Roanne

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Posté par woody 01/03/2009 @ 02:37

Tags : roanne, loire, rhône-alpes, france, environnement, pro a, basket-ball, sport

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Roanne

Roanne en 1814. Un pont de bois sur l'un des deux bras de la Loire bordant la Chapelle Saint Nicolas du Port

Roanne est une commune française, située dans le département de la Loire et la région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les "Roannais".

Roanne se situe à environ une heure de Saint-Étienne et un peu plus de Lyon, au carrefour des régions Rhône-Alpes, Bourgogne et Auvergne. La ville est traversée par la Loire.

En plus de la Loire, Roanne est arrosée par les rivières du Renaison et de l'Oudan en rive gauche, et par le Rhins en rive droite. Roanne se trouve au 300e km de la Loire.

C'est à Roanne que prend naissance le canal menant à Chassenard, près de Digoin, en communication directe avec la Loire qui l'alimente par un linquet. Il se situe sur l'un des deux anciens bras comblé et aménagé de la Loire lors des grands travaux de 1792.

La plaine du Roannais, à l'ouest des monts de la Madeleine, au nord du département de la Loire, à la jonction des monts du Lyonnais, du Beaujolais et du Forez s'ouvre largement sur le centre de la France. Elle est donc plus sensible aux circulations atmosphériques de nord à nord-ouest, qu'aux perturbations venant du sud.

Le régime pluviométrique de Roanne n'est en moyenne que de 706 mm/an (moyenne annuelle 1961 - 1990: 770 mm/an). La proximité du fleuve Loire favorise les brumes d'automne.

Pour certains, Roanne provient de Rod-Onna - Rod que l'on retrouve dans Rhône (qui coule) – et onna (l'eau) d'où l'appellation Rodumna donnée vers 150 par l'astronome-géographe grec Ptolémée. Pour d'autres, le nom de Roanne vient d'un dérivé du celte Rodo (le gué); là où la Loire commence à devenir navigable on trouvait un gué permettant aux voyageurs de traverser le fleuve.

Rodumna devient au IVe siècle Roidumna, au Xe siècle Rodona, au XIIe siècle Rohana et Rouanne au XVIIe siècle.

D'azur, à un croissant d'argent surmontée de la croix de la Légion d'honneur. En 1864, la Légion d'honneur fut octroyée par Napoléon III à la ville pour sa résistance aux Autrichiens en 1814.

Ce blasonnement est connu depuis 1663 (sans la Légion d'honneur). Cependant, un autre blason est cité : D'argent, au chevron de gueules chargé d'une merlette d'or.

Il est permis de voir dans le croissant un bateau stylisé, évoquant la vocation batelière ancestrale de Roanne. Ce motif du croissant se retrouve dans le blason de Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire, ancienne cité de bateliers dominant les gorges de la Loire, à quelques kilomètres en amont de Roanne.

La devise de Roanne est Crescam et Lucebo : Je grandirai et je brillerai / resplendirai.

La fondation de Roanne remonte plus sûrement selon les historiens entre le IIe et Ie siècles av. J.-C..

La région de Roanne est occupée par les Segusiaves à l'époque de la conquête de la Gaule par César.

Après les invasions romaines, un à deux milliers de gaulois, quittent Joeuvre et Saint-Maurice-sur-Loire pour s'installer en plaine.

Rodumna apparaît dans les textes romains sur la table de Peutinger sous la forme "Roidumna".

La poterie était une activité importante de cette époque. On a retrouvé dans le quartier du château des fours gallo-romains pour certains remarquablement conservés et visibles sur demande à l'école de Musique.

Là où la Loire s'apaise au sortir des gorges de granite et porphyre on a bien compris la situation stratégique de Roanne en créant de nombreuses voies de circulation.

On installe le cœur de la cité dans le quartier de la Livatte. Il est entouré de murailles, d'un côté par la rue Fontenille et la rue de Charlieu, de l'autre par la rue Bourgneuf et la rue de la future sous-préfecture.

Le musée Joseph Déchelette conserve de cette époque de nombreux objets (poteries, céramiques, pièces d'or, bijoux, urnes funéraires) ; Selon l'usage les multiples voies qui se croisent à Rodumna sont bordées de tombeaux qui nous renseigneront sur cette période gallo-romaine.

Après une existence de quatre siècles, Rodumna est détruite par des barbares.

Au IIe siècle, la ville décline. À partir de là les historiens perdent peu ou proue la trace de Rodumna, jusqu'au Moyen-Age.

La ville n'est plus qu'un pauvre petit bourg divisé en deux agglomérations, Fontenille et le Château en raison du château fort construit par les seigneurs de Roanne. Le château reste le plus ancien monument de la ville. Il abrite aujourd'hui l'office de Tourisme.

D'un côté les comtes de Forez qui administrent une partie de la ville par la justice et les impôts.

De l'autre côté, la famille de la Perrière qui fait construire vers 1343 près du château ce qui deviendra l'église Saint-Étienne.

Un siècle plus tard sous Henri IV, la ville s'est agrandie grâce aux nombreux voyageurs et commerçants de passage. On compte quatre quartiers.

Durant la Renaissance, Roanne est une ville moderne avec près de 7 000 habitants. En 1610 les jésuites et le père Cotton fondent un collège, aujourd'hui le lycée Jean Puy.

Les capucins s'établissent dans un couvent sur l'actuelle place de l'Hôtel de Ville. Les ursulines s'installent dans ce est devienu en 1820 le Palais de Justice.

Le Roannais est érigé en duché en faveur de Artus Gouffier de Boissy, puis de François d'Aubusson de la Feuillade.

Les puissantes corporations ouvrières des mariniers, et des charpentiers, tout en défendant leurs intérêts accompagnent le développement et la prospérité de la ville jusqu'à l'apparition de l'industrie au XVIIIe siècle.

La classe dirigeante, la bourgeoisie et la noblesse sont très présentes à l'image de Nompère de Champagny et Pierreffite, duc de Cadore et ministre de Napoléon Ier.

Vers 1762, la région roannaise se spécialise dans la filature et le tissage du coton qui emploie les enfants pauvres de la maison de Charité.

On construit à Roanne le premier port sur la Loire pour transporter le charbon arrivant de la région de Saint-Étienne.

Des mariniers indépendants exploitent ce qu'on appelle des "cabanes" ou "coches de Loire" (sortes d'embarcations à voile) avec des voyageurs parfois célèbres comme Madame de Sévigné ou le duc de Richelieu. Ils peuvent rejoindre Paris par le canal de Briare. Arrivées à bon port ces embarcations sont souvent détruites et le bois vendu (le fleuve n'étant navigable que dans un sens).

Le 9 septembre 1792, une troupe de vétérans, de grenadiers et de gardes nationaux, venant de Lyon où ils ont massacré six officiers du 5e régiment de cavalerie et trois prêtres, avaient l’intention de faire subir le même sort aux cent détenus de la prison de la ville. Le maire de Lyon, Louis Vitet, est arrivé avec regroupe trois bataillons de gardes nationaux lyonnais et réussit à empêcher cette répétition des masssacres de septembre à Roanne.

