Ray Charles

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Posté par seb 20/04/2009 @ 08:13

Tags : ray charles, rhythm and blues, musique, culture

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Ray Charles

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Ray Charles (Ray Charles Robinson) surnommé « The Genius » (le génie) (23 septembre 1930 - 10 juin 2004) est un chanteur et pianiste américain de jazz, de gospel, de blues, de country, de rhythm and blues (origines du R&B) et du style qu'il popularisa : la soul.

Ray Charles Robinson est né le 23 septembre 1930 dans une famille très pauvre d'Albany en Géorgie et a été élevé par sa mère Aretha Williams à Greenville en Floride. Il fait une petite approche du piano avec Willy Pitman, un homme qui jouait dans le bar de son village. Son enfance est marquée par des traumatismes physiques et psychologiques : après avoir assisté impuissant à la noyade de son jeune frère de trois ans, il contracte un glaucome à l'âge de quatre ans. À sept ans, sa cécité est complète et il est placé dans un établissement spécialisé.

C'est dans cette école que, neuf années durant, il apprend la composition, ainsi que la pratique de plusieurs instruments, dont le piano (instrument qu'il ne put étudier immédiatement car, au moment de sa venue, les effectifs de l'école étaient complets), la clarinette le saxophone alto. Bien que l'enseignement musical qu'il y reçoit soit essentiellement classique, ses préférences vont dès cette époque aux musiques de son enfance : le gospel, le blues , le jazz et le country.

Âgé de quinze ans, il perd sa mère et décide de quitter l'institution. Il se fait héberger par une amie de sa mère à Jacksonville, où il commence à travailler comme musicien. Il tente ensuite sa chance à Orlando, puis à Tampa, où il gagne à grand-peine de quoi survivre en jouant du piano dans des orchestres de danse.

Ce n'est qu'en 1947, après avoir traversé tout le pays pour s'installer à Seattle, qu'il commence à se produire dans les clubs comme chanteur, accompagné de sa propre formation. C'est là qu'il rencontre Quincy Jones, avec qui il se lie d'amitié. Après plusieurs disques sans succès, Rocking Chair Blues ou The Ego Song, il enregistre Baby, Let Me Hold Your Hand, qui se place dans les premières places des R&B charts en 1951. Il commence alors à forger sa personnalité musicale, s'éloignant peu à peu de ses premières influences, Nat King Cole et Charles Brown. Il fait une approche de son propre style avec Hey Now ou Kiss Me Baby.

Aidé par Atlantic Records, sa maison de disques, qui lui laisse toute liberté de création, Ray Charles va connaître une décennie de succès. Le premier succès qu'il enregistre est «The Sun Gonna Shine Again», produit par Ahmet Ertegün (qui par ailleurs a écrit une chanson connue de Ray Charles Mess Around), son producteur et fondateur d'Atlantic Records. Il compose son premier grand succès «I Got a Woman». Viennent ensuite «Hallelujah I Love Her So», «Drown in My Own Tears», «This Little Girl of Mine», «The Right Time» très bien placés dans les R&B charts. Il faut attendre la sortie de «What'd I Say» en 1959, premier hit dans les pop charts et Genius Of Ray Charles, pour que sa notoriété s'élargisse dans de notables proportions.

Fermement décidé à continuer sa percée en direction du public pop, le chanteur quitte la maison Atlantic pour ABC Paramount en 1959, plus à même de lui offrir une passerelle vers le public blanc. Ce « crossover » fait qu'il sera le premier artiste noir de l'histoire à être écouté par un public blanc (et de même pour les succès qui vont avec) : Georgia On My Mind (1960) Hit the Road Jack (1960), One Mint Julep, Moanin, I'm Gonna Move to The Ouskirts Of Town (1961)Unchain my Heart, Bye,bye Love, Half As Much, I Can't Stop Loving You, You are my sunshine (1962), Born To Be Blue,Busted, In The Evening, Over The Rainbow, That Lucky Old Sun (1963), Smack Dab In The Middle (1964) I Don't Need No Doctor, Let's Go Get Stoned, I Chose To Sing The Blues(1966), Here We Go Again,In The Heat Of The Night(1967), Am I Blue, The Sun Died (1968) Don't Change Me (1970), If you Were Mine(1971), America The Beautiful (1972)(1961)), Charles devra attendre 1962 et la sortie de son chef d'œuvre, Modern Sounds in Country and Western Music, pour réaliser son rêve. Avec I Can't Stop Loving You cotoyant Hey, Good Lookin, c'est l'éclectisme de l'artiste qui triomphe.

