Rouen

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Posté par marvin 12/04/2009 @ 00:07

Tags : rouen, seine-maritîme, haute-normandie, france, environnement, pro a, basket-ball, sport

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Rouen

Le blason de Rouen : l'agneau pascal ; détail du Gros Horloge, Rouen

Bords de Seine et la cathédrale Notre-Dame.

Rouen, dite la Ville aux cent clochers, est située au nord-ouest de la France et traversée par la Seine.

Elle est le chef-lieu de la région Haute-Normandie et du département de la Seine-Maritime. Elle est le siège d’un archevêché dont l’archevêque est primat de Normandie. Elle est décorée de la Légion d'honneur.

Elle compte 110 276 habitants et 412 700 en 2006 avec son agglomération. Son bassin d’emploi, le premier de la région, avoisine les 750 000 habitants.

À l’origine, la ville occupait la rive droite de la Seine. Aujourd’hui, elle inclut largement la rive gauche (quartier Saint-Sever en particulier, au sud du fleuve) et inclut également l’île Lacroix. Au nord de la ville, la région très vallonnée est dominée par le plateau où se situent de nombreuses villes satellites qui, entourant toute la cité, forment l’agglomération rouennaise.

La Seine représente 179 ha de la superficie de la commune. Il y a 306 ha d’espaces verts, 210 km de voies dont 16 km de pistes cyclables et 8 km de rues piétonnes dont les entrées sont souvent réglementées par des bornes escamotables.

Le port de Rouen a été l'un des plus importants ports de France pour l'importation des agrumes et fruit tropicaux. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, suite à la destruction de la quasi totalité des vignobles français par le phylloxéra de la vigne, l'activité portuaire a grandement augmenté en recevant la production vinicole de l'Algérie. La transformation du port a permis d'en faire le premier port européen exportateur de céréales. Un terminal pour containers a aussi trouvé sa place dans l'activité moderne du port.

Tous les grands armateurs ont marqué le port dans son activité au travers des siècles. Un bon nombre de rues et avenues de l'agglomération portent encore le nom de certains d'entre eux. Il en est de même pour les anciennes activités maritimes avec les pays d'Afrique du Nord qui ont aussi laissé leur nom : (rue de Tanger, rue de Constantine…). Jusqu'au début des années 1960, le port étendait son emprise au cœur même de la ville et les navires marchands venaient s'amarrer jusqu'au pont Jeanne-d'Arc, pratiquement en face de ce qui était l'ancienne gare routière (rue Saint-Éloi).

L'abbatiale Saint-Ouen près de l'hôtel de ville est le terminus de la Route des Abbayes qui longe la vallée de la Seine (Saint-Wandrille, Jumièges, Saint-Martin-de-Boscherville) puis Rouen. Douze villes sont véritablement voisines de Rouen : Mont-Saint-Aignan, Bois-Guillaume, Bihorel, Saint-Martin-du-Vivier, Darnétal, Saint-Léger-du-Bourg-Denis, Bonsecours, Sotteville-lès-Rouen, Le Petit-Quevilly, Le Grand-Quevilly, Canteleu et Déville-lès-Rouen.

La ville de Rouen est au centre d’une aire urbaine de 532 559 habitants. Entre 1990 et 1999 la progression de la population a été de 2,64 %, elle s'est stabilisée depuis.

Par ailleurs la zone d’emploi de Rouen, compte 745 000 habitants.

Il y a 62 000 logements dont 54 000 résidences principales. Environ 1/5 sont des logements sociaux (12 800). Pour faciliter les liaisons entre la rive droite et la rive gauche de la Seine, il y a 6 franchissements par des ponts dont le pont Gustave-Flaubert qui est à ce jour le plus grand pont levant d'Europe (86 m).

Le climat de Rouen est de type océanique avec une présence de pluie répartie tout le long de l'année (131,2 jours >1 mm par an en moyenne au Jardin des Plantes de Rouen). Les hivers sont doux et les étés supportables grâce à la présence directe de l'influence maritime de la Manche. Le flux directeur principal à Rouen est de secteur Sud-Ouest à Ouest avec de fréquents coups de vent, voire tempêtes en hiver (en moyenne 2,8 jours >28 m/s soit 100,8 km/h par an à Boos-METAR).

Un établissement s'est développé vers la fin de l'indépendance celtique ou à l'époque gallo-romaine, pour devenir la capitale de la tribu des Véliocasses, peuple celtique (gaulois) dont le territoire s'étendait dans la vallée de la Seine sur une vaste région qui s'étendait peut-être de Caudebec-en-Caux actuel jusqu'à Briva Isarae (Pontoise). Les plus anciennes attestations de Rouen sont : Ratomagos (Ptolémée), Ratomagos (Itinéraire d'Antonin, Peutinger), Rotomagus (Ammien Marcellin, Notitia dignitatum) – Du celtique Roto/Rato de signification incertaine et du celtique magus, terme bien connu par ailleurs : le marché ou la plaine (cf. vieil irlandais mag = plaine). La cité proprement dite a été fondée sur la rive droite de la Seine durant le règne d’Auguste. C’est la deuxième ville la plus importante de la Gaule derrière Lugdunum.

C’est au IIIe siècle après Jésus-Christ que la ville gallo-romaine atteint son plus haut point de développement. On sait qu’un amphithéâtre et de grands thermes y avaient alors été bâtis. À partir du milieu du IIIe siècle, les invasions germaniques commencent.

C’est également durant cette période que la première cathédrale est construite à Rouen et qu’un premier évêque y est nommé, saint Victrice.

Rouen, attaquée une nouvelle fois par les Nortmanni en 843, deviendra la capitale du duché de Normandie après que Rollon, chef viking aura reçu une région comparable par ses dimensions à l'actuelle Haute-Normandie du roi de France Charles III par le traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911. Il est fait Comte de Rouen, au sens carolingien du terme, mais les textes de l'époque parlent plus fréquemment de princeps "prince".

En 945, le duc de Normandie Richard 1er, dit sans-peur, vient à bout, lors du siège de Rouen, d'une grande coalition réunissant le roi de France Louis IV d'outremer, l'empereur germanique Othon le Grand et le comte de Flandre. Cette victoire s'avère décisive pour l'avenir de la Normandie et une plaque est apposée sur une maison sise place de la Rougemare en souvenir de cet évènement sanglant.

Puis, la cour étant itinérante et Guillaume le Conquérant ayant construit son château à Caen, la capitale sera dans cette dernière ville. Dès la période viking, la ville était devenue un port de commerce avec la région parisienne et un marché d’esclaves. Le 26 janvier 1096, les juifs de la ville de Rouen qui abrite la plus grande communauté au nord de la Loire, vont être massacrés et celà, près de dix ans après la mort du Dux Willelmus dans cette même ville.

Les ducs de Normandie résidèrent souvent à Rouen, sauf Guillaume le Conquérant qui préféra développer Caen comme capitale où il est d'ailleurs inhumé. Le cœur de Richard Ier d'Angleterre dit Cœur de lion était conservé dans le tombeau à gisant que l'on peut encore voir dans le déambulatoire de la cathédrale. En 1150, Rouen obtient une charte communale ; la ville est alors administrée par les Cent Pairs. Les habitants sont regroupés en corporations et confréries de métiers. Rouen est un centre de commerce important, exportant du sel et du poisson vers Paris et du vin vers l’Angleterre.

En 1200, la cathédrale de Rouen doit être reconstruite à la suite d’un incendie. Le chantier dure plusieurs siècles.

Le roi de France Philippe Auguste prend la ville le 16 avril 1203 et rattache la Normandie au royaume de France l’année suivante. Il maintient les privilèges communaux, mais fait détruire l’ancien château ducal et fait construire le Château de Rouen pour surveiller la ville. Celui-ci est construit sur l’ancien site de l’amphithéâtre gallo-romain et prendra le nom de château Bouvreuil. Détruit à la fin du XVe siècle, le Château de Rouen sert de carrière sauf le célèbre donjon, dit tour Jeanne-d’Arc, restaurée par Viollet Le Duc et qui subsiste aujourd’hui. Malgré son nom, cette tour ne fut pas le lieu d’emprisonnement de Jeanne d'Arc en 1431 même s’il semble que cette dernière y fit un passage (de la tour où fut emprisonnée la Pucelle d’Orléans, il ne reste que les soubassements visibles dans la cour intérieure d’une propriété privée située au 102 rue Jeanne-d’Arc et ouverte au public).

Des manufactures de textiles se développent à Rouen et toute sa région (Elbeuf, Darnétal, Barentin, Pavilly, Villers-Écalles, Saint-Pierre-de-Varengeville, Maromme, Le Houlme, Malaunay, Montville), les marchands achetant la laine en Angleterre et revendant les draps dans les foires de Champagne.

La prospérité de Rouen repose principalement sur le commerce sur la Seine. Les marchands rouennais disposent depuis Henri II du monopole de la navigation sur la Seine en aval de Paris. Ils expédient en Angleterre des vins et du blé et reviennent avec de la laine et de l’étain.

Les troubles liés aux impôts se multiplient à Rouen : les émeutes de 1281 voient l’assassinat du maire et le pillage des maisons nobles. Devant l’insécurité, Philippe IV le Bel supprime la commune et retire aux marchands le monopole du commerce sur la Seine. Mais les Rouennais rachètent leurs libertés en 1294.

En 1306, Philippe IV le Bel décide d’expulser la communauté juive de Rouen forte d’une population de 5 à 6000 âmes.

En juillet 1348, la peste noire touche à Rouen. En 1382, une révolte urbaine importante éclate, la Harelle. La ville sera cruellement réprimée par les troupes royales. Les impôts sont augmentés et les privilèges de Rouen pour le commerce sur la Seine sont abolis.

