RC Lens

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Posté par talos 04/04/2009 @ 12:14

Tags : rc lens, ligue 2, football, sport

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Match de football Arsenal - RC Lens (1998)

Nous sommes le 25 novembre 1998, et le Racing Club de Lens rencontre la mythique équipe d'Arsenal au Wembley Stadium. On joue l'avant dernier match de la phase de poule, et le suspense est toujours présent quant à la "distribution" de la place qualificative pour les 1/4 de finale de la Ligue des Champions.

73 707 spectateurs sont présents au coup d'envoi, ce qui constituera l'affluence record du club. 8 000 lensois sont d'ailleurs présents pour l'occasion, et assurent l'ambiance comme à leur habitude.

Au match aller, Lens a obtenu à l'arrachée le match nul sur son terrain, grâce à l'égalisation de Tony Vairelles survenue dans les tous derniers instants de la partie.

En cas de victoire à Wembley, les lensois peuvent prendre la tête du groupe (en cas de match nul à Kiev entre le Dynamo et le Panathinaïkos d'Athènes), ou juste avoir leur destin en main si le Dynamo Kiev s'impose.

La rencontre débute bien, puisque les Sang et Or mettent la pression d'entrée de jeu, et monopolisent le ballon, ce qui oblige les Gunners d'Arsène Wenger a évoluer en contre. Les gardiens des deux camps se mettent en valeur, et permettent aux deux équipes de rentrer sur un score nul et vierge à la mi-temps. La seconde période reprend sur le même rythme, et la domination lensoise ne fait que s'accentuer. A la 72ème minute, et suite à une récupération de Vairelles, Mickaël Debève reprend du pied droit le centre à ras de terre adressé par Šmicer et inscrit là le seul but de la partie.

Le match devient plus rugueux, et est marqué par l'expulsion injustifiée de Vairelles en toute fin de match, causée par une simulation d'un coup de coude de Dixon, et qui aura toute son importance pour le dernier match de la campagne européenne lensoise.

Ceci étant, le RC Lens remporte la partie, et devient par la même occasion le premier club français à triompher d'Arsenal à Wembley. De son côté, Kiev bat le Panathinaïkos, et permet aux lensois de disputer deux semaines plus tard à Bollaert une qualification historique menant aux 1/4 de finale de la compétition ...

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Saison 2007-2008 du RC Lens

L'équipe a tout d'abord effectué un stage à Anzère (Suisse) du 9 au 15 juillet, juste après la reprise de l'entraînement, fixée au 25 juin. C'est la 17e saison consécutive du Racing Club de Lens parmi l'élite.

Le 28 mai 2007, Francis Gillot, entraîneur du RC Lens depuis 2 ans, quitte son poste. Le même jour, Gervais Martel confirme la participation du club à la Coupe Intertoto. Une semaine plus tard (le 5 juin exactement), l'emblématique Guy Roux est annoncé au club, où il sera assisté dans sa nouvelle fonction d'entraîneur. Les grands travaux du mercato peuvent alors commencer.

En effet, un jour plus tard, Nicolas Gillet, en fin de contrat, quitte le RC Lens pour rejoindre Le Havre, après avoir reçu par le public de Bollaert un dernier hommage. Le 12 juin, Kanga Akalé, que Guy Roux avait fait venir à Auxerre, signe au RCL. Notons aussi les départs de Sébastien Chabbert pour Amiens, de Jimmy Kébé, pensionnaire de la réserve, et qui a rejoint Boulogne et de Damien Tixier qui a également choisi Le Havre comme destination. Côté arrivées, le club enregistre la venue du Croate Vedran Runje, qui remplace numériquement Séb Chabbert, mais surtout du Stéphanois Julien Sablé, capitaine des Verts qui était pressenti à Marseille. A noter celle aussi de l'ancien ajaccien Fabien Laurenti, qui s'est engagé pour 4 ans. Le 3 juillet, Ronan Le Crom (Troyes) signe au RCL, poussant Charles Itandje vers la sortie. Pour renforcer la défense et le côté gauche, Lucien Aubey arrive en provenance du Téfécé. Bonaventure Kalou, du PSG, arrive à son tour. Grégory Vignal est de nouveau prêté, cette fois-ci à Southampton. Patrick Barul, fidèle au club depuis 8 années, rejoint le 29 juillet l'OGC Nice. Charles Itandje, barré par la concurrence, est transféré à Liverpool, où il sera la doublure de Pepe Reina. De même, Daniel Cousin rejoint l'Écosse et les Glasgow Rangers. Deux arrivées sont à mettre à l'avant : celles de Luigi Pieroni (Nantes) et de Kader Mangane (Berne).

Mais le mercato lensois est marqué par le départ de Seydou Keita, qui avait un bon de sortie pour rejoindre un grand club européen. Le malien évoluera la saison prochaine au FC Séville, club de son coéquipier Frédéric Kanouté.

Après le départ de son ex-mentor Guy Roux, Bonaventure Kalou quitte à son tour le RC Lens (le 4 septembre), et rejoint pour 1.8 M€ le club d'Al Jazira (il sera libéré quelques mois plus tard).

Lors du mercato d'hiver, le Racing enregistre la venue de l'ancien auxerrois Toifilou Maoulida et de Nadir Belhadj (3,6 M€). Suite à l'arrivée de l'ancien lyonnais, Lucien Aubey est prêté au club de Portsmouth, ainsi que Kanga Akalé à Marseille. Autre Lyonnais transféré à Lens : Loïc Rémy est prêté pour six mois avec option d'achat. Luigi Pieroni quitte à son tour le club lensois. Il est prété par Nantes à Anderlecht pour six mois avec option d'achat.

Le Racing commence l'édition 2007/08 de la Ligue 1 avec une défaite à Bordeaux sur le score de 1-0. Deux matches nuls à domicile suivront, avec à la clé 0 but au compteur. Lens chute ensuite lors de ses deux prochains matches, et pointe à la 19e place du classement.

Après cinq journées de championnat, Guy Roux démissionne de son poste d'entraîneur, ne se sentant plus capable d'entraîner au plus haut niveau. C'est Jean-Pierre Papin qui le remplacera pour le reste de la saison.

La première victoire de la saison est acquise difficilement à Bollaert face à Nancy. Mais la mauvaise série continue, avec une lourde défaite prise à Gerland lors du match en retard disputé seulement deux jours après le succès lillois en Coupe de la Ligue lors du 102e derby de l'histoire. De plus, Vitorino Hilton se blesse très sérieusement, et est contraint de quitter les terrains durant deux mois. La suite de la saison est tout aussi désastreuse, avec une seule victoire en trois rencontres. Mais Lens va ensuite commencer une bonne série de résultats positifs, avec 3 victoires et 2 matches nuls. Les résultats sont ensuite mitigés, avec victoires et défaites (dont à domicile face au Mans). Avant la trêve de janvier, Lens a l'occasion de bien terminer l'année lors du derby face au LOSC, mais le match est reporté au 11 mars 2008, plaçant ainsi le Racing a une inconfortable 18e place.

Après un début d'année catastrophique, qui a commencé par une défaite 3-0 contre le PSG au Parc des Princes, offrant ainsi au club de la capitale sa première victoire de la saison à domicile, les Lensois se relancent en championnat en enchaînant deux victoires consécutives contre l'Olympique lyonnais et Valenciennes, qui permettent au club de sortir de la zone des relégables.

Mais ce renouveau est bref, et Lens retombe dans une série sans victoire. Le 2 avril au soir, Lens est avec un match en moins reléguable. Même si Lens n'arrive pas à se relever, ses concurrents parisiens et strasbourgeois ne font guère mieux, et permettent aux lensois de sortir de la zone rouge. Et avec la victoire acquise dans la douleur face à Sochaux, les Sang et Or se donnent un peu d'air, et possèdent au soir du 19 avril 3 points d'avance sur le premier reléguable, le PSG.

Après cette victoire, Lens obtient un maigre match nul en 3 rencontres, et retombe dans la zone des reléguables. Au soir du derby face à Lille, le RCL est à égalité de points avec Toulouse, et à une unité du Paris SG.

Pour se sauver lors de la dernière journée, les Lensois devaient donc espérer un faux pas du Paris-Saint-Germain sur la pelouse de Sochaux, ou de Toulouse sur sa pelouse face à Valenciennes. Les Toulousains, qui n'avaient pas encore gagné à domicile en 2008 (leur dernière victoire au Stadium remontant au 18 décembre 2007), s'imposent sur le score de 2-1 face à l'autre club nordiste. Le PSG en fit de même, et se sauva grâce à un doublé d'Amara Diané.

Les Lensois ne réussiront, eux, qu'à accrocher le match nul à la maison (2-2), et termineront cette saison 2007-2008 à la 18ème place, synonyme de relégation. Le 10 mai 1991, le Racing disputait son dernier match en deuxième division. L'aventure se poursuivra donc au mois de juillet prochain.

En Coupe de France, l'aventure est très brève. Malgré un tirage clément, Lens chute à domicile face à Niort lors de la reprise hivernale (1-0).

