Rochefort

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Posté par rachel 28/02/2009 @ 18:05

Tags : rochefort, charente-maritime, poitou-charentes, france, environnement

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Rochefort (Charente-Maritime)

Carte de localisation de Rochefort

Rochefort est une commune française, située dans le département de la Charente-Maritime et la région Poitou-Charentes.

Rochefort est l'une des quatre sous-préfectures de la Charente-Maritime (17).

Les habitants de Rochefort sont les Rochefortais et les Rochefortaises.

Rochefort est situé au centre-ouest de la côte atlantique française.

L'arrondissement de Rochefort possède quatre pays : Aunis, Rochefortais, Marennes-Oléron, Royannais.

Il gère trois îles : Oléron, Aix et Madame sur 250 km de côte.

Le relief de la Charente-Maritime est constituée de plaines et de bas plateaux, dont le sous-sol calcaire est composé de couches sédimentaires calco-marneuses, datant de l’ère Jurassique supérieur et ayant émergé des eaux au Crétacé inférieur. Elles se sont créées il y a 160 millions d’années, alors que la France était submergée, caractérisent par des alternances de lits de marnes et de calcaires oolithiques, sont aujourd’hui parfaitement visibles sur les falaises qui bordent le littoral. Elles mettent en évidence d’épaisses couches de roches blanches alternant avec des couches de sable et vase très friables, s’étant formées durant les périodes glaciaires, et avec des couches contenant divers coraux, s’étant formées durant les périodes tropicales.

Le calcaire ainsi formé est largement utilisé comme matériau de construction dans les maisons traditionnelles de la région.

Le substratum rocheux du littoral charentais et du proche plateau continental est encadré par les contreforts du massif armoricain au Nord, la bordure septentrionale du bassin aquitain au Sud, et le Massif central à l’Est. Il fait la transition entre le littoral rocheux du sud de la Bretagne et celui rectiligne et sableux d’Aquitaine.

Rochefort était une partie de la ligne de défense de la côte d'Aunis et de Saintonge et de la vallée de la Charente. Le château de Rochefort, isolé dans la boucle de la Charente n'a apparemment pas joué d'autre rôle que celui de surveiller le fleuve. Le seigneur qui contrôlait tout l'accès à la rive nord de la Charente avait un pouvoir cependant limité par la présence des autres châteaux aux alentours.

À la fin du XIIIe siècle la famille de Rochefort s'éteint avec Gilbert de Rochefort. Sa tante, vend alors le domaine à Philippe le Bel, intéressé car le domaine se situe à ce moment là sur une frontière naturelle avec les possessions du roi d’Angleterre. Rochefort passe ensuite aux main d'Édouard III d'Angleterre en 1360 via le traité de Brétigny et ce jusqu'en 1372, où Charles V le reprend. Il reste dans le domaine royal jusqu'en 1462, date à laquelle il passe ensuite aux mains des puissantes familles de Coétivy et de la Trémoille. En 1537, Rochefort repasse encore dans le domaine royal. Henri IV vend le 11 septembre 1599, la terre de Rochefort à un petit seigneur, Adrien de Lauzeré, 1er valet de chambre du roi. Sa famille le conserve jusqu'en 1665.

En 1666, sur ordre de Louis XIV les restes du château de Rochefort furent rasés, dans le but de créer un arsenal militaire pour abriter la flotte du Ponant. Le choix de Rochefort fut un compromis entre les propriétaires de deux villes préalablement choisies, Fouras et Tonnay-Charente ; Colbert de Terron sut convaincre le conseil du roi de choisir à mi-chemin entre ces deux villes, à Rochefort. L'Arsenal est donc construit, accueillant ateliers et magasins. Le bâtiment de la Corderie Royale est alors construit.

La ville se développe alors rapidement sous l'impulsion de Colbert de Terron, puis de Michel Bégon de 1688 à 1710 où la construction navale se fait à un rythme très soutenu (près de 49 navires en 1692 et environ 350 bateaux au total). Bégon embellit la ville.

En 1677, l'eau est amené par canalisation en bois depuis Tonnay-Charente pour les besoins de la population grandissante.

Cependant à l'usage, l'arsenal est difficile à exploiter. Les 12 miles le séparant de la rade sont une très bonne protection, mais les méandres du fleuve, et sa faible profondeur, posent de gros problèmes aux plus gros navires. Il est nécessaire de décharger les vaisseaux de leur artillerie, de l'eau potable et des munitions jusqu'à la rade. Le halage se faisant à la force des bras, il faut 3 marées dans le meilleur des cas pour sortir le bateau et l'amener jusqu'à l'île d'aix. À partir de 1766, on utilise des forçats pour ce travail.

Les canons sont ensuite chargé à l'île d'Aix, l'eau douce à Saint-Nazaire-sur-Charente (une fontaine d'eau potable est créée en 1676), l'embarquement se faisant à Port-des-Barques. L'étalement des infrastructures est générateur de retard, de surcoûts et de complications.

En 1926, la fermeture de l'arsenal entraîne un déclin rapide de la ville. La préfecture maritime de l'Atlantique, la direction des constructions navales, l'artillerie, la justice militaire, les cartes et plans déménagent. Les bateaux qui assurent le désenvasement de la Charente partent également.

En 1982, le viaduc de la Charente n'existe pas et le bassin no 2 n'est pas dévasé. La rocade nord vient d'être mise en service mais la rocade ouest et la pénétrante sud ne sont pas encore en chantier, la zone industrielle des Sœurs Ouest est occupé à 60 %, la partie Est ne comprend qu'un bâtiment. La Prée horticole n'existe pas.

En 2000, le viaduc de la Charente est construit, le bassin no 2 est devenu port de plaisance, l'autoroute A 837, la rocade ouest et la pénétrante sud sont en service, la zone industrielle des Sœurs Ouest est saturée, la partie Est occupée à 80 %, le quartier de l'avant garde est achevé. La Prée horticole est occupée à 90 %.

Le maire actuel de Rochefort est Bernard Grasset (PS), fonction qu’il occupe depuis mars 2001, il a été réélu le 16 mars 2008. Il est également le président de la Communauté d'agglomération du Pays Rochefortais (CAPR) et conseiller régional de Poitou-Charentes depuis 2004.

Toutes les données suivantes datent de 1999.

Différences entre dessin et blasonnement : L'étoile est dessinée à 5 branches; le 2) est dessiné d'argent..

Rochefort est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Rochefort et de Saintonge.

Elle gère le port de Rochefort et celui de Tonnay-Charente et son siège est à la Corderie royale.

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, tandis que l'arsenal se transforme, le port de commerce se développe. Installé d'abord dans l'arsenal sud, le port marchand est transféré à la Cabane carrée (actuel quartier de la Libération), et sur le chenal des vivres.

Sous Napoléon III, de 1859 à 1869, est construit un nouveau port de commerce comprenant deux bassins à flot (aujourd'hui bassins de plaisance), complétés en 1890, par un troisième bassin, l'actuel port de commerce, qui connaît toujours une activité modeste mais régulière.