Les affaires marchent alors tellement bien pour Ray Charles que, en 1963, associé à son manager Joe Adams, il monte sa propre société de production « Ray Charles Enterprises ». Il joue aussi dans le film Ballad In Blue de 1964. C'est aussi malheureusement une période où il doit faire face à de sérieux problèmes de dépendance à l'héroïne, en 1965. Malgré un petit passage à vide, Ray Charles revient en force en 1966, avec «Let's Go Get Stoned». Après quelques chansons aux résultats encore honorables (dont ses reprises de «Yesterday» et «Eleanor Rigby» des Beatles), il disparaît peu à peu des charts.

A la fin des années 1970 et au cours des années 1980, il fait quelques apparitions sporadiques, à l'occasion d'évènements tels que le film «The Blues Brothers» ou la chanson «We Are the World» au bénéfice de USA for Africa. Malgré de nombreux changements de maisons de disque, il n'obtient plus que de modestes succès. Seule exception, son duo avec Chaka Khan en 1989, «I'll Be Good to You», qui le réconcilie brièvement avec les pop charts.

Ray Charles continue inlassablement de tourner dans le monde entier à guichet fermé auprès de son public d'admirateurs jusqu'à un âge avancé malgré une désaffection du grand public.

Il est récompensé de douze Grammy Awards, parmi les très nombreuses récompenses et distinctions qu'il reçoit au cours de sa carrière. Il est un des premiers à entrer au Rock'n'Roll Hall of Fame en 1986. Il reçoit la médaille de Chevalier des Arts et Lettres cette même année et la chanson «Georgia On My Mind» est consacrée hymne officiel de l'État de Géorgie en 1979. Dans les années 1990, Ray Charles recommence à faire parler de lui, notamment pour la publicité pour Pepsi-Cola : You Get The right One Baby. Et quitte définitivement les petits piano bars pour revenir à la grande scène. Et avec dernier album Genius Loves Company, de 2004, composé de duos (en autre avec Norah Jones, Elton John, B. B. King, Johnny Mathis et Natalie Cole).

Il meurt à 73 ans d'une maladie du foie, le 10 juin 2004, dans sa maison de Beverly Hills, accompagné de sa famille. Il donnera 1 million de dollars à chacun de ses enfants, et repose au cimetière d'Inglewood en Californie. Le 10 juin à partir de 22 heures, soit une heure après l'annonce de sa disparition, France Info lui rend hommage en diffusant toute la nuit ses chansons, jusqu'à six heures le lendemain. De même la radio TSF, station de jazz, lui consacra une journée entière.

Le lendemain, les titres de la presse nationale française rendirent également hommage au Genius, Libération titrant « No more Ray », Le Monde « Ray Charles, la mort du Genius ». À noter que ce fut la première fois depuis sa création que le journal Le Monde mit en une de son journal la mort d'une personnalité autre que politique. Ailleurs, la mort de Ray Charles fut quelque peu éclipsée, notamment aux États-Unis, car elle fut annoncée la veille des funérailles nationales du président Ronald Reagan. Ainsi, par respect envers le 40e président des États-Unis, il n'y eut aucune réaction officielle le lendemain de sa mort. Ce n'est que le jour de son enterrement, le 18 juin, que George W. Bush rendit hommage à l'un des plus grands artistes américains.

Nombre d'artistes ont salué sa mort. On peut citer des personnalités de la musique comme Willie Nelson, Quincy Jones, James Brown, Michael Jackson, Aretha Franklin, Neil Young, Norah Jones, Elton John, Stevie Wonder ou encore les Rolling Stones, ayant repris la chanson Night Time Is The Right Time durant toute leur tournée européenne 2006 : A Bigger Bang.

Marié deux fois, il a eu douze enfants : Ray Jr, David, Robert (avec sa femme), Charles (avec Margie Hendricks), Alexandria, Reatha, Robyn, Evelyn, Raenee, Sheila, Vincent et Corey.

