République tchèque

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Posté par rachel 10/03/2009 @ 18:11

Tags : république tchèque, europe, international, environnement

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République tchèque

Drapeau de la République tchèque

La République tchèque (en tchèque : Česká republika Prononciation ou Česko, c'est-à-dire "Tchéquie" plus simplement) est un pays d'Europe centrale sans accès à la mer, entouré par la Pologne au nord-est, l’Allemagne au nord-ouest et à l’ouest, l’Autriche au sud et la Slovaquie au sud-est. Regroupant les régions historiques de Bohême, de Moravie, et une partie de la Silésie, la République tchèque naît formellement le 1er janvier 1969 de la fédéralisation de la Tchécoslovaquie. Elle est indépendante depuis le 1er janvier 1993 à l'occasion de la scission de la République fédérale tchèque et slovaque.

La République tchèque est membre de l’OTAN depuis le 12 mars 1999 et fait partie de l’Union européenne depuis le 1er mai 2004.

Les Tchèques, « peuple de Čech », du nom d'un chef mythique, arrivent, au VIe siècle lors des grandes invasions, en Bohême, contrée qui tient son nom du peuple celte des Boïens.

Au Moyen Âge, les chroniques, tenues par des clercs écrivant latin, mentionnent le « royaume de Bohême » (regnum Bohemiae). Plus tard, quand le royaume passe des Přemyslides à la maison impériale des Luxembourg puis des Habsbourg, il est qualifié de « Terres de la couronne de Bohême » (Země Koruny české).

Quand, en 1918, les Slaves de l'Ouest s'émancipent de la tutelle austro-hongroise (la Slovaquie a passé mille ans sous la domination hongroise et les Tchèques un demi-millénaire sous celle de souverains allemands), le nom du nouveau pays devient la Tchécoslovaquie (Československo) agrégation de Česko (« Tchéquie ») et Slovensko (« Slovaquie ») dérivés des adjectifs český (« tchèque ») et slovenský (« slovaque ») avec le suffixe -sko qui sert, dans les langues slaves, à former le nom d'un pays.

Le terme Česko donne le néologisme français « Tchéquie », par l'ajout du suffixe « -ie ». Le ministère tchèque des Affaires étrangères a recommandé, en 1993, l'usage de Česko (Tchéquie en français, Czechia en anglais) pour tous les usages autres que la référence à l'État tchèque et ses institutions, dans lesquels cas, le terme de « République tchèque » s'applique. Autrement dit, on devrait écrire République tchèque là où l'on écrirait République française ou Royaume de Belgique et Tchéquie là où France et Belgique s'imposeraient.

Pour ajouter à la confusion, il existe une subtilité linguistique. En effet, certains Moraves, citoyens de la République tchèque, refuseront pourtant de dire qu'ils sont « Tchèques » (Čech en tchèque) qui désigne pour eux un habitant de la Bohême (Čechy en tchèque), mais se définiront comme tchèques (český) quand ils chercheront à se définir par rapport aux nationalités allemandes, polonaises ou slovaques. Aussi la fédération tchèque de football, en tchèque, Českomoravský fotbalový svaz se traduit par « Fédération de football de Bohême-Moravie ».

Le terme « Bohémien » trouve sa source avec l'arrivée en Europe, au cours du XVe siècle, des Roms et désignait ce peuple nomade qui, venu de l'est, commençait à se disperser en Europe par la Bohême. Il ne s'agit en aucun cas des Tchèques.

La Bohème se réfère à la vie de bohème, que l'on attribue aux « Bohémiens », et non à la principale région de la Tchéquie.

La République tchèque est formée par les anciennes provinces de Bohême et de Moravie (incluant une partie de la Silésie, partie du Saint Empire romain germanique, puis de l’Empire d'Autriche qui constituaient le Royaume de Bohême (la Couronne de Saint Venceslas).

Après la dislocation de l’Empire d'Autriche-Hongrie à la fin de la Première Guerre mondiale, les Tchèques deviennent indépendants au sein d’un pays qui inclut également les régions slovaques de l’Empire. Cette première Tchécoslovaquie disparaît lorsque l’Allemagne nazie annexe la Bohême et la Moravie.

Reconstituée en 1945, la Tchécoslovaquie devient un satellite de l’URSS pendant la Guerre froide. Le régime communiste est renversé en novembre 1989 lors de la « révolution de velours », qui porte l’opposant tchèque Václav Havel à la présidence de la république tchécoslovaque.

La Tchécoslovaquie disparaît après un épisode fédéral (la « Tchéco-Slovaquie », république fédérale tchèque et slovaque) le 1er janvier 1993 d’un commun accord entre les autorités tchèques et slovaques ; d’où le nom de « partition de velours ».