Ainsi, Rochefort possède deux ports : un de plaisance qui comprend deux bassins (Lapérousse et Bougainville), et un autre de commerce avec un seul bassin.

Le port de plaisance est situé sur la rive droite du fleuve Charente à 15 milles marins environ de fort Boyard ou de l’Île-d'Aix, au cœur de la ville. Il s'agit d'un port à écluses. Il comporte 300 places sur ponton ainsi que 40 places visiteurs.

Le port de commerce fonctionne avec le port de Tonnay-Charente et forment ainsi les ports de Rochefort / Tonnay - Charente. Ils forment le premier port départemental, le troisième port français pour l'import des sciages résineux, le sixième port français pour l'import d'engrais, le dixième port céréalier français.

Le marché de Rochefort est le plus important de la région Poitou-Charentes. Il a lieu tous les mardis matins, jeudis matins, et samedis matins de toute l'année.

Une foire mensuelle a lieu tous les 2e jeudi de chaque mois sur le cours Roy-Bry de 8h00 à 18h00.

Rochefort est classée ville d'art et d'histoire. Aujourd'hui, la ville est également visitée pour ses thermes, exploités depuis 1953.

Dans l'esprit de ses fondateurs, Rochefort doit être le plus beau port de guerre de l'Europe. L'Arsenal en sera la pièce maîtresse.

La porte du Soleil (ci-contre) est une porte monumentale en forme d'arc de triomphe érigée en 1831 par Auguste Giral. Elle formait l'entrée principale de l'arsenal, sous laquelle « la ville entière passait matin et soir », la majorité des hommes travaillant à l'arsenal. Son nom vient du fait que, le 4 mars et le 10 octobre, le soleil se lève exactement dans son axe. C'est en la franchissant que l'on peut commencer la visite de l'arsenal voulu par Colbert.

L'ensemble des bâtiments de l'arsenal de Rochefort est candidat au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO.

La Corderie royale est située sur les bords de la Charente.

La Corderie royale est l'un des bâtiments les plus importants de l'arsenal et ce fut l'un des premiers construits lors de la création de la ville en 1666. L'architecte de la corderie fut François Blondel qui lança les travaux en mars 1666. Envoyé aux Antilles, il ne put constater le résultat de ses plans.

La réalisation ne fut pas simple en raison du terrain. Situé à la bordure de la Charente, le sol est constitué d'une couche de vase épaisse de près d'une trentaine de mètres, parfois inondé d'une soixantaine de centimètres d'eau aux grandes marée. Avant la construction du bâtiment lui-même, il fallut donc surélever de quelques pieds et établir un radier constitué d'un quadrillage de pièces de chêne de 30 centimètres de section enfoncé à 5 pieds sous la nappe phréatique.

Ce n'est qu'une fois le radier terminé que commença réellement la construction, à l'aide de pierres calcaires des carrières proches de Crazannes. Afin de ne pas déstabiliser ce radeau flottant, la construction par les 700 ouvriers se fit de manière symétrique, le passage au niveau supérieur n'ayant lieu que lorsque les deux pans de mur avaient atteint le niveau.

Finalement, après plus de trois ans de travail, la construction s'acheva en juin 1669.

Pendant près de deux cents ans, le bâtiment long de plus de 370 mètres fut utilisé pour réaliser les cordages de la marine royale. La longueur du bâtiment central correspondait à la fabrication d'un cordage d'une encablure d'un seul tenant. L'aile principale est bornée par deux pavillons. Au nord, celui destiné au stockage du chanvre et au sud, celui destiné au goudronnage du cordage. On utilisait à la Corderie du chanvre qui arrivait des provinces de France et de Rīga en mer Baltique afin de réaliser des cordages, dont les plus grand, une fois terminés mesuraient une encablure, soit 200 mètres de long. Toutes les étapes étaient prises en charge à l'arsenal, jusqu'au goudronnage pour éviter que les cordages ne pourrissent en mer.

Le 10 septembre 1926 est décidée la fermeture de l'arsenal de Rochefort qui, en plus d'un grand émoi au sein de la population locale, entraîne l'abandon progressif de la Corderie.

Le déclin du bâtiment sera complet lorsque les forces d'occupation quittant la ville en 1944 incendieront la Corderie. Le feu qui dura plusieurs jours rendit le bâtiment inutilisable. Laissé à l'abandon total pendant près de 20 ans, la Corderie et ses alentours devinrent le lieu d'une flore abondante.

En 1964, l'amiral Maurice Dupont entreprit le nettoyage du site avec l'aide d'appelés et en 1967, le bâtiment fut déclaré monument historique. La ville propriétaire décida alors en 1976 de lancer des travaux de rénovation, à l'identique pour l'extérieur, avec à l'intérieur un cloisonnement et des matériaux modernes.

Il est bordé, côté Charente, par un jardin, dit des Retours.

La Corderie Royale côté Charente, partie centrale.

La Corderie Royale côté Charente, extrémité Sud.

Les coques des navires devaient être périodiquement entretenues ou réparées. Pour éviter les délicates manœuvres d'abattage en carène des bateaux, on utilisait les formes de radoub. Les navires pénétraient, à marée haute, dans ces grandes coques, creusées dans la berge vaseuse puis maçonnées, qui se vidaient à marée basse (avec l'aide d'une machine hydraulique qui pompait le surplus d'eau de mer) : le travail de réparation pouvait alors commencer.

La vieille forme, première « forme à l'anglaise » entièrement maçonnée, fut une innovation pour l'époque. Il fallait que le dallage supporte le poids d'un navire de premier rang. Elle sera dégagée de la vase en 1985.

La forme double, dont les bassins amont et aval ont été dégagés en 1992 et 1993, est conçue par l'intendant Pierre Arnoul en 1683. Réalisée avec peine entre 1683 et 1728, car le sol trop meuble, engloutissait les pierres. Elle permettait de réparer deux navires à la fois et présentait deux innovations : au lieu d'être lisses, ses murs sont faits de gradins pour faciliter le travail de radoub et la fermeture de la forme est assurée par un bateau-porte.

La forme Napoléon III, construite entre 1853 et 1861, fut allongée en 1900 pour accueillir le Dupleix, long de 134 m, le dernier grand croiseur-cuirassé construit à Rochefort.

Cette demeure édifiée entre l'arsenal et la ville sur les ruines de l'ancien château féodal fut la demeure de l'intendant de la Marine et, à partir de 1781, celle du commandant de la Marine. Depuis trois siècles, elle a subis maints remaniements. Sa porte d'entrée monumentale, de 1716, a été déplacée après l'incendie de l'édifice en 1895, rue Toufaire, pour être dans l'axe de la rue de l'Amiral-Courbet, la seule de Rochefort qui ait conservé ses pavés.

La maison du Roy abrita a deux reprises l'empereur Napoléon Bonaparte : la première fois en août 1808 pour visiter le fort Boyard en construction et pour dresser les plans du fort Liédot et la seconde, moins glorieuse, le 3 juillet 1815, lors de son départ sur l'île d'Aix avant son exil sur l'île Sainte-Hélène. En vérité, sa dernière destination volontaire sur le territoire et non sur une île sera Rochefort. Cependant, il se rendit le 8 juillet aux Anglais qui l'emmèneront sur sa terre d'exil depuis Fouras, qui est sa vraie dernière destination française mais non volontaire.