En Coupe de la Ligue, Lens bat lors des 1/16e de finale le rival lillois, avant de résister au club monégasque à Louis-II en 1/8e. Le Racing joue sa place pour les demies le 15 janvier 2008 contre l'AS Nancy-Lorraine, et remporte le billet grâce à une belle victoire 3-0. La place pour le Stade de France s'est disputé face au Mans au Stade Léon-Bollée et le Racing l'a emporté 5-4. Le 29 mars, Lens dispute la finale au Stade de France, face au Paris Saint-Germain. Menés au score, les Lensois parviennent dès le début de seconde période à revenir à la marque, et dominent les débats. Après plusieurs actions chaudes, l'arbitre du match Laurent Duhamel siffle un pénalty litigieux, que Bernard Mendy transforme à 30 secondes de la fin.

En Coupe d'Europe, le RC Lens gagne la Coupe Intertoto face au Tchernomorets Odessa. Le score au match aller le 21 juillet 2007 étant nul et vierge, celui du match retour le 28 juillet 2007 se termina par 3-1 en faveur de Lens. Les Lensois disputent donc le second tour préliminaire de la Coupe UEFA les 16 et 30 août face aux Suisses des Young Boys Berne. En Suisse, les hommes de Guy Roux obtiennent grâce à Monterrubio le match nul (1-1). À Bollaert, on assiste à un festival offensif, avec 5 buts lensois à la clef. Lens passe donc ce second tour préliminaire, et rencontrera Copenhague au 1er tour. Après un match nul 1-1, les Lensois avaient la tâche compliquée au Danemark. Et après un match où Lens n'aura pas démérité, les Sang et Or s'inclinent 2-1, et sortent de la compétition.

Lors de la finale de la Coupe de la Ligue, plusieurs dizaines de « supporters » parisiens déploient en début de deuxième mi-temps une banderole injurieuse envers toute la région Nord-Pas-de-Calais. La réaction est immédiate. Le Racing Club de Lens, la région, la LFP, la LICRA ainsi que d'autre associations, et même le club parisien portent plainte et saisissent la commission de discipline. Une enquête est ouverte, et le PSG est dans un premier temps sanctionné d'une non-participation en Coupe de la Ligue l'année suivante. Mais il sera finalement réintégré par le Tribunal Administratif de Paris.

Dernière mise à jour : 18 mai 2008 Source : Site de la LFP Règles de classement : 1. points ; 2. différence de buts ; 3. buts marqués ; 4. différence de buts particulière ; 5. classement du fair-play.

¹ Le Paris Saint-Germain est qualifié pour la Coupe UEFA suite à sa victoire en Coupe de la Ligue face à Lens.

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Olivier Monterrubio

Olivier Monterrubio est un footballeur professionnel français né le 8 août 1976 à Gaillac, évoluant au FC Sion. Son poste de prédilection est milieu offensif gauche. Monterrubio a été sélectionné à trois reprises dans l'équipe de France A' alors confiée à Guy Stéphan. Il y inscrit trois buts durant l'année 1999.

Après avoir découvert le football à Albi, puis à Rodez, Monterrubio débute sa carrière pro au FC Nantes en 1996. La même année, il fait partie des nantais finalistes malheureux de la coupe Gambardella avec Sébastien Piocelle et Mickaël Landreau. Il s'impose dans l'effectif nantais lors de la saison 1998-1999 et remporte l'édition 1999 de la coupe de France, inscrivant un pénalty lors de la finale qui opposa Nantes à Sedan. Cette victoire lui donne l'occasion de participer à ses premiers matchs européens avec le FCNA. Il inscrit deux buts face à Ionikos lors du premier tour de la Coupe UEFA, compétition que les Nantais quittent en 16èmes de finale, éliminés par Arsenal. Une blessure freine sa progression en 2000. Il remporte tout de même le championnat de France 2000-2001 avec Nantes, sous la conduite de Raynald Denoueix.

Olivier Monterrubio prend ensuite la direction du Stade rennais. Les débuts d'Olivier Monterrubio à Rennes sont très difficiles. Venu du FC Nantes, grand rival du Stade rennais, il reçoit des insultes et ses performances sont moyennes lors son arrivée. Malgré tout, Olivier Monterrubio réussit à devenir un joueur très apprécié du Stade rennais.

Durant les 5 ans et demi qu'il passe en Bretagne, Monterrubio inscrit 38 buts en 199 matchs, et surtout il termine meilleur passeur de Ligue 1 pendant 3 saisons consécutives. Il s'affirme ainsi comme un joueur cadre de l'équipe, formant avec son ami Alexander Frei, le buteur suisse, un duo très prolifique. Il hérite même du brassard de capitaine durant la saison 2005/2006, saison au cours de laquelle il participe à la Coupe de l'UEFA, grâce à une 4e place obtenue la saison précédente (avec notamment des joueurs comme Petr Cech).

Son contrat avec le club breton est prolongé jusqu'en 2009, afin de participer au projet des dirigeants rennais de fonder un club de dimension européenne. Mais après quelques matches, Pierre Dréossi ne le titularise plus. Joueur au pied gauche magique, Monterrubio quitte alors le club durant les dernières heures du mercato d'hiver, et signe au RC Lens, pour y remplacer Olivier Thomert, qui fait le chemin inverse.

Le 31 janvier 2007, Olivier Monterrubio se lance donc dans un nouveau défi en rejoignant le RC Lens. Il parvient à s'y imposer, notamment en inscrivant un très beau but face au Bayer Leverkusen.

Cependant, avec l'arrivée de Kanga Akalé sur le côté gauche, Rubio est annoncé sur le départ, vers Rennes ou Bordeaux. Malgré cela, il relève le défi en prolongeant son contrat d'une année, et se plie à la concurrence pour s'imposer dans le groupe de Jean-Pierre Papin. Olivier réussit à renvoyer l'ivoirien sur le banc, et s'impose progressivement comme un titulaire indiscutable des sang et or. L'arrivée de Nadir Belhadj au poste d'arrière gauche en janvier 2008, lui permet de retrouver tout son football et de redevenir l'un des meilleurs passeurs du championnat de France. Malheureusement cela ne suffira pas à éviter la descente en Ligue 2 des sang et or à la fin de la saison 2007-08.

Le 3 juin, le RC Lens annonce qu'il laisse Monterrubio ainsi qu'Éric Carrière libre de leur engagement contractuel envers le club. Cette décision répond donc au voeu formulé par le joueur quelques jours plus tôt.

Le 12 juillet 2008, il quitte comme prévu le RC Lens, pour rejoindre la Suisse et le FC Sion.

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Jean-Pierre Papin

Jean-Pierre Papin (surnommé JPP), né à Boulogne-sur-Mer le 5 novembre 1963, est un joueur international puis entraîneur de football français. Avant-centre efficace et spectaculaire dont les reprises de volée et retournés acrobatiques sont restés célèbres sous le nom de « papinades ».

Il est considéré comme étant un des meilleur attaquant français de l'histoire au côté d'Eric Cantona, Just Fontaine, Raymond Kopa David Trezeguet et Thierry Henry.

Si Jean-Pierre Papin est né à Boulogne-sur-Mer, c'est dans le Nord, près de Maubeuge, qu'il a grandi, où il a suivi sa mère suite à la séparation de ses parents.

Jean-Pierre Papin manifeste très tôt un goût prononcé pour le football et une appétence toute modérée pour les études. Il lui arrivait de mettre le thermomètre sur le chauffage et de simuler une fièvre afin d'éviter d'aller en classe. Selon une légende, à une institutrice qui demandait quelle profession il souhaitait exercer, il aurait répondu qu'il voulait devenir footballeur professionnel ! Il débute sa carrière chez les jeunes au club de Jeumont, en 1970, où il reste licencié jusqu'en 1978, avant d'intégrer le club de Trith-Saint-Léger.

Il connaît par la suite une ascension linéaire en jouant en Nationale avec Vichy (saison 1983-1984) puis en Division 2 avec Valenciennes (saison 1984-1985), avant de tenter l'aventure à l'étranger, au FC Bruges. Ce sont des débuts fracassants au plus haut niveau, avec un premier titre (Coupe de Belgique). Sa notoriété auprès du grand public est grandissante, et il connaît une première sélection en équipe de France lors d'un match amical contre Irlande du Nord le 26 février 1986.

Dans la foulée, il dispute la Coupe du monde 1986 au Mexique, où les Bleus terminent à la troisième place. Il marque notamment le seul but de la France lors du premier match de poule, contre le Canada. Titulaire surprise lors des matchs du premier tour, et critiqué pour ses ratés devant le but, il est remplaçant pour la suite du tournoi, avant d'être titularisé contre la Belgique dans la petite finale, au cours de laquelle il marque un but.