Après la Révolution de 1789, la ville s'organise et installe les diverses administrations dans les biens religieux confisqués: La mairie dans la maison des Capucins ou le Tribunal dans le couvent des Ursulines.

Le principal commerce se fait par la Loire. On construit des bateaux grâce aux bois légers des Monts environnants. On expédie les vins de la côte roannaise, les toiles d'Amplepluis et de Thizy ou le coton filé.

Ainsi depuis 1634, les deux bras du fleuve étaient reliés par deux ponts de bois souvent détruits par les crues qui envahissent la ville (voir photo ci-dessus).

Une digue destinée à dévier le fleuve par le seul bras droit est mise en place. Le pont de pierre sur la Loire ou "Pont du Coteau" est construit sur le bras droit et achevé en mai 1834.

Entre-temps, deux banquiers roannais, Devillaine et Merle s'associent à quatre confrères helvétiques au travers de la "Société Franco-Suisse". Ils s'installent avec François Populle dans ce qui est aujourd'hui la sous-préfecture, d'où le nom de "carrefour helvétique" donné à l'intersection des actuelles rues Jean-Jaurès et Anatole France. En face à cet endroit se trouvait aussi jadis le "café helvétique".

Le bâtiment de la sous-préfecture fut construit en 1770 par l'Architecte Lyonnais Jean-Antoine Morand, pour l'intendant Jacques de Flesselles. De son passé de banque, l'hôtel conserve toujours une chambre forte encore en place dans les murs sous le grand escalier d'honneur.

Pie VII se rendant au sacre de Napoléon 1er, Napoléon, la Duchesse d'Angoulême et autres célébrités historiques y séjournèrent.

Les banquiers obtiennent en 1827, la concession du canal latéral Roanne-Digoin. Ce dernier est creusé sur le bras gauche de la Loire et achevé en 1837. En 1838, on aménage le port et les rives.

Jusqu'en 1858, le port de Roanne est le deuxième port français. 250 000 bateaux (les "rambertes") transitent en provenance de Saint-Rambert. Il transportent 12 millions de tonnes de charbon, acheminés vers Orléans, Paris et l’estuaire.

Au début du XXe siècle, le port compte 600 000 tonnes de matériaux transportés : charbon, vins, huiles, tissus, briques et tuiles, etc. Son fret atteint son apogée en 1917.

L'ingénieur Léonce-Abel Mazoyer est chargé de la modernisation du port de Roanne et de sa desserte ferroviaire de 1890 à 1905. Un viaduc sur la Loire construit en treize mois est inauguré en 1858.

Roanne ayant refusé l'entrée du chemin de fer dans la ville, c'est sa voisine du Coteau qui est desservie par le chemin de fer depuis le 15 mars 1833, avec la liaison d'Andrézieux-Bouthéon, 3ème ligne de France.

Une nouvelle voie ferrée en direction de Paris par le nord et Saint-Germain-des-Fossés est achevée le 7 juin 1858. La gare construite par la compagnie du Paris Orléans, est mise en service par le P.-L.-M. à la même date.

Entre 1874 et 1918, on remblaie l'ancien lit principal et on aménage la place de la Loire avec les matériaux de démolition de la ville.

Le pont sur la Loire est pavé en 1889. Le tramway (voir sur la photo, suivi de la voiture "Buffalo") est installé en 1901. En 1909, les câbles électriques destinés à alimenter Roanne sont installés depuis l'usine de Pincourt du Coteau.

Après le tramway, et le tacot du faubourg Mulsant, les premières automobiles feront leur apparition vers 1934. Pour faire face à l'évolution de la circulation le pont a depuis été élargi.

En 1983, un nouveau pont rocade (N7) sur la Loire permet le contournement de la ville.

La prolongation de l'A89 fin 2012 mettra Lyon à moins d'une heure de Roanne et achèvera l'autoroute reliant Bordeaux à Genève via Lyon. Les travaux ont débuté le 28 juin 2008 par le creusement d'un premier tunnel souterrain de 4 kms à Violay. D'une distance de 49,5 km dont 31,5 dans la Loire, cette portion autoroutière reliera Roanne à la Tour-de-Salvagny à l'entrée de Lyon via Balbigny et Tarare, un chantier de 1,3 milliard d'euros.

La Gare SNCF est en cours de rénovations jusqu'en mars 2009. Elle sera dotée d'un espace de vente nouvelle génération au design revu et corrigé sur le modèle des gares de Saint-Étienne-Châteaucreux et de Lyon Part-Dieu. 3 300 voyageurs empruntent chaque jour 86 trains.

Depuis le 9 décembre 2007, la gare a une desserte cadencée comme l'ensemble du réseau TER Rhône-Alpes.

En 2008, le trajet Lyon-Roanne a comptabilisé 1 476 557 voyageurs (+11,5% sur 1 an).

Après avoir chargé pendant plus d'un siècle des millions de tonnes de charbon et de céramique, de sucre et de phosphate, de sable de Nemours, d'eaux minérales de Saint Galmier, de pâte à bois pour France Rayonne, de céréale et d'argile, le port cesse toute activité commerciale le 1er juin 1992. Il se reconvertit en 1993 vers le tourisme. Il est idéalement placé à moins de 5 mn à pieds des commerces du centre de la ville et géré par le Capitaine Hervé Pételet.

Avec une renommée aujourd'hui internationale, le prix d'amarrage y est un des moins chers de France. En 2002, plus de 300 bateaux de plaisance venus de toute l'Europe ont franchi l'écluse et fait escale dans la ville. Le port dispose d'une centaine d'emplacements.

À la fin du XIXe siècle, la desserte entre les différents quartiers de la ville se fait par des voitures publiques tirées par deux chevaux. Face au développement de la population, on installe trois lignes de tramway (Les Canaux-gare du Coteau, Saint-Clair - Cimetière, Carrefour - gare de Roanne). Les trams sont inaugurés le 1er janvier 1901. Il serviront jusqu'au 28 novembre 1949. Les premiers autobus font leur apparition en 1934.

La ville et la communauté d'agglomération avec le réseau de la "STAR" dispose d'un service de transports en commun très dense, géré par Veolia Transport et son directeur Patrick Charollois. Au 1er juillet 2008, le ticket à l'unité est vendu 1.15 €, le coupon mensuel à 29€ et la carte annuelle "liberté" à 15€ (sous certaines conditions).

Un pôle d'échanges (accessible aux personnes à mobilité réduite) du côté du quartier Mulsant, adossé à la gare, regroupe l'ensemble des transports urbains et interurbains ainsi que le bus assurant la desserte avec la Gare du Creusot TGV en 1H30. La gare routière abrite 9 lignes régulières (sur les communes de Balbigny, Neulise, Saint-Martin d'Estréaux, Ambierle, Renaison, La Gresle, Perreux, St-Alban-les-Eaux, St-Just-en-Cheval, St-Germain-Laval, Boën, Charlieu, Vougy, Chauffailles, Briennon) et 5 scolaires. En 2008, on estime à 18 000 le nombre d'entrées et de sorties quotidiennes sur le site du pôle d'échanges.