Depuis, la maison du Roy est devenue la préfecture maritime qui gère les côtes des Sables-d'Olonne jusqu'à Biarritz. En 2002, elle ferme ses portes à la Marine (la préfecture maritime de Brest reprend le flambeau) et elle abrite désormais le Commandement des Écoles de la gendarmerie nationale depuis 2004.

Haute de 26 mètres, elle fut longtemps la tour la plus haute de Rochefort. De plan carré, son allure est reconnaissable de loin. Elle n'est pas visitable.

L'origine de la tour des signaux date du XVIIe siècle, où le seigneur de Cheusses, protestant, fit construire un prêche. Lors de la fondation de la ville, le prêche eut besoin d'un clocher, qui fut construit en 1688. En 1880, le clocher, alors récupéré par l'armée, fut étêté, et l'on installa sur le toit plat nouvellement créé, un sémaphore assurant la communication entre l'amirauté et la rade de la Charente. Malgré les évolutions technologiques, la tour resta occupée jusqu'en 1930, en cas de panne des nouveaux systèmes de l'époque. En 2002, l'armée restitua la tour à la ville.

La subsistance de tout ce peuple d'ouvriers et de marins à la fin du XVIIe siècle posa très vite des problèmes à l'État. Colbert proposa au roi Louis XIV de créer un « munitionnaire » chargé de régler la nourriture. Le roi créa le poste par un arrêté du 2 octobre 1669 et on décida d'élever un bâtiment : le « magasin aux Vivres » qui fut le plus vaste des monuments de ce genre possédé dès lors par la Marine. En 1671, le bâtiment fut commencé et sera achevé en 1973. C'est un bel édifice sobre et sévère qui longe l'actuel bassin de plaisance.

Le bâtiment porte le cachet de l'époque. Élevé sur le même alignement nord que le premier hôpital (caserne Charente), il a 120 mètres de long. Il contenait les greniers d'approvisionnement. L'ensemble forme un vaste quadrilatère ; les 2 ailes en retour mesurant 125 mètres. À droite de la porte d'entrée se trouvait la tonnellerie.

Par la suite, le bâtiment connut pratiquement tout : magasin, hôpital de la marine, logements pour l'armée, bâtiment de la sécurité civile et peut-être maintenant un casino.

En effet, depuis son achat par la ville, le site est prévu d'être reconverti en espace de jeux avec un casino, des restaurants et un hôtel. La proximité des thermes et donc des curistes permettra une affluence quotidienne nécessaire pour la relance de l'économie rochefortaise.

Place la plus célèbre de Rochefort, c'est le centre vital de la ville. Elle est embellie en 1757 d'une belle fontaine de pierre couronnée, par Victor Bourguignon, d'une figure allégorique symbolisant la rencontre de la Charente et de l'Océan. De cette époque datent aussi les balcons rocaille ou néoclassiques qui ornent de simples maisons comme des hôtels particuliers : hôtel des Lemoyne de Sérigny, seigneurs de Loire, devant la fontaine, et l'hôtel d'Amblimont, l'actuel hôtel de ville, en face. Célèbrement connue grâce aux Demoiselles de Rochefort, la place qui, pendant de nombreuses années, possédait un bassin carré au milieu qui a aujourd'hui disparu. En effet, depuis 2006, la place est redevenue ce qu'elle était lors de sa première construction. La fontaine a été remise en valeur, le bassin a disparu pour laisser deux axes croisés comme à l'origine.

La traversée de la Charente au niveau de Rochefort a de tous temps été une nécessité, et l'augmentation continue du trafic a rendu la traversée par bac (à rame puis à moteur) obsolète. Il a donc fallu, dès le milieu du XIXe siècle, envisager une autre méthode. Le problème était en effet complexe car il fallait concilier la circulation terrestre (l'axe Bordeaux-Nantes, mais aussi la desserte d'Échillais Soubise…) à la circulation maritime (le tirant d'air des bateaux à voile qui devaient rejoindre les ports de Rochefort et Tonnay-Charente était important). Après l'étude de plusieurs projets, c'est le « système de pont à transbordeur » qui fut choisi en premier. Il sera suivi ensuite de deux autres ouvrages.

Ce pont, dont le système fut proposé par l'ingénieur Ferdinand Arnodin (1845 - 1924), a été inauguré le 29 juillet 1900, après 27 mois de construction.

Ce pont repose sur deux pylônes métalliques hauts de 68 mètres et situés de part et d'autre de la Charente. Un tablier de 175 mètres de long, culminant à 50 mètres au dessus des plus hautes eaux, relie ces deux pylônes entre eux. Une nacelle suspendue à ce tablier permet alors aux passagers de passer d'une rive à l'autre.

Lors de son ouverture, ce pont qui avait coûté 586 500 francs de l'époque, pouvait contenir à chaque traversée, 9 voitures à 2 attelages et 50 personnes ou 200 personnes. Sa capacité était de 26 tonnes. La traversée durait, temps d'embarquement et débarquement compris, 40 minutes.

Mais l'augmentation continue du trafic eut raison du transbordeur, et en 1967, il fut remplacé par le pont à travée levante et en 1975, un budget de 1,4 million de francs fut alloué à sa démolition. Le pont sera finalement classé aux monuments historiques et 1993, 7 millions de francs seront utilisé à la rénovation globale. Aujourd'hui, le pont est de nouveau en activité mais de manière moins pratique et plus touristique. Il est ouvert aux piétons et aux vélos.

Le transbordeur est apparu dans le film de Jacques Demy, Les Demoiselles de Rochefort.

Un pont (à travée levante) fut donc construit à quelques dizaines de mètres en aval du pont transbordeur. Il a été détruit en 1991. Le tablier de ce pont était situé à quelques mètres seulement au-dessus de l'eau mais avait la capacité de s'élever sur toute sa longueur afin de permettre le passage des bateaux. Cette opération était cependant relativement longue et occasionnait des bouchons pour les personnes souhaitant traverser la Charente.

Ce pont construit en 1991 est situé en aval de celui du pont transbordeur. Il y eut donc un temps trois ponts aligné sur la Charente à ce niveau, mais le pont central : pont levant de 1967 a été détruit. Après avoir été payant pour les véhicules non immatriculés en Charente-Maritime, le viaduc est gratuit pour tous les véhicules depuis le 1er janvier 2004. Ainsi, le trafic routier a plus que doublé en deux ans et les ralentissements entre le viaduc et la sortie de l'autoroute venant de La Rochelle est presque quotidien. Il est préférable d'éviter d'emprunter la rocade de Rochefort entre 16h et 18h ainsi que les vendredis et samedis après-midi où le nombre de véhicules est le plus important de la semaine (notamment pendant les vacances).

Il permet le franchissement de la Charente en 2 minutes pour se rendre vers Royan ou l'île d'Oléron dans un sens et vers Rochefort et La Rochelle de l'autre.

