Riccardo Ricco

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Posté par woody 16/04/2009 @ 02:14

Tags : riccardo ricco, cyclistes, cyclisme, sport

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Riccardo Riccò

Riccardo Riccò (né le 1er septembre 1983 à Sassuolo, dans la province de Modène en Émilie-Romagne) est un coureur cycliste italien. Il est surnommé le « Cobra ».

Coureur dans les rangs amateurs au sein de l'équipe GS Simec Raimondi, Riccardo Riccò remporte en 2003 la Coppa della Pace et une étape du Baby Giro. En fin de saison, il est sélectionné en équipe nationale espoirs pour participer aux championnats du monde à Hamilton. Il ne prend cependant pas part à la course en raison de paramètres biologiques anormaux.

Passé dans l'équipe Grassi-Marco Pantani, il remporte en avril 2005 la Semaine cycliste lombarde en s'adjugeant deux étapes, dont un contre-la-montre en côte. Il est approché par l'équipe professionnelle Ceramica Panaria mais la fédération italienne de cyclisme l'interdit de passer professionnel après que des tests sanguins ont révélé un hématocrite trop élevé. Le dirigeant de l'équipe Saunier Duval-Prodir Mauro Gianetti lui suggère alors de se rendre à l'Union cycliste internationale afin d'effectuer des tests complémentaires. Ceux-ci révèlent un hématocrite naturellement élevé chez Riccò et l'autorisent à dépasser la limite de 50%,. Durant cette période, il est également impliqué dans une affaire de trafic de produits dopants sur la base d'écoutes téléphoniques. Il est mis en examen en avril 2006 mais sans suites judiciaires.

Riccardo Riccò fait ainsi ses débuts professionnels en 2006 au sein de l'équipe espagnole Saunier Duval-Prodir. Il obtient rapidement de bons résultats. En mars, sur Tirreno-Adriatico, il se classe troisième de la 2e étape, battu par les anciens champions du monde Oscar Freire et Igor Astarloa au sommet de la côte finale à Paglieta, puis de la 6e étape. Douze jours plus tard, il signe son premier succès dans sa ville natale, Sassuolo, en devançant notamment Paolo Bettini durant la Semaine Internationale Coppi et Bartali.

En mai 2007, Riccardo Riccò participe à son premier Tour d'Italie. L'équipe Saunier Duval y impressionne en remportant quatre étapes difficiles avec quatre coureurs différents. Deuxième de la 4e étape derrière Danilo Di Luca, Riccò s'impose lors de la 15e étape aux Trois Cimes du Lavaredo, passant la ligne en compagnie de son coéquipier Leonardo Piepoli, déjà vainqueur d'étape cinq jours auparavant. Il termine l'épreuve à la sixième place du classement général, et à la deuxième du classement du meilleur jeune derrière Andy Schleck.

Après avoir été l'une des révélations de la saison 2007, Riccò se fixe des objectifs ambitieux pour 2008 : il annonce en effet viser la victoire sur les classiques ardennaises et le Tour d'Italie..

Il débute sa saison par le Tour d'Andalousie. Discret, il finit 36e du classement général après avoir fini à 7 minutes de Cadel Evans lors de l'étape se concluant par l'ascension vers La Zubia. Il se classe néanmoins troisième au sprint derrière Petacchi et Visconti le lendemain.

Sur la course par étapes Tirreno-Adriatico, qui l'avait révélé l'année précédente, il est cette fois plus malchanceux. Lors de la deuxième étape, alors qu'il dispute la victoire avec 5 coureurs, la roue avant de Linus Gerdemann touche sa roue arrière. Avec plusieurs rayons cassés, il passe la ligne à pied en jetant son vélo et déclare ensuite que sa victoire était certaine, « même sur une jambe ». Il chute le lendemain, perd plus de 15 minutes et termine 95e. Cette chute lui cause une douleur à un muscle fessier droit et le force à renoncer à participer à Milan-San Remo.

En mai, il remporte deux étapes sur le Giro, battu au final par l'Espagnol Contador.

Il décide d'exporter son talent et remporte notamment les sixième et neuvième étapes du Tour de France devant des coureurs comme Valverde et Evans, deux favoris du Tour. Il porte également le maillot à pois et devient meilleur jeune jusqu'à son exclusion. En effet, le 17 juillet 2008, le contrôle antidopage qu'il a subi lors du contre-la-montre de Cholet est annoncé positif à l'EPO. Riccardo Riccò, entendu par la gendarmerie, ne prend pas le départ de la 12e étape et est mis en examen pour « utilisation de substance classée vénéneuse » avant d'être remis en liberté. L'équipe Saunier Duval décide par suite de se retirer de l'épreuve puis de licencier Riccò et son coéquipier Leonardo Piepoli, vainqueur d'étape à Hautacam, pour « violation du code éthique de l'équipe ».

Le 30 juillet, il est entendu par le Comité national olympique italien (CONI) et avoue s'être dopé, mettant fin à son déni des accusations portées à son encontre jusqu'à ce jour. En octobre, le CONI prononce à son encontre une suspension de deux ans, soit jusqu'au 30 juillet 2010. Outre le contrôle positif pour lequel il écope d'une suspension de 18 mois, le comité lui reproche d'avoir eu recours aux services du docteur Carlo Santuccione, impliqué dans l'affaire Oil for Drug et interdit d'exercice de la médecine dans le cadre sportif.

Le 17 mars 2009, le TAS réduit sa suspension de 4 mois. Ricco est donc suspendu 20 mois à compter du 18 juillet 2008, et jusqu'au 18 avril 2010. Il pourrait donc courir le Giro 2010 et le Tour 2010.

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Tour de France (cyclisme)

Image:Tour de France logo.svg

Le Tour de France est une compétition cycliste par étapes créée en 1903 par Henri Desgrange et le journal l'Auto se déroulant au mois de juillet.

Elle se tient actuellement sur plus de 3 000 km et est organisée par ASO (Groupe Amaury). « Le Tour », ou « la Grande Boucle », tel qu'on le nomme parfois en France, est considéré comme la plus prestigieuse épreuve cycliste du monde. 78 chaînes de télévision retransmettent le Tour de France dans 170 pays.

