Riyad

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Posté par marvin 12/04/2009 @ 01:09

Tags : riyad, arabie saoudite, arabie, asie, international

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Riyad

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Riyad (Ar-Riyad, en arabe : رياض) ou Riyadh est la capitale du royaume d’Arabie saoudite. Elle est située au centre de la péninsule arabique sur un large plateau, le Nejd. Elle s’étend sur 1554 km², et compte 4 200 000 habitants ce qui en fait la ville la plus peuplée du pays.

La capitale saoudienne se trouve dans le « couloir central » de développement, avec Buraydah et Al Kharj, dans la région administrative d’Ar Riyad (les deux autres zones de population du pays se situent autour de Djeddah et La Mecque sur la mer Rouge, et autour d’Hufur et Dharan sur le Golfe Persique).

La ville est divisée en 17 municipalités sous le contrôle de la municipalité centrale et de l’autorité de développement de Riyad, présidée par le gouverneur de la province, le Prince Salman Bin Abdul Aziz.

Bien qu’étant située dans une région extrêmement aride, la ville reçoit quelques précipitations. Cinq barrages gardent le trop-plein. 96 puits ont été construits, ainsi qu’une conduite de 467 kms apportant de l’eau désalinisée depuis le golfe Persique.

Aux temps pré-islamiques, le campement localisé sur le site s’appelait Hajar. Il se trouvait au confluent de plusieurs rivières (désormais des oueds) et de l’eau souterraine est facilement accessible. Le site était connu pour ses dattes et ses vergers. Le nom Riyad dérive du pluriel de rawdhah (روضة jardin en arabe). Il concerna d’abord certaines parties du campement où les vergers prédominaient, puis vint à être utilisé graduellement pour l’ensemble du site.

À la fin du XVIIIe siècle, Riyad faisait partie du premier État saoudien, dont la capitale était Diriyah. Après la destruction de Diriyah par l’Empire ottoman en 1818, la capitale fut déplacée à Riyadh.

La cité fut conquise en 1902 par Abd al-Aziz ben Abd al-Rahman Al Saoud. Il finit par établir un nouveau royaume d’Arabie saoudite en 1932 dont Riyad était la capitale. Les représentations diplomatiques des autres pays restèrent cependant à Djeddah jusqu’en 1982.

Ces dernières trente années, la population de la ville a crû très rapidement.

Entre 1974 et 1992, la population de Riyad a crû de 8,2 % par an en moyenne.

Parmi les constructions importantes de la ville, on peut noter les centres Al Faisaliah et Al Mamlaka ou Kingdom Centre (les deux plus hautes structures du pays, avec respectivement 267 m et 302 m), l’aéroport Roi Khalid, le Stade International Roi Fahd, les palais Al Masmak, Sahah Al Hukom et Qasr-al-Hukm.

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Attentats de Riyad

Les attentats de Riyad consistent en une série d'attaques terroristes visant en majorité des bâtiments abritant des Américains qui ont eu lieu en mai 2003.

La capitale de l'Arabie saoudite a ainsi été la proie à une attaque meurtrière qui a causé plusieurs morts et blessé une soixantaine de personnes par l'explosion d'une série des bombes explosant en divers endroits de la capitale.

Les savants musulmans ont sévèrement condamné cet attentat et tous les autres attentats criminels perpétrés au nom de l'Islam.

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Riyad Bank

La Riyad Bank ou Banque de Riyad est une compagnie de services financiers en forte croissance qui gère des opérations bancaires de détail et d'affaires en Arabie saoudite. Elle est l'une des plus grandes institutions financières du Moyen-Orient.

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Ar Riyad (province)

Ar Riyad (en arabe : الرياض, /ɑrːiyɑːðˁ/) est une province d'Arabie saoudite.

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Riyad Rahhal

Riyad Rahhal (né à Akkar en 1950) est un homme politique libanais.

Chirurgien diplômé de l’Université de Tours, il se présente sans succès aux élections législatives de 2000, au siège grec-orthodoxe de Akkar.

Suite à la Révolution du Cèdre et au retrait des troupes syriennes du Liban, très influentes dans sa circonscription, il est élu en 2005 comme candidat du Courant du Futur au sein de la liste d’alliance avec les Forces Libanaises.