Il signe en 1986 avec l'Olympique de Marseille.La signature du contrat sera houleuse , JPP avait signé un pré-contrat à l' AS Monaco lors de la coupe du monde au mexique. Mais Bernard Tapie lui proposera un salaire deux fois supérieur à celui de l'AS Monaco. JPP Sera donc transféré à l' OM moyennant le versement d'une indemnité à L' AS Monaco . Pour ses débuts, JPP effectue une excellente première moitié de saison, avant de flancher par la suite. Le club marseillais termine seulement deuxième du Championnat derrière Bordeaux, et est battu par cette même équipe lors de la finale de la Coupe de France. Ses prestations critiquées à la coupe du monde 1986 et ses débuts mitigés à Marseille valent à Jean-Pierre Papin certains sobriquets désobligeants tels que « JPP, j'en plante pas » ou « JPP, j'en peux plus ».

Vexé par cette année en dents de scie, Jean-Pierre travaille d'arrache-pied afin d'être fin prêt pour la nouvelle saison. Ce travail porte ses fruits puisqu'il termine la saison 1987-1988 meilleur buteur du championnat de France. Marseille ne termine que sixième du Championnat mais réalise un joli parcours européen en Coupe des Coupes en se hissant jusqu'en demi-finale.

La consécration arrive la saison suivante (1988-1989) avec un doublé Championnat / Coupe de France. JPP prend une place prépondérante à ces succès avec trois buts inscrits en finale contre AS Monaco sur un score (4-3). Lors de ce match il utilise un morceau de viande crue pour amortir les coups sur sa cheville douloureuse !! Il inscrit ensuite deux buts lors du match du sacre contre Auxerre. Il termine meilleur buteur du championnat pour la deuxième fois consécutive.

La saison suivante (1989-1990), le club phocéen conserve son titre national et Jean-Pierre Papin termine meilleur buteur du championnat pour la troisième fois consécutive. Demi-finaliste de la Coupe de France, les Marseillais parviennent également dans le dernier carré de la Coupe d'Europe des clubs champions, éliminés par le club Benfica Lisbonne sur un but inscrit de la main par le joueur lisboète Vata.

Intouchable sur le plan national, l'OM remporte en 1990-1991 son troisième Championnat de France consécutif, et JPP termine à nouveau meilleur buteur. Il inscrit un quadruplé dans un match contre l'Olympique lyonnais, remporté 7 à 0 par l'OM. Seule une défaite subie face à Monaco (1-0) en finale de la Coupe de France dans les arrêts de jeu contrarient les plans des Marseillais sur les terrains de l'Hexagone. En Coupe d'Europe des clubs champions, les Marseillais effectuent un beau parcours en éliminant notamment le Milan AC en quart de finale, puis le Spartak Moscou en demi-finale, mais subissent une cruelle désillusion en perdant la finale aux tirs au buts, à Bari, contre l'Étoile Rouge Belgrade, alors qu'ils étaient favoris.

Cet échec n'empêche pas JPP d'être élu Ballon d'Or en 1991. Après Raymond Kopa et Michel Platini, il est le troisième Français à obtenir cette distinction prestigieuse.

La saison suivante, les Marseillais sont champions de France pour la quatrième fois consécutive, mais leur saison est ternie par une élimination prématurée en Coupe d'Europe contre le Sparta Prague. En terminant pour la cinquième fois de sa carrière meilleur buteur du championnat, JPP égale une performance jusque là uniquement réalisée par Delio Onnis et Carlos Bianchi. Mais contrairement aux deux Argentins, il est le seul à avoir terminé meilleur buteur cinq fois de suite.

En fin de saison, les rumeurs d'un transfert au Milan AC se font plus pressantes. Papin dispute son dernier match au stade Vélodrome contre l'AS Cannes, le 25 avril 1992. Après avoir pris le micro au début du match pour annoncer son départ en Italie, il offre la victoire à son club dans ce dernier match. L'adieu de JPP fut des plus émouvants et beaucoup gardent encore en mémoire ce jour là.

En six saisons sous le maillot olympien, JPP aura donc marqué 185 buts en 254 matchs toutes compétitions confondues, terminé cinq fois de suite meilleur buteur du championnat de France, entre 1988 et 1992, et remporté quatre titres consécutifs de champion de France, de 1989 à 1992.

Durant cette période faste, Papin s'affirme également comme le principal atout de l'équipe de France. Il ne joue cependant pas de deuxième Coupe du monde, à cause des échecs lors des éliminatoires de celles de 1990 et 1994. Mais il donne toute sa mesure lors des éliminatoires de l'Euro 1992, où la France remporte tous ses matchs. Lors de la phase finale en Suède, la France échoue cependant dès le premier tour, même si Papin marque les deux buts de son équipe. Il marque également deux buts phénoménaux contre l'Espagne et la Belgique.

JPP rejoint en 1992 le Milan AC, considéré comme le meilleur club européen à l'époque, qu'il a déjà croisé et éliminé en C1 en 1991. À cette époque, peu de joueurs français jouent à l'étranger. Avec ce départ en Italie, Papin a donc agi en quelque sorte comme un précurseur. Le mouvement de départ des meilleurs joueurs français à l'étranger ne s'amplifiera que quelques années plus tard, à partir du milieu des années 1990.

Ses débuts dans le Calcio sont corrects, malgré la concurrence avec Marco Van Basten. Le club remporte aisément le championnat d'Italie. Mais en mai 1993, JPP dispute et perd (remplaçant, rentré en fin de match) une nouvelle finale de Ligue des Champions, cette fois contre son ancien club, l'Olympique de Marseille.

Pour sa deuxième saison en Italie, il remporte son deuxième Scudetto avec le Milan AC, mais joue de moins en moins souvent. Battu par l'OM l'année précédente, le Milan AC prend sa revanche en s'imposant en finale de la Ligue des Champions en écrasant 4 à 0 le FC Barcelone. JPP remporte ainsi enfin cette compétition après deux revers en finale.

Après deux saisons expatrié en Italie, JPP décide de changer d'horizon en rejoignant le club allemand du Bayern Munich pour tenter de trouver du temps de jeu. Pour ses débuts dans la Bundesliga (saison 1994-1995), il joue très peu avec au total 7 matches pour 1 but, principalement en raison de blessures à répétition. Le Bayern termine à une moyenne sixième place et se fait éliminer dès le premier tour de la Coupe d'Allemagne. Le club bavarois se rattrape néanmoins en Ligue des Champions en atteignant les demi-finales.

Sa deuxième saison en Allemagne (1995-1996) est plus convaincante mais JPP ne trouve qu'à deux reprises le chemin des filets. Le Bayern termine à la deuxième place en championnat, mais fait surtout parler de lui en remportant la Coupe de l'UEFA, en battant en finale les Girondins de Bordeaux. C'est le deuxième succès de JPP dans une Coupe d'Europe.

C'est également durant cette délicate période à Munich qu'il perd sa place en sélection. Papin avait dans un premier temps dit adieu aux Bleus dont il était le capitaine après l'élimination en qualifications pour la World Cup USA, en novembre 1993, avant de se laisser convaincre par Aimé Jacquet de revenir. Il dispute son dernier match international contre les Pays-Bas en janvier 1995, avant que les blessures ne l'éloignent définitivement de la sélection.

Il rentre en France en 1996 en signant à Bordeaux, où il complète deux saisons de bonne qualité (22 buts), conduisant deux fois de suite le club en finale de la Coupe de la Ligue.

Il signe pour la saison 1998-1999 à Guingamp, alors en division 2. Cependant, perturbé par les blessures à répétition, il met finalement fin à sa carrière professionnelle en octobre 1998, 3 mois après son arrivée.

Il fait alors le bonheur de deux équipes amateurs : la Jeunesse sportive Saint-Pierroise (Réunion), mais surtout l'US Cap-Ferret, où il inscrit le nombre impressionnant de 140 buts en 3 saisons. C'est en juillet 2004, à l'âge de 40 ans, qu'il raccroche définitivement les crampons.

En janvier 2009, on apprend qu'il va reprendre du service en tant que joueur au sein de l'Association Sportive Facture Biganos Boïen, un club de Promotion de Ligue d'Aquitaine, par plaisir et par sympathie envers l'entraîneur Thierry Castets.

Jean-Pierre Papin avait la particularité, pour un avant-centre, de marquer de nombreux buts de loin. Lorsqu'il recevait le ballon, il frappait le plus souvent en première intention, notamment en reprise de volée. Il a ainsi laissé une forte empreinte dans le football français, à tel point qu'un mouvement porte son nom: La papinade.Contrairement à ce beaucoup de gens pensent la Papinade n'est pas un ciseaux acrobatique mais une reprise de volée puissante du droit, depuis le côté droit de la surface de réparation, et sur un centre en profondeur venant du coté gauche. Ce nom fut inventé par un journaliste lorsque en 1990 Papin inscrit un but quasi identique à celui du 20 décembre 1986 inscrit contre Pascal Olmeta gardien à l'époque du Racing Paris. L'efficacité de Papin devant le but, sa précision dans le geste et sa force de frappe compensaient amplement un gabarit moyen. Ces qualités étaient le fruit d'un travail acharné à l'entraînement. Il n'était pas rare de le voir faire des « heures supplémentaires » à l'entraînement pour travailler devant le but, allant même jusqu'à s'éclairer avec les phares de sa voiture après l'extinction des lumières du centre d'entrainement.

