Rolland Courbis

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Posté par marvin 30/03/2009 @ 01:09

Tags : rolland courbis, entraineurs, football, sport

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Rolland Courbis

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Rolland Courbis est un ancien joueur français de football né le 12 août 1953 à Marseille, qui évoluait au poste de libéro et qui s'est reconverti entraîneur.

Formé à Marseille, après avoir été rejeté par l'équipe A, il s'exile en Corse à Ajaccio, puis en Grèce au Pirée, où il remporte au passage un titre de champion de Grèce. Il revient ensuite en France où il accélère sa carrière à Sochaux d'abord, mais surtout à Monaco ensuite avec qui il remporte deux titres de champion en 1978 et en 1982. Souvent gêné par des blessures récurrentes, il ne pourra jamais exprimer totalement son talent de rugueux libéro. Il terminera sa carrière à Toulon avec 306 matchs en Division 1 française au compteur.

Un an après avoir mis un terme à sa carrière de joueur, et après une année de formation, il revient au club de Toulon en tant que directeur sportif, puis entraîneur. Il y restera près de quatre saisons. Après une année dans le club d'Endoume (quartier de Marseille, en division nationale), il retrouve le plus haut niveau en prenant la direction de Bordeaux, pour un premier épisode girondin, où il fait notamment recruter Zinedine Zidane, et voit éclore le trio compose avec Bixente Lizarazu et Christophe Dugarry. Après un passage à Toulouse, il retourne une saison à Bordeaux avant de débarquer à l'Olympique de Marseille à l'été 1997.

Rolland Courbis à l'Olympique de Marseille, pour beaucoup, c'est le retour de l'enfant prodigue. L'aventure marseillaise connaît son apothéose en 1999 lorsque sous sa direction, le club atteint la finale de la Coupe UEFA et termine le championnat à la deuxième place, sur les talons de Bordeaux. Mais la disgrâce intervient dès le début de la saison suivante après une succession de mauvais résultats que beaucoup de personnes imputent notamment au départ du libero Laurent Blanc, départ qu'il a en grande partie souhaité. Il tente de se relancer en 2000 en signant au RC Lens. Mais jamais véritablement adopté par le public lensois (quelques mois auparavant, le méridional Rolland Courbis avait ironisé sur les rudesses du climat local en comparant les Lensois à des pingouins, ce qui avait été peu apprécié), il est démis de ses fonctions dès les premiers mauvais résultats.

Il retrouve la Méditerranée en 2001 en partant entraîner l'AC Ajaccio, alors en Ligue 2, qu'il parvient à faire monter en Ligue 1 à l'issue de la saison 2001-2002 obtenant au passage le titre de champion de France de D2 à plusieurs journées de la fin. Mais ses ennuis avec la justice l'empêchent de profiter de cette montée puisqu'il est mis en examen en juillet 2002 par un juge d'instruction de Marseille enquêtant sur des irrégularités dans des transferts de joueurs à l'Olympique de Marseille sur la période 1997-1999. Cette mise en examen et le contrôle judiciaire qui s'y rattache lui interdit d'entraîner l'équipe corse. Le juge d'instruction assouplit le contrôle judiciaire en janvier 2003 et lui permet ainsi de retrouver le banc de touche du club ajaccien qu'il maintient sans trop de difficultés dans l'élite. En juin 2003, il quitte la Corse pour partir entraîner le club des Emirats de Al Wahda avant de se frotter aux frimas du championnat russe à Vladikavkaz le temps d'une saison. Puis, fin 2004 il retourne dans son club de cœur, Ajaccio et réussit à assurer à nouveau le maintien pour l'exercice 2004-2005. Mais au mois de janvier 2006, alors que le club corse accumule les mauvais résultats, il est démis de ses fonctions.

En mars 2006, il fait face à un procès : il est soupçonné d'avoir profité d'irrégularités dans les transferts de certains joueurs de l'Olympique de Marseille.

Il est condamné le 9 juin 2006 par le tribunal correctionnel de Marseille à deux ans de prison ferme dont 18 mois de prison avec sursis, 375 000 euros d'amende et cinq ans d'interdiction d'exercer une activité dans le milieu du football pour abus de bien sociaux, complicité d'abus de biens sociaux, faux et usage de faux et complicité de faux, au sujet des compte de l'OM. Il doit effectuer en outre 18 mois supplémentaire pour révocation partielle du sursis pour des condamnations précédentes. Il fait immédiatement appel. Pour la même affaire, Robert Louis-Dreyfus, actionnaire principal de l'OM, est condamné à 3 ans de prison avec sursis et 375 000 euros d'amende pour abus de biens sociaux.

Après une saison catastrophique, le Montpellier Hérault Sport Club de Louis Nicollin, 18e de Ligue 2 française après 34 journées, à seulement 1 point du 17e, décide de se séparer de son entraîneur Jean-François Domergue le 23 avril 2007. Il confirme sur RMC le dimanche 29 avril 2007 à 18 heures qu'il devient le nouvel entraîneur du MHSC, ce qui est confirmé en même temps par le club dans un communiqué officiel sur son site.Au cours de 4 matches, il maintient Montpellier en Ligue 2.

Le 17 octobre 2007, dans le procès en appel au sujet des comptes de l'OM, il est condamné à deux ans de prison ferme. Le 18 octobre, il se pourvoit en cassation. La longue saga juridique prend fin le mercredi 22 octobre 2008 : Rolland Courbis écope de 2 ans de prison ferme. Robert Louis Dreyfus écope, lui de 10 mois de prison avec sursis. Cependant, selon le site de la radio RMC, il pourrait échapper à la prison. En effet, ayant déjà effectué une peine préventive de 3 mois de prison, il passe sous la barre des 24 mois et pourrait bénéficier de la loi Dati contre la surpopulation carcérale .

En 2001, il est régulièrement sur l'antenne de RTL dans Les Tontons Footeux, l'émission de Pierre Sled. Et a également été sociétaire chez Les Grosses Têtes.

Quand il fait son retour à l'AC Ajaccio, il devient consultant à RMC Info où il anime Coach Courbis depuis 2005 et intervient dans Larqué Foot et After Foot.

Pendant et après la coupe du monde 2006, il est consultant pour TPS Foot et InfoSport.

En 2007, Thierry Clopeau le prend comme consultant pour France 2 dans l'émission dominicale France 2 Foot avec Denis Balbir, Philippe Lucas et Guy Carlier.

À la rentrée 2008, il restera sur RMC, malgré les propositions d'Europe 1 mais Thierry Clopeau le directeur des sports d'Europe 1 a déclaré en septembre « Rolland Courbis, c’est une pointure, c’est un ami et j’ai très envie de travailler avec lui. Je conseille à RMC d’être très vigilante avec son contrat ».

Rolland Courbis fait une apparition dans le film 3 zéros de Fabien Onteniente où il joue le rôle de l'entraîneur du club de football turc de Beşiktaş JK.

Il est divorcé et a un fils Stéphane qui est agent de joueur notamment celui d'Emmanuel Adebayor, de Willy Sagnol ou de Peguy Luyindula.

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Montpellier Hérault Sport Club

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Le Montpellier Hérault Sport Club est un club de football français basé à Montpellier et fondé en 1919, sous le nom de Stade Olympique Montpelliérain (SOM). Le club héraultais est présidé par Louis Nicollin depuis novembre 1974 qui désormais ne peut plus être dissocié de la vie de ce club. L'équipe première, entrainée par Rolland Courbis évolue en Ligue 2 pour la cinquième saison consécutive.

Le Montpellier Hérault évolue au stade de la Mosson depuis 1974 et s'entraîne au Domaine de Grammont. Le club a remporté deux Coupes de France.

Rétrogradé de première division à la suite de la saison 2003-2004, le club évolue en seconde division depuis quatre ans.

Le Stade Olympique Montpelliérain est fondé en 1919 et adopte les couleurs de sa ville : rouge et blanche. Très vite, le club somiste fusionne avec La Vie au Grand Air du Languedoc, club omnisports presque uniquement dédié au football, fondé en 1917. Le club du président Robert évolue alors au Parc à Ballons (aujourd'hui Lycée Mermoz).

Le nom initial subit quelques changements avec le temps : entree 1927 et 1937, le Stade Olympique Montpelliérain devient les Sports Olympiques Montpelliérains (pour souligner le caractère omnisport du club), puis à nouveau Stade Olympique Montpelliérain (afin d'échapper aux créanciers). A noter qu'en 1941 et durant 3 saisons, le club est forcé à fusionner avec l'USM, le club de rugby montpelliérain et prend le nom d'USOM.

Les débuts du club sont flamboyants. Le SOM terrasse le géant sétois en finale de la Coupe du Médoc (équivalent de la Coupe du Languedoc) dès 1920 ! Ce premier titre donne au SOM un ascendant décisif face à la multitude de clubs montpelliérains. La même année, le SOM inaugure le Stade des Aubes. Ce dernier n'étant pas clôturé, les recettes sont faméliques. Exigeant des travaux à la société propriétaire du stade, le club se retrouve expulsé en août 1922. Le club s'établit alors au Parc des Sports de l'avenue Pont Juvénal, situé à 600 mètres de la place de la Comédie, dont les installations sont inaugurées le 30 septembre 1923. Le club est propriétaire de ce complexe sportif financé par des dirigeants et des mécènes.

En fin de saison 1927-1928, le SOM remporte le prestigieux titre de Champion de la Ligue du Sud-Est devant le FC Sète. Il se qualifie donc pour la phase finale du Championnat de France Excellence et échoue en demi-finales face au Stade Français.

L'année 1929 est celle de l'apothéose. Après avoir éliminé Annemasse, le Stade Olympique de l'Est, le FC Mulhouse, le Stade Rennais et Stade Raphaëlois, le SOM accède à la finale de la Coupe de France de football qui verra s'affronter deux clubs héraultais : le SOM et le FC Sète. Le 5 mai 1929, le SOM remporte la Coupe de France de football suite à un match cripé. Les somistes s'imposent 2-0 (buts des frères Kramer : Titi et Edmond) et ramènent la coupe à Montpellier. Le SOM retrouve les fastes de la finale de la Coupe de France en 1931, mais échoue face aux Parisiens du Club Français (0-3).

Encore champion de Ligue du Sud-Est en 1932, le SOM passe professionnel en 1932 et participe ainsi au premier championnat de première division avec 19 autres clubs pionniers. Le SOM conserve sa place parmi les professionnels de 1932 à 1969 en alternant passages en D1 et en D2.

Lors de la saison 1967/1968, le SOM abandonne son vieux Parc des Sports de l'avenue Pont Juvénal pour rejoindre le nouveau stade Richter. Ce déménagement va provoquer la désaffection du public, qui ne se reconnaît pas dans ce nouveau stade trop grand, glacial, et plus loin du centre-ville. Les recettes se font rares (750 spectateurs lors de SOM-Nancy en D2, en 1969). En grandes difficultés financières, le SOM abandonne le statut professionnel et est relégué en CFA (1969).

Un an plus tard, il se transforme en Montpellier Littoral puis fusionne avec le vieux Sport Club Montpelliérain, créé en 1908 par les Jésuites (doyen des clubs du Clapas, n°d'affiliation FFF : 99). Cette fusion donne naissance au Montpellier Littoral Sport Club et permet au club de se refaire une virginité financière avec un repêchage en D2 (sur dossier) à la clé. Le MLSC adopte le n°Fédéral du feu Sport Club Montpelliérain (n°99).

Le 1er juin 1974, nouvelle fusion entre le Montpellier Littoral SC relégué en DH et l'AS Paillade (club créé en 1967, tout juste promu en PHA)  : le club prend alors le nom de Montpellier la Paillade Sport Club Littoral (MPSCL) puis plus tard de Montpellier Paillade Sport Club (MPSC). Il garde les couleurs rouge et blanche du Montpellier Littoral Sport Club et évolue au Stade de la Mosson, petit stade de quartier où évoluait l'AS Paillade. Néanmoins, jusqu'en 1977, certaines rencontres "importantes" seront jouées au Stade Ritcher, ancien stade du SOM et du Montpellier Littoral Sport Club (le Stade de la Mosson n'étant pas "homologué").

En novembre 1974, Louis Nicollin, jusqu'alors président d'un club corporatif (la Formation Sportive de Nettoiement) est appelé par les dirigeants du MPSCL, à l'agonie en DH. Il "dissout" alors son club corpo et "transfère" ses joueurs à La Paillade dont il prend la co-présidence le 5 novembre (en compagnie de Robert Prouget, président du MLSC puis du MPSCL).

Pour Louis Nicollin, le 5 Novembre 1974 est la date de création de "son" club, ... club qu'il a pourtant racheté à Maître Thévenet (l'ancien président du MLSC) pour 400.000 francs !

Nicollin devient très vite l'unique président. Le club passe professionnel en 1978. Sous la houlette de ce nouveau président, le club connaît alors une ascension fulgurante. Le club gravit avec assurance et célérité les échelons qui mènent à l’élite, accédant à la première division à l’issue du championnat 1980-1981. Les capitaines Fleury Di Nallo et Michel Mézy ainsi que les entraîneurs Robert Nouzaret et Kader Firoud sont les grands artisans de la réussite du club. Cependant, l’expérience en première division tourne court puisque le club ne peut éviter la relégation la saison suivante.