Le président de la République, Václav Klaus, nomme Premier ministre Stanislav Gross, en août 2004. Le 25 avril 2005, celui-ci remet au président Klaus sa démission suite à un scandale patent sur l'origine douteuse de sa fortune personnelle. Jiří Paroubek, ministre du Développement régional dans le gouvernement de M. Gross, le remplace alors.

Les élections législatives du 4 juin 2006 débouchent sur un « pacte électoral » : la gauche et la droite, y compris les Verts, disposant chacune de 100 députés et aucune n'ayant la majorité. Après six mois de laborieuses tractations, Mirek Topolánek, leader de la droite, reçoit enfin l'investiture du Parlement tchèque le 19 janvier 2007 grâce à l'absence volontaire de deux députés socialistes. Les observateurs estiment que ce gouvernement de coalition réunissant le parti démocratique civique, l’union chrétienne démocrate et le parti écologique disposera d'une majorité trop fragile pour conduire son programme de réforme.

Le 4 octobre 1993, la République tchèque et l'Union européenne signent un Accord d'association qui entre en vigueur le 1er février 1996. Le 31 mars 1998 les négociations d'adhésion commencent qui aboutissent, le 14 avril 2003 à l'approbation par le Conseil Européen de l'adhésion. En conséquence de cette décision, le 16 avril 2003, a lieu la signature du Traité d'adhésion.

Par référendum en date du 14 juin 2003, 77,3% des Tchèques approuvent l'adhésion et le 1er mai 2004, la République tchèque devient membre de l'Union européenne.

Le 21 décembre 2007, la République tchèque intègre l'Espace Schengen.

Depuis le 1er janvier 2009, et jusqu'au 30 Juin 2009, la République tchèque succède la France à la Présidence du Conseil de l'Union européenne.

République de type parlementaire. Depuis 1993, la République tchèque est une République parlementaire démocratique et pluraliste. Le président est élu pour cinq ans par le Parlement réuni. Il nomme le Premier ministre qui nomme le Gouvernement.

Le Parlement est constitué de la Chambre des députés, ou Sněmovna (200 membres élus pour quatre ans) et du Sénat (81 membres élus pour six ans et renouvelés par tiers tous les deux ans).

La République tchèque est divisée en 14 zones administratives appelées régions (kraje, au singulier kraj). Prague, la capitale du pays, a également le statut de région à part entière, elle est située au milieu de la plus grande région, celle de la Bohême centrale.

Le paysage tchèque est varié ; sa partie occidentale, la Bohême, consiste en un bassin, parcouru par l’Elbe (Labe en tchèque) et la Vltava (Moldau en allemand), entouré principalement par des basses montagnes comme les Sudètes incluant les Monts des Géants, où l’on peut aussi trouver le plus haut point du pays, le Snezka qui culmine à 1 602 mètres. La Moravie, à l’est, est plus montagneuse et est arrosée par la Morava, elle abrite la source de l’Odra (Oder en allemand). Les eaux de la Tchéquie s’écoulent vers trois mers différentes : la mer du Nord, la Baltique et la mer Noire.

Le climat local est tempéré, avec des étés chauds et des hivers froids, nuageux et humides, ce qui est un exemple d’influences continentale et océanique conjuguées.

Comme la plupart des pays d'Europe Centrale et Orientale (PECO), la République tchèque subit un déclin démographique net depuis la chute du communisme.

Les mesures natalistes (garantie d’un logement à la naissance du premier enfant) disparaissent et les allocations familiales ne sont pas réindexées sur le coût de la vie, ce qui accélère la chute des naissances alors que le taux de natalité était déjà très bas.

Le solde migratoire reste positif (en particulier grâce à l'immigration venant de pays de l’ex-URSS) mais ne compense pas le déclin de la natalité.

Des pays émergents de l'Europe centrale, la Tchéquie offre l'économie la plus industrialisée et la plus développée. C'est l'un des pays les plus stables et prospères parmi les ex-pays communistes.

De la Révolution de velours, en 1990, à nos jours, le pays a du démanteler une économie planifiée parmi les plus rigides de la région et opérer une transition vers l’économie de marché puis assurer sa propre préparation économique et législative à l’élargissement de l'Union européenne.

La monnaie est la couronne tchèque.

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Économie de la République tchèque

Devanture d'épicerie à Prague.

Des pays émergents de l'Europe centrale, la Tchéquie offre l'économie la plus industrialisée et la plus développée. C'est l'un des pays les plus stables et prospères parmi les ex-pays communistes.