Alors qu'il joue encore au Cap-Ferret, Jean-Pierre Papin obtient son diplôme d'entraîneur. Il débute à la barre du FC Bassin d'Arcachon, club évoluant en DH. Sous son impulsion, le club accède en CFA 2 à l'issue de la saison 2004-2005. Le 6 mai 2006, il prend en charge l'équipe première du Racing Club de Strasbourg pour la saison 2006-2007. Il commence ainsi sa carrière d'entraîneur au niveau professionnel en prenant en main une équipe rétrogradée en Ligue 2 avec pour objectif principal la remontée en Ligue 1. Sous sa conduite, cet objectif est atteint grâce à la troisième place obtenue à l'issue de la saison. Papin n'est cependant pas reconduit dans ses fonctions pour la saison 2007/2008. Il aurait en effet cherché à négocier un poste d'entraîneur de l'équipe du RC Lens, se faisant devancer in extremis par Guy Roux. Il se dit aujourd'hui « victime d'une intrigue » selon l'un de ses proches conseillers.

En juillet 2007, il est contacté par l'équipe de Chine de football en vue d'une proposition d'embauche au poste d'entraîneur, sans suite.

Il refuse par ailleurs le poste d'entraîneur du FC Nantes Atlantique proposé par le repreneur du club Waldemar Kita pour remplacer Michel Der Zakarian, arguant de son amitié pour celui-ci et de ses bons résultats actuels. L'ironie du sort veut que le 25 août 2007, il s'engage avec le RC Lens succédant ainsi à Guy Roux, démissionnaire à la mi-temps du match, qui oppose ce jour-là, le Racing Club de Strasbourg au RC Lens au stade de la Meinau, match comptant pour la 5e journée de championnat de L1 (score final 2-1). Avec un effectif qu'il n'a pas choisi, il ne réussit pas à redresser le club, malgré le sursaut survenu après la victoire en Coupe de la Ligue face à l'AS Monaco. Le 9 janvier 2008, après une défaite 0-1 au stade Félix-Bollaert face aux Chamois Niortais (Ligue 2) en Coupe de France de football, Gervais Martel décide de recruter Daniel Leclercq, ancien entraîneur du RC Lens afin d'« assister » Jean-Pierre Papin dans ses choix. Le 17 mai, jour de l'épilogue de la saison 2007-2008, le RC Lens est officiellement rétrogradé en Ligue 2 malgré résultat nul obtenu contre les Girondins de Bordeaux (2-2), le Toulouse FC et le Paris Saint-Germain avec lesquels le club se trouvait en concurrence pour la relégation s'étant imposés sur le même score de 2 à 1 respectivement contre le Valenciennes FC et le FC Sochaux. Le RC Lens finit 18ème avec deux points de moins que le Toulouse Football Club (17e). Sans surprise, Jean-Pierre Papin est licencié de son poste d'entraîneur du RC Lens le 27 mai et il est remplacé par un ancien de la maison lensoise Jean-Guy Wallemme.

En décembre 2008, il fut contacté par La Berrichonne de Châteauroux après le licenciement de Christian Sarramagna (Ligue 2) mais refusa finalement le poste.

Il a été consultant pour TF1 avant de rejoindre Canal+ et France Télévision. À la radio, il est souvent associé avec Christophe Pacaud sur RTL dans RTL Foot. En octobre 2008, il commente les matches de Coupe UEFA pour la chaîne Direct 8. A partir du 26 janvier 2009, il sera éditorialiste du quotidien "Le Foot".

Il est l'auteur d'une autobiographie, Franc jeu, publiée aux éditions Ramsay en 1998.

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Racing Club de Lens

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Le Racing Club de Lens est un club français de football fondé en 1906. Le club est présidé par Gervais Martel depuis 1988 et entraîné par Jean-Guy Wallemme depuis le 27 mai 2008.

Le club « Sang et Or », champion de France en 1998 et vainqueur de la Coupe de la Ligue en 1999, faisait partie de l'élite depuis 1991, avant de terminer 18e en 2008 et d'être relégué en Ligue 2.

Nous sommes en 1905, dans la petite ville de Lens. Sur la place Verte (actuelle place de la République), des lycéens jouent au football. Ils ne savent pas encore qu’ils sont en train d’écrire les premières lignes de l’histoire du Racing Club de Lens. Ce nom, à consonance anglo-saxonne, doit ses origines à l'influence britannique sur le football de l'époque, terre où il a été crée, mais aussi aux modèles qu'étaient le Racing Club de France et le Racing Club de Roubaix pour les jeunes en ce début du XXe siècle.

Le premier comité est formé par les parents de ces adolescents sous le nom de Racing Club Lensois en 1906, avant que le club soit officiellement enregistré le 18 octobre 1907 à la sous-préfecture de Béthune sous son nom définitif de Racing Club de Lens. Les couleurs du maillot sont le vert, en référence à la place du même nom qui vit les premiers jours du club, et le noir, inéluctable dans une ville où la mine est omniprésente. À sa création, messieurs Van den Weghe, Lotin et Douterlinghe se succèdent à la présidence, ce dernier étant propriétaire de l'établissement où le club siégeait depuis 1906 et son installation.

Pour sa première "saison officielle", le RC Lens est engagé dans la Ligue Artois. Entre 1907 et 1912, le club gagne en popularité, et les joueurs lensois sont forcés de quitter leur premier terrain de jeu, la Place Verte, pour rejoindre la pâture Mercier, au niveau de la fosse 2. Commençant à faire parler de lui dans le département, la Compagnie des mines de Lens devient le premier partenaire de l'équipe, qui s'installe sur le terrain de la gendarmerie situé rue de Béthune, et offert par cette même compagnie. Cinq années plus tard, le club lensois doit à nouveau changer de terrain, et s’installer sur le Parc de la Glissoire, entre Avion et Lens.

Avec la Première Guerre mondiale, le club disparaît sous les attaques allemandes, tout comme la ville qui est partiellement détruite. En 1918, le RC Lens renaît de ses cendres sous l’impulsion du Comité de Secours Américain, qui par l'intermédiaire de son directeur Laroche met à sa disposition la pâture Tacquet. En contrepartie, le club rejoint l’Union Sportive du Foyer Franco-américain, et adopte de nouvelles couleurs : le bleu ciel et le blanc.

En 1922, Lens reprend la compétition, sous l'impulsion de son nouveau président, Marcel Pierron. L'équipe est alors composée en grande majorité d'étrangers, venus travailler dans les mines nordistes, et originaires en grande partie de Pologne.

C’est en 1923 qu’apparaissent les couleurs sang et or, après la nomination de Pierre Moglia à la présidence. L'histoire raconte que Moglia choisit ces couleurs en référence au drapeau espagnol, en passant devant les ruines de l'église de la ville, dernier vestige de l'occupation espagnole de 1648. Un an plus tard, le club reçoit l'autorisation d'évoluer au stade municipal Raoul Briquet (aujourd'hui Léo Lagrange) nouvellement aménagé. Pour son ouverture, les Lensois arborent leur nouvelle tunique.

En 1926, le RC Lens connaît quelques bouleversements. Le Supporters Club Lensois (de nos jours rebaptisé 12 lensois), premier club de supporters du club, naît. Avec l'Anglais Kid Fenton, les lensois remportent le premier titre de l'histoire du Racing Club de Lens : la Ligue d'Artois. Avec ce résultat, la ville de Lens s’intéresse de plus en plus à son club de football et lui offre ses premières subventions. Le stade Raoul Briquet, terrain du RC Lens, est mis gratuitement à disposition.

Deux ans plus tard, Lens se place à la deuxième marche du classement, et remporte pour la deuxième fois le championnat la saison suivante. Grâce à ce titre, le RC Lens accède pour la première fois à la Division d'Honneur de la Ligue du Nord - Pas de Calais - Picardie. Afin de bien se comporter face à l'Olympique lillois, le Racing Club de Roubaix, l'Excelsior Athlétic Club de Roubaix ou encore l'Amiens Athlétic Club, Lens fait venir de nouveaux joueurs au club.

Apogée du renouveau et des nouvelles ambitions du RC Lens, la Compagnie des mines locale, plus puissante de France à l'époque, décide le 6 novembre 1929 d'acheter une parcelle de terrain afin d'y construire un nouveau stade. Pour sa première saison en Division d'Honneur, Lens termine à la 9e place.

L'année suivante, Lens monte en puissance, montée qui se poursuit en 1932 et en 1933. En effet, les Sang et Or accèdent lors de la saison 1932-1933 au podium de la division.

Pendant ce temps, la construction du stade continue. Cette réalisation est confiée à plusieurs centaines de mineurs, qui s'activent durant plusieurs années sur un terrain longeant la ligne ferroviaire Paris-Dunkerque. Le 18 juin 1933, et sous l'initiative de Félix Bollaert (le président du Conseil d'administration des mines), le nouveau stade est inauguré devant quelques milliers de personnes, venues se presser pour un tel évènement. À la mort de celui-ci, en 1936, son nom est donné fort logiquement à l'enceinte.

