Roger Lemerre

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Posté par woody 26/04/2009 @ 22:07

Tags : roger lemerre, entraineurs, football, sport

Dernières actualités
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IL YA UN AN LE 18 JUIN - Domenech était la tête de turc de l ... - Le Petit Journal
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Girard succède à Courbis - Le Figaro
L'ancien adjoint de Roger Lemerre en sélection aura la lourde tâche de succéder à Rolland Courbis, coach emblématique s'il en est et artisan de la remontée du MHSC dans l'élite après cinq saisons passées en Ligue 2. Surtout, il aura pour mission...
Le Maroc retrouve ses Lions 08/06/2009 16:01 - France Football
A la suite d'une excellente prestation, les Lions de Roger Lemerre ont partagé les points avec le Cameroun (0-0). Un résultat qui les relance dans la course vers l'Afrique du Sud. Le week-end du Maghreb, spécial Maroc. (Photo Presse-Sports) Le nul...
Les débuts d'El Haddaoui retardés - MadeInLens.com
C'est le sélectionneur national Roger Lemerre m'a téléphoné et qui m'a informé que nous n'allions pas participé, sans pour autant me donner d'explication, et je n'ai pas essayé de rentrer dans les détails puisque s'il voulait donner des...
Mustapha Allaoui : «Je souhaite évoluer prochainement dans un club ... - Aujourd'hui Le Maroc
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Le Journal de l'Afrique - Goal.com
Cette semaine, nous allons découvrir la sélection marocaine convoquée par Roger Lemerre pour les qualifications au mondial 2010, trois questions au sélectionneur égyptien Hassan Shehata et la gazette des transferts africains. Moins d'une semaine après...
Le Maroc sur tous les fronts 12/06/2009 13:27 - France Football
Seul hic, le sélectionneur Roger Lemerre aurait préféré effectuer un match amical le 13 juin dans la région parisienne mais toutes les équipes contactées ont répondu par la négative. LA RÉVÉLATION : A la suite de l'éviction du défenseur de Nancy...
Chamakh forfait avec le Maroc? - Foot01.com
Une nouvelle surprenante tant l'attaquant bordelais paraissait en forme ces dernières semaines, mais il se serait plaint de douleurs abdominales forçant Roger Lemerre à appeler Mustapha Allaoui pour le remplacer dans la sélection....

Roger Lemerre

Roger Lemerre, né le 18 juin 1941 à Bricquebec (Manche) est un ancien footballeur français devenu entraîneur, ayant occupé le poste d'arrière central. Dès le 1er juillet 2008, il est devenu le sélectionneur du Maroc.

Il a joué en club professionnel de 1961 à 1975 à Sedan (1961-1969), au Football Club de Nantes (1969-1971), à Nancy (1971-1973) et au Racing Club de Lens (1973-1975). Il a compté 6 sélections en équipe de France de 1968 à 1971, parmi lesquelles une humiliation infligée par l’Angleterre (5-0).

En 1975, il devient entraîneur du Red Star de Saint-Ouen (1975-1978), puis revient au RC Lens pendant une saison, en passe deux au Paris FC. En 1983-1984, il est entraîneur au club de l’Espérance sportive de Tunis. À son retour en France, il entraîne à nouveau le Red Star.

Pendant dix saisons, il entraîne l’équipe de France militaire qui sera championne du monde en 1995.

En 1997, il achève la saison avec le RC Lens.

Adjoint d’Aimé Jacquet, il accompagne les « Bleus » dans leur victoire pendant la Coupe du monde 1998. Il succède à Jacquet au poste de sélectionneur et amène l’équipe nationale à la victoire pendant l’Euro 2000. Mais en 2002, la sélection est éliminée au premier tour de la Coupe du monde 2002 en Corée du Sud. Il est remercié par la fédération française sous les critiques et les quolibets.Roger Lemerre a été très touché par la disparition d'un de ses amis proches,Kamel Karia,joueur emblématique de l'équipe de l'espérance de Tunis.

Lemerre ne reste pas longtemps sans équipe nationale puisque la fédération tunisienne (FTF) le choisit pour être le sélectionneur de l’équipe nationale. Fuyant les journalistes français (il s’est marié en octobre 2003 sans que la presse ne le sache), il mène la Tunisie à la victoire pendant la Coupe d'Afrique des nations en 2004 et à la qualification pour la Coupe du monde de football de 2006. Il est en contrat avec la fédération tunisienne jusqu’en 2006. Juste avant la coupe du monde la fédération tunisienne renouvelle le contrat de Lemerre jusqu'en 2008 avec une option de 2 ans supplémentaires ce qui engendre des critiques de la presse envers lui et la fédération tunisienne rappelant ainsi la dernière coupe du monde lorsque la fédération française avait renouvelé son contrat juste avant la coupe du monde 2002. Après son deuxième échec à la coupe du monde avec la sélection tunisienne des voix s'élèvent demandant sa démission.

Le 14 février 2008, pendant une conférence de presse, Jalel Tkaya (un membre du bureau fédéral de la FTF) affirme que le contrat de Roger Lemerre qui s'achève le 30 juin 2008 ne sera pas prolongé, ce qui signe la fin de l'ère Lemerre à la tête des commandes tactiques de la sélection tunisienne. Roger Lemerre aura passé 6 années d'affilée dans ce poste. Il s'agit du mandat le plus long depuis 1957.

Roger Lemerre a été désigné mardi 13 mai 2008 sélectionneur de l’équipe du Maroc de football. Il aura pour mission de qualifier les Lions de l’Atlas pour la Coupe du monde de football de 2010 et la Coupe d'Afrique des nations de football 2010. Il prend ses fonctions dès le 1er juillet 2008. Il commence son premier match par une victoire face au Bénin le 20 aout 2008 en match amical préparatif aux éliminatoires de la Coupe du monde de football de 2010 et de la Coupe d'Afrique des nations de football 2010. Il perd son premier match des éliminatoires de la coupe du monde de football 2010 contre le Gabon (un match joué à Casablanca au Maroc) avec le score de 2-1.

Dans l'épisode 10 de la saison 4 de la série H, Sabri est candidat au jeu "qui veut gagner des euros". Jamel et Clara sont ses jokers téléphonique et s'entraînent en conséquent avant l'émission. Ainsi Jamel apporte à Clara un livre intitulé "La vie de Roger Lemerre" et lui demande de l'apprendre.

Roger Lemerre a également eu sa marionnette aux Guignols de l'info lorsqu'il était le sélectionneur de l'équipe de France de football.

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Bertrand Marchand

Bertrand Marchand est un ancien footballeur professionnel du Stade rennais (Ligue 1 et Ligue 2) de 1972 à 1980 et de Montmorillon (Ligue 2). Il est né le 27 avril 1953 à Dinan.

Il a été entraîneur-joueur puis entraîneur à Thouars de 1982 à 1997. Puis il a été au Stade rennais (entraîneur-adjoint et responsable du Centre de Formation) et à Guingamp (Ligue 1), où il fût entraîneur de 2002 à 2004. Il est actuellement l'entraîneur de l'Étoile sportive du Sahel, club basé à Sousse en Tunisie il était aussi l'unique condidat à la succession de Roger Lemerre à la tête de la sélection Tunisienne de football. Il a été choisi par la fédération pour avoir ce poste mais un désaccord sur quelques termes d'un éventuel contrat a abouti à un échec des négociations (1). Avec l'étoile sportive du Sahel il remporte la prestigieuse Ligue des Champions africaine en 2007 et il est le seul francais à ce jour, joueurs et entraineurs confondus, à avoir réussi cette performance. Il a recu, à ce titre le trophée UNECATEF.

Au terme de son contrat avec l'Étoile du Sahel plusieurs clubs du golfe arabe commencent à s'intéresser de ce technicien et particulièrement le club d'Al Wahda Abu Dhabi qui serait prêt à tout pour le faire signer, une deuxième rumeur l'envoie en Égypte au Zamalek mais c'est finalement au Qatar, dans le club d'Al-Khor qu'il signe pour 2 ans.

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Équipe de France de football

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L'équipe de France de football est l’équipe de football nationale de la France, constituée par une sélection des meilleurs joueurs français sous l’égide de la Fédération française de football.