Cet article, quand bien même la République tchèque ne naît qu'au 1er janvier 1993 traite de la période qui s'étend de la Révolution de velours, en 1990, à nos jours étant donnée l'importance cruciale, pour comprendre la situation actuelle, des décisions politiques et économiques pour démanteler une économie planifiée parmi les plus rigides de la région et opérer une transition vers l’économie de marché puis assurer sa propre préparation économique et législative à l’élargissement de l'Union européenne.

La petite taille de la République tchèque et sa discrétion dans l'économie mondiale occultent quelque peu son brillant passé. Dès les années 1850, dans le cadre de l'Autriche-Hongrie, la Bohême accomplit sa révolution industrielle et développe un vaste réseau ferroviaire. Le développement économique de la Tchécoslovaquie est cependant inégal, la Slovaquie restant beaucoup plus rurale et pauvre que la Bohême et la Moravie. Malgré la crise économique de 1929, la Tchécoslovaquie continue de faire partie des pays les plus avancés d'Europe, se classant même septième pays au monde pour le PNB par habitant en 1938.

Cependant l'extermination de la bourgeoisie juive par les nazis, l'expulsion des Allemands des Sudètes (ces deux catégories de la population sont propriétaires de 70 % de l'industrie tchécoslovaque d'avant-guerre) suite aux décrets Beneš et l’adoption la plus servile de l’économie planifiée par le Parti communiste tchécoslovaque a étouffé ce dynamisme industriel à tel point que le pays a la plus faible croissance des pays du Comecon entre 1985 et 1988 .

Comment sortir le pays de l’ornière communiste ? Des hommes issus de l’Institut de recherches prospectives tchécoslovaque proposent diverses solutions : les « néolibéraux » à la tête desquels Václav Klaus, sont en faveur d’une rupture radicale et proposent une « thérapie de choc économique » alors que les « gradualistes », à la tête desquels Miloš Zeman sont plus sensibles aux questions sociales. Les premiers l’emportent au début de la décennie post-communiste sur fond de crise nationaliste au niveau politique : la Slovaquie reprend son indépendance.

La Révolution de Velours en 1989 offre la possibilité d'une réforme économique en profondeur.

Les premiers signes de la croissance apparaissent à la veille de la « thérapie de choc » que le Fonds monétaire international désigne comme un « big bang » en janvier 1991. Dès lors, 95 % des prix sont libérés, l'inflation maintenue dans les 10 %, le taux de chômage bas, la balance des paiements positive, le taux de change de la couronne stable, les exportations réalignées depuis le Bloc de l'Est vers le Marché commun et la dette extérieure parmi les plus basses de la région.

Sous la houlette néolibérale de Václav Klaus, ministre fédéral des Finances avant de devenir Premier ministre, la politique fiscale est stricte et le déficit budgétaire modeste et contrôlé. Après une série de dévaluations, la couronne reste stable vis-à-vis du dollar US et du deutsche Mark. La couronne tchèque atteint la libre convertibilité pour la plupart des transactions à fin 1995.

Outre ces aspects économiques, le gouvernement, pour favoriser les investissements doit mettre en place un « climat » stable et favorable qui comporte des aspects législatifs et infrastructurels (secteur bancaire, télécommunications, transports, etc.) pour rattraper le niveau occidental et attirer les capitaux. Les gouvernements successifs ont favorisé les capitaux en provenance des États-Unis, en particulier pour contrebalancer la puissance économique voisine de l'Allemagne. Bien que l'investissement direct à l'étranger (IDE) soit cyclique les États-Unis occupent en moyenne la troisième place avec 12,9 % des IDE totaux entre 1990 et 1998 derrière l'Allemagne et les Pays-Bas.

Ces succès économiques font que la République tchèque est le premier pays postcommuniste a recevoir un crédit d'investissement par les agences de notation financière internationales.

Václav Klaus, suivant le modèle néolibéral de son égérie, Margaret Thatcher, convaincu que l’actionnariat du secteur privé, quel qu'il soit, vaut mieux que le dirigisme étatique (dont il a été l'un des acteurs impuissants sous le communisme), entreprend la privatisation de l'économie tchécoslovaque, alors l'une des plus centralisées d'Europe centrale. Ces privatisations se font en trois vagues : la « petite » privatisation (malá privatizace) débute à fin 1990 et bénéficie d'un large consensus politique, la privatisation par coupons (kupónová privatizace) est engagée au 1er octobre 1991 et se finit officiellement en 1996, la troisième vague que l'on pourrait qualifier de « pragmatique », par opposition aux options fortement idéologiques de la précédente, prend alors le relais et se poursuit encore.

