Ségou

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Posté par woody 30/04/2009 @ 22:13

Tags : ségou, mali, afrique, international

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Ségou (ville)

Ségou sur le  fleuve Niger

Ségou est une ville du Mali, située à 240 km de la capitale Bamako. C’est également la capitale de la 4e région administrative du Mali qui porte son nom. Sa population est de 102 000 habitants.

La ville de Ségou est surnommée la cité des balanzans, nom d’un arbre poussant en abondance dans et autour de la ville (acacia albida). Elle est située sur la rive du fleuve Niger.

Les premiers habitants sont des bozos, une ethnie pratiquant la pêche. Sont ensuite arrivés des soninkés, des malinkés puis les bambaras au XVIe siècle.

C’est à Ségou, au XVIIIe siècle, que Biton Coulibaly fonde le royaume bambara de Ségou. Le 10 mars 1861, El Hadj Oumar Tall conquiert la ville, oblige la population à se convertir à l’islam et fait construire des fortifications autour de la ville. Le 13 avril 1862, il part à la conquête de Tombouctou et confie Ségou à son fils Ahmadou qui devra se battre contre l’aristocratie bambara.

Le commandant Louis Archinard de l’armée coloniale française entre à Ségou le 6 avril 1890 et s’allie aux bambaras.Le 13 mars 1893, Ségou devient chef lieu d'un cercle administratif colonial qui regroupait les territoires des cercles actuels de Dioïla, Barouéli, Bla, Ségou, Macina, San, Koutiala, Tominian et une partie du Cercle de Koulikoro.La commune mixte de Ségou est créée en 1953. Ségou devient une commune de plein exercice en novembre 1955.

Le cercle de Ségou regroupe la commune urbaine de Ségou et 29 communes rurales (Pélengana, Sébougoubou, Konodimini, N'Gara, Massala, Sakoïba, Soignébougou, Cinzana, Samené, Dioro, Farakou-Massa, Kamiandougou, Diédougou, Koumandougou, Bellen, Baguidadougou, Farako, Sama-Foulala, Souba, Digandougou, Katiéna ,Fatiné, Diouna, Markala, Dougabougou, Togou, Boussin, Sansanding et Sibila) totalisant 554 villages et quartiers.

Le Festival sur le fleuve Niger a lieu à Ségou en février chaque année depuis 2005. Selon Mamou Daffé, directeur du festival, l’organisation du festival est bénéfique pour l’économie locale. Ainsi, au cours des 4 premières éditions, environ 1 248 milliards de francs Cfa ont été injecté dans l’économie, 150 entreprises locales ont travaillé pour le festival qui a crée 75 emplois directs et 1 783 emplois indirects. En 5 ans, le nombre de touriste à Ségou a été multiplié par 10, passant de 1 500 touristes en 2004 à 15 000 touristes en 2008.

Ségou est réputé pour ses poteries.

La construction d'une deuxième université, après Bamako, est prévue à Ségou.

Une grande mosquée est en construction. Le président de la république Amadou Toumani Touré a lancé officiellement les travaux le 2 février 2007. L’édifice comprend également une école et un centre culturel. La superficie sera de 23 000 m² et la grande mosquée pourra recevoir 3 000 fidèles. Elle est financée par l’Association mondiale pour l’appel islamique, une organisation libyenne.

Le Stade Amary Dao est situé à Ségou.

L' AS Biton est un club de football basé à Ségou.

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Cercle de Ségou

Cercle de Ségou

Le cercle de Ségou dans la région homonyme au Mali regroupe la commune urbaine de Ségou et 29 communes rurales totalisant 554 villages et quartiers. Différentes ethnies sont présents dans le cercle: Bambaras, Peuls, Miniankas, Bozos, Somonos, Dogons et Soninkés.

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Royaume bambara de Ségou

Le Royaume bambara de Ségou s’étend sur grande partie de l’actuel Mali entre la fin du XVIIe siècle et 1861.

Au milieu du XVIIe siècle, les Bambaras créent avec Kaladjan Coulibaly un royaume animiste autour de Ségou. Kaladjan Coulibaly règne pendant trente ans (1652-1682) mais ne réussit pas à fonder un État stable. Ses successeurs seraient les rois Danfassari (1682-1697) et Souma (1697-1712).