En 1989, le club est rebaptisé Montpellier-Hérault Sport Club et écrit les plus belles pages de son histoire, en jouant les tous premiers rôles en première division et en Coupe de France, trophée remporté en 1990, grâce notamment au Colombien Carlos Valderrama, à Laurent Blanc et Eric Cantona. Lors de la saison 1990-1991, le MHSC est l’auteur d’un parcours remarquable en Coupe des Vainqueurs de Coupe : après avoir battu successivement le PSV Eindhoven (1-0 à domicile, 0-0 à l'extérieur) et le Steaua Bucarest (5-0 puis 3-0 à l'extérieur), le club ne cède qu'en quarts de finale face au futur vainqueur, Manchester United (1-1 à l'extérieur puis 0-2). Ce parcours européen révèle les jeunes talents que sont Laurent Blanc, Vincent Guérin et Patrick Colleter. Durant la décennie suivante, Montpellier est un habitué du ventre mou de la première division, ne goûtant qu’à trois nouvelles reprises aux compétitions européennes (1996, 1997 et 1999).

À l’issue d’une saison 1999-2000 extrêmement décevante malgré un Stade de la Mosson flambant neuf, un recrutement ambitieux et une qualification en Coupe de l'UEFA via l'Intertoto, le club descend en deuxième division après treize saisons passées parmi l’élite. En fin de saison 2002-2003, le trajet effectué à vélo par l’entraîneur Gérard Bernardet jusqu’à Lourdes pour fêter le maintien in extremis des Héraultais parmi l’élite, n’évite pas la relégation lors de l’exercice suivant. De nouveau en Ligue 2, et après deux saisons de transition, le club entend retrouver la Ligue 1 au plus vite avec Jean-François Domergue mais après trois saisons catastrophiques, le club se sépare de ce dernier, alors que la relégation en National menace.

C'est alors Rolland Courbis qui reprend l'équipe en main le 29 avril 2007 pour une opération commando : sauver l'équipe de la relégation alors qu'il ne reste que 4 matchs à jouer... Le premier match sous le commandement de Rolland Courbis tourne au cauchemar : A la 93e minute, sur un corner anodin, et alors que le MHSC fait jeu égal avec les Cristoliens, le capitaine emblématique du club marque contre son camp sur un but casquette. Lors de la 36e journée dans un stade soutenant son équipe du début jusqu'à la fin, Montpellier s'impose sur sa pelouse face au Havre sur le score de 2-1. Ce sont pourtant les visiteurs qui ouvrent la marque par Alla. Mais les joueurs de Rolland Courbis égalisent par Lamine Sakho avant que Bedimo, sur un centre de Sakho, marque contre son camp, permettant à Montpellier d'empocher 3 points précieux dans la course au maintien. Le 18 mai 2007, pour la 37e journée, les hommes de Rolland Courbis se déplacent à Ajaccio pour un match à fort enjeu. Les Montpelliérains s'imposent par 2 buts à 0. Jérôme Lafourcade ouvre le score en deuxième pérode avant que Lamine Sakho ne confirme la victoire grâce à un second but quelques minutes après. Le MHSC se sauve définitivement de la relégation en National lors de la dernière journée grâce à une victoire 1-0 face au Grenoble Foot 38, le 25 mai 2007, sur un but inscrit par Victor Hugo Montaño sur pénalty.

Depuis 2000...

Ils ont fêtés leur 15 ans avec un magnifique tifo lors de la dernière journée de Ligue 2 (saison 06-07) contre Grenoble.

L'Armata Ultras a fêté ses 5 ans lors de la 11ème journée de championnat, (saison 07-08) face à Châteauroux !Châteauroux.

Il est situé en tribune Larzac.

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Olympique de Marseille

Logo

L'Olympique de Marseille (couramment abrégé en OM) est un club de football français fondé en 1899. Le club marseillais évolue au Stade Vélodrome depuis 1937 et s'entraîne à la Commanderie. Le club a remporté huit championnats de France, dix Coupes de France et une Ligue des Champions (la seule victoire pour un club français), ce qui en fait le club le plus titré du football français.

L'Olympique de Marseille est présidé par Pape Diouf depuis décembre 2004 mais l'actionnaire majoritaire (ayant par moment joué le rôle de mécène) est Robert Louis-Dreyfus. L'équipe première, entraînée par Éric Gerets depuis le 25 septembre 2007, évolue en première division depuis 1996 et participe en 2008-2009 pour la dixième fois de son histoire à la Ligue des Champions.

Selon André Gascard, joueur, entraîneur et dirigeant, puis archiviste de l'OM, le club omnisports de l'Olympique de Marseille est fondé par René Dufaure de Montmirail en 1892, bien que son nom actuel soit adopté en 1899. Le club est en fait issu de la fusion du Football Club de Marseille et du club d'escrime L'Épée. Les statuts du club sont adoptés en assemblée générale extraordinaire en août 1899 et reconnus officiellement par arrêté préfectoral le 12 décembre 1900. Aux débuts du club omnisports, le rugby est le sport vedette, et c'est à ce moment que la devise du club Droit au but prend son origine. Affilié à l'USFSA depuis 1898, le football est véritablement pratiqué à partir de 1902 grâce à l'impulsion d'Anglais et d'Allemands. De tous les clubs de football de la cité marseillaise, l'OM devient rapidement le club phare de la ville grâce à son organisation et son budget, reléguant le Sporting, le Stade ou la Phocéenne au second plan. Il évolue alors au stade de l'Huveaune.

En 1904, l'OM remporte son premier championnat du littoral (concernant les clubs de Marseille et sa banlieue) et participe aux phases finales du onzième championnat de France. À cette époque, le terme « association » est le plus souvent employé tandis que le mot « football » désigne principalement le rugby, notamment en province. Dans le championnat de France, l'OM n'arrive pas à franchir la dernière marche en tombant en demi-finales en 1904, 1905, 1906 et 1908, mais domine sans partage au niveau régional en décrochant cinq titres de champion du littoral d'affilée. Le club rival du Stade Helvétique de Marseille met fin à cette domination et accroche même trois titres de champion de France.

La Première Guerre mondiale va pratiquement interrompre toute activité sportive. Malgré ces événements, une toute nouvelle épreuve apparaît : la Coupe de France. Elle va faire de l'OM son plus illustre représentant. Le premier match voit l'OM battre l'Herculis de Monaco sur le score de 7 buts à 0. Après la Grande Guerre, l'OM échoue en finale de la dernière édition du Championnat de France USFSA face au Havre AC (4-1). L'Olympique de Marseille réalise ainsi sa première grande performance en championnat, même si la diversité des compétitions nationales relativise ce parcours.

C'est à partir des années 1920 que l'Olympique de Marseille acquiert une renommée sur le plan national. Marino Dallaporta devient président en 1921 et débute une politique d'achat de vedettes, imitant ainsi la politique du grand rival sétois, en recrutant à Paris pour la nouvelle saison 1923-1924 Édouard Crut et Jean Boyer, le premier étant international militaire, le second ayant participé à la victoire retentissante de la France contre l'Angleterre en mai 1921 en marquant l'un des deux buts français.

L'OM remporte à trois reprises la Coupe de France en 1924 (succès 3-2 face au FC Sète en finale), 1926 et 1927, devenant ainsi le premier club de province à s'adjuger ce trophée, ainsi que le premier club à se faire remettre la Coupe par le Président de la République. Marseille redevient la place forte du football régional en accrochant deux titres de champions du Sud-Est. L'OM poursuit sur sa lancée en remportant le championnat de France amateurs en 1929 contre le Club français.

Aux débuts des années 1930, l'OM s'impose encore dans le Championnat Sud-Est. Tous ces succès permettent à l'OM d'adhérer au groupement des clubs professionnels et d'intégrer le nouveau Championnat de France professionnel créé en 1932. Cette adhésion, donnant le statut de club professionnel au club olympien, entraîne un remaniement de toute son organisation avec la nomination d'un président, d'un secrétaire général et d'un trésorier.

Ce championnat national est divisé en deux poules. L'OM termine second de sa poule derrière le futur champion de France, l'Olympique lillois, bien qu'ils les aient battus en match d'ouverture sur un score de 7 buts à 0.

La saison 1933-1934 des Marseillais est la saison du doublé raté, avec FC Sète comme bourreau des Marseillais. Le quotidien L'Auto annonce clairement en une dès le 29 avril 1934 : « L'Olympique de Marseille est virtuel champion de France ». Sète ne compte en effet qu'un petit point d'avance et une différence de buts défavorable alors qu'il reste encore trois matchs à jouer pour l'OM, aucun pour Sète. Il suffit à Marseille un match nul lors de ces trois matchs en retard pour fêter le titre. Les Sétois apprendront la nouvelle lors d'une tournée en Afrique, après une victoire contre ces mêmes Marseillais en finale de la Coupe de France : l'OM a perdu ses trois matchs en retard, Sète est sacré champion de France.

L'OM remporte finalement son premier championnat de France en 1937 grâce à un meilleur rapport entre buts marqués et encaissés par rapport au FC Sochaux (1,76 contre 1,33). Le 13 juin 1937, l'OM prend ses quartiers au Stade Vélodrome, doté d'une capacité de 35 000 places, lors d'un match amical contre le Torino Football Club (2-1). Entre-temps, l'OM confirme sa réputation de « club de coupe » en remportant de nouveau la Coupe de France en 1935 (il devient le club le plus titré de cette compétition avec le Red Star) et 1938. L'équipe, malgré le départ de son gardien Di Lorto pour le FC Sochaux, est renforcée par l'arrivée d'un jeune attaquant français, Mario Zatelli, qui deviendra au fil du temps un personnage emblématique du club, comme joueur puis entraîneur, du brésilien Vasconcellos et du Marocain Larbi Benbarek, surnommé la « perle noire ». Les Olympiens sont vice-champions en 1938 et 1939.

Le football continue malgré la Seconde Guerre mondiale, et en 1941, Marseille termine premier du championnat de la zone Sud ; ce titre n'est pas comptabilisé dans le palmarès olympien. En 1942-1943, l'attaque olympienne se montre prolifique : 100 buts sont inscrits en championnat, dont 20 au cours d'un unique match contre Avignon, qui s'achève sur le score de 20-2 ; Emmanuel Aznar inscrit 8 buts. Dans le même temps, le club remporte, après un échec en 1940 face au RC Paris (2-1), sa cinquième Coupe de France contre les Girondins de Bordeaux (4-0), ceci grâce à une nouvelle génération de footballeurs de valeur comme Roger Scotti ou encore Georges Dard. La saison 1943-1944 voit l'apparition d'équipes fédérales mises en place par le régime de Vichy, qui remplacent les clubs dans le championnat de France ; plusieurs Olympiens évoluent alors dans l'Équipe fédérale Marseille-Provence. Ces équipes fédérales sont dissoutes à la Libération. En 1945, l'OM dispute la Coupe de la Libération (renommée ensuite Coupe de la Victoire) et perd en finale au Stade de l'Huveaune face au FC Metz.

En 1948, l'OM redevient champion de France, onze ans après son dernier titre, grâce à un match nul obtenu dans les derniers instants d'un match contre le FC Sochaux et deux succès contre le CO Roubaix-Tourcoing (6-0) et le FC Metz (6-3).

En 1949, le président de l'époque, Louis-Bernard Dancausse, lance un second club professionnel, le Groupe Sporting Club Marseillais, surnommé Marseille II, qui deviendra une simple réserve de l'OM, et qui disparaîtra dans l'anonymat en 1951.

En 1952, l'OM échappe de peu à la relégation en deuxième division, notamment grâce à son buteur suédois Gunnar Andersson (meilleur buteur de ce championnat), et réussit à sauver sa place au plus haut niveau lors des barrages contre le Valenciennes FC : l'OM perd 3-1 au match aller avant de s'imposer 4-0 au match retour. Cette saison est ponctuée d'une lourde défaite face à l'AS Saint-Étienne, venu s'imposer à Marseille 10 buts à 3.

En 1953, Gunnar Andersson conserve son titre de meilleur buteur en inscrivant 35 buts, soit 56% des buts marseillais. L'OM parvient en finale de deux compétitions : en Coupe de France en 1954, perdue 2-1 contre l'OGC Nice avec le retour de Benbarek, et en Coupe Charles Drago en 1957, gagnée 3-1 contre le Racing Club de Lens.

Malgré ces coups d'éclats en coupes, l'OM n'arrive pas à concrétiser sa valeur en championnat. Après un maintien obtenu à la dernière journée en 1958, Marseille descend pour la première fois de son histoire en deuxième division en 1959. Même la Coupe ne réussit plus à l'OM : il tombe au premier tour face au Perpignan Canet Football Club (2-1), alors lanterne rouge de la deuxième division. Les Marseillais font péniblement leurs débuts en deuxième division en terminant dixièmes. Après une première tentative en 1961, ils remontent en première division en 1962, mais redescendent de nouveau en 1963, se classant derniers, malgré une première participation européenne en Coupe des villes de foires qui voit leur élimination dès le premier tour en matchs aller-retour face aux Belges de l'Union Saint-Gilloise, sur un score cumulé de 4 buts à 3.