Jusque là club amateur, suite aux réticences du président de l'époque Jules Antoine Van den Weghe, le RC Lens passe professionnel avec Louis Brossard, qui lui succède en 1934. Fort des nouvelles installations et de ce nouveau statut, les dirigeants lensois continuent leur marche en avant.

À présent en Deuxième division pour la saison 1934-1935, Lens se défend plutôt bien, terminant à une belle 5e place pour un tout jeune club. L'année suivante, et avec des joueurs tels que le Hongrois Siklo ou l’Autrichien Anton Marek, le RC Lens élève son niveau, et croit même un instant à l'ascension. Mais Rouen et Roubaix, plus expérimentés à ce niveau, terminent la saison aux deux premières places. Lens est lui 4e. Après cette honorable saison, l'effectif lensois sous retrouve sous les feux de la rampe. Novicki et François, moteurs du jeu nordiste, sont appelés à défendre les couleurs du pays face à la Belgique, le 8 mars 1936, et deviennent les premiers internationaux français du club.

En 1937, Lens connait au terme de la saison ses premiers faits d'armes majeurs. En 32 journées, le Racing Club de Lens totalise 50 points, soit cinq de plus que son voisin valenciennois, et donc accède pour la première fois de son histoire au sommet du football français. En Coupe de France, le club réussit à atteindre les huitièmes de finale, étant battu par le grand Red Star, spécialiste de la compétition, sur le score de 3 buts à 2. Cette même année, Viktor Spechtl se place sur le devant de la scène.

Pour sa première saison dans l'élite, les lensois évitent de peu la relégation. Face aux plus grands clubs français (Marseille Olympique de Marseille, Sochaux FC Sochaux), Lens s'en sort grâce à sa défense, meilleure que celles de ses concurrents au maintien. En 1939, Lens s'attend à revivre une saison difficile. Cependant, le groupe emmené par le duo Stanis - Spechtl réalise l'exploit de s'accrocher au groupe de tête, n'échouant qu'à sept points du podium et finissant à la 7e place.

A l'été 1939, Lens est à un point culminant de sa fabuleuse progression, et peut se permettre de viser encore plus haut. Mais quelques mois plus tard, avec la naissance de la Seconde Guerre mondiale, la montée en puissance du club lensois est stoppée net. La fuite de nombreux joueurs lensois répondant à l’ordre de mobilisation générale n’empêche pas le club de poursuivre la compétition, mais en 1940, la ville de Lens est placée en zone interdite.

Avec la guerre, la France est découpée en trois zones : la zone nord, la zone sud et la zone interdite. Lens est donc déversé dans cette dernière avec Arras, Fives, Roubaix et Valenciennes, après une année passée dans la zone nord. Devant une concurrence amoindrie, les lensois remportent les éditions 1941, 1942 et 1943. Lors de cette dernière année, Stanis fait parler de lui, inscrivant le total de 43 buts en 30 journées. Etant dépossédé de son statut professionnel, Lens doit donc entrer dans l'équipe fédérale régionale de Lens-Artois pour la saison 1943-1944. Pour la quatrième fois d'affilée, les Nordistes remportent la compétition, comprenant cette fois-ci les meilleures équipes françaises, et malgré un match non joué face à Toulouse-Pyrénées. Encore une fois, Stanis explose les compteurs, avec 41 réalisations à son actif. Reprenant son schéma antérieur pour la saison 1944-1945, le championnat voit les Sang et Or finir deuxièmes du groupe nord, derrière le FC Rouen, et après une magnifique fin de saison.

Avec la fin de la guerre, Lens reprend "normalement" le championnat en 1946. De nouveau, les lensois atteignent le haut de tableau, et améliorent leur résultat de 1939 avec un 6e place.

Mais au contraire, cette bonne période lensoise cache les difficultés rencontrées par les dirigeants pour aligner un budget conséquent. Avec la nationalisation des mines ordonnée par le Général de Gaulle le 14 décembre 1944, les houillères qui allouent le budget connaissent quelques problèmes, et donc le club doit composer avec de nombreux jeunes originaires du département et voit ses internationaux partir au fur et à mesure.

C'est donc en subissant cette situation que Lens peine en championnat lors de l'année 1947. De plus, le passage de 18 à 20 clubs pour cette même saison oblige la fédération à disposer deux places de relégués supplémentaires, et c'est dans ce contexte que le RC Lens, après une décennie de domination, descend au niveau inférieur.

Pour sa première saison en deuxième division après-guerre, le Racing Club de Lens ne parvient pas à remonter, étant seulement 8e au classement. À l'opposé, il réalise un superbe parcours en Coupe de France, atteignant pour la première fois de son histoire la finale de la compétition. Mais face au rival lillois, le 10 mai 1948 au Stade Yves-du-Manoir et devant 60 739 spectateurs, Lens parvient par deux fois à revenir au score grâce à Stanis, malgré la position d'ultra favori de Lille. À la 86e minute de jeu, et alors que l'on se dirige vers les prolongations, Jean Baratte, meilleur buteur de la première division, enterre les espoirs lensois, avec un but très discuté pour une faute du joueur sur Stanislas Golinski.

Pour la saison 1948-49, les lensois sont déterminés à retrouver la première division, sous les ordres de Nicolas Hisbst.

Après une bataille féroce entre Lens, Bordeaux Bordeaux et Rouen cette année, le peuple sang et or est prêt à reconnaître les joies de la D1, après la première place acquise par son équipe. Durant une décennie, Lens progresse et se maintient, même s'il flirte avec la descente les trois premières années. Avec sa nouvelle génération de joueurs, composée de Maryan Wisniewski, Xercès Louis, Arnold Sowinski ou Théodore Szkudlapski, et issue en grande majorité de l'immigration polonaise vers le nord de la France, Lens retrouve ses ambitions en devenant par deux fois consécutives vice champion de France, en 1956 et en 1957, grâce notamment à son buteur suèdois Egon Jönsson.

Les deux saisons suivantes, Lens est décevant, et retombe en deuxième partie de classement. Pour effacer ces deux tristes années, les lensois doivent s'en remettre aux coupes, et notamment à la coupe Charles Drago. Cette coupe, qui permettait aux équipes éliminées avant les quarts de finale de la coupe de France de se disputer un challenge, a vu par deux fois Lens l'inscrire à son palmarès. En 1959 premièrement, avec une victoire finale sur Valenciennes par trois buts à deux, puis en 1960, toujours sur le même score et face au Sporting Toulon Var. Après un léger regain de forme en championnat jusque 1962, Lens est invité à la coupe de l’Amitié entre Français et Italiens. Opposés au club suisse de Lucerne, à Catane, l’AS Rome, Lens s'impose contre le Torino en finale, lors d'une confrontation aller-retour (victoire 3-1 au score cumulé).

Sorti vainqueur par trois fois d'une coupe, Lens doit cependant se confronter aux réalités économiques. En 1962, les houillères sont en déclin, suite à une activité économique décroissante, et plusieurs mines ferment. De nombreux joueurs lensois étant mineurs, l'avenir du RC Lens semble critique. Après une saison 1962-1963 catastrophique, Lens rebondit l'année suivante. L'auteur principal de son rebond se nomme Ahmed Oudjani, jeune attaquant algérien qui avec 30 réalisations devient meilleur buteur du championnat, mais également le premier lensois à obtenir cette distinction.

Néanmoins, la chute du club se poursuit, malgré la bonne forme du duo Ahmed Oudjani - Georges Lech. En 1968, Lens traduit cette sombre période par une relégation, due en partie à un parcours exécrable à l'extérieur, et obtenue à cause d'une différence de buts inférieure à celle de Strasbourg Strasbourg, à égalité de points.

Dès l'année suivante, les dirigeants de la Compagnie des mines, marqués par la crise, décident de se désengager du club. Le Racing Club de Lens, un an après sa descente en seconde division, redevient donc un club amateur. Après une saison en Division 2, Lens est renversé en Championnat de France Amateurs. Le public commence à délaisser son équipe, et l'on avance vers la fin du Racing Club de Lens.

En Championnat de France Amateurs, Lens doit sa survie à quelques hommes, fidèles au club. Sous l'impulsion d'Henri Trannin, directeur sportif, de l'entraîneur Arnold Sowinski et d'André Delelis, maire de la ville, Lens entreprend sa reconstruction. La municipalité récupère le stade Bollaert en échange d'une somme symbolique, faisant valoir le transfert du patrimoine minier. Jean Bondoux, futur président du RC Lens, rassemble bénévoles et souscriptions afin de faire survivre le club.

La direction du club se repose comme aux plus beaux jours du club sur la filiale polonaise, et guidée par Eugeniusz Faber et Ryszard Grzegorczyk, la formation lensoise sort la tête de l'eau. En 1972, le Racing atteint la demi-finale de la Coupe de France, s'inclinant face à Bastia Bastia. Les deux hommes guident Lens vers la remontée, en remportant le championnat de deuxième division en 1973. En 1975, Lens atteint pour la deuxième fois la finale de la Coupe de France. Face à l'Saint-Étienne AS Saint-Étienne, club mythique aux sept titres de champion, les lensois se défendent bien, mais les Verts finissent par s'imposer sur le score de deux buts à zéro, grâce notamment à une reprise de volée d’anthologie de Jean-Michel Larqué.