Marie-Hélène Riamon (1ère adjointe, finances), Jean-Philippe Madani (éducation et nouvelles technologies), Suzy Viboud (culture), Louis Gonnelli (sécurité et tranquillité publique), Pascale Vialle-Dutel (sports), Saïd Ayachi (urbanisme), Annie Fassolette (famille et petite enfance), Christian Prat (voirie, déplacements et accessibilité), Catherine Hary (jeunesse, éducation populaire et vie des quartiers), Samuel Jabrin (emploi, économie et coopération décentralisée), Françoise Pelletier-Travard (personnes agées et CCAS), Philippe Serreau (citoyenneté et vie associative), Joëlle Argot (communication interne et externe, personnel), Norbert Gipon (vie des quartiers), ces trois derniers étant également adjoints de quartier.

Christian Avocat (relations avec Grand Roanne Agglomération), Elisabeth Roche (santé et relations avec le centre de détention), Dolorès Ponramon (lutte contre les exclusions, la précarité et les discriminations), Alain Guillemant (les anciens combattants et les relations avec le Conseil Général), Emmanuel Maurin (environnement et espaces verts), Maurice Durand (service funéraire public), Chantal Bravard (embellissement de la ville), Giuliana Maestracci (habitat, logement et jumelage), Jeannine Bernay (les handicaps), Paul Paput (commerce et artisanat, Président d'ARCADIA), Hicham Mohcine (jeunesse et vie étudiante), Yoann Anselmini (la famille), Françoise Dessale (patrimoine, foncier et assurances), Yildiz Bingol (mieux vivre ensemble), Jean-Pierre Moal (commande publique, appels d'offres et commissions de sécurité).

Yves Nicolin, Jean-François Vial, Annie-Claude Souchon, Brigitte Durantet, Monique Guillermin, Christian Maisonneuve, Antoine Gerdaoui, Roland Mignard, Rose Malderieux.

La première alerte pour Yves Nicolin s'est produite aux législatives du 17 juin 2007. L'ancien maire, conserve alors de justesse son siège de député sur la 5ème circonscription de la Loire (50,67% contre 49,33%), bien que déjà devancé sur les bureaux de vote de la ville par Laure Déroche.

Aux présidentielles de 2007, Roanne s'est prononcée pour Nicolas Sarkozy par 50,49% des voix contre 49,51% pour Ségolène Royal.

Grand Roanne Agglomération regroupe les communes de Roanne, Riorges, Mably, Le Coteau, Villerest, et Commelle-Vernay, soit 68 190 habitants (données du recensement 2009).

Depuis le 18 avril 2008, elle est présidée par Christian Avocat, 65 ans, ancien 1er adjoint de Jean Auroux.

La ville est subdivisée en 2 cantons, Roanne-Nord administré par le conseiller général Alain Guillemant (PS) et Roanne-Sud administré par le conseiller général Bernard Jayol (PS).

Le compte administratif de la Ville validé par le Trésorier Public fait apparaître une baisse de la dette de 30% entre 2001 et 2008 ainsi qu'un excédent budgétaire de 12 M d'Euros au 31 décembre 2007.

Au 31 décembre 2007, l'encours de la dette de la Ville est de 30 millions d'euros, dont 65% à taux fixe. Par ailleurs la municipalité garanti 60 millions d'euros pour le compte d'organismes extérieurs comme Roanne Habitat.

La municipalité emploie en 2008, quelques 700 agents. Cette même année, les PV dressés par la Police Municipale s'élève à 622.000 €.

Le 19 décembre 2008, la ville rend public l'audit de ses finances .

Le 27 janvier 2009, la municipalité contrairement à ses engagements de campagne, annonce une hausse de la fiscalité de 5% pour les taxes d'habitation et du foncier bâti.

En octobre 2008, les statistiques de la FNAIM pour le troisième trimestre montrent une nouvelle chute moyenne de 10%: 11% pour les studios T4 et T5, 34% pour les T2 et T3, 9% pour les maisons et 34% pour les terrains.

Dans une note de conjoncture, la CNAB Loire souligne qu'un nouveau cycle baissier est entamé depuis la mi-2007. Les experts prédisent une première baisse moyenne des prix comprise entre 3% et 5% sur 2008 / 2009.

En 2008, le salaire moyen d'un couple roannais empruntant au Crédit Immobilier de France est de 2.300 Euros.

En 2008, on compte sur l'agglomération de Roanne, 32 500 résidences principales dont 6 400 logements sociaux soit 23% du parc (loi SRU). Le parc locatif social est réparti entre trois principaux bailleurs: l'Office publique Roanne Habitat (4 413 logements), le Toit Familial, organisme HLM privé (1 747 logements) et Loire Habitat, Office publique départemental (314 logements).

Face à la pénurie de logements, dans les années 1950, les premiers grands ensembles HLM sont construits en 1956 au sud de la ville dans le quartier du Moulin-à-vent.

Depuis juillet 2008, pour favoriser la démocratie participative, les huit quartiers (Clermont, Mulsant, Paris, Arsenal, Le Parc, Charlieu, Bords de Loire, Centre), disposent chacun d'un "conseil de quartier" de 40 membres résidents élus pour deux ans (24 volontaires, 8 issus des listes électorales, et 8 représentants des associations, institutions et professionnels). Ils sont chacun dotés d'un budget annuel maximum de 5.000 Euros.

Le plus récent des quartiers de Roanne. Comme son nom l'indique, voit le jour avec la décision le 13 octobre 1916 d'Albert Thomas, alors sous-secrétaire d'État à l'armement, de créer à Roanne un atelier pour produire des obus et des canons lourds. Le projet et la réalisation sont confiés à l'ingénieur Charles Emile Hugoniot. Le 7 janvier 1917 les maires de Mably et des communes environnantes sont informés par le Sous-Préfet de la construction d'un futur Arsenal. Annonce mal accueillie car l'état demande de créer les infrastructures d'une ville: égouts, rues, abattoirs, tramway, écoles, police, octroi etc...André Citroën fit un court passage à Roanne (locataire au château de Mably et non pas au Château de Matel après avoir occupé la villa de la Martinière) où il supervisera avec une partie de son personnel parisien l'installation d'une chaîne de production entre juin et novembre 1918, ses usines du quai de Javel étant menacées par les Allemands. (En 1919 A.Citroën, absent de Roanne, achète et revend 6 mois plus tard le château de Mâtel) L'Arsenal compte 3 bâtiments - Somme, Verdun, Marne sur les cinq prévus. À l'armistice de 1918, l'Arsenal n'a pas atteint son objectif de production car il est encore en construction ainsi que ses cités. Il était alimenté par une importante centrale thermique, par le chemin de fer et par l'eau avec la construction d'un port, vers Bonvert. C'est à partir des années 1950 et l'extension de Roanne que le quartier de l'Arsenal va se développer par la construction de maisons et lotissements sur Mably. Les cités ouvrières situées sur les communes de Mably et de Roanne furent construites en même temps que l'établissement à partir de 1917.