A la fin du XIXe siècle, en France, la presse sportive est dominée par un titre : Le Vélo, mais la prise de position de son patron (Pierre Giffard) dans l'affaire Dreyfus fait des vagues. Les fabricants de cycles (pour la plupart antidreyfusards) qui financent son journal par la publicité n'apprécient pas. En 1900, ils choisissent de financer Henri Desgrange qui crée un journal concurrent L'Auto-Vélo. Alors que le Vélo est publié sur papier vert, Desgrange fait éditer le sien sur papier jaune (quelques années plus tard, c'est cette couleur qui donnera naissance au maillot jaune).

Une guerre à mort s'engage alors entre les deux titres. Le 16 janvier 1903, Desgrange perd le procès qui l'oppose au Vélo, et se trouve contraint de renommer L'Auto-Vélo en L'Auto. Le cyclisme est alors le sport roi en France, et cette perte aurait pu s'avérer décisive.

Desgrange doit alors rapidement trouver un moyen de contrer son principal concurrent. Il se souvient que le journaliste Géo Lefèvre lui avait proposé d'organiser une course cycliste d'envergure : le Tour de France. Le 19 janvier 1903, L’Auto annonce la création de « la plus grande épreuve cycliste jamais organisée » : ce sera le premier Tour de France.

L'idée est tellement bonne que les ventes du journal s'envolent. Privé de lecteurs, Le Vélo cesse sa publication l'année suivante.

Desgrange reste l'organisateur du Tour (interrompu par la guerre) jusqu'en 1936, année où, malade, il quitte le Tour en pleine course à Charleville. Il passe dès lors le témoin de la direction de course à Jacques Goddet.

La discipline imposée par Henri Desgrange entre 1903 et les années 1930 fit beaucoup pour la légende de l’épreuve, malgré les critiques des frères Pélissier reprises par Albert Londres. Les coureurs n’avaient droit à aucune forme d’assistance extérieure sur la route du Tour, et il fallait qu’ils réparent eux-mêmes leurs machines en cas d’incident technique. Lors du Tour 1913, Eugène Christophe, solide leader virtuel du classement général, brisa sa fourche dans le Tourmalet. Au nom du principe d’autonomie, Christophe est contraint de réparer lui-même sa machine et perd toutes ses chances de victoire finale. Pas moins de trois juges du Tour assistèrent à cette réparation afin de s’assurer qu’il ne recevait pas d’aide extérieure. Les successeurs de Desgrange sont moins rigides, et le règlement s’assouplit progressivement.

La rivalité entre les organisateurs et les équipes de marques posa tant de problèmes à la fin des années 1920 que des équipes nationales furent imposées en 1930. Tous les frais sont alors pris en charge par les organisateurs, bicyclettes incluses. C’est le journal L’Auto qui achète directement ces dernières au fabricant Alcyon. Elles sont jaunes et marquées du "A" gothique de L’Auto. Afin de financer la course, une caravane publicitaire est mise en place avant le passage des coureurs. On revient aux équipes de marque en 1962 sous l’impulsion de Félix Lévitan, directeur de la course de 1962 à 1987.

Créé en 1903 par le quotidien sportif parisien L'Auto (futur L'Équipe), le Tour est un excellent laboratoire pour les médias au cours du XXe siècle. Le premier reportage radiophonique en direct, par Jean Antoine et Alex Virot a lieu en 1930. Dès lors, la radio s’impose sur le journal, qui ne peut donner les résultats que le lendemain matin. Les actualités cinématographiques ne furent jamais de véritables concurrents, car elles diffusaient toujours les étapes avec plusieurs jours de décalage. La télévision est présente sur la route du Tour dès la fin des années 1940 mais doit expérimenter toutes sortes de moyens afin d’assurer un reportage correct de la course. Le premier reportage en direct d’un sommet alpin se limita en effet à un plan fixe du passage du col. Le reportage reprit deux heures plus tard avec un plan fixe de la ligne d’arrivée. Il faut attendre les années 1960 pour assister à des reportages télévisés en direct faisant véritablement pénétrer le téléspectateur au cœur de la course, grâce à des caméras embarquées sur des motos relayées par avion ou hélicoptère. Ainsi, on peut définir trois âges médiatiques pour le Tour : le journal papier de 1903 aux années 1920, puis la radio des années 1930 au début des années 1960, enfin la télévision depuis la fin des années 1960. Les journaux papier, L’Équipe en tête, n’abdiquèrent évidemment pas face à la montée en puissance de la radio et de la télévision, mais la description pure de l’étape laissa progressivement la place à des points de vue décalés. Antoine Blondin excellait dans ce genre.

Le dopage est un problème récurrent du Tour. Le « pot belge » resta longtemps en usage et les frères Pélissier en expliquèrent tous les détails dès le début des années 1920. Le décès de Tom Simpson sur la route du Tour le 13 juillet 1967 est un électrochoc pour tous, coureurs, organisation et spectateurs. Les premiers contrôles anti-dopage sont alors renforcés, mais ces derniers restent toujours en retard d’une génération. Afin d’éviter un nouveau cas Simpson, le dopage se professionnalise, tandis que la fédération internationale traîne des pieds pour renforcer la lutte anti-dopage et mettre à jour la liste des produits interdits. Le coureur cycliste Pedro Delgado est ainsi déclaré positif à la probénécide quelques jours avant son arrivée en jaune à Paris, mais les organisateurs de la Grande Boucle s’inclinent face aux pressions de la fédération internationale permettant à Delgado de terminer son Tour 1988 sans être inquiété. La probénécide figurait sur la liste des produits interdits par le CIO, mais pas sur celle de l’UCI. En 1998, le scandale de l’affaire Festina éclate. Cette affaire met surtout en lumière la participation active du personnel médical des équipes pour encadrer médicalement le dopage des coureurs. Suite à cette affaire, les contrôles sont renforcés et la France se dote d’une loi anti-dopage plus contraignante. Malgré ces précautions, les soupçons de dopage planent encore sur le Tour, notamment après les performances de coureurs comme Marco Pantani et Lance Armstrong et les affaires les concernant, ou l’affaire Puerto.

