été entièrement submergées ; 18 000 personnes y sont portées disparues. La base de l'Armée de l'air indienne à Car Nicobar a été elle aussi sévèrement touchée, ce qui entrave le déploiement des secours dans cette région.

Sur le territoire continental de l'Inde, c'est toute la côte est qui a été touchée par les raz-de-marée : on compte au moins 5 000 morts et des milliers de blessés et sans abris. Dans l'état du Tamil Nadu, le plus sévèrement touché, il y a au moins 3 200 victimes, dont 487 à Pondichéry. On en compte 89 dans d'État de l'Andhra Pradesh. Dans le Kerala, État du sud de la côte ouest, on dénombre 174 morts et des milliers de sans-abris. La plupart des victimes étaient des pêcheurs.

Dans le Tamil Nadu, ce sont surtout des femmes et des enfants qui sont au nombre des victimes. Dans la ville de Nagapattinam, plus de 1 700 personnes sont mortes ; plus de 400 à Cuddalore, plus de 525 à Kânyâkumârî et plus de 200 à Chennai. Les hélicoptères de secours ne pouvaient pas se poser sur place dans les heures qui ont suivi le passage des tsunamis, les environs de Nagapattinam et de Cuddalore étant encore entièrement submergés.

De nombreux pèlerins ont été tués dans la catastrophe, alors qu'ils prenaient un bain sacré dans l'océan. Environ 700 personnes se sont retrouvées piégées au mémorial de Vivekânanda sur un îlôt près de Kânyâkumârî, parmi lesquelles 650 purent heureusement être sauvées. À Chennai, le long de Marina Beach, la plupart des personnes se trouvant sur les plages, très fréquentées le samedi matin, se sont noyées. On dénombre déjà au moins 5 000 familles de pêcheurs disparues pour cette seule baie.

L'eau s'est également infiltrée dans le complexe nucléaire de Kalpakkam, dont le fonctionnement a été immédiatement stoppé. On ne rapporte aucun dommage ni fuite radioactive. L'Armée indienne, la Marine et les garde-côtes ont été mis à contribution pour commencer les opérations de sauvetage et les livraisons de nourriture aux victimes.

Le ministre de la Santé indonésien a confirmé l'estimation temporaire de 166 320 morts (le 19 janvier 2005). 9 000 personnes seraient mortes dans la capitale de province Banda Aceh et ses villes alentours, où les immeubles détruits par le séisme initial se comptent par douzaines. Ce chiffre n'inclut pas les victimes de la côte ouest de Sumatra. Un premier rapport officiel a estimé à 10 000 le nombres de morts pour la seule ville de Meulaboh (Nanggroe Aceh Darussalam), à 160 kilomètres au nord, a réévalué le chiffre à 40 000, soit un tiers de la population de la ville. Le nord de Sumatra a été particulièrement touché, car le séisme y avait déjà fait des dégâts importants. Des centaines de milliers de personnes y sont sans-abri.

Les informations sur la myriade de petites îles à l'ouest des côtes de Sumatra sont pour le moment très maigres. Ces îles sont parmi les régions les plus pauvres d'Indonésie, avec Simeulue et Nias. Sur l'île de Nias uniquement, 122 victimes au moins sont à déplorer (source : Media Indonesia Online via le ministère de la Santé) ; on parle en fait de 600 morts ou plus, voire 1 000 selon certaines informations. La confirmation ne pourra se faire que lorsque les communications auront été rétablies : les lignes téléphoniques sont toutes coupées, la radio ne fonctionne plus (source : KCM, mises à jour sur The Jakarta Post). Les derniers rapports ont établi que les îlots au large de l'île de Nias, dans la région du Sirombu, ont été relativement épargnés. Cependant, l'accès à ces îles reste très difficile.

La plus grande partie des dégâts résulte des différents tsunamis ayant frappé les régions côtières d'Aceh et du nord de Sumatra. Des vagues de dix mètres de haut ont submergé l'île, allant jusqu'au détroit de Malacca et touchant les côtes les plus au nord vers Bireun. La côte ouest de Sumatra se situe à seulement 100 kilomètres de l'épicentre du séisme initial, c'est donc la première à avoir été touchée et certainement le plus violemment. Au moins cinq villages ont été complètement rasés ; le survol de la région a montré que des milliers de maisons restent sous les eaux. Dans les villes de la province d'Aceh, des personnes ont survécu aux premières heures de l'après catastrophe en se nourrissant de noix de coco et en restant perchés sur les toits des constructions encore debout.