Le 19 janvier 1419, durant la guerre de Cent Ans, le roi d'Angleterre Henry V prend la ville de Rouen et rattache la Normandie à la couronne britannique. Jean Jouvenel des Ursins, contemporain de ces événements, rapporte sobrement : « Le siège fut longuement devant Rouen, ne jamais ne l’eussent eu sinon par famine, car il y avoit vaillantes gens tenans le party du duc de Bourgongne ; mais la famine fut si merveilleuse et si grande, qu’ils furent contraints de se mettre en obeyssance du roy d'Angleterre, car d’un costé et d’autre ils n’eurent aucun secours. Le dix-neuviesme jour de janvier le roy d’Angleterre entra à Rouen. » Henry V meurt en 1422, la même année que le roi de France Charles VI, et son frère Jean de Lancastre, duc de Bedford assure la régence, essayant de gagner les rouennais à sa cause, ce qu'il va en partie réussir.

C’est dans cette ville, capitale du pouvoir anglais dans le royaume de France, que Jeanne d'Arc fut jugée et brûlée le 30 mai 1431 à l'instigation du duc de Bedford et du parti bourguignon, majoritaire à Rouen. La même année le jeune Henry VI est couronné roi de France et d'Angleterre à Paris, avant de se rendre à Rouen où il est acclamé par la foule. Le roi de France reprend la ville en 1449, soit 18 ans après la mort de Jeanne d'Arc et après 30 ans d'occupation anglaise.

La guerre de Cent Ans terminée, les grands chantiers reprennent dans la capitale normande. Au début de la Renaissance, Rouen est la ville la plus peuplée du royaume après Paris. On achève les églises dans le style flamboyant.

Rouen fut également l’un des foyers normands de la Renaissance artistique, en particulier grâce au mécénat des archevêques (Georges d'Amboise et son neveu, Georges II d'Amboise) et des financiers. Artistes et architectes comme Roulland le Roux agrémentent les maisons et les palais de décors italianisants, comme sur le Bureau des Finances, en face du portail de la cathédrale. On attribue la signature du célèbre sculpteur Jean Goujon aux vantaux de l’église Saint-Maclou.

L’essor économique de la ville à la fin du XVe siècle est dû essentiellement aux draperies, mais également à la soierie et à la métallurgie. Les pêcheurs de Rouen vont jusqu’à Terre-Neuve pour pêcher la morue et en Baltique pour pêcher le hareng. Le sel est acheminé depuis le Portugal et la Guérande. Les draps sont vendus en Espagne, qui fournit désormais la laine et les Médicis font de Rouen le principal point de revente de l’alun romain.

Au début du XVIe siècle, Rouen devient le principal port français impliqué dans le commerce avec le Brésil, principalement en raison des besoins en colorants des draperies. En 1500, dix imprimeries sont déjà installées dans la ville, seize ans après la première installation.

Dans les années 1530 et suivantes, la population de Rouen est touchée par le protestantisme, même si elle ne se convertit pas entièrement. Dès 1560, les tensions entre communautés protestante et catholique s’exacerbent. Le massacre de Vassy déclenche la première guerre de religion. Le 15 avril 1562, les protestants entrent de force dans l’hôtel de ville et chassent le bailli. Au mois de mai, les actions iconoclastes gagnent la campagne. Le 10 mai, les parlementaires catholiques quittent Rouen.

Les catholiques prennent le fort Sainte-Catherine, qui domine la ville. Les deux camps utilisent la terreur. Les autorités rouennaises demandent alors l’aide de la reine d’Angleterre. Les Anglais envoient, en vertu du traité d'Hampton Court signé le 20 septembre 1562 avec Condé, des troupes pour soutenir les protestants et occupent, en échange, Le Havre. Le 26 octobre 1562, les troupes royales prennent la capitale normande et la mettent à sac pendant trois jours.

La nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy atteint Rouen fin août 1572 : Hennequier tente d’éviter le massacre aux protestants en les enfermant. Mais, entre le 17 et le 20 septembre, la foule force les portes des prisons et égorge les protestants qui s’y trouvent. La ville est plusieurs fois assaillie par Henri IV, mais lui résiste, notamment lors du long siège de décembre 1591 à mai 1592, grâce à l’aide apportée par l’armée espagnole du duc de Parme.

L'Échiquier permanent de Normandie, installé à Rouen en 1499 par Georges d'Amboise, est transformé en parlement par François 1er en 1515 et reste jusqu'à la Révolution française le lieu de pouvoir pour la province de Normandie. Il avait compétence dans tous les domaines, judiciaires, législatifs et exécutifs, sur les affaires normandes, n’ayant au-dessus de lui que le Conseil du Roi. Il avait également dans sa compétence la gestion du Canada français.

Les XVIIe siècle et XVIIIe siècle sont pour Rouen une période de prospérité et de fort développement économique, notamment avec le commerce textile et le développement du port fluvial. En 1703, est créée la Chambre de Commerce de Normandie.

Bien que dépourvue d'université, Rouen exerce cependant un fort rayonnement intellectuel grâce à un nombre important d'écoles de qualité. En 1734, une école de chirurgie, la deuxième de France après celle de Paris (1724) est fondée.

Pendant la guerre de 1870, Rouen sera occupée par l’armée prussienne.

Lors de la Première Guerre mondiale, elle sert de base pour l'armée britannique.

Elle sera occupée par l'armée allemande au cours de la Seconde Guerre mondiale du 9 juin 1940 au 15 août 1944. Pendant ce conflit, elle subira de violents bombardements visant notamment les ponts sur la Seine et la gare de triage de Sotteville-lès-Rouen. En avril 1944, après un bombardement de la Royal Air Force, on déplora 816 morts et 20 000 sinistrés dans la ville. La cathédrale et le Palais de justice furent touchés, en particulier lors de la semaine rouge et du 30 mai au 5 juin 1944, pendant laquelle le quartier de la cathédrale était en proie aux flammes.

Après la guerre, le centre ville est reconstruit selon le plan Greber et sous la direction de Jean Demarest, François Herr et Jean Fontaine .

Rouen est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Rouen et de la Chambre régionale de commerce et d’industrie de Haute-Normandie. Elle gère l’Aéroport Rouen Vallée de Seine.

En matière d'implantation d'entreprises et de développement économique, elle s'appuie sur les services de l'Agence de développement économique de l'agglomération rouennaise ( ADEAR Rouen Développement ). Les principales missions de l'ADEAR sont la promotion et le développement de l'attractivité du territoire. Cette association est financée par l'Agglomération de Rouen, le Conseil Général de Seine Maritime, la CCI de Rouen, le Grand Port Maritime de Rouen et l'Université de Rouen. Rouen connait un fort taux de chômage à cause de la délocalisation à partir de la fin des années 1970.

Rouen a le plus grand clocher de France après La Feuillie (Seine-Maritime).

Rouen est classée ville d’art et d’histoire.

Elle possède, à la croisée du transept, une « tour-lanterne » surmontée d’une flèche en fonte qui culmine à 151 mètres de hauteur (la plus haute de France) et qui est 5 mètres plus haute que la Pyramide de Khéops initiale. Toute l’histoire du vitrail du XIIIe siècle à nos jours peut se lire à l’intérieur de l’église. Dans le chœur se trouvent quelques sépultures des anciens ducs de Normandie comme celle de Rollon, le fondateur du duché, et celle de Richard Cœur de Lion qui fit déposer son cœur dans la cathédrale après sa mort, en « remembrance d'amour pour la Normandie ». Claude Monet l’a immortalisée dans la série des « Cathédrales ». Outre ses vitraux, la statuaire de sa façade est prodigieuse : 70 figures, sculptées entre 1362 et 1421, y sont réparties entre 20 et 30 mètres d'altitude. Ici, les anges et les saintes femmes se dressent au niveau supérieur. Dessous, les apôtres dominent les archevêques, au dernier rang.

Le Gros Horloge est une horloge astronomique avec un mécanisme du XIVe siècle et un cadran du XVIe siècle, située dans un pavillon qui enjambe la rue du Gros-Horloge sur une arche renaissance et qui est contigu à un beffroi gothique. Sur le double écran, l’aiguille unique pointe l’heure. Il apparaît aussi un « semainier » et les phases de la lune sont indiquées dans l’œil-de-bœuf supérieur. L’agneau pascal, dans un écusson au centre de l’arcade, représente les armes de la ville et symbolise également le commerce et l'industrie de la laine. À voir aussi, sur la face droite du Gros Horloge, des anges gravés sur la pierre, dont l'un est à l’envers en signe de mécontentement des ouvriers lors de la construction de l’horloge.

Symbole de la puissance de Rouen, le Gros Horloge est l'édifice incontournable pour les Rouennais comme pour les touristes. Restauré à partir de 1997, mis en lumière en 2003, le lieu a été rouvert au public en décembre 2006.

Le Bureau des Finances construit de 1509 à 1540 à la demande du cardinal Georges d'Amboise est le plus ancien monument Renaissance subsistant à Rouen. Il a eu la chance de ne pas trop souffrir des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, contrairement à de nombreux autres bâtiments. Cet édifice est occupé depuis 1959 par l’office de tourisme de Rouen.

Le palais de Justice est une des seules réalisations de l’architecture gothique civile de la fin du Moyen Âge en France.

Seule l'aile en retour à gauche de la façade, dans la cour d'honneur, est réellement gothique, construite entre la fin du XVe siècle et le début du XVIe siècle. On y note des pinacles, gargouilles et une balustrade flamboyante à la base du toit. L'escalier attenant a été reconstruit par l'architecte Selmersheim en style néo-gothique champenois au début du XXe siècle et cela, après l'« affaire de l'escalier » qui vit le démontage de celui réalisé en style néo-gothique également par l'architecte Lucien Lefort, apôtre de l'historicisme à Rouen.

Le corps central de l'édifice est un mélange de styles gothique et renaissance, dont la construction embrasse presque tout le XVIe siècle. Le décor est plus riche que sur l'aile gothique proprement dite et la balustrade est radicalement différente.