En 2007, le Tour de France est à nouveau touché par plusieurs affaires de dopage. Un des principaux favoris, Alexandre Vinokourov, est exclu (ainsi que l'ensemble de son équipe) de l'épreuve suite à un contrôle positif aux transfusions homologues. Mais l'affaire qui fera le plus de bruit est le retrait (à la demande de son sponsor) du porteur du maillot jaune, Michael Rasmussen, sur qui pesait de nombreux soupçons (il aurait menti sur le lieu de sa préparation pour le Tour afin d'échapper à des contrôles anti-dopage inopinés).

En 2008, l'exclusion de l'italien Riccardo Riccò (contrôlé positif à de l'EPO de 3ème génération pourtant considérée comme indétectable) est jugé comme un événement encourageant par les dirigeants du Tour de France : « Nous sommes en train de gagner », déclare ainsi Patrice Clerc (président d'ASO) alors que Christian Prudhomme (directeur du Tour) estime lui que « L'écart avec les tricheurs se réduit ».

Le maillot jaune du leader du classement général est l’un des plus emblématiques symboles du Tour de France. La couleur jaune rappelle celle du journal L'Auto (ancêtre de L'Équipe), organisateur de l’épreuve. La signature d’Henri Desgrange, le fameux HD, orne ce maillot après une parenthèse de quelques années seulement où cet usage fut oublié.

Ce maillot distinctif est créé en 1919, en plein Tour. C’est au départ de Grenoble (11e étape), le 19 juillet 1919, qu’Eugène Christophe est revêtu du tout premier maillot jaune de l’histoire.

Le classement général au temps étant le classement le plus important, un cycliste qui se trouve en tête de plusieurs classements (montagne et sprinteur) porte évidemment le maillot jaune. Le second du classement de la montagne ou des sprinteurs porte alors, par intérim, le maillot à pois ou vert.

Parmi les plus grands cyclistes n’ayant jamais porté le maillot jaune, il convient de signaler Raymond Poulidor. Pas moins de huit fois sur le podium (dont trois fois sur la deuxième marche), « Poupou » fut au mieux maillot jaune virtuel sur la route du Tour, mais n’a jamais pu revêtir la fameuse tunique sur une seule étape.

Ce classement consistait initialement en l’attribution d’un nombre de points décroissants aux premiers coureurs de chaque étape. C’est de cette façon que le classement général était fait lors des premiers tours, avant le classement au temps.

Le classement par points est recréé en 1953. Il met l’accent sur les arrivées aux sprints. Afin d’étoffer ce classement, des sprints intermédiaires ponctuent les étapes. Ces sprints intermédiaires donnent quelques points aux trois premiers. Les étapes de montagne n’attribuent que peu de points pour ce classement, tandis que les étapes de plaine, avec arrivée fréquente au sprint, sont plus richement dotées. C’est bien un classement du meilleur sprinteur et pas un classement par points en usage lors des premières éditions du Tour. Un maillot vert identifie dans le peloton le leader de ce classement, ou le second, au cas où le leader de ce classement est également le porteur du maillot jaune. Le maillot vert spécifique est en usage depuis la création du classement par points, en 1953, sauf lors du Tour de France 1968 où il fut rouge.

Le classement du meilleur grimpeur est créé en 1933. Chaque col, selon sa difficulté, rapporte des points, que l’on additionne afin de dresser ce classement. Les cols les plus difficiles sont classés « hors catégorie », les autres en 1re, 2e, 3e puis 4e catégorie. Un maillot blanc à gros pois rouges identifie dans le peloton le leader de ce classement, ou le second, au cas où le leader de la montagne est également le porteur du maillot jaune. Si le grand prix de la montagne est créé dès 1933, le maillot spécifique à pois rouges n’apparaît qu’en 1975.

Les plus jeunes coureurs (25 ans maximum) se disputent le maillot blanc du meilleur jeune au classement général. Il fut créé en 1975, et fut supprimé de 1989 à 1999, puis réapparait dans les pelotons depuis 1999.

Un classement par équipe prenant en compte les temps des trois premiers arrivés à l’étape. Ce challenge était jadis signalé par le port d’une casquette jaune par tous les membres de l’équipe. Cet usage de la casquette jaune est aujourd’hui perdu à cause de l'obligation du port du casque, mais depuis le Tour 2006 la meilleure équipe est signalé par un dossard jaune.

Un challenge de la combativité, aux règles de classements mouvantes, récompense à chaque étape le coureur le plus combatif. Un jury décerne ce challenge. Le combatif du jour précédent est signalé en course par un dossard rouge.

Un classement du centenaire fut mis en place en 2003 en additionnant des places obtenues lors des étapes de 1903, c’est-à-dire : Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes et Paris.

La montagne fait progressivement son apparition sur la route du Tour. Le Ballon d’Alsace, dès 1905, puis le Col du Tourmalet et le Col de l’Aubisque en 1910, imposent rapidement la montagne comme juge de paix incontournable du Tour. Bon nombre de cyclistes du Tour redoutent les étapes de montagne en raison des délais d’arrivée au-delà desquels ils risquent l'élimination. Afin d’éviter cette dernière, les coureurs peu à l’aise en montagne se regroupent en vaste peloton, qu'on appelle communément l'autobus, ou gruppetto.

Les étapes de plaine, parfois appelées étapes de transition, constituent le royaume des rouleurs, ces cyclistes puissants capables de soutenir un effort prolongé sur terrain plat. Ces rouleurs ont pour rôle de préparer l'arrivée pour le meilleur sprinter de l’équipe.

Ces étapes sont souvent marquées par des échappées au long cours (record du genre : 253 km en solitaire). Le peloton gère plus ou moins ces échappés, surtout en fin d’étape. Un peloton de rouleurs derrière une échappée peut reprendre environ une minute sur 10 km. Ainsi, avec deux minutes d’avance à dix kilomètres de l’arrivée, une échappée est (quasi) certaine de gagner sa course contre le peloton. C’est le fameux « théorème de Chapatte ».

Trois types d’étapes contre la montre existent sur le Tour : le prologue (première étape du Tour, un contre la montre individuel court), le contre la montre par équipe et les contre la montre individuels (généralement deux sur le Tour). Les coureurs utilisent à l’occasion de ces étapes un matériel spécifique très règlementé. Le contre la montre par équipes se tient parmi les premières étapes du Tour (avant les premières étapes de montagne) afin que toutes les formations puissent aligner un maximum de coureurs.