Mais cette défaite permet au Racing d'écrire un chapitre important dans son histoire : celui concernant la Coupe d'Europe. En effet, Saint-Étienne ayant réalisé le doublé coupe - championnat, la place européenne réservée au vainqueur de la Coupe de France lui est reversée. Lens, lors de la saison 1975-1976, participe à sa première Coupe d'Europe, celle concernant les vainqueurs de coupes. Les premiers adversaires du Racing sur la scène européenne sont les Irlandais de Home Farm Dublin. Bénéficiaire d'un match nul lors de la rencontre aller et pour son premier déplacement européen officiel, Lens balaye Home Farm à domicile sur le score de six buts à zéro. Au tour suivant, les lensois s'inclinent fort logiquement contre les Hollandais d'ADO La Haye. Le retour au championnat est difficile, et Lens sauve sa place dans l'élite lors des dernières journées.

Lens continue sa progression, et après avoir terminé deuxième du championnat derrière Nantes Nantes, se qualifie pour la Coupe UEFA. Il élimine Malmö FF au premier tour, puis doit affronter la grande Lazio Rome au tour suivant. Défaits à l'aller au Stadio Olimpico (2-0), les espoirs sont minces pour la formation nordiste. Mais porté par un public surchauffé et un grand Didier Six, Lens humilie le club italien, inscrivant quatre buts lors des prolongations (2-0 au terme de la rencontre, puis 6-0 après les trente minutes de prolongation). Après ce véritable exploit, Lens est éliminé par les Allemands de l'Est de Magdebourg.

Malheureusement, le retour à la réalité française est compliqué, et comme pour sa première expérience européenne, Lens ne parvient pas à élever son jeu en championnat. Pire, le club redescend une nouvelle fois en seconde division, cinq ans après l'avoir quitté. Après un passage d'un an dans l'antichambre du championnat, Lens retrouve petit à petit son niveau européen, avec Roger Lemerre, Gérard Houllier puis Joachim Marx aux commandes.

En Coupe UEFA, en 1984, le club affronte trois clubs belges. Après avoir éliminé plus ou moins facilement La Gantoise et Anvers, le Racing bute sur Anderlecht, tenant de cette coupe, malgré un but mémorable inscrit à Bollaert grâce au lancé d'un projectile sur le ballon, lors d'une passe en retrait vers le gardien belge Jacky Munaron. Au retour, les lensois s'inclinent un but à zéro, et laissent les Bruxellois filer vers la finale. En 1987, la Coupe UEFA s'achève dès le premier tour, après une défaite face à Dundee United, futur finaliste de la coupe.

Tout jeune européen, le club aura donc fêté en beauté ses 80 ans d'existence. À l'opposé de ces bons résultats sportifs, la situation financière est plus difficile. Plusieurs grands noms du club, tels que Philippe Vercruysse ou Daniel Xuereb, quittent le RC Lens, qui désire survivre au plus haut niveau. Cependant, l'effectif lensois, orphelin de Gérard Houiller parti vers le club de la capitale, n'arrive pas à retrouver le niveau des précédentes saisons. Les résultats ne sont donc plus au rendez-vous. En 1988, Arnold Sowinski remplace Marx, et a pour mission de sauver le club de la relégation. Après avoir acquis le maintien in extremis, la saison suivante est tout aussi compliquée. Le 21 août, le président Jean Honvault, présent au club depuis 1986, remet sa démission, alors que le RC Lens est lanterne rouge de première division.

Trois jours plus tard, un jeune chef entreprise de la région arrive à la tête du Racing Club de Lens : il s'agit de Gervais Martel, fondateur de l'hebdomadaire Le Galibot, et qui sera secondé par Serge Doré. Le club va peu à peu se muer en entreprise et s'ouvrir aux investisseurs. Le public se mobilise derrière le projet, et même si les résultats sportifs ne sont pas encore ceux des plus grandes années, on sent le club sur la pente ascendante. Pour son arrivée dans le monde du football, Martel ne parvient pas à sauver le club, qui replonge en seconde division.

Pour remonter la saison suivante, le nouveau président nomme à la tête de l'équipe Arnaud Dos Santos, ancien footballeur picard. Après avoir échoué très loin du leader rennais lors de la saison 1989-1990, le natif de Beautor est maintenu dans sa fonction d'entraîneur. En 1991, Lens termine second derrière Le Havre. Cette place est synonyme de pré barrage face au troisième du groupe A, le Valenciennes FC. Après une courte victoire un à zéro, Lens joue sa place parmi l'élite contre Toulouse, avant-dernier de D1. Poussés par un public venu faire stade comble lors du match retour, les lensois ne parviennent pas à remporter la double confrontation, et donc se dirigent vers une nouvelle année de purgatoire.

Mais Bordeaux Bordeaux, qui étant déficitaire budgétairement est relégué administrativement par la DNCG à la fin de la saison, laisse sa place en première division à Lens. Martel s'investit donc pour maintenir le club, et fait venir de nouveaux joueurs au Racing, comme Bernard Lama de Brest Brest ou encore Frédéric Meyrieu de Toulon.

L'engouement autour du club est de plus en plus fort. Pour son retour en première division, le record d'affluence à Bollaert est battu le 15 février 1992, face à l'Marseille Olympique de Marseille. Ce soir là, 48 912 personnes viennent assister à la belle victoire de leur club deux buts à un, face au leader et futur champion de France. Au terme de cette saison, Lens atteint la première partie de tableau. En 1993, Lens est en position de reléguable jusqu'au mois de décembre, totalisant deux victoires pour sept défaites. Gervais Martel décide donc de se séparer de Dos Santos, et choisit Patrice Bergues, nordiste de cœur et supporter lensois depuis son enfance, qui connaît qui plus est très bien le club, étant tout à tour entraîneur des cadets puis responsable du centre de formation.

Avec Bergues, l'opération sauvetage réussit au club, qui termine en beauté sa deuxième saison de suite dans l'élite. Présent de 1992 à 1996, il donne un nouveau souffle au club, qui sous ses ordres atteint une demi-finale de Coupe de France en 1994, éliminant le tenant du titre parisien chez lui en quarts de finale, mais s'inclinant face à Montpellier au tour suivant, puis remporte la Coupe estivale, ancêtre de la Coupe de la Ligue, en 1994. Lens joue le haut de tableau, et termine deux fois de suite à la cinquième position, en 1995 et en 1996. L'aventure européenne reprend donc durant cette période, et les lensois continuent à faire rêver leurs supporters. En effet, pour leur retour à la compétition, les Sang et Or inscrivent treize buts face aux Luxembourgeois de l'Avenir Beggen, en 32e de finale de la Coupe UEFA.

En 1996, les arrivées de Tony Vairelles, Marc-Vivien Foé ou Vladimír Šmicer, bourreau du club en Coupe UEFA l'année précédente, donnent un nouvel allant au club, qui vise désormais le podium en championnat. Mais ces belles ambitions s'estompent lorsque Patrice Bergues est appelé en équipe de France des moins de 16 ans. Appelé par défaut, Slavo Muslin, après un premier mois magnifique, ne parvient pas à prendre la succession de Bergues, et est après une énième défaite débarqué le 11 mars 1997.

Roger Lemerre arrive donc en cours de saison, et parvient à maintenir le RC Lens, qui retombe dans ses difficultés de début de décennie.

À la veille de la saison 1997-98, le club subit de nombreux changements, que ce soit dans son organigramme dirigeant ou sur le plan structurel. Roger Lemerre est comme Bergues quelques années plus tôt appelé en équipe de France, qui se prépare à disputer la Coupe du monde sur ses terres. Pour cette compétition importante, le stade Bollaert a été choisi pour accueillir plusieurs rencontres, dont un huitième de finale. C'est donc en toute logique que les travaux pour sa rénovation s'achèvent, le Racing pouvant désormais se targuer de posséder un stade moderne, et digne de ses ambitions. Au poste d'entraîneur, c'est Daniel Leclercq qui est appelé, lui qui la saison précédente avait été demandé par Lemerre pour l'adjoindre.

Vont suivre alors des joueurs confirmés, comme le Yougoslave Anto Drobnjak de Bastia Bastia, fort de ses 18 réalisations en 1997, ou le bordelais Stéphane Ziani, finaliste par trois fois de coupes nationales. Ces pointures du championnat étaient convoitées par plusieurs clubs français et européens.