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Al Riyad SC

Image:Al Riyad SC-logo.gif

Al Riyad SC est un club saoudien de football basé à Riyad.

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Oussama Ben Laden

Oussama ben Laden (Usāma ben Moḥammed ben °Awaḍ ben Lāden, أسامة بن محمد بن عوض بن لادن ), né le 10 mars 1957 à Riyad en Arabie saoudite, originaire du Yémen, fait partie du réseau terroriste Al-Qaida dont il serait le chef.

Il est particulièrement connu comme le commanditaire des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis.

Le FBI l'a placé depuis juin 1999 sur sa liste des dix criminels les plus recherchés suite aux attentats des ambassades américaines en Afrique et d'autres crimes et offre 25 millions de dollars pour tout renseignement permettant sa capture. Il figure également sur la liste des terroristes susceptibles de sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies diffusée par Interpol en 2006.

S'il a pu être considéré comme un héros par certaines populations et à certains moments, il est très loin de faire l'unanimité parmi les musulmans. Al-Qaida ne fait pas non plus l'unanimité parmi les mouvements terroristes ou islamistes militarisés : par exemple, il est accusé par le Hezbollah de faire le jeu de l'administration américaine et par ses actions de porter préjudice à l'islam. L'ex-secrétaire général de la commission islamique d'Espagne a édicté une fatwa à son encontre.

Ben Laden est issu d'une riche famille d'Arabie saoudite, originaire du Yémen. Son père Mohammed a réussi à bâtir un empire dont le fleuron est la Bin Laden Construction group, une importante entreprise de bâtiment et travaux publics détentrice de nombreux contrats d'exclusivité avec le gouvernement saoudien. La proximité avec la famille royale (famille princière Ibn Saoud) participe à la fortune de l'entreprise qui, devenue une des premières entreprises de construction au monde, se diversifie et devient le Saudi Binladin Group aux nombreuses ramifications. Parmi elles, la Bin Laden Telecommunications, devenue depuis 1999 la Baud Telecom Company (BTC Networks).

Oussama ben Laden a 53 demi-frères et demi-sœurs, son père polygame s'étant marié avec 22 femmes différentes. Lui-même a une vingtaine d'enfants dont Omar marié à une Britannique, Jane Felix-Browne, devenue Zaina Alsabah ben Laden.

Le jeune homme fait des études commerciales et techniques à l'université de Djeddah en Arabie saoudite, puis il intègre le groupe familial vers le milieu des années 1970.

Il étudie à cette période les textes principaux du salafisme, principale école de droit musulman en Arabie saoudite, comme le font la plupart des étudiants saoudiens.

En 1979, alors que des membres de sa famille sont impliqués dans la prise de la Grande Mosquée de la Mecque, il est approché par le prince Turki Al Fayçal, alors chef des services secrets de l'Arabie saoudite (de 1977 à 2001), actuel ambassadeur d'Arabie saoudite à Londres, et fils de l'ancien roi Fayçal ben Abdel Aziz Al-Saoud (de 1964 à 1975). À l'époque, le régime du Shah d'Iran vient d'être renversé par une révolution qui porte à sa tête l'ayatollah Khomeini, tandis que l'URSS envahit l'Afghanistan quelques mois plus tard. L'islamisme commence à devenir une force géopolitique importante, remplaçant peu à peu le marxisme et le panarabisme comme principale idéologie populaire au Moyen-Orient. De nombreux moudjahidins viennent combattre en Afghanistan contre l'URSS, soutenus par l'Arabie saoudite qui y voit une possibilité de diffusion du wahhabisme, le Pakistan via son Inter-Services Intelligence qui se verrait à terme à la tête d'une future internationale islamique et la CIA.

Le prince saoudien Turki demande à un Ben Laden enthousiaste d'organiser le départ des volontaires pour l'Afghanistan et leur installation à la frontière pakistanaise. En arrivant sur place, le jeune homme découvre des militants motivés, mais très peu organisés. L'amateurisme règne. Ben Laden coordonne l'arrivée des militants à Peshawar via une organisation appelée « Bureau des services ». Il met en place une véritable organisation et assure la formation militaire et idéologique des combattants (camps d'entraînement, mosquées, écoles, etc.) ainsi que l'approvisionnement en armes. Peu à peu, il prend en charge les familles. Il s'occupe des veuves et de l'éducation religieuse des enfants. L'organisation devient alors une véritable fraternité et une nouvelle force politique dans un Afghanistan déjà morcelé.