Le contre la montre en montagne, épreuve particulièrement redoutable, n’est que rarement programmé.

La Grande boucle donna naissance à plusieurs chansons : P’tit gars du Tour (1932), Les Tours de France (1936) et Faire le Tour de France (1950) notamment. Le groupe allemand Kraftwerk lui consacre une chanson, Tour de France, en 1983, et un album entier, Tour de France Soundtracks, en 2003, à l'occasion du centenaire du Tour.

Au cinéma, le Tour sert de cadre aux Cinq tulipes rouges (1949) de Jean Stelli, intrigue policière où un meurtrier supprime cinq coureurs. La Course en tête (1974) est un documentaire suivant Eddy Merckx. Ce film fut sélectionné au Festival de Cannes en sélection parallèle. Un film burlesque de 1967 lui est aussi consacré: "Les Cracks" (d'Alex Joffé, avec Bourvil et Monique Tarbès). Deux courts métrages méritent également d’être mentionnés : Vive le Tour (1966) de Louis Malle et Pour un maillot jaune (1965) de Claude Lelouch. Le premier film parlant sur le Tour fut Hardi les gars ! (1931). À signaler également Chacun son Tour, de Patrick Le Gall (1996). Enfin, Le Vélo de Ghislain Lambert en 2001 qui raconte la vie d’un coureur et dont une partie de l’action se situe pendant le Tour 1974 et le film d'animation Les triplettes de Belleville en 2003.

Le Tour de France s’est vu décerner, en 2003, le prix Prince des Asturies des Sports. Il s’agit de l’une des plus hautes distinctions en Espagne. Le jury était, cette année-là, présidé par l’ancien champion cycliste Miguel Indurain.

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Tour de France 2008

Carte des étapes du Tour 2008

La 95e édition du Tour de France a eu lieu du 5 au 27 juillet 2008. La course est partie de Brest. Elle comprenait 21 étapes pour une longueur totale de 3 559,5 km.

Cette édition s'est caractérisée par l'absence de prologue au départ, remplacé par une 1re étape en ligne, et par la suppression des bonifications de temps aussi bien aux sprints intermédiaires qu'à l'arrivée de chaque étape.

La société Amaury Sport Organisation (ASO), qui organise le Tour de France (parmi 11 courses cyclistes dont Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège, Paris-Nice), a décidé en 2008 de retirer ses épreuves de l'UCI ProTour. Les courses concernées ont été versées soit au calendrier de l'UCI Europe Tour (la Flèche wallonne), soit au « calendrier historique » proposé par l'Union cycliste internationale en janvier (Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège). ASO a écarté ces solutions pour le Tour de France qui, comme Paris-Nice, est organisé sous l'égide de la Fédération française de cyclisme. En réaction à ce choix, l'UCI a suspendu la FFC de ses instances.

Le Tour de France 2008 ne figurant dans aucun calendrier de l'UCI, les coureurs n'y marqueront aucun point pour le ProTour. Ce retrait a également des conséquences sur la sélection des équipes et les contrôles antidopage.

En retirant ses épreuves du ProTour, ASO s'est soustraite à l'obligation d'inviter toutes les équipes ProTour à chaque compétition. La société avait déjà pris ses libertés avec le règlement en 2007 en refusant d'inviter l'équipe Unibet.com. En 2008, c'est l'équipe Astana qui fait face au refus d'ASO. En février, la société a annoncé la liste des équipes conviées à ses épreuves, et l'exclusion d'Astana en raison « des dommages causés par cette équipe au Tour de France et au cyclisme en général, tant en 2006 qu'en 2007 ». L'équipe avait en effet quitté le Tour 2007 suite au contrôle anti-dopage positif de son leader Alexandre Vinokourov. De plus, Astana prenait la succession de l'équipe Liberty Seguros/Astana-Würth, dont le dirigeant Manolo Saiz et plusieurs coureurs avaient été impliqués à divers degrés dans l'affaire Puerto.

Cette éviction écarte trois favoris potentiels du Tour : le vainqueur et le troisième de l'édition précédente Alberto Contador et Levi Leipheimer, et Andreas Klöden, deuxième en 2004 et 2006. Le manager d'Astana Johan Bruyneel, arrivé à l'intersaison en provenance de l'équipe Discovery Channel en compagnie de plusieurs coureurs dont Contador et Leipheimer, a déploré cette décision et estimé que « le Tour beaucoup de sa crédibilité en laissant de côté quelques-uns des meilleurs coureurs du monde, qui n'ont jamais été impliqués dans des affaires de dopage ». Il a ajouté qu'Astana dépenserait 460 000 euros en 2008 pour la lutte antidopage et que d'autres protagonistes avaient un passé suspect.

La sélection complète pour le Tour, annoncée en mars, comprend 17 équipes ProTour et trois équipes continentales : Agritubel et Barloworld, déjà présentes en 2007, et Slipstream Chipotle, qui prend le nom de Garmin Chipotle en juin. L'invitation de ces équipes est justifiée par ASO par l'« aspect préférence nationale » pour la première, avec la présence en son sein de Christophe Moreau, pour la seconde par ses résultats convaincants sur le Tour 2007 (deux victoires d'étapes et le maillot à pois). S'agissant de Garmin-Chipotle, les organisateurs ont déclaré que la « philosophie » de l'équipe américaine, fondée sur la lutte antidopage, leur convenait.

Autre conséquence de la sortie du Tour du giron de l'UCI : les contrôles antidopage ne sont pas effectués par cette dernière mais par l'Agence française de lutte contre le dopage. En outre, celle-ci ne bénéficie pas des données du passeport biologique mis en place en début de saison, l'UCI refusant de les communiquer,.

Au départ de Brest, les 3 et 4 juillet, l'AFLD a effectué des prélèvements sanguins sur les 180 coureurs afin de permettre un ciblage des contrôle durant la compétition. Les résultats de ces prélèvement sont remis aux coureurs et transmis à l'UCI en vue d'être intégrés au passeport sanguin des coureurs.