Un projet de contournement de Rochefort par l'Est est à l'étude. Il pourrait permettre un désengorgement du trafic automobile du viaduc de Martrou ainsi qu'une liaison directe entre La Rochelle et le futur aéroport départemental de Saint-Agnant d'une part et Royan de l'autre. Le projet est cependant contesté par une association de riverains et des élus écologistes locaux qui lui préfèreraient un prolongement de la liaison ferrée cadencée existant déjà entre Rochefort et La Rochelle.

Depuis 1997, une association s'est donné pour projet de reconstruire à l'identique la frégate l'Hermione à bord de laquelle La Fayette partit en 1780 rejoindre les insurgés américains au cours de la guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique.

La version originale du navire fut construite en 11 mois grâce à la collaboration de centaines de travailleurs, bagnards compris, pour un total de 35 000 journées de travail.

L'équipe de reconstruction du navire s'est attachée à effectuer une reconstruction à l'identique et à faire partager cela au public à l'aide de divers stands (forgeron etc.) et d'une visite guidée du chantier. Le chantier est installé dans la double forme de radoub du XVIIe siècle située à Rochefort et les visites sont une source de financement pour le chantier.

En raison de difficultés d'approvisionnement, des bois humides, etc., l'association Hermione-La Fayette a décidé de modifier la construction du navire. Sa mise à l'eau prévue fin 2008 avec une coque nue, non équipée et non armée et ensuite la réalisation à flot pendant 2 ans des travaux d'aménagement et d'équipement est suspendue. Pour garantir la qualité du bordage, l'association a décidé de réaliser l'ensemble du bateau à sec sur le site actuel du chantier et de mettre l'Hermione à l'eau entièrement équipée et prête à naviguer. Sa mise à l'eau n'est pas prévue avant le courant de l'année 2011.

L’officier de Marine Julien Viaud (1850-1923), en littérature Pierre Loti, passa une grande partie de sa vie à transformer sa maison natale en un lieu théâtral où il se mettait en scène lors de fêtes mémorables, invitant toutes les célébrités de l’époque que son immense renom l’amenait à fréquenter. Pour ses décors, il s’inspirait à la fois du passé : salle gothique et salle Renaissance et des pays lointains d’Orient et d’Extrême-Orient, qu’il connut lors de ses lointaines missions : mosquée, salon turc, chambre arabe et salle chinoise, en grande partie disparue aujourd'hui.

Une fois passé derrière l’austère et banale façade rochefortaise le visiteur est transporté dans l’univers magique et exotique de l’écrivain qui fascine toujours autant plus d’un siècle après sa création.

L'entrée du musée est gratuite pour les expositions permanentes et payante pour celles qui sont à durée déterminée.

Ancienne résidence des chefs d'escadre, l’hôtel de Cheusses est le grand témoin du passé maritime de Rochefort.

C'est le plus ancien hôtel de la ville. Construit à partir de 1599 (la tour nord-ouest), il appartenait à la famille protestante de Cheusses, que le pouvoir royal déposséda de ses biens lors de la création de l'arsenal. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, il servit de résidence aux chefs d'escadre, tels d'Estrées, de Tourville ou Barrin de La Galissonnière.

Transformé en musée de la Marine en 1973, l'hôtel de Cheusses, agrandi de l'hôtel contigu élevé en 1716 abrite désormais les collections historiques liées à la construction navale : modèles de navires, sculptures ornementales et objets précieux.

Cette gare, au style Art déco, a été construite en 1922 par l'architecte Pierre Esquié (auteur par ailleurs de la Gare de La Rochelle-Ville). L’origine du bâtiment est clairement identifiée par la signalétique des Chemins de Fer de l’État sur la façade de la construction. Cette gare a un attrait certain, avec ses céramiques, sa verrière et ses lampadaires. Elle a également conservé une petite verrière.

Elle possède trois quais et tous les trains de voyageurs (CORAIL et TER) qui y passent s'y arrêtent. Les trains de marchandises passent très rarement à la gare de Rochefort.

Ancienne chapelle des Capucins, l'église Saint-Louis abrite la tombe de l'intendant Bégon, ainsi qu'un orgue romantique Merklin (cet instrument nécessite actuellement une restauration complète).

Au XIIe siècle, la seigneurie de Rochefort ne comporte qu’un fort surveillant la Charente et quelques hameaux dispersés de pêcheurs, cultivateurs et bûcherons. Le prieuré augustinien Saint-Vivien de Saintes y établit une église paroissiale sous le vocable de la Vierge. Dévastée au XVIe siècle, l’église est reconstruite au XVIIe siècle. Désaffectée lors de la Révolution et saccagée en 1793, elle sert de grange de foin. En 1797, grâce à une pétition des habitants, elle redevient lieu de culte. Mal entretenue au XIXe siècle, elle est fermée pour vétusté en 1886. En 1900, le bâtiment devient la Bourse du Travail. En 1977, dans son plan de rénovation de la ville, la municipalité restaure « Notre-Dame de la Vieille Paroisse ». L’édifice abrite désormais le siège de la Société de géographie qui y a installé un musée archéologique. À l’intérieur de l’église est nettement dessinée une forme de croix latine, avec une nef à trois travées précédant un transept saillant et un chœur à deux travées droites et chevet plat. Le chœur de l’église est l’une des parties les mieux conservées de l’édifice primitif du XIIe siècle. Le style roman se retrouve dans l’appareil des murs latéraux, dans les baies encadrées de colonnettes et dans un tronçon de voûte en berceau. Le chevet plat et le voûtement en ogive sont la marque d’un remaniement ultérieur.

Le nom de ce nouveau parc conçu par Bernard Lassus évoque les grandes expéditions scientifiques des XVIIIe et XIXe siècles. En effet, Rochefort est alors le port de départ et de retour de plusieurs de ces grandes aventures auxquelles participèrent au XVIIIe siècle François Vivès sur l'Étoile, lors du voyage de Bougainville, et Claret de Fleurieu sur l’Isis. Au XIXe siècle, des officiers de santé prennent part, comme médecins naturalistes, à des voyages de circumnavigation : Jean René Constant Quoy sur l’Astrolabe avec Jules Dumont d'Urville (1826-1829), René-Primevère Lesson avec Louis Isidore Duperrey (1822-1825), son frère cadet, Pierre-Adolphe, avec Dumont-d'Urville (1837-1840).

Le jardin des Retours est dominé par ce qui subsiste de l'ancien « jardin du Roy », qu'on appelait aussi « jardin de l'Intendant » : Michel Bégon et ses successeurs aimaient s'y promener. Amputé par des lotissements successifs aux XVIIIe et XIXe siècles, ce jardin fut cédé à la ville et appelé « jardin de la Marine ». Il a gardé son tracé d'origine avec ses bosquets et ses parterres. Une large rampe plantée de tulipiers descend vers la Corderie, ouvrant la ville sur le fleuve. Les abords de la Corderie ont été aménagés en espace d'agrément : reconstitution d'un pont de navire, maquettes de navires animées. Les essences végétales sélectionnées pour ce jardin symbolisent l'importance du port de Rochefort aux XVIIe et XVIIIe siècles pour le développement de la botanique.