Ce film, sorti en France le 23 février 2005, retrace sa vie de ses débuts à Seattle jusqu'à la résolution de ses problèmes de drogue à la fin des années 1960. Jamie Foxx, qui incarne Ray Charles, reçoit l'Oscar du meilleur acteur en 2005 pour sa performance. Il dédie son prix à Ray Charles, qui l'avait personnellement choisi pour le rôle. Le film, également nommé dans la catégorie « Meilleur film », remporte l'Oscar de la meilleure bande-son originale.

Il était également un personnage régulier, à la fin des années 90, dans les dernières saisons de la série Une nounou d'enfer, où il jouait Sammy le fiancé de Yetta. Clint Eastwood lui a rendu un hommage chaleureux dans son film Piano blues (2003).

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Musique soul

La musique soul (en anglais, soul music qui signifie « musique de l'âme »), ou, plus simplement, la soul, est une musique populaire afro-américaine née à la fin des années 1950 et dérivée, entre autres, du gospel et du blues mais aussi du jazz et du rhythm and blues (R'n'B). Elle est considérée par certains comme un retour du rhythm and blues aux racines dont il est issu : le gospel (musique d’église).

Le terme soul apparait pour la première fois dans les titres des premiers albums de Ray Charles: Soul en 1958 et Soul Meeting en 1961. Le développement de la musique soul a été stimulé par deux tendances principales : l'urbanisation du rhythm and blues et la sécularisation du gospel. C'est Ray Charles qui mélangea sa passion pour le gospel avec les rythmes saccadés du rhythm and blues pour donner naissance au soul. On retrouve donc dans le soul une partie de l’émotion sacrée mêlée à des thèmes profanes, souvent à forte connotation sexuelle. La soul puise ses racines dans le jazz, le gospel et le negro spiritual. La jeunesse noire l'a utilisée comme un mouvement contestataire pour réagir face à la communauté blanche.

À la fin des années 1950, la volonté de proposer au public blanc des artistes noirs originaux conduit plusieurs labels à rechercher des versions commercialisables de la musique noire. Les deux labels les plus influents sont alors Stax (près de Memphis) et la Tamla Motown à Détroit. On les oppose souvent et l’on parle alors de southern soul (Stax) plus proche des racines (soul rapide et incisif) et de northern soul, plus dansante et plus influencée par la pop. De même en termes de management, Motown (dont le slogan « la musique de la jeune Amérique » épouse les volontés d'émancipation de l'époque) est le premier label fondé et dirigé par un noir américain, le redoutable Berry Gordy. À l'inverse Stax est fondé par un blanc Jim Stewart, et nombre de ses plus fameux musiciens de séance sont blancs eux aussi (Steve Cropper, Donald "Duck" Dunn, Tom Dowd...).

La soul explose véritablement dans les années 1960. Alors que dans un style plus classique s'impose le son du studio Muscle Shoals de Dan Penn et Spooner Oldham (Aretha Franklin, Etta James, Wilson Pickett...), James Brown (« The Godfather of Soul ») et Curtis Mayfield introduisent des rythmes plus syncopés et donnent alors une nouvelle orientation à cette musique. C'est la création du funk, un style inséparable de la soul, qui atteindra son apogée dans les années 1970-1980 avec des groupes comme The JB's (les musiciens de James Brown), Sly and the Family Stone, Tower of Power, suivis par Bootsy Collins et George Clinton avec leurs formations déjantées (Parliament et Funkadelic : le P-Funk ! Un son beaucoup plus axé sur les basses et les "beats" : les prémisses du nu soul ?).

En 1966, les latinos de New York inventent la latin soul, également appelée boogaloo. Durant les années 1970, de très bons disques sont produits et deviendront des classiques du genre (notamment le fameux What’s going on de Marvin Gaye et Songs In The Key Of Life de Stevie Wonder), mais la soul décline dans la seconde partie de la décennie, les ventes de disque étant alors dominées par le disco.

À la fin des années 1970 et au début des années 1980, de nouveaux artistes renouvellent le genre, à l'image de Michael Jackson avec Off the Wall, Barry White ou Luther Vandross. Ils popularisent définitivement la soul.