Marcel Leclerc, industriel de Marseille, décide de reprendre la tête de l'OM en 1965 alors que le club végète en deuxième division et vient de faire une saison des plus catastrophiques : les Olympiens terminent quatorzième du classement et sont humiliés au sixième tour de la Coupe de France, à domicile, par les amateurs du Gazélec Ajaccio (1-5). Cette saison marque aussi la plus faible affluence au Vélodrome à ce jour : le 23 avril 1965, seulement 434 spectateurs sont présents à Marseille pour assister à la confrontation OM-US Forbach. Mario Zatelli, arrivé un an auparavant, occupe le poste d'entraîneur.

Progressivement, l'ambition de Leclerc permet au club marseillais de remonter en première division en 1966, puis de remporter sa septième coupe de France en 1969. Après une lutte acharnée contre le rival stéphanois, l'OM décroche le titre de champion de France en 1971, avec un duo d'attaquants composé de Josip Skoblar (qui marque 44 buts, ce qui reste le record de buts inscrits en championnat sur une saison) et de Roger Magnusson. L'OM frappe ensuite un grand coup en recrutant les Verts Georges Carnus et Bernard Bosquier.

En 1971, l'OM participe pour la première fois à la Coupe d'Europe des clubs champions, mais est éliminé une première fois au deuxième tour par l'Ajax Amsterdam de Johan Cruyff puis par la Juventus de Turin en 1972, l'année où Marseille réalise pour la première fois de son histoire le doublé championnat-coupe.

Cette période reste ancrée dans la mémoire collective marseillaise, notamment caractérisée par son président Leclerc qui lui permet de redonner des titres à un club en perte de vitesse. C'est sous sa présidence que le public marseillais peut voir évoluer Roger Magnusson, Josip Skoblar, Jean Djorkaeff et Jules Zvunka. Accusé de détournement de fonds, Marcel Leclerc est contraint de démissionner en 1972.

Après une saison difficile avec une douzième place, notamment marquée par le départ de Magnusson pour le Red Star et une élimination sévère face au FC Cologne (défaite 6-0 à Cologne) en Coupe UEFA, le club finit vice-champion en 1975 avec les Brésiliens Paulo César Lima et Jair Ventura Filho (connu sous le nom de Jaïrzinho), et remporte une neuvième coupe de France en 1976.

Les saisons suivantes, l'OM termine douzième puis quatrième et en 1979, le retour de Jules Zvunka fait remonter la pente à un OM moribond.

Le début des années 1980 est plus que difficile pour les Phocéens, qui se voient relégués en deuxième division en 1980. La saison 1980-1981 est la saison noire du club, placé en liquidation judiciaire en avril 1981. Tous les joueurs et le personnel sont mis au chômage. En deuxième division, la direction du club décide de mener une politique de promotion des jeunes en intégrant dans l'équipe première les Minots, vainqueurs de la coupe Gambardella deux ans plus tôt, où figurent notamment José Anigo, Éric Di Meco ou encore Jean-Charles De Bono. Ces jeunes évitent la relégation en troisième division en ne perdant aucune des six dernières rencontres de la saison, battant même Montpellier nouveau promu (3-1).

Après deux saisons où les Minots frôlent la montée (ils terminent troisièmes puis quatrièmes), le président Jean Carrieu recompose en 1983 une équipe avec les recrues Žarko Olarević, Saar Boubacar et François Bracci, et le club retrouve sa place dans l'élite au terme d'une saison prolifique en buts. Le retour à l'élite est compliqué, mais les Marseillais arrivent à accrocher le maintien. La saison suivante, ils perdent la finale de la Coupe de France 1986 face aux Girondins de Bordeaux (2 buts à 1 après prolongations).

Arrivé à l'initiative du maire de Marseille, Gaston Defferre, courant 1986, l'homme d'affaires Bernard Tapie prend les rênes du club avec une ferme intention : remporter la Coupe d'Europe. Il est à l'origine de la page la plus glorieuse de l'histoire du club.

Ces années se caractérisent par de nombreux changements d'équipe-type et d'entraîneurs. À son arrivée, il engage Karl-Heinz Förster, qui avait disputé deux coupes du monde au sein de l'équipe d'Allemagne, et Alain Giresse, arraché aux rivaux bordelais. Année après année, l'équipe est modifiée et améliorée de façon à être plus performante.

L'ère Tapie voit se succéder des joueurs tels que Jean-Pierre Papin, Chris Waddle, Klaus Allofs, Enzo Francescoli, Abedi Pelé, Didier Deschamps, Basile Boli, Marcel Desailly, Rudi Völler ou Éric Cantona et des entraîneurs de renom tels que Franz Beckenbauer, Gérard Gili ou Raymond Goethals. Sous sa présidence, le club, après avoir été le dauphin des Girondins de Bordeaux en 1987, remporte quatre championnats de France de 1989 à 1992, et une coupe de France (1989). Cette coupe de France, qui offre un doublé à l'OM, est marquée par une finale de légende durant laquelle Jean-Pierre Papin inscrit un triplé crucifiant l'AS Monaco (victoire finale 4-3). Lors de la remise de la coupe, JPP embrasse François Mitterrand. Les Monégasques obtiennent leur revanche en 1991 (défaite 1 but à 0).

En Europe, le club atteint les demi-finales de Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1988 face à l'Ajax Amsterdam de Dennis Bergkamp, puis les demi-finales de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1990 face au Benfica Lisbonne ; les Olympiens remportent le match aller de la demi-finale 2-1, et le score du match retour est de 0-0 quand le Lisboète Vata marque un but de la main, surnommée « main du diable » par les Marseillais, validé par l'arbitre. En 1991, le club échoue en finale de Coupe d'Europe des clubs champions face à l'Étoile rouge de Belgrade aux tirs aux buts (5-3), après avoir notamment éliminé en 1/4 de finale le Milan AC, double tenant du titre.

L'AC Milan de Frank Rijkaard, Marco van Basten et Jean-Pierre Papin est encore défait par l'Olympique de Marseille, cette fois en finale de la Ligue des Champions à Munich (1-0), le 26 mai 1993 d'un but de la tête de Basile Boli. Il s'agit de la première victoire d'un club français en Coupe d'Europe, qui fait naître un nouveau slogan pour les supporters marseillais : « À jamais les premiers ».

L'ère Tapie s'arrête brusquement en 1993 avec l'affaire VA-OM.

Le 22 mai 1993, le club de l'US Valenciennes-Anzin révèle l'existence d'une tentative de corruption. Le défenseur nordiste Jacques Glassmann a confié à son entraîneur Boro Primorac que Jean-Jacques Eydelie, un joueur de Marseille qui fut auparavant l'un de ses coéquipiers, l'a contacté par téléphone avant le début de la rencontre. Une somme d'argent aurait été promise par un dirigeant de l'OM à Glassmann et deux autres joueurs valenciennois, Jorge Burruchaga et Christophe Robert, pour qu'ils « laissent filer » le match et surtout que les Marseillais arrivent sans blessure à Munich pour la finale de Ligue des Champions face au Milan AC, qui se joue quatre jours plus tard. L'affaire, qui est d'abord passée sous silence, l'OM jouant la finale, devient un véritable feuilleton médiatico-judiciaire durant tout l'été 1993.

Suite à cette affaire, le conseil fédéral retire le titre de champion de France 1993 à l’OM . L’UEFA exclut Marseille des compétitions européennes de la saison 1993-1994 (Ligue des Champions et Supercoupe de l'UEFA), et la FIFA retire à l'OM le droit de jouer la Coupe intercontinentale. Marseille finit deuxième du championnat en 1994, avec l’émergence de Sonny Anderson, mais le conseil fédéral rétrograde l’OM en deuxième division.

Après une brillante année en D2, l’OM termine à la première place du classement (notamment grâce à De Wolf, Cascarino et Ferreri). En Europe, les Marseillais ratent de peu la qualification en huitièmes de finale de la Coupe UEFA en étant éliminés au deuxième tour face aux Suisses du FC Sion, après avoir battu l'Olympiakos Le Pirée. Néanmoins, le club dépose le bilan avec une dette de 250 millions de francs et reste une année de plus en seconde division.

Cette deuxième saison en D2 est plus laborieuse, mais la seconde place est acquise sur la fin de la saison. L’OM remonte en première division en 1996-1997.

Rolland Courbis est nommé entraîneur de l'OM en 1997 par le nouveau président actionnaire Robert Louis-Dreyfus. Il fait signer Laurent Blanc, Andreas Köpke et Fabrizio Ravanelli, ce qui permet au club de retrouver la coupe UEFA grâce à l'obtention de la quatrième place en championnat, meilleure performance du club depuis la remontée.

Lors de la saison 1998-1999, l'OM fête son centenaire et investit dans de nombreux joueurs de talents : Robert Pirès, Florian Maurice et Christophe Dugarry. Avec cette équipe, l'OM parvient à la deuxième place du championnat à l'issue d'un sprint final contre Bordeaux, avec à la clé une moyenne record de points par match pour un dauphin (2,09, soit 71 points après 34 journées) et atteint la finale de la coupe UEFA, qu'il perd contre le Parme AC (3-0). Cette saison est également marquée par un match mémorable : menés 4-0 au Vélodrome par Montpellier à l'heure de jeu, les Olympiens parviennent à s'imposer 5-4 sur un pénalty transformé par le capitaine Laurent Blanc.

Cette belle mais finalement infructueuse saison n'est pas confirmée par la suite : bien que l'effectif soit renforcé par le jeune espoir français Stéphane Dalmat, l'attaquant ivoirien Ibrahima Bakayoko et le prêt de l'international espagnol Iván de la Peña, il voit surtout la perte très préjudiciable de son capitaine et leader naturel Laurent Blanc, poussé vers la sortie dès le début de l'été. En Ligue des Champions, l'OM bat au Vélodrome le champion d'Europe en titre Manchester United, mais les Marseillais se font éliminer lors de la seconde phase de poules. Courbis quitte l'Olympique de Marseille en novembre 1999, victime d'un début de saison raté. Il est remplacé par Bernard Casoni.

Lors des trois saisons suivantes, l'OM a du mal à se stabiliser, de nombreux joueurs partent et plusieurs entraîneurs se succèdent. Le club frôle la relégation à deux reprises, terminant à la quinzième place du championnat en 2000 et 2001. En 2002, Alain Perrin arrive et permet au club de se hisser à la troisième place du classement, qualificative pour le troisième tour préliminaire de la Ligue des Champions, mais il démissionne suite à l'élimination du club au premier tour contre le FC Porto (futur vainqueur) et le Real Madrid (tenant du titre). L'OM poursuit sa route en coupe UEFA et, grâce notamment à Didier Drogba, parvient en finale de la compétition après avoir éliminé l'Inter Milan, le Liverpool FC et Newcastle United, ce dernier match ayant vu le Vélodrome connaître son affluence record : 58 897 spectateurs. Marseille s'incline toutefois face à Valence CF en finale (2-0), après l'expulsion de son gardien Fabien Barthez. L'OM échoue une seconde fois en cinq ans en finale de la Coupe UEFA.

Drogba parti à Chelsea, le club, dirigé par le Sénégalais Pape Diouf (l'actionnaire principal étant toujours Robert Louis-Dreyfus), connaît de nombreux changements dans son effectif et n'atteint que la cinquième place du championnat en 2005 et 2006. Il perd en finale de la Coupe de France en 2006 face au Paris Saint-Germain (2-1). C'est lors de cette saison qu'un joueur émerge sur le plan international : Franck Ribéry, qui devient titulaire en équipe de France pendant la coupe du monde 2006.

Pour la saison 2006-2007, Albert Emon, qui prône le jeu offensif devient l'entraîneur et le club, compte les arrivées de Djibril Cissé ou de Ronald Zubar. L'OM retrouve le haut du classement, prend la place de vice-champion (meilleure performance depuis 1999) derrière l'Olympique lyonnais, et dispute une nouvelle finale de coupe de France qu'il perd aux tirs aux buts contre le FC Sochaux. Cette saison est marquée par l'éclosion de Cédric Carrasso et Samir Nasri aux côtés de Ribéry, Cissé et Niang.

Avec cette qualification pour la Ligue des Champions, et le départ du meneur de jeu Franck Ribéry au Bayern Munich pour 30 millions d'euros, l'OM se montre très actif lors du mercato d'été 2007-2008, avec notamment les arrivées de Boudewijn Zenden, Karim Ziani, Benoît Cheyrou ou encore Steve Mandanda. Avec ce recrutement ambitieux, l'OM devient aux yeux des médias le principal adversaire du champion en titre, l'Olympique lyonnais. Cet enthousiasme prend fin après un début de saison catastrophique (1 victoire en 9 matchs) qui entraîne le limogeage de l'entraineur Albert Emon et l'arrivée du Belge Éric Gerets, marquée par une victoire historique à Anfield contre le Liverpool FC. Cette saison là, les Phocéens terminent finalement troisièmes.

René Dufaure de Montmirail, fondateur du club, s'inspira de son sceau personnel, un D et un M entrelacés, pour créer le premier blason du club. La devise Droit au but du défunt Football Club de Marseille est reprise par le club et est placée en travers du blason.

Le logo de l'OM connaitra une version Art déco (1935-1972), plus kitsch (1972-1986) mais le principal changement reste l'apparition de l'étoile symbolisant la victoire en Ligue des Champions en 1993.

À l'occasion du centenaire en 1999 est introduite une nouvelle couleur dorée, qui sera aussi celle du troisième maillot olympien arboré en Coupe UEFA.