Le 1er janvier 1920 l'Arsenal met à disposition de la ville de Roanne les locaux de son école publique ouverte en octobre 1918.

En 1817, les 2 fils collaborent à l'achat à la limite du marais de terrains pour y construire de petites maisons individuelles surnommées les " Baraques" (dans le bas de l'actuelle rue Mulsant) où seront installés leurs ouvriers tisseurs. Jean-Pierre fait faillite, et Sébastien devient en 1796 maire de Mably.

En 1863, la Mairie de Roanne obtiendra l'annexion de ces terrains qui prendront officiellement le nom de faubourg Mulsant.

Le quartier voit l'arrivée des Frères Montgolfier en 1823. Ils construisent une papeterie au-dessus de la rivière du Renaison et installe au début de la rue Mulsant un entrepôt. Les papiers fabriqués par les Montgolfier ont pour emblème un phénix. C'est ce nom que Roanne donnera au dépôt qui depuis 1846 a été transformé en orphelinat par les sœurs Saint-Charles.

Le réseau des CFDL (Chemin de Fer Départementaux de la Loire) voit le jour en 1901 avec le chemin de fer de la Côte et l'ouverture de la 1ère ligne Roanne-Boën. En 1909, il relie Renaison, puis Vichy en 1910. On surnomme ce train le "Tacot": il part de "l'Octroi" situé aux Canaux au faubourg Mulsant. En 1936, la CFDL est raccordée à la gare de Roanne et le départ déplacé au 22 rue Mulsant. En 1935 la construction du pont autoroutier des Promenades Populle supprime le passage à niveau de la voie SNCF vers Lyon et Saint-Étienne. Dès 1933 apparaissent les premiers autobus. Ils marquent la disparition progressive de la CFDL.

Aujourd'hui la vie commerçante du quartier a beaucoup décliné, après l'ouverture fin 1993 à l'entrée de Riorges du centre commercial "Les Portes de Riorges" avec l'hypermarché E.Leclerc. Il reste néanmoins rythmé chaque dimanche matin par le marché de la place Victor Hugo. Les commerçants réunis dans l'association "Mulsant-Canaux" rencontrent la Mairie en juillet 2008 pour lui proposer des idées destinées à redynamiser le quartier: zone bleue, rénovation de l'habitat, espaces verts, résidences pour personnes agées.

Depuis le 7 mai 2008, le quartier est relié par une passerelle donnant entre le nouveau pôle d'échanges et la gare de Roanne.

Sa croissance récente dans l'histoire, est liée aux implantations industrielles autour du bassin de l'Oudan avec notamment la société "France-Rayonne". En 1957, l'école de la Livatte ouvre ses portes. Elle marque le début du développement du quartier de Mâtel.

Un ancien marécage. Le quartier se développe après 1750, quand Trudaine, un des créateur du réseau routier en France décide l'aménagement de la route entre Paris et Lyon, future Rue Nationale puis Route nationale 7.

Il se développe vers 1830, une fois installée une passerelle permettant de franchir la rivière du Renaison. Le quartier débutait rue Brison où se trouvait l'importante manufacture de quincaillerie et fabrique de boutons de Joseph et Michel Alcock. Des tanneries comme Fortier Beaulieu et Desbenoit s'installèrent le long de la rivière du Béal, affluent du Renaison. Une filature pris place en 1830 en bordure du Collège Jules Ferry: le bâtiment subsiste toujours comme centre administratif du collège.

Le faubourg Clermont a longtemps hébergé une population immigrée d'Afrique du Nord dans les grands ensembles HLM du Mayollet. Dans les années 1980/90 il a fait l'objet de nombreux travaux de démolition et de réhabilitation. Le quartier permet de rejoindre l'autoroute A89 en direction de Thiers et Clermont-Ferrand.

En 1957, on pose la première pierre du "Baticoop" dans le quartier du Parc des Sports. C'est ce que l'on a appelé les "cités-jardin", des logements autour d'un espace vert. C'est dans ce quartier que dans les années 1970 s'implante l'usine "Michelin".

Avec le projet de réforme 2007 de la carte judiciaire et la fermeture du Tribunal de Montbrison, le Tribunal de Grande Instance de Roanne voit sa position renforcée.

L'histoire de la ville est étroitement liée à celle de ses prisons: de Mandrin qui s'évada en 1754 de la prison du château à Claude Berri qui tourna des scènes du film "Uranus" en 1989, dans les cellules désaffectées de la rue Jean Macé .

424 157 €, le budget des juridictions roannaises; 738, le nombre de jugements prononcés par le tribunal correctionnel; 299, le nombre de couples en instance de divorce ou de séparation; 197, le nombre de mineurs délinquants convoqués devant le juge des enfants; 66, le nombre de suspects mis en examen par le juge d'instruction; 21, le nombre de personnes placées en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention; 4,4 mois, le délai moyen de jugement, toutes affaires confondues du TGI de Roanne.

Selon l'hebdomadaire le Point du 5/02/2009, la commune se classe 15ème commune du département de la Loire par le taux du niveau de revenus de ses habitants (parmi les revenus supérieurs à la tranche fiscale de 97500 euros, 121 foyers fiscaux ont déclarés en moyenne en 2008, 203017 euros de revenus annuels). Au niveau national elle est la 826ème ville des contribuables les plus aisés de France .

Saint-Paul, Saint-François d'Assise, Arago (professionnel).

Le Lycée Carnot dirigé par le proviseur Denis Bégard obtient en 2007, le meilleur indicateur de réussite des établissements de la Loire pour les examens avec 97 % dont 100% pour la série S .

En 2008, sur le pôle lycée Carnot-Sampaix, le taux de réussite pour le bac général est encore de 96.55%. Pour la rentrée 2008 / 2009, les effectifs attendus sont de 340 élèves au lycée Sampaix et 560 au lycée Carnot, qui lui, propose en outre 1) une filière STI (Sciences et Techniques industrielles): Productique, Systèmes motorisés et mécanique auto, électrotechnique 2) BTS conception des produits industriels, mécanque et après-vente auto 3) CAP MVA 4) BEP Conduite et services dans le transport routier 5) BEP métiers de la mode 6) BEP électrotechnique 7) BEP MPMI, MSMA, MVM 8) BAC Pro SEN, EEEC, MEI, métiers de la mode, Technicien usinage.

Le lycée Jean-Puy accueille près de 1 000 élèves et 100 professeurs. En 2008, sur 319 candicats au baccalauréat, 277 ont été reçus dont 99 avec mention, soit 87% de taux de réussite. Après avoir été agrandi en 1968, le lycée Jean-Puy programme des travaux importants pour 2011 - 2012.

Depuis la rentrée 2008, la filière automobile est présente dans de nouveaux locaux au lycée Sampaix. Elle propose un CAP et un BEP (60 élèves), un BTS (27 élèves), un Bac STI (51 élèves) et à la rentrée 2009, un Bac Pro (en 3 ans).

En 2009, le Conseil Général de la Loire lance un concours d'architecte pour la restructuration du collège Jules Ferry.