C’est avec Mamari Coulibaly, dit Biton Coulibaly, que le royaume va asseoir son autorité. Mamari Coulibaly, fils de chasseur, était reconnu par ses pairs comme chef d’un « ton ». Le « ton » est un regroupement, sur une base égalitaire, de jeunes d’une même classe d’âge d’un village qui se réunissent régulièrement notamment pour boire la fameuse bière de mil, le « dolo ». Biton Coulibaly structure les tons en véritable armée de métier composés de volontaire, les « tondjons » (serviteurs du ton) mais où sont également incorporés d’office les captifs de guerre et les habitants qui n’arrivent pas à payer l’impôt obligatoire sur le dolo. S’associant aux Somono, une ethnie de pêcheurs, il crée une flotte de guerre. Biton Coulibaly règne de 1712 à sa mort en 1755. Pendant son règne, les limites du royaume s’étendent sur les deux rives du Niger, entre Bamako et Tombouctou.

Le fils de Biton, Dinkoro Coulibaly succède à son père en 1755. Il est assassiné en 1757 pour « cause de tyrannie ». Son frère, Ali Coulibaly, musulman, tente d’interdire les cultes animistes et la consommation de dolo. Il est à son tour assassiné. L’anarchie s’installe avec une succession de rois victimes de coups d’État perpétrés par les tondjons.

En 1766, Ngolo Diarra, un esclave affranchi des Coulibaly s’empare du trône et rétabli l’autorité sur les tondjons. Il règne jusqu’en 1790 (ou 1792). Il organise le commandement du royaume en plaçant ses fils aux commandes des différentes localités. Il meurt au retour d’une campagne contre les Mossi, à Riziam (dans l’actuel Burkina Faso).

Son fils Monzon Diarra lui succède. Régnant de 1790 (ou 1792) à 1808, il étend le royaume, en envahissant le Royaume bambara du Kaarta et en conquérant notamment Tombouctou en 1800. Son fils Da Diarra (1808-1827) lui succède et poursuit l’alargissement du royaume. Il résiste à l’Empire peul du Macina de Sékou Amadou qui a lancé une guerre sainte contre les animistes . Les frères de Da se succèdent ensuite : Tiéfolo Diarra (1827-1840), Kirango Ba (1840-1848), Nalenkoma, Massa Demba (1851-1854), binamari dit Torokoro Mari (1854-1855) et Wetala Ali (1855-1861). Mais le Royaume bambara de Ségou s’affaibli.

En 1861, El Hadj Oumar Tall s’empare de Ségou et met fin au royaume Bambara.

Ce sont deux frères, Niangolo et Baramangolo, qui seraient à l’origine de la fondation des royaumes bambaras de Ségou et de Kaarta. Poursuivi par des assaillants, ils arrivent devant le fleuve Niger où ils ne trouvent pas de pirogues pour traverser. Ils réussissent à traverser grâce à un poisson, un silure, qui se serait métamorphosé en pont. D'aucuns disent que le silure les auraient transportés sur son dos pour traverser le fleuve. En langue Bambara Kulun-Bali (Coulibaly par le Colon) veut dire "Sans Piroque". =Pirogue, =Sans, Negation. Voila pourquoi les Coulibaly ne mangent pas les silures (ou ne devraient pas en manger!).

Mamari Coulibaly est l’arrière-petit-fils de Niangolo.Son pére est Soma et son grand-pére fils de Niangolo se nomme Danfassari. Surprenant la fille de Faro, génie du fleuve, en train de voler des aubergines dans son champ, il lui laisse la vie sauve. Pour le récompenser, Faro lui met une goutte de son lait dans chaque oreille, ce qui lui permet d’entendre les complots qui se trament contre lui.

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Ségou (région)

La région de Ségou au Mali

La région de Ségou est la quatrième région administrative du Mali. Sa capitale est la ville de Ségou.

Située au centre du Mali, la région de Ségou a une superficie de 64 947 km² (environ 5% du Mali). Elle est limitée au sud par la région de Sikasso, au sud-est par le Burkina Faso, à l'est par les régions de Mopti et de Tombouctou, au nord par la Mauritanie et à l'ouest par la région de Koulikoro.

Elle est essentiellement située dans la zone sahélienne où elle bénéficie d’un climat semi-aride (moyenne des précipitations annuelles : 513 mm). La présence de plusieurs cours d’eau (elle est traversée par le fleuve Niger (sur 292 km) ainsi que la rivière Bani) permet les cultures irriguées.

La région compte 1 986 000 habitants (2005). 48% des habitants ont moins de 15 ans. Le taux d'accroissement de la population est estimé en 1998 à 2,1% par an. La population est à 79% rurale.

Les principales villes sont Ségou, San, Niono et les localités de Markala et Dioro.

La région de Ségou compte 16 forêts classées couvrant une superficie de 78 860 ha.

À Markala se trouve le principal barrage hydro-électrique du Mali.

La région est le berceau du royaume bambara de Ségou au XVIIIe siècle.

La région est divisée en sept cercles (Barouéli, Bla, Macina, Niono, San, Ségou et Tominian) et 118 communes regroupant 2 166 villages.