Avant la deuxième étape, 36 coureurs subissent un contrôle sanguin. Tous sont autorisés à prendre le départ.

En l'espace de quelques jours, trois coureurs sont contrôlés positifs à l'EPO. L'Espagnol Manuel Beltran, coureur de l'équipe italienne Liquigas, est contrôlé positif à l'issue de la première étape. Il est mis hors-course par son équipe après la 7e étape et le soir, des perquisitions sont menées dans son hôtel par la police. L'Espagnol Moisés Dueñas est également contrôlé positif à l'EPO à l'issue de l'étape de contre-la-montre disputée à Cholet le 8 juillet. Le coureur de l'équipe Barloworld, premier de son équipe au classement général est mis hors course le 16 juillet par son équipe dès l'annonce de ce résultat. Enfin l'Italien Riccardo Ricco est controlé positif au CERA, une EPO de troisième génération. Le coureur de l'équipe Saunier Duval-Scott, porteur du maillot à pois ainsi que du maillot blanc de meilleur jeune, 9e au classement général, et victorieux des 6e et 9e étapes de montagne, est mis hors course le 17 juillet par son équipe dès l'annonce de ce résultat. Celle-ci a décidé dans la foulée de se retirer de la compétition puis de licencier Ricco et son compatriote Leonardo Piepoli, vainqueur d'étape à Hautacam.

Le Kazakh Dimitri Fofonov a été contrôlé positif à l'heptaminol à l'issue de la 18e étape et exclu quelques heures après l'arrivée de la dernière étape.

Le 9 août est révélé que des traces de glucocorticoïdes ont été retrouvées dans les urines du coureur français Jimmy Casper (Agritubel). Le cycliste en a imputé la faute à un problème de prescription de médicaments lors du renouvellement d'une autorisation à usage thérapeutique. Il est blanchi par la Ligue nationale de cyclisme le 15 septembre.

En septembre, l'AFLD a décidé d'effectuer de nouvelles analyses sur les échantillons de 10 coureurs en utilisant un nouveau test de dépistage de la CERA. Ces contrôles révèlent une positivité au CERA des échantillons de Stefan Schumacher, vainqueur de deux contre la montre, Leonardo Piepoli, vainqueur d'étape, et Bernhard Kohl, vainqueur du maillot à pois et troisième au classement général.

Deux coureurs sont considérés comme les principaux favoris : Cadel Evans et Alejandro Valverde. Deuxième en 2007, Evans est le seul coureur du podium de l'édition précédente au départ à Brest. Il s'est montré régulièrement en forme depuis le début de saison, de sa victoire d'étape à Paris-Nice sur les pentes du mont Ventoux à sa deuxième place au Critérium du Dauphiné Libéré. Le vainqueur sortant Alberto Contador en a fait son favori. Alejandro Valverde a remporté cette saison le Tour de Murcie, Liège-Bastogne-Liège, et, en juin, le Dauphiné Libéré et le championnat d'Espagne.

Plusieurs autres participants sont considérés comme des vainqueurs potentiels. Il s'agit notamment de Denis Menchov (Rabobank), double vainqueur du Tour d'Espagne (2005 et 2007), de Damiano Cunego (Lampre), vainqueur du Tour d'Italie 2004 et de l'Amstel Gold Race 2008, et de Carlos Sastre, leader du Team CSC, et quatrième en 2007. Il compte à ses côtés deux outsiders, les Luxembourgeois Andy et Frank Schleck. Le premier s'est révélé en terminant deuxième du Tour d'Italie 2007 ; le second s'est imposé à l'Alpe d'Huez lors du Tour de France 2006.

Un troisième Luxembourgeois, Kim Kirchen, a des ambitions au classement général après sa septième place en 2007. La formation Euskaltel-Euskadi se présente avec trois coureurs ayant terminé parmi les dix premiers de grands tours en 2007 : Haimar Zubeldia, Samuel Sanchez et Mikel Astarloza. La Barloworld est emmenée par le précédent lauréat du maillot à pois Mauricio Soler. Le jeune Roman Kreuziger (Liquigas) s'est ajouté à la liste des outsiders en gagnant le Tour de Suisse, même s'il déclare s'y présenter pour apprendre. Le leader de l'équipe Saunier Duval et dauphin de Contador sur le dernier Giro Riccardo Riccò dit viser les étapes de Super Besse et de l'Alpe d'Huez plutôt que le classement général.

Le Tour 2008 se caractérise par l'absence de prologue, remplacé par une première étape en ligne entre Brest et Plumelec. Un premier contre-la-montre intervient lors de la 4e étape autour de Cholet (29,5 km). La course se dirige ensuite vers le massif central pour deux étapes de moyenne montagne, la sixième et la septième. Les Pyrénées sont ensuite franchies avec des arrivées à Bagnères-de-Bigorre et Hautacam. Plusieurs étapes de transition mènent les coureurs jusqu'aux Alpes, pour une arrivée au sommet à Prato Nevoso, en Italie, lors de la 15e étape. Deux jours plus tard, l'Alpe d'Huez est le cadre de la dernière arrivée en altitude du Tour 2008.

Les coureurs effectuent un contre-la-montre de 53 kilomètres entre Cérilly et Saint-Amand-Montrond la veille de la traditionnelle arrivée à Paris, sur les Champs-Élysées.

Toutes les régions du Nord et de l'Est de la France sont évitées dans cette édition, et les seules incursions en territoire étranger se font en Italie, lors de l'arrivée à Prato Nevoso, le 20 juillet, et lors du départ de Cuneo, le 22 juillet.

Les points attribués dans les côtes hors-catégorie, 1re et 2e catégories sont doublés lorsqu'il s'agit d'arrivée en altitude.

Le compte rendu détaillé de chaque étape est obtenu en cliquant dans la colonne de gauche, à la ligne appropriée.

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Alberto Contador

Au Tour du Missouri 2007

Alberto Contador Velasco, né le 6 décembre 1982 à Madrid, est un coureur cycliste espagnol. Il a débuté sa carrière professionnelle en 2003 dans l'équipe espagnole Once-Eroski. Il a notamment remporté le Tour de France 2007 avec l'équipe américaine Discovery Channel, le Tour d'Italie et le Tour d'Espagne 2008 avec la formation Astana.