La République tchèque compte alors 25 278 entreprises dans les secteurs tertiaire et secondaire. La petite privatisation a consisté à vendre aux enchères, en général aux managers des petites entreprises (d'où le nom de « petite privatisation ») le capital des unités de productions qu'il géraient. Dans le cadre de cette petite privatisation, engagée à fin 1990 et qui s'étale de 1991 à 1993, ce sont vingt-trois-mille unités de production qui passent en mains privés, représentant pour l'État tchécoslovaque puis tchèque un gain d'environ 32 milliards de couronnes.

Pour se faire on utilise la méthode de l’enchère hollandaise ou enchère descendante, dont l'avantage réside dans la rapidité d'exécution. Dans les six premiers mois, presque 19 000 unités de production changèrent de main pour 24 milliards de couronnes.

Sous l'égide de Václav Klaus, alors ministre des Finances, la Tchécoslovaquie met en place une solution originale pour privatiser des pans entiers de l'industrie : la privatisation par coupons. Chaque foyer fiscal peut acheter, pour une somme modique , un « carnet de coupons » (kupónová knížka) qui donne un « droit » (un call dans le jargon de la finance) pour acquérir des actions des entreprises à privatiser.

Cette privatisation par coupons tente de transformer les Tchèques en une nation en petits porteurs. Mais on ne s'improvise pas boursicoteur. Et comment même investir quand l'information financière est totalement inexistante ou, quand elle existe, correspond à des normes communistes kafkaïennes qui mélangent endettement et subvention. Comment investir ces coupons quand l'information fait défaut ?

Un escroc apporte une solution miracle à ces questions sans réponse : Viktor Kožený devient rapidement célèbre en fondant le Harvardský investiční fond (Fonds d'investissement Harvard), aux consonances « américaine » et « capitaliste » (toutes notions exclusivement positives en cette sortie de cinquante ans de communisme) qui, via un slogan publicitaire simple, percutant et efficace, offre un retour sur investissement garanti de dix fois la somme initialement investie. Une fois en possession des titres des petits épargnants, c’est-à-dire du contrôle des sociétés privatisées, le Harvardský investiční fond s'est empressé d'en « siphonner » le cash, via des montages financiers plus ou moins transparents via Chypre et autres paradis fiscaux. Signe des temps, le tchèque s'enrichit alors d'un néologisme tunelování à partir de l'anglais « tunnel » pour décrire cette activité de détournement de fonds.

Certaines grandes entreprises se sont ainsi retrouvées à court de liquidités, insolvables. Les petits épargnants, pour leur part, n'ont pas vu le retour sur investissement promis.

Dès décembre 1994, 80 % des entreprises sont privatisées. La privatisation par coupons prend fin officiellement au 31 décembre 1996. Václav Klaus déclare alors, sans doute un peu tôt, que la transition d'une économie dirigée vers une économie de marché est alors terminée.

Le bilan de cet « hapax économique » n'est pas très favorable : en juillet 1999, Radio Prague note que les sondages révèlent que trois-quart des citoyens tchèques estime que la privatisation par coupons ne présente pas un bilan positif. Même les électeurs du Parti démocratique civique de Václav Klaus ne sont pas convaincus que la privatisation par coupons fut une bonne chose. Les économistes de l'OCDE et du FMI, un temps enthousiastes et recommandant la solution aux autres pays ex-communistes, la jugent avec un œil critique.

Au 31 décembre 1996, le Ministère pour la Gestion du patrimoine national et la Privatisation est dissout et ses compétences passent au Ministère des Finances qui continue à superviser les activités du Fonds du patrimoine national. Le patrimoine de l'État est alors encore considérable.

Certains monopoles et quelques très grandes entreprises sont encore publiques, que ce soit en vertu d'un nationalisme de bon aloi qui exige de garder certains « joyaux » économiques de crainte qu'ils ne passent sous contrôle étranger (c'est le cas de la célèbre Budweiser) ou, pour des raisons politiques, parce que le gouvernement social-démocrate de Miloš Zeman puis Vladimír Špidla ne fait pas des privatisations une priorité.

Toujours est-il que les privatisations se poursuivent et s'attaquent aux grands groupes tchèques : le brasseur Pilsner Urquell est vendu à SABMiller et Československá obchodní banka au belge KBC en 1999, Komerční banka est acquise par la Société générale en 2001, Eurotel, l'ancien monopole téléphonique est acquis, en 2005, par l'espagnol Telefónica pour devenir Telefónica O2 Czech Republic.

Le Fonds du patrimoine national est dissout au 31 décembre 2005. Selon le rapport d'activités publié alors , c'est un total de seize-mille entreprises qui ont été privatisées par ses soins, 138 restent, à cette date, encore aux mains de l'État dont quatre pour des raisons stratégiques (CSA Czech Airlines, ČEZ, ČEPRO et MERO ČR) les autres pour des raisons diverses et variées (dont Budweiser sus-mentionnée pour éviter qu'elle ne tombe dans la corbeille du géant agro-alimentaire américain Anheuser-Busch).