Le 17 février 2004 est présenté un nouveau logo qui se veut plus moderne, les lettres n'étant plus entrelacées mais fondues dans une même couleur bleu pantone et la devise étant inscrite non plus sur un cartouche barrant les lettres O et M mais en-dessous et en lettres dorées.

Le club phocéen arbore, à domicile, un maillot blanc, et ce depuis la création du club. La couleur blanche a été choisie pour évoquer la pureté de l'olympisme prôné par Pierre de Coubertin (les athlètes des Jeux olympiques de 1896 à Athènes étaient tous vêtus de blanc couraient tout de blanc vêtus). Le short est lui noir par souvenir de l'ancien Football Club de Marseille, et ce jusqu'au début des années 1920, où apparaissent short blanc et chaussettes bleues, couleurs de la ville de Marseille.

En 1969 la tenue est modifiée avec l'apparition d'un col de couleur bleue, la deuxième couleur de Marseille ainsi que l'apparition du logo du Coq Sportif, premier équipementier du club. En 1971, le col bleu devient tricolore suite au titre de champion de France, une tradition disparue de nos jours. En 1974, avec l'arrivée d'Adidas, trois rayures bleues sont présentes sur les côtés du maillot et du short.

En 1980, le maillot devient blanc à rayures fines bleues tandis qu'en 1984, maillot jaune et short et bas noirs forment la troisième tenue des Olympiens.

En 1985, l'OM revient au maillot blanc avec deux bandes bleues sur les manches, le maillot extérieur étant le même avec les deux couleurs interverties. De plus, un troisième maillot est arboré en 1989 pour la Coupe de France à l'occasion du doublé Coupe-Championnat avec une large bande bleue horizontale sur le torse.

Le maillot arboré de 1991 à 1994 possède trois bandes bleues sur l'épaule droite.

Depuis 1994, le bleu devient bleu ciel et le design des maillots est en constante évolution ; bandes bleu ciel sur le torse entre 1994 et 1998, croix bleue en 2000, 2004, 2005 et 2006 ou encore ensemble complètement blanc en 1998 ou en 2003.

En 1998, pour célébrer le centenaire du club, les joueurs portent un troisième maillot qu'ils portent lors de matchs de gala et de Coupe UEFA, il est de couleur dorée.

En 1999, le troisième maillot sera noir puis lavande lors de la saison 2003-2004. En 2004, le troisième maillot est noir et jaune, en hommage aux Minots de la saison 1984-1985. Il sera mi-bleu marine mi-or la saison suivante, et totalement bleu marine en 2006-2007 (ce maillot passera totalement inaperçu à cause d'une campagne très courte en Coupe UEFA).

Lors de la saison 2007-2008, le maillot extérieur marseillais ressemblait tellement au maillot de l'Argentine qu'il fut surnommé l'Argentin par les supporters marseillais. De plus, l'OM se met au orange - couleur des South Winners (groupe de supporters) - pour la Coupe d'Europe ; le club enregistre un record absolu de ventes de maillots avec 325 000 maillots vendus.

Pour la saison 2008-2009, le maillot domicile fait apparaître pour la première fois les armoiries de la Ville. L'extravagance du maillot extérieur avec un style jacquard rétro s'oppose quant à elle à la sobriété de la parure européenne avec un haut doré et un short noir.

L'OM est sponsorisé depuis 1971. C'est d'ailleurs le premier club français à arborer une publicité sur le maillot avec le Nîmes Olympique. Le premier accord fut signé avec But !, un journal sportif appartenant à Marcel Leclerc, alors président du club. Depuis, le club provençal a arboré les noms de Le Toro (1972-73), Michel Axel (1973-76), du Centre Barneoud (1976-77), du Mas d'Auge (1977-80), du Zoo de Marseille (1980-81), de Faure (1981-82), d'Euromarché (1982-83), de RMC (1983-86), ainsi que du Mas d'Auge en 1986, de Maison Bouygues (1986-88), d'Alain Afflelou (1988-89), de Panasonic (1989-92), d'Eurest (1992-95), de Speedy (1995-96), de Parmalat (1996-97), d'Ericsson (1997-2001) ou encore de Khalifa Airways (2001-2003). De 2003 à 2008, les maillots domicile et extérieur eurent pour sponsor Neuf Telecom, entreprise appartenant à Robert Louis-Dreyfus. De plus, le maillot Europe fut sponsorisé par Europe 1 en 1987, France Loto en 1989, le Conseil général des Bouches-du-Rhône en 1994, Indesit en 2003 et Internity en 2006. En 2008, l'Olympique de Marseille est sponsorisé à domicile par Direct Énergie, à l'extérieur et en Europe par Neuf. En ce qui concerne les équipementiers, c'est Adidas qui fournit le club depuis 1974, et ce jusqu'en 2014, avec cependant une interruption de 1994 à 1996. Reebok (de 1994 à 1995) puis le japonais Mizuno fournissent les équipements des Marseillais durant cette période. Avant eux, Le Coq Sportif (1969-1974) était responsable des maillots.

La liste suivante récapitule les performances de l'Olympique de Marseille dans les diverses compétitions françaises et européennes. Les Marseillais n'ont pas souvent brillé en Coupe d'Europe avant les années 1990 lorsqu'ils terminent à la deuxième place de la compétition, avant de l'emporter en 1993. Deux finales de Coupe UEFA suivront.

Côté hexagonal, si l'AS Saint-Étienne reste le club le plus souvent couronné avec dix titres de champion de France professionnel, Marseille occupe avec huit titres la deuxième place à égalité avec le FC Nantes, devant l'AS Monaco et l'Olympique lyonnais (tenant du titre depuis 2002), qui ont remporté sept titres chacun. Toutefois, les titres de champion de France ont été remporté sur des périodes assez courtes, assez irrégulièrement dans l'histoire du club avec notamment la période 1969-1975 et 1986-1992.

La Coupe de France a une saveur spéciale en France et encore plus du côté marseillais car l'OM, avec dix titres, en détient le record de victoires, même si le trophée lui échappe depuis 1989.

L'Olympique de Marseille a accumulé plusieurs records en France et en Europe durant toute son histoire.

Sur le plan européen, l'OM est le seul club français à avoir remporté la Ligue des Champions, en 1993 ainsi que celui qui a disputé le plus de finales européennes (4 en 1991, 1993, 1999 et 2004). Le club est aussi rentré dans l'histoire en étant le premier club français à battre le Liverpool FC à Anfield en 2007. Ce même Liverpool FC est aussi à l'origine de la plus grosse défaite subie à domicile en Ligue des Champions (4-0). Le premier tour retour de la Coupe des villes de foires 1970-1971 entre l'OM et le Spartak Trnava est le premier match européen se terminant sur une séance de tirs au but (perdue par l'OM 3-2).

L'OM a participé à la première édition de la Coupe de France de football ainsi que du Championnat de France de football professionnel. L'Olympique de Marseille, premier club provincial à avoir remporté la Coupe de France, est le roi de la compétition avec 10 titres remportés (le dernier en 1989 contre l'AS Monaco) et 8 finales (la dernière contre le FC Sochaux en 2007). L'OM détient le record de buts marqués en une seule édition de la Coupe de France (63 buts en 1933-34) et a remporté l'édition 1927 en encaissant un seul but.

Le club enchaîne aussi des records de par sa grande popularité : le Stade Vélodrome connait depuis de nombreuses années la meilleure affluence de Ligue 1, avec notamment un record absolu en termes d'abonnés (44 115) en 2003-2004 et une moyenne record de 52 996 spectateurs lors de la saison 2004-2005. Le club possède ainsi la onzième meilleure affluence d'Europe, devant des clubs comme le Liverpool FC, l'AS Rome ou le Valence CF. Marseille est le premier club français à avoir joué devant plus de 40 000 spectateurs en deuxième division (40 376 face au Toulouse FC, le 16 octobre 1981). Durant la saison 2007-2008, 365 000 maillots sont vendus à travers toute la France, ce qui place l'OM numéro 1 des ventes de maillots en France et numéro 5 européen pour les maillots Adidas.

Tout au long de son histoire, l'Olympique de Marseille a compté de grands joueurs qui pour la plupart ont connu également l'honneur d'être internationaux.

Jean Boyer est un attaquant français qui est le premier international français de l'OM. Il passe onze saisons à Marseille (1923-1934), devenant ainsi l'un des joueurs emblématiques de l'OM de l'entre-deux-guerres. Avec l'Équipe de France, il participe au tournoi olympique de football à l'occasion des Jeux olympiques d'été de 1924 à Paris après avoir participé à ceux de 1920 à Anvers.

La perle noire marocaine Larbi Benbarek, qui sera international français a été découvert très jeune par les recruteurs marseillais. Après avoir quitté la France durant la Seconde guerre mondiale et joué notamment à l'Atlético de Madrid où il décrocha 2 titres de champion d'Espagne, il revient à l'OM et dispute la finale de la coupe de France 1954 contre l'OGC Nice. Mario Zatelli est le premier grand avant-centre du club olympien en marquant 103 buts sous le maillot blanc. Il remporte deux titres de champion de France et une Coupe de France. Il continuera à contribuer à l'histoire du club mais en tant qu'entraîneur.

Le franco-suédois Gunnar Andersson est le plus grand buteur de l'histoire du club. En sept ans, il marque 186 buts sous le maillot olympien. Olympien jusqu'en 1958, il termine sa carrière à Montpellier, Bordeaux (qu'il contribue à hisser en première division) et Aix, avant de sombrer dans la misère. Gunnar Andersson terminera difficilement sa carrière et sera un peu abandonné par le milieu, il travaillera comme docker sur le port, et il disparaîtra à seulement 41 ans, mort d'une crise cardiaque près de la rue Breteuil à l'automne 1969. La légende dira qu'il avait un billet pour voir jouer l'OM contre le Dukla Prague en Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes dans sa poche.

Le Suédois Roger Magnusson a été prêté par la Juventus de Turin à l'OM en 1969 parce que les règlements du football italien interdisent alors la présence de footballeurs étrangers. Il est surnommé le magicien dans les années 1970 pour ses dribbles qui mystifient les défenses adverses et enchantent les supporters. Il a formé avec le buteur croate Josip Skoblar (« l'aigle dalmate », soulier d'or européen avec 44 buts marqués) une paire redoutable qui a contribué au doublé coupe-championnat de 1972. Il a également gagné avec l'OM la coupe de France de 1969 et le titre de champion de France de 1971.

Marius Trésor, l'international guadeloupéen, a commencé sa carrière à Ajaccio puis joue pour l'Olympique de Marseille avec lequel il remporte la Coupe de France 1976.

Cinq fois meilleur buteur du championnat de 1988 à 1992, Ballon d'or 1991, et élu Olympien du siècle par les supporters en 1997, Jean-Pierre Papin est le symbole des années fastes de l'Olympique de Marseille. Il inscrit un triplé lors de la finale de la Coupe de France 1989 et marque 184 buts toutes compétitions confondues. Pourtant, ses débuts dans le club phocéen ont été mitigés, les supporters marseillais le surnommant entre autres « J'en Peux Plus ».

Transféré à l'OM en 1989, Didier Deschamps fait une saison aux Girondins de Bordeaux en 1990, avant de retourner à Marseille. Trois fois champion de France en 1990,1991 et 1992, c'est en Ligue des Champions qu'il entre dans l'histoire du football français en étant le premier capitaine d'un club français à soulever la Coupe d'Europe.

En 1989, Bernard Tapie obtient le transfert de Chris Waddle pour près de 45 millions de francs. Il se révèle à l'automne 1989 et l'anglais est définitivement adopté par les supporters marseillais qui aiment son jeu, son sens du spectacle et du dribble. Le gaucher anglais a, de plus, un talent certain pour les coups de pied arrêtés. Il marque notamment le but vainqueur lors du quart de finale de C1 face à Milan.

En 1990, Basile Boli débarque à Marseille avec l'ambition avouée de remporter des titres dans un club ambitieux. Il est présent lors de la finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions contre l'Étoile Rouge de Belgrade. Disputée à Bari, en Italie, la rencontre se solde par un match nul 0-0 et la séance des tirs au but, dont les Yougoslaves sortirent vainqueur. Les larmes de Boli après le match sont le symbole de la défaite olympienne. Deux ans plus tard, Marseille se retrouve de nouveau en finale de la Coupe d'Europe contre le Milan AC. Boli, d'un coup de tête rageur expédie le ballon au fond des filets milanais et marque le seul but du match. Faisant écho aux larmes de Bari, la joie du joueur est immense lorsqu'il brandit la coupe et la présente aux supporters phocéens.

Abedi Pelé devient titulaire dans l'équipe olympienne en 1991, s'illustre notamment de façon très remarquée en 1/4 de finale de Coupe des clubs champions européens contre l'AC Milan au printemps 1991 et est le passeur décisif lors de la finale 1993. Son talent est reconnu en remportant trois années consécutivement le titre de ballon d'or africain en 1991, 1992 et 1993 (trophée récompensant le meilleur joueur africain de l'année). En sélection, il fait partie de l'équipe qui termine finaliste de la CAN 1992, sélection avec laquelle il est capitaine entre 1992 et 1998, et où il bat les records de sélections et de buts inscrits. Néanmoins, il n'aura jamais la possibilité de disputer au cours de sa carrière la Coupe du monde.