L'Université Jean Monnet de Saint-Étienne a décentralisé une partie de ses enseignements à Roanne.

L'Université Lyon I Claude Bernard, l'école d'ingénieurs l'ISTIL est présente à Roanne depuis 1992 avec un Département Systèmes Industriels (productique) et le soutien financier de Grand Roanne Agglomération et de la CCI du Roannais.

A la rentrée 2008, l'Université Jean Monnet propose à Roanne aux titulaires d'une licence, une nouvelle formation de Master (2ans) en génie industriel, autour de la découverte et de l'apprentissage de l'utilisation des outils d'aide à la décision pour la conception et le pilotage des processus industriels.

La communauté d'agglomération va se doter en 2009 d'une agence pour le développement de l'enseignement supèrieur.

L' A.F.P.A. de Roanne emploie 35 formateurs et agents de service qui accueillent jusqu'à 200 stagiaires dans des domaines divers comme le tertiaire, l'industriel ou la restauration.

De Roanne, on connait souvent sa gastronomie et son textile...

Les commerçants sont regroupés dans l'association "Vitrines de Roanne", particulièrement active; Présidée par l'assureur Paul-Eric Dupont, elle a reçu en janvier 2008, le pannonceau d'or récompensant au niveau national les unions commerciales les plus innovantes et entreprenantes.

Dans le magazine l'Express du 18 décembre 2008, Mme le Maire s'engage à rénover les rues piétonnes, la place des Promenades Populle, la place du Marché et celle de l'Hôtel de Ville à partir de 2010.

L'industrie textile semble naitre à Roanne au début du (XIXe siècle) dans le quartier Mulsant (qui appartient alors à Riorges). Jean-Pierre Mulsant, originaire de Thizy, achète des terrains du clergé devenus biens nationaux sous la Révolution et y implante les premiers logements-ateliers nommés "baraques Mulsant". Jean-Pierre Mulsant connaissant quelques difficultés financières, son frère Sébastien reprend l'affaire sous l'Empire.

Au passage, signalons que le tissu "Vichy" popularisé dans les années 1950 par Brigitte Bardot est d'origine roannaise notammment grâce à Lucien Langénieux, technicien du tissage, inventeur et représentant la firme suisse Rüti, qui propose dès 1920 un métier automatique très performant à quatre couleurs.

Le 18 juin 2008 le groupe allemand Döring-Guhema installé à Hockenheim sauve une nouvelle fois l'entreprise qui est rebaptisée "Ultra Nova SAS". Dirigée par Mr Claude Waltz, elle produira aussi des scies bi-métal avec un effectif de 94 salariés (sur 150 auparavant et près de 600 dans les années 80).

La ville a subi une profonde crise économique dans les années 1970 lorsque l'État diminue ses activités d'armement. Dans le textile c'est aussi la crise avec le début de la concurrence étrangère à bas coûts.

Le site roannais dirigé par Dominique Guillet, produit en 2008 jusqu'à 10 véhicules par mois. En 2007, Nexter a réalisé un C.A. de 587 M€ avec un carnet de commande plein pour les 3 ans à venir.

Le tissage et la bonneterie sont aussi représentés par "Carré Blanc", "Dévernois" (400 employés dans le groupe dont 150 sur le site, 48,5 M€ de C.A. en 2007), "Christian Cane", "Rhodamel", "Pauporté", "Marcelle Griffon" ou "Rotkopf".

En 2008, le Tribunal de Commerce de Roanne enregistre 113 nouvelles procédures collectives contre 116 en 2007 et 121 en 2006.

La ville compte un Lions Clubs, de 32 membres, fondé par le docteur René Margotton et présidé en 2008 par Mr Bernard Demeure-Besson.

40 ha uniques en bord de Loire pour découvrir la flore et la faune, avec observatoire, affûts, sentier pédestre, 2 étangs et espace muséographique: Des films sont projetés, un espace est dédié aux expositions. On trouve un castor, des perroquets, des libellules... Le site est ouvert tout l'été.

Une autre gravière existe à Roanne, entre le canal et la Loire avec 30 ha de plan d'eau pour observer les différentes espèces d'oiseaux.

Ancien hôtel de M. de Valence de Minardière, conçu par Lavoipierre, le bâtiment est acheté en 1892 par Joseph Déchelette. Le musée est créé en 1844 par l'archéologue Joseph-Antoine-Fleury-Léonard Mulsant (frère de Sébastien et Jean-Pierre créateur à Roanne du faubourg Mulsant). Il en fut le conservateur jusqu'à sa mort en 1851. Après la mort au front de Déchelette en 1914, sa veuve le céde à la ville en 1923.

L'amateur d'art et d'histoire verra les collections archéologiques de Joseph Déchelette et ses successeurs (art et artisanat celtique et gallo-romain), d'importantes collections artistiques du XVe au XXe siècle avec bien sûr plusieurs toiles de Jean Puy, mais aussi de Maurice Tête, Maurice Aubret, Michel Degenne, etc., une exposition permanente d'art africain sous les combles réaménagés, et une autre exposition permanente consacrée à la céramique artistique contemporaine. Enfin, il verra une collection de céramiques révolutionnaires inaugurée le 23 juin 1989 par le président François Mitterrand.

On peut aussi consulter de très nombreux ouvrages et documents dans la bibliothèque attenante, créée par Déchelette lui-même.

La conservatrice actuelle est Brigitte Bourret.

Le premier conseil municipal se déroule le 27 octobre 1874 dans une salle qui deviendra plus tard la salle Charles de Gaulle. Aujourd'hui il s'y tient encore.

La fontaine place de l'hôtel de ville est l'œuvre de Charles-Louis Picaud. Elle rend hommage au maire François Populle qui avec l'aide de 20 000 paysans défendit la ville en 1814 face aux autrichiens. Cet acte de courage valut à Roanne la croix de la Légion d'Honneur sur décret de Napoléon III le 4 mai 1864.

En 1767 Jacques de Flesselles fera appel au célèbre Architecte-Urbaniste Lyonnais Jean-Antoine Morand (futur créateur du quartier des Brotteaux à Lyon) pour la construction de cette magnifique demeure, qui fut terminée en1770. L'hôtel de la sous Préfecture abrite entre autres, un salon Louis xv octogonal à la décoration classé monument historique et comportant de très belles boiseries, un plancher marqueté et à chacune des quatre portes, serrure et clé représentant les signes d'un jeu de cartes. Ce salon était utilisé jusqu'en 1981,comme bureau du sous-Préfet.

On peut y voir le buste en marbre de François Populle réalisé par Nicolas Lescornel ainsi que le couple "les pauvres gens" de Charles-Louis Picaud. Après avoir hébergé le nœud central du réseau de bus, dans les années 1970, c'est aujourd'hui un parc agréable. Le kiosque à musique est toujours présent. Le jardin dispose d'un joli parc de jeux pour enfants.