Le régime communiste avait, après le coup de Prague de février 1948, étatisé la quasi-totalité des industries, des terres et des habitations.

Le gouvernement tchécoslovaque décide d'entreprendre une restitution des biens immobiliers aux propriétaires spoliés par le seul régime communiste après 1948. Il écarte ainsi sciemment les nationalisations entreprises dans le cadre des décrets Beneš par le gouvernement (démocratique) d'après-guerre qui avait confisqué les biens des Allemands des Sudètes et des grands propriétaires terriens féodaux (noblesse austro-hongroise et ordres religieux).

L'appât du gain, la possibilité de faire fortune très rapidement, la relative mansuétude des lois qui ne sont pas prêtes pour sanctionner la criminalité financière (les communistes n'y pensaient - paradoxalement - pas, eux qui sont spécialiste de la dénonciation des crimes du capitalisme), l'impréparation des lois comptables, le cocktail socio-législatif est explosif au début des années 1990.

Exemple parmi d'autres, avant de devenir une respectable filiale de la Société générale, la Komerční banka se distingue (sans être la seule banque à le faire) par un système où des prêts bancaires non garantis sont accordés (par des employés vénaux et peu contrôlés en interne), où, dans le tableau de remboursement, les intérêts ne sont pas étalés dans le temps mais exigibles immédiatement, ce qui a pour effet d'une part, puisque la banque perçoit immédiatement les revenus attachés à son activité de crédit, de faire croire en la profitabilité mirobolante des activités et, d'autres part, puisque les employés sont rémunérés au résultat, de forcer le paiement de primes de résultats importantes (et, on l'a compris, indues) .

Les partis politiques tchèques ne sont pas en reste et la corruption semble, un temps, gangrener toutes les strates de l'économie : Mladá Fronta Dnes publie un dessin humoristique où l'on voit un chauffeur de taxi pragois (notoire pour ne pas utiliser de taximètre ou pour le bidouiller afin de rendre la course plus… rémunératrice) refuser un client tchèque, fier de pouvoir affirmer qu'il « ne vole pas son propre peuple ! » Le maire de Prague, Pavel Bém, invité par ce même quotidien à se déguiser en touriste italien et à aller en taxi, de la mairie au quartier voisin de Malá Strana, dû payer dix fois le prix normal, se résoudre à ne pas ignorer ce problème et proposer des mesures concrètes pour nettoyer les « écuries d'Augias » sur pression des médias. Les autres hommes politiques sont soumis à la même pression des médias et de la société civile, enfin réveillés sur l'importance cruciale de ce phénomène.

Les loyers, en revanche, restent, à ce jour (janvier 2007) contrôlés selon un principe équivalent à celui de la Loi de 1948 en France.

L'effort législatif est, on le voit, considérable tant pour les députés que pour les entreprises qui doivent constamment se maintenir à jour d'une législation en constant changement.

Cet accord devient effectif au jour de la séparation des deux pays, le 1er janvier 1993.

Les deux pays créent dans la foulée leur propre monnaie, excluant de fait une union monétaire qui aurait été facilement réalisable étant donnée l'intégration économique poussée des deux pays et les exemples voisins comme l'Union économique belgo-luxembourgeoise (1922-2002) ou l'Union économique et monétaire européenne signée le 7 février 1992 dans le cadre du traité de Maastricht et précédant donc de peu la division tchéco-slovaque.

Ainsi naissent la couronne tchèque et la couronne slovaque qui sont au départ à parité. Très rapidement la couronne slovaque se dévalue : à fin 1995, quand les monnaies sont librement convertibles, la couronne slovaque vaut 0,89 couronne tchèque.

Concernant les ressources minières, la République Tchèque possède du charbon (16e rang mondial), du lignite (8e rang mondial) et de l’uranium (11e rang mondial).

L’agriculture, ayant pour but l’auto-suffisance, représente 3,41 % de la population active et 1,5 % du PIB (mi-2002 selon www.centreeurope.org).

On ne peut mentionner l'agriculture et l'agroalimentaire tchèques sans évoquer ses bières renommées : Pilsner Urquell, Budweiser, Staropramen, Radegast, Gambrinus, etc.

La Tchéquie, célèbre pour ses stations thermales (songeons à Karlovy Vary - Karlsbad et Mariánské Lázně - Marienbad) produit également des eaux minérales dont la Mattoni, autrefois prestigieuse et « exportée » vers l'Autriche-Hongrie (en fait il s'agissait du même pays), l'empereur en avait sur sa table.

L’industrie représente 39,6 % de la population active (selon le CSU) et 35 % du PIB (selon DREE en 2003).