Le nombre très important de cadavres représente un défi humanitaire et sanitaire, pour l'identification et l'enterrement rapide des morts. Un des besoins les plus urgents est l'acheminement de sacs en plastiques pour envelopper les corps.

La Malaisie a été protégée par Sumatra, l'île étant dans la ligne droite entre le pays et l'épicentre du séisme, à la verticale duquel le tsunami s'est formé. Les télévisions locales malaisiennes ont également donné l'alerte dans l'heure qui a suivi le séisme. On compte 63 morts : 49 (2 non identifiées) à Penang, 10 à Kedah, 3 à Perak et une à Selangor.

Parmi les victimes de Penang se trouvent des personnes qui pique-niquaient et des enfants qui jouaient sur la plage ; aucun touriste étranger n'est pour le moment décédé. On comptait, le 28 décembre à midi, 275 blessés et 4 000 sans-abri, principalement des familles établies le long des côtes de Penang, Kuala Muda à Kedah… Pour l'heure, les risques principaux sont liés à l'après catastrophe, du fait des eaux stagnantes et du manque de nourriture. Le choc du séisme initial avait été ressenti dans les tours jumelles Petronas.

Le Premier ministre malaisien Dato' Seri Abdullah Ahmad Badawi a écourté ses vacances en Espagne pour rentrer au pays. Le gouvernement malaisien a annoncé que 1 000 MYR (194 euros environ) seraient attribués au familles des victimes, tandis que 200 MYR (38,80 euros) seraient donnés aux personnes ayant été blessées par le tsunami. Un dédommagement du même montant sera perçu par les personnes déplacées ; 2 000 MYR (388 euros environ) seront versés par maison endommagée, 5 000 MYR (970 euros environ) par maison détruite, et de 1 000 à 3 000 MYR seront versés aux pêcheurs ayant vu leur bateau détruit dans la catastrophe.

Des effondrements côtiers se sont produits pendant les trois jours qui ont suivi le premier tremblement de terre ; ce phénomène est peut-être annonciateur de nouvelles secousses.

35 082 morts et 4 469 disparus.

Comme pour toute catastrophe d'envergure, le bilan des victimes est donné à titre indicatif, les chiffres étant des estimations globales certainement inexactes. On a établi une distinction entre les pays directement touchés par la catastrophe, et les pays ayant perdu des ressortissants présents dans ces pays au moment du drame.

De nombreux étrangers ont été tués, blessés ou ont disparu dans le séisme ou à la suite du raz-de-marée, en particulier de nombreux Européens (Allemagne, Suède, plus de 500 morts ou disparus; Grande-Bretagne, Finlande, entre 100 et 200; France, Suisse, Norvège, Autriche, de l'ordre de la centaine; nombreuses victimes originaires d'Italie, Danemark, Japon, Pays-Bas, Hong Kong, Australie, États-Unis, Corée du Sud, Canada, Afrique du Sud, Belgique).

Un an après la catastrophe, le 26 décembre 2005, de nombreuses cérémonies du souvenir se sont tenues dans les pays touchés et le chiffre global et définitif des victimes retenu est de 232 000 environ pour les médias, au moins 216 858 selon les gouvernements des pays côtiers de l'océan Indien et 223 492 pour les Nations unies.

Compte tenu de l'ampleur des destructions, un grand effort d'aide humanitaire est à fournir — le plus important de l'histoire selon les Nations unies. Des épidémies sont redoutées dans ces difficiles conditions d'humidité et d'hygiène ; les destructions matérielles entravent l'arrivée des secours et l'accès à certaines régions sinistrées. De plus, certaines régions comme l'est du Sri Lanka sont sous contrôle rebelle, ce qui est facteur de désorganisation potentielle de l'aide étrangère.

Les priorités des agences gouvernementales et humanitaires sont l'identification et l'enterrement rapide des victimes, avant qu'elles ne deviennent un problème de santé majeur (développement du choléra, de la diphtérie, de la dysenterie…), ainsi que le déploiement de dispositifs d'assistance et de personnels médicaux pour aider les hôpitaux et les cliniques, établir des abris et fournir en vivres, protection et habits les populations touchées. La majorité des sources en eau potable ayant été souillées par la boue salée déposée par les tsunamis, ou contaminées par les corps des victimes, elles doivent être purifiées en urgence. Tout cela nécessite des équipements lourds et la mise en place de distribution d'eau potable en attendant un rétablissement des sources naturelles, ce qui n'interviendra pas avant plusieurs mois.