Ce chemin permet de longer le fleuve au plus près, sur tout son parcours rochefortais, de la Corderie Royale à Port-Neuf (soit 10 km).

De nombreux oiseaux migrateurs font halte dans ce marais aux qualités paysagères remarquables : oie cendrée, cigogne, aigrette garzette, échasse blanche, héron cendré, canard, cygne… sont à découvrir sur les lagunes côtières, les vasières littorales, les roselières, les prairies humides, les marais.

Les lagunes de traitement des eaux sont constituées de cinq espaces distincts et en sortie de la cinquième lagune se rejette les eaux (5000 m³ en moyenne par jour) sur des parcelles en bord de Charente. Il s'agit de terrains inondables et qui n'ont qu'une valeur agricole modeste. Ces marais sont donc utilisés par la Ligue pour la Protection des Oiseaux pour en faire un lieu d'accueil pour les oiseaux migrateurs ou pas. La LPO conçut des plans d'eau de profondeur variable afin que les échassiers de toutes tailles puissent trouver des espaces accueillants.

On peut voir, de l'observatoire de la station, cohabiter de nombreuses espèces d'oiseaux aquatiques. Les espèces les plus communes sont l'échasse blanche, l'avocette, le canard colvert, le canard souchet, le canard tadorne, le cormoran, la bécassine des marais, le râle d'eau, la foulque macroule, le fuligule milouin, le canard morillon, la mouette pygmée, le cygne, et différentes espèces de chevaliers… Ces aménagements furent réalisés en douceur et le site est devenu une richesse exceptionnelle en la matière. C'est maintenant l'un des "pôles-nature" de la Charente-Maritime que l'on peut visiter individuellement ou en groupe. La promotion de ce "pôle-nature" comme des onze autres existants en Charente-Maritime est assurée par "Espace Nature" qui est installé place Colbert depuis décembre 1992 et géré conjointement par la LPO, la Ville de Rochefort, la communauté d'agglomération du Pays Rochefortais et le conseil général de la Charente-Maritime.

Rochefort possède la plus grande station de lagunage de France et d'Europe : sur près de 35 hectares, sont développées les nouvelles technologies liées à l'eau douce : épuration par lagunage, accueil des oiseaux migrateurs, production d'électricité à partir du biogaz… Le tout parfaitement intégré dans l'environnement des marais.

À leur arrivée à la station de lagunage, les eaux usées font d'abord l'objet d'un prétraitement : dégrillage, désablage puis dégraissage. Ainsi débarrassées des matières les plus lourdes, les eaux usées sont ensuite allégées de leurs boues avant d'être dirigées vers le réseau des lagunes où la véritable épuration va se produire. Les boues font l'objet d'un traitement spécifique puisqu'elles sont stockées dans une grande cuve en béton appelée "digesteur". Elles vont y fermenter et produire du "bio-gaz". Celui-ci est récupéré dans un gazomètre et va servir de combustible pour alimenter un moteur thermique, lui-même alimentant une génératrice électrique, l'ensemble constituant un co-générateur (production simultanée d'électricité et de chaleur). L'énergie produite alimente la station d'épuration et lui fournit la plupart du temps tous ses besoins énergétiques. À certaines périodes la production est même supérieure aux besoins et le supplément d'énergie est vendu à Électricité de France. Quant aux boues, déshydratées après leur fermentation dans le digesteur, elles sont réutilisées par le service des espaces verts. Riches en azote et potassium, souvent mélangées avec de la tourbe, les boues constituent ainsi un apport appréciable comme substrat de culture pour le fleurissement de la ville.

La première fondation du centre hospitalier de Rochefort, anciennement appelé hôpital Saint-Charles, remonte à 1733, grâce au sieur Charles Jouvenon, supérieur de la congrégation, prêtre de la mission établie dans la ville et curé de Saint-Louis. Aux termes de nombreuses formalités administratives, il obtient des lettres patentes du roi en date du 6 mai 1733 qui furent enregistrées par le Parlement le 9 juillet 1734, donnant « l'autorisation d'établir un hôpital pour les pauvres malades de l'un et l'autre sexe… ».

Le service de santé fut, dès le départ et pour longtemps, confié aux chirurgiens de la Marine, qui apportèrent régulièrement leurs concours et compétences.

L'hôpital Saint-Charles actuel date de 1972. Depuis, un nouveau service des urgences a été construit et ouvert en 1993, ainsi que le service de surveillance continue (réanimation) en 1994.

Aujourd'hui, l'hôpital est le bâtiment le plus haut de Rochefort.

Il sera implanté au nord de Rochefort, sur un vaste terrain de Beligon, et sa mise en service est prévue pour le début de l'année 2009.

Par la suite, l'hôpital actuel sera totalement détruit.

L'hôpital de la Marine remplaça le premier hôpital, trop petit. Dû à l'ingénieur Pierre Toufaire, attaché au port depuis 1774, le nouvel hôpital de Rochefort, construit entre 1783 et 1788, est le premier établissement hospitalier de structure pavillonnaire, limitant ainsi les risques de contagion. Il est désaffecté en 1985. Vendu aux enchères autour de 17 millions de francs (à la bougie) à un homme tombé amoureux du site qui décède en 2007. L'école de chirurgie, située dans l'un des pavillons, a été conservée dans son état d'origine, avec le musée, la bibliothèque et la salle des actes, où étaient donnés les cours. Depuis, il est ouvert au public afin d'admirer les collections de dessins ramenés des diverses expéditions autour du monde par les chercheurs de l'époque, embarqués à bords des navires.

L'activité thermale est de plus en plus importante à Rochefort, les thermes accueillent 12 000 curistes par an.

Ces eaux, salines et ferrugineuses jaillissent des profondeurs de la terre (800 mètres et 960 m³ d'eau par jour). Supposées antalgiques, anti-inflammatoires et cicatrisantes, ces eaux sont utilisées dans le traitement des rhumatismes et des maladies des veines et de la peau.

La station thermale a bénéficié d'une seconde extension à la fin des années 1990.

À Rochefort, environ 4 000 personnes (militaires et civils) travaillent pour la défense nationale. L'amiral Henri Rieunier (1833-1918), grand-croix de la Légion d'honneur, médaillé militaire, ministre de la marine (1893) fut commandant en chef et Préfet maritime de Rochefort (1889), puis député républicain de Rochefort (1898-1902), défenseur acharné de l'arsenal de Rochefort, il obtint non sans mal, le lancement du dernier vaisseau important dans ce port "Le Dupleix", croiseur cuirassé, construit sur les plans de Louis, Émile Bertin. À l'invitation de Madame Julien Viaud - née Blanche Franc de Ferrière - les trois filles de l'amiral Henri Rieunier, Préfet maritime et commandant en chef de Rochefort, assisteront à la fête arabe donnée par Pierre Loti, le 9 novembre 1889. L'amiral Rieunier a eu sous son commandement hiérarchique Pierre Loti : à Saigon (1885), Nagasaki (1886), Rochefort (1889), Formidable (1891) vaisseau-amiral de l'amiral Rieunier alors commandant en chef de l'escadre de la Méditerranée Occidentale et du Levant et de son escadre de réserve, commandant en chef la 1re Armée navale (1891-1892), après avoir occupé le poste de commandant en chef et Préfet maritime de Toulon (1890). C'est à l'amiral Henri Rieunier que l'on doit l'emplacement du Port de la Pallice à la Rochelle en 1868. Cette idée a été reprise après 1870.