Les secteurs les plus porteurs comprennent l'équipement électrique, la mécanique, la construction automobile, les moyens de transport, l'environnement, la construction et la réhabilitation de logements.

Sur les 4,7 millions de personnes actives en 2003, le secteur des services emploie 55,5 % de cette population active (selon le CSU Bureau des statistiques tchèques en 2003) et représente 56 % du PIB (selon la DREE en 2003).

Le secteur du tourisme joue un rôle de premier plan avec 3,1 Mds € de devises étrangères entrées en 2003 selon la DREE.

Selon le Bureau tchèque des statistiques , ce sont quelques 6,4 millions d'étrangers qui ont passé au moins une nuit en Tchéquie en 2006, en augmentation de +1,6 % sur l'année précédente alors que le nombre de nuitées occasionnées par le tourisme national augmentait de +4,4 % et représente un peu moins de la moitié du total.

Prague et ses merveilles drainent encore l'essentiel de ce tourisme (57,5 % du total des nuitées en Tchéquie) et développe une activité de tourisme d'affaires pour compenser la baisse du tourisme traditionnel : l'offre du nombre de chambre en hôtel cinq étoiles a augmenté et la fréquentation s'en est ressenti avec +10,1 % en 2006.

Les aménités praguoises (Tourisme culturel, médical) expliquent pourquoi l'aéroport international de Prague est le premier des pays d'Europe de l'Est en terme de fréquentation, avec 12,5 millions de passagers en 2007. Le projet de privatisation par l'Etat tchèque est le principal en 2008, pour une somme estimée à 4 milliards d'euros ; les effectifs en terme de personnel dépassent 2400 salariés et une réduction de 10% serait prévue à la fin de l'année 2008.

Pour des raisons de proximité, les Allemands représentent l'essentiel des visiteurs suivis par les Anglais qui bénéficient d'offres charter et pour lesquels Prague est quasiment devenue la destination obligée pour enterrer sa vie de garçon (en raison du prix modique de la bière tchèque et, il faut le dire, de la prostitution qui devient une industrie florissante). Les Russes, passent le plus de temps (5 nuitées en moyenne) et apprécient particulièrement les établissements thermaux de Karlovy Vary.

Dû à la privatisation, le secteur bancaire et financier a pris un nouvel essor.

La Bourse de Prague (en tchèque : Burza cenných papírů Praha ou BCPP) est, après cinquante ans de fermeture par le régime communiste, rouverte le 24 novembre 1992.

Au moment de la chute du mur de Berlin, il n'y a guère qu'une autoroute, la D1, qui traverse le pays et relie Prague à Bratislava via Jihlava et Brno. Elle rattache le Bloc de l'Est à la Tchécoslovaquie qui en est la partie la plus occidentale.

En même temps qu'elles songent à réorienter le commerce extérieur vers le Marché commun, les autorités de Prague doivent construire de nouvelles autoroutes et relier la capitale à Munich via Plzeň (D5) et à Berlin via Ústí nad Labem (D8), ainsi que de nombreuses voies rapides.

Le réseau ferré des Chemins de fer tchèques (České dráhy) existe depuis le XIXe siècle mais cinquante ans de sous-investissements pendant le communisme l'on rendu totalement obsolète : les gares font piteuses figures aux voyageurs arrivant de l'ouest et le matériel ferroviaire frise l'âge de la casse. Les Chemins de fer tchèques achètent aux Italiens quelques Pendolinos en 2004 pour les mettre en service en décembre 2005.

On ne peut pas parler de reconstruction, le pays n'ayant pas connu la guerre mais c'est un effort considérable qui est nécessaire.

La société CSA Czech Airlines couvre 77 destinations au départ de Prague avec 49 avions.

La Tchéquie est traditionnellement un important producteur de lignite mais tente de réduire sa consommation de cette ressource énergétique hautement polluante (soufre).

Le nucléaire, produit par ČEZ, représente environ 30 % du total de la consommation énergétique et sa part devrait augmenter jusqu’à 40 %. Les deux tranches de la Centrale nucléaire de Temelín, planifiée sous le communisme avec des réacteurs de conception russe de type VVER 1000/320, à eau pressurisée, sont mises en service en juin 2002 et avril 2003.

Le gaz naturel est fourni par le russe Gazprom (pour les deux tiers - il transite via l'Ukraine et le gazoduc Droujba) et par la Norvège (le tiers restant - il transite via l'Allemagne). La consommation gazière est approximativement de 100 TWh en 2003-2005 soit deux fois celle de l'électricité.