Contador débute sa carrière en 2003 dans la célèbre équipe espagnole la ONCE, dirigée par Manolo Saiz qu'il considère comme un « second père ».

Il remporte sa première victoire professionnelle à seulement 20 ans. Il s'impose ce jour-là sur la dernière étape du Tour de Pologne, un contre-la-montre, devant le vainqueur final Cezary Zamana et des coureurs d'expérience comme Andrea Noè ou Jens Voigt. Il avait acquis, un an auparavant, le titre national de la discipline dans la catégorie Espoirs (moins de 23 ans).

En mai 2004, Contador est victime d'une grave chute dans le Tour des Asturies. Outre une fracture de la mâchoire, les médecins décèlent un anévrisme cérébral susceptible d'expliquer la chute et les convulsions qui l'ont précédé. Plongé dans le coma durant trois semaines, il est opéré d'un œdème cérébral et ne remonte sur un vélo qu'en décembre.

De retour dans le peloton professionnel en 2005, il se montre rapidement compétitif. En janvier, il gagne une des premières courses qu'il dispute, la cinquième étape Tour Down Under, où l'équipe Liberty Seguros s'empare des quatre premières places avec Luis Léon Sanchez, Allan Davis et Javier Ramirez Abeja. Deux mois plus tard, il signe un premier succès sur une course par étapes à la Semaine catalane, où il gagne l'étape de montagne et se classe quatrième du contre-la-montre final. En avril, il obtient des places d'honneur sur deux courses par étapes majeures, le Tour du Pays basque (3e) et le Tour de Romandie (4e), après avoir remporté le contre-la-montre final du premier et une étape de montagne du second.

Il participe en juillet à son premier Tour de France. Avec plus d'une heure de retard sur le vainqueur Lance Armstrong, il prend la 31e place du classement général et la troisième place du classement des meilleurs jeunes. En fin d'année, il est opéré d'une hernie inguinale avant de poursuivre pour une saison supplémentaire avec Liberty Seguros.

En 2006, Contador se distingue en avril en se classant parmi les cinq premiers du Tour du Pays Basque (5e), du Tour de Romandie (2e) et de la Klasika Primavera (4e). Il remporte également en juin une étape de montagne du Tour de Suisse. À la fin du mois, il est cependant l'un des coureurs mis en cause dans le cadre de l'affaire Puerto. Cette affaire de dopage impliquant une quarantaine de coureurs cyclistes touche particulièrement l'équipe Liberty Seguros : son propriétaire Manolo Saiz, arrêté, en est l'un des principaux protagonistes et treize de ses coureurs sont cités. Le sponsor Liberty Seguros met fin à son partenariat dès le mois de mai. Malgré les nouveaux partenaires kazakhs attirés par le leader de l'équipe Alexandre Vinokourov, l'équipe est exclue du Tour de France faute de pouvoir réunir suffisamment de coureurs. En juillet, Alberto Contador est blanchi par la justice espagnole, de même que plusieurs de ses coéquipiers.

Recruté pour 2007 par l'équipe américaine Discovery Channel, Contador gagne Paris-Nice, sa première victoire majeure, dans la dernière étape. Il a profité de la puissance de son équipe, Discovery Channel, pour affaiblir l'équipe Gerolsteiner de son rival Davide Rebellin, ce qui a permis à Contador de lancer une grosse attaque dans la dernière difficulté de l'étape. Il avait déjà essayé d'attaquer Rebellin les jours précédents mais n'était pas parvenu à le rattraper au classement général. Malgré la chasse menée par Rebellin qui doit attaquer seul sur la fin, Contador gagne l'étape et garde assez d'avance pour remporter le classement général. Deux semaines plus tard, il s'impose à nouveau sur une course par étapes d'une semaine, le Tour de Castille et Léon. Il dispute également au mois de juin le Critérium du Dauphiné libéré où il se classe sixième.

Prenant le départ du Tour de France avec un rôle de coéquipier de Levi Leipheimer, il gagne la 14e étape au Plateau-de-Beille en montant cette dernière montée plus vite que Lance Armstrong (mais moins vite que le record de Marco Pantani), et conforte sa seconde place au classement général derrière Michael Rasmussen en prenant un peu de temps sur le troisième, Cadel Evans. Lors de la 16e étape, Contador n'est pas loin de décrocher Rasmussen mais il n'y parvient pas malgré deux attaques très sèches et une dernière montée du col de Peyresourde rapide, qui lui permet néanmoins d'accroître une nouvelle fois son avance sur ses autres poursuivants. Lors de la 17e étape, il est décroché par Rasmussen dans le dernier kilomètre et pense abandonner là tous ses espoirs de victoire finale. Mais le danois Michael Rasmussen est exclu ce soir-là par son équipe Rabobank. Contador s'empare donc du maillot jaune lors de la 18e étape. Dans la 19e étape, courue contre-la-montre, il réussit à garder une marge de 22 secondes sur Evans et de 31 secondes sur son équipier Levi Leipheimer. Il remporte donc son premier Tour de France, dans l'ancienne équipe du septuple vainqueur Lance Armstrong.

La citation temporaire de Contador dans l'affaire Puerto a été rappelée dans les médias durant ce Tour. Contador a bénéficié du soutien de Patrice Clerc, le patron du Tour, qui a affirmé que Contador était uniquement cité « dans le cadre de conversations téléphoniques pour des résultats de courses » et qu'« en aucun cas le nom de Contador ne pouvait être lié à la clientèle de M. Fuentes ». Le 30 juillet 2007, un expert allemand de la lutte antidopage, Werner Franke a qualifié la victoire de Contador dans le Tour de France 2007 de « plus grande escroquerie de l'histoire du sport », et qu'il aurait été bénéficiaire d'un « protocole de dopage » qu'il détaille lui-même. Il affirme avoir les preuves et les avoir envoyées à l'AMA. Contador a cependant nié à plusieurs reprises tout fait de dopage, et s'est dit prêt à se soumettre à des tests ADN pour démontrer son innocence , .