Un peu plus tard, le rap en samplant allègrement les standards des années 1960 et 70 contribuera à une nouvelle popularité de la musique soul. Certains groupes iront plus loin et fusionneront soul et rap pour donner naissance au new jack swing, devenu R&B/Hip-Hop, puis enfin au nu soul dans la seconde partie des années 1990 (fusion d'instrumentations organiques mais typées hip-hop et de textes et vocalises toujours dans l'esprit soul). D'Angelo, De La Soul, Erykah Badu, Maxwell et Omar, seraient à l'origine de ce mouvement.

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Atlantic Records

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Atlantic Records est une société d'édition de disques américaine qui fait partie du Atlantic Group lui-même détenu par le Warner Music Group. Elle est à l'origine du rhythm and blues populaire des années 1950.

Atlantic Records a été créée en septembre 1947 à New York par Ahmet Ertegün associé à Herb Abramson. Ahmet vient de travailler un an et demi dans un magasin de disques. Ils montent l'entreprise avec la somme de 10000 dollars empruntés à un dentiste. La compagnie produit d'abord du jazz (Erroll Garner) et du blues. Le titre Drinkin' Wine Spo-Dee-O-Dee de Stick McGhee est un des premiers succès de la firme. Jerry Wexler, ancien journaliste au Billboard Magazine, est engagé comme producteur, puis devient directeur en 1953. C'est lui qui est à l'origine de l'expression « rhythm & blues ». Abramson prend la direction de la filiale Atco Records créée en 1955, où Big Joe Turner et King Curtis enregistrent leurs premiers disques. C'est LaVern Baker et Ray Charles qui sont alors les grandes vedettes de la maison mère. Le recrutement en 1956 du duo d'auteurs-compositeurs Jerry Leiber & Mike Stoller par Wexler amplifie encore ce succès. Grâce à leur talent, près d'un titre sur quatre se classe dans les dix premiers du classement R&B. Ils signent nombre de tubes pour les Drifters ou The Coasters.

Dans les années 1960, la société est devenue l'un des acteurs majeurs dans l'édition de disques de rhythm & blues, de musique soul et de jazz avec des artistes tels que Ray Charles, Roberta Flack, Aretha Franklin, Ben E. King, Percy Sledge, Wilson Pickett, Bobby Darin, John Coltrane ou Charles Mingus. De plus, ils distribuent les disques du petit label de Memphis, Stax Records, où l'on trouve notamment Otis Redding et Sam & Dave. Wexler débute aussi une collaboration avec les studios de Fame de Muscle Shoals, Alabama.

Atlantic s'ouvre également au rock et à la pop avec Sonny & Cher, Buffalo Springfield ou Crosby, Stills & Nash (and Young), puis The Pointer Sisters et Led Zeppelin en 1969, Yes, AC/DC, Foreigner et Dire Straits dans les années 1970. En 1971, la compagnie distribue dans le monde entier les disques des Rolling Stones.

Le 14 mai 1988 a lieu au Madison Square Garden de New York un gigantesque concert-marathon de douze heures où se produisent les principaux artistes de la firme, avec une reformation exceptionnelle de Led Zeppelin comme clou du spectacle.

Atlantic Records a été rachetée par Warner Communications Inc. en 1967. Elle sera le « A » du sigle WEA (Warner-Elektra-Atlantic). Elle est intégrée en 2004 au Atlantic Group qui est également dirigé par Ahmet Ertegün.

Le fondateur du label, Ahmet Ertegün, est décédé le 15 décembre 2006, suite à un coma survenu en octobre après un accident au concert des Rolling Stones.

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Quincy Jones

Quincy Jones en 2006

Quincy Jones de son vrai nom Quincy Delight Jones Jr. puis surnommé Q, est né le 14 mars 1933 à Chicago, dans l'Illinois, aux États-Unis. Il est trompettiste, arrangeur, compositeur et producteur américain.

Né à Chicago, Quincy Jones connaît une enfance difficile : pauvreté, mère internée pour maladie mentale, ... Après plusieurs déménagements, son père s'installe dans la banlieue de Seattle et c’est là que Quincy Jones fait connaissance avec la musique. Il s’essaie d’abord en autodidacte au piano, puis apprend la trompette à l’école. À 13 ans, il reçoit quelques cours de Clark Terry, lors d’un passage de l’orchestre de Count Basie à Seattle. La situation financière de la famille est difficile et, en dehors de ses heures d’école, il exerce l’activité de cireur de chaussures. Il fait connaissance de Ray Charles, son aîné de 3 ans. Les deux amis forment un combo qui se produit dans les clubs de la ville. Quincy Jones fait aussi partie d’orchestres locaux. À 18 ans, il obtient une bourse pour poursuivre ses études au « Berklee College of Music » de Boston.