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Segou (roman)

Ségou est un roman de Maryse Condé décrivant le lent suicide de l'empire Bambara ayant la ville de Ségou pour capitale, sur deux siècles allant de la période esclavagiste (XVIIIe siècle) jusqu'à l'arrivée des troupes coloniales françaises (fin du XIXe).

Composé de deux tomes, Ségou - les murailles de terre (1984) puis Ségou - La terre en miettes (1985), tous deux chez Robert Laffont, cette première saga africaine à rencontrer le succès public mêle personnages et événements historiques aux péripéties d’une famille de fiction, dont la lente et multiforme décomposition annonce celle de l’Afrique libre.

Le récit raconte l'histoire de la société bambara et plus généralement de l'Afrique de l'Ouest à travers l'histoire de la famille Traoré.

Au début du roman, le patriarche de cette famille est Dousika, un homme aussi riche qu'arrogant qui entretient des liens particuliers avec le mansa Monzon Diarra de Ségou. Il sera finalement disgracié à cause des intrigues de palais avant de mourir tôt.

Quatre de ses fils connaitront des parcours extraordinaires au cours de ce roman.

La suite du récit raconte les péripéties que rencontrent les descendants de ces 4 personnages entremêlés avec les évènements qui ont marqué le XVIIIe siècle africain, avec des prolongement y compris en Europe, au Brésil et aux Antilles.

L'aîné est Tiekoro dont la mère est Nya, « bara mousso » (première épouse) de Dousika, qui se convertit à l'Islam et va étudier à Tombouctou avant d'en être chassé et d'aller poursuvre ses études à Djenné.

Il a trois enfants avec sa concubine Nadié: Ahmed Dousika, Ali Sounkalo et Awa Nya. Nadié craignant la répudiation se suicide avec sa fille Awa Nya.

Par la suite , Tiékoro ou Oumar (nom qu'il a pris après sa conversion) aura une courte dépression et fera le pèlerinage à la Mecque. Il épousera Maryem, la fille de Mohamed Bello, sultan de Empire de Sokoto avec qui il a Mohamed.

Le suicide de Nadié marque les débuts de la prédication de Tiékoro et il sera reconnu comme un saint par tous ses pairs.

Tiékoro, entretenant des liens étroits avec El Hadj Omar sera décapité sous les ordres du Mansa Tiéfolo qui le suspectait de trahison.

Siga est le fils de Dousika et d'une de ses esclaves.

Il a été toujours ignoré par son pére et son frère Tiekoro. Seul sa mère Nadié lui accorde de l'attention.

Naba est le fils de Dousika et de Nya.

Il a pour meilleur ami son frère Tiékoro. Lorsque Tiékoro se rendra à Tombouctou, il se tourne vers son cousin Tiéfolo et devient « karamoko » c'est-à-dire chasseur.

Lors d'une chasse au lion, Naba sera capturé par des esclavagistes et sera vendu à une signare, Anne Pépin de Gorée et portera le nom de Jean-Baptiste.

Tombant amoureux d'une esclave yoruba, Ayodélé, il s'embarque avec elle pour l'esclavage mais seront séparés au Brésil. Fuyant la vie du sertao pour sa bien-aimée, Naba la retrouve dans la fazenda de Manuel da Cunha. Violée par son maitre, Ayodélé, devenue Romana, aura un fils de celui-ci, Abiola (Jorge) et 3 de Naba : Olufemi(Jesus), Kayodé (Joaquin) et Babatundé(Eucaristus).

Trahi par Abiola, accusé d'être musulman, Naba sera décapité par un tribunal brésilien. Sa femme et ses enfants retourneront en Afrique et feront partie de la communauté Agouda et du Bénin et des Krios de Freetown.

Malobali est le fils de Dousika et de son esclave peule Sira. Il est né le jour où Mungo Park visite Ségou, au début du roman.

Souffrant tôt de problèmes existentiels et refusant l'autorité de Tiékoro, Malobali quitte Ségou et devient mercenaire de l'empire Ashanti. Ayant commis un viol sur une jeune fille impubère avec un de ses compagnons, il fuit la justice de ce pays et se retrouve esclave de missionnaires qui le baptisent Samuel et avec qui il se rend à Ouidah au Dahomey.

Retrouvant la femme de son frère Naba, il se marie avec elle et devient un intime de Chacha Ajinakou. Devenu un commerçant prospère, il désire retrouver sa terre natale et abandonne Romana. S'arrêtant à Abomey, il se fait passer pour un Ashanti mais pris comme espion Mahi après interrogatoire, il est enfermé en prison où il mourra.

A sa mort, Romana va accoucher de leur fils Olubunmi avant de mourir.

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Source : Wikipedia