C'est ainsi que le jeune homme timide prend de l'assurance, tandis que son prestige grandit. On dit que sa rencontre avec un ressortissant indien extrémiste au pseudonyme de M.Fantome aurait été en partie déterminante dans l'évolution de sa personnalité et de sa détermination. Il aurait lui-même participé à quelques combats. En 1989, son mentor et ami, le palestinien Abdallah Youcef Azzam, est assassiné. Oussama ben Laden se retrouve alors à la tête de l'organisation. Elle est la base d'Al-Qaida, qui se transforme bientôt en logistique du djihadisme international, certains vétérans d'Afghanistan partant ensuite combattre sur d'autres fronts (en Tchétchénie, en Yougoslavie, etc.) Durant toute cette décennie, Ben Laden rend régulièrement compte au prince Turki, effectuant de nombreux voyages en Arabie saoudite.

L'organisation de Ben Laden ne reste néanmoins, à l'époque, que l'une des nombreuses factions existant en Afghanistan, pays obéissant davantage à des logiques tribales qu'idéologiques. Alors que dans beaucoup de régions afghanes, une version modérée de l'islam est respectée, beaucoup de moudjahidines se méfient de la venue d'étrangers véhiculant le salafisme. Le commandant Massoud, notamment, refuse toute alliance. Oussama ben Laden se rapproche alors de Gulbuddin Hekmatyar, un chef fondamentaliste local et « principal bénéficiaire, selon Noam Chomsky, des 3,3 milliards de dollars d'aide (officielle) des États-Unis aux rebelles afghans (un montant à peu près équivalent étant, dit-on, fourni par l'Arabie saoudite) » . Hekmatyar est aussi, à l'époque, soutenu par le Pakistan qui voudrait le voir à la tête du pays après le départ des Soviétiques.

En février 1989 les Soviétiques annoncent leur retrait d'Afghanistan. Les djihadistes veulent poursuivre le combat jusqu'à la prise du pouvoir à Kaboul. Cependant, les États-Unis qui ont atteint leur objectif, et l'Arabie saoudite, stoppent le financement et le soutien logistique massif en 1990.

Oussama ben Laden se sent trahi, mais à son retour en Arabie saoudite, il est considéré en héros. Il organise des conférences dans les mosquées, dans les écoles, à l'université sur son « djihad » contre l'armée soviétique.

Lors de la guerre du Golfe (1990-1991), Oussama ben Laden propose au roi Fahd d'utiliser sa milice pour défendre le pays contre une éventuelle invasion des troupes irakiennes. Ce dernier refuse et préfère ouvrir son territoire à l'armée américaine, prêtant ainsi le flanc à l'accusation selon laquelle il aurait autorisé les « infidèles » à « souiller le sol sacré » de l'Arabie saoudite. Ben Laden se fait alors de plus en plus critique vis-à-vis de la famille royale, et va jusqu'à accuser les princes de corruption.

Il choisit de s'allier à des opposants au régime wahabite installés en Iran et en Syrie. Riyad lui attribua notamment la responsabilité d'un attentat contre son ambassadeur au Pakistan ainsi qu'une tentative avortée de détournement d'un avion saoudien effectuant la liaison Karachi-Djeddah. Au début d'avril 1994, l'Arabie saoudite le prive de sa nationalité .

Pressé de quitter le pays, il se rend alors à Khartoum, au Soudan, où il est accueilli par Hassan al-Tourabi, qui dirige le Front national islamique soudanais (FNI). Il s'installe dans le pays, y investit et fait quelques affaires (routes, exportations agricoles, acquisitions foncières, activités bancaires en accord avec les principes de la banque islamique).

Il reste cependant en relations discrètes avec certains membres du régime saoudien (la famille royale est en effet peu unie). De même, il aurait gardé des relations avec la CIA ; son nom de code aurait été « Tim Osman ».