Il quitte vite cet établissement pour intégrer l’orchestre de Lionel Hampton comme trompettiste et arrangeur. Malgré un salaire dérisoire, Quincy Jones reste quatre ans dans ce big band avec lequel il fait même une tournée en Europe. Il s’installe ensuite un temps à New York où il exerce comme trompettiste mais surtout arrangeur « free lance ». Il écrit des arrangements pour de nombreux musiciens (Tommy Dorsey, Gene Krupa, Sarah Vaughan, Count Basie, Dinah Washington, Cannonball Adderley, Ray Charles).

En 1956, Quincy Jones est engagé par Dizzy Gillespie comme trompettiste et directeur musical de son big band pour une tournée organisée par le Département d’État au Moyen-Orient et en Amérique du Sud. Peu après, il enregistre son premier disque comme chef d’orchestre pour le label « ABC Paramount Records ».

En 1957, Quincy s’installe à Paris où il étudie auprès de Nadia Boulanger et travaille comme « staff arranger » pour le label d’Eddie Barclay. Le groupe les Double-Six enregistre un album consacré à ses compositions. Il est, le temps d’une tournée européenne, directeur de la troupe qui joue la comédie musicale Free and easy d’Harold Arlen. En 1960, il forme un big band avec 18 musiciens de la troupe. Malgré la qualité musicale de l’orchestre, l’expérience se solde par un fiasco financier et pousse Quincy Jones, homme pourtant foncièrement optimiste, au bord de la dépression.

Il retourne aux États-Unis où, grâce à l’aide d'Irving Green, il devient arrangeur puis directeur musical du label Mercury. C’est dans ce cadre qu’il va arranger des dizaines d’albums de jazzmen mais, aussi et surtout, d’artistes comme Frank Sinatra, Barbra Streisand, Tony Bennett, ... En 1964, il est nommé vice-président du label. La même année il écrit sa première musique de film le Prêteur sur gages (The Pawnbrocker) de Sidney Lumet. Dans les années qui suivent, il en écrit de nombreuses autres (voir annexe). Il travaille aussi pour la télévision : musiques de L'Homme de fer (Ironside), Sanford and son et du Bill Cosby Show. Il milite dans de nombreux mouvements anti-racistes et sociaux auprès de Martin Luther King ou du Révérend Jesse Jackson (fondateur du « People United to Save Humanity ») (PUSH). Il aide financièrement l'IBAM (« Institute for Black American Music ») et est un des fondateurs du « Black Arts Festival » de Chicago. En 1973, Quincy Jones co-produit pour CBS Duke Ellington, We Love You Madly, une émission télévisée en hommage à l’œuvre du Duke à laquelle participe Sarah Vaughan, Aretha Franklin, Peggy Lee, Count Basie, Joe Williams, le groupe Chicago. En parallèle à son activité de producteur et de compositeur, Quincy Jones continue à enregistrer des disques, pour plusieurs labels, sous son nom, souvent plus proches du rhythm and blues, du funk ou de la pop music que du jazz.

En août 1974, il est victime d’une rupture d'anévrisme et subit deux importantes opérations. Après six mois d’arrêt, il reprend une intense activité. Il produit Off the Wall le premier album solo de Michael Jackson qui est un énorme succès commercial. En 1982, l'essai est transformé avec Thriller. Cet album est vendu à 104 millions d'exemplaires et reste à ce jour l'album le plus vendu de tous les temps. Après un troisième album, Bad, Michael Jackson va "rompre" avec Quincy Jones, mais la fortune de ce dernier est définitivement assurée. Sa situation financière permet à Quincy Jones d'acheter les droits d’édition de compositions de nombreux musiciens (il possède actuellement les droits sur environ 1 600 titres). Elle lui permet aussi d'être, en 1985, co-producteur du film de Steven Spielberg La Couleur pourpre (The Color Purple). La même année, il est co-organisateur de l'enregistrement de We Are the World, titre "humanitaire" contre la famine en Éthiopie. En 1988, il remixe Blue Monday de New Order. Quincy Jones n'oublie pas pour autant le jazz. En 1991, par exemple, il dirige au festival de Montreux l'orchestre qui accompagne Miles Davis pour la reprise des arrangements écrits par Gil Evans. En 1993, Quincy Jones et David Salzman organisent le concert d'investiture du président Bill Clinton.