L'équipe Discovery Channel disparaissant à la fin de la saison, il signe pour l'année 2008 avec l'équipe Astana, y rejoignant le directeur sportif de Discovery Johan Bruyneel, en compagnie de plusieurs autres coureurs de la Discovery. Bien qu'ayant changé d'encadrement et renouvelé son effectif, le nom d'Astana reste associé aux affaires de dopage qui l'ont secouée en 2007, dont notamment les contrôles antidopage positifs d'Alexandre Vinokourov et Andrey Kashechkin. L'équipe de 2008 en subit les conséquences : elle n'est pas invitée sur les épreuves organisées par Amaury Sport Organisation et par RCS Sport. Ainsi, Contador ne pourra pas défendre ses titres sur Paris-Nice et au Tour de France. Sa saison sera par conséquent centrée sur d'autres objectifs : les Jeux Olympiques et le Tour d'Espagne.

Faute de pouvoir prendre part à Paris-Nice, il est au départ du Tour de Murcie au début du mois de mars. Septième de l'étape de montagne remportée à Totana par son coéquipier José Luis Rubiera et troisième du contre-la-montre au parcours valloné derrière Alejandro Valverde et Stefano Garzelli, il termine troisième du classement général derrière ces deux coureurs. À la fin du mois, il domine comme en 2007 le Tour de Castille-et-León : il signe un doublé pour Astana avec Levi Leipheimer sur le contre-la-montre d'ouverture, puis distance ses adversaires dans l'étape de montagne à la Montaña Palentina pour s'imposer au final devant Mauricio Soler et Thomas Dekker.

Après cette seconde victoire consécutive, Alberto Contador prend part au Tour du Pays Basque, épreuve majeure du calendrier espagnol et figurant au ProTour. Comme au Tour de Castille-et-León, il s'impose dès la première étape à Legazpi après avoir distancé tous ses adversaires dans l'ultime difficulté, l'Alto de Descarga, à moins de dix kilomètres de l'arrivée. Seul l'Espagnol Ezequiel Mosquera demeure un temps en sa compagnie. Il reste systématiquement au contact de ses adversaires durant les quatre étapes suivantes, sur des parcours difficiles, souvent disputées sous la pluie. Lors de la dernière étape, disputée contre la montre, il s'impose une nouvelle fois en dominant d'une vingtaine de secondes son adversaire direct de la fin du Tour de France 2007, l'Australien Cadel Evans. Alberto Contador ajoute donc une nouvelle course importante à son palmarès en s'imposant au classement final devant Cadel Evans et Thomas Dekker. Dès lors, il a l'intention de faire une pause, puis de préparer son futur grand rendez-vous, le Critérium du Dauphiné Libéré, couru en juin. Après avoir soigné une infection dentaire, il prend quelques jours de repos.

Le 4 mai, la société RCS Mediagroup crée la surprise en annonçant l'invitation au Tour d'Italie de l'équipe Astana qu'elle avait exclue dans une premier temps. Exclue du Tour, Astana envoie au Giro, qui démarre six jours plus tard, ses leaders Levi Leipheimer, Andreas Klöden, et Contador. Durant la première semaine, Contador peine à suivre ses principaux rivaux : 18e à Agrigente (2e étape), il cède 10 secondes à six coureurs dont le vainqueur d'étape Riccardo Ricco et le tenant du titre Danilo Di Luca. À Pescocostanzo (7e étape), il peine à nouveau à suivre les deux coureurs dans le final. Il demeure cependant meilleur que ses rivaux italiens en contre-la-montre : il se classe second à Urbino (10e étape) derrière le spécialiste Marzio Bruseghin. Quatrième du classement général, il est désormais le mieux classé des favoris pour la course au maillot rose, malgré une blessure au poignet sans grandes conséquences. Les Dolomites permettent à Riccardo Ricco et Emanuele Sella de passer à l'offensive, mais les écarts restent réduits. Au sommet de la Marmolada (15e étape), Contador endosse son premier maillot rose, après avoir été en difficulté mais limité les écarts à l'arrivée. Le lendemain, le contre-la-montre de Plan de Corones lui permet d'accroître légèrement son avance sur Ricco, Di Luca et Denis Menchov, sans parvenir à créer un écart définitif : tous ont moins de 3 minutes de retard. L'ultime arrivée au sommet, au Monte Pora (19e étape), est mouvementée : Di Luca lance une offensive de longue haleine et Ricco distance Contador dans les derniers kilomètres, de sorte que ce dernier sauve son maillot pour quatre secondes. La dernière étape de montagne, comprenant le redouté Passo del Mortirolo ne change pas la situation : Di Luca flanche et Ricco ne parvient pas à attaquer Contador. Le dernier contre-la-montre, dans les rues milanaises, ne fait qu'accroître l'écart entre Contador et Ricco, peu à son avantage sur ce terrain. Contador remporte donc le Tour d'Italie dès sa première participation et sans avoir pu le préparer dans les conditions optimales.

En septembre, Alberto Contador remporte le Tour d'Espagne devant son coéquipier Levi Leipheimer et le dernier vainqueur du Tour de France, Carlos Sastre. Lors de cette Vuelta, Contador part comme grand favori après ses victoires dans le Tour et le Giro, avec Sastre et Valverde. Lors de l'étape menant à l'Alto de l'Angliru, Astana contrôle la course et impose le rythme en faisant rouler Klöden, Rubiera et Leipheimer, arrivant à distancer les principaux favoris. Après avoir été le seul avec Joaquin Rodriguez à suivre une accélération de Valverde, Contador lâche ses compagnons d'échappée pour remporter cette étape et s'emparer du maillot de leader. Le lendemain, il récidive et remporte l'étape de Fuentes de Inverno en profitant d'un excellent travail de Mosquera et conforte ainsi sa place de leader. Lors de la dernière semaine, malgré une chute sans gravité, il contrôle la course avec son équipe jusqu'au dernier contre-la-montre en côte sur les pentes du Navacerrada où il ne concède qu'une trentaine de secondes à son coéquipier Leipheimer et reprend du temps à tous ses rivaux. Il remporte le lendemain sa première Vuelta avec 46 secondes d'avance sur Leipheimer et plus de quatre minutes sur Sastre. Il remporte également le classement du combiné. Il devient le cinquième coureur à remporter les trois grands Tour après Jacques Anquetil, Felice Gimondi, Eddy Merckx et Bernard Hinault.