Actuellement vice-championne du monde, elle compte à son palmarès une coupe du monde (1998), deux championnats d’Europe des nations (1984 et 2000), une Coupe intercontinentale des nations (1985), deux coupes des Confédérations (2001 et 2003), et un titre olympique (1984).

La France est la première sélection à avoir remporté toutes les compétitions internationales et sa compétition continentale, coupe du Monde, Jeux olympiques, coupe des confédérations et championnat d'Europe. Depuis 2004, l'Argentine a réussi le même exploit.

La création de l'équipe de France de football est liée à la fondation de la FIFA en 1904. Désormais, les matches internationaux se disputent sous l’autorité de cette fédération internationale. Ainsi, les matches des sélections françaises disputés entre 1895 (sélection de Paris ; joueurs britanniques résidants à Paris principalement) et 1904 ne sont pas pris en compte. Notons ainsi les cinq matches internationaux disputés par la sélection USFSA face à la Belgique et l’Angleterre amateurs entre 1900 et 1904 avec une victoire française en 1900 contre la Belgique (6-2) et quatre défaites contre l’Angleterre amateurs. D’autres fédérations n’ont pas suivi cet exemple, et considèrent leurs matches internationaux datant d’avant 1904 comme d’authentiques matches internationaux.

L’équipe de France de football démarre donc son histoire officielle en 1904 par un honorable match nul en Belgique (3-3). Les trois premiers buteurs français se nommaient Louis Mesnier, Marius Royet et Gaston Cyprès. Les années qui suivirent furent peu glorieuses avec notamment deux cinglants revers contre le Danemark subi à trois jours d’intervalle (0-9 puis 1-17) lors des Jeux olympiques de Londres. Exclue de la FIFA le 7 juin 1908, l'USFSA est toutefois encore en charge des sélections olympiques de l'été 1908. Malgré cette position affaiblie, elle délègue deux équipes de France A et B pour représenter la France à Londres. Le réglement autorisait cette double sélection, mais la France était la seule à utiliser cette étrange possibilité. De plus, de nombreux forfaits furent enregistrés dans les rangs des joueurs de l'USFSA, et nombre des 44 joueurs français sélectionnés arrivèrent le matin même du match sur le lieu de compétition après un long voyage en train et bateau. C'est une véritable pantalonnade et ces deux rencontres olympiques furent rétroactivement comptabilisées comme matchs officiels de l'équipe de France A (matchs n°11 et 12). À partir du match contre la Belgique du 9 mai 1908, c'est le CFI qui procède aux sélections en tant que seule fédération reconnue par la FIFA. Le CFI ne parvint pas à se mettre d'accord avec l'USFA, membre fondateur du CIO, pour présenter une équipe de France aux JO de 1912. Un accord fut cherché jusqu'au dernier moment, puis en juin 1912, la France fut contrainte de déclarer forfait.

Malgré ces conflits entre les différentes fédérations qui coexistent dans l’Hexagone rendant impossible la sélection des onze meilleurs joueurs du pays, quelques belles performances sont à signaler. La victoire en Italie en 1912 (3-4) notamment.

La Première Guerre mondiale interrompt les activités de l'équipe de France et provoque la mort de 17 de ses internationaux : Marius Royet (Union Sportive Parisienne), Henry Gigot (Club Français Paris), André François (Racing Club de Roubaix), André Puget (Racing Club de Paris), Albert Jenicot (Racing Club de Roubaix), René Fenouillère (Red Star Amical Club de Paris), Pol G. Morel (Red Star Amical Club de Paris), Francis Vial (Club Athlétique de Vitry), Charles Dujardin (Union Sportive Tourquennoise), Émile Dusart (Racing Club de Roubaix), René Camrad (Association Sportive Française), Julien Denis (Racing Club de Calais), Charles Geronimi (AF Garenne Colombes Paris), Ernest Guéguen (Union Sportive Servannaise et Malouine Saint-Malo), Jean Loubière (Gallia Club de Paris), Pierre Six (Olympique Lillois), J. Verbrugge (Association Sportive Française). Le gardien de but Zacharie Baton (Olympique Lillois) est quant à lui mutilé après avoir perdu une jambe en 1915.

La première victoire face aux Anglais (2-1) en 1921 marque les débuts réels d’une équipe de France sélectionnant désormais les meilleurs joueurs du pays suite à la création de la FFF en 1919. L’USFSA rejoint finalement la FFF en 1921, et les Bleus sont bien désormais l’équipe de France et plus seulement une sélection de joueurs évoluant dans telle ou telle fédération.

En juillet 1930, la France participe à la première Coupe du monde et y fait bonne figure (d'ailleurs Lucien Laurent inscrit le tout premier but de l'histoire de la coupe du monde contre le Mexique) malgré une poule relevée avec l’Argentine (finaliste des JO de 1928) mais ne parvient pas à passer le premier tour: victoire 4-1 contre le Mexique mais défaites 0-1 contre l'Argentine et le Chili.

En 1931, c’est l’Allemagne qui s’incline 1-0 face aux Bleus, puis l’Angleterre sombre corps et biens (5-2) le 14 mai face à une équipe de France survoltée. En juin 1932, l'équipe de France effectue une tournée dans les Balkans. Elle y affronte la Yougoslavie le 5 juin (défaite 2-1), la Bulgarie le 9 juin (victoire 5-3 avec un quadruplé de Jean Sécember) et enfin la Roumanie le 12 juin (défaite 6-3). Citons également le match gagné en Hollande (4-5) en 1934. Pour ce match de préparation en vue de la Coupe du monde 1934, seuls trois joueurs français (Mattler, Liétaer et Alcazar) évoluent en Division 1. Les huit autres joueurs évoluent en Division 2 Nord : Alexis Thépot, Jacques Mairesse, Alfred Aston au Red Star ; Jean Nicolas, Roger Rio à Rouen ; Jules Cottenier, Georges Verriest au RC Roubaix ; et Fritz Keller à Strasbourg. Thépot, Mairesse, Aston, Nicolas, Rio, Verriest et Keller seront même sélectionnés pour la Coupe du monde de football 1934 en Italie.

Le premier joueur noir sélectionné en équipe de France de football (Raoul Diagne) fêta sa première cape dès 1931. Il évoluera 18 fois chez les Bleus avant la Seconde Guerre mondiale. Le premier joueur d'origine nord-africaine sélectionné chez les Bleus fut le Marocain Larbi Ben Barek. Larbi détient toujours le record de longévité en équipe de France de football : 15 ans et 10 mois de 1938 à 1954. Raoul Diagne et Larbi Ben Barek disputent ensemble un fameux match en Italie le 4 décembre 1938 face aux champions du monde en titre. Outre l'attitude déplorable du public napolitain, l'équipe de France « black, blanc, beur » naît de fait ce soir-là.

Après la guerre, les Bleus signent quelques brillants résultats comme cette victoire 0-4 en Tchécoslovaquie en 1948 ou le match nul 2-2 en 1951 contre l’Angleterre à Highbury. Il s’en fallut de très peu que l'équipe de France des Vignal, Jonquet, Baratte et Flamion soit la première équipe du continent à battre les Anglais sur leurs terres ; les Hongrois réalisent cet exploit deux ans plus tard.

La génération dorée des Fontaine, Kopa, Piantoni, Vincent, Penverne, Wisnieski, Jonquet, Cisowski s'inscrit directement dans la suite de cette équipe de 1951. La France devient alors l’une des toutes meilleures équipes nationales. Elle rate complètement sa coupe du monde en 1954 (défaite 0-1 contre la Yougoslavie et succès 3-2 insuffisant contre le Mexique) en raison d'une phase de préparation bâclée.