L'aile en retour de droite est un pastiche néo-gothique, datant du XIXe siècle et remplaçant une ancienne partie de style classique. Également néo-gothique est la partie donnant sur la rue Jeanne-d'Arc, avec sa tour d'horloge.

L’édifice abritait auparavant l'échiquier de Normandie, devenu parlement de Normandie au XVIe siècle. Il serait partiellement l’œuvre de Roulland Le Roux, architecte du bureau des finances (actuel Office du Tourisme).

Il fut ravagé par deux fois en 1944 : lors du bombardement du 19 avril qui vit la destruction totale de l'aile gothique et celui du 26 août, précédant la libération de la ville, qui vit l'anéantissement presque radical de la partie centrale gothico-renaissance. Seuls les murs de pierre restèrent debout, pinacles et charpentes, magnifiques vaisseaux en bois de chêne, détruits. Les intérieurs furent ravagés, dont la magnifique salle des assises avec son plafond à caissons, restitué depuis. Les charpentes furent remplacées par des carènes de béton. Les parties néogothiques échappèrent à la destruction.

La « Maison sublime » est un monument juif découvert sous l'escalier de droite de la cour d'honneur. Il date du XIIe siècle et ses murs préservés de faible hauteur laissent découvrir l'inscription en hébreu : Que cette maison soit sublime !, on y voit également un Lion de Juda sculpté. C'était la maison d'un riche bourgeois juif selon certains et selon d'autres une Yeshiva.

L’Hôtel de Bourgtheroulde est un magnifique hôtel particulier qui présente les influences conjointes du gothique flamboyant et de la Renaissance. Il fut bâti dans la première moitié du XVIe siècle par Guillaume Le Roux, conseiller de l’Échiquier de Normandie et seigneur de Bourgtheroulde. Il a été vendu en décembre 2006 pour devenir courant 2009 le premier grand hôtel de luxe de la ville.

L'église dédiée à saint Maclou est un joyau de l’art gothique flamboyant construit entre 1437 et 1517. Elle possède une façade formant demi-cercle dans laquelle s'ouvrent cinq porches ornés de magnifiques portes en bois sculptées, œuvre des huchiers (ébénistes, sculpteurs sur bois) de la Renaissance.

C'est une église sans transept, comme Notre-Dame de Caudebec-en-Caux, contemporaine. Par contre, Saint-Maclou conserve la tradition normande de la tour lanterne comme la cathédrale Notre-Dame, mais en plus, elle fait office de clocher. La flèche qui la surmonte date du XIXe siècle et est l'œuvre de l'architecte Jacques-Eugène Barthélémy.

La sacristie à l'est de l'édifice est un pastiche néo-renaissance, dont les colonnes de marbre sont authentiques et proviennent d'Italie.

L'église a subi de nombreux dommages lors de la Seconde Guerre mondiale avec la chute de deux bombes entraînant destructions et incendies. En outre, elle a souffert des aléas du climat et de la pollution.

L'intérieur du sanctuaire est conçu pour recueillir le maximum de lumière et est donc très clair. C'est l'une des raisons pour laquelle on note l'absence de chapiteaux sur les piliers de la nef et du chœur, on remarque également la grande dimension des baies qui occupent tout l'espace entre les travées. Le chœur, très rénové, n'a pas récupéré ses belles boiseries baroques d'avant-guerre et seule une chapelle en a conservé. Une des chapelles au sud du déambulatoire n'a pas été reconstruite après-guerre.

Peu de vitraux anciens ont subsisté et ceux que l'on peut observer, sont souvent mêlés à des éléments modernes. À noter cependant, l'arbre de Jessé du XVe siècle au-dessus du portail nord, avec un Jessé assis selon une habitude née en Flandres, et au-dessus du portail sud, une Crucifixion.

Sur le revers de la façade occidentale, subsiste un orgue renaissance, dont les qualités à la fois plastiques et sonores sont reconnues.

Tout proche de l'église, l’aître Saint-Maclou est un lieu étrange et exceptionnel. Son histoire remonte à la Grande Peste noire de 1348 qui tua une grande partie de la population. Le cimetière autour de l'église Saint-Maclou devenant trop exigu devant l'afflux de cadavres, l'aître qui n'était à l'époque qu'un simple parvis, fut transformé à son tour en nécropole. En 1526, une nouvelle épidémie conduisit à la construction de trois galeries en colombage.

Ces trois édifices avaient un aspect sensiblement différent de celui d'aujourd'hui. Les charpentes des toitures étaient plus élevées et plus pentues. Le premier étage ne comptait pas de fenêtres. Entre les deux sablières sculptées, l'espace était ajouré. Le premier étage servait d'ossuaire et différents ossements humains y étaient entassés de manière plus ou moins organisée, les ouvertures entre les colombages devant assurer séchage et dissolution progressive des os jusque réduction en poussière et chute sur le sol comme il est écrit dans la bible. Le rez-de-chaussée était une galerie de circulation, analogue à celle d'un cloître, où de riches personnages prirent l'habitude de se faire inhumer. Sur les sablières de l'étage furent sculptés des crânes, des tibias et toutes sortes d'objets relatifs à la destination funéraire du lieu. Au XVIIe siècle fut ajouté une quatrième aile à l'édifice qui copie imparfaitement les trois autres, mais qui ne servit jamais d'ossuaire. En effet, elle fut construite par les prêtres de la paroisse Saint-Maclou pour servir d'habitation et d'école. Après l'interdiction des inhumations en centre ville et la destruction des cimetières intra-muros au XVIIIe siècle, le lieu fut transformé en école.

Aujourd’hui, l’ensemble abrite l’École régionale des Beaux-Arts et le service du Patrimoine.

La place du Vieux-Marché fut le théâtre, en pleine guerre de Cent Ans, du supplice de Jeanne d’Arc, brûlée vive le 30 mai 1431. Au milieu de la place, les vestiges de l’église Saint-Sauveur ont été dégagés. La place du Vieux-Marché est entourée par un ensemble de maisons à pans de bois.

La tour Jeanne d'Arc faisait partie du Château de Rouen construit en 1204 par Philippe Auguste sur les ruines de l'amphithéâtre gallo-romain de Rotomagus. C’est dans ce château que Jeanne d’Arc fut emprisonnée et que se déroula son procès.

La ville est également remarquable pour la diversité et la richesse de son tissu urbain : on y trouve des maisons appartenant à des époques variées, depuis le XIIIe siècle jusqu’à l’époque contemporaine. Rouen est ainsi une des villes les plus hétérogènes de France du point de vue architectural : hétérogénéité des époques donc, mais aussi des matériaux (les pans de bois, mais aussi la pierre, la brique ou le béton pour les immeubles de la reconstruction), des formes ou des couleurs. À l’opposé de certaines villes classiques comme Bordeaux ou Nancy, Rouen incarna d’ailleurs le modèle de la ville romantique, célébré par Victor Hugo dans un célèbre poème (in Les Feuilles d’automne). Cette variété aurait pu être mise à mal par les importantes destructions de la Seconde Guerre mondiale, qui entraînèrent la disparition de quartiers qui étaient parmi les plus appréciés des touristes avant-guerre. Dans l’ensemble, la reconstruction respecte pourtant les particularités de la vieille ville et, sans recourir au pastiche, tente de proposer une certaine irrégularité des tracés et des formes.

Aujourd’hui la ville conserve près de 2 000 maisons à colombage dont un millier ont déjà été restaurées : les rues du Gros-Horloge, Saint-Romain, Damiette ou Eau-de-Robec sont de ce point de vue tout à fait remarquables. Moins restaurés mais aussi moins fréquentés par les touristes, les quartiers Saint-Vivien ou Beauvoisine méritent également le détour.

Depuis le Moyen Âge, et même avant, le port constitue une part prépondérante de l’activité de la ville en raison de sa situation stratégique entre Paris et la mer dont les marées y sont encore perceptibles.

Bien qu’il soit à 80 km par bateau de l’estuaire (6 heures de navigation), le port est à la fois fluvial et maritime car capable de recevoir des navires très importants (jusqu’à 280 m de long et 150 000 tonnes). En aval, les ponts sur la Seine dégagent en effet un tirant d’air de 50 mètres tandis que des dragages permanents maintiennent un tirant d’eau de 10 mètres minimum.

L’effet des marées est sensible à Rouen.

Tous tonnages confondus, Rouen n’est que le 28e port européen et le 5e français, derrière Marseille (3e européen), Le Havre (5e), Dunkerque (13e), Saint-Nazaire (18e), mais c’est le 1er port européen pour les céréales, le 1er français pour la farine et les engrais. Le trafic pétrolier est bien moindre que celui du Havre, mais non négligeable en raison de la proximité de la raffinerie de Petit-Couronne.

Enfin, les plus grands voiliers du monde se rassemblent à Rouen tous les 4 à 5 ans. Cet événement a été baptisé Voiles de la liberté en 1989, Armada de la liberté en 1994 et Armada du siècle en 1999 environ six millions de visiteurs. L'édition Armada Rouen 2003 en juillet 2003 a accueilli cinquante navires, six mille marins de vingt nationalités différentes, dix millions de visiteurs, des dizaines de manifestations et d’animations… L'Armada 2008 a eu lieu du 5 au 14 juillet.

Tous les ponts entre Rouen (pont de Normandie, pont de Tancarville, pont de Brotonne) et la mer peuvent laisser passer des navires de fort tonnage.

Les premiers ponts remontent au IXe siècle. Ils furent reconstruits plusieurs fois, particulièrement après les dynamitages et les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Il existait avant guerre un pont transbordeur.

Rouen est la première ville où les ponts empêchent ces navires de remonter la Seine plus haut. Ils permettent cependant le passage des caboteurs fluviomaritimes qui desservent les ports de Limay et de Gennevilliers.