Dès le début de saison, les lensois se distinguent par leur jeu ultra offensif, qui leur permet de remporter de grandes affiches comme face à Auxerre Auxerre (3-0) ou Marseille (3-2, avec un triplé de Drobnjak), mais aussi de céder face à de plus modestes formations (Guingamp Guingamp, Châteauroux Châteauroux). Mais petit à petit, les lensois prennent la tête du classement. Lors du choc opposant les deux prétendants au titre, Lens dispose de Metz Metz sur le score de deux buts à zéro. En plus de dominer le championnat de France, les Sang et Or atteignent la finale de la Coupe de France, face au bourreau parisien. En effet, les hommes de Ricardo battent, comme quelques mois auparavant lors de la demi-finale de la Coupe de la Ligue, les lensois de Leclercq, pour la première finale de l'histoire disputée au tout nouveau Stade de France.

Après avoir repoussé l'échéance lors de l'avant-dernière journée, les messins peuvent encore retourner la situation. Opposés à distance, Lens n'a besoin que d'un point pour assurer son sacre, alors que Metz doit compter sur une défaite de Lens contre Auxerre et battre l'Lyon Olympique lyonnais à Saint-Symphorien. À la mi-temps des deux rencontres, c'est Metz qui repasse en tête, grâce à un but de Lamouchi pour l'AJA. Mais comme un symbole, c'est le jeune Yoann Lachor, pur produit de la formation lensoise, qui égalise à la 53e minute au Stade de l'Abbé-Deschamps, alors bouillonnant et acquis à la cause du Racing. Au terme d'un match haletant, Lens est officiellement Champion de France pour la première fois de son histoire, grâce à une meilleure différence de buts (+25 contre +20 pour Metz). La nuit est chaude du côté de Lens : plus de 30 000 personnes se rendent à Bollaert pour fêter le premier titre majeur du club, 92 ans après sa création.

Toujours sous la direction du « Druide », Lens va en 1999 remporter un nouveau titre, au terme d’un excellent parcours en Coupe de la Ligue. Finaliste malheureux, Metz s'incline de nouveau contre les Sang et Or, suite à une somptueuse reprise de volée du Maubeugeois Daniel Moreira, qui offre aux nombreux supporters présents un deuxième titre national en deux ans : « Quelle fin de siècle ! ». Notons également le parcours probant du club en Ligue des Champions, qui pour sa première participation dans cette nouvelle compétition européenne termine troisième de son groupe, composé du Dynamo Kiev, du Panathinaïkos et d’Arsenal. De plus, Lens devient le premier club français à gagner dans le mythique stade de Wembley, grâce à Mickaël Debève qui inscrit le seul but de la rencontre.

Aux manettes d'un club en euphorie, Daniel Leclercq entame la saison 1999-00 avec de nombreuses certitudes. Mais sur le terrain, les résultats sont tout autres, et Lens ne décroche que 8 points sur 24 possibles. Dans la zone de relégation, Lens fait donc appel à François Brisson à l'automne 1999. Sous sa direction, le Racing favorise le championnat et la coupe d'Europe au profit des deux coupes nationales, ce qui lui permet une nouvelle fois à se maintenir parmi l'élite. Engagés en Coupe UEFA, les hommes de l'ancien international français écartent toutes les équipes présentes sur leur passage. Après avoir battu difficilement le Maccabi Tel-Aviv, puis le Vitesse Arnhem, le FC Kaiserslautern grâce à un match retour somptueux (victoire 4-1 au Fritz-Walter-Stadion), l'Atlético de Madrid et enfin le Celta Vigo, les lensois affrontent leur histoire et Arsenal en demi-finale. Sur fond de revanche pour les Gunners, Lens s'incline 1-0 à Highbury, n'ayant pas démérité sur l'ensemble du match. Pris de court en début de rencontre, Lens tente à maintes reprises de revenir au score, mais échoue sur le grand Seaman et sur son montant, Pascal Nouma étant tout prêt d'inscrire l'un des buts les plus importants de l'histoire du club. Au match retour, les espoirs lensois disparaissent suite au but de Thierry Henry inscrit juste avant la pause. Malgré l'égalisation de Nouma, justement, les attaques lensoises portées par l'ensemble des joueurs ne portent pas leurs fruits. Avec une défense laissée à l'abandon, Kanu n'éprouve pas de grandes difficultés à battre un Warmuz pourtant au sommet de sa forme. Lens s'incline donc deux buts à un, et dit adieu au Parken Stadium de Copenhague, laissé aux joueurs d'Arsène Wenger.

Passés du chaud de l'aventure en Champion's League au froid de la défaite d'Highbury, les lensois entament la nouvelle saison avec un nouvel entraîneur, en la personne de Rolland Courbis. Avec ce coach expérimenté, passé par Bordeaux et Marseille, la direction veut rendre la pareille à ses supporters, toujours présents dans les moments difficiles des années précédentes. Mais ce sont ces derniers, trouvant l'entraîneur sudiste trop lointain et pas assez impliqué dans leur club (Courbis délaisse en effet la Coupe Intertoto, disputée selon Martel pour le public Sang et Or), qui poussent le président à changer une énième fois d'entraîneur le 8 février 2001, après avoir subi cinq défaites d'affilée. Comme à son habitude, le président lensois choisit un homme de la maison : Georges Tournay. Treizième à ce poste en treize ans justement, Tournay réussit à maintenir la formation lensoise en milieu de tableau. C'est donc avec le sentiment d'avoir gâché le potentiel de l'équipe, qui à l'origine avait pour objectif de batailler avec Lyon et Paris dans le haut du classement, que le RC Lens se prépare pour la saison 2001-02, espérant accrocher le bon wagon pour pourquoi pas sortir de la déception des précédentes saisons.

Pour sa onzième année en première division, Lens fait appel à un entraîneur correspondant à son image, discret et travailleur, qu'il avait connu en tant qu'adversaire lors de ses illustres années : Joël Muller. Avec un recrutement modeste mais solide, établi par l'ancien messin, le RCL se prépare à vivre une année de transition. Le club démarre la saison sur les chapeaux de roues, étant victorieux face à l'OL ou encore face au champion en titre nantais. Les joueurs redonnent du plaisir aux supporters, avec de larges succès obtenus à domicile (3-0 contre Sochaux, 7-0 face à Bastia Bastia). À la lutte pour la première place, Lens est en tête la plupart du temps. Juste avant la trêve, et après une victoire prestigieuse acquise au Stade Vélodrome face à l'Olympique de Marseille, le Racing compte huit points d'avance sur l'autre Olympique, celui de Lyon. Mais le club redoute le départ de ses quatre cadres (El-Hadji Diouf, Lamine Sakho, Ferdinand Coly et Pape Sarr) pour la Coupe d'Afrique des nations, malgré son avance confortable obtenue avant Noël. Mais contrairement aux peurs des dirigeants et du public lensois, c'est l'après CAN qui est difficile. Lens perd en effet des points contre des équipes de calibre inférieur, et voit son avance diminuer. En tête depuis la 11e journée, le Racing aborde la dernière rencontre avec un point de plus que son dauphin lyonnais. Et pour la première fois dans l’histoire du championnat de France, le titre se joue directement entre les deux prétendants, au Stade de Gerland. Face à une équipe invaincue chez elle, Lens rentre mal dans son match, à l’image de son gardien qui se montre coupable d’une grossière faute sur le premier but lyonnais. Puis mené par deux buts d’écart, les lensois se montrent dangereux devant la cage de Grégory Coupet, et inscrivent un but fort logiquement par l’intermédiaire de Jacek Bąk, à la 26e minute. De retour des vestiaires, le pressing est de plus en plus important, et donne à Daniel Moreira, meilleur buteur du club durant cette saison, l’occasion face au portier adverse d’égaliser, et donc de reprendre le titre provisoirement. Mais à l’image de cette action ratée, Lens doit se résigner à laisser filer le trophée à son adversaire d’un soir, qui par la suite ne le lâchera plus et marquera l’histoire du football français.

Malgré avoir manqué le titre d'un cheveu, Lens peut néanmoins voir son avenir sereinement, grâce à la qualification pour la Ligue des Champions, bon atout sportif mais aussi économique. Disposant d'un tout nouvel outil, La Gaillette, centre de formation inaugurée le 10 octobre 2002, les lensois se lancent dans cette saison 2002-03, avec de nouveaux joueurs comme Song, Keita et Bakari, venu remplacer El-Hadji Diouf, ayant cédé aux appels de Liverpool. Le début de saison est assez bon, mais le départ du Sénégalais se fait ressentir en attaque, qui ne peut pas compter sur l'ancien buteur lillois, inefficace avec sa nouvelle équipe. Placé dans un groupe très costaud, à la faveur d'un coefficient UEFA faible (le Racing occupant la 57e place européenne), Lens côtoie en Ligue des Champions le grand Milan AC, le vice champion d'Espagne coruñés et le non moins célèbre Bayern Munich. Alors que de nombreux spécialistes voient déjà Lens à la dernière place de ce groupe G, les nordistes répondent présents au niveau physique, et accrochent à la surprise générale les grands favoris. Pourtant à la traîne en milieu de phase, Lens remporte deux de ses trois derniers matches, contre le Deportivo et Milan à domicile. Troisième du groupe, après un match nul épique obtenu à l'Olympiastadion de Munich, Lens se replonge dans le championnat, avec dans la poche la qualification pour les seizièmes de finale de la Coupe UEFA. Grâce à leur bonne défense (la 2e plus solide du championnat), les lensois limitent les dégâts, et ressortent de la majorité de leurs rencontres avec le point du nul (15 au total). Reversé face au FC Porto en UEFA, Lens sort par la petite porte, concédant un 3-1 au cumulé des deux matches. Terminant 8e au classement de Ligue 1, Lens peut se consoler grâce aux deux coupes européennes, quittées face aux deux futurs vainqueurs des deux épreuves. Surprise même en fin de saison, Lens, qualifié dans un premier temps pour la Coupe Intertoto, disputera l'année prochaine la Coupe UEFA, grâce au classement européen du fair-play.