Mais elle connaît son apogée avec une troisième place à la Coupe du monde 1958 en Suède où Just Fontaine marque 13 des 23 buts des Français alors que personne ne croit en l'équipe de France. Cela commence le 8 juin par une victoire 7-3 (alors qu'elle était menée 2-3) contre le Paraguay. Le 11 juin, les Bleus perdent de peu 2-3 contre la Yougoslavie mais obtiennent la première place du groupe 2 arès une victoire 2-1 contre l'Ecosse. En quarts de finale, les Bleus ne font qu'une bouchée de l'Irlande du Nord 4-0. Cependant en demi-finale le 24 juin à Stockholm, la France tombe 2-5 face au Brésil suite à la blessure du défenseur central Jonquet. Elle termine toutefois sur le podium grâce à un succès 6-3 sur la RFA (avec notamment un quadruplé de Fontaine). La France termine meilleure attaque de la compétition.

On retrouve encore ensuite l'équipe de France en demi-finale du premier championnat d'Europe en 1960, disputé en France, après avoir éliminé les Grecs (7-1,1-1) et les Autrichiens (5-2, 4-2). La Yougoslavie arrête les Français 5 à 4 alors que la France menait 4-2 à quinze minutes de la fin. La Tchécoslovaquie bat la France pour la troisième marche du podium.

La France connaît nombre de désillusions au cours des années 1960.

Après avoir éliminé successivement l'Angleterre (1-1 puis 5-2) puis la Bulgarie (0-1, 3-1), l'équipe de France échoue au stade des quarts de finale de l'Euro 1964, battue par la Hongrie (1-3, 1-2).

Qualifiée pour la Coupe du monde 1966, la France tombe dans un groupe relevé et ne parvient pas à franchir le premier tour, malgré un effectif de premier plan  : match nul 1-1 contre le Mexique, défaites 2-1 contre l'Uruguay et 2-0 contre l'Angleterre, futur champion du monde.

L'Euro 1968 s'avère décevant : la France, pourtant victorieuse de son groupe comprenant la Belgique, la Pologne et le Luxembourg, est arrêtée en quarts de finale par la Yougoslavie (1-1 au Vélodrome, 5-1 à Belgrade).

La France touche le fond quand elle est défaite à domicile 1-0 par les amateurs norvégiens le 6 novembre 1968 en match qualificatif pour la Coupe du monde 1970 et qu'elle sombre 5-0 face à l'Angleterre (triplé de Geoffrey Hurst) le 12 mars 1969 à Wembley.

Sous la houlette de Georges Boulogne, la France du football se remet à niveau et l’équipe de France profite également de cette politique centrée sur la formation. Stefan Kovacs poursuit sur cette voie en donnant leur chance à de très nombreux jeunes joueurs. Les résultats ne sont pas vraiment encore au rendez-vous, mais la mentalité, le physique et l’approche tactique des joueurs français changent.

Le réveil de l’équipe de France sonne en 1977 avec la qualification au terme d'une victoire décisive 3-1 contre la Bulgarie pour le Mundial argentin obtenue par la génération montante du football français dont les leaders sont Platini, Rocheteau, Trésor, Bossis, Bathenay ou encore Six. L'équipe de France obtient de bons résultats durant les matchs de préparation: 2-2 à Naples contre l'Italie futur adversaire, victoires 2-0 contre le Portugal, 1-0 contre le Brésil, 2-1 contre l'Iran puis 2-0 contre la Tunisie.

En Argentine, les Français payent leur manque d’expérience du plus haut niveau par une élimination dès le premier tour. Tombés dans un groupe particulièrement relevé, les Français font pourtant bonne figure en ne concédant que de courtes défaites face à deux des favoris de la compétition que sont l’Italie (1-2 malgré l’ouverture du score par Bernard Lacombe dès la première minute de jeu) et l’Argentine (1-2 dont un penalty très litigieux sifflé à l’encontre de Marius Trésor). Pour l’honneur, les Français viennent facilement à bout de la Hongrie (3-1) grâce à Lopez, Berdoll et Rocheteau, dans leur dernier match. Ce jour-là, à Mar del Plata, les Bleus arborent de curieux maillots rayés blanc et vert, conséquence d’un problème d’intendance... Les Français durent se rabattre en urgence sur les tenues d’un club local.

En s’appuyant sur la génération exceptionnelle des Platini, Rocheteau, Bossis, Giresse ou encore Tigana, les Bleus signent quatre épopées fabuleuses entre 1982 et 1986, avec une quatrième place à la Coupe du monde 1982, une victoire à l’Euro 1984 et à la Coupe intercontinentale des nations1985, puis une troisième place à la Coupe du monde 1986.

L'année 1982 démarre sous les meilleures auspices. En effet, le 23 février à Paris, la France bat l'Italie 2-0 alors que les Bleus n'avaient plus battu la Squadra Azzura depuis 1920 ! Le 24 mars, la France affronte en amical l'Irlande du Nord, cette même équipe qu'elle va rencontrer au second tour du mondial et l'écrase 4-0. Mais par la suite, les matchs de préparation sont bien moins probants: défaîte 0-1 contre le Pérou, nul 0-0 contre la Bulgarie et revers 0-1 contre le Pays de Galles et à chaque fois à domicile. Bref, les Français débarquent au Mondial espagnol en plein doute.

La compétition ne peut d’ailleurs pas plus mal commencer, avec une cuisante défaite face à l’Angleterre (1-3, dont un but de Bryan Robson dès l’engagement). La France redresse la tête grâce à une facile victoire 4-1 contre le Koweït, dans un match marqué par l’irruption sur la pelouse du cheikh Farid Al Ahmad al Sabah qui exigera et parviendra à obtenir de l’arbitre qu’il annule un but d’Alain Giresse, provoquant au passage la colère du sélectionneur Michel Hidalgo, puis arrache sa qualification pour le deuxième tour en faisant match nul contre la Tchécoslovaquie 1-1.

Au deuxième tour, les Français se défont sans grande difficulté de l’Autriche (1-0) puis de l’Irlande du Nord (4-1) grâce à deux doublés de Giresse et Rocheteau et accèdent aux demi-finales. C’est à l’occasion du match contre l’Irlande du Nord que Michel Hidalgo associe pour la première fois quatre joueurs à vocation offensive (Tigana, Genghini, Giresse et Platini) au milieu de terrain. Le « carré magique » est né.

Disputée à Séville, la demi-finale des Français contre la RFA est rentrée dans la légende du football. Qualité du jeu pratiqué, intensité, émotion, tout a contribué à rendre ce match légendaire. Après que Manuel Amoros eut tiré sur la barre transversale à la quatre-vingt-huitième minute et que les deux équipes se furent quittées sur le score de 1 but partout à l’issue du temps réglementaire, les Français, survoltés par l’agression commise par le gardien allemand Harald Schumacher sur Patrick Battiston, inscrivirent deux buts coup sur coup à l’entame des prolongations par l’intermédiaire de Marius Trésor et Alain Giresse. Continuant à jouer l’offensive et un football spectaculaire, les Français se firent rejoindre au score en l’espace de quelques minutes et se laissèrent entraîner par la RFA dans une séance de tirs au but dont ils sortirent perdants.

En l’absence des principaux titulaires, la France perdra également le match pour la troisième place contre la Pologne (2-3).

Deux ans plus tard, la France aborde avec le statut de favorite le Championnat d’Europe de football 1984 qu’elle dispute à domicile. Avec une génération arrivée au sommet de son art, et le renfort de l’accrocheur Luis Fernandez au sein du « carré magique », la France va répondre aux attentes. Après une entame délicate contre le Danemark et un but chanceux de Platini (1-0), la France écrase la Belgique (5-0) puis vient à bout de la Yougoslavie (3-2). En demi-finale, la France affronte le Portugal à Marseille. Menée d’un but à cinq minutes de la fin des prolongations, les Bleus égalisent avant de prendre l’avantage dans les derniers instants du match sur une frappe de Platini, consécutive à un rush héroïque de Jean Tigana. En finale contre l’Espagne, un coup franc de Platini qui surprend le malheureux portier espagnol Luis Arconada débloque un match jusque là verrouillé. Grâce à l’estocade portée en fin de match par Bruno Bellone, l’équipe de France de football remporte le premier titre majeur de son histoire. Elle se porte enfin au sommet du monde en battant l'Uruguay, détentrice de la Copa America, 2-0 à Paris en 1985 pour le compte de la Coupe intercontinentale des nations.