La privatisation de l'entreprise publique de télécommunication Český Telecom a eu lieu en 2005. L'espagnol Telefónica a acquis la société et sa branche de téléphonie mobile, Eurotel. Au 1er juillet 2006, ces deux entreprises ont été renommées Telefónica O2 Czech Republic.

En 2007, la Tchéquie a trois opérateurs de téléphonie mobile : Telefónica O2 Czech Republic, Vodafone et T-Mobile.

Sur le marché du travail, on constate un chômage de longue durée persistant et un frein général à l’emploi du fait de la pression fiscale très élevée qu’il est difficile d’atténuer. Des initiatives judicieuses ont été prises pour motiver les demandeurs d’emploi et améliorer l’indemnisation de la maladie, mais la réforme du code du travail en 2006 s’est révélée limitée et l’accès à l’enseignement supérieur reste à améliorer.

Le taux de population active atteint 65,6 % (74,2 % pour les hommes et 57,0 % pour les femmes), ce qui est le niveau atteint en Allemagne, un peu au dessus du taux atteint en France et loin devant ses voisins, la Hongrie (56,7 %), la Slovaquie (57 %) et la Pologne (51,8 %) qui souffrent plus que la Tchéquie de la restructuration de leurs économies.

Le taux de chômage atteignait 8,2 % en février 2004. À fin 2007, il s'élève à 6,6 % , ce qui commence à toucher le plein emploi.

Un examen approfondi de l’enseignement secondaire et supérieur montre que de nouvelles mesures sont nécessaires pour faire face à une demande de diplômés de l’université qui s’accroît rapidement.

L'enseignement en Tchéquie, avait été formaté pour un pays fortement industriel et est performant au niveau de l'enseignement technique. Il laisse à désirer cependant pour l’économie tertiaire dans laquelle la Tchéquie entre au troisième millénaire.

Ayant réorienté son commerce extérieur vers les pays occidentaux après la chute du mur de Berlin, la République tchèque commerce principalement avec l'Union européenne et particulièrement avec l’Allemagne qui représente 36 % des échanges totaux (moyenne clients/fournisseurs selon la DREE en 2002).

La Russie ne représente plus que 6,4 % des fournisseurs et moins de 2 % des clients.

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Équipe de République tchèque de football

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L'équipe de République tchèque de football est constituée par une sélection des meilleurs joueurs tchèques sous l'égide de la Fédération de République tchèque de football. Elle occupait en juillet 2008 la 8e place du Classement mondial de la FIFA. Elle apparut à la suite de l'éclatement de la Tchécoslovaquie en 1993 et avec l'équipe de Slovaquie elle remplace l'ex-équipe de Tchécoslovaquie.

Au XIXe siècle, la région qui correspond à l’actuelle République tchèque connue sous le nom de Bohême, est une province de l’empire austro-hongrois. Après la Première Guerre mondiale, elle devient un état indépendant connue sous le nom de Tchécoslovaquie. À part la parenthèse de la Seconde Guerre Mondiale, où le pays est occupé, la Tchécoslovaquie exista jusqu’en 1993, année de la séparation entre la Slovaquie et la République tchèque.

La Tchécoslovaquie a été deux fois finaliste de la Coupe du Monde de football en 1934 et en 1962 et a remporté le Championnat d'Europe de football 1976 aux dépens la RFA. Elle est issue, avec l'équipe de Slovaquie, de l'éclatement de la Tchécoslovaquie en 1993 et elle remplace l'ex-équipe de Tchécoslovaquie. Le jeu tchécoslovaque a toujours été solide et construit. Bien que les clubs ne fussent jamais réellement pris au sérieux, la sélection nationale était elle très redoutée. Il faut cependant préciser que bien que la Tchécoslovaquie a cessé d’exister dès le 1er janvier 1993, l’équipe de République tchèque de football (Česká fotbalová reprezentace) a continué d’exister. Elle a en effet débuté les éliminatoires de la Coupe du Monde de football 1994, mais elle ne termina troisième du groupe éliminant de facto la République tchèque et la Slovaquie.

La Fédération de République tchèque de football (Českomoravský fotbalový svaz) est fondée en 1901. Elle est affiliée à la FIFA depuis 1907 et est membre de l'UEFA depuis sa création en 1954. Le premier match de la République tchèque opposa l'Hongrie à la Bohême, le 5 avril 1903, et se conclut par un score de parité 1-1. Le premier match de la République tchèque moderne eut lieu le 23 février 1994 : elle affronta à l’extérieur l'Turquie et la vainquit sur le score de 4 buts à 1. Quelques mois plus tard, le 20 avril 1994, l'Suisse infligea à l’équipe de République tchèque de football (Česká fotbalová reprezentace) la plus large défaite de son histoire sur le score de 3 buts à 0. Cette dernière ne disputa pas la Coupe du Monde 1994.