Voulue par le maire Jean Auroux, elle ouvre ses portes en 1997. Imaginée par l'architecte Jean-Louis Godivier, elle offre un lieu vaste et lumineux, pour la lecture, la découverte et l'échange. Elle met à la disposition du public plus de 120 000 documents imprimés, sonores audiovisuels et multimédia à emprunter et à consulter ainsi que des accès internet. Elle s'appuie sur des collections encyclopédiques et pluralistes et favorise l'accès aux différentes formes d'expressions culturelles.

Il remplace les cinémas "le Médian" et "le Palais des Fêtes". Ce dernier, en plus d'un cinéma, fut un dancing très fréquenté et un haut lieu du music-hall dans les années 1960/70 (Maurice Chevalier, Édith Piaf, Charles Aznavour, Johnny Hallyday, Sylvie Vartan... s'y sont produits), avant de devenir uniquement un cinéma en 1976.

L'histoire du cinéma à Roanne remonte à 1908, avec l'ouverture de la première salle, l'Eden, place de l'hôtel de ville. D'autres cinémas verront le jour comme le "Z", aujourd'hui remplacé par la discothèque "Le Thé Dansant", l'"Empire" rue Charles de Gaulle, où le Médian (ex-Majestic, rue A. France)récemment fermé en 2007.

Un somptueux théâtre à "l'italienne". Sur décision du maire Alexandre Raffin, il fut construit en 1884 par l'architecte Barberot et inauguré en 1885 par une représentation du "Barbier de Séville". D'une capacité de près de 560 places il offre un nouveau programme culturel chaque saison. En janvier 2009, Anne-Marie Barret est nommée à la direction du théâtre municipal.

Le "Scarabée" est un bâtiment conçu par l'architecte Alain Sarfati. Il accueille sur la commune voisine de Riorges, un grand nombre de manifestations : salons, spectacles, concerts, conventions d'entreprises, séminaires, congrès, assemblées générales.

Quelques chiffres à propos de la salle du "Scarabée": 6,600 m2 - 5.500 places - 23 millions d'euros d'investissements de la part de Grand Roanne Agglomération. La gestion et l'organisation ont été confiées à l'entreprise internationale GL Events dirigée localement par Laurence Bussière.

Le "Scarabée" est inauguré le 8 décembre 2008 par un concert de Charles Aznavour.

Sur ses 2 premiers mois d'exploitation, le Scarabée est un succès; Toutes animations confondues, il a attiré près de 58 000 personnes pour 40 000 attendues.

Le programme du premier semestre 2009 prévoit notamment les spectacles de Julien Clerc, "Age tendre et têtes de bois", Francis Cabrel, Patricia Kaas, Patrick Bruel, Chantal Goya et Elie Semoun.

7ème édition de ce festival en octobre 2009: Artistes, restaurateurs et métiers de la bouche, font de Roanne une des capitales nationales de la gastronomie : déjeuners et dîners-spectacles, soirées dégustations aux Halles Diderot, ateliers gastronomiques et d'œnologie… Le festival a déjà reçu les comédiens Pierre Richard et François Morel.

L'édition des 13 et 14 septembre 2008 rend un hommage à l'aviation de Antoine de Saint Exupéry à nos jours. Elle accueille la patrouille de France, ou encore les Red Arrows britanniques sous les commentaires du journaliste Bernard Chabbert.

Sous l'impulsion et le dynamisme du chef Michel Troisgros et de la renommée de son célèbre restaurant, les bonnes tables et les bons vins sont légions et d'une manière générale, variés et d'un bon niveau.

Roanne est le premier ambassadeur du vignoble de la Côte Roannaise. Ces vins rouges (et rosés) en provenance des coteaux environnants de la Côte Roannaise sont ciselés sur 200 ha, répartis sur 14 communes et classés AOC avec une production annuelle de 10.000 hectolitres. Certainement d'origine gallo-romaine ils sont issus du seul cépage Gamay appelé ici Saint Romain cultivé sur des sols granitiques.

L'École des Trois Ponts de René Dorel située dans la "Villa Beaulieu" sur la commune voisine de Riorges, accueille chaque année 200 à 300 étrangers désireux de parfaire leurs talents culinaires et leur pratique de la langue et de la culture française.

Auguste Pralus invente en 1955 la "Praluline". Spécialité culinaire de Roanne, cette brioche aux pralines haut de gamme est confectionnée à base d'amandes et de noisettes choisies chez les meilleurs producteurs. Aujourd'hui, le fils d'Auguste Pralus, François est un maître-chocolatier renommé. La boutique se trouve depuis 60 ans dans les rues piétonnes.

Roanne compte 14 hôtels offrant 512 chambres.

En 1930, un bourguignon Jean-Baptiste Troisgros et son épouse Marie (Mémé Forte ! comme se plaît à l'appeler son petit-fils Michel ), reprennent face à la gare l'Hôtel des Platanes. Ils le rebaptisent à l'époque "Hôtel Moderne". Aujourd'hui "La Maison Troisgros" affiche toujours"Trois Etoiles" au Guide Michelin sans discontinuer depuis 1968 !

L'hôtel (4 étoiles) est membre de "Relais & Châteaux" depuis 1966.

En 2007, le guide américain de référence Zagat Survey (en) a élu " La Maison Troisgros" meilleur restaurant mondial.

La place devant le restaurant porte le nom de Jean Troisgros décédé en 1983. Elle est ornée d'une œuvre du sculpteur Arman et représente un empilage de fourchettes.

Michel Troisgros propose également une cuisine traditionnelle dans un autre restaurant à Roanne, "Le Central" (surnommé "l'annexe"), sur le cours de la République toujours face à la gare. Michel Troisgros exporte la cuisine de Roanne, à Iguerande avec la Colline du Colombier, à Paris, à Moscou et à Tokyo.

C'est dans cette fameuse maison et dans la région de Tarare (Rhône) que furent tournées certaines séquences du film d' Etienne Chatiliez en 1995 "Le bonheur est dans le pré" avec Michel Serrault et Eddy Mitchell.

Le centre hospitalier, actuellement dirigé par André-Gwenaël Pors emploie en 2008, 1786 personnes - le 1er employeur de la ville - avec 210 médecins. Il regroupe toute les spécialités cliniques (médecine, cancérologie, chirurgie, gynécologie obstétrique, pédiatrie, psychiatrie...), d'une capacité de 1048 lits et dispose d'une maternité de niveau 2 . Il est, depuis 2002, en restructuration complète. Le chantier du site principal, représente 140 millions d'investissement, en site occupé, et est piloté par le cabinet d'architecture Groupe 6. Une partie du site secondaire, sera bientôt rapatrié en centre ville, avec la reconstruction du pôle de psychiatrie (mandataire: Léon Gross - Keops Architecture), et la création du centre de médecine physique et de réadaptation fonctionnelle du roannais, en partenariat avec Roanne Mutuelle EOVI. Le plan stratégique du centre hospitalier se fixe des objectifs ambitieux jusqu'en 2014. Enfin, une communauté hospitalière de territoire est en cours d'élaboration avec les hôpitaux locaux et les maisons de retraite du territoire de santé roannais.