Fabien Barthez a tout connu à l'OM. Décisif lors de la finale de la Ligue des Champions 1993, puis champion de France de D2 en 1995, il part à l'AS Monaco puis à Manchester United avant de revenir à l'OM en 2004, avec lequel il atteint la finale de la Coupe UEFA.

D'autres joueurs olympiens ont marqué l'histoire du club : Carlos Mozer, Enzo Francescoli, Rudi Völler, Andreas Köpke, Tony Cascarino, meilleur buteur du Championnat de D2 en 1995 et 1996, Laurent Blanc, dit « Le Président » et l'international italien Fabrizio Ravanelli qui ont terminé vice-champions et finalistes de la Coupe UEFA en 1999.

Dans les années 2000, l'OM permet à certains joueurs de se révéler comme l'Ivoirien Didier Drogba qui est le meilleur buteur en Coupe d'Europe en 2004. L'international français Franck Ribéry s'est révélé sous le maillot olympien avant d'aller au Bayern Munich. Le club voit aussi le retour aux sources de Djibril Cissé et l'éclosion d'un minot, Samir Nasri.

En 1964, Mario Zatelli est nommé entraîneur du club phocéen, après y avoir évolué en tant que joueur dans les années 1930. À son palmarès d’entraîneur, il compte une remontée en première division en 1966, une Coupe de France en 1969, un titre de champion de France en 1971 et un doublé Coupe-Championnat en 1972, obtenus avec notamment le duo d'attaque Magnusson-Skoblar. Sa carrière d'entraîneur au sein du club ne fut pas des plus tranquilles, le président Marcel Leclerc l’ayant embauché puis remercié trois fois jusqu’en 1973. Avec Zatelli, l'OM a écrit l'une des plus belles pages de son histoire.

Jules Zvunka a porté le costume de pompier de service au sein du club phocéen. En effet, en 1974, Zvunka évite une relégation qui semblait presque inéluctable, puis termine 2e du championnat en 1975 avant de gagner la Coupe de France. Il est rappelé en 1977 pour redresser un OM qui alors enchaînait une série de résultats catastrophiques toutes compétitions confondues et seize mois plus tard (en décembre 1978), il est appelé à la rescousse pour une 3e opération commando réussie avec une série de 11 matchs sans défaite.

En 1988, Gérard Gili succède à la surprise générale à Gérard Banide au poste d'entraîneur de l'équipe première et devient le second entraîneur de l'ère Tapie, Il opte pour la sobriété et réalise le doublé pour sa première saison alors qu'il n'a aucune expérience au haut niveau. Il échouera en demi-finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions contre Benfica en 1990 à cause de la fameuse main de Vata en toute fin de match. Il reste ensuite cinq ans à la tête du centre de formation de Marseille. Il reviendra sur le banc olympien en 1997, mais sans grand succès.

Raymond Goethals a notamment mené l'Olympique de Marseille à son titre de champion d'Europe en 1993, devenant ainsi le premier et le seul entraîneur à remporter la Ligue des Champions avec un club français. Avant d'entraîner l'OM, il a de bons résultats avec l'équipe nationale belge, avec le club bruxellois d'Anderlecht (finale de la Coupe européenne des vainqueurs de coupe en 1977 avant de remporter la compétition l'année suivante, en 1978), avec le Standard de Liège (champion de Belgique en 1982 et 1983, plus une finale européenne, de nouveau avec Anderlecht (nouveau titre de champion de Belgique et deux Coupes de Belgique). En 1990, Raymond Goethals est appelé à Marseille par Bernard Tapie en vue de décrocher la première Coupe d'Europe d'un club français. En 1991, l'OM échoue de justesse en finale de la Coupe d'Europe des clubs champions après la séance des tirs au but, face à l'Étoile rouge de Belgrade. En 1993 il remporte, avec son équipe, la finale de la Ligue des Champions face au Milan AC, accomplissant là le plus haut fait d'armes de sa carrière.

Marcel Leclerc débarque en 1965 dans un club à reconstruire, qui évolue en deuxième division. L'homme de presse, propriétaire notamment d'un journal sportif (But !) amène dans les caisses vides du club un apport financier conséquent et demande en contrepartie à la mairie de Marseille une détaxe pour les matchs au Stade Vélodrome et l'octroi d'une subvention. Devant le refus de la municipalité, il quitte le Vélodrome et fait aménager le Stade de l'Huveaune où le club évoluera une saison et où il retrouvera l'élite. En 1969, il remporte la Coupe de France et tient sa promesse émise avant la finale en plongeant dans le Vieux-Port. Il remporte le titre de champion de France en 1971 et rentre dans l'histoire en 1972 en réalisant le premier doublé Coupe-Championnat de l'histoire du club. Mais en juillet 1972, Marcel Leclerc est démis de ses fonctions, accusé d'avoir détourné l'argent du club au profit de ses entreprises de presse.

Un dîner à l'ambassade d'URSS en 1985 où étaient présents Gaston Defferre, alors maire de Marseille ainsi que sa femme et Bernard Tapie seraient à l'origine de la venue de l'homme d'affaires sur la Canebière en 1986. Tapie impose rapidement sa marque en dirigeant le club de façon omnipotente, ce qui entraîne une valse des entraîneurs (Gérard Banide, Gérard Gili et Franz Beckenbauer en feront les frais), et en ramenant des Jean-Pierre Papin, Karl-Heinz Förster ou encore Alain Giresse. Il décroche quatre titres de champion (1989, 1990, 1991, 1992), une Coupe de France en 1989, perd la finale de Coupe des clubs champions européens à Bari en 1991 mais accèdera à la gloire deux ans plus tard à Munich face à l'AC Milan. L’affaire VA-OM viendra stopper cette épopée.

Le Stade Vélodrome est depuis 1937 le stade où évolue l'Olympique de Marseille. Le match d'inauguration joué le 13 juin 1937 face au Torino Football Club en amical se termina sur la victoire des Phocéens 2 buts à 1.

Le Stade Vélodrome est la propriété de la municipalité. Le stade connaît plusieurs liftings, en 1984 à l'occasion de l'Euro 1984 et 1998 pour la Coupe du monde, le transformant ainsi en une enceinte de 60.013 places, devenant ainsi le plus grand stade en France occupé par un club de football. Très critiqué et peu aimé par les Marseillais notamment pour son architecture (pas de toiture, aucune résonance acoustique), le Stade Vélodrome est l'objet depuis 2003 de plusieurs projets visant à le moderniser (couverture) et même l'agrandir.

La chanson Jump de Van Halen accompagne l'entrée des joueurs sur le terrain depuis août 1986 tandis que Come with me de Puff Daddy et Jimmy Page résonne lors d'un but de l'OM.

Le club, qui pratiquait ses activités sur un terrain du Parc Borély ainsi que sur un champ de manœuvres jouxtant le Parc Chanot, décide après son premier titre de champion du Littoral USFSA en 1904 d'avoir un stade digne de ce nom et se porte acquéreur du Stade de l'Huveaune. Ce stade portera plus tard le nom de Fernand Bouisson, international et capitaine de la section rugby.

Cette enceinte de 15 000 spectateurs est aussi utilisée entre 1965 et 1967 suite au refus de la mairie de détaxer les matchs au Stade Vélodrome et lors de la saison 1982-1983 lors de la rénovation du Vélodrome en vue de l'Euro 1984.

Le centre d'entraînement de la Commanderie est inauguré en juillet 1991 par les joueurs de la section professionnelle de l’Olympique de Marseille, laissant derrière eux les terrains de Luminy ou de Saint-Menet, dispersés un peu partout dans la ville. Ce projet était issu d'un vœu de Michel Hidalgo, ancien entraîneur de l'équipe professionnelle. En 2002, ce centre situé dans le 12e arrondissement de Marseille se développe et se modernise. En janvier 2005, l'ensemble des services administratifs ainsi que le pôle OM Médias du club sont transférés dans un bâtiment neuf du complexe olympien. Les joueurs du centre de formation s'entraînent dans ce complexe mais sont hébergés à La Bastide des Accates dans le 9e arrondissement de la ville.

Durant les années Tapie, le club n'hésite pas à recruter de grands joueurs français comme Alain Giresse ou Basile Boli et des internationaux étrangers tels que Karl-Heinz Förster, Abedi Pelé ou encore Rudi Völler. Marseille connaît aussi un mercato étoilé entre 1997 et 1999 avec Rolland Courbis aux manettes : l'allemand Andreas Köpke, Florian Maurice, l'italien Fabrizio Ravanelli, les champions du monde Laurent Blanc, Robert Pirès et Christophe Dugarry. Mais cette période est entachée d'une affaire de transferts suspects, qui entraînera une condamnation de Rolland Courbis à deux ans de prison ferme ainsi que de Robert Louis-Dreyfus à dix mois avec sursis.

Depuis, le club se contente d'acheter des joueurs du niveau de la Ligue 1 tels que Mamadou Niang, Lorik Cana ou encore Benoît Cheyrou et Hatem Ben Arfa. De plus, la volonté du club est maintenant de recruter de jeunes joueurs de clubs de niveau inférieur pour en faire des joueurs importants dans la durée. Dans cette logique, depuis le transfert de Mathieu Valbuena en 2006, l'OM entretient une relation privilégiée avec le FC Libourne-Saint-Seurin. Le club olympien prête ou transfère plusieurs de ses jeunes au club girondin pour une saison (Mohamed Amine Dennoun et Garry Bocaly pour les plus récents) et en contrepartie Libourne se sépare d'un de ses éléments majeurs (Vincent Gragnic, Charles Kaboré). L'OM recrute aussi des joueurs prometteurs qui, éclatant au Vélodrome, sont ensuite vendus au prix fort : Franck Ribéry, provenant du club turc de Galatasaray SK, est transféré pour 30 millions d'euros du côté du Bayern Munich tandis que Didier Drogba, qui évoluait à l'En Avant de Guingamp, est vendu à Chelsea pour un transfert évalué à 38 millions d'euros, ce qui permet au club d'avoir une manne financière conséquente pour obtenir plusieurs joueurs. L'Olympique de Marseille compte aussi sur son centre de formation : Samir Nasri qui a été formé au club a évolué en tant que titulaire sous le maillot olympien pour ensuite être vendu aux alentours des 15 millions d'euros aux Gunners.

L'Olympique de Marseille se compose d'une association, titulaire du numéro d'affiliation de la FFF, et d'une société. L'Association OM, titulaire du numéro d'affiliation de la FFF, gère le centre de formation, la section amateur et des stages multisports pour les enfants de la région. La Société OM a le statut de société anonyme sportive professionnelle (SASP) depuis 2001. Avant cette date, le club était une société anonyme à objet sportif (SAOS).

L'actionnaire principal du club est Robert Louis-Dreyfus, qui détient 90% des actions émises tandis que Jean-Pierre Foucault, président de l'Association OM, possède une seule action d'un montant de 9 centimes d'euros. En 2008, la valeur de l'Olympique de Marseille est estimée à 200 millions d'euros par Louis-Dreyfus.

Depuis les années 2000, motivé par les résultats médiocres du club ainsi que l'affaire des transferts douteux de 1998, Robert Louis-Dreyfus veut vendre le club. Le 16 janvier 2007, l'Olympique de Marseille, par la voix de son président Pape Diouf, annonce le début du processus de vente du club par Robert Louis-Dreyfus à Jack Kachkar. Canadien d'origine arménienne et PDG d'Inyx Inc., une société de produits pharmaceutiques basée à New York, Kachkar aurait mis environ 115 millions d'euros sur la table. Le 1er mars 2007, Jack Kachkar annonce qu'il a officiellement racheté l'OM à Robert-Louis Dreyfus. On apprend cependant quelques jours plus tard que Kachkar aurait du mal à réunir les fonds nécessaires au rachat du club phocéen. Robert Louis-Dreyfus lassé par les nombreux délais demandés par Jack Kachkar, et ne croyant plus aux futurs investissements promis pour assurer la pérennité de l'OM, décide ne plus vendre le club à l'homme canadien. Le 2 juillet 2008 Dreyfus suspend la vente du club et rejette une offre de 100 millions d'euros venant d'investisseurs de Dubaï présentant pourtant la « transparence nécessaire sur la provenance des fonds ».

Sur le plan international, le club était notamment membre fondateur du G14, organisation des clubs les plus importants et riches d'Europe, avant sa dissolution en janvier 2008. L'OM fait maintenant partie de l'Association européenne des clubs.

La SASP possède un conseil de surveillance qui a pour rôle de veiller au bon fonctionnement du club. Ce conseil nomme le Président et les membres du directoire. Pape Diouf, ancien agent de joueurs, est le président de l'Olympique de Marseille. Antoine Veyrat, président de la société de télécommunications LD Collectivités, devient directeur général du club après la démission début 2008 de Thierry de La Brosse ; ce dernier était en conflit avec Diouf notamment sur l'intégration du club dans la FAP (Football Avenir Professionnel), association créée par Jean-Michel Aulas dans le but de défendre les intérêts des clubs français, et dont Diouf refusait catégoriquement l'adhésion . Julien Fournier est à la tête de la direction administrative et juridique du club, Corinne Gensollen est en charge de la branche commerciale de l'OM, Nathalie Paoli est directrice de la communication, tandis que l'organisation et la sécurité sont assurées par Guy Cazadamont. José Anigo, ancien joueur et entraîneur de l'équipe professionnelle, est quant à lui directeur sportif.

Le budget pour la saison 2008-2009 de l'Olympique de Marseille est de 85 millions d'euros. Ce budget, indépendant d'une possible qualification en phases de poules de la Ligue des Champions, est le second budget de Ligue 1.

Lors de la saison 2006-2007, le club a dégagé un bénéfice net de 14,2 millions d'euros (120,9 M€ de recettes et 98,7 M€ de dépenses). L'Olympique de Marseille est fortement dépendante des droits audiovisuels, les matchs des Phocéens étant les plus diffusés : 38% des recettes proviennent des droits télé. Le sponsoring est lui à l'origine de 16.5% des recettes du club ; il en est de même de l'argent touché pour les matchs de Championnat et de Coupe d'Europe. Malgré la popularité du club et plus de 270 000 maillots vendus en 2007, le club ne touche que très peu au niveau du merchandising avec seulement 0,2 millions d'euros de bénéfices. En effet le merchandising n'est pas géré directement par le club, la société OM Exploitation chargée de commercialiser les produits dérivés siglés « Olympique de Marseille » ayant été cédée à la chaîne de magasins Made in Sport, selon le souhait de Louis-Dreyfus d'externaliser certaines fonctions du club. Le bilan des transferts est quant à lui positif (11,4 M €), avec notamment la vente de Franck Ribéry au Bayern Munich pour 30 millions d'euros. Les salaires du personnel (joueurs, staff et autres) représentent 55.2 % des dépenses du club, 20% de ces dépenses étant des charges sociales. Les autres frais prennent en compte le déplacement (5 %), l'organisation des matchs, les marchandises ou encore les impôts et les taxes (4 %).

L'Olympique de Marseille et Adidas ont une relation extrêmement étroite. Tout d'abord, Bernard Tapie et Robert Louis-Dreyfus ont à la fois été présidents du club et de l'équipementier sportif allemand. En 1996, Adidas est désigné pour la reprise du club qui était sous la tutelle de la ville de Marseille. Adidas assure un budget de fonctionnement annuel progressif évoluant entre 110 et 160 millions de francs sur cinq ans, conformément au cahier des charges imposé par Jean-Claude Gaudin. L'équipementier fournit le club depuis 1974 (leur contribution s'interrompt suite à l'affaire VA-OM et reprend dès 1996). Le contrat liant le club à Adidas court jusqu'en 2012.

L'effectif professionnel de la saison 2008-2009, entraîné par Éric Gerets et son adjoint Dominique Cuperly, compte 3 joueurs formés au club. 12 joueurs internationaux figurent dans l'équipe, dont 3 français. L'entraîneur des gardiens Laurent Spinosi a sous son aile 4 joueurs dont Steve Mandanda, actuel gardien de l'Équipe de France de football. Lorik Cana, Taye Taiwo et Mamadou Niang sont les joueurs ayant évolué le plus longtemps sous les couleurs de l'OM, avec respectivement 135, 133 et 130 matchs joués jusqu'en mai 2008.

Les supporters de l’Olympique de Marseille sont prépondérants dans la vie du club depuis près d'un siècle. Ce sont eux qui financent les travaux d'aménagement du stade de l'Huveaune dans les années 1920. Mis en sommeil durant les années 1950 et 1960, les supporters marseillais retrouvent à nouveau des couleurs à l'occasion de la présidence Leclerc. Sonnés par les secousses de la fin des années 1970, les supporters de l'OM effectuent un retour en force avec la présidence Tapie. La vague Ultra en provenance d'Italie donne alors naissance à de nombreux groupes : South Winners, CU84 ou Yankee, notamment. L'enthousiasme ne se dément pas malgré les travaux du Vélodrome avant la Coupe du Monde 1998 et de nouvelles déconvenues qui marquent la fin de la présidence Tapie. Les supporters des Bouches-du-Rhône sont loin d'être les seuls supporters du club phocéen ; selon des sondages Ipsos puis TNS Sofres, l'OM est le club le plus populaire de France. L'OM est aussi fortement soutenu au Maghreb (c'est le club européen préféré, devant le FC Barcelone) et en Afrique noire et comptabilise des clubs de supporters aux États-Unis ainsi qu'en Russie.

Lors de la fondation du club au début du XXe siècle, une multitude de clubs sont déjà présents dans la ville : d'ailleurs le premier match des Olympiens se terminera sur une sévère défaite 4-0 contre l'Union Sportive Phocéenne. Mais le grand rival de l'OM est à l'époque le Stade Helvétique de Marseille qui rafle un bon nombre de championnats devant son dauphin olympien. Néanmoins la Première Guerre mondiale entraîne la fermeture de la plupart des clubs dont le SH Marseille ce qui confère à l'OM un monopole sur la ville. Au niveau régional, une rivalité s'est installée avec les clubs azuréens de l'AS Monaco (surtout dans les années 1990) et de l'OGC Nice ainsi qu'avec le Sporting Toulon Var.

L'opposition OM-AS Saint-Étienne dans la première moitié des années 1970 est l'un des premiers grands duels du football français. Présidés par deux hommes de tempérament, Marcel Leclerc et Roger Rocher, les deux hommes s’arrachent les meilleurs joueurs (comme Bernard Bosquier et Georges Carnus du côté olympien). Les matches dépassent parfois les limites du raisonnable, tant sur le terrain (Salif Keita fait un bras d'honneur à Roger Rocher en 1972) que dans les tribunes avec des bagarres et des incidents multiples.

Dans les années 1980, c'est encore la rencontre entre deux présidents charismatiques aux ambitions démesurées qui fait naître une rivalité : le Bordeaux de Claude Bez et le Marseille de Bernard Tapie font régulièrement la une. Cette oppposition se prolonge en 1999 avec le duel pour le titre de champion qui verra au final la victoire des Girondins, qui marquent dans les dernières minutes de la dernière journée contre le Paris Saint-Germain.

Au début des années 1990, Canal+ commence à promouvoir auprès du grand public les confrontations entre l'Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain, faisant de ces matchs de grands rendez-vous sportifs pour tout le football français. Il s'instaure peu à peu une grande tension entre les supporters olympiens et parisiens qui perdure encore aujourd'hui, et qui reposerait sur l'opposition Paris/Province. À chaque Classico (nom donné à cette rencontre par analogie avec le Clásico espagnol), d'importantes mesures de sécurité sont prises pour empêcher au maximum des affrontements entre les supporters des deux camps.

L'OM est l'un des clubs les plus diffusés sur Canal+ ; d'ailleurs pour la première fois, tous les matchs de préparation de l'OM sont diffusés sur Canal+ Sport ou Sport+ lors de la saison 2008-2009. Le match Stade rennais-OM de la saison 2008-2009 est le premier match de football diffusé par Orange. Durant cette saison, Canal+ et Orange Sport utilisent entièrement leur quota de diffusion du club olympien ; de ce fait 12 matchs sont diffusés sur Canal et 7 sur Orange. De plus, M6 diffuse sur le territoire français le parcours européen du club en Coupe UEFA et en tour préliminaire de la Ligue des Champions jusqu'en 2009; Canal+ Events détient ces droits pour la diffusion à l'étranger. Enfin, Direct 8 dépasse pour la première fois de son histoire la barre du million de téléspectateurs lors du match SK Brann-OM du troisième tour préliminaire aller de la Ligue des Champions 2008-2009 ; c'est seulement la deuxième fois que ce cap du million est dépassé, toutes chaînes de la TNT confondues. Le club est donc extrêmement médiatisé ; d'ailleurs durant les années Tapie, Patrick Le Lay alors président de TF1 aurait dit : « L'Olympique de Marseille, c'est comme Patrick Poivre d'Arvor ou Anne Sinclair, c'est une star de la chaîne, on n'y touche pas ou sinon on me trouve en face ». Les journaux régionaux, notamment La Provence (qui a signé en novembre 2008 un partenariat privilégié avec le club), font régulièrement leur une sur l'Olympique de Marseille.

De plus, le club possède des médias officiels regroupés dans un pôle nommé OM Médias dont le siège se trouve à La Commanderie. Ce pôle comprend un site officiel OM.net, un magazine officiel (OM mag, anciennement nommé Droit au but, diffusé par Panini tiré à 55 000 exemplaires et au prix de 3,90 euros), un programme officiel distribué lors des matchs au Vélodrome (OM Match), une ligne officielle (OM 3229) ainsi qu'une chaîne de télévision OM TV. L'OM est d'ailleurs un pionnier dans ce domaine, OM TV étant seulement la deuxième chaîne officielle d'un club de football créée dans le monde, la première étant MUTV, la chaîne du club anglais de Manchester United. La chaîne est depuis juillet 2008 commercialisée à l'étranger par l'intermédiaire de Canal+ Events. La radio officielle de l'Olympique de Marseille est la station locale Radio Star.

L'OM est fréquemment cité comme référence au football dans l'univers du cinéma avec des films populaires.

Le match du film Les Rois du sport sorti en 1937, où figure notamment Fernandel, se déroule au Stade de l'Huveaune avec la participation de l'équipe olympienne. Plus récemment, plusieurs répliques de la série Taxi de Luc Besson, se déroulant à Marseille, font directement référence au club, ainsi que le maillot de foot que porte l'acteur principal Samy Naceri dans le premier volet. De plus, Taxi 4 débute par le convoyage de Djibril Cissé, attaquant de l'OM, pour un match se déroulant au Stade Vélodrome, se moquant au passage des rumeurs de transfert. Il est aussi fait référence au club dans le film Le Dîner de cons ; François Pignon (joué par Jacques Villeret), supporter de l'AJ Auxerre, doit ainsi crier plusieurs fois « Allez l'OM ! », pour que son collègue de travail Lucien Cheval (joué par Daniel Prévost) supporter de l'OM, accepte de l'aider. Enfin, Didier Bourdon joue le rôle d'un vigneron supporter de l'OM dans Une grande année, ayant même appelé son chien Tapie.

L'OM est aussi présent dans le domaine de la musique.

Le hip-hop marseillais est l’un des meilleurs filons en la matière. La liste est longue, du Ce soir on vous met le feu d’IAM, au En avant les Marseillais des Psy 4 De La Rime au sein de la compilation OM All Stars sortie en 2004 et qui comprenait les plus célèbres des rappeurs phocéens chantant tour à tour sur le sujet olympien. Ces dernières années, les clips de Halla, Halla de Soprano, où apparaît le président Pape Diouf, et Que des Winners de Zephir ont été tournés au Stade Vélodrome. Dans un registre plus rock, on peut citer le Santa Maradona de la Mano Negra avec son clip dans les travées du Vélodrome, ou, plus ragga, le lo Oaï de Massilia Sound System.

En 2008-2009, l'équipe réserve de l'OM évolue en Championnat de France Amateurs 2 dans le groupe E et est entraînée par Michel Flos. Elle a remporté le Championnat de France des réserves professionnelles en 2002 et fut vainqueur du Championnat DH Méditerranée en 1958 et 1959. La réserve a eu l'occasion de s'illustrer en Ligue 1 en 2006, lors du Classique OM-PSG. En effet, Pape Diouf décide d'aligner l'équipe de CFA2 au Parc des Princes pour protester contre le fait que le Paris SG n'ait pas mis assez de places à disposition des supporters marseillais. Ce match des minots, où les Parisiens étaient largement favoris, se conclut par un étonnant 0-0.

L'Olympique de Marseille comprend nombre de formations de jeunes, des débutants aux juniors. Ces derniers ont atteint en finale de la Coupe nationale des juniors (ancêtre de la Coupe Gambardella) en 1937 puis remportent la Coupe Gambardella en 1979 face au Racing Club de Lens (2-0).

Lors de la même année, les cadets du club ont remporté le titre de champion de France cadets contre l'Olympique lyonnais aux tirs aux buts, trois ans après avoir échoué en finale de la Coupe des Cadets face au Racing Club de Strasbourg (2-1). Depuis 2002, trois catégories d'âge sont concernées par un championnat de France : moins de 18 ans, moins de 16 ans et moins de 14 ans. 2008 marque une première dans l'histoire des sections de jeunes de l'Olympique de Marseille avec le titre de champion de France remporté par les 16 ans nationaux face au Paris Saint-Germain (1-0). Les poussins ont quant à eux remporté la Coupe nationale des poussins en 1987, 1991, 1995 et 1996 et ont atteint la finale en 1992.

Jacques Abardonado, Samir Nasri, Mathieu Flamini, Rolland Courbis, Éric Di Meco, Cédric Carrasso ou encore Seydou Keita ont été formés à l'Olympique de Marseille.

L'OM Star Club, créé en 1996, est une équipe composée d'anciens du club disputant régulièrement des matchs de gala. L'OM Star Club se compose à la fois d'anciennes gloires du club tels que Manuel Amoros, Basile Boli, Jocelyn Angloma, Jean-Philippe Durand, Jean-Marc Ferreri, Bernard Casoni, Abedi Pelé pour ne citer qu'eux, mais aussi Frédéric Meyrieu, Philippe Thys, Bruno Germain, Bernard Pardo, Marc Libbra et Jean-Charles De Bono. Le manager de l'équipe est Daniel Xuereb (qui est aussi joueur).

La section féminine de l'OM n'a jamais vraiment brillé dans le Championnat de France, la meilleure performance étant une demi-finale perdue face à l'AS Étrœungt en 1979. Cette section a a aujourd'hui disparue, le foot féminin marseillais étant aujourd'hui représenté par le Celtic de Marseille Féminin.

L'OM est à la base un club omnisports, il a connu plusieurs sections au cours de son histoire en outre du football telles que le rugby, l'athlétisme, l'escrime, le basket-ball, la lutte, la boxe, le cyclisme, le tennis, la natation, la pelote basque, l'aviron, le cricket, le sport automobile ou encore le water polo. Les joueurs de rugby marseillais n'ont pas brillé sur la scène nationale, se contentant de titres de champions du littoral au début du XXe siècle et d'un titre de champion de France Promotion en 1937. La section basket-ball masculine n'est restée que deux ans dans l'élite (de 1952 à 1954) mais a remporté un titre de Champion de France Excellence en 1952, l'équivalent de la pro B actuelle. Les Marseillaises ont quant à elles été finalistes de la Coupe de France en 1958. Issu du SMUC en 1989 et présidé par Jean-Claude Tapie, frère de Bernard, l'OM Vitrolles a joué brièvement au plus haut niveau français et européen de handball avant de disparaître. L'OM fait d'ailleurs un doublé européen en 1993, les handballeurs olympiens décrochant la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe de handball face au KC Veszprém. Ils échoueront la saison finale en finale face au FC Barcelone. Aujourd'hui, seule la section athlétisme subsiste.

Avant-match OM-LOSC 2004, L1, vu du Virage Nord.

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Zinedine Zidane

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Zinedine Yazid Zidane, né le 23 juin 1972 à Marseille, souvent surnommé Zizou, est un ancien footballeur international français.

Il est cité parmi les plus grands joueurs de football de tous les temps et est listé parmi les 125 meilleurs joueurs mondiaux encore vivants en 2004, dans un classement conjoint de Pelé et de la Fédération internationale de football association (FIFA). Sportif préféré des Français en 2006, il fut classé à trois reprises meilleur joueur mondial de l'année par la FIFA en 1998, 2000 et 2003 et ballon d'or en 1998. Il fut par deux fois classé second meilleur joueur français de tous les temps par France Football.

Jouant au poste de milieu offensif, il a été le meneur de jeu de prestigieux clubs européens, comme la Juventus de Turin et le Real Madrid, avec lesquels il a remporté de nombreux titres nationaux et internationaux.

Il s'est principalement illustré au niveau international lors de la victoire de l'équipe de France à la coupe du monde de 1998 et au championnat d'Europe de 2000, ainsi que lors de la coupe du monde de 2006, au cours de laquelle il se distingue et obtient le titre de meilleur joueur du mondial. Revenu en équipe de France après une retraite internationale en 2004, il annonce le 25 avril 2006 sa retraite sportive définitive pour la fin de la saison 2005–2006, au terme de la coupe du monde de football de 2006. Il a joué son dernier match le 9 juillet 2006 à Berlin en Allemagne à l’occasion de la finale de la coupe du monde opposant l'Italie à la France. Il s'y illustre de manière ambivalente par une panenka réussie et une expulsion sur carton rouge pour un coup de tête - sans rapport avec le jeu - au thorax de Marco Materazzi, défenseur de l'équipe d'Italie. Ainsi, il n'assiste pas à la séance de tirs aux buts finale, qui consacre l'Italie pour un quatrième titre de champion du monde.

Issu d'une famille algérienne kabyle, il grandit à Marseille dans la cité de « La Castellane ». Marié à Véronique Zidane (née Lentisco), Zinedine Zidane est père de quatre garçons : Enzo, Luca, Théo et Elyaz. Il est atteint de thalassémie bénigne, une maladie génétique fréquente autour du bassin méditerranéen, qui le fatigue naturellement.

Zinedine Zidane est né le 23 juin 1972 à Marseille et a grandi dans le quartier de la Castellane. Ses parents sont originaires de petite Kabylie dans la wilaya de Béjaïa en Algérie, son père Smaïl Zidane venant du village d’Aguemoune Ath Slimane. Des propos dans lesquels il évoqua son identité furent recueillis par le journal The Observer.

Zinedine Zidane signe sa première licence en 1982 dans un club proche de son quartier d’origine : l'US Saint-Henri puis passe au SO Septèmes-les-Vallons, avec lequel il joue dans la catégorie poussins jusqu’à l'âge de quatorze ans. En 1986, il est sélectionné en cadet première année pour le championnat de Ligue. En fin d'année, il est convoqué au CREPS d’Aix-en-Provence pour un stage de trois jours. C’est là qu’il est remarqué puis recruté par l’AS Cannes par l’intermédiaire de son recruteur Jean Varraud, lui-même ancien de l'ASSE.

Après un stage d'une semaine il intègre en 1987, à l’âge de quinze ans, le centre de formation cannois sous les ordres de Guy Lacombe. Il est placé au sein d'une famille d'accueil, les Elineau. À 16 ans, Jean Fernandez l'intègre à l'effectif professionnel.

Il débute en Première division le 20 mai 1989, contre le FC Nantes, équipe de Marcel Desailly et Didier Deschamps à l'époque, à la Beaujoire. Il n’a pas encore 17 ans. Le 8 février 1991, il marque son premier but en Première division, toujours contre le FC Nantes et reçoit une Peugeot 205 rouge comme lui avait promis le président du club, Alain Pedretti, s'il marquait un but. Le club se qualifie pour la Coupe UEFA et Zidane découvre l'Europe. L'année suivante, le club est éliminé de la Coupe UEFA et descend en D2. Zidane rejoint alors Bordeaux à l'été 1992.

En 1992, Zidane est recruté par Rolland Courbis et Alain Afflelou, alors président de Bordeaux. Zidane et deux joueurs de Cannes ont ainsi été échangés contre un joueur de Bordeaux. Au sein de son nouveau club, il sympathise avec deux autres futurs internationaux français, Christophe Dugarry et Bixente Lizarazu, avec lesquels il forme le « triangle bordelais », ces trois joueurs démontrant une capacité à se trouver les yeux fermés sur le terrain, à Bordeaux comme en équipe de France.

Zidane marque 10 buts pour sa première saison, puis 6 les trois saisons suivantes. Il dispute également la finale de la Coupe UEFA en 1996 contre le Bayern Munich dans lequel évolue Jean-Pierre Papin (perdue 0-2 ; 1-3) après avoir éliminé le Milan AC de Savicevic en quart, notamment grâce à un 3-0 mémorable au match retour au Parc Lescure (0-2 au match aller).

Avant cela, il inscrit un but d'anthologie de 40 mètres contre le Betis Seville, en huitièmes de finale de la coupe de l’UEFA. Contre le Slavia Prague en demi-finale, il exécute ses premières roulettes et l’Europe découvre alors un artiste du ballon rond. Bordeaux ira jusqu’en finale mais ne pourra rivaliser avec le Bayern Munich sans Zidane, suspendu à l’aller.

Le 17 août 1994 à Bordeaux, il est pour la première fois sélectionné en équipe de France, contre la République tchèque, sur la pelouse de son club au Parc Lescure. Entré en jeu à la 63e minute alors que la France est menée 2-0, Zidane marque en deux minutes les deux buts du match nul. Il lui faut néanmoins encore attendre près d’une année pour devenir un titulaire à part entière au sein de l’équipe de France, et ce n’est qu’en 1995, au cours des éliminatoires pour l’Euro 1996, que le sélectionneur national Aimé Jacquet fait de Zidane son meneur de jeu titulaire.

En 1996, après la finale de Coupe de l’UEFA perdue avec les Girondins de Bordeaux, Zidane franchit un nouveau palier et signe à la Juventus de Turin — club dans lequel a notamment évolué Michel Platini au début des années 1980 — pour la somme de 35 millions de francs. Il rejoint ainsi Didier Deschamps sous les ordres de Marcello Lippi. Entre-temps, diminué par une saison éprouvante avec Bordeaux et par un accident de voiture survenu peu de temps avant le début du tournoi, Zidane dispute un Euro 1996 jugé décevant en Angleterre. Les Bleus atteignent péniblement la demi-finale (éliminé par la République tchèque aux tirs aux buts) et Zidane est loin de se montrer à son meilleur niveau.

À la Juventus, après des débuts difficiles, particulièrement les trois premiers mois, Zidane explose au plus haut niveau européen et nombre d’observateurs voient en lui le meilleur joueur du monde. Avec la Juventus, Zidane gagne également ses premiers titres, dont deux scudetto (1997, 1998), une supercoupe d'Italie (1997), une supercoupe d'Europe (1996) et une coupe intercontinentale (1996), mais perd la finale de la ligue des champions deux fois de suite, en 1997 et 1998. En quête du titre européen suprême, Zidane quitte la Juventus en 2001 pour aller au Real Madrid.

Zidane porte le maillot bleu depuis qu'il a quinze ans, à l'époque de la défunte catégorie « cadets » mais a disputé son premier match international avec l'équipe première contre la République tchèque le 17 août 1994, sous l'égide de Aimé Jacquet.

Titulaire pour l'Euro 1996 en Angleterre malgré un accident de voiture quelques jours avant le début de la compétition, il parviendra avec ses coéquipiers à atteindre les demi-finales (défaite contre la République tchèque aux tirs aux buts).

Deux ans plus tard, il participe à la Coupe du monde (la première de la France depuis 1986) organisée en France en 1998. Le premier match a lieu au stade Vélodrome à Marseille (ville natale) contre l'Afrique du Sud, coup d'envoi du parcours de l'équipe de France. Après cette première victoire (3-0), la France remporte son second match contre l'Arabie saoudite (4-0) mais Zidane est expulsé pour un geste déplacé contre son adversaire. Suspendu deux matchs, il ne peut jouer le troisième match de la phase du premier tour contre le Danemark et le huitième de finale contre le Paraguay. Il fait son retour en quarts de finale contre l'Italie, équipe composée de nombreux partenaires en club de Zidane, et lors de la séance de tirs aux buts il y inscrit le sien, puis dispute la demi-finale contre la Croatie où son équipier Lilian Thuram marque un doublé qualificatif pour la finale. À l'occasion de la finale, Zidane entre dans l'histoire de la compétition en marquant deux buts, tous deux de la tête sur des corners tirés respectivement par Emmanuel Petit et Youri Djorkaeff et permet à la France de soulever le trophée pour la première fois de son histoire. Ce titre de champion du monde lui permet d'atteindre la consécration sur le plan national (notamment en termes de popularité où le soir de la finale, de nombreuses slogans clamés « Zizou Président ») et international en recevant le Ballon d’or France football et le titre de joueur FIFA de l’année devant Ronaldo.

En 2000, lors du Championnat d’Europe des nations, il conduit l’équipe de France à un nouveau titre de champion, en plus d'un but marqué en quarts contre l'Espagne, ce qu’aucune équipe n’avait réalisé (doublé Coupe du monde/Championnat d’Europe dans cet ordre), et reçoit de nouveau le titre de meilleur joueur FIFA de l’année.

Zinedine Zidane est transféré lors de l’été 2001 au Real Madrid, pour ce qui constitue encore à l’heure actuelle un record en matière de coût de transfert d’un footballeur (77 millions d’euros). Il y passe ses cinq dernières saisons au niveau professionnel. Selon les spécialistes, c’est en grande partie grâce à lui que le Real gagne sa neuvième et actuellement dernière Ligue des Champions en 2002. Lors de la finale face au Bayer Leverkusen (victoire 2-1 du Real Madrid), il marque en effet un but difficile pour un droitier : dans la surface de réparation, une reprise de volée du pied gauche, sur un centre en retrait de Roberto Carlos qu’il loge dans la lucarne droite du but allemand.

Quelques semaines plus tard, il est retenu pour la coupe du monde 2002 où la France est tenante du titre mais lors du dernier match de préparation contre la Corée du Sud il se blesse au quadriceps de la cuisse gauche et ne prend pas part aux deux premiers matchs du 1er tour, il fait son retour lors du troisième match décisif contre le Danemark mais ne permettra pas à la France de se qualifier pour les huitièmes de finale.

Alors qu’il était encore homme du match lors de la première rencontre de l’Euro 2004, et seul tricolore retenu dans l'équipe type de la compétition, il annonce son retrait de l’équipe de France le 4 août 2004. Le 3 août 2005, quasiment un an plus tard, il revient sur sa retraite internationale et souhaite revenir jouer avec les Bleus pour une dernière aventure, à savoir jouer jusqu’à la fin de la Coupe du monde 2006 si la France se qualifie.

Son match de retour a lieu le 17 août à Montpellier où la France bat la Côte d’Ivoire par un score de 3 à 0, avec un but de Zidane. Il est nommé capitaine de l’équipe de France. Pour l'anecdote, environ 12 000 places sur les 35 500 du stade de la Mosson étaient vendues, le match étant prévu depuis la mi-juillet. Le 4 août, lendemain de l'annonce de son retour, la billetterie est prise d'assaut et les places restantes se vendent en moins d'une journée.

C’est alors qu’il emmène les Bleus vers le Mondial 2006 en Allemagne grâce à une dernière victoire face à Chypre tandis que la Suisse faisait en même temps un résultat nul en Irlande 0-0, ce qui assurait à la France la première place de son groupe qualificatif.