Ben Laden suit et finance les moudjahidine islamistes les plus radicaux revenus après la guerre d'Afghanistan dans leur pays d'origine (ils y sont surnommés « les Afghans »). Il finance également des camps d'entraînement. Dès décembre 1992 un groupe financé par Ben Laden est responsable d'un attentat au Yémen contre les soldats américains en route pour l'opération Restore Hope en Somalie.

La même année, un attentat touche le World Trade Center, et fait 6 morts. Un groupe lié à Oussama ben Laden est soupçonné.

Oussama ben Laden profite en effet de la politique d'une partie de l'administration Clinton, soutenue par le lobby pétrolier. Celle-ci a plusieurs objectifs : le soutien à des régimes stables en Asie centrale afin de permettre l'acheminement du pétrole, la lutte contre l'influence russe dans la région et une politique résolument engagée contre l'Iran chiite. La poursuite de ce dernier objectif passe par un soutien à l'islamisme sunnite notamment présent au Pakistan et en Arabie saoudite . C'est pourquoi Oussama ben Laden n'est pas perçu uniquement comme une menace . Cette stratégie est cependant infléchie dans les derniers temps du mandat de Bill Clinton.

Suite à la campagne d'attentats du Groupe islamique armé en France en 1995, la police belge découvre des documents de ce groupe dédicacé à Ben Laden .

En février 1996, Oussama ben Laden lance un appel à attaquer les intérêts américains partout dans le monde. Il devient dès lors un ennemi officiel des États-Unis, qui obtiennent son expulsion du Soudan. Il se réfugie alors en Afghanistan, passé sous contrôle des talibans depuis 1996.

Le premier mandat d'arrêt international lancé sur sa personne date de mi-avril 1998 et il émane d'Interpol à la demande de la Libye suite à l'assassinat en 1994 sur son sol d'un couple de citoyens allemands, les Backer, des agents secrets de l'Office fédéral de protection de la constitution (Bundesamt für Verfassungsschutz/BfV). Depuis lors, l'Espagne et les États-Unis ont également demandé des notices rouges sur lui à Interpol.

Les États-Unis le tiennent pour responsable des attentats à la bombe dirigés contre les ambassades américaines de Nairobi au Kenya (213 morts dont huit Américains) et de Dar es Salaam en Tanzanie (onze morts, tous Tanzaniens) le 7 août 1998.

Une preuve tangible de la forte présence de l'ISI en Afghanistan a été donnée par la protestation officielle pakistanaise lors du bombardement américain de représailles par missiles de croisière contre les camps dirigés par Ben Laden le 12 août 1998 qui tua cinq officiers de ce service.

En 1999, deux colonels de l'armée chinoise le citent abondamment dans leur livre La Guerre hors limites où il est désigné comme un grave péril futur. Il est placé en juin de la même année sur la liste des Dix fugitifs les plus recherchés du FBI.

En août 2001, le Groupe islamique combattant marocain fait allégeance à Oussama ben Laden, en particulier via des gens présents en Afghanistan, et qui vont par la suite vivre en Belgique .

Épaulés par le Pakistan, les États-Unis négocient avec les talibans, qui tergiversent. Les attentats du 11 septembre 2001 stoppent brutalement cette négociation.

Depuis 2001, le gouvernement américain offre 25 millions de dollars pour toute information conduisant directement à sa capture, et une prime additionnelle de deux millions de dollars est offerte conjointement par la « Air Line Pilots Association » et la « Air Transport Association ». À chaque agression, Ben Laden se réjouit des attentats, mais ne les revendique pas. À partir de ce moment, les États-Unis veulent officiellement Ben Laden « mort ou vif ».

En août 2001, le prince Turki est limogé par le régime saoudien.

Oussama ben Laden est considéré par les pays occidentaux comme le principal responsable des attentats du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center et le Pentagone. Il n'a lui-même jamais directement revendiqué les attentats contre le World Trade Center du 11 septembre 2001, mais en a avoué être l'instigateur ("Je vous le dis, Allah sait qu'il ne nous était pas venu à l'esprit de frapper les tours. Mais après qu'il fut devenu insupportable de voir l'oppression et la tyrannie de la coalition américano-israélienne contre notre peuple de Palestine et du Liban, j'ai alors eu cette idée") et s'est félicité de leur tenue.