Albert Contador aborde l'année 2009 avec en point de mire le Tour de France, dont il doit être un des principaux favoris. Lance Armstrong, son coéquipier sur le retour, est annoncé comme son grand rival. Dès le début de saison, Contador montre sa suprématie en remportant le Tour de l'Algarve au Portugal. Il prend le départ de Paris-Nice en grand favori, et remporte successivement la première étape contre la montre et l'étape reine au sommet de la montagne de Lure. Cependant, victime d'une défaillance dans la 7e étape, il perd la course au profit de Luis León Sánchez et termine quatrième.

Il se rassure pourtant très vite en prenant dès la semaine suivante la deuxième place du Tour de Castille-et-León puis en remportant le Tour du Pays Basque avec deux étapes à la clé.

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Tour d'Italie 2008

Le Tour d'Italie 2008 qui s'est déroulé du 10 mai au 1er juin 2008 est la 91e édition du Tour d'Italie . Il a été remporté par l'Espagnol Alberto Contador qui remporte son deuxième grand tour, après le Tour de France 2007. Il est devient le premier coureur non-italien à remporter le Giro depuis 1996.

Le Tour d'Italie est une épreuve cycliste organisée par la société RCS Sport, l'un des trois organisateurs de courses en conflit avec l'Union cycliste internationale (UCI) au sujet du ProTour. Depuis 2005, le Tour d'Italie était intégré à ce calendrier, de même que Milan-San Remo, Tirreno-Adriatico et le Tour de Lombardie, également organisés par RCS Sport.

Bien que le conflit entre les organisateurs et l'UCI existe depuis le lancement du ProTour, il a pris un tour différent en 2008 : les organisateurs ont en effet décidé de retirer leurs courses du calendrier de l'UCI ProTour 2008. Certaines épreuves ont été versées au calendrier de l'UCI Europe Tour. Pour d'autres, l'UCI et les organisateurs sont parvenus à un accord en les intégrant à un « calendrier historique » proposé par l'UCI en janvier.

Le Tour d'Italie 2008 est l'une des six épreuves de ce calendrier historique. Par conséquent, il ne délivre pas de points pour le classement de l'UCI ProTour 2008.

En retirant ses épreuves du ProTour, RCS Sport s'est soustrait à l'obligation d'y inviter toutes les équipes ProTour. Ainsi, en février 2008, la société a annoncé une liste d'équipe invitées ne comprenant pas quatre des dix-huit équipes ProTour : Team High Road, Astana, Crédit agricole et Bouygues Telecom. Angelo Zomegnan, dirigeant de RCS, dit s'être basé pour ce choix sur « l'éthique, la qualité, le caractère international et les relations historiques avec RCS », insistant notamment sur les cas de dopages en 2007 dans les équipes Astana et T-Mobile, devenue Team High Road. L'équipe italienne Acqua & Sapone ne fait pas non plus partie des équipes continentales professionnelles invitées, au regard de « son attitude à l'égard de la lutte antidopage ».

Quelques jours après cette annonce, High Road obtient son invitation. L'équipe Astana qui n'a pas pu participer à Tirreno-Adriatico et Milan-San Remo est finalement également conviée au début du mois de mai, moins d'une semaine avant le départ du Giro. Astana remplace l'équipe continentale professionnelle NGC Medical-OTC Industria Porte qui avait bénéficié d'une invitation dans un premier temps.

Trois anciens vainqueurs du Giro sont présents au départ de cette édition. Le tenant du titre Danilo Di Luca peut compter sur la présence au sein de son équipe LPR Brakes du double vainqueur (en 2002 et 2005) Paolo Savoldelli. Il est désigné grand favori par Gilberto Simoni, leader de la formation Serramenti PVC Diquigiovanni, également vainqueur à deux reprises (en 2001 et 2003). Ces trois coureurs ont la particularité d'avoir quitté une équipe ProTour pour intégrer une équipe continentale professionnelle en 2008.

L'invitation tardive d'Astana provoque la venue de trois des meilleurs coureurs de grands tours : Alberto Contador, Levi Leipheimer et Andreas Klöden. Ce dernier a démontré sa forme en remportant le Tour de Romandie une semaine avant le départ du Tour d'Italie.

Le Russe Denis Menchov, double vainqueur du Tour d'Espagne, emmène l'équipe Rabobank pour sa première participation au Tour d'Italie.

Plusieurs autres coureurs sont cités comme éventuels outsiders. L'équipe espagnole Caisse d'Épargne compte ainsi dans ses rangs José Rujano, troisième de l'épreuve en 2005, et Vladimir Karpets. Sixième en 2007 et vainqueur de l'étape des Tre Cime di Lavaredo, le jeune Italien Riccardo Ricco (24 ans) a annoncé viser la victoire sur cette édition. Il a notamment pour coéquipier le meilleur grimpeur de l'édition précédente Leonardo Piepoli. Le meilleur grimpeur du Tour de France 2007 Juan Mauricio Soler est également présent, au sein de la formation Barloworld.

Alessandro Petacchi, vainqueur de 24 étapes sur le Tour d'Italie, a déclaré forfait en raison d'une bronchite. Il fait également l'objet d'une suspension jusqu'au 31 août 2008. Son équipe Milram reste néanmoins bien disposée pour les arrivées groupées avec l'Allemand Erik Zabel et des coéquipiers spécialistes de ce type d'épreuves. Les autres vainqueurs d'étapes au sprint sur les grands tours présents au départ à Palerme sont Robbie McEwen, Daniele Bennati, Danilo Hondo, Paolo Bettini et Robert Förster.

Le jeune Mark Cavendish fait forte impression depuis 2007 et a remporté trois victoires au sprint en avril. Mirco Lorenzetto, Graeme Brown, Alexandre Usov, Koldo Fernandez, Luciano Pagliarini, Alberto Loddo peuvent également viser de bons résultats en cas de sprint massif.

Les cyclistes présents dans le tableau ci-dessous correspondent aux leaders des classements annexes. Ils peuvent ne pas correspondre avec le porteur du maillot.

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Source : Wikipedia