La ville de Marseille a fait peindre un grand portrait de 10 mètres sur 15 de son enfant devenu célèbre, sur le mur d’un immeuble face à la rade et au port, depuis peu remplacé par une affiche publicitaire.

En juillet 2001, le Real Madrid (élu meilleur Club de football du 20e siècle par la FIFA) réussit à faire signer Zidane pour la somme de 77 millions d'euros, le record du plus gros transfert qu'ait connu le monde du football. Les premières années madrilènes de Zinedine lui permettent d’engranger un titre de champion d’Espagne et surtout de remporter son unique Ligue des Champions. En finale de la LDC contre le Bayer Leverkusen, Zizou inscrit d'ailleurs l'un des plus beaux buts de sa carrière (élu meilleur but de la Ligue des Champions par la Fifa). Suite à un centre de l'arrière gauche brésilien Roberto Carlos, Zidane effectue une reprise de volée du pied gauche qui fait trembler les cages du stade Hampden Park à Glasgow. Ce but a été baptisé la volée de Glasgow par les supporters madrilènes qui, de plus, considèrent ce but comme le plus beau de l'histoire du Real Madrid.

Mais la politique des « Galactiques » mise en place par Florentino Perez, à savoir l'achat systématique des joueurs les plus médiatiques comme Zidane, David Beckham, Ronaldo ou Luis Figo montre ses limites. De 2003 à 2006, le grand Real n’a rien gagné et fit preuve, aussi bien sur le terrain qu’au sein de l’effectif ou de l’organigramme du club, d’une instabilité constante. Ce sont ces raisons, ainsi qu’une condition physique déclinante, qui poussere le numéro 10 français à annoncer sur la chaîne de télévision Canal+, le 25 avril 2006, qu’il prendra sa retraite à l’issue de la Coupe du monde, en Allemagne.

Zinedine déclare qu’il n’a plus le même niveau ni la même constance qu’au zénith de sa carrière et décide de résilier son contrat, un an avant son terme. Le départ de Florentino Pérez, l’homme qui l’a fait venir au Real, a sans doute également joué un grand rôle dans sa décision. Zidane joua le dernier match à Bernabeu contre Villarreal, où il marqua un but de la tête, devant un public célébrant son départ. Tout le public madrilène porte son maillot avec le numéro 5 et une pancarte sur laquelle est inscrit Gracias por tu magia, témoignant que Zidane restera à jamais l'un des plus grands joueurs de football.

Zidane a disputé plus de 200 matches sous le maillot du Real de Madrid et a inscrit 35 buts en Liga et 9 buts en Ligue des Champions. C'est dans ce club qu'il a signé l'unique triplé de sa carrière. Un documentaire intitulé Zidane, un portrait du XXIe siècle sort en mai 2006 en France et est projeté en Sélection officielle hors compétition au 59e Festival de Cannes.

Il entreprend alors sa dernière compétition avec l’équipe de France pour la Coupe du monde de football de 2006 en tant que capitaine.

Le 1er juillet 2006 est une date clé dans la carrière de Zinedine Zidane. Si la qualification des joueurs de l’équipe de France est due à leur maîtrise absolue de la partie face à des Brésiliens impuissants, l’acteur principal en a été le meneur français. Ce jour-là, Zinedine Zidane est élu homme du match par la FIFA et délivre la passe décisive sur un coup franc à Thierry Henry pour l'unique but de la rencontre. Quelques jours plus tôt face à l'Espagne, il inscrit le troisième but de l'équipe de France portant le score à 3-1. En demi, il ne tremble pas face au gardien portugais Ricardo et marque sur penalty l'unique but de la rencontre qui permet à l'Équipe de France et à Zidane de se retrouver une deuxième fois en finale de la Coupe du monde.

Sa carrière manque de s’achever en apothéose lors de la finale de la Coupe du monde 2006 face à l’Italie. Elle finira sur une expulsion par un carton rouge après consultation par l’arbitre de l’un des arbitres assistants, pour avoir porté un coup de tête au thorax du joueur italien Marco Materazzi après que ce dernier lui eut répondu « J'aurais préféré ta putain de sœur » alors que Zidane lui avait asséné que s'il voulait le maillot qu'il avait tiré, il le lui donnerait à la fin, reflexion jugée hautaine par le joueur italien. C'est une information révélée par le quotidien L'Équipe dans son édition du dimanche 19 août 2007, reprenant une information parue dans un quotidien italien.

Ce n'était pas la première fois que Zidane perdait son sang-froid et commettait des actes violents. Il avait déjà auparavant lors de la Coupe du monde 1998 mis une semelle à un joueur saoudien qui avait eu le malheur de le tacler d'une façon suffisamment agressive. De plus, le mardi 24 octobre 2000, lors du match de Ligue des Champions 2000-2001 opposant la Juventus de Turin au Hambourg SV, il avait déjà mis un coup de tête à un joueur, – le défenseur Jochen Kientz –, ce qui lui valut une expulsion à la 24e minute et cinq matchs de suspension. Malgré cela, Zidane est resté plus que jamais une idole pour le peuple français et une célébrité vénérée dans le monde entier. Sa médiatisation est immense. Fin 2007, il est la deuxième personnalité préférée des Français derrière Yannick Noah.

La France perd la finale 5-3 aux tirs au but.

Pourtant, dès la 7e minute, Zidane avait inscrit ce qui sera son dernier but, son troisième en deux finales de Coupe du monde, rejoignant ainsi Vavá, Geoffrey Hurst et Pelé, tous trois auteurs de trois buts en finale de Coupe du monde. Ce match fut le dernier match de sa carrière de footballeur.

Lors de son interview du 25 avril 2006 dans laquelle il a annoncé sa retraite de footballeur, Zidane a d'ores et déjà fait savoir qu’il souhaitait apporter son aide aux jeunes enfants de Madrid dans le domaine du football. D’autre part, s’il revient sur sa décision d’arrêter sa carrière, le club new-yorkais Red Bull a déclaré vouloir l’enrôler, même si selon le quotidien espagnol As, l’ancien madrilène se serait engagé à ne pas signer dans un autre club.

Pour concurrencer les Galaxy de Los Angeles qui viennent de transférer David Beckham pour la saison 2007-2008, les Chicago Fire ont demandé à Zinedine Zidane de venir jouer pour la saison 2007-2008. Il a cependant refusé l'offre.

Mais peut-être est-ce dans les affaires que Zidane voudra inscrire son avenir : en effet, le patron de Danone Franck Riboud, ami du footballeur, souhaiterait qu’il intègre le conseil d’administration du groupe.

Il a été promu Officier de la Légion d'honneur le 1er janvier 2009.

Joueur de milieu de terrain à vocation offensive, faisant partie des grands meneurs de jeu de l’histoire du football, Zidane est connu pour son toucher de balle, qui forçait l’admiration de ses coéquipiers lors des séances d’entraînement, et des amateurs de beau jeu lorsqu’il était sur le terrain. Disposant d'un maîtrise technique exceptionnelle, sa capacité à s’orienter par rapport au ballon, et à éclaircir le jeu offensif par ses dribbles et ses passes le distinguent des autres joueurs. Ces qualités l'ont conduit à adopter au sein de son équipe un rôle de meneur de jeu à l'instar de ses prédécesseurs en équipe de France Michel Platini ou Raymond Kopa.

Sa relative grande taille limitait sa vitesse de course et lui faisait privilégier l’équilibre à l’acrobatie. Dans le maniement du ballon, il affectionnait les roulettes et les passements de jambes. Sa couverture de balle et sa capacité à éliminer un joueur dans un petit espace étaient déroutantes. Pour ses adversaires, la tâche était compliquée : soit ils défendaient très près de lui, s’exposant à un dribble court, soit ils se postaient plus loin, et dans ce cas la passe est d’autant moins prévisible et donc plus difficilement interceptable. Lorsqu'il était en forme, Zidane donnait l’impression de ne jamais pouvoir perdre le ballon, à un des postes les plus exposés du jeu, multipliant les touches de balle pour en garder le contrôle, ou se lançant dans de longues conduites de balle qui se terminaient souvent par une tentative de passe décisive vers les attaquants.

Grâce à une application dans son entraînement hebdomadaire, Zidane a ajouté à sa technique un physique adapté aux exigences du football moderne, qui lui a donné une bonne mobilité et une vitesse d’exécution très au-dessus de la moyenne. Ce droitier a également beaucoup travaillé son jeu du pied gauche, l’amenant à tenter, à la fin de sa carrière, des coups de pied arrêtés de ce pied . Il se révéla un joueur très complet et précieux pour un collectif : combatif, sachant au passage jouer de la tête, expert dans les coups francs et les penaltys, mais aussi adroit à la finition des actions. Ces caractéristiques ont amené la plupart de ses entraîneurs successifs, afin de lui permettre d’exprimer sa créativité, à lui attribuer une entière liberté de mouvement sur le terrain. Zidane, souvent positionné dans l’axe, mais préférant l’aile gauche à la droite, aimait se replier pour prendre l’initiative de la construction tout autant que de jouer près du but.

Si ses deux buts en finale de la Coupe du monde 1998 restent gravés dans la mémoire de nombreux supporters français, Zidane a souvent été un joueur présent dans les grands moments : lors de sa première sélection, entrée en jeu, Zidane inscrit deux buts contre la République tchèque, permettant à la France d’arracher le match nul lors de cette rencontre amicale. Début 1998, quelques mois avant le début de la Coupe du monde et de la finale au Stade de France, il inscrit le premier but marqué au Stade de France, lors du match d’inauguration (match amical France-Espagne 1-0).

En demi-finale de l’Euro 2000, il marque un penalty en or contre le Portugal, qualifiant du même coup la France pour sa première finale d’Euro depuis 16 ans. Au passage, il fêtera son but via un geste qui rappelle celui de Michel Platini à l’Euro 1984, contre le Portugal également, en demi-finale également. Il avait contribué aussi, via un coup franc contre l’Espagne, à la victoire des Bleus en quart de finale.

En finale de la Ligue des Champions 2002 contre le Bayer Leverkusen, Zidane marque un but décisif grâce a une volée du pied gauche surpuissante en lucarne d'une passe en cloche mal ajustée de Roberto Carlos qui offre la victoire par 2 buts à 1 au Real Madrid.

Lors du premier match de la France à l’Euro 2004, la France est menée 1-0 par l’Angleterre jusqu’à la fin du temps réglementaire. Zidane va alors marquer, coup sur coup, un coup-franc (91e) et un penalty (93e), offrant la victoire à la France.

En huitième de finale de la Coupe du monde 2006, contre l’Espagne, Zinedine Zidane, moqué par les supporters ibériques qui voyaient là le match de sa retraite, marque dans les arrêts de jeu. Pour ce but, il réalise un exploit personnel, concrétisant une très belle passe en piqué de Sylvain Wiltord par un dribble latéral et une frappe a contre-pied, étant à l’origine et à la conclusion de l’action. La France s’impose 3-1 et se qualifie par la même occasion pour les quarts de finale de la Coupe du monde en Allemagne.

Elle bat ensuite le Brésil de Ronaldo sur une passe décisive de Zinedine Zidane pour Thierry Henry et démontre son talent par ses nombreux dribbles déstabilisant les Brésiliens très sûrs d'eux (passements de jambe, coup du sombrero, roulette, etc.). Il est élu par la FIFA « Homme du match » pour cette prestation.

En demi-finale, le 5 juillet, il est l’auteur du but vainqueur face au Portugal, sur penalty, synonyme d’accession à la finale de la Coupe du monde 2006, la deuxième de l’histoire des Bleus.

Lors de la finale France-Italie du 9 juillet 2006, il signe le premier but de la partie sur penalty (sur une « Panenka ») consécutif à une faute de Marco Materazzi, son troisième sur toute la Coupe.

Avec Bordeaux, en quart de finale de la Coupe UEFA face au Betis Séville, il inscrit l'un des plus beaux buts de sa carrière avec un lob de 35-40 mètres en reprise de volée du pied gauche. Ce but permet à Bordeaux de se qualifier pour le tour suivant. Le club girondin tombe en finale contre le Bayern Munich, alors que Zidane et Dugarry avaient été suspendus pour le match aller à Munich (défaite 2-0).

Selon Le Figaro, Zinedine Zidane gagnerait plus de 300 000 euros par match.

Le salaire n’est pas la seule source de revenus des footballeurs : sur les 14 millions d'euros que Zinedine Zidane gagnerait par an, 44% sont issus de contrats publicitaires, dont Adidas. Zidane porte en effet des chaussures Adidas Predator en cuir de kangourou. La marque lui aurait par ailleurs offert une paire de chaussures de foot en or avec lesquelles il aurait joué un match.

Zidane reste loin derrière Tiger Woods, les footballeurs étant moins représentés au niveau international que d’autres disciplines telles que le golf et la Formule 1. Dans le classement des sportifs français les mieux payés, Zidane est deuxième derrière Tony Parker. En 2005, les revenus de Zidane s'élevaient selon le Monde à 14,6 millions d'euros par an, dont 44% provenant de ses contrats publicitaires.

Même si sa carrière est achevée, Zinedine Zidane tire des revenus colossaux de ses divers contrats publicitaires et il apparaît à la télévision pour des marques comme : Adidas (contrat courant jusqu'à 2017), Canal+, Danone (contrat courant jusqu'à 2015), Génerali Assurances, GrandOptical, Orange (450 000 euros annuels).

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Source : Wikipedia