Après la partition du pays en 1993, les Tchèques ne vont attendre que 3 ans pour voir leurs joueurs qui portent désormais le maillot de la République tchèque briller à nouveau au niveau international. L’équipe de République tchèque de football atteint la finale du Championnat d'Europe des Nations 1996 disputée en Angleterre. Après avoir été battue par l’Allemagne (2-0), les tchèques battent l’Italie 2-1 (buts de Pavel Nedvěd et de Radek Bejbl) et concèdent un nul contre la Russie (3-3, buts de Pavel Kuka, de Jan Suchopárek et de Vladimír Šmicer). Après avoir réussi à se sortir du « groupe de la mort », les Tchèques éliminent le Portugal en quart de finale 1 but à 0, grâce à Karel Poborský puis la France en demi-finale, à l'issue de l'épreuve des tirs au but. En finale à Wembley malgré l’ouverture du score par Patrik Berger à la 59e minute, ils sont battus par l'Allemagne 2-1 sur un but en or d'Oliver Bierhoff (le premier de l'histoire des compétitions internationales). A l'occasion de cet Euro 1996 on a pu découvrir un jeune joueur du nom de Pavel Nedvěd, futur joueur de la Juventus et Ballon d'or (en 2003).

Après sa superbe prestation à l’Euro 1996, les Tchèques sont attendus de pied ferme. À l'Euro 2000, ils s’inclinent de peu contre les Pays-Bas (0-1) sur un penalty de Frank de Boer à la 89e minute, de même contre la France (1-2, but de Karel Poborský à la 35è minute sur penalty) mais lors du dernier match contre le Danemark, le doublé de Vladimir Smicer qui permet de gagner le match 2 buts à 0, ne permet pas de se qualifier pour les quarts. Mais les Pays-Bas et la France ont eu des difficultés à se défaire des Tchèques. L’équipe de République tchèque de football manqua trois phases finales de Coupe du monde d'affilée (1994, 1998 et 2002). Pour le Mondial 1994, elle joue sous l’égide de la Tchécoslovaquie. Pour les qualifications pour le Mondial 1998, la République tchèque termine troisième du groupe à égalité avec la Slovaquie (mais meilleure différence de buts). Ce groupe était composé de l’Espagne, de la Yougoslavie, de la Slovaquie, de Malte et des Îles Féroé. Pour la Coupe du Monde 2002, au Japon et en Corée du Sud, elle termina deuxième du groupe, derrière le Danemark et a dû passer les barrages. Elle s’inclina par deux fois sur le même score 1-0 contre la Belgique. Elle ne s’impose pas encore comme une puissance internationale.

Malgré Nedvěd et malgré la présence à ses côtes de talents comme Karel Poborský, Petr Čech, Milan Baroš, Jan Koller ou Tomáš Rosický, la République tchèque dut se contenter d'une demi-finale à l'Euro 2004 (défaite face à la Grèce). Durant cette compétition, elle gagne ses trois premiers matchs contre la Lettonie (2-1, buts de Milan Baros et de Marek Heinz), contre les Pays-Bas (3-2, buts de Koller, de Baros et de Smicer) et contre l’Allemagne (2-1, buts de Heinz et de Baros). En quarts de finale, elle bat le Danemark 3 buts à 0 (buts de Koller et doublé de Baros). Mais en demi Traïanós Déllas, pour la Grèce, ruine à la 105e minute les espoirs de finale pour l’équipe de République tchèque de football. Une des plus larges victoires de la République tchèque fut gagnée à domicile contre Andorre, le 4 juin 2005, sur le score de 8 buts à 1. Sa première participation à la Coupe du monde en tant que République tchèque en 2006 se solda par une élimination au premier tour. Bien qu’elle débute par une victoire sur les USA (3-0, buts de Koller et doublé de Rosický), elle est surprise par le Ghana de Sulley Ali Muntari sur le score de 2 buts à 0, ce qui constitue une des surprises du Mondial, et s’incline contre l’Italie dans un match de très haut niveau (2-0). Le 7 octobre 2006, à Liberec, la République tchèque égale le record de la plus large victoire, contre Saint-Marin, sur le score de 7 buts à 0. Elle s’est qualifiée pour l’Euro 2008 en Suisse et en Autriche après avoir terminé première du groupe D, devant l’Allemagne. A l'Euro 2008, la République tchèque a déçu car elle est éliminée dès le premier tour, battue par la surprenante Turquie (2-3, buts de Jaroslav Plasil et Jan Koller), battue par le Portugal (1-3, but de Libor Sionko) alors qu'au premier match elle battait la Suisse (1-0, but de Václav Svěrkoš).

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Source : Wikipedia