Jones et Salzman fondent la compagnie « QDE » (Quincy Jones/David Salzman Entertainment) qui produit aussi bien de la musique, des pièces de théâtre, des films, des émissions télévisées - dont « le Prince de Bel Air » (Fresh, Prince of Bel Air) pour NBC-TV - et d'autres produits multimédias. QDE, dont Quincy Jones est le PDG, édite aussi la revue Vibe. Quincy Jones fonde son propre label Qwest Records. Pour anecdote, en 2001, Quincy Jones est fait "Commandeur" de la Légion d'honneur par Jacques Chirac. Malgré son âge, Quincy Jones est toujours aujourd’hui très actif.

Il est le père du compositeur Quincy Jones III.

A titre de curiosité, le thème du générique des trois films de la série Austin Powers est en fait «Soul bossa nova», un titre tiré de l'album de Quincy Jones «Big band bossa nova» (1962). Quincy Jones apparait brièvement dans son propre rôle dans l'épisode trois (Austin Powers dans Goldmember).

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Rhythm and blues

Le rhythm and blues (ou R'n'B), à ne pas confondre avec le R'n'B contemporain, courant plus moderne, qui s'axe autour du hip hop et de la musique populaire) est un genre musical combinant des influences de gospel et de blues.

Le terme fut introduit en 1949 par Jerry Wexler, alors journaliste au magazine professionnel Billboard, qui devint un peu plus tard l'un des producteurs les plus réputé de son époque au sein de la firme Atlantic Records. Ce terme, qui se prête davantage au marketing musical, remplace peu à peu l'expression race music (« musique raciale »), trop péjorative.

Plutôt que d'identifier un genre musical bien précis, le terme rhythm and blues a été petit à petit utilisé pour décrire tout type de musique contemporaine populaire parmi la population afro-américaine. Bien que réutilisé depuis la fin des années 1990 en Europe (et notamment en France), le terme R&B a toujours été employé aux États-Unis (des années 1950 à aujourd'hui).

À ses débuts, le rhythm and blues désigne, comme son nom l'indique, une forme de blues rythmée, jouée principalement par des musiciens noirs. Né au sortir de la Seconde Guerre mondiale, ce style est fortement influencé par les orchestres de jazz noirs de l'ère du swing, le rythme boogie-woogie, les structures harmoniques du blues, et surtout le gospel. Il se distingue du blues par ses thèmes plus gais, un tempo plus rapide, et l'accent mis sur la batterie et les cuivres. Le saxophone est alors l'instrument roi de ce genre musical, qui est aussi marqué par les chanteurs à la voix puissante : les blues shouters. Également appelé jump music, le rhythm and blues préfigure le rock 'n' roll, dont il contient déjà tous les éléments.

À la fin des années 1950, le terme désigne surtout les musiciens de rock 'n' roll noirs (parfois aussi qualifiés de black rock), et les groupes de doo-wop.

Le terme de rhythm and blues passe de mode dans les années 1960 parmi son public original afro-américain, pour être remplacé par la musique soul, la Motown et James Brown ; mais le genre sera une des influences majeures de nombreux jeunes musiciens britanniques qui formeront les groupes qui renouvelleront le rock, des Rolling Stones aux Who.

Le rhythm and blues, notamment dans sa version de La Nouvelle-Orléans, est aussi une influence majeure en Jamaïque où les musiciens locaux (qui l'appèlent shuffle) en font la base de ce qui deviendra le ska.

Le rhythm and blues est à nouveau adopté par un public britannique dans les années 1970 avec la scène pub rock.

Toujours utilisé aux États-Unis depuis, et synonyme de black music (qu'elle soit soul, funk, disco ou urban au cours des années 1970 et 1980), le terme R'n'B est réapparu en France au milieu des années 1990, cette fois désignant la nouvelle musique populaire noire américaine fortement influencé par le hip-hop. Cette nouvelle musique R'n'B/hip-hop n'a parfois qu'un rapport très lointain avec le rhythm and blues original, mis à part pour certains artistes pour qui elle est une même manière de chanter issue du gospel.

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Source : Wikipedia