En 1932, l'école des apprentis mécaniciens de l'armée de l'air ouvre ses portes à Rochefort.

Initialement installée sur le terrain de Soubise, elle regroupe progressivement les formations de toutes les spécialités techniques des sous-officiers de l'armée de l'air.

En 1979, elle se déplace à Saint-Agnant et étend son champ d'activité en accueillant successivement le centre pédagogique en 1984, l'école de gestion et d'administration en 1993 et enfin en 1996, l'école de formation initiale des sous-officiers.

Depuis 2002, elle accueille aussi la formation des mécaniciens de l'aéronautique navale, jusqu'alors dispensée au centre de l'aéronautique navale de Rochefort dissous en juin de la même année.

En septembre 1998, elle prend le nom d'école de formation des sous-officiers de l'armée de l'air. L'EFSOAA devient ainsi le pôle de formation des sous-officiers de l'armée de l'air. Elle est commandée par un officier général, commandant de la place d'armes de Rochefort.

La base aérienne 721 est commandée par un officier supérieur, chef de corps. Elle est chargée de supporter l'école de formation des sous-officiers de l'armée de l'air dans les fonctions administration, infrastructure, logistique, restauration, hébergement et protection. Le site occupe une superficie de 162 hectares, répartis sur trois communes : Saint-Agnant, Soubise et Échillais. Plus importante unité militaire de la région Poitou-Charentes, le site est une véritable cité autonome, qui nourrit, héberge, fait vivre et instruit quelques 1920 élèves et stagiaires dont 50 marins, en présence simultanée, répartis au sein de quatre divisions de la direction des formations, ainsi que 1587 cadres permanents dont 87 personnels de la marine nationale et 191 personnels civils.

Placé sous le commandement du général de division Denis Macagno jusqu'en 2006, c'est à partir de Rochefort que sont dirigés les onze écoles et les six centres de formation spécialisée de la Gendarmerie nationale situés sur l'ensemble du territoire national.

Après avoir quitté Maisons-Alfort où il était précédemment installé, le commandement des écoles de la Gendarmerie nationale a marqué son installation officielle sous la présidence de Madame Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, le 7 octobre 2004 lors d'une prise d'armes organisée Place Colbert, suivi d'un défilé rue Touffaire qui regroupait six cent militaires de l'armée. Cette cérémonie à laquelle les Rochefortais se sont largement associés, a montré que la Gendarmerie a bien pris le relais de la Royale sur le site de l'ancien Hôtel de la Marine.

C'était précisément le souhait de Bernard Grasset qui, alors député, n'avait pas ménagé ses efforts ni sa volonté pour que ce transfert devienne réalité. Avec les 69 gendarmes affectés au commandement des écoles, soit avec les familles près de 200 nouveaux Rochefortais, ce sont maintenant 866 militaires, officiers, sous-officiers et gendarmes adjoints de la Gendarmerie nationale et officiers et sous-officiers du corps de soutien technique qui vivent et consomment à Rochefort, soit l'équivalent d'une grosse entreprise.

Cette école est destinée prioritairement à la formation des cadres et a vu passer, en 2003, plus de 7 000 stagiaires ou élèves.

Cet ensemble imposant représentait environ 2 500 personnes.

Depuis 2002, la Marine nationale a entièrement quitté Rochefort. Il ne reste que quelques marins à l'école des mécaniciens de l'armée de l'air de Rochefort.

Une section du Service historique de la Défense, département de la Marine, est en charge de la conservation et de la mise à la disposition du public des archives du port militaire, des origines à la fin des versements (2000). Elle est située dans l'ancienne caserne du Martrou.

La ville de Rochefort est dotée de nombreux équipements pour satisfaires les passionnés, sportifs de loisirs ou pratiquants de haut niveau et que ce soit en plein air ou en salle, libre ou encadré.

Depuis le 2 juillet 2007, le centre-ville rochefortais est devenu ce que l'on nomme « zone calme » ou « zone 30 », car la vitesse autorisée est maintenant de 30 km/h. De plus, d'autres petits changements ont vu le jour à la même date.

La zone 30 permet de réaffirmer le fait que la rue n'est pas un espace uniquement dédié aux voitures mais permet aussi d'améliorer la sécurité que l'on soit en voiture, en vélo ou à pied.

D'ici 2009, un nouvel hôpital en construction sur la zone Béligon, succédera à l'hôpital Saint-Charles tout près du centre-ville rochefortais et devenu trop vétuste.

Le nouveau sera moderne et d'un accès routier aisé, il aura une capacité d'accueil de 278 lits.

Le projet retenu a pour point fort d'être modulable et de pouvoir s'adapter aux évolutions médicales et chirurgicales de demain. Il a été élaboré avec le souci de consulter le personnel de l'hôpital, de façon à privilégier tous les aspects fonctionnels.

L'architecture compacte, mais pas uniforme, les façades sombres soulignées de blancs, les parvis des différentes entrées, les aires paysagées, devraient favoriser une intégration harmonieuse dans l'environnement. La Région Poitou-Charentes a pris l’engagement de financer la construction d’un nouvel institut de soins infirmiers sur le site de l’hôpital.

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Arrondissement de Rochefort

L'arrondissement de Rochefort est une division administrative française, située dans le département de la Charente-Maritime et la région Poitou-Charentes.

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Henri Rochefort

Henri de Rochefort-Luçay, marquis né à Paris le 30 janvier 1831, mort à Aix-les-Bains (Savoie) en 1913, mieux connu sous le nom d'Henri Rochefort, est un journaliste et un homme politique français.

Titulaire en 1849 du baccalauréat, il est un admirateur de Victor Hugo et renonce vite aux études médicales auxquelles le destinait son père, le comte de Rochefort-Luçay, auteur dramatique lui-même, connu sous le nom d'Armand de Rochefort. Il débute une carrière d'employé à l'Hôtel de Ville qui lui laissera au moins le temps d'aiguiser sa plume. Il se tourne rapidement vers le journalisme en fondant avec Jules Vallès la Chronique parisienne, qui ne dure que quelques numéros. Il entre en 1856 au Charivari, chargé de la rubrique théâtre. Malgré une promotion en 1860, il démissionne de la ville de Paris dès que ses revenus littéraires le lui permettent.

Son œuvre théâtrale, une vingtaine de vaudevilles, connaît quelques succès sans marquer la postérité. Prenant pied peu à peu à la rédaction politique du Charivari, sa carrière de journaliste, en revanche, progresse régulièrement. Il contribue également au Nain jaune en 1863.