Selon le magazine l'Express, qui publie en janvier 2009 le classement des hôpitaux les plus sûrs de France, sur 223 classés de plus de 300 lits, le centre hospitalier de Roanne figure à la 173ème place.

Toujours selon cette enquête, sur 324 cliniques classées de plus de 100 lits, la clinique du Renaison se situe à la 261ème place.

La ville compte près de 15 000 licenciés, pour 165 clubs et 52 disciplines..

Le cyclisme à Roanne est représenté par le VRC (Vélo Club Roannais) et le CR4C, le club roannais des 4 chemins car, créé au carrefour des 4 routes (Réaumur, Vichy, Joanny Augé, Mulsant) aujourd'hui rond-point des Canaux au faubourg Mulsant. Le CR4C est champion de France de DN1 en 2008.

Historiquement, la première épreuve du tour de France passe une première fois à Roanne le 1er juillet 1903 lors de la 1ère étape Paris (Montgeron) - Lyon (467 kms). Le premier Roannais à s'illustrer dans la grande boucle est Joseph Normand en 1921 (23ème au classement général sur 38 coureurs).

L'équipe de rugby à XIII Le Racing Roanne est créée le 30 juin 1934. Le club est l'un des dix fondateurs de la discipline aux côtés de l'ex-quinziste international Jean Galia. La nouvelle équipe participe au premier championnat de France en 1934 en se classant 2ème. Le club remporte ses premiers titres nationaux en 1938 et 1939 contre Villeneuve-sur-Lot. Au total il a été cinq fois champion de France (1939, 1947, 1948, 1960, 1986), deux fois vainqueur de la Coupe (1938, 1962) et trois fois finaliste (1962, 1971, 1984). L'équipe doit beaucoup à l'industriel textile, Claudius Devernois, son Président durant près de 30 ans. En 2008, faute de finances suffisantes, l'équipe présidée par Bernard Vizier évolue en "Région" dans une poule comptant quatre équipes.

L'équipe de rugby à XV, l'ASR XV présidée par Vincent le Gallic accuse en 2008 un déficit conséquent de 120 000 € compensé par une subvention municipale annuelle et définitive portée à 70 000 € et une avance de 50 000 € remboursable sur cinq ans. L'ASR XV propose une école de rugby.

Le club "Mâtel-Sport-Canoë-Kayak" est implanté dans la base nautique René Captier en contre-bas de la levée de la Loire, près des jardins ouvriers du Faubourg Clermont. Il a été créé en 1948 par le comité d'entreprise de l'usine de textiles artificiels de Mâtel (disparue aujourd'hui). La section Canöé-Kayak de Roanne est l'un des plus important club de course en ligne de la région Rhône-Alpes. Le club se déplace sur toutes les compétitions inter-régionales et nationales organisées par la Fédération française de canoë-kayak. "Mâtel Sport-CK" pratique occasionnellement la descente de rivière et consacre l'essentiel de ses activités à la randonnée d'initiation sur la Loire et surtout à la "course en ligne". Cette discipline se pratique en vitesse sur 200, 500 ou 1 000 mètres, en fond sur 5 kilomètres (quatre distances communes à toutes les catégorie sauf minimes et plus jeunes) et en Marathon sur 35Km (pour les Seniors). Le club accueille les mercredi et samedi après-midi à 14h.

Le club d'aviron de Roanne Le Coteau (CAR) avec plus de 700 adhérents est le plus important des 4 associations de rameurs de la Loire.

Le club de hockey des Renards roannais a eu 30 ans en 2008.

Le Golf du Roannais , présidé par Henri Drajnudel est situé à Champlong, sur la commune limitrophe de Villerest.

Aux abords du parcours, se situe le restaurant du Château de Champlong dans une somptueuse demeure du XVI siècle. La bâtisse a appartenu à César Auguste Michelin en 1854, avant d'être cédée en 1891 à la famille de l'industriel papetier Jules Rabourdin, puis rachetée en 1993 par le chef-restaurateur Olivier Boizet.

Le Club Athlétique du Roannais (C.A.R) est présidé par Alain Tacher. Il accueille les débutants comme les confirmés, dès 6 ans. Il possède une école d'athlétisme forte de plus de 70 enfants âgés de 6 à 12 ans, pour un total de 250 licenciés. Il fait partie du Comité d'Athlétisme de la Loire, de la Ligue d'Athlétisme Rhône-Alpes et de la FFA. Il possède un coach athlétisme et santé qui entraîne et enseigne une remise en forme pour toutes les personnes qui ne font plus ou pas de sport, de manière progressive et non compétitive. Les jeunes du CAR ont remporté pour la 3ème année consécutive le challenge estival de la Loire et pour la 2ème fois de suite, une équipe minimes s'est qualifiée parmi les 30 meilleures de France pour accéder au championnat de France de leur catégorie. Plusieurs internationaux sont sortis des rangs du club roannais comme Adeline Roche ou Paméla Baert dernièrement. Le club s'entraîne sur le stade Malleval de Roanne et au COSEC de Mably.

La Halle André Vacheresse abrite les rencontres de basket Pro A. Sa capacité devrait être porté de 3 000 à 5 000 places à l'horizon 2010.

Roanne possède 5 stades (dont le plus important "Henri Malleval"), 8 gymnases, 1 skate-parc, 3 terrains multisports, une patinoire, un pétanquodrome couvert, un bowling privé, un centre Nautique moderne, "le Nauticum", découvrable l'été.

La municipalité en 2009 forme le projet d'un nouveau pôle sportif dans le quartier Fontalon-Saint-Clair avec notamment un nouveau terrain synthétique.

Brasserie "La Taverne Alsacienne" à Roanne.

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Canal de Roanne à Digoin

Port de Roanne

Le canal de Roanne à Digoin est un canal latéral au gabarit Freycinet longeant la Loire.

Long de 55,6 kilomètres, il comporte 10 écluses et relie les villes de Roanne (42) et Digoin (71).

A Chavane, commune de Chassenard (03), à un kilomètre de Digoin, il rejoint le Canal latéral à la Loire qui forme son prolongement vers Briare. De l'autre côté, le même canal Latéral à la Loire va, après avoir franchi la Loire au moyen du pont-canal de Digoin, se raccorder un kilomètre plus loin au Canal du Centre qui le relie à la Saône et donc au bassin du Rhône.

A Roanne le canal prend naissance dans le bassin du port, en communication directe avec la Loire qui l'alimente.

Deux autres écluses, Artaix n°4 et Chassenard n°8, présentent chacune une chute de 6 m. Celle de Roanne, à l'opposé, n'a qu'un dénivelé de 0,60 m.

Le canal de Roanne à Digoin est un des très nombreux canaux inscrits dans le Plan Becquey défini par les lois du 5 août 1821 et 14 août 1822 par le ministre Louis Becquey (en fait, son titre exact est directeur des Ponts et Chaussées).

Le but du canal est de suppléer à l'insuffisance de la Loire face à la demande croissante de l'industrie en plein essor (c'est la Révolution Industrielle). Sa deuxième fonction est de contribuer à l'alimentation en eau du Canal latéral à la Loire.