Pour la Coupe du monde 1986, la France fait à nouveau figure de favorite. Mais amoindris par les blessures récurrentes de leurs deux meneurs de jeu Platini et Giresse, les Bleus (désormais emmenés par Henri Michel) peinent à retrouver l’état de grâce de 1984. La France se sort sans grande difficulté mais sans panache d’un premier tour largement à sa portée (victoire 1-0 contre le Canada, nul 1-1 contre l’URSS et victoire 3-0 contre la Hongrie) avant d’affronter l’Italie en huitième de finale. Au terme d’un match remarquablement maîtrisé (victoire 2-0, grâce à des buts de Platini et Stopyra sur deux passes décisives de Rocheteau), la France sort victorieuse de ce duel au sommet entre les champions du monde et les champions d’Europe en titre.

En quart de finale, la France retrouve sur sa route le Brésil. Pour beaucoup, c’est un match entre les deux équipes qui pratiquent le plus beau football de la planète. À cette époque, les Français sont d’ailleurs souvent surnommés les « Brésiliens de l’Europe » en hommage à leur jeu spectaculaire et systématiquement tourné vers l’offensive. Le match tiendra toutes ses promesses, à tel point que Pelé le qualifiera de « match du siècle ». Dominateurs, les Brésiliens ouvrent rapidement la marque par Careca, avant que Platini ne ramène les deux équipes à égalité en reprenant un centre de Rocheteau. La prolongation spectaculaire au cours de laquelle les deux équipes se procureront chacune de franches occasions ne fera pas bouger le score, et les Bleus se qualifient à l’issue de l’épreuve des tirs au but et de la tentative réussie de Luis Fernandez.

En demi-finale, la France retrouve la RFA pour ce qui est souvent considéré comme la « revanche de Séville » quatre ans plus tôt. Mais de revanche, il n’y en aura pas. Comme si elle avait tout donné contre le Brésil, la France, en panne d’imagination, privée de Rocheteau, blessé, qui avait distillé quatre passes décisives dans les trois matches précédents et sans doute diminuée physiquement par sa victoire aux tirs au but sur les Cariocas, bute sur la rigueur et le réalisme des Allemands, qui s’imposent sans grande difficulté (2-0), ceux-ci ayant joué contre le Maroc et le Mexique, qui sont des adversaires bien moins réputés que l'Italie et le Brésil. Les Français se consoleront avec la troisième place acquise aux dépens de la Belgique dans la « petite finale » (4-2 ap), leur meilleur résultat depuis la Coupe du monde 1958.

L’épopée de la Coupe du Monde mexicaine marque la fin d’une génération d’exception. Dès la fin de la compétition les cadres que sont Rocheteau, Bossis et Giresse annoncent leur retraite internationale. Un an plus tard, et alors que les éliminatoires pour l'Euro 88 sont déjà bien mal engagés pour l'équipe de France, Platini met lui un terme définitif à sa carrière.

La transition est trop brusque, et la nouvelle génération échoue successivement à se qualifier pour l’Euro 88 et le Mondial italien de 1990. Le match nul contre la sélection chypriote du 22 octobre 1988 propulse Claude Bez, l'influent président des Girondins de Bordeaux, au poste de superintendant de l'équipe de France, un poste spécialement crée pour lui. Claude Bez désigne alors Michel Platini à la tête de la sélection en novembre 1988. Si l'arrivée d'un nouveau sélectionneur emblématique comme Michel Platini n’empêche pas l'absence au Mondial italien, elle suscite pourtant de nombreux espoirs. La copie parfaite rendue par l’Équipe de France dans les éliminatoires de l’Euro 92 (8 victoires en 8 rencontres) laisse augurer un retour aux succès des années 1980 à défaut d’un retour au beau jeu. En effet, voyant sa marge de manœuvre limitée par la faiblesse des individualités dont il dispose, Platini a construit une équipe à vocation très défensive, sans véritable milieu créateur, et qui compte sur les deux grands joueurs français de l’époque (Éric Cantona et Jean-Pierre Papin) pour faire la différence en attaque.

L'équipe de France a remporté tout ces matchs de qualification mais les matchs de préparation à l'Euro 1992 sont en revanche bien moins convaincants: une défaîte 0-2 à Wembley contre les Anglais futurs adversaires à l'Euro le 19 février, un nul 3-3 contre la Belgique (avec un des fameux retournés acrobatiques de Papin) le 25 mars où la France est menée trois fois au score, une défaîte 1-2 le 27 mai à Lausanne contre la Suisse et un nul 1-1 le 5 juin contre les Pays-Bas quelques jours avant le début de la compétition.

En conséquence peut-être, lors de l’Euro 1992 en Suède, la France est incapable de confirmer son parcours des éliminatoires et tombe sans gloire dès le premier tour, après deux matchs nuls (contre la Suède 1-1 et l’Angleterre 0-0) et une défaite 1-2 (contre le Danemark, futur vainqueur du tournoi).

Dans les mois qui suivent, l’équipe de France, forte d’un effectif à la qualité en hausse, semble retrouver des couleurs (il aura tout de même fallu attendre le 14 octobre pour que la France gagne un match en 1992, 2-0 contre l'Autriche en qualifications). Mais lors des éliminatoires de la Coupe du monde 1994, les Bleus, minés par des querelles d’ego et par la mauvaise rivalité entre « Marseillais » et « Parisiens », s’effondrent dans la dernière ligne droite et concèdent coup sur coup deux cuisantes défaites à domicile à l’automne 1993 (2-3 contre Israël, puis 1-2 contre la Bulgarie) et manquent une qualification qui leur semblait promise (il leur suffisait d’un match nul lors de ces deux matchs).

L’inauguration du centre d’entraînement de Clairefontaine et la montée en puissance de la formation à la française mise en place dès les années 1970 sous l’impulsion de Georges Boulogne permettent toutefois au football français d’espérer des jours meilleurs.

Au lendemain de la débâcle de l'automne 1993, le nouveau sélectionneur national Aimé Jacquet doit tout reconstruire. S’il peut s’appuyer sur un secteur défensif de qualité, il va tâtonner durant près de deux années pour trouver une bonne animation offensive. Les éliminatoires pour l’Euro 1996 sont laborieux et laissent craindre une nouvelle déconvenue. Mais à l’automne 1995, une spectaculaire et décisive victoire à l’extérieur contre la redoutable équipe de Roumanie semble marquer l’acte de naissance d’un nouveau groupe dont le jeune Zinedine Zidane s’affirme comme le maître à jouer. Qualifiée pour l’Euro 1996, l’équipe de France y atteint les demi-finales en confirmant la solidité à toute épreuve de son bloc défensif (quatre défenseurs et trois milieux récupérateurs) mais déçoit quelque peu par le manque d’inspiration de son secteur offensif et de ses deux créateurs (Zinedine Zidane et Youri Djorkaeff), pourtant très attendus.

Mais Jacquet s'est disposé là d’une base de travail solide en prévision de la Coupe du monde de football 1998, pour laquelle les Bleus pourront se préparer en toute quiétude, sans avoir à passer par les éliminatoires. Base d’autant plus solide qu’à partir de l’été 1996, grâce à l’arrêt Bosman, la plupart des joueurs de l’équipe de France partent jouer à l’étranger où ils acquièrent une stature internationale et une précieuse expérience du haut niveau.

Si la série de matchs préparatoires à la Coupe du Monde soulève une certaine inquiétude auprès de plusieurs observateurs, les Bleus sont bel et bien présents au rendez-vous.

Ils se sortent avec facilité du premier tour : victoires contre l’Afrique du Sud (3-0), l’Arabie saoudite (4-0) et le Danemark (2-1) mais, privés de Zidane suspendu, butent en huitièmes contre le mur défensif du Paraguay et de son fantasque gardien de but José Luis Chilavert. La qualification arrachée en prolongation (but en or de Laurent Blanc) permet aux Bleus de retrouver l’Italie en quart. Au terme de 120 minutes de très haute qualité, les deux équipes jouent leur qualification aux tirs au but et c’est la France qui s’impose. En demi-finale, la France semble proche de tomber face aux surprenants Croates, mais deux buts de son latéral Lilian Thuram la qualifient pour la première finale de son histoire, face au Brésil.