C'est en entrant au Figaro qu'il oublie sa particule. À l'époque, la presse est sévèrement contrôlée, le Figaro n'a pas encore payé le cautionnement qui autorise à aborder les sujets politiques. Henri Rochefort se limite donc à la vie littéraire. Il s'en approche pourtant en ne ménageant pas les pièces du duc Charles de Morny ou en déclarant son admiration pour l'exilé Hugo. Il quitte le Figaro pour rejoindre le Soleil avant de réintégrer le Figaro avec un salaire quadruplé. Le ton d'Henri Rochefort n'est pas toléré bien longtemps par l'Empire, et il doit quitter le journal.

Henri Rochefort durant sa détention au Fort de l'Île-d'Yeu approuvera la création d'un conseil de famille dirigé par son beau-frère Jean Marie Gorges, mari de sa sœur Caroline et ensuite par son secrétaire Olivier Pain.

Il se maria 3 fois, mais eut 3 enfants avec Jeanne Renault, sa première épouse : Noémie (sa préférée) mariée au peintre suisse Frédéric Dufaux, Henri Maximilien sans descendance, Octave qui réussit brillamment l'École Centrale et devint professeur de Physique Chimie à l'université de Cordoba (Argentine). Il existe encore des descendants mâles de Henri Rochefort.

La loi sur la presse devenant plus libérale, il décide de fonder son propre journal : La Lanterne, en mai 1868. Imprimé à 15 000 exemplaires, il faut lancer des tirages supplémentaires pour atteindre les 100 000 exemplaires vendus. L'éditorial du premier numéro restera célèbre : « La France compte 36 millions de sujets, sans compter les sujets de mécontentement… » L'indifférence affichée par le pouvoir ne résiste pas longtemps au succès du journal. Après une interdiction à la vente publique, il est attaqué en justice et sévèrement condamné (amendes et prison). Rochefort rejoint alors à Bruxelles l'autre ennemi de Napoléon-le-Petit : Victor Hugo, qui le loge plusieurs mois.

En France, on continue de se délecter de La Lanterne, vendue clandestinement. Protégé par son exil, Rochefort adopte un ton encore plus acerbe dans ces critiques de l'Empire. L'ennemi juré des bonapartistes est sollicité par les électeurs parisiens lors des élections législatives de 1869, mais il est battu par Jules Favre (auquel se rallient les bonapartistes). En novembre, il est élu au siège laissé vacant par Gambetta.

Le 19 décembre 1869 sort le premier numéro de son nouveau journal, La Marseillaise, co-créé avec Lissagaray. Le quotidien accueille les collaborations de Eugène Varlin, Jules Vallès, Paschal Grousset et de Victor Noir. Celui-ci est assassiné le 10 janvier 1870 par Pierre Bonaparte. Les obsèques ont lieu le 12 janvier 1870, suivies par 100 à 200 000 personnes en colère. Pour certains, Rochefort rate à ce moment une occasion de renverser l'Empire.

Le gouvernement parvient à lever l'immunité parlementaire du député et dans la foulée obtient sa condamnation à six mois de prison. Il est conduit à la prison Sainte-Pélagie, où il est plutôt bien traité et peut continuer à écrire pour La Marseillaise et discuter avec ses camarades détenus Paschal Grousset et Olivier Pain. C'est du fond de sa cellule qu'il apprend la déclaration de guerre de la Prusse. Par patriotisme et par prudence, espérant sa libération proche, il suspend la La Marseillaise, on préfère pourtant le maintenir en prison.

Napoléon III s'est rendu, la République est proclamée le 4 septembre, Rochefort est libéré le même jour et porté en triomphe auprès du gouvernement provisoire qui siège à l'Hôtel de Ville. Le gouvernement de la Défense nationale est composé exclusivement des députés de Paris ou de députés ayant été élus à Paris mais ayant opté pour un autre département (Gambetta, Jules Simon). C'est donc de droit qu'Henri Rochefort est membre du Gouvernement de la Défense nationale. Seuls les généraux Louis Jules Trochu et Auguste Le Flo ne sont pas des élus, mais considérés par les républicains modérés comme des anti-bonapartistes. En fait, les électeurs de Rochefort sont heureux de le voir au Gouvernement, car il est la caution de l'extrême gauche contre qui s'est faite cette révolution du 4 septembre. À la suite de l'émeute du 31 octobre, de nouveau confronté à une situation critique, il démissionne prudemment et se dégage de la vie politique jusqu'en janvier 1871, préférant se contenter de fréquenter des amis comme l'éditeur Hetzel ou Edmond Adam et sa femme Juliette Adam. L'armistice du 26 juillet, qu'il rejette, et l'annonce d'élections début février lui fait reprendre la plume en créant Le mot d'ordre. Dès le 5 février, il est solidement élu de même que ceux qu'il soutient.

Il doit rejoindre l'Assemblée à Bordeaux, celle-ci est défaitiste, il en démissionne donc rapidement. Il rentre trop tard à Paris pour assister aux débuts de la Commune. Son attitude alors devient plus complexe, sans croire à la victoire, il refuse la défaite. Sans condamner la Commune, il la soutient de moins en moins, et se fait de plus en plus critique. Dans le Mot d'ordre, les critiques de Thiers et des Versaillais sont vives, mais les communards, notamment ses anciens amis comme Paschal Grousset, ne sont pas épargnés.

En mai, il réussit à échapper aux Communards mais il est arrêté à Meaux et livré aux Versaillais. Le procès a lieu en septembre, Rochefort est condamné à vie à la déportation en enceinte fortifiée. Ses amis (dont Victor Hugo) tentent d'amoindrir sa peine et obtiennent de Thiers qu'il s'engage à protéger Rochefort.

D'abord interné à la prison Saint-Pierre à Versailles, Rochefort est envoyé à Fort Boyard où il retrouve Paschal Grousset. Les premières déportations ont lieu en mai, puis, en juin, Rochefort voit partir ses camarades Grousset, Pain et Jourde. Il est transféré à Oléron où il rencontre Henri Messager, et découvre le sort d'un groupe d'insurgés algériens arrêtés en 1871 lors de la révolte des Mokrani qui deviendront bientôt les kabyles du Pacifique. Toujours grâce à l'entremise de ses influents amis de l'extérieur, Rochefort est transféré à Saint-Martin-de-Ré où il peut écrire un roman. Il est même autorisé à épouser la mère de ses enfants gravement malade. En janvier 1873, Rochefort voit partir Achille Ballière.

La démission de Thiers retire à Rochefort toute protection. Malgré l'insistance de Victor Hugo qui écrit au duc de Broglie, la déportation est devenue inévitable et le 8 août, Rochefort est embarqué à bord de « la Virginie », dans le même convoi qu'Henri Messager et Louise Michel, avec qui il échangera des poésies. Sévèrement malade durant tout le voyage, Rochefort est plutôt bien traité par le capitaine Launay et peut contribuer à améliorer le sort de ses camarades.