Les travaux débutent en 1832, et le canal est ouvert en 1838, en même temps que le canal Latéral à la Loire.

Le canal est financé par la Compagnie Franco-Suisse composée de financiers roannais et genevois. Son siège est à la banque Devillaine, près du carrefour Helvétique qui tire son nom de cette compagnie. La banque deviendra par la suite la sous-préfecture de Roanne.

L'ingénieur chargé des travaux du canal est Pierre-Benoit De Varaigne.

Il comporte alors 13 écluses de 31 m sur 5,20 m. Son mouillage est de 1,60 m pour accueillir des bateaux enfonçant 1,20 m, sa hauteur libre sous ouvrages est de 3 m. Les bateaux peuvent porter jusqu'à 150 tonnes. C'est le « gabarit Becquey ».

Un barrage est établi sur la Loire, à Roanne, afin d'en relever le niveau pour alimenter le canal par un passage entre eux deux, le "linquet". Ce premier barrage est emporté par la crue de 1846, et remplacé aussitôt par un autre, bien plus en aval, composé d'un déversoir fixe en oblique, et d'une passe navigable mobile à aiguilles de 70 m de large.

1863 : le canal est racheté par l'État qui entreprend de grands travaux de transformation pour le rendre plus compétitif par rapport à la voie ferrée déjà très agressive.

1890-1905 : Mise au gabarit Freycinet. Les écluses sont ramenées à 10, aux dimensions de 39 m sur 5,20 m. Trois groupes de deux écluses très rapprochées sont transformés en écluses de haute chute, les trois mentionnées plus haut. Le mouillage est porté à 2,20 m, la hauteur libre à 3,50. Les bateaux peuvent porter 250 tonnes, et parfois même 280.

L'ingénieur chargé de ces travaux est le célèbre Léonce-Abel Mazoyer (1846-1910), auteur du pont-canal de Briare. Il est secondé par l'ingénieur ordinaire Lesierre.

En 1909, le barrage de 1846 est remplacé par un troisième ouvrage, un peu plus en amont, entièrement mobile. Ce barrage est modernisé en 1939, puis restauré à partir de début 2005.

L'apogée du transport sur ce canal se situe en 1917. Néanmoins, la chute de son fret ne sera dramatique qu'à partir des années 1960 et surtout 1970. On parle même de le couvrir en partie pour en faire une voie rapide.

En juin 1992 : La CCI de Roanne décide l'arrêt de l'exploitation commerciale du port de Roanne. La navigation de plaisance a déjà pris le relais. Dès lors, Le port de Roanne commence à être réaménagé pour cet usage.

Le canal est géré et entretenu (tant bien que mal, à cause de l'effectif réduit : 15 personnes en tout et pour tout) par la DDE de la Nièvre, subdivision de Decize. Il est à cheval, pour un tiers chacun, sur trois départements, la Loire, la Saône-et-Loire et l'Allier qui appartiennent à trois régions différentes : Rhône-Alpes, Bourgogne et Auvergne, ce qui ne va pas dans le sens d'une simplification de sa gestion.

Il appartient encore aux Voies navigables de France, c’est-à-dire à l'Etat. Mais sa vente aux collectivités locales est envisagée dans le cadre de la mise en place d'un "réseau régional" dévolu au tourisme.

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Communauté d'agglomération Grand Roanne Agglomération

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La communauté d'agglomération Grand Roanne Agglomération est une structure intercommunale française, située dans le département de la Loire et la région Rhône-Alpes.

Les indemnités mensuelles allouées aux président et vice-présidents sont en 2008; 2993 euros pour le Président, 1571,33 euros pour chacun des vice-présidents et 1047,55 euros pour deux conseillers communautaires délégués.

Le Directeur général des services est depuis mai 2008, Philippe Prudhomme, auparavant ingénieur en Chef au Grand Lyon.

Les comptes administratifs font ressortir en 2007, un budget général avec 114,6 millions d'euros de dépenses pour 106,9 millions de recettes, soit un solde négatif de 7,7 millions d'euros.

Le budget d'investissement lui est en déficit de 3,5 millions d'euros.

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Gare de Roanne

Gare de Roanne.JPG

La gare de Roanne est une gare ferroviaire située la commune française de Roanne (département de la Loire).

Elle dépend de l'Établissement Traction Rhône-Loire situé à Saint-Étienne.

3 300 voyageurs y empruntent chaque jour 86 trains.

En profitant de la construction du multiplexe et de la gare routière, elle fera l'objet d'une importante rénovation intérieure et extérieure entre juin et décembre 2008. A l'issue de ces rénovations, la gare aura une peinture jaune poussin et gris souris, et sera dotée d'un NEV (Nouvel espace de vente). Cet espace de vente nouvelle génération de la SNCF regroupe départs immédiats et toutes ventes dans un design revu et corrigé en prenant modèle sur les NEV de Saint-Étienne-Châteaucreux et de Lyon-Part-Dieu.

On peut y trouver deux billetteries automatiques délivrant des billets nationaux ainsi que deux bornes automatiques régionales.

Depuis le 7 juin 2008, 150 ans après sa mise en service, la gare de Roanne a retrouvé une passerelle flambant neuve permettant de relier la gare SNCF avec la nouvelle gare routière qui a ouvert ses portes en juillet 2008. Cet équipement fait partie intégrante du chantier du pôle d'échange de Roanne qui redonne vie et dynamisme au quartier de la gare.

Depuis le 9 décembre 2007, la gare a une desserte cadencée comme l'ensemble du réseau ter Rhône-Alpes.

D'ici à 2009, les travaux intérieurs de la gare auront bien démarré.

Le parvis de la gare s'est offert une remise a neuf complète en 2008. Il est maintenant réservé aux piétons pour la plus grande partie et dispose de deux voies de circulation (voie taxis et voie dépose « à la volée »). Les usagers de la gare bénéficient d'un parking gratuit pendant 30 min (puis 2 € de l'heure).

La gare routière d'où partent les cars TER et TGV se situe de l'autre côté de la gare (d'où l'utilité de la passerelle) sur la rue Pierre Sémard. Elle se trouvait rue Denis Papin jusqu'en juillet 2008.

À plus long terme, et suite au Grenelle de l'environnement, une nouvelle ligne à grande vitesse pourrait être construite entre Lyon et Paris via Clermont-Ferrand, Nevers et Moulins. La gare de Roanne serait alors située à environ 50 kilomètres de cette ligne, et bénéficierait alors d'une desserte TGV. Roanne serait alors à 2h de Paris (contre 3h30 actuellement). La fin de ces travaux pourrait intervenir en 2020.

Depuis le 9 décembre 2007, la gare a une desserte cadencée comme l'ensemble du réseau TER Rhône-Alpes.

La SNCF a décidé de supprimer l'activité Fret de la gare de Roanne depuis décembre 2005. Les industriels ont été contraints de reporter leurs transports sur la route. Ces transports concernaient des trains complets de bois, ainsi que des wagons de pâte à papier et de produits métallurgiques.

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Source : Wikipedia