La chaîne qatarie Al-Jazira publie le 12 novembre 2002 un message sonore reconnu par les autorités des États-Unis comme provenant d'Oussama ben Laden. Celui-ci met en garde et menace plusieurs pays occidentaux de nouveaux attentats s'ils continuent à soutenir « le gang des bouchers de la Maison Blanche ».

Après les attentats du 11 septembre 2001, le président des États-Unis George Walker Bush déclenche une guerre en Afghanistan dans le but déclaré d'anéantir Al-Qaida. Ben Laden échappe toujours à ses poursuivants. La CIA pense qu'il se cache dans les régions tribales au nord-ouest du Pakistan. Selon l'IDIAP Research Institute de Martigny en Suisse au moins un des messages de Ben Laden authentifiés par la CIA (celui du 12 novembre 2002) serait un faux.

Des mesures diplomatiques pour le contrer sont prises depuis la fin des années 1990, notamment la création d'un Comité des sanctions contre Al-Qaida et les Taliban (créé par la résolution 1267 en 1999, appelé aussi Comité 1267) , les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies 1377 du 12 novembre 2001 et 1390 du 16 janvier 2002 reliées à la position de l'Union européenne.

Le 30 octobre 2004, une vidéo diffusée par la chaîne d'information en arabe Al-Jezira quatre jours avant les élections présidentielles aux États-Unis tendrait à montrer qu'Oussama ben Laden est toujours en vie au moment de l'enregistrement malgré les rumeurs persistantes de décès dans les montagnes à la frontière de l'Afghanistan et du Pakistan. Ce dernier renvoie dos à dos les deux candidats et annonce de futurs attentats. Il affirme que contrairement à la thèse de dirigeants américains, son but n'est pas de lutter contre la liberté, auquel cas il se serait attaqué à des États nordiques. Il estime que les attaques contre le World Trade Center sont une mesure de rétorsion contre les « tueries » organisées par les militaires américains.

Le 27 décembre 2004, la chaîne de télévision Al-Jezira a diffusé un enregistrement audio, attribué à Oussama ben Laden, désignant le jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui comme son adjoint en Irak et appelant à un boycott des élections prévues le 30 janvier 2005.

Le 19 janvier 2006, après un an de silence, Al-Jezira diffuse un nouvel enregistrement audio où Oussama ben Laden annonce la préparation de nouvelles opérations terroristes et propose une « trêve » en échange d'un retrait des troupes américaines en Irak et Afghanistan : « Nous n'avons pas d'objection à vous offrir une trêve (hudna) de longue durée dans des conditions justes que nous respecterons, parce que nous sommes une nation à laquelle Dieu interdit la traîtrise et le mensonge ». Une trêve aussitôt refusée par la Maison Blanche. L'absence d'images alimente de nouvelles spéculations selon lesquelles Oussama ben Laden serait malade ou blessé et peut-être même mort.

Dans un autre enregistrement audio diffusé le 23 avril, Oussama ben Laden évoque pour la première fois la situation au Soudan en appelant ses partisans à « se préparer à une guerre de longue durée au Darfour ».

Deux nouveaux enregistrements audio attribués à Oussama ben Laden sont diffusés le 23 mai et le 30 juin : le premier disculpe Zacarias Moussaoui après sa condamnation à perpétuité dans le cadre des attentats du 11 septembre 2001 et le second rend hommage à Abou Moussab Al-Zarqaoui tué dans un raid américain à Bakouba le 7 juin 2006.

Le 7 septembre 2007, la chaîne Al-Jazira diffuse, quelques jours avant le sixième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, des extraits d'une vidéo d'Oussama ben Laden, la première depuis près de trois ans. Le chef d'Al-Qaida, dont la voix a été officiellement identifiée par les services de renseignements américains, s'adresse aux États-Unis et évoque la situation actuelle en Irak. Ben Laden y mentionne les noms du président français Nicolas Sarkozy, élu en mai 2007, ainsi que du Premier ministre anglais Gordon Brown qui a succédé à Tony Blair en juin de la même année.

Oussama ben Laden a besoin de recruter des personnes prêtes à se sacrifier. Il utilise pour cela le ressort religieux.

Le choix de cibles particulièrement spectaculaires, dans le cadre de ses opérations terroristes, montre tant un sens de la préparation tactique que de l'utilisation des médias.

Concernant la conceptualisation du terrorisme et le volet « idéologique » d'Al-Qaida, le « cerveau » est Ayman al-Zawahiri. Ben Laden se serait contenté de financer les attentats du 11 septembre, et l'opération aurait été proposée et orchestrée par Khalid Cheikh Mohammed, selon les aveux de ce dernier et les conclusions du rapport final de la Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis. Une vidéo diffusée par Al-Jazira le 7 septembre 2006 montrerait cependant Ben Laden et ses lieutenants, dont Mohammed Atef (mort en Afghanistan en novembre 2001), préparant les attentats du 11 septembre.

Al-Qaida fonctionne comme une franchise du terrorisme islamiste. Des groupes comme celui d'Abou Moussab Zarqaoui en Irak ou ceux responsables des attentat de Bali, attentats du 16 mai 2003 à Casablanca, attentats du 11 mars 2004 à Madrid, Istanbul, attentats du 7 juillet 2005 à Londres ou attentats du 23 juillet 2005 à Charm el-Cheikh, se revendiquent d'Al-Qaida mais ont une existence autonome. Il n'y a pas de hiérarchie pyramidale, on parle plutôt d'une nébuleuse. L'organisation d'Oussama ben Laden aurait ainsi financé de nombreux groupes terroristes islamistes sans s'impliquer dans leur fonctionnement.

On suppose que les cassettes de Ben Laden sont acheminées depuis sa cachette au Pakistan ou ailleurs, après un trajet long et compliqué, et ne sont diffusées que plusieurs jours ou semaines après l'enregistrement. Paradoxalement, cet isolement n'empêche pas l'exploitation des ressources de la mondialisation des communications.

Ben Laden condamne l'évolution de la civilisation islamique depuis la suppression du Califat (le dernier calife était le sultan ottoman jusqu'en 1924) . Cet objectif passe par un renversement des gouvernements arabes « laïcs » et « impies » protégés par les États-Unis. La plupart des actions terroristes revendiquées ou probablement exercées par Al-Qaida visent à déstabiliser ces régimes.

Pour Oussama ben Laden, les bases militaires présentes en Arabie saoudite ne sont pas acceptables. Il souhaite que la présence américaine au Moyen-Orient disparaisse, afin, selon sa rhétorique, de recouvrer la « liberté » du peuple musulman. Si en 1991 Oussama ben Laden s'insurge contre le pouvoir royal saoudien qui accepte l'installation des militaires américains, c'est parce que le territoire saoudien est considéré comme sacré (avec les lieux saints Médine et La Mecque) et que la présence de troupes « infidèles » sur son sol natal est donc un sacrilège pour tout islamiste radical fondamentaliste. À l'origine ces bases américaines devaient être provisoires, le temps de remporter la guerre contre Saddam Hussein. Lors de la dernière guerre en Irak, l'état-major américain n'a pas fait partir l'offensive américaine d'Arabie saoudite, Riyad ayant refusé pour éviter des manifestations d'hostilité de la part des mouvances islamistes locales et à depuis fait retirer ses forces de ce pays.

Oussama ben Laden utilise dans sa propagande la référence à l'occupation israélienne du Liban sud lors de l'opération Paix en Galilée en 1982. Il affirme avoir été affecté par les bombardements israéliens contre les réfugiés palestiniens au cours de la guerre du Liban.

Oussama ben Laden exploite un sentiment de rancœur chez une grande partie des musulmans de Palestine et du Moyen-Orient face à ce qui est ressenti comme une agression israélienne soutenue par les États-Unis. Il qualifie lui-même les opérations israéliennes de « tyrannie » et d'« oppression ».

Ben Laden a présenté l'embargo économique contre l'Irak et les bombardements réguliers de ce pays entre les deux guerres, comme une preuve que les États-Unis, par l'intermédiaire de leur président George H. W. Bush, étaient des « assassins d'enfants ».

L'embargo contre l'Irak aurait fait 500 000 morts parmi les enfants irakiens, selon l'Organisation des Nations unies (ONU).

Cette « agression » est initialement pour Oussama ben Laden une question religieuse : présence militaire en Arabie saoudite (profanation d'une terre sainte) et soutien à Israël qui occupe Jérusalem (lieu saint). La rhétorique sur la souffrance des Palestiniens ou des Irakiens est utilisée pour sensibiliser l'opinion du monde musulman à son combat mais n'est pas au centre des préoccupations d'Al-Qaida.

Ces actions terroristes, qui ont fait des victimes, sont condamnées par la plupart des musulmans. En effet, certains passages du Coran condamnent la mort d'innocents.

En outre, la présence indirecte américaine, incarnée par le soutien inconditionnel à l'État israélien, justifie pour Oussama ben Laden, des attaques partout dans le monde des intérêts américains. À l'instar du « Pensez à l'échelle mondiale, agissez au niveau local » de Raymond Williams, Oussama ben Laden applique la stratégie inverse en pensant localement et en agissant globalement.

Oussama ben Laden estime que George Bush cache les raisons des attentats du 11 septembre 2001, et ce, afin de tromper le peuple américain.

Oussama ben Laden n'a aucun lien prouvé avec Saddam Hussein bien que celui-ci lui aurait proposé l'asile en 1999. Au contraire, il semblerait que Ben Laden considérait Saddam Hussein comme un « socialiste » infidèle.

Ben Laden aurait une fortune de 300 millions de dollars. Ce chiffre a été démenti par la publication en avril 2004 du Rapport final de la Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis. Ce chiffre avait été cité en 1996 par un chargé de recherches du département d'État, qui a d'abord divisé les actifs globaux du Groupe Ben Laden, qu'il évaluait à 5 milliards de dollars, par le nombre des fils de la famille, qu'il estimait à vingt. Il aboutissait ainsi à 250 millions de dollars, arrondis ensuite à 300 millions. Selon Ibrahim Warde, professeur associé à l'université Tufts, l'estimation même du capital détenu par le Groupe Ben Laden « reposait sur des informations fantaisistes relatives à la famille Ben Laden, aux droits et pratiques d'héritage, à la véritable valeur de l'entreprise familiale et à sa structure de propriété » . L'une des sources de désinformation concernant le financement d'Al-Qaida et de Ben Laden était le journaliste Jack Kelley, d'USA Today, qui a démissionné en mars 2004 suite à la découverte d'un nombre incalculable d'articles bidonnés.

Ben Laden souffrirait d'insuffisance rénale chronique nécessitant des traitements et serait sous dialyse. Selon d'autres sources, il n'est pas sous dialyse et ne souffre pas de problèmes de reins — c'est un mythe (Miniter, Disinformation, Regenery, pp. 33-38).

Le chef d'Al-Qaida a de nombreuses fois été annoncé mort. En janvier 2002, le président du Pakistan, Pervez Musharraf estimait que l'islamiste serait mort de déficience rénale. En juillet 2002 le chef du FBI Dale Watson pensait qu'il n'était « probablement plus de ce monde ». En décembre 2002, c'est le chef de la diplomatie pakistanaise, Khurshid Kasuri, qui affirme que Ben Laden avait succombé à la suite d'opérations militaires américaines.

Le 23 septembre 2006, le quotidien français L'Est républicain révèle l'existence d'une note classée confidentiel défense de la DGSE qui indique que les services secrets saoudiens seraient convaincus qu'Oussama ben Laden serait mort le 23 août 2006 d'une crise de fièvre typhoïde. Le président Jacques Chirac, surpris de la divulgation de l'information, a déclaré que « cette information n'est en rien confirmée ».

Le 2 novembre 2007, Benazir Bhutto, candidate à la présidence du Pakistan, mentionne dans une entrevue avec David Frost sur les ondes d'Al Jazeera English, le nom d'un homme « qui a tué Oussama ben Laden ».

Le 21 décembre 2008, Dick Cheney, vice-président sortant a indiqué dimanche ne pas être sûr qu’Oussama ben Laden soit encore vivant, dans une interview à la chaîne de télévision américaine Fox News Channel.

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Source : Wikipedia