Le déplacement des populations et la promiscuité sont en outre deux facteurs à risque qui font craindre le développement d'épidémies à grande échelle. Il est donc primordial de s'assurer de la fourniture d'eau potable, de l'acheminement de nourriture et de la mise en place d'abris secs. Par la suite, il faudra également prendre garde aux modifications de l'écosystème : certains terrains se sont déplacés suite au séisme, de vastes étendues sont recouvertes d'eau stagnantes, le tout constituant de nouveaux milieux favorables au développement de bactéries, de bacilles et de moustiques vecteurs de la dengue ou du paludisme.

Finalement, aucune grave épidémie ne fut signalée.

De nombreuses organisations ont profité du tsunami pour s'enrichir.

Tout d'abord, de très nombreuses personnes ont été arrêtées, souvent in-extrémis lors de leur départ par l'aéroport, en train d'essayer d'emmener des enfants séparés de leurs parents par le tsunami. Il est probable que d'autres ont réussi à s'enfuir avec les enfants.

Par exemple, dans la semaine qui suivit la vague, un homme a été arrêté alors qu'il tentait de rapatrier avec lui 40 enfants à qui il avait dit qu'il les ramenait à leurs parents. Il est probable que ces enfants étaient destinés à la vente, à l'adoption illégale ou encore à la prostitution (le plus probable). Il semble que des organisations illégales comme des mafias soient derrière ces manœuvres.

À peine deux jours après la catastrophe, de très nombreux marchands de souvenirs proposaient aux touristes des T-Shirts imprimés "I survived to the tsunami" (J'ai survécu au tsunami). La rapidité d'impression de ces vêtements était nécessaire compte tenu de l'objectif voulu de les vendre aux touristes avant qu'ils ne repartent, même ceux qui ont précipité leur retour. Le temps ayant passé, on trouve désormais de nombreux types de "souvenirs" commémorant le tsunami disponible.

Cette façon de tirer profit du drame, aussi rapidement, est souvent perçue comme un manque d'éthique et de compassion.

De nombreux dons ont rapidement émané des gouvernements, des organisations humanitaires et des particuliers de l'ensemble du globe, afin d'offrir une aide financière et matérielle. La Banque mondiale estime le coût de l'aide humanitaire à 5 milliards de dollars US. Les Nations unies ont critiqué les mauvais choix de mobilisation de fonds venant de l'Europe et des États-Unis, le sous-secrétaire général aux affaires humanitaires Jan Egeland qualifiant d'abord les pays occidentaux de « pingres », bien qu'il s'en soit par la suite défendu, en estimant que ses propos avaient été « mal interprétés ». À une conférence de presse ultérieure, M. Egeland a précisé que son commentaire ne s'appliquait pas à un pays en particulier, et que la réponse avait été en fait « extraordinairement positive ». Jan Egeland parlait en fait de l'aide publique au développement (APD), point noir de la générosité des pays développés.

Quoi qu'il en soit, le grand nombre de pays touchés par la catastrophe, directement ou indirectement, fait de la coordination de l'aide humanitaire un point crucial de la gestion de la crise. L'assistance humanitaire est un véritable défi, compte tenu du nombre de pays et de personnes impliquées, ainsi que des conditions de vie locales (politiques et sociales). La plupart des gouvernements et organisations non-gouvernementales se sont regroupés sous l'égide des Nations unies pour mettre en place des dispositifs de secours centralisés. Le portail humanitaire du collectif ASAH a ouvert un dossier spécifique pour faciliter la coordination et la collaboration entre ONG francophones.

La gravité de ce désastre a déclenché une opération militaire d’aide humanitaire sans précédent, avec un volume global que l’on peut estimer en mi-janvier 2007 à environ à 80 000 hommes, 100 navires, 180 hélicoptères et 80 avions de transport, sans compter un pont aérien qui a impliqué près de 75 avions de transport supplémentaires (premier contributeur : les forces armées des États-Unis avec 16 500 hommes).

Des contributions privées se joignent à ces aides des États, comme en France où les mairies sont ouvertes aux citoyens et des entreprises envoient des médicaments, ou à Hong Kong, où le magnat Li Ka-Shing a annoncé un don de 3,1 millions de dollars US (2,2 millions d'euros), et la vedette de films de kung fu Jackie Chan et d'autres stars du cinéma ont promis 1,5 million de dollars de Hong Kong (147 000 euros).

En Suisse, la collecte nationale de la Chaîne du bonheur en faveur des victimes du séisme en Asie a battu mercredi 5 janvier 2005 tous les records, avec plus de 62 millions de francs de promesses de dons. Le président George W. Bush a fait un don personnel de 10 000 dollars US. Au total, plus de 114 millions de francs suisse (~74 607 329 €) ont été récoltés depuis le 26 décembre.

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Source : Wikipedia