Toujours à la tête de son équipe, Joël Muller aborde la saison 2003-04 avec certains objectifs, dont celui de conforter sa place de prétendant européen. Enchaînant les résultats décevants, Lens ne réalise que quelques coups d'éclat (victoire face à Marseille, au Parc contre Paris), mais peine face à des équipes supposées inférieures. Ce constat est le même en Coupe UEFA, où les lensois sortent humiliés de la double confrontation face au modeste club turc du Gaziantepspor, quatrième de son championnat la saison précédente, et qui les sortent au deuxième tour de la compétition sur le score de six à un. Le parcours dans les coupes nationales est tout aussi pénible, Lens s'inclinant face à Dijon, club de National, et Sochaux, recevant une claque à Bollaert de la part des Lionceaux (4-0). Perdant le contact des cinq premiers, Lens doit se résigner à jouer le milieu de tableau, et finit une nouvelle fois à la huitième place. Qualifié de nouveau en Intertoto, le club décide finalement de ne pas disputer la compétition, et espère enfin réaliser une saison correcte parmi l'élite.

Muller sera remplacé au cours de sa quatrième saison par Francis Gillot qui entame là sa carrière d'entraîneur de haut niveau. Après avoir accroché la qualification en Coupe Intertoto malgré une première partie de saison difficile, Gillot conduit le club à la quatrième place en 2005/2006, synonyme de qualification en Coupe UEFA.

Lors de la saison 2006/2007, les Sang et Or terminent la première partie de saison à la deuxième place. La suite est moins réussie, et l'avance obtenue précédemment est vite diminuée. Et lors de la dernière journée, alors que le Racing a toutes les cartes en main concernant la qualification en Ligue des Champions, les hommes de Gillot échouent à Troyes, reléguant le club à la 5ème place, synonyme de Coupe Intertoto, et provoquant la colère des nombreux supporters qui avaient fait le déplacement.

Quelques jours plus tard, Gervais Martel annonce la démission de Francis Gillot, sous doute accélérée suite à la non-participation du club à la Ligue des Champions, mais également déçu par la politique de recrutement menée par Francis Collado.

Le 5 juin 2007 dans la matinée, la signature de Guy Roux est annoncée pour remplacer cette démission. Le 27 juin, la LFP refuse ce contrat. Le Racing Club de Lens fait appel mais prépare peut-être le choix d'un nouvel entraîneur si cette décision est entérinée. Le 11 juillet finalement, le CNOSF a confirmé que Guy Roux pourra bien entraîner Lens, la saison prochaine. Il emmène dans ses bagages des joueurs tels que Kanga Akalé, Bonaventure Kalou ou Julien Sablé. Mais après un début de saison médiocre (2 points en 4 matches), Roux propose sa démission le 23 août 2007 au président Martel, qui l'accepte le 25 août à la mi-temps de la rencontre Strasbourg - Lens.

C'est alors Jean-Pierre Papin qui prend le relais d'entraîneur et qui commença avec un net succès 5-1 contre les Young Boys de Berne en Coupe UEFA le 30 août 2007. Lens se fera éliminer au premier tour de cette coupe par le FC Copenhague. Le club est déjà en difficulté en championnat, enchaînant défaites et matches nuls, avec un jeu dont la faiblesse inquiète.

A la mi-saison, le Racing est 18ème et relégable avec un match retard, le dernier match de l'année face au rival lillois ayant été reporté. Le 9 janvier 2008, après l'élimination de Lens face à Niort en Coupe de France, Daniel Leclercq revient au RC Lens en tant que directeur sportif pour soutenir l'entraîneur en place, Jean-Pierre Papin, sans expérience en Ligue 1, et tenter de maintenir le club dans l'élite après une première partie de saison très difficile.

Daniel Leclercq connaîtra son premier match sur le banc aux cotés de JPP lors du match Lens - Nancy et se qualifiera en demi-finale de la Coupe de la Ligue qui se jouera contre Le Mans. En championnat, Lens redresse la barre, avec notamment un succès face au champion lyonnais 3-0, qui permet au Racing de sortir de la zone des reléguables.

Lens se qualifiera par la suite en finale de la Coupe de la Ligue en battant Le Mans 5 à 4 lors d'un match tout en folie qui s'est joué jusqu'aux prolongations (4-4), et où Sidi Keita a sauvé son équipe en marquant le but décisif à la 119ème minute.

Lors de la finale, le Racing manque son début de match, et encaisse un premier but. Au retour des vestiaires, Lens appuie sur l'accélérateur, et inscrit le but de l'égalisation par Éric Carrière. Après plusieurs actions qui auraient pu voir les Sang et Or prendre l'avantage (poteau de Monterrubio, tête de Maoulida, frappe de Demont), Paris se voit accorder un pénalty litigieux par l'arbitre (M.Duhamel), et le transforme à 30 secondes du terme.

Après 17 années consécutives en Ligue 1 , Lens est relégué en Ligue 2 en terminant à la 18ème place du championnat consécutivement à un match nul contre les Girondins de Bordeaux (2-2) lors de la dernière journée de l'exercice 2007-2008. Cette saison restera l'une des plus noires de l'histoire du club, conjuguant une finale perdue, l'insulte d'une banderole déployée par les ultras du Kop of Boulogne du PSG lors de la finale de la Coupe de la Ligue et une relégation dans la division inférieure. Cette descente entraîne un "grand nettoyage" et le départ de nombreux joueurs qui ne veulent pas évoluer en L2 : Akalé, Belhadj, Diane, Kolodziecjzak, Mangane, Aubey, Monterrubio, Khiter, Lacourt, Bisevac, Coulibaly, Hilton, Carrière, Rémy...

Le Racing Club de Lens version 2008/09 a devant lui un grand challenge à relever : la remontée en Ligue 1. Pour cela, le président Gervais Martel fait appel à son ancien capitaine, champion de France en 1998, Jean-Guy Wallemme, pour prendre les commandes du club. Wallemme emmène avec lui plusieurs anciens de la maison, comme Christophe Delmotte ou Michel Ettore. Bien renforcé durant l'intersaison, Lens se montre à la hauteur de ses objectifs. Des éléments rompus aux joutes de Ligue 2 doivent permettre à Lens de retrouver rapidement l'élite. Un temps partants, Kovacevic, Sablé et Dindane restent finalement fidèles au club. Ils sont rejoints par les expérimentés Chelle, Doumeng, Roudet, Yahia et les nouveaux Veselinović et Milovanovic.

En début de saison, ce groupe ambitieux permet à Lens de toujours faire partie d'un trio de tête composé de Boulogne sur Mer, Strasbourg, et les Sang-et-Or. De bonnes raisons de croire en la remontée pour les supporteurs lensois, toujours fidèles à leur club avec 18 838 abonnés et une moyenne de 29.512 spectateurs à la 14e journée du championnat. Pour comparatif, le deuxième club à ce classement des affluences est Strasbourg avec 13.390 spectateurs en moyenne.

Du côté des coupes, Lens est rapidement éliminé en Coupe de France contre le voisin Arras au 7ème tour. En Coupe de la Ligue, le Racing est sorti en quart de finale contre le PSG (2/0).

Le club a touché 34 M€ de droits télé pour cette saison.

Le club a touché 13 M€ de droits télé pour cette saison.

Le club a touché 16 M€ de droits télé pour cette saison.

Le club a touché 31 M€ de droits télé pour cette saison.

Le club a touché 34 M€ de droits télé pour cette saison.

Le club a touché 20 M€ de droits télé pour cette saison.

Note : Le sponsor principal est annoncé en tête de liste.

Le stade Félix-Bollaert, qui doit son nom à l'ancien directeur commercial de la compagnie des mines de Lens qui décida sa construction en 1931, est le stade du Racing Club de Lens. Les travaux ont débuté en 1932, et le stade a été inauguré deux ans plus tard.

Il est à noter que le Stade Félix-Bollaert, avec ses 41 229 places, pourrait à lui seul accueillir dans ses tribunes toute la population de la commune de Lens, qui est inférieure à 40 000 habitants (35 583 exactement).

Guy Roux a proposé sa démission le 23 août au président Martel qui l'accepte le 25 à la mi-temps du match contre le Racing Club de Strasbourg.

Cette section présente la liste des joueurs actuels du Racing Club de Lens, classés par poste.

Les supporters du RC Lens figurent parmi les plus actifs de France. Le premier club de supporters du club a été fondé en 1926.

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Source : Wikipedia