Le Brésil a impressionné depuis le début de la compétition par la puissance et l’adresse des ses attaquants, mais a également laissé entrevoir de grosses carences défensives. Dominateurs et réalistes, les Français tuent le match en première période grâce à deux buts de la tête de Zidane. Réduits à dix en seconde période suite à l’expulsion de Desailly, la France subit mais inscrit en contre un troisième but libérateur par Emmanuel Petit dans les derniers instants du match (qui est d'ailleurs le 1000ème but de l'histoire de l'Équipe de France). Didier Deschamps devient le 12 juillet 1998 le premier joueur français à soulever la Coupe du monde.

La France confirme son statut de meilleure équipe du monde deux ans plus tard, à l’occasion de l’Euro 2000. Grâce à l’éclosion d’attaquants tels que Thierry Henry, David Trezeguet, Nicolas Anelka, Robert Pirès ou encore Sylvain Wiltord, elle s’offre même le luxe de pratiquer un football plus offensif qu’en 1998. Sur le banc, Jacquet a cédé sa place à son adjoint de 1998, Roger Lemerre. Après un premier tour parfaitement maîtrisé (victoire contre le Danemark et la République tchèque, défaite sans conséquence face aux Pays-Bas), la France va connaître trois rencontres à haut suspense dont elle sortira à chaque fois victorieuse. Tout d’abord en quart de finale contre l’Espagne (victoire 2-1, avec un penalty espagnol raté par Raúl dans les arrêts de jeu). Puis en demi-finale contre le Portugal (victoire 2-1 avec un penalty victorieux de Zidane dans les arrêts de jeu de la prolongation). Et enfin en finale contre l’Italie. Menée 0-1 dans les arrêts de jeu, la France semble se résoudre à la défaite. Mais Wiltord égalise dans les derniers instants du match pour arracher la prolongation, durant laquelle Trezeguet inscrit d’une somptueuse reprise de volée le but en or synonyme de victoire.

Cette victoire fait suite à une excellente série de matchs amicaux de préparation : cela débute par un succès 1-0 contre la Pologne le 23 février à Saint-Denis (coup franc direct de Zidane à la 88ème minute), victoire 2-0 en Ecosse le 29 mars. Le 26 avril 2000, la France est menée 0-2 au bout de neuf minutes de jeu face à la Slovénie à Saint-Denis et retourne la situation en l'emportant 3-2 dans les arrêts de jeu sur un but de Trézeguet. Le 28 mai, la France gagne 2-0 en Croatie et au début du mois de juin, les Tricolores remportent le tournoi Hassan-II en battant d'abord difficilement le Japon aux tirs aux buts après un nul 2-2 dans le temps réglementaire où la France a été mené deux fois au score puis en écrasant le Maroc 5-1. C'est donc une belle préparation où le match contre le Japon a été le seul accroc.

Championne d’Europe et du Monde en titre, la France aborde la Coupe du monde 2002 en Asie avec confiance, malgré les départs à la retraite de ses deux anciens que sont le capitaine Didier Deschamps et le libéro Laurent Blanc.

Durant la préparation, Les Bleus avaient démarré par une victoire 2-1 contre la Roumanie en février puis contre l'Écosse 5-0. Mais cela a été nettement moins bien après: un match nul 0-0 contre la Russie, une défaite 1-2 contre la Belgique le 18 mai (on notera que Wiltord avait touché un poteau, et une frappe de Micoud est sauvée sur la ligne par un défenseur belge) et une victoire peu probante contre la Corée du Sud le 26 mai. De plus, durant ce dernier match, Zinedine Zidane se blessa et la défense montra des signes de faiblesse.

Malgré cela l'équipe de France garde la confiance qu'elle a eu durant les précédents tournois, mais dès le match d’ouverture, les Bleus se font surprendre par le Sénégal (0-1) avant de concéder un match nul face à l'équipe d'Uruguay (0-0). Avec une deuxième défaite face au Danemark sur le score de 0-2, La France quitte la compétition dès le premier tour sans avoir marqué le moindre but (on notera qu'un but français de Trézeguet a été refusé lors du match contre l'Uruguay).

En cause de cette échec, une trop grande confiance et les nombreuses publicités de sponsors qui ont démarré avec le mondial comme Adidas (avec les deux étoiles sur le maillot avant le début de la compétition), Orange, ou Carrefour. De plus, les onze titulularisés par Roger Lemerre étaient des joueurs d'âge souvent supérieur à trente ans dans la défense et le milieu de terrain. Ce qui marque par exemple le contraste avec l'équipe du Sénégal jeune et fringante.

Qualifiés facilement (huit victoires en huit matchs) pour l’Euro 2004 disputé au Portugal, et rassurés par d’impressionnantes prestations lors de matchs amicaux (notamment une victoire 3-0 en Allemagne contre la Mannschaft) en décembre 2003, les Bleus paraissent avoir retrouvé leur superbe. Durant le reste de la préparation, l'attaque n'apparaît pas aussi inspirée qu'avant mais la France n'encaisse aucun but (victoire 2-0 en Belgique, nuls incipides 0-0 contre les Pays-Bas et le Brésil, victoires 4-0 contre l'Andorre et 1-0 contre l'Ukraine dans les dernières minutes).

La France commence le tournoi par une victoire contre l’Angleterre dans les dernières minutes sur le score de 2-1, grâce à deux buts de Zinedine Zidane (un coup franc et un pénalty). Il faut noter que Fabien Barthez a arrêté un pénalty de David Beckham qui aurait pu donner un avantage décisif à l'Angleterre. Une première réussite qui semble replonger les Bleus dans l’euphorie de 1998 et 2000. Mais face à la Croatie, les bleus sont tenu en échec au terme d'une prestation un peu douteuse sur le score de 2-2, et avec un but égalisateur de David Trezeguet entaché d’une faute de main. Avec son deuxième succès face à la Suisse, sur le score de 3-1, les bleus se qualifient pour les quarts de finale et rencontrent la Grèce. Mais la prestation fut très moyenne et la France est battu sur le score de 1-0. L'équipe est ainsi éliminée par les champions d'Europe de ce tournoi. La défense a paru très moyenne (alors que Barthez était sur une longue série d'invincibilité en équipe de France avant l'Euro) et la plupart des buts ont été inscrits sur des coups de pied arrêtés et non sur des actions construites.

Zinedine Zidane, Thuram et Makélélé annoncent qu'ils arrêtent leur carrière en France. Jacques Santini fut remercié et Raymond Domenech devient le nouveau sélectionneur national. De profonds changements sont apportés, tant du point de vue de l’équipe technique entourant les Bleus que sur celui du terrain.

L’équipe a du mal à trouver un jeu efficace et cohérent, en raison du départ en retraite ou volontaire de la plupart des joueurs clés de l’équipe, dont Zidane, Lizarazu, Thuram et Makélélé. Parallèlement, de jeunes joueurs (Abidal, Govou, Malouda) encore peu expérimentés au niveau international intègrent la sélection nationale. Vikash Dhorasoo, pressenti pour prendre la relève de Zidane au poste de meneur de jeu, s’impose sur le plan technique mais révèle des carences sur le plan physique. Robert Pirès, Ludovic Giuly et Johan Micoud subissent parallèlement une mise à l’écart par le sélectionneur.

Le 3 août 2005, Zidane annonce qu’il revient sur sa retraite internationale, suivi de Thuram et Makélélé, et l’équipe de France se qualifie de justesse face à Chypre pour la Coupe du monde 2006. Le 1er mars 2006, à peine plus de 3 mois avant l’ouverture de la compétition, une défaite (la première sous l’ère Domenech) dans un match amical face à la Slovaquie, appelle à de nouveaux changements dans la composition de l’équipe.

Quelques jours avant le début de la Coupe du Monde 2006, Raymond Domenech semble avoir choisi son gardien (Barthez), sa défense (Sagnol, Thuram, Gallas, Abidal) et son milieu de terrain (Makélélé, Zidane, Vieira, Malouda). Les seuls incertitudes concernent la paire d’attaquants (Henry et Trezeguet tiennent la corde mais Wiltord, Saha, Cissé et Ribéry sont également bien placés). Les trois victoires dans les matchs de préparation (face au Mexique, au Danemark et à la Chine) permettent à l’équipe de France d’aborder la compétition avec une certaine confiance mais sans Cissé, malheureusement victime d’une double fracture à la jambe droite, et remplacé par Sidney Govou le jour du départ en Allemagne.

Mais l’équipe de France débute mal son tournoi en concédant deux matches nuls face à la(Suisse 0-0 et face àCorée du Sud 1-1 (le but français étant marqué par Thierry Henry). Heureusement, une victoire 2-0 contre le Togo (buts de Patrick Vieira et à nouveau de Thierry Henry) permet d’obtenir aux bleus la qualification pour les huitièmes de finale.

Les coéquipiers de Domenech affrontent l’Espagne, le mardi 27 juin. La veille du match, la presse espagnole insiste sur la retraite imminente de Zidane (le capitaine français avait pris sa retraite de joueur de club sur le stade du Real Madrid peu avant la coupe du monde et il lui restait donc à prendre sa retraite internationale).

Ce sont les espagnols qui ouvrent le score suite à un penalty précoce de Villa inscrit à la 28 minutes. Mais à la 41ème minute. grâce à une passe décisif de Vieira à Franck Ribéry qui réussit à ouvrir le chemin du but, les bleus parviennent à égaliser (On notera qu'Henry était hors jeu à ce moment là, et qu'il s'agit du premier but de Ribéry en bleu). Un espoir qui continue puisqu'à la 82ème minute, une tête de Vieira sur un coup franc direct de Zidane permet à la France de mener au score. Viendra ensuite le troisième but français inscrit par Zidane qui qualifie définitivement les français pour les quarts de finale sur le score de 3-1.

Le 1er juillet à 21h, la France affronte le Brésil. Les bleus dominent complètement la partie notamment grâce à une remarquable prestation de Zinedine Zidane qui, sur un coup franc décisif, sert Thierry Henry qui marquera le seule but de la victoire. C’est la première fois en équipe de France que Zidane fait une passe décisive à Henry. Pour les spécialistes, ce match restera comme le plus accompli techniquement et tactiquement depuis qu'elle est entrainé par Raymond Domenech.

L'équipe de France se qualifie en demi finale et rencontre le Portugal. Malgré une domination adverse, Zidane obtient un pénalty à la 33ème minute qu'il se chargera de le marquer. Avec tant de peur que de mal, la France s'est qualifiée pour la deuxième finale de Coupe du monde de son histoire.

C'est le 9 juillet 2006 qu'a eu lieu ce match décisif à Berlin. Revenant de loin, l'équipe de France souhaite retrouver l'espoir qu'elle a eu lors de la finale de 1998. Les joueurs français, dont la sélection reste inchangé depuis le match contre l'Espagne, sont opposés à l'Italie, tombeur de l'Allemagne lors de la deuxième demi finale.

Dés la 7ème minute, Zinédine Zidane obtient le pénalty suite à une faute italienne sur Malouda, un tir qui sera transformé par le capitaine qui permet aux français d'ouvrir le score. Mais à la 19ème minute, sur un corner italien, Materazzi parvient à égaliser sur une tête. Lors des prolongations, Zidane avait l'opportunité de marquer le but de la victoire mais l'arrêt du gardien Bouffon sauve l'honneur des italiens. Lors de la séance des tirs au but, David Trézéguet manque le seul pénalty de cette partie. Les bleus s'inclinent donc en finale mais la déception fut oublié à leur retour en France ou ils furent acclamé par ses supporteurs.

Zinédine Zidane a définitivement mis fin à sa carrière, Raymond Domenech a été quand a lui maintenu dans ses fonctions.

Fort de son expérience et d'une Coupe du monde globalement réussie, Raymond Domenech est reconduit dans ses fonctions de sélectionneur national pour quatre années supplémentaires jusqu’à la Coupe du monde 2010. Thuram et Makélélé décident de rester malgré leur 35 et 33 ans respectifs. La prochaine échéance pour les Bleus, les éliminatoires de l’Euro 2008, commença sous de bons auspices pour les Bleus grâce à deux victoires contre la Géorgie (3-0) et contre l’Italie (3-1). Lors des journées suivantes, l’Équipe de France s’inclina contre l’Écosse (0-1) avant de se rassurer face aux Îles Féroé (5-0) et à la Grèce (1-0) en match amical pour la dernière rencontre de 2006. Pour le premier match de l'année 2007, l’Équipe de France s'incline face à l'Argentine (0-1) en match amical au Stade de France.

À ce moment, on peut dire que la France est en période de reconstruction, à l’instar de la période post-Coupe du Monde 2002. Elle compte sur une nouvelle génération de joueurs talentueux comme Franck Ribéry, Jérémy Toulalan, Karim Benzema, Samir Nasri, Bakary Sagna, Lassana Diarra, Hatem Ben Arfa, etc.

Pour la reprise des qualifications à l'Euro 2008, le 24 mars 2007, l'équipe de France obtient une victoire difficile, courte mais précieuse, face à la modeste équipe de Lituanie, grâce à un but de Nicolas Anelka à la 73e minute. Quelques jours plus tard, une équipe de France très rajeunie gagnait le second match de cette coupure internationale face à l'équipe d'Autriche, pays organisateur avec la Suisse, 1 but à 0 en match amical au Stade de France avec la première titularisation et le premier but de Karim Benzema. En juin 2007, les qualifications à l'Euro 2008 se poursuivent : le 2 juin, la France reçoit l'Ukraine à Saint-Denis et s'impose 2 buts à 0 (buts de Franck Ribéry et de Nicolas Anelka. Le 6 juin, à Auxerre, la France joue contre la Géorgie et malgré une écrasante domination ne gagne que grâce un but (1-0) signé Samir Nasri. Le 22 août 2007, les Bleus se déplacent en Slovaquie pour un match amical, et s'imposent encore de justesse (1-0) grâce à un but de Thierry Henry. Les qualifications se poursuivent en septembre, avec un déplacement en Italie le 8 septembre, où l'équipe de France réussit à décrocher un match nul (0-0) dans un stade de San Siro à l'ambiance hostile (la Marseillaise ayant été sifflée par les tifosi italiens). Le 12 septembre, les Bleus reçoivent l’Écosse au Parc des Princes à Paris, et contre toute attente, s'inclinent (0-1) grâce à un but de l'Écossais James McFadden, malgré de nombreuses occasions de tir et une possession de balle relativement importante (72 % en moyenne). Le 13 octobre, l'Équipe de France s'impose à l'extérieur face aux Îles Féroé 6 buts à 0, grâce à un but de Thierry Henry (égalant le record de but marqués en équipe de France de Michel Platini), un doublé de Karim Benzema, puis les premiers buts de Jérôme Rothen et de Hatem Ben Arfa en équipe de France.

Le 17 octobre 2007, à Nantes, l'équipe de France rencontre la Lituanie. Après 79 minutes de domination stérile, malgré de nombreux tirs cadrés, la France l'emporte grâce à un doublé de Thierry Henry aux 79e et 81e minutes. Il devient seul recordman des buts en équipe de France. Pendant ce temps, la Géorgie bat l'Écosse par 2 buts à 0. Après la victoire de l'Italie 2-1 contre l'Écosse le 17 novembre, la France est assurée d'être qualifiée pour l'Euro 2008, quoi qu'il arrive. La campagne des éliminatoires de l'Euro 2008 s'achève face à l'Ukraine le 21 novembre 2007 par un match nul (2-2) avec des buts de Thierry Henry et de Sidney Govou et qui sera marqué par la première sélection du gardien de but Sébastien Frey. La France termine à la deuxième place du groupe B des éliminatoires de l'Euro 2008 avec 26 points (8 victoires, 2 nuls, 2 défaites) et 25 buts marqués pour 5 encaissés, devancée par l'Italie de 3 points. Raymond Domenech devient le premier sélectionneur de l'équipe de France à la qualifier sur le terrain deux fois de suite pour deux événements majeurs : le Mondial 2006 et l'Euro 2008.

Le tirage au sort de la phase finale de l'Euro 2008 a eu lieu le 2 décembre 2007 à Lucerne, la France rencontre successivement la Roumanie, les Pays-Bas et l'Italie.

L'équipe de France à tout d'abord fait un match nul inquiétant 0-0 contre la Roumanie avant de se faire battre lourdement par les Pays-Bas 4-1 (plus lourde défaite en compétition officielle depuis le quart de finale retour de l'Euro 1968 qui avait vu la Yougoslavie s'imposer 5-1 à Belgrade). Les Bleus s'inclinent ensuite face à l'Italie sur le score de 2-0. On notera que l'équipe a dû jouer à 10 presque toute la partie suite à l'expulsion et le pénalty concédé sur une faute d'Éric Abidal en début de partie ; les bleus sont ainsi éliminés dès le premier tour.

Suite à l'échec de l'Euro 2008 Lilian Thuram et Claude Makelele ont annoncé leur retraite internationale. Raymond Domenech a été quand a lui maintenu dans ses fonctions, mais sera placé sous surveillance.

Lors des éliminatoires, l'équipe de France rencontrera la Roumanie, la Serbie, la Lituanie, les Iles Féroé et l’Autriche. Après avoir perdu face à l'Autriche, la France bat la Serbie, et concède le match nul face à la Roumanie. Cette année, les Bleus battent la Lituanie deux fois de suite sur le score de 1-0 (à l'extérieur et à domicile) grâce a deux buts de Franck Ribéry .

Lors des phases de préparation l’équipe de France s’entraîne à Clairefontaine, c'est-à-dire au Centre technique national Fernand-Sastre situé à Clairefontaine-en-Yvelines. Ce centre de formation national fut initié en 1976 lorsque Fernand Sastre était président de la Fédération française de football. Le domaine de Montjoye fut acheté en 1982 et le centre ouvrit ses portes en 1988. Le centre sera le camp de base des Bleus durant la Coupe du monde de football 1998 disputée en France.

Le centre technique national Fernand-Sastre a subi une grosse rénovation durant l'hiver 2007 qui consistait à refaire tous les lieux habités par les Bleus (chambres, réfectoire, etc.), Les bleus se sont entrainés au stade Hidalgo à Saint-Gratien (95) pour le match France-Argentine (février 2007) en raison de ces travaux.

Le centre emploie 60 personnes de manière permanente. La superficie totale est de 56 hectares dont 66 000 m² de terrains engazonnés. 302 lits sont disponibles.

Depuis la création du Stade de France, un contrat lie la Fédération et l’entreprise exploitante du stade. Au moins cinq matches officiels par an de l’équipe de France à domicile doivent se dérouler en son enceinte.

L'Équipe de France possède deux jeux de maillots : un bleu pour les matchs à domicile (et parfois à l'extérieur si la couleur n'interfère pas avec celle de son adversaire) et un rouge pour les matchs à l'extérieur. Le maillot extérieur rouge n'est apparu qu'en 2008, il était blanc auparavant.

Quelle que soit la couleur du maillot, le short est soit bleu, soit blanc et les chaussettes peuvent être soit bleues, blanches ou rouges.

Les couleurs de la tenue de l'équipe font références à celle du drapeau de la France qui sont aussi les couleurs usuelles de son pays. C'est d'ailleurs de leur couleur de maillot que les joueurs de l'Équipe de France sont surnommés « Les bleus ».

Depuis 1972 et jusqu'à fin 2010, l'équipe de France est en contrat avec l'équipementier allemand Adidas qui lui fournit ses tenues et ses équipements. Suite à un appel d'offre qui s'est déroulé début-2008, c'est l'équipementier américain Nike qui deviendra son prochain partenaire pour la période allant du 1er janvier 2011 à 2018. Le nouvel équipementier versera 320 millions d'euros sur la période, soit une moyenne de 42,66 millions d'euros par saison (un montant 4 fois et demie supérieur à l'ancien contrat), ce qui en fait l'équipe nationale la mieux payée par son équipementier et le plus gros contrat de sponsoring jamais réalisé dans le football.

Les joueurs présentés ici sont ceux ayant été appelés au moins une fois depuis le début de la saison.

Le meilleur buteur de l’équipe de France est depuis le 17 octobre 2007 Thierry Henry avec 48 buts.

Le plus grand nombre de sélections est détenu depuis le 23 juin 2006 par Lilian Thuram.

La France est le seul pays avec le Danemark à avoir remporté toutes les Coupes des Confédérations auxquelles elle a participé (2001 et 2003) mais le Danemark n'en a remporté qu'une seule.

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Nabil Maaloul

Nabil Maaloul (نبيل معلول), né le 25 décembre 1962, est un footballeur et entraîneur tunisien.

Maaloul commence à jouer au football à l'âge de 6 ou 7 ans en suivant l'exemple de son père. Il débute sa carrière professionnelle à l'Espérance sportive de Tunis (EST) à l'âge de 18 ans et laisse alors tomber ses études. Par la suite, il porte les couleurs du Club athlétique bizertin durant la phase retour de la saison 1994-1995 puis du Club africain pendant la saison 1995-1996, marquant ainsi la fin de sa carrière, en raison d'un désaccord avec le président de l'EST, Slim Chiboub, qui ne veut pas signer à nouveau un contrat avec lui après un court passage dans l'un des pays du Golfe.

Mettant un terme à son parcours de joueur, il devient entraîneur adjoint de Roger Lemerre en 2004 lorsque l'équipe de Tunisie de football remporte la CAN 2004. Il décide ensuite de quitter son poste d'adjoint et réintègre, en septembre 2006, le staff de l'équipe nationale en qualité d'entraîneur national (équivalent d'entraîneur adjoint) aux cotés de Tarek Thabet. Entre temps, il fait un bref passage comme entraîneur du Club athlétique bizertin en début de la saison 2005-2006 avec des résultats peu probants.

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David Jemmali

David Jemmali de profil (3e à partir de la gauche)

David Jemmali, né le 13 décembre 1974 à Toulouse, est un joueur de football franco-tunisien jouant au poste de défenseur. Formé arrière droit, il peut néanmoins rendre des services dans l'axe de la défense. Il mesure 1,87 m et pèse 79 kg.

Il intègre l'AS Cannes en 1994 et dispute son premier match de Ligue 1 contre le Sporting Club de Bastia le 31 mai 1995. Espérant une sélection en équipe de France, il repousse à maintes reprises la sélection tunisienne. Toutefois, il répond finalement à l'appel de Roger Lemerre et honore, à 31 ans, sa première sélection avec les « Aigles de Carthage », le 1er mars 2006, contre la sélection serbo-monténégrine. Il dispute également le premier match de la Tunisie, durant la coupe du monde 2006 — le 14 juin —, contre l'Arabie saoudite, où il occupe le poste d'arrière gauche.

À l'été 2007, alors qu'il est en fin de contrat, le FC Toulouse entraîné par l'ancien coach de Jemmali, Élie Baup, souhaite engager le défenseur international tunisien. Cependant, Jemmali prolonge son contrat d'une saison avec les Girondins de Bordeaux. Arrivé en fin de contrat en juin 2008, David Jemmali n'est pas conservé et devra donc quitter son club en fin de saison pour intégrer le club de Grenoble Foot 38.

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Hatem Ben Arfa

Hatem Ben Arfa est un footballeur professionnel français né le 7 mars 1987 à Clamart (Hauts-de-Seine), né dans une famille tunisienne originaire de Tunis. Il évolue à l'Olympique de Marseille.

Hatem possède la double nationalité franco-tunisienne. Son père Kamel Ben Arfa est un ancien international A tunisien. Contacté par Roger Lemerre pour intégrer l'équipe nationale de Tunisie pour jouer le mondial 2006, il refuse pour s'orienter vers une carrière en équipe de France.

Considéré comme un joueur très doué, Ben Arfa a le profil d'un joueur créatif.

Hatem est issu de la ville de Châtenay-Malabry. Ses premiers pas dans le football ont commencé vers 5 ans avec son frère Lotfi et les amis de ce dernier dans le quartier des Aviateurs. Il s'est fait remarquer dans un premier temps par son père Kamel Ben Arfa (ancien international), qui a tout de suite décelé son talent hors du commun}.