Arrivé le 8 décembre 1873 à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, Rochefort, comme tous les déportés en enceinte fortifiée, est débarqué à la presqu'île Ducos. Il se tient à l'écart de ses co-détenus, vit dans la case de Paschal Grousset, qu'il partage aussi avec Olivier Pain. Les trois compagnons ne tardent pas à préparer une évasion, profitant en cela d'un régime de surveillance relativement libéral.

Le 19 mars 1874, à la nuit tombée, Rochefort, Grousset et Pain atteignent à la nage l'îlot Kuauri qui n'est pas surveillé. Les déportés libres Charles Bastien, Achille Ballière et François Jourde viennent les chercher à bord d'une barque pour rejoindre le PCE, un navire britannique qui doit appareiller le lendemain pour Newcastle en Australie.

Malgré quelques difficultés l'évasion réussit et les fuyards parviennent en Australie le 27 mars. Rochefort s'empresse de prévenir Edmond Adam qui lance une souscription destinée à payer les frais et à financer le retour des évadés en Europe. Rochefort partage alors assez inéquitablement la somme reçue. Les évadés se séparent. Olivier Pain et Rochefort choisissent de rejoindre le plus tôt possible le Royaume-Uni en passant par l'Amérique. Ils embarquent donc à bord du « Cyphrénès » dans lequel Jourde et Ballière ont aussi réussi à prendre place jusqu'aux aux Îles Sandwich (Hawaii) avec une escale aux Îles Fidji. Ils embarquent alors vers San Francisco d'où ils rejoignent New York. Rochefort, sollicité par le New York Herald pour rapporter le récit de la déportation, s'empresse d'accepter. Rochefort et Pain parviennent enfin à Londres le 18 juin 1874 où ils sont accueillis par les communards exilés.

Ce sera la seule évasion réussie de toute l'histoire du bagne de Nouvelle-Calédonie.

Il serait à l'origine de l'emploi du terme opportuniste pour désigner les députés, notamment Gambetta, qui attendent le moment opportun pour voter l'amnistie. Celle-ci étant enfin votée le 11 juillet 1880, il peut rentrer à Paris. Son arrivée donne lieu à un triomphe, presque à une émeute. Il reprend son activité de polémiste avec L'Intransigeant, qui paraît dès le 14 juillet et rencontre un grand succès qui permet à Rochefort d'engager nombre d'anciens déportés. L'Intransigeant porte la voix des anciens communards mais bien vite, c'est son tour d'être la victime d'une campagne de presse comme il en a tant menées.

Son absence aux funérailles d'Albert Joly (1844-1880) fournit l'occasion à ses adversaires d'accuser Rochefort d'ingratitude. On reparle alors des 25 000 F de la souscription que Rochefort n'a pas remboursés et qu'il aurait inéquitablement répartis entre les évadés. Des proches comme Paschal Grousset ou Henry Bauër contestent les rôles que Rochefort se donne dans la déportation, puis dans l'évasion, mais c'est l'engagement de Rochefort dans le boulangisme qui va sceller la rupture avec ses anciens amis.

Henri Rochefort est le directeur du journal L'Intransigeant. Il se rapproche progressivement du boulangisme et de l'extrême droite. Il rejoint le Comité républicain de protestation nationale, puis entre au comité directeur de la Ligue des patriotes. Il est l'un des plus forts soutiens au boulangisme triomphant aussi bien intellectuellement que financièrement.

Lorsque qu'éclate l'affaire Dreyfus, il laisse libre court à son antisémitisme pour mener campagne avec les « anti »'.

Déjà, sous l'affaire Dreyfus, sa popularité est largement entamée auprès des classes populaires. Bientôt, il ne pourra plus honorer le mur des Fédérés sans subir les quolibets des parisiens.

Il continue inlassablement son activité de polémiste et, sans grand discernement, mène des combats contradictoires pour lesquels le goût de la formule l'entraîne souvent vers l'insulte. En 1913, c'est un homme isolé, que bien peu regretteront, qu'on enterre civilement, Rochefort étant jusqu'au bout resté fermement anticlérical.

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Rochefort (Neuchâtel)

Rochefort

Rochefort est une commune suisse du canton de Neuchâtel. La commune de Rochefort se situe à une altitude moyenne de 759m (collège). Son point le plus bas se situe dans les Gorges de l'Areuse (530m) alors qu'elle atteint les 1390 m à son point culminant, au nord des Cucheroud-Dessus. La commune de Rochefort englobe trois autres petits villages dépendants de l'administration rochefortoise qui se nomment : Les Grattes, Chambrelien et Montezillon. Les autres zones périphériques de Rochefort se nomment : La Tourne, Crostand, La prise Ducommun et La prise Immer.

Rochefort comptait 1041 habitants au 31 décembre 2005 et en compte 1033 (habitants) au 31 décembre 2006.

Rochefort est très important au niveau du trafic international grâce notamment à la route qui conduit de France à Neuchâtel, par le Val-de-Travers. Tout porte à croire que Rochefort existe depuis fort longtemps, en effet, dans le plus ancien document de l’histoire neuchâteloise, datant de 998, apparaît le nom du village de Broc. Il est quasi certain qu’à ce moment-là, Rochefort, mieux situé, existait déjà. En 1194 enfin, un HUMBERTUS DE Rupeforti est cité comme témoin dans l’acte pour lequel l’évêque de Lausanne fait don de la Lance à Fontaine-André. La localité du nom de Rochefort est ainsi attestée.

Rochefort possédait à l’époque un château dont les démêlés sont connus dans l’histoire neuchâteloise. Le château sera ensuite détruit dans les années 1500 suite aux nombreuses batailles qui l'on frappé. En effet, il sera finalement brûlé par des seigneurs agacés du comportement des résidents du château.

Les enfants se rendent à l’école de Rochefort, dès l’école enfantine et jusqu’en 5ème année. Font exception, les enfants de Montezillon qui fréquentent, de la 1ère à la 5ème année le collège de Montmollin. Un service de bus assure le transport des élèves de Chambrelien à Rochefort ainsi que celui des élèves de l’école enfantine habitant Montezillon.

Dès la 6ème année, tous les élèves de la Commune fréquentent le Centre scolaire de Colombier et environs (CESCOLE). Les CFF et le bus PTT assurent le transport.

Sur le plan politique, depuis 1992, quatre partis sont représentés – radical, libéral, socialiste et écologie & liberté LES VERTS – tant au Conseil communal (5 membres) qu’au Conseil général (21 membres) et dans les diverses Commissions.

La Commune de Rochefort compte encore un peu plus d’une dizaine d’exploitations agricoles, ainsi que quelques artisans. On y trouve également un peu de petite industrie, mais la majorité des habitants exercent leur activité professionnelle à l’extérieur de la Commune.

Les Sociétés sont également très actives comme par exemple la Société de gymnastique, un Club de Badminton, la Société de Tir, le Chœur d’hommes et la Société de jeunesse. Ces diverses sociétés sont regroupées au sein de l’Association des Sociétés locales de Rochefort (SLR). Une très belle salle de sport permettant également la pratique du tennis, facilite les diverses activités.

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Source : Wikipedia