Inaugurée en 1965, la Tour des Archives est située dans l’enceinte de la Préfecture dans le quartier Saint-Sever. Ce bâtiment, de conception moderne, peut accueillir 37 kilomètres linéaires de document incluant les Archives départementales. La tour compte 27 étages pour 104 mètres de hauteur, le tout en béton armé, c'est le deuxième bâtiment le plus haut de Rouen, après la cathédrale.

À proximité de Rouen sur la commune de Canteleu, à Croisset, se trouve le Pavillon de jardin de la maison qu'occupa Gustave Flaubert pendant près de 40 ans : il a été aménagé en petit musée Flaubert.

Voir également la catégorie Média de Haute-Normandie.

La ville de Rouen possède 10 lieux de culte musulman, mosquées et salles de prière, le plus important étant la mosquée El Kaouthar.

Temple Saint-Éloi.

Nombre de licences sportives : 20 000.

La foire Saint-Romain est une fête foraine annuelle qui dure environ un mois entre la fin octobre et la fin novembre. Elle se déroule sur les quais bas rive gauche et s’étale du pont Mathilde au pont Guillaume-le-Conquérant. C’est la première fête foraine de province par sa taille et la deuxième, derrière la foire du Trône, au niveau national. C’est aussi la plus ancienne de France, elle est en effet vieille de plus de 500 ans.

La foire Saint-Romain avant d'être déplacée sur les quais occupait les boulevards depuis la place Saint- Hilaire jusqu'à la place Beauvoisine et le Boulingrin. Le Boulingrin était à cette époque occupé par un cirque de style circulaire où se produisaient des artistes de variété, des combats de boxe et de catch et bien sûr là aussi se produisait le cirque qui animait chaque année la grande foire Saint-Romain.

Sur l'île Lacroix se tenait la foire exposition avant que ne soit créé le parc de expositions près de la forêt du Rouvray. L'actuel parc des exposition occupe le site du terrain d'aviation et de la zone de parachutisme.La commune de Boos a reçu l'aérodrome mais l'activité de parachutisme a dû se répartir sur Dieppe et Le Havre.

Depuis 1989, Rouen organise un rassemblement mondial réunissant les plus grands voiliers, vieux gréements et autres navires de guerre (voir plus haut, le port). La dernière manifestation de ce rassemblement, appelé l'Armada 2008, a eu lieu du 5 au 14 juillet 2008.

Le réseau de transports en commun est hiérarchisé et constitué d’une part d’un réseau armature ayant les mêmes caractéristiques d’exploitation que le tramway ou TEOR, et conçu en correspondance avec ces lignes avec création de centres d’échanges, et d’autre part d’un réseau urbain et d’un réseau suburbain complémentaires.

Il y a un parking gratuit pour les utilisateurs des transports en commun rouennais au niveau du 1er échangeur de l’A150 au Mont-Riboudet, se trouvant au pied du pont Gustave-Flaubert.

Rouen a longtemps été en retard dans la circulation et la conception de réseaux cyclables, cependant la mairie semble vouloir améliorer les services de circulation cyclable depuis quelques années, notamment avec la nouvelle piste cyclable sur le pont Boieldieu qui permet de traverser la Seine sans être mêlé au reste du trafic urbain et les diverses nouvelles pistes cyclables en ville.

Le Cy'clic est un système de vélopartage ouvert de 5h à 1h. Il a été installé en décembre 2007 par la mairie en partenariat avec JCDecaux et facilite les déplacements en centre-ville. La mairie met en libre-service 175 vélos répartis dans les 14 stations dispersées en ville, majoritairement implantées sur la rive droite (9 bornes sur la rive droite, 5 rive gauche), à terme ce seront 250 vélos dans 20 stations qui seront disponibles.

Rouen possède une gare principale multimodale, la gare de Rouen Rive-Droite d’une fréquentation de 5,2 millions de voyageurs annuels. Elle possédait avant la Seconde Guerre mondiale trois autres gares, les gares d’Orléans, du Nord-Martainville et Saint-Sever.

Cette dernière devrait être reconstruite d'ici 2010 pour l'accueil des transports TGV afin de désengorger la gare de Rouen Rive-Droite.

Rouen est desservie par l’aéroport Rouen Vallée de Seine avec près de 50 000 passagers annuels.

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Province ecclésiastique de Rouen

La province ecclésiastique de Rouen est une circonscription religieuse française créée au Moyen Âge et réformée en 1802. Elle correspond aujourd'hui aux régions Haute-Normandie et Basse-Normandie. L'archévêque de Rouen porte de droit le titre de Primat de Normandie.

Le territoire de la province ecclésiastique de Rouen correspond depuis 1802 aux départements de la Seine-Maritime (diocèses de Rouen et du Havre), du Calvados (diocèse de Bayeux-et-Lisieux), de l'Eure (diocèse d'Évreux), de la Manche (diocèse de Coutances-et-Avranches) et de l'Orne (diocèse de Séez).

Les archevêque métropolitains sont nommés par le pape, sur proposion du nonce apostolique. Ils reçoivent ensuite le pallium de ses mains.

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Université de Rouen

Image:UnivRouen.PNG

L'université de Rouen est une université française, basée à Rouen (Seine-Maritime).

Elle regroupe 6 UFR, 2 IUT et 3 Instituts (IUFM, IAE, IPAG). Outre ses locaux basés à Rouen et aux environs, elle possède plusieurs antennes universitaires à Évreux et Elbeuf. Sa population estudiantine est d'environ 24 300 étudiants.

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Arrondissement de Rouen

L'arrondissement de Rouen est une division administrative française, située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie.

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Rouen Hockey Élite 76

Logotype du Rouen Hockey Élite 76 de 1982 à 1992.

Les Dragons de Rouen sont un club français de hockey sur glace évoluant en Ligue Magnus. Son nom officiel est le Rouen Hockey Élite 76.

Située à Rouen, en Normandie, l'équipe est devenue, depuis sa création en 1982, l'une des équipes les plus titrées du championnat de France avec neuf récompenses suprêmes en 26 ans d'existence. Les Dragons sont entraînés par Alain Vogin sous la présidence de Thierry Chaix et évoluent dans la patinoire de l'Île Lacroix (2 747 places assises, jusqu'à 3500 au total) depuis janvier 1992.

Les Dragons demeurent l'une des équipes phares de la Ligue Magnus de ces deux dernières décennies et s'avèrent être un excellent club formateur ayant fourni une quantité non négligeable d'internationaux à l'équipe de France. De plus, avec le club d'Amiens, les Dragons sont une des premières équipes de France à avoir eu du succès en dehors des zones montagneuses.

Ultime trophée pour une équipe de hockey en France, la Coupe Magnus est remise au champion des séries éliminatoires de la Ligue Magnus. Rouen est troisième au classement des équipes ayant remporté le plus grand nombre de Coupes Magnus avec neuf trophées, derrière Chamonix qui en comptabilise trente et Paris avec dix-huit trophées.

Les liens du tableau mènent vers le dernier adversaire rencontré.

Les liens du tableau mènent vers le dernier adversaire rencontré.

Le club est créé en 1982 sous le nom Rouen Hockey Club (ou RHC). Il évolue alors en Nationale C. Au terme de cette saison, Rouen est devancé par la réserve de Viry (champion de Nationale C) et par Limoges. En portant réclamations contre Viry suite à l'utilisation de joueur de l'équipe première en équipe réserve et profitant des malheurs de Nice, pensionnaire de Nationale B dont la patinoire a brûlé, le club normand accède à l'échelon supérieur.

Pour sa première saison au deuxième niveau national, Rouen termine en milieu de tableau de sa poule au terme de la première phase. Au terme de cette première phase, les clubs de la poule Nord et de la poule Sud classés 3, 4 et 5 accèdent au critérium de Nationale B. Les Dragons terminent à nouveau quatrième, ce qui leur fait conclure leur saison en huitième position sur seize clubs engagés.

La saison suivante, Rouen devient champion de Nationale B en ne comptant qu'une seule défaite à Limoges. Rouen accède ainsi à l'élite lors de la saison 1985-86.

Pour sa première saison au sein de l'élite, Rouen conserve la plupart de l'effectif qui lui a permis d'être promu. L'équipe, entraînée par Serge Evdokimoff, remporte dès son premier match la première victoire de son histoire en Ligue Magnus contre Viry et Guy Fournier sur le score de 7-3. Avec un bilan de 17 victoires, 14 défaites et un nul en 32 matchs, le RHC effectue une saison honorable en terminant à la septième place d'un championnat comptant douze équipes.

Le maintien obtenu, l'équipe normande se tourne vers la saison 1986-87 avec le rôle d'outsider. Elle recrute notamment le portier Antoine Mindjimba (qui restera trois saisons au club). Cependant l'équipe gagne peu. Suite au manque de résultats et des retards de paiement des joueurs, un mauvais climat s'installe et provoque le départ de l'entraîneur Serge Evdokimoff. Ce dernier est remplacé par le duo de joueurs Luc Tardif - Jean Savard qui arrive à sauver les rouennais de la relégation en coiffant Viry en toute fin de saison. Ainsi, le RHC termine neuvième sur dix.

La saison 1987-88 voit l'arrivée de Franck Pajonkowski au sein de l'effectif. À cette arrivée s'additionne celle des canadiens Claude Verret et André Saint-Laurent, deux joueurs ayant une expérience dans la Ligue nationale de hockey. Désormais entraîné par Denis Methot, le RHC affronte les neuf autres équipes du championnat lors de la première phase où il termine à la quatrième position, les six premières places étant qualificatives pour la deuxième phase. Lors de cette deuxième phase où toutes les équipes se rencontrent, les normands n'arrivent pas à enchaîner les victoires : ils finissent sixièmes et derniers de la poule, ce qui les prive de playoffs. Au terme du match de classement pour la sixième place, Rouen est défait par les Français Volants de Paris. De ce fait, le RHC termine sixième du championnat, son meilleur résultat jusqu'alors.

La saison 1988-89 voit un nouveau changement d'entraîneur avec la nomination de Larry Huras. Ce dernier est aussi une nouvelle recrue défensive, cumulant ainsi les postes de joueur et d'entraîneur. C'est aussi la saison de l'arrivée de Guy Fournier, alors double détenteur du trophée Charles Ramsey. La formule du championnat est la même que l'année précédente avec deux phases de poules puis les playoffs. Avec ses nouvelles recrues et emmenés par leur capitaine Claude Verret, les dragons finissent la première phase à la deuxième place derrière les Français Volants. Ce classement s'inverse à la fin de la deuxième phase. Par conséquent, les rouennais sont qualifiés pour les playoffs (les demi-finales en l'occurrence). Ils sont battus difficilement par les écureuils d'Amiens deux matchs à un lors de la demi-finale mais réussissent à se remobiliser pour battre Briançon dans la petite finale. Ainsi, le RHC termine troisième sur dix et pour la première fois sur le podium. À la fin de la saison, le trophée Albert Hassler, du meilleur joueur, est remis à Yves Crettenand, c'est la première fois qu'une récompense individuelle est décernée à un joueur de Rouen.

La saison 1989-90 constitue une année capitale pour Rouen. Les derniers « Dragons historiques » quittent le club et des futures figures du club arrivent : Petri Ylönen, Denis Perez et Benoît Laporte entre autres. Encadrés par les Fournier, Pajonkowski et Verret, les Dragons arrivent en tête de la première et de la deuxième phase de la saison. Ils battent ensuite les Écureuils d'Amiens sur le score de deux matchs à zéro. Pour sa première finale, le RHC remporte sa première coupe Magnus en battant Grenoble deux matchs à zéro (8 buts à 5 et 5 à 1).

L'occasion est donnée aux Dragons de confirmer lors de la saison 1990-91. L'effectif demeure stable. Les rouennais dominent la première phase avec 13 victoires en 14 matchs ainsi que la deuxième phase avec 24 victoires en 28 matchs. Les Dragons affrontent les Français Volants de Paris en quart de finale (victoire 3 matchs à 1) puis les Girondins de Bordeaux en demi-finale (victoire 3 matchs à 0). Comme la saison précédente, le titre se joue entre Rouen et Grenoble. Grenoble gagne son match à domicile sur le score de 5-4. Lors du match retour dans la patinoire de caen(l'Île Lacroix étant indisponible) les deux équipes se neutralisent (5-5). Avec une défaite et un match nul, les rouennais s'inclinent et finissent deuxièmes.

Durant l'intersaison, peu de changements surviennent dans l'effectif si ce n'est l'arrivée de Serge Poudrier. Le RHC joue ses matchs de la saison 1991-92 à domicile au Havre, l'Île Lacroix demeurant indisponible. Le RHC finit premier lors de la première phase. Lors de la seconde phase, Rouen peut commencer à jouir de sa nouvelle patinoire, l'Île Lacroix étant inaugurée le 14 janvier 1992. Rouen termine premier de la seconde phase avec un bilan de 17 victoires pour 3 défaites en 20 matchs joués. La saison s'achève sur cette deuxième phase, la formule choisie ne comportant pas de play-offs. Les Dragons décrochent ainsi leur deuxième coupe Magnus.

Suite à une refonte de la formule du championnat, Rouen évolue lors de la première phase de la saison 1992-93 dans la poule sud où toutes les autres équipes sont issues des Alpes. Une arrivée notoire est à signaler dans l'effectif des Dragons : celle d'Éric Pinard (qui restera huit saisons au club). Rouen termine à égalité de points avec Chamonix de la poule, les deux équipes ayant effectué le même parcours : treize victoires et une défaite en quatorze matchs. Mais disposant de la meilleure attaque (135 buts inscrits) et de la meilleure défense (24 buts encaissés), le RHC profite d'une meilleure différence de buts pour terminer premier de la poule (+111 pour Rouen contre +61 pour Chamonix). Lors de la deuxième phase, les adversaires de Rouen sont Amiens, Reims et à nouveaux Chamonix. Les Dragons remportent douze victoires en autant de matchs et finissent premier de cette phase. La demi-finale des play-offs s'avère difficile pour les Dragons qui n'écartent les Gothiques qu'au cinquième match après avoir été menés 2 matchs à 1. En finale, Rouen affronte pour la dernière fois de la saison les Huskies qu'ils battent 3 matchs à 1 pour devenir champions une troisième fois.

Lors de la saison saison 1993-94, les rouennais sortent invaincus de leur poule de qualification. Lors de la deuxième phase, Rouen concède une défaite et un nul en douze matchs. Ainsi le club finit premier de la poule lors de cette phase. En demi-finale des play-offs, les Dragons battent sèchement Angers 3 matchs à 0 puis affrontent Chamonix en finale. À l'instar de la saison précédente, le RHC dispose de Huskies, cette fois-ci sur le score de 2 matchs à 0. Rouen glane alors sa quatrième coupe Magnus. Les Dragons décrochent quasiment toutes les autres récompenses : le trophée Charles Ramsey revient à Franck Pajonkowski, les trophées Albert Hassler et Raymond Dewas reviennent à Franck Saunier et le trophée Jean Ferrand revient à Petri Ylönen. Les Dragons remportent même le trophée Marcel Claret. Seul le trophée Jean-Pierre Graff, qui désigne le meilleur espoir, leur échappe.

À l'orée de la saison 1994-95, deux changements non négligeables surviennent au sein de l'équipe. Au poste d'entraîneur, Larry Huras est remplacé par le désormais retraité Benoît Laporte et Claude Verret part au Lausanne Hockey Club. Rouen affronte ses sept adversaires et termine à la première place de la saison régulière avec un bilan de 22 victoires en 28 matchs. En quart-de-finale, les Dragons affrontent les derniers de la saison régulière: les Jets de Viry. Après une victoire remportée sur le score de 3 matchs à 0, le RHC poursuit sa route vers la finale en battant Reims sur le même score. Après un match nul (3-3) à Brest contre les Albatros lors du premier match de la finale, les rouennais s'imposent à domicile sur le score de 4-3 avec trois buts de Franck Pajonkowski. Cette victoire permet à Rouen de décrocher son cinquième titre, le quatrième consécutif. En parallèle, le RHE s'impose en Ligue Atlantique et est ainsi qualifié pour la coupe des ligues européennes. Les Dragons atteignent la finale mais doivent s'incliner face au Hockey Club Bolzano de Jaromír Jágr (mise au point : Bolzano n'était pas le club de Jaromir Jägr mais simplement le joueur Tchèque faisait une pige pour le club italien en raison de la grève des joueurs de NHL)..

Les Dragons attaquent la saison 1995-96 avec un effectif resté stable. L'équipe finit deuxième de la première phase derrière Brest, classement qui s'inverse à la fin de la seconde phase. Rouen ne connaît alors aucune difficulté à écarter Viry en quart de finale (3 matchs à 0) puis Reims en demi-finale sur le même score. Rouen et Brest se retrouvent à nouveau en finale. C'est le club breton qui s'impose en trois matchs secs et qui brise la série des normands. Les Dragons se console avec un bon parcours européen leur permettant tout d'abord de remporter la Ligue Atlantique et ainsi d'être directement qualifiés pour la finale de la coupe des ligues européennes. Les rouennais y affrontent un club autrichien, le VEU Feldkirch, qu'ils battent 5-2 (en Autriche) puis 7-3 (à domicile).

Suite à cela, la saison 1996-97 voit le départ de plusieurs joueurs clés : Petri Ylönen, Serge Poudrier, Steven Woodburn, par exemple. Parallèlement engagé dans la Ligue européenne de hockey, Rouen accumule les matchs et ne finit que quatrième de la première phase du championnat, derrière les grosses cylindrées d'alors : Brest, Grenoble et Reims. Ensuite, les Dragons n'arrivent pas à renverser la tendance et terminent la seconde phase à la même position. En quart de finale, Rouen affronte Grenoble. La rencontre se joue au meilleur des cinq matchs. Les normands débutent avec une défaite à domicile (2-3) puis une autre à la patinoire Clemenceau (6-2). Rapidement menés 2 matchs à 0, les dragons parviennent à revenir à deux manches partout. Le match décisif est perdu à l'Île Lacroix sur le score de 4 buts à 1. Les rouennais jouent alors les matchs de classement et terminent finalement à la cinquième place, le pire résultat des neuf dernières saisons.

Les médiocres résultats de la saison précédente provoquent le départ de Benoît Laporte. C'est alors que Guy Fournier fait son retour sur les rives de la Seine en tant qu'entraineur pour la saison 1997-98. La moitié de l'équipe est alors modifié suite aux différents départs et arrivées. Les rouennais terminent cinquièmes de la première phase et parviennent à grappiller une place lors de la seconde phase ce qui leur permet de se qualifier pour les quarts de finale. Joués au meilleur des sept matchs, Rouen bat sèchement Reims en quatre manches. En demi-finale (qui se joue elle en trois manche gagnante), le Dragons rencontrent les Brûleurs de Loups qui ont dominé les deux phases de la saison régulière. Rouen perd lors du dernier match disputé à Grenoble. Quant à la petite-finale, Rouen s'incline également 3 matchs à 2, cette fois contre Lyon d'où une quatrième place à la fin de la saison.

La saison saison 1998-99 est difficile : Rouen termine septième lors de la première phase avec un bilan mitigé de sept victoires, trois nuls, huit défaites. L'équipe glissera même d'une place au terme de la seconde phase. Étant huitième, Rouen affronte Reims, le premier du classement au terme des deux premières phases. Le quart de finale se solde par une victoire rémoise sur le score de 4 matchs à 1. le RHE termine huitième cette saison.

La saison saison 1999-2000 voit de nombreux changements dans l'effectif (dont le retour notable de Steven Woodburn après un passage en élite allemande) qui donnent un nouveau souffle aux Dragons. La première phase se solde par une première place au classement avec un bilan de dix victoires, trois nuls et trois défaites. Rouen connaît une deuxième phase plus difficile et termine finalement troisième à l'issue de la deuxième phase, s'étant fait doubler par les Léopards de Caen (2e) et les Flammes de Reims (1ers). En quart de finale, les Dragons rencontrent les Orques d'Anglet dont ils se défont 3 victoires à 0. En demi-finale, Rouen rencontre son homologue bas-normand. Caen gagne à domicile les deux premiers matchs de la série. Rouen remporte les deux suivants à domicile en prolongation. La rencontre se joue alors au cinquième match à Caen. Les deux équipes n'arrivent pas à se départager ni lors des trois tiers temps, ni lors de la prolongation. C'est aux tirs de fusillade que les Léopards s'imposent. Rouen termine troisième du championnat sans jouer de petite-finale suite à un accord passé avec l'autre demi-finaliste perdant, Amiens (Rouen bénéficie de son meilleur classement au terme de la saison régulière). L'éclaircie est confirmée par un bon parcours en coupe de France où les Dragons atteignent la finale. La finale, disputée le 14 mars 2000 à Boulogne-Billancourt, se termine par la victoire des Léopards de Caen sur le score de 4 buts à 1.

C'est avec une équipe renouvelée que les Dragons attaquent la saison 2000-01 (départ de Éric Pinard, arrivée de Daniel Carlsson notamment). Les rouennais survolent la première phase de la saison avec une seule défaite - contre Angers et en prolongation - en quatorze matchs. Le deuxième, Amiens est relégué 8 points derrière. Le bon parcours du RHE se poursuit lors de la seconde phase malgré une défaite contre Reims sur tapis vert pour non paiement des arbitres de la rencontre (suite à un arbitrage jugé mauvais). Ainsi, Rouen termine premier de cette phase avec un bilan de 23 victoires, 2 nuls et 3 défaites. Les Dragons affrontent les Jets de Viry en quart de finale qu'ils battent 3 matchs à 0. Viennent ensuite les Brûleurs de Loups de Grenoble en demi-finale. La rencontre, jouée au meilleur des cinq matchs, voit deux victoires nettes de Rouen à l'Île Lacroix (6-0 et 5-2) puis deux victoires de Grenoble dans l'Isère (6-5 et 4-1). Le match décisif, disputé en Normandie s'achève sur une victoire de Rouen (4-0) qui se qualifie de fait pour la finale. Opposés aux Orques d'Anglet, les Dragons remportent rapidement leur sixième coupe Magnus en trois manches sèches.

La saison 2001-02 ne se dispute qu'avec sept clubs. De ce fait, une nouvelle formule de championnat est adoptée : il se joue en trois phases avec conservation de la moitié des points acquis lors de la deuxième phase pour la troisième phase. Rouen débute bien la première phase mais marque le pas suite à un week-end de Coupe continentale. Le parcours devient alors chaotique et les Dragons ne peuvent faire mieux qu'obtenir une cinquième place à l'issue de la première phase. La tendance reste la même lors de la deuxième phase, même si les rouennais arrivent à gagner une place au classement. Avec 29 points, le RHE reste au contact des meilleures équipes (Reims avec 34 points, Grenoble et Amiens avec 30 points). Rouen conserve 15 points pour attaquer la troisième phase durant laquelle les Brûleurs de Loups et les Gothiques sont dépassés par les Dragons. Mais les normands ne réussissent pas à revenir sur les Flammes Bleues et finissent deuxièmes. Les rouennais se rattrapent en gagnant leur première coupe de France en disposant des Séquanes de Besançon. La finale, jouée le 19 février 2002 à Besançon, se termine sur une victoire nette de Rouen : 8 buts à 1.

La saison 2002-03 voit une profonde refonte du championnat. 16 clubs sont désormais engagés dans un championnat appelé Super 16. Guy Fournier devient manager général du RHE alors que Franck Pajonkowski prend la place de ce dernier au poste d'entraîneur. Les départs (Pajonkowski, Phil Groeneveld) sont compensés par la promotion des jeunes du centre de formation (Nicolas Besch entre autres), le retour d'Éric Raymond et des transferts faisant notamment arriver Arnaud Briand sur les bords de la Seine. L'entame de la saison est bonne pour les Dragons mais elle est brisée par une pénalité suite à une entorse au règlement. Ce dernier stipule que les clubs peuvent engager au maximum quatre joueurs communautaires et quatre extracommunautaires. Bien que respectant la consigne d'avoir huit étrangers au maximum, le RHE dispose de cinq canadiens dans son effectif et enfreint donc la règle, ce qui lui vaut 9 points de pénalité (une rotation a alors lieu entre les canadiens du club). De ce fait, les rouennais se doivent d'accomplir un parcours exemplaire s'ils veulent se qualifier pour le poule Magnus. C'est chose faite avec une première phase s'achevant sans aucune défaite et une pénalité réduite à 3 points par le CNOSF. Rouen réalise ensuite un bon parcours en poule Magnus. Les Dragons terminent premiers avec 10 victoires au compteur pour 14 possibles. Ils affrontent alors Grenoble en demi-finale, qu'ils battent sèchement 3 victoires à 0. En finale, les Normands retrouvent le rival picard, Amiens. C'est la première fois que ces deux clubs se rencontrent à ce niveau de compétition. Les amiénois s'imposent à domicile 4 buts à 2. De retour à l'Île Lacroix, les Dragons doivent attendre les tirs de fusillade pour s'imposer après avoir été rejoints à 1-1 dans le dernier tiers-temps. Enfin, dans le dernier match de la rencontre, Rouen s'impose 4-2 et décroche ainsi à nouveau le titre.

La saison 2003-04 est celle des départs de Guillaume Besse et Éric Doucet mais aussi de l'arrivée de beaucoup d'éléments du centre de formation en équipe première (Simon Doreille, Benoit Quessandier, Pierre-Édouard Bellemare, Alexandre Lefebvre, Tristan Lemoine, Damien Raux, Thibault Geffroy, etc). Le RHE fait signer Maurice Rozenthal. Les Dragons effectuent un parcours difficile qui ne leur permet d'obtenir qu'une cinquième place dans la poule ouest lors de la première phase. Conséquence directe de cette mauvaise place, les rouennais ne peuvent défendre leur titre car ils ne sont qualifier que pour la poule nationale. Face à des équipe de moindre calibre, les haut-normands effectuent une deuxième phase presque parfaite (12 matchs : 11 victoires, 1 défaite en prolongation contre Angers). Qualifié pour les play-offs de la poule nationale, le RHE affronte Clermont en demi-finale. Le premier match, disputé en Auvergne, se solde par une victoire des Sangliers 4 buts à 2. Au match retour, les Dragons ne parviennent pas à s'imposer (match nul 0-0). Ils sont alors opposés aux Ducs pour la troisième place de la poule nationale et gagnent. Les Dragons finissent leur saison à ce stade de la compétition sur une modeste onzième place. Malgré cette contre-performance en Ligue Magnus, les Dragons remportent la Coupe de France 2003-04 en battant en finale les Brûleurs de Loups le 9 mars 2004 à Pôle Sud sur le score de 5 buts à 1.

Guillaume Besse et Éric Doucet reviennent dès la saison 2004-05 après un an d'exil sur les glaces canadiennes. Dans le même temps, Alain Vogin arrête sa carrière pour s'occuper du hockey mineur à Rouen. L'équipe allie expérience et jeunesse. Le RHE débute la saison de manière remarquable, enchaînant les victoires contre des grosses cylindrées comme Grenoble et les scores fleuves (11-1 contre Clermont, 14-2 contre Dunkerque). Les Dragons se rendent alors en Alsace pour défier les Scorpions de Mulhouse et leur armada impressionnante. En effet, les mulhousiens comptent dans leurs rangs deux joueurs de Ligue nationale de hockey ayant fui le lock out : Steven Reinprecht et Steve Montador. Ils disposent également de joueurs de tout premier plan comme Fabrice Lhenry, Olivier Coqueux ou encore Maurice Rozenthal. Les Scorpions s'imposent 4 buts à 2. Dans la foulée, les Dragons s'inclinent une deuxième fois à Tours contre les Diables Noirs. Rouen reprend ensuite sa marche en avant en battant successivement Dijon, Amiens et Briançon. Rouen connaît trois autres défaites avant la fin de la saison régulière. Entre temps, le capitaine des Dragons, Doucet, ne respecte pas son contrat et s'engage en faveur des Dragons de Verdun avant même la fin de la saison régulière. Le parcours effectué permet aux normands de finir premiers du classement avec 45 points en devançant seulement Tours et Grenoble grâce à une meilleure différence de buts. Les Dragons rencontrent alors les Gothiques, champions en titre, en quart de finale, la première étape des play-offs. La rencontre est très serrée, Rouen s'imposant dans le premier match aux tirs de fusillade puis 5 buts à 2 dans le deuxième match. Les deux équipes se retrouvent ensuite au Coliséum. Amiens s'impose à son tour lors de la séance de fusillade puis gagne le quatrième match de la série sur le score de 4 buts à 3. De retour à l'Île Lacroix, les Dragons s'imposent sur le score de 6 buts à 3 pour ce qui constitue le dernier match de Denis Perez. Cette victoire leur permet de remporter la série et d'accéder aux demi-finales. Vient alors Mulhouse. Les deux premiers matchs sont joués en Normandie. Lors du premier match, les seino-marins doivent attendre la séance de fusillade pour s'imposer. Le second match est quant à lui remporté par les alsaciens sur le score de 5 buts à 2. Les Scorpions gagnent alors leurs deux matchs à domicile, remportant ainsi la série par 3 matchs à 1. En petite finale, les rouennais perdent contre les grenoblois. C'est sur cette quatrième place qu'Arnaud Briand termine sa carrière. Cette même saison, les normands décrochent leur troisième coupe de France le 25 février 2005 à Méribel. Ils battent difficilement Briançon en finale, s'imposant 4 buts à 3 avec notamment deux tirs de fusillade marqués par Kimmo Salminen.

L'intersaison qui suit est mouvementée. La FFSG rappelle le RHE à l'ordre pour dépassement de la masse salariale notamment. Mais des problèmes plus graves - qui aboutissent à la rétrogradation des deux clubs finalistes (Mulhouse et Tours) de la saison qui vient de s'achever - permettent au club normand de s'en sortir dans un moindre mal. À l'orée de la saison 2005-06, les Dragons subissent de nombreux départs (nouveau départ de Guillaume Besse, arrêt de Arnaud Briand, départ d'Éric Raymond...). De ce fait, l'encadrement réalise un recrutement conséquent : signatures de Olivier Coqueux (en provenance Mulhouse suite à la dissolution du club), de Julien Desrosiers (meilleur buteur la saison précédente), de Ramón Sopko (en provenance de Tours suite à la rétrogradation du club), de Carl Mallette, de Éric Fortier et Marc-André Thinel (tous trois canadiens, provenant respectivement des Grrrowl de Greenville, des Royals de Reading et des Bulldogs de Hamilton). Avec cette nouvelle équipe les Dragons réalisent une saison régulière presque parfaite. Ils sont seulement accrochés lors de la troisième journée par les Pingouins de Morzine qui les contraignent au match nul dans les Alpes (3-3 après prolongation). Tous les autres matchs sont ponctués de victoires et Rouen termine premier de la saison régulière. Exempts de huitième de finale, les play-offs commencent en quart de finale pour les Dragons. Ils y affrontent Angers qu'ils battent en trois manches sèches. Dijon connaît le même sort en demi-finale. Le RHE retrouve le Hockey Club Amiens Somme en finale pour une revanche de la finale version 2002-03. Lors des deux premiers matchs en terrain normand, les rouennais s'imposent 5-3 puis 5-1. Les Dragons sont sacrés dès le troisième match, sur la glace amiénoise, en remportant le match par 3 buts à 2. Ce match marque la fin de carrière d'Antoine Mindjimba et permet aux normands de finir la saison invaincus. Avec le trophée Jean Ferrand dans les bras de Ramón Sopko, le trophée Charles Ramsey dans ceux de Carl Mallette (à la fois meilleur buteur et meilleur compteur du championnat), la meilleure défense (62 buts encaissés) et la meilleure attaque (198 buts marqués), la huitième coupe Magnus des Dragons est certainement la plus aboutie.

Les Dragons débutent la saison 2006-07 sans Carl Mallette, un des principaux artisans de la victoire l'an passé, parti évoluer en élite autrichienne (ÖEL). Pour pallier ce départ, le RHE recrute Sébastien Thinel le frère jumeau de Marc-André. D'autres départs sont à noter, comme ceux de Pierre-Édouard Bellemare ou encore d'Olivier Coqueux. Franck Pajonkowski abandonne de son côté le poste d'entraineur pour occuper d'autres fonctions dans l'encadrement du club. Alain Vogin, ancien Dragon et responsable jusqu'alors des jeunes, prend la direction de l'équipe première. Rouen a du mal à trouver son rythme et connaît plusieurs défaites en début de saison. À l'opposé, le club termine la saison par une série de dix victoires consécutives. Les Dragons finissent quatrième de la saison régulière, ce qui leur permet d'être exempts de huitième de finale. Lors des séries, les rouennais éliminent Angers en quatre matchs en quart de finale puis affrontent, pour les demi-finales, les Pingouins de Morzine qui ont terminé premiers de la saison régulière. Morzine s'impose à domicile lors des deux premiers matchs alors que Rouen gagne le troisième à l'Île Lacroix. Mais les Dragons perdent le quatrième match dans leur antre, s'inclinant 3 victoires à 1. Stoppés en demi-finale de coupe de France par Angers (le futur vainqueur) et vaincus en finale de la toute nouvelle coupe de la ligue par Grenoble, c'est la première saison sans trophée pour le RHE depuis 1999-2000.

Pour la saison 2007-08, le RHE enregistre le retour de Carl Mallette, et l'arrivée de nouveaux joueurs comme Olivier Bouchard ou Eric Houde, qui a déjà pris part à 30 matchs de NHL. A noter également le départ de Nicolas Besch, qui rejoint l'Allsvenskan, le deuxième échelon du championnat suèdois. Après une défaite dès la première journée face au champion en titre, Grenoble, et une première partie de saison en demie teinte, les Dragons se révèlent irresistibles durant les derniers mois de compétitions: au final, ils obtiennent sur le fil la première place de la saison régulière. Imposant leur domination offensivent, ils monopolisent les premières places du classement des meilleurs marqueurs : Marc-André Thinel reçoit le trophée Ramsey avec 60 points et devance ses trois coéquipiers Carl Malette, Eric Doucet et Julien Desrosiers d'un point. Le premier non-rouennais, Michael Tessier, est cinquième avec 50 points. Lors des playoffs, les Rouennais dominent leurs adversaires, en battant Dijon, Angers, puis Briançon en trois matchs secs. Ils remportent ainsi leur neuvième titre de champion de France. Dans les autres compétitions, ils remportent pour la première fois de leur histoire la Coupe de la Ligue en s'imposant face à Briançon, et atteignent la finale de la Coupe de France, jouée au Palais omnisports de Paris-Bercy devant près de 13 000 spectateurs, mais s'inclinent face à Grenoble aux tirs aux buts.

Le RHE entame la saison 2008-09 avec une stabilité offensive, les meilleurs pointeurs de l'exercice précédant restent au club, et Olivier Bouchard, après quelques mois passés en Suède, revient sur la glace de l'Ile Lacroix, mais la défense se retrouve pronfondément modifiée avec les départs de Ladislav Benýšek, Benoît Quessandier et Jonas Liwing. Lors de la saison régulière, les Dragons soufflent le chaud et le froid, capables des meilleurs performances, comme la victoire 7-0 face à Mont-Blanc ou celle à Pôle Sud contre Grenoble, mais également de matchs plus ternes, comme les surprenantes défaites à domicile contre des équipes de milieux de classement telles Epinal, Morzine ou Villard. Ils terminent la saison régulière à la troisième place. Les séries finales se révèlent assez décevantes : après s'être imposés face aux Spinaliens en quart de finale, ils abordent les demies face aux Grenoblois avec le désavantage de la glace et finissent par s'incliner en trois matchs. Les autres compétitions ne permettent pas non plus de garnir l'armoire des trophées, puisque les Dragons sont éliminés en demie finale de la Coupe de la Ligue par Briançon et sont sortis au même niveau de la Coupe de France par les futurs champions. A noter cependant la belle performance des Rouennais lors de la finale de Coupe Continentale, qu'ils accueillent dans leur patinoire. Ils prennent en effet la seconde place, ce qui constitue à ce jour le meilleur résultat d'un club français, en battant notamment le vainqueur de la compétition, le MHC Martin.

Le Club de Hockey Amateur de Rouen ou CHAR est le club de hockey mineur dépendant du RHE. Le CHAR dispose d'équipes en catégorie moustiques (- de 9 ans), poussins (- de 11 ans), benjamins (- de 13 ans), minimes (- de 15 ans), cadets (- de 18 ans), espoirs (- 21 ans) et loisirs/vétérans. Les minimes ont été champions de France en 1999, 2000, 2001, 2005, 2006 et 2007 ; les cadets l'ont été en 2000, 2002 et 2005 et les espoirs en 2004 et 2006 et les loisirs 2005 et 2006. Avec 24 podiums (11 titres, 11 deuxièmes places, 2 troisièmes places), le CHAR figure à la sixième place des clubs les plus titrés en hockey mineur en France.

De nombreux internationaux français sont passés par ce club, comme Pierre-Édouard Bellemare, Nicolas Besch, Benoit Quessandier, Tristan Lemoine, Luc Tardif Junior, etc.

Il existait un partenariat entre le RHE et le club du Havre. Ce dernier, évoluant en Division 2, accueillait régulièrement des espoirs du CHAR et permettaient de donner du temps de jeu aux jeunes du centre de formation qui ne pouvaient en bénéficier en Ligue Magnus. Simon Doreille, Tristan Lemoine entre autres ont porté les couleurs havraises. De même, les meilleurs havrais bénéficiaient des structures du RHE pour continuer à progresser. C'est par exemple le cas de Nicolas Besch qui a d'abord été formé au Havre avant d'intégrer le CHAR à 14 ans.

Cependant un incident survenu lors de la saison 2006-07 de Division 2 remit ce partenariat en cause. Les havrais se sont vu infligés une sanction de trois défaites sur tapis vert en poule playoffs. La cause de cette sanction est que Kévin Igier ne pouvait pas jouer avec les Dock's car il avait participé à plus de dix matchs avec le RHE76 (Ligue Magnus et coupes cumulées). À cause de ce point du règlement, Le Havre ne put accéder aux playoffs (sans la sanction, les havrais auraient pu y participer). La politique des deux clubs s'en trouva alors être modifiée : Le Havre joue désormais en Division 3 avec ses propres joueurs alors que Rouen a constitué sa propre équipe réserve.

Par ailleurs, les Dragons ont évolué plusieurs fois au sein de la patinoire municipale du Havre dans les années 1990 suite à des indisponibilités de l'Île Lacroix.

À l'instar d'autres équipes de la Ligue Magnus et suite aux déconvenues rencontrées avec les Dock's du Havre, le RHE a décidé de créer une équipe réserve évoluant pour sa première saison au sein de la poule nord de la division 3. Cette équipé a dès sa première saison (2007-2008) en division 3 gagné ce championnat. Elle évolue désormais en Division 2 au sein de la poule Nord.

Il existe une certaine rivalité entre les Dragons et les Gothiques. La proximité des deux villes, distantes d'environ 125 km, fait de la rencontre un derby. Les deux métropoles sont de tailles comparables (Rouen : 115 000 habitants et Amiens : 136 000 habitants) ainsi que la taille de leur patinoire (l'Île Lacroix : 2 750 places et le Coliséum : 3 400 places).

Les deux équipes font partie des équipes phares du hockey français des deux dernières décennies avec onze coupes Magnus à elles deux, 9 et 2 respectivement. Elles sont montées en Ligue Magnus à trois ans d'intervalles (Amiens en 1982, Rouen en 1985) et n'en sont jamais redescendues. Ce sont les deux clubs ayant le plus grand nombre de saisons consécutives en Ligue Magnus actuellement (26 pour Amiens, 23 pour Rouen). Les deux clubs se sont rencontrés 103 fois (82 fois en saison régulière et 21 fois en séries éliminatoires). L'avantage est à Rouen avec 68 victoires (dont 14 en playoffs) pour 7 nuls (0 en playoffs) et 28 défaites (dont 7 en playoffs). Rouen et Amiens se sont affrontés 2 fois en finale de Ligue Magnus en 2002-03 et 2005-06. Ces deux finales se sont soldées par une victoire de Rouen. Les deux équipes se sont aussi rencontrées 1 fois en petite finale (1999-2000 : victoire de Rouen), 3 fois en demi-finale (1988-89 : victoire d'Amiens, 1989-90 et 1992-93 : victoires de Rouen) et 1 fois en quart de finale (2004-05 : victoire de Rouen).

Elles figurent également parmi les meilleurs clubs formateurs de France (11 titres en hockey mineur chacune) et leurs équipes jeunes sont souvent amenées à se rencontrer.

Ces clubs ont aussi permis au hockey sur glace de se démocratiser en dehors de la zone montagneuse française.

Comme toute équipe professionnelle de la ligue Magnus, le RHE76 a une mascotte, la sienne étant un dragon. Le choix du dragon est lié à une légende allégorique : au VIIe siècle Saint-Romain, saint patron de Rouen, réussit à débarrasser la ville du dragon nommé Gargouille qui terrifie la population.

La mascotte intervient sur la glace avant le début des matches et pendant les pauses entre les tiers temps.

Elle apparaît sur le logo du club, les maillots et objets promotionnels de l'équipe (écharpes, casquettes, portes-clefs, T-shirts, stylos, fanions, autocollants, mini-crosses, drapeaux, etc).

Les dragons jouent à l'Île Lacroix, une patinoire d'une capacité de 2 747 places assises et pouvant accueillir jusqu'à 3 500 spectateurs. Elle est implantée sur l'île du même nom le long de l'avenue Jacques Chastellain. La patinoire, dans sa configuration actuelle, a été inaugurée le 14 janvier 1992 par une victoire lors d'un match contre les Gothiques d’Amiens sur le score de 6-2.

L'affluence moyenne lors de la saison 2006-07 a été de 2 401 spectateurs ce qui équivaut à un taux de remplissage de 87,41 %. C'est une patinoire olympique mesurant 60 mètres sur 30.

Elle fait partie du Centre Sportif Guy Boissière, anciennement Centre sportif du docteur Duchêne. Le nom a changé en mars 2006 afin d'honorer la mémoire de Guy Boissière ancien entraîneur des Vikings de Rouen, club de natation de Rouen.

L'ESPAR utilise également la patinoire.

Cette section présente les statistiques des vingt meilleurs pointeurs de l'histoire des dragons. À noter que les joueurs surlignés sont toujours en activité au sein de l'équipe.

Les entraîneurs des Dragons ont souvent occupé le double poste d'entraîneur et de joueur mais depuis 2006, Alain Vogin a pris la suite de Franck Pajonkowski et de Guy Fournier a la tête de l'équipe.

Le tableau ci-dessous reprend la liste des entraîneurs des Dragons depuis leur accession à l'Élite française ainsi que leurs statistiques.

Deux clubs de supporters encouragent les dragons de Rouen. Il s'agit du club des Black Dragons, créé en 1982 et du 7e Dragon créé en 1999. Ils organisent les déplacements de supporters lors des matchs joués à l'extérieur, préparent un repas de fin d'année avec les joueurs. Ils vendent des produits dérivés du RHE lors des pauses entre les tiers-temps. Dans la patinoire, les deux kops sont diagonalement opposés.

Les dragons jouissent d'une certaine notoriété à Rouen. L'absence d'équipes de haut niveau dans certains des sports populaires (rugby, handball...) et les résultats fluctuants des autres équipes rouennaises (en football et en basket-ball où le FC Rouen et le SPOR connaissent des difficultés à se stabiliser au plus haut niveau) conjugués aux résultats remarquables du RHE76 ces vingt dernières années ont fait du hockey un des sports phares de la métropole normande.

Certains joueurs ont participé à des manifestations sur la patinoire temporairement aménagée sur la place de la Cathédrale pendant l'hiver.

De plus, depuis octobre 2003, une association a vu le jour à Rouen sous l'impulsion de Guy Fournier, Catherine Grojean et Thierry Chaix. Cette association nommée Les Dragons vous ramènent et basée sur le même principe que l'Opération Nez rouge offre un service de raccompagnement pour toute personne qui ne se sent pas apte à conduire son véhicule, que ce soit dû à l'alcool, à la fatigue ou pour toute autre raison. Le service est disponible chaque week-end.

La Coupe Magnus est le trophée le plus prestigieux du hockey sur glace français. Remis depuis 1904, les Dragons l'ont remporté à neuf reprises, seconde équipe la plus titrée derrière Chamonix avec trente coupes.

Le trophée Claret récompense depuis 1980 l'équipe la plus fair-play de la saison. Encore une fois avec quatre trophées, les Dragons se placent seconds derrière les Gothiques d'Amiens.

Ce trophée récompense le meilleur pointeur de la saison et les Dragons l'ont ramené le plus de fois que ce soit au niveau individuel (cinq fois pour Franck Pajonkowski - dont une avec Megève) ou au niveau collectif (quatorze fois au total).

Le trophée Hassler récompense le meilleur joueur de la saison et seulement deux Dragons ont remporté ce trophée.

Il récompense le meilleur espoir de la saison et a été décerné la première fois en 1981.

Le trophée Ferrand est remis à la fin de chaque saison pour récompenser le meilleur gardien. Petri Ylönen et Fabrice Lhenry l'ont remporté à cinq reprises dont quatre fois avec les Dragons pour Ylönen. Ramón Sopko gardien en 2007 a remporté ce trophée ainsi que Phil Groeneveld portant le total à six trophées.

Pendant du trophée Claret, le trophée au nom de Raymond Dewas récompense le joueur avec le meilleur état d'esprit de la ligue. Les Dragons l'ont remporté à huit reprises.

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Gare de Rouen - Rive Droite

Gare de rouen 2006.jpg

La gare de Rouen Rive-Droite est l'une des principales gares de province et une gare majeure du réseau de la SNCF en France. Elle est située en haut de la rue Jeanne-d'Arc, l'une des principales artères de Rouen. Elle est affectée au réseau grandes lignes et au réseau TER.

L'histoire de la gare de Rouen commença en 1841 avec la mise en service de la ligne de chemin de fer entre Paris et Rouen. La construction de la première gare se traduit par la mise en service d'un débarcadère dans le quartier de Saint-Sever sur la rive gauche de la Seine. Le premier train entra en Gare de Rouen Rive-Gauche le 9 mai 1843. Ce train parti de Paris à 8 heures et arriva à Rouen à 12 h 56. Le convoi officiel partit de Paris 15 minutes plus tard. À l'arrivée, la ligne fût bénie par le Cardinal Archevêque de Rouen.

En 1916, le poète belge Émile Verhaeren y meurt accidentellement.

Le trafic devenant trop important sur la ligne Paris - Le Havre, il fut décidé en 1912 de reconstruire la gare de l'Ouest sur la rive droite de la Seine. Conduits par l'architecte Adolphe Dervaux et avec une structure en béton armé étudiée par le bureau d'étude Considère, Pelnard et Caquot, les travaux durèrent douze ans, de 1912 à 1924. La nouvelle gare, de style art nouveau, fut inaugurée le 4 juillet 1928 par le président de la République Gaston Doumergue. D'abord nommée Gare de l'Ouest ou Gare Rue Verte, elle s'appelle aujourd'hui Gare de Rouen Rive-Droite.

En 1994, la gare fut mise en correspondance avec le Métro de Rouen lors de son inauguration.

En projet est la création d'une nouvelle gare sur la rive gauche, mise en service vers 2020. La gare de la rive droite serait alors desservie alors par le tram-train Barentin - Elbeuf-Saint-Aubin. La gare rive gauche se situerait à l'emplacement de l'ancienne gare de Saint-Sever qui serait reconstruite, avec une correspondance avec la gare Rive-Droite via le prolongement de la ligne de métro après Boulingrin.

Environ 5 millions de voyageurs transitent par cette gare chaque année.

Cette desserte est quotidienne dans chaque sens.

Elle est desservie par les trains TER Basse-Normandie, Haute-Normandie et Picardie (lignes de Rouen-Rive-Droite à Paris Saint-Lazare, à Caen, au Havre, à Dieppe et à Lille-Flandres).

Rouen disposait autrefois de plusieurs gares, chaque compagnie disposant de la sienne propre.

On peut en voir certaines sur ces anciennes cartes postales du début du XXe siècle.

Rouen Saint-Sever, la première gare de la ville, sur la ligne de Paris, avant son prolongement au Havre. Cette gare conserva un trafic voyageurs jusqu'au début des années 1980 ; et n'a plus qu'un rôle pour le Sernam.

La gare de Rouen-Martainville (ou Gare du Nord), ancienne tête de la ligne Amiens - Rouen. Une première gare fut construite pour l'inauguration de la ligne, en 1867, puis une construction définitive en 1894, présentée sur la carte postale. Cette gare a été démolie dans les années 1980.

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Source : Wikipedia