Il intègre à 12 ans l'INF Clairefontaine au sein de la promotion 86 (il est exceptionnellement surclassé), rendue célèbre par un reportage diffusé sur Canal+. Il passera trois années de formation au côté d'autres espoirs comme Abou Diaby, Habib Bellaïd, Ricardo Faty ou Geoffrey Jourdren. Déjà considéré comme un grand espoir, il ne fait pas l'erreur de son aîné Mourad Meghni, et préfère poursuivre sa progression dans un club français. Contacté par Saint-Étienne et le Stade Rennais, il rejoint à 15 ans le centre de formation de l'Olympique lyonnais.

Il débute en Ligue 1 le 6 août 2004 contre l'OGC Nice, dans une équipe alors dirigée par Paul Le Guen.

Sa progression sous l'ère Houiller fut plus difficile et perturbée par des conflits internes avec son entraineur ou son président, Jean-Michel Aulas. Au final, Hatem Ben Arfa s'adapte dans la douleur aux réalités du football professionnel, dans la préparation, sur le plan tactique et la rigueur défensive.

Désigné par ses dirigeants comme le possible successeur de Malouda, il s'impose progressivement comme attaquant de soutien dans l'équipe entrainée par Alain Perrin, tout en offrant des possibilités en milieu, sur le côté gauche. Pour cela, le jeune Hatem enchaine les bonnes prestations. Il confirme ensuite son nouveau statut de titulaire en inscrivant ses deux premiers doublés en Ligue 1 fin octobre, puis en Ligue des Champions début novembre (ses 2 premiers buts en Ligue des Champions).

En fin de saison, Ben Arfa n'est plus titularisé par l'entraineur de l'OL Alain Perrin. Alors que ses prestations jusqu'alors étaient correctes (il est le meilleur passeur du club et le deuxième meilleur buteur du club derrière Benzema), Sidney Govou lui est préféré. Bernard Lacombe, manager de l'OL déclare sur l'antenne de RMC info qu'il souhaitait revoir Ben Arfa être à nouveau titularisé le plus tôt possible. Certains avancent des tensions au sein du vestiaire lyonnais, cas par exemple du journaliste Daniel Riolo sur l'antenne de l'émission L'after de cette même radio afin d'expliquer en amont cette mise à l'écart en quelque sorte de Ben Arfa.

Il a reçu le titre de « meilleur joueur Espoirs » de la saison 2007-2008 lors de la remise des Trophées UNFP du football.

Le 25 juin 2008, l'Olympique de Marseille annonce qu'un accord aurait été trouvé avec l'Olympique lyonnais pour le transfert d'Hatem Ben Arfa. Le joueur d'origine parisienne, formé à Lyon, doit toutefois passer la visite médicale avant toute officialisation. Trois jours plus tard, l'Olympique lyonnais annonce dans un communiqué l'arrêt des négociations car l'absence de certains éléments nécessaires au transfert ne permettraient pas à ce dernier d'être effectif avant la « date butoir » fixée par le club rhodanien au 30 juin. Dès le lendemain, Hatem Ben Arfa assure qu'il a signé à Marseille et qu'il ne retournera pas à Lyon, s'opposant ainsi à l'injonction formulée par l'Olympique lyonnais.

Le 1er juillet 2008, à l'issue d'une réunion placée sous l'égide de la commission juridique de la LFP où étaient présents Jean-Michel Aulas (Président de l'Olympique lyonnais), Pape Diouf (président de l'Olympique de Marseille) et le joueur lui-même, les derniers éléments du transferts sont réglés et la LFP homologue le transfert.

Eric Gerets lui donne un nouveau poste au sein de l'équipe, celui de numéro 10, à savoir celui de milieu offensif axial. Jouant derrière un attaquant de pointe (en 4-2-3-1) ou deux (4-3-1-2), il trouve son poste de prédilection où il peut exprimer pleinement ses qualités de pénétration et de passes affûtées. Cela n'empêche pas Gerets de l'utiliser comme ailier pour sa vitesse et son imprévisibilité offensive.

Très à l'aise au sein de sa nouvelle formation, Ben Arfa marque son premier but pour ses nouvelles couleurs lors du match Rennes - OM (1ère journée Ligue 1 2008/2009 - 2ème but, sur une passe de Mamadou Niang). Il montrera à nouveau son talent, quelques jours plus tard, contre Brann Bergen, pour le 3ème tour préliminaire de la ligue des champions 2008/2009, en délivrant une passe décisive pour Benoit Cheyrou, après un festival au sein de la défense norvégienne. Puis il marque deux buts un mois plus tard tout d' abord contre Le mans (1-1) et ensuite Caen (2-1 pour Marseille).

Retombant dans des travers passés de cohabitations complexes avec ses partenaires, et en dépit d'alertes rencontrées en début de saison (Altercation avec Djibril Cissé, puis avec M'Bami à l'échauffement d'un match de LDC), lors du fameux classique opposant à Marseille, l'OM au PSG, mis sur le banc au départ du match par Éric Gerets, il refuse de rentrer en cours de jeu lors de la sollicitation de son entraineur. Une violente discussion a alors lieu dans les vestiaires avec Eric Gerets et l'encadrement. En dépit d'une communication apaisante de Pape Diouf président du club de Marseille, les démons du passé semblent ressurgir sur la route de ce technicien hors pair. Mais suite à cette affaire, Ben Arfa a su répondre à ses détracteurs qu'il était avant tout un joueur de talent en le montrant sur le terrain, après notamment des performances de haute volée face à Saint-Étienne AS Saint-Étienne (buteur & 2 passes décisives sur corner) et contre le PSV Eindhoven (2 passes décisives). Lors du match contre Grenoble, il inscrit le premier but de l'OM à la quatrième minute de jeu. Moins en réussite que dans ses précédentes sorties, il sort en seconde période. L'OM s'impose finalement 3-0 grâce à des buts de Koné et Benoît Cheyrou. Mais Hatem Ben Arfa connaît fin novembre une baisse de régime considèrable. Hors de forme, le Marseillais n'entre plus dans les plans d'Eric Gerets depuis son match contre l'Olympique lyonnais (0-0) début décembre. Début février, l'international se querelle avec Karim Ziani (avec qui il est en concurrence) mais aucune polémique ne fait suite à cet incident. Les prémices de jours meilleurs pour Ben Arfa font leur apparition avec un superbe coup franc contre Twente qui qualifie l'OM pour les 8emes de finale de la Coupe de l'UEFA.

Hatem Ben Arfa fut retenu dans toutes les sélections de jeunes. Il y retrouva d'autres grands espoirs du football français de l'époque comme Samir Nasri, Jérémy Menez dont il est proche ou Karim Benzema.

Il intègre l'équipe de France A pour la première fois de sa carrière le 10 octobre 2007. Raymond Domenech l'appelle pour suppléer le forfait de Louis Saha contre les Îles Féroé et la Lituanie dans les éliminatoires de l'Euro 2008. Il se trouvait alors dans le groupe des espoirs et préparait un match contre la Bosnie. Très bien accueilli, il déclare vouloir apprendre et progresser au contact des plus grands. Le voyage vers les Îles Féroé sera perturbé par de mauvaises conditions météorologiques. L'avion de la délégation française doit faire escale en Écosse puis deux fois en Norvège après deux tentatives d'atterrissage à Tórshavn. Après une nuit passée en Norvège, les bleus atterrissent finalement sur l'île des moutons à trois heures du coup d'envoi. Les conditions ne sont pas idéales, mais mémorables pour une première sélection. Hatem Ben Arfa fête donc sa première sélection le 13 octobre 2007 contre les Îles Féroé en remplaçant Franck Ribéry à l'heure de jeu. Il contribue au large succès des bleus en inscrivant son premier but sous le maillot tricolore à quelques secondes du coup de sifflet final.

Malgré une fin de saison difficile, il fait partie de la liste des 30 joueurs pré sélectionnés pour le stage de préparation à la phase finale de l'Euro 2008, mais n'est pas retenu dans la sélection finale des 23. Il rate donc à 21 ans un évènement majeur à la différence de certains jeunes de sa génération comme Benzema ou Nasri.

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Source : Wikipedia