République démocratique du Congo

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Posté par woody 10/03/2009 @ 20:09

Tags : république démocratique du congo, afrique, international

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République démocratique du Congo

Drapeau de la République démocratique du Congo

La République démocratique du Congo est le troisième plus vaste pays d’Afrique derrière le Soudan et l'Algérie et le plus peuplé d'Afrique centrale. C'est le pays le plus peuplé de la francophonie avec une population estimée à plus de 65 millions d'habitants,. Elle est également appelée « Congo-Kinshasa » pour la différencier de son voisin la République du Congo ou « Congo-Brazzaville », ou encore simplement Congo quand la situation ne prête pas à confusion. C'était autrefois le Congo-Léopoldville, de l'ancien nom de sa capitale Kinshasa. Il a également porté le nom de Zaïre de 1971 à 1997.

Il s’étend de l’océan Atlantique au plateau de l’est et correspond à la majeure partie du bassin du fleuve Congo. Le nord du pays est un des plus grands domaines de forêt équatoriale au monde, l’est du pays borde le grand rift est-africain, domaine des montagnes, des collines, des grands lacs mais aussi des volcans. Le sud et le centre, domaine des savanes arborées, forment un haut plateau riche en minerai. À l’extrême ouest, une quarantaine de kilomètres au nord de l'embouchure du fleuve Congo s’étale une côte sur l’océan Atlantique. Le pays partage ses frontières avec l’enclave de Cabinda (Angola) et la République du Congo à l’ouest, la République centrafricaine et le Soudan au nord, l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie à l’est, la Zambie et l’Angola au sud.

Ces frontières ont été reconnues à l'issue de la Conférence de Berlin (1885). Le 1er août 1885 Léopold II de Belgique accepta la souveraineté sur l'État indépendant du Congo.Les atrocités inhérentes au système d'exploitation acharnée du caoutchouc rouge furent telles qu'elles indignèrent la communauté internationale de l'époque et obligèrent le roi des Belges à renoncer à son régime personnel au Congo. En 1908, l'État belge reprit l'exploitation de la colonie. L'indépendance intervint en 1960 après une colonisation belge. Joseph-Désiré Mobutu prend le pouvoir en 1965, et transforme la République en dictature. Par souci d’authenticité africaine, le pays a été rebaptisé Zaïre de 1971 à 1997. En 1997, une coalition dirigée par Laurent-Désiré Kabila renverse Mobutu. Mais les coalisés se brouillent quelques années après, plongeant le pays dans un des conflits les plus meurtriers depuis la Seconde Guerre mondiale.

Plusieurs centaines d’ethnies de groupes noirs africains différents forment la population du pays. Son économie est principalement du secteur primaire (agriculture et exploitation minière). Le français est sa langue officielle et quatre langues bantoues (kikongo, lingala, tchiluba, swahili) sont des langues nationales.

Les plus anciennes traces de peuplement au Congo sont associées à un Pré-Acheuléen, découvert sur les sites archéologiques de la Mulundwa au Katanga, de Katanda 2 et de Sanga 5 au Kivu. Les galets taillées ou choppers ont un âge estimé à plus de 200 000 ans, sans qu'il soit possible d'être plus précis aujourd'hui.

Le territoire du Congo-Kinshasa était anciennement peuplé uniquement par des chasseurs-collecteurs, peut-être en partie ancêtres des peuples pygmées actuels. Entre les traces d'un Pré-Acheuléen et l'arrivée des premiers villageois, le Congo sera toujours occupé par des groupes nomades, chasseurs-collecteurs, tailleurs de pierre, de cultures différentes.

L'Acheuléen est attesté par de nombreuses découvertes isolées de bifaces et de hachereaux ainsi que par le site de La Kamoa au Katanga.

Durant le deuxième millénaire avant J.C., le nord de l'Afrique équatoriale vit une vague de migrations de populations productrices de nourriture, néolithiques, parlant pour certaines des langues bantoues. Entre - 3 500 et - 2 000 ans, une première occupation villageoise dont l'épicentre se trouvait au sud-Cameroun, aboutit à l'installation d'un mode de production néolithique dans le nord et l'ouest de l'Afrique centrale. Au Congo, les premières traces de ces populations se matérialisent vers - 2 600 ans par la dite 'Tradition Imbonga' près de Mbandaka et du lac Tumba, et par la 'Tradition Ngovo' au bas-Congo à partir de - 2 300 ans. De l'autre côté du pays, au Kivu, on voit apparaître des villages de la 'Tradition Urewe'. Ces villages ne sont que l'extension occidentale de communautés productrices de nourriture, métallurgistes, installées surtout en Ouganda, au Rwanda, au Burundi, dans l'ouest du Kenya et de la Tanzanie ; les plus anciennes traces y sont datées de - 2 600 ans.

La métallurgie du fer se développe de manière indépendante à ces installations, les plus anciennes traces se découvrent en Afrique centrale au nord-ouest (sud-Cameroun et zone de Bouar en Centrafrique), et au nord-est (Région Interlacustre). Au Congo-Kinshasa, le fer n'est pas connu dans la région occupée par la 'Tradition Imbonga' ; ce n'est que plus tard vers - 2 000 ans que l'on travaillera ce métal (sites de Pikunda et de Munda). Vers la même époque, le bas-Congo connaît ses premières fontes du fer dans le cadre de la 'Tradition Kay Ladio' qui suit dans le temps la 'Tradition Ngovo'. Au Kivu, dès l'installation des premières communautés villageoises, il est probable que le fer est présent, comme l'attestent les nombreux fours de réduction du fer bien connus au Rwanda et au Burundi.

Plus tard, comme l'indiquent des recherches allemandes sur les affluents du fleuve Congo, ces premières populations vont lentement coloniser le cœur de la forêt équatoriale en suivant les axes des cours d'eau de l'aval vers l'amont ; des travaux espagnols dans l'Ituri suggèrent qu'il faut attendre - 800 ans pour rencontrer les premiers villages dans certains secteurs de la forêt.

Vers la fin du Moyen Âge, différentes populations, alors organisées en chefferie, s'édifient en royaumes (luba, kuba, lunda, kongo, etc.) qui, pour certains, voient leurs apogées correspondre avec les premiers contacts avec les Européens du XVe siècle. Cette période est marquée par différents royaumes marchands, commerçant avec les esclavagistes sur la côte et entre eux à l’intérieur du continent. Certains royaumes s’étendent sur plusieurs milliers de kilomètres et possèdent des réseaux commerciaux par delà leurs frontières. Le commerce se fait par portage ou voie fluviale.

Ces populations ne connaissaient pas la propriété privée, la terre cultivée en groupe ne se vend pas, les différents royaumes n’ont pas de frontières exactes (le territoire d'une petite ethnie comprend à peu près 5000 km²). Beaucoup ne connaissent pas la monnaie et font du troc, les membres d'une même chefferie s'entraident gratuitement. La science non écrite se transmet d'une génération à l'autre, les enfants devant assumer le même métier que leurs parents. Les rois ou empereurs n’ont pas de véritable pouvoir. Ce sont plutôt les chefs de villages qui ont de l’autorité. Les royaumes sont plutôt le résultat d’unions temporaires de différents regroupements de villages de même langue pour se défendre contre une ethnie voisine.

La traite des noirs s’étend jusqu’à l’intérieur du continent et correspond, avec la traite de l’ivoire, à l’essor économique ou au déclin des différents royaumes. Elle a eu surtout un impact démographique sur l’est du pays et a fait pâtir la tradition orale. Les Européens se limitèrent aux régions côtières jusqu’à la moitié du XIXe siècle. À l’est du pays, aujourd’hui Ituri et Kivu, les Arabo-swahili répandirent l’islam et pratiquèrent également la traite négrière.

Le Congo belge devint indépendant en 1960 en tant que « République du Congo », tandis que l'ancienne colonie française voisine du Moyen-Congo adoptait le titre de République congolaise. L'assassinat de Patrice Lumumba en 1961 et la reprise du Katanga et du Sud-Kasaï (qui avaient fait sécession au lendemain de l’indépendance) marqueront le début de l'ascension de Mobutu Sese Seko.

La première guerre du Congo commença en 1964 après la prise de tout le Nord-Est du pays ainsi qu'une petite partie de l'Est (Lacs) par les disciples de Lumumba. Les populations furent enrolées de force et beaucoup d'exécutions furent signalées.

Mobutu Sese Seko s'emparera définitivement du pouvoir en 1965. La libération de Stanleyville fut le précurseur des années de guerre jusqu'en 1966. Toute cette région aura vu des atrocités qui firent au moins 500 000 morts civils et militaires. Il aura fallu l'intervention des troupes étrangères pour mettre fin à ce carnage. Malheureusement ce ne fut que de courte durée et depuis les guerres se succèdent.

Le titre « République démocratique » fut adopté en 1966 (dès lors il n’y aura plus de confusion avec la « République congolaise » voisine dont le nom va aussi changer en « République du Congo »), mais les deux républiques du Congo étaient généralement distingués par leur capitale, à savoir Congo-Léopoldville et Congo-Brazzaville.

Zaïre fut entre 1971 et 1997 le nom porté par l'actuelle République démocratique du Congo, ainsi qu’alors par sa monnaie et par le fleuve Congo qui donne au pays son seul accès à l’océan Atlantique dans la ville portuaire de Banana (dans un étroit corridor sur la rive gauche du fleuve traversant le territoire de l’Angola, qui dispose de la rive droite, et dont il crée une petite exclave sur la côte Atlantique entre le nord du fleuve et la frontière de la république voisine du Congo).

À partir de 1974, de nombreux biens des étrangers sont confisqués (zaïrianisation). C'est le prélude au départ de nombreux étrangers qui quittent le pays. L'économie commence à péricliter.

Le régime semble absent dès les années 1990.

Mobutu est renversé par Laurent-Désiré Kabila en 1997 lors de la Première guerre du Congo, le pays retrouva son nom de République démocratique du Congo.

Actuellement l'ONU maintient la présence de militaires de différents pays dans le cadre de la MONUC, mais les violences continuent. La guerre aurait fait 3,8 millions de morts (chiffres d'un responsable congolais commentant un rapport de la commission des droits de l'Homme de l'ONU, 2003 ).

Le Congo est divisé en 11 provinces. La constitution de la IIIe République prévoit 26 provinces, celle-ci seront effective une fois les institution de la nouvelle république en place.

La République démocratique Congo s’étend de l’Océan atlantique au plateau de l’est et correspond à la majeure partie du bassin du fleuve Congo véritable colonne vertébrale du pays. Troisième plus grand pays d'Afrique, grand comme quatre fois la France, quatre-vingt fois la Belgique, 33 fois plus grand que le Benelux (Belgique, Pays-Bas et Luxembourg), une fois et demie plus que le Québec (Canada), ou encore grand comme la partie des États-Unis située à l'est du Mississippi, c’est le 12e état du monde par sa taille avec ses 2 345 409 km². Le pays souffre d'un manque de voies de communication fiables.

En raison de sa grande superficie, de ses énormes richesses et de son importante population, la République Démocratique du Congo est l’un des «géants» de l’Afrique, avec l’Égypte, le Nigeria et l’Afrique du Sud au centre de l'Afrique. Elle est traversée par l'équateur et comprend trois climats : le climat équatorial, le climat tropical et le climat de montagne.

Autrefois les régions congolaises étaient impliquées dans le commerce triangulaire, la déportation d´esclaves contre des produits finis ou des fruits d´Amérique était assurée par les trafiquants européens.Ceci a enlevé la main d´œuvre dont les sociétés africaines avaient besoin pour se développer, mais a permis aux Américains de bâtir des économies puissantes (Europe et États-Unis), Mais l'ancien Kongo lui aussi a pu se développer par les guerres en faisant prisonniers les esclaves et en les revendant aux commerçants Arabes, Européens et Américains. En cela l´esclavage fut un véritable plat d´Esaü.

Depuis la colonisation belge, l’économie est fortement tournée vers l’exportation, notamment grâce aux produits miniers. Aucune industrie de pointe n’a été développée : elles n'étaient pas désirées par les colonisateurs qui souhaitaient laisser le Congo dépendant, et les indépendantistes n’ont pas pu les développer. Par exemple, le cuivre est extrait en grandes quantités, mais il doit être exporté pour être traité, avant de revenir importé sous des formes finies (câbles, fils électriques…). Le tourisme a été ruiné par les guerres civiles.

La majeure partie de la population reste alors active dans l’agriculture bien que les terres cultivées ne représentent que 3 pour 100 du territoire. L'élite politique de Mobutu a détourné énormément d´argent des caisses de l'état, en effet tous les hauts fonctionnaires Mobutistes possédaient des avoirs dans presque tous les pays industrialisés et ont fait du Congo/Zaïre un des pays les plus endettés d´Afrique.

Dans le détail, la République Démocratique du Congo possède un important potentiel de ressources naturelles et minérales. Son économie s’est cependant drastiquement ralentie depuis le milieu des années 1980 à cause de détournements de fonds.

L’agriculture reste le principal secteur de l’économie. Les principales ressources agricoles sont le café, le bois (afromosia, ébène, wengé, iroko, sapelli, sipro, tiama, tola, kambala, lifaki…) et le caoutchouc.

Les principales exploitations de cuivre et de cobalt sont dominées par la Gécamines et de ses partenariats. Le diamant industriel est extrait par la MIBA. Mais dans un pays ravagé par la guerre civile, une grande partie de l'exploitation et l'exportation de produit miniers se fait clandestinement.

Le pays ne compte pas seulement une industrie minière, les grandes villes comptent aussi des industries alimentaire, textile, chimique, cde montage (chanimetal) et des chantiers navals. L’industrie des télécommunications sans fil était d’abord sous le monopole de la compagnie Télécel. Depuis la libéralisation, elle se partage entre des sociétés comme Starcel Congo, Vodacom, Celtel, SAIT Telecom (Oasis), Congo Chine Télécoms, Sogetel, Supercell, Tigo etc.

Vu sa taille, le Congo-Kinshasa est peu peuplée, la population se concentre sur les plateaux, dans la savane près des fleuves et des lacs; le nord et le centre du pays, domaine de la jungle sont quasiment vides. L’exode rural à gonflé les villes et surtout Kinshasa. Les grandes agglomérations sont Kinshasa (8 millions d’habitants), Lubumbashi, Kisangani, Mbuji-Mayi, Kananga, Mbandaka, Bukavu, etc.

La traite esclavagiste des Portugais à l’Ouest et celle des Arabo-swahilis à l’Est a considérablement vidé un territoire grand comme l’Europe de l’Ouest. Le régime de Léopold II a conduit à des massacres de grande ampleur et encore plus diminué la population. Ce n’est qu'avec la crise de 1929 et la fin de la seconde guerre mondiale que la population commence à augmenter rapidement. Le régime de Mobutu a encouragé la natalité d’après le slogan « plus de population pour avoir plus de poids sur la scène internationale ». Avoir beaucoup d’enfants assure, à l’époque, une meilleure retraite et plus de respect dans la société.

L’explosion démographique a transformé le Congo des années 1960 et ses 15 millions d’habitants en géant de 63 millions d’habitants. La population est caractérisée par sa grande jeunesse, plus de la moitié des habitants ont moins de 20 ans. Durant la guerre inter-africaine (1997-2005) 3,9 millions de Congolais sont décédés majoritairement de maladies infectieuses dues à la malnutrition et l’exode. C’est le conflit le plus meurtrier depuis la Seconde Guerre mondiale.

Le peuple congolais est composé de plus de plusieurs centaines d’ethnies – certains donnent le nombre de 200 , 250 ,, plus de 365,, 400 ou 450 ,– formant différents groupes. Néanmoins, de nombreuses langues et cultures de petites ethnies ont tendance à disparaître au profit de celles des grosses ethnies.

La République démocratique du Congo abritait environ 177 500 réfugiés et demandeurs d'asile à la fin de 2007. Ceux-ci provenaient de l'Angola, du Rwanda, du Burundi, de l'Ouganda et du Soudan.

Du fait de la carence de l’État, le système éducatif au Congo est essentiellement financé par les parents. Le taux de scolarisation est de 52% et le taux général d’analphabétisme (en 2004), très élevé – 33.2% –, atteint 43.3% chez les femmes. La scolarisation primaire a diminué à cause de l’isolement des régions, de l’incapacité croissante des parents à payer les frais scolaires, du manque d’entretien des infrastructures, du manque de manuels scolaires et de la baisse de la qualité de l’instruction. Les instituteurs perçoivent un salaire de moins de 20$ par mois. Le programme national prévoit l’école universelle à l’horizon 2015, mais l’objectif ne paraît malheureusement pas crédible. La recherche scientifique et technologique est menée tantôt sous la direction du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et tantôt sous la direction du Ministère de la Recherche Scientifique et Technologique.

De manière générale, les indicateurs sociaux ont des niveaux préoccupants : le taux de mortalité infantile est passé de 12,5 pour mille en 1990 à 17,0 pour mille en 2000, le taux de mortalité maternelle de 800 décès pour 100 000 naissances vivantes en 1990 à 2 000 décès pour 100 000 naissances actuellement, l’espérance de vie était de 42 ans en 2002 contre une moyenne africaine de 51 ans, l’accès aux services de santé de base est inférieur à 26 pour cent. Le paludisme fait des ravages en RDC.

De plus, des maladies autrefois éradiquées comme la trypanosomiase, la lèpre et la peste ont resurgi, et la pandémie du VIH/SIDA touche plus de 4 pour cent de la population entre 15 et 49 ans. Le chiffre pourrait s’élever à 20-22 pour cent dans les provinces orientales où il y a encore quelques troubles. Selon les dernières estimations, environ 750 000 enfants ont perdu au moins un de leurs parents en raison de la maladie.

Cette situation perdure dépuis déjà des décennies.

La République démocratique du Congo est l’un des pays les plus pauvres du monde, avec des inégalités très marquées malgré ses multiples et diverses richesses. Cette situation s'explique surtout par les différents conflits aux effets dévastateurs qu'a connu le pays.

Les violations des droits humains, - résultat des conflits armés - en particulier des enfants et des femmes, ont eu des répercussions très profondes au sein des populations. En 2002, 80% de la population vivait en dessous du seuil de pauvreté fixé à 2 dollars par jour. Près de 44% des femmes et environ 22% des hommes n’ont aucun revenu. Les disparités régionales sont très fortes. Les populations de l’Est du pays vivaient en moyenne avec 32 dollars par an et par habitant alors que celles du Sud disposaient de 138 dollars et celles de la province de Kinshasa, de 323 dollars, dix fois plus qu’à l’Est. La pauvreté se manifeste par la malnutrition qui touche entre 30 et 50% des femmes et des enfants. Au total, 16 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire. De nombreux groupes vulnérables se sont formés (réfugiés, orphelins, enfants déscolarisés ou enfants soldats) qui manquent de soins et de nourriture.

La culture congolaise est très diverse car le Congo-Kinshasa est composé d'une centaine de groupes ethniques, en majorité bantous, et s'étend de l'embouchure du fleuve Congo, puis dans la forêt du bassin du Congo jusqu’à la région des grand-lacs et la savane.

Depuis la fin du XIXe siècle, les modes de vie traditionnels de la région ont changé à cause du colonialisme, la lutte pour l'indépendance, le règne long de Mobutu, et récemment, la Première et Seconde Guerres du Congo. Malgré cela, les traditions et la culture congolaises ont su garder leur individualité. Plus de 60% des habitants vivent dans des zones rurales. 30% de ceux qui vivent en zone urbaine sont culturellement ouvert à, ou influencé par l'Occident.

La bibliothèque rétrospective de la Rd-Congo : 1960-2004, éditée par les Presses de la Médiathèque francophone de la Funa recense plus de 9 000 notices bibliographiques, plaçant la République démocratique du Congo parmi les premiers pays d’Afrique francophone dans la publication d'œuvre.

Avec plus de 66 millions d’habitants estimés en 2008, selon certaines sources, le Congo-Kinshasa est désormais le premier pays francophone du monde, devant la France. Mais seulement une minorité parle couramment le français, et ce bien que l'éducation secondaire soit en français à travers le pays.

La population du Congo parle plus de 200 langues. Sur le plan linguistique, cette ancienne colonie belge est l'un des pays les plus multilingues de toute l'Afrique. En effet, l'Atlas linguistique du Zaïre dénombre 221 langues pour une population totale (estimée en 1996) à 42,2 millions d’habitants, c'est-à-dire une langue par tranche de 190 000 locuteurs. Cependant, 186 langues appartiennent à la seule famille bantoue et elles sont parlées par plus de 80 % de la population congolaise. Les autres langues sont représentées par la famille nilo-saharienne. Tous les Congolais parlent l'une des quelque 200 langues «ethniques», voire plus de 400 dialectes. La majorité des Congolais parle plusieurs langues. Généralement ils parlent couramment une langue et se débrouillent dans une ou plusieurs autres, souvent une des langues nationales.

La République démocratique du Congo a pour code pays (nom de domaine Internet) CD. (Le code ZR est obsolète).

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Histoire de la République démocratique du Congo

Le territoire qui porte aujourd’hui le nom de République démocratique du Congo est peuplé depuis au moins 200 000 ans environ. Des locuteurs Bantous venus d'une zone comprise entre l'Est du Nigeria et les Grassfields du Cameroun vinrent s’y installer dès -2600 ans. Cependant, ce territoire ne se fait connaître que vers les années 1877 au niveau international grâce la première exploration du Congo-Kinshasa par Henry Morton Stanley. Cette ouverture marquera le début de la colonisation du Congo jusqu'à l'annexion du pays par la prise de possession par le roi Léopold II de Belgique (1885). Ce dernier, c’est-à-dire le roi Léopold II, prendra possession de cette zone en son nom propre sous le nom d’État libre du Congo. Aussi tôt possédé, des expéditions d'exploration sont lancées, et les voies de communications développées. Mais la maîtrise du territoire ne s'achève qu’en 1894.

Depuis, il devient foyer d’exploitation intensive, où se côtoient tant les missionnaires que les aventuriers à la recherche de fortune facile par tous les moyens. Cependant, en 1908, le Parlement belge reprit la tutelle sur le territoire de ce qui allait désormais s'appeler le Congo belge.

Un certain 30 juin 1960 le Congo obtient son indépendance, après une décennie de luttes politiques. La Belgique finit par se retirer, craignant une guerre d’indépendance semblable à celle qui sévissait encore en Algérie. Patrice Lumumba et d'autres Congolais ont joué un rôle capital dans l'accession à l'indépendance.

La zone qui porte aujourd’hui le nom de République Démocratique du Congo est peuplée depuis au moins 200.000 ans environ. Des locuteurs Bantous venus d'une zone comprise entre l'est du Nigeria et les Grassfields du Cameroun vinrent s’y installer dès -2600 ans.

Les grands royaumes (luba, lunda, kongo) se forment entre les premiers siècles après Jésus-Christ et avant le XVe siècle, époque de l'arrivée des premiers Portugais sur le littoral atlantique. Mais de nombreuses populations vivaient alors dans des chefferies, c’est-à-dire de petites principautés plus ou moins auto-suffisantes. À partir de cette époque, on voit ces royaumes éclater sous l’impulsion de la traite et l’émergence de nouveaux rapports de force qui déboucheront sur la colonisation.

La domination et l’exploitation officielle par les Européens durèrent des années 1880 jusqu’à l'indépendance en 1960. La première carte européenne de la région est due à l’explorateur vénitien Alvise Cadamosto au service du Portugal (XVIe s.). Celle du découpage est due à Henry Morton Stanley, qui l’a préparée à recevoir les colons européens. Le Congo fut remis au roi Léopold II de Belgique au cours de la Conférence de Berlin de 1885 (conférence au cours de laquelle l’Afrique est déclarée res nullius, c’est-à-dire chose n’appartenant à personne, ce qui permet aux Européens de "se servir officiellement et sans scrupules").

Article détaillé : Colonisation du Congo La colonisation du Congo se réfère à la période comprise entre la première exploration du Congo-Kinshasa par Henry Morton Stanley (1867) jusqu'à l'annexion du pays par la prise de possession par le roi Léopold II de Belgique (1885).

Le roi Léopold II prend possession du territoire en son nom propre sous le nom d’État Libre du Congo. Des expéditions d'exploration sont lancées, et les voies de communication développées. La maîtrise du territoire s'achève en 1894 pour l'essentiel avec la fin de la guerre contre les Arabo-Swahilis.

L'exploitation intensive du territoire commence alors, où se côtoient tant les missionnaires que les aventuriers à la recherche de fortune facile par tous les moyens. La population locale devra notamment récolter par le travail forcé pour le compte du Domaine royal ou de compagnies privées du caoutchouc, un marché en expansion en raison de la croissance du nombre de pneus fabriqués à partir du caoutchouc. La vente de ce caoutchouc et d'autres ressources, suite à la mise en exploitation de la ligne de chemin de fer Matadi-Léopoldville, et après avoir servi à rembourser les emprunts, fit la fortune de Léopold II, qui fit construire de nombreux bâtiments à Bruxelles et Ostende.

Au cours de la période 1885-1908, la population eut à souffrir de cette exploitation forcée, de façon directe ou indirecte (famine, exode…). De très nombreuses exactions (meurtres, mutilations, tortures…) furent commises, et la population décrut. Il y eut cependant des protestations contre ces traitements qui allaient à l'encontre des principes fondateurs de l'État, notamment de la part de l’écrivain Mark Twain, du diplomate britannique Roger Casement, dont le rapport de 1904 condamnait les pratiques en vigueur au Congo et surtout du journaliste anglais du West Africain mail Edmond Morel.

En 1908, le Parlement belge reprit la tutelle sur le territoire de ce qui allait désormais s'appeler le Congo belge.Une colonisation plus "classique" se met en place. La situation de la population s'améliora graduellement : un réseau d'institutions sanitaires permit de faire reculer les maladies et la malnutrition, l'enseignement fut développé, et le pays fut mis en exploitation, avec notamment la découverte des formidables ressources minières du Katanga. Mais l'extraction des matières premières se fait moins féroce. La récolte de caoutchouc touche à sa fin et le transfert de ces matières n'est plus une priorité. Le travail forcé persista cependant sous diverses formes jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, et le contrôle de la population se structura, ayant notamment recours au fichage ethnique et à des méthodes d'apartheid. Une émancipation de la population, notamment par l'accès à des études supérieures, ne fut envisagée qu'à l'aube de l'indépendance en 1960.

De nombreuses personnalités du Congo se dressèrent contre cette oppression dès son origine. C’est l’exemple de Nzinga Nkuwu, Mpanzu a Nzinga, plus tard de Kimpa Vita jusque Simon Kimbangu.

Lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale, la Force publique participa à la campagne contre l'Afrique orientale allemande. La Belgique en récupèrera le protectorat sur le Ruanda-Urundi. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la Force publique remporta un certain nombre de victoires sur les troupes italiennes en Afrique du Nord. Le Congo belge fournit aussi le minerai d'uranium de la mine de Shinkolobwe qui allait être utilisé pour les bombes nucléaires d'Hiroshima et Nagasaki.

Les Belges pensaient avoir trouvé le système parfait: une présence permanente en gardant l'estime des Africains. L'image de l'ordre parfait était donnée par l'amélioration lente mais continue du niveau de vie. Mais sous cet ordre en surface se développaient des revendications venant de sectes religieuses, des tribus et des intellectuels. Les nationalistes du pays étaient focalisés sur l'obtention de droits politiques.

Le Congo a obtenu son indépendance le 30 juin 1960, après une décennie de luttes politiques. La Belgique finit par se retirer, craignant une guerre d’indépendance semblable à celle qui sévissait encore en Algérie. Patrice Lumumba et d'autres Congolais ont joué un rôle capital dans l'accession à l'indépendance.

Quand la République du Congo est née, en juin 1960, Lumumba en fut le Premier ministre et ministre de la Défense. Peu de temps après l’indépendance, l’armée, toujours commandée par des officiers belges, se rebella après la déclaration d’un général belge ( le lieutenant-général Janssens ) qui disait qu'"avant indépendance = après indépendance ». La révolte militaire persista, jusqu’à ce que le président Joseph Kasa-Vubu et Lumumba aient remplacé les officiers belges par des Africains, ce qui eut pour résultat le départ d'un grand nombre de Belges et, par suite, un effondrement de l’administration de la jeune nation.

Le gouvernement belge a envoyé de nombreuses troupes pour protéger les ressortissants belges, et Lumumba demanda l’aide des Nations unies. Ces dernières ont envoyé des troupes pour rétablir l’ordre ; elle furent largement soutenues par les États-Unis, qui considéraient Lumumba comme un communiste et voulaient éviter par tous les moyens que le Congo tombe entre les mains de l’Union soviétique.

Dans le même temps, la riche province du Katanga a déclaré son indépendance, sous l’égide de Moise Tshombe d’origine lunda qui déclencha des persécutions et l’expulsion de nombreux Kasaïens, le secrétaire général de l’ONU parla même de génocide. Il en fut de même pour la province du Sud-Kasaï qui fit sécession sous l’égide d’Albert Kalonji et où il y eut de violents affrontements interethniques. Une opération militaire menée en août 1960 pour rappeler à l’ordre la province de Kasaï, qui avait fait sécession, avait échoué. Lumumba demanda à l’ONU la permission de reprendre le contrôle du Katanga, mais quand les Nations unies eurent essayé de faire comprendre à Lumumba qu’elles étaient une force de maintien de la paix neutre et qu’elles ne pouvaient partir en campagne contre une province qui avait fait sécession, Lumumba demanda de l’aide à l’URSS. Il l’obtint et s’en servit. Pour le président des États-Unis, Dwight Eisenhower, il était évident que l’URSS se servait de Lumumba pour établir un bastion communiste au centre de l’Afrique. Eisenhower et la Belgique donnèrent donc l’ordre de tuer Lumumba ; une tentative d’empoisonnement échoua. Aussitôt, le président Kasa-Vubu, son rival dans la conquête du pouvoir, le démit de ses fonctions de Premier Ministre. Lumumba, à son tour, démit le président de ses fonctions.

Peu de temps après, Lumumba fut mis aux arrêts par le colonel Joseph-Désiré Mobutu. Lumumba s’enfuit et rejoignit ses partisans à Stanleyville. Il fut repris et envoyé (janvier 1961), sur l’ordre du ministre belge des Affaires Étrangères, chez ses ennemis jurés, dans le Katanga de Moïse Tchombe. Sur le chemin, il fut torturé et assassiné avec deux de ses partisans par un commando belgo-congolais. Leurs corps furent dissous dans de l’acide sulfurique quelques jours plus tard. En février, on annonça qu’il avait été tué par des villageois en colère. Des émeutes eurent lieu pour protester contre sa mort.

Voir de Lumumba : Congo : Mon pays (1962) et Discours de Lumumba (éd. Jean van Lierde).

Le régime de Mobutu est basé sur l’autorité et le nationalisme, qui sont les secrets de sa longévité. D’entrée, Mobutu se présente comme le libérateur des Noirs, en nationalisant les mines (1966) et déboulonnant les statues coloniales dans la capitale rebaptisée Kinshasa la même année. Les Congolais qui viennent de sortir de l’époque coloniale sont alors très sensibles à cette propagande. Mobutu rebaptise Léopoldville en Kinshasa et amorce sa célèbre politique d’authenticité africaine. Le sixième anniversaire de l’indépendance organise un défilé qui montre l’histoire du pays, et le Belge infligeant la chicotte comme indécrottable raciste. Mobutu fera aussi piller et renvoyer l’ambassade de Belgique. Cependant tout ceci se faisait avec la complicité du pouvoir belge. En effet dans un Congo avec une poignée d'universitaires tous les ministres congolais ont leur conseiller belge, l’armée nationale est encadrée par des officiers belges. L'enseignement universitaire, secondaire ou même primaire ne saurait fonctionner sans le personnel belge. Mobutu se voit personnellement comme un monarque noir après Léopold II. Des journalistes ont remarqué comment le jeune chef d'État essayait de ressembler au roi Baudouin à ses débuts. Tout le plan de Mobutu est là, diriger un État énorme en monarque absolu et mourir en milliardaire.

Pour ce qui est de l’autorité les agents de sécurité en civil sont là, la censure règne, les enfants apprennent dès leur plus jeune âge l’obéissance au doigt et à l’œil à Mobutu à l'école et à travers les médias. Les manifestations sont matées dans le sang et les opposants emprisonnés sans procès. En même temps Mobutu et le Congo sont le rempart des Américains capitalistes face à la montée des régimes communistes en Afrique. C'est ainsi que le Congo va accueillir les réfugiés angolais pendant leur guerre avec le Portugal (1961-1975). Mais Mobutu ne reconnaîtra sous la pression des Américain que le FNLA et l’UNITA comme gouvernement angolais qui sera d'ailleurs en exil au Congo.

Dès 1972, Mobutu prend une série de mesures pour se détacher de tout ce qui peut rappeler l'occident. Le pays est renommé « République du Zaïre ». Le général Mobutu devint Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Zabanga, et oblige tous ses concitoyens à adopter des noms africains (suppression des prénoms occidentaux, et rajout d'un « postnom »). L'abacost est promulgué. Une nouvelle monnaie - le zaïre divisé en 100 makuta (singulier likuta) - remplace le franc congolais. De nombreuses villes sont rebaptisées.

Réalisée dans le courant de l'année 1974, la « Zaïrianisation » a constitué l'un des événements des plus importants de la politique menée par le régime mobutiste, à savoir la nationalisation progressive des biens commerciaux et des propriétés foncières qui appartenaient à des ressortissants ou groupes financiers étrangers. En réalité, si cette mesure s'inscrivait officiellement dans un effort visant à la réappropriation nationale de l'économie ainsi qu'à la redistribution des richesses acquises pendant la colonisation, elle a constitué surtout un échec.

Après la première guerre du Congo, Mobutu, nouveau chef d’État s’est engagé à regagner la confiance des milieux d’affaires étrangers. En 1966, les puissantes industries minières du Kasaï et du Katanga ont été nationalisées. C'est alors l’âge d’or du Congo, maintenant indépendant : en 1967 1 franc congolais vaut alors 2 dollars américains, les écoles publiques se développent et l’exode rural s’accélère ; les prix du café, du cuivre ou d’autres minerais sont florissants mais l’économie du pays est encore, comme à l’époque coloniale, trop tournée vers l’exportation et donc fragile.

À partir de 1973, le pays est touché par une crise économique aiguë, due à la baisse des prix du cuivre et à l’augmentation de ceux du pétrole. La corruption se généralise et l'inflation devient galopante, tandis que Mobutu privatise de nombreuses entreprises à son nom ou aux noms de ses proches (« Zaïrianisation »). Le pays produit d’importante quantité de café pour l’exportation mais ne couvre pas ses besoins alimentaires, Mobutu fait importer des céréales et de la viande d’Afrique du Sud et de Rhodésie (deux régimes ségrégationnistes) au lieu de moderniser l’agriculture du pays qui, vu son climat, pourrait facilement subvenir à ses besoins.

De manière générale, les nouveaux propriétaires de biens économiques et financiers n'étaient pas suffisamment préparés pour assurer une gestion de moyen et de long terme de l'outil de production. Ceux qui n’ont pas fait faillite ont placé d’immenses investissements en Occident. Mobutu détourne les devises d’État de telle façon qu'en 1984, il est un des hommes les plus riches de la planète avec 4 milliards de dollars, l’équivalent de la dette extérieure du pays. La dette s’accroît encore plus avec la construction pharaonique du barrage hydroélectrique d’Inga, chantier légué par la Belgique coloniale et dont le Zaïre n’avait pas besoin. Si le barrage d’Inga a rapporté de l’argent aux entreprises françaises (EDF) ou italiennes celui-ci, tout comme l'aciérie de Maluku a vite été abîmé,. Cette politique nationaliste du régime eu aussi pour conséquence de freiner les investissements étrangers au Zaïre, favorisant in fine une forme de monopole d'entrée de capitaux étrangers dans le chef des différents fonds de coopération au développement.

La dictature, les persécutions et la paupérisation font fuir les cerveaux en Occident (Belgique et France en tête).

La mise à disposition de fonds commerciaux et de patrimoines économiques a également constitué un relais du clientélisme entretenu par le pouvoir. Le clan entourant le chef de l'État a ainsi pu bénéficier des fruits de la politique de nationalisation, tout comme ceux qui dans les différentes régions du pays, faisaient allégeance au régime en échange d'un commerce ou d'une propriété foncière. De nombreux pays occidentaux ont signé des conventions avec le Zaïre afin de procéder à l'indemnisation des parties spoliées, mais dans la très grande majorité des cas, ces accords n'ont jamais été appliqués.

Si bien que le régime mobutiste se soit inscrit dès le départ dans le sillage de la guerre froide, en privilégiant des liens étroits avec l'ancienne puissance coloniale belge, les États-Unis et la France, on peut néanmoins parler de manière générale de schéma politique particulier.

Le coup d'État orchestré le 25 novembre 1965 à Kinshasa n'aurait pas pu avoir lieu sans appuis occidentaux, qui craignaient un basculement du géant africain dans la sphère de l'Union soviétique. Le colonel Mobutu représentait à leurs yeux la seule alternative face à la politique prônée jadis par le panafricaniste Lumumba et à l'impossibilité du président Kasa-Vubu de stabiliser son gouvernement. De 1970 à 1980, le Zaïre constitua une forme de rempart anti-communiste en Afrique, une situation d'autant plus attrayante pour les pays occidentaux que l'endiguement de la sphère soviétique (ex. Congo-Brazzaville), s'accompagnait d'un accès au très important sous-sol minier (cuivre, uranium, cobalt, etc.).

Ainsi, en parallèle de la coopération militaire soutenue avec des pays comme la Belgique et la France, le Zaïre a également servi de principale base arrière d'approvisionnement en armes de la rébellion du Front national de libération de l'Angola FNLA de Holden Roberto et l’UNITA de Jonas Savimbi, soutenue par les États-Unis et l'Afrique du Sud, contre le régime marxiste angolais. Un élément clé du conflit dans le Sud-Ouest africain transitait ainsi par le canal du régime zaïrois et ce, en échange d'un soutien politique externe mais aussi interne. En 1977 des rebelles « katangais » venus d’Angola envahirent le Shaba, les troupes de Mobutu étaient impuissantes, les rebelles ne furent que repoussés par des troupes marocaines acheminées par l’aviation française. En mai 1978 à nouveau, 4 000 rebelles venus d’Angola « les gendarmes katangais » attaquèrent la ville minière de Kolwezi, comme on les accuse d’avoir massacré des Européens la Légion étrangère françaises et des soldats belges interviennent pour mater la rébellion. Certains géopoliticiens ont vu dans ces deux opérations une tentative des marxistes angolais d’affaiblir Mobutu qui soutenait l’UNITA et le FNLA. Les rebelles ont en tout cas noyé les mines de Kolwezi et fait fuir pour de bon les ingénieurs, ce qui a affaibli l’économie zaïroise à long terme. Cette guerre interposée entre Luanda et Kinshasa montre aussi l’importance du Zaïre aux yeux des occidentaux. Pour autant, en dépit des liens étroits entretenus avec les capitales occidentales, le président Mobutu ne ferma jamais véritablement la porte aux pays situés dans l'orbite soviétique et à la Chine. En réalité, il s'agissait plus d'affinités du régime zaïrois pour les oripeaux des différents systèmes communistes que pour l'idéologie de base. Ainsi, le modèle de la révolution culturelle de Mao inspira le leader zaïrois, qui l'adapta à son pays : naissance de l'abacost (« à bas le costume ») surmonté d'un col mao, publication du livre vert et retour à l'« authenticité » des patronymes individuels. Bien que largement inférieurs à l'aide occidentale, les appuis issus des pays du bloc de l'Est n'en étaient pas moins existant à l'instar de la mise à disposition de coopérants dans l'enseignement ou le financement de micro-projets de développement.

En 1996, le Zaïre de Mobutu est très affaibli. Il a gardé le soutien de la France, après avoir accepté que les réfugiés rwandais fuient la zone de l’ opération Turquoise pour venir se réfugier en Ituri. Mais les autres puissances occidentales n’ont plus confiance en lui, et lui retirent son soutien. Physiquement, Mobutu est malade : il souffre d’un cancer de la prostate. Son premier ministre Kengo Wa Dondo exerce de plus en plus de pouvoir.

L’armée du Zaïre est déliquescente. Seule la Division spéciale présidentielle est plus efficace.

À la frontière avec le Rwanda, des réfugiés Hutu rwandais vivent dans des camps de réfugiés. Le pouvoir tutsi rwandais s’inquiète de cette présence à sa frontière : il craint qu’ils ne reprennent les armes et fassent chuter le pouvoir tutsi rwandais. Déjà, ces réfugiés Hutu sont accusés de persécuter les Tutsis du Congo. Cela sera un prétexte à la guerre.

Une étrange coalition entre le Rwanda de Paul Kagame, l’Ouganda de Yoweri Museveni, les États-Unis de Bill Clinton et l’Angola de Dos Santos et bien sûr des volontaires zaïrois ,notamment banyamulenge, va créer une rébellion armée contre Mobutu, avec à sa tête un ancien marxiste congolais, Laurent-Désiré Kabila.

Ce dernier, Muluba, né à Moba au Katanga qui a milité pour l’indépendance du Congo belge, a fui la guerre civile de 1960-1965 en Tanzanie, devenu là-bas trafiquant d’ivoire et d’or.Cette rébéllion baptisé AFDL(Alliance des Forces démocratiques pour la libération du Congo) sera financé par les lobby miniers américains et canadiens. Kabila signera en effet des accords concernant l'exploitation minière avec les sociétés American mineral fields(le futur Adastra), Barrick Gold, First American Diamond, Horsham Corporation, Anglo Gold ashanti ou encore Métalor.

Les forces de l'AFDL rentre dans Kinshasa le 17 mai 1997, et Laurent-Désiré Kabilas 'autoproclame président du pays rébaptisé république démocratique du Congo.

Les anciens alliés de Laurent Kabila se soulèvent contre lui et forment deux camps : le MLC de J-P Bemba soutenu par l’Ouganda et le RCD soutenu par le Rwanda. Ne pouvant pas faire face à ces armées, Kabila appelle les armées angolaise, zimbabwéenne et namibienne à l’aide.

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Drapeau de la République démocratique du Congo

  Drapeau de la République démocratique du Congo (Ratio 2:3)

Le drapeau de la République démocratique du Congo est de couleur bleu ciel avec une étoile à cinq branches au coin gauche. Une bande rouge, finement bordée de jaune des deux cotés, le traverse en diagonale, à partir du coin supérieur droit.

La bleu ciel symbolise la paix, la bande rouge représente le sang des martyrs, la couleur jaune est le signe de la richesse du pays tandis que l’étoile jaune renvoie à un pays uni promis à un avenir radieux.

En héraldique, le drapeau de la République Démocratique du Congo peut être décrit de la manière suivante: D'azur, à la barre de gueules bordée d'or, accompagné au canton dextre du chef d'une étoile à cinq rais du même.

Le premier drapeau du Congo fut créé pour l'Association internationale africaine du roi Léopold II de Belgique, et représentait une étoile à cinq branches en son centre sur un fond bleu foncé, supposément dessiné par Henry Morton Stanley, représentant la lumière de la civilisation illuminant l'Afrique noire. Ce drapeau fut utilisé pour l'État indépendant du Congo, puis le Congo belge.

Après l'indépendance du Congo, le 30 juin 1960, six étoiles furent ajoutées au drapeau, représentant les six provinces composant le Congo belge de l'époque.

En 1963, suite à la rébellion du Katanga et le coup d'État du général Mobutu, un nouveau drapeau fut adopté, lui aussi de couleur bleue, avec cette fois-ci une seule étoile jaune dans le coin supérieur gauche et une frange diagonale de couleur rouge avec les bords jaunes. Il fut légèrement modifié en 1966.

En 1971, le drapeau changea en même temps que le nom du pays. Le drapeau de la République du Zaïre était de fond vert clair, avec un disque jaune en son centre, dans lequel se trouve une main portant une torche aux flammes rouges.

En 1997, à la chute du régime du général Mobutu, le drapeau de l'indépendance fut à nouveau adopté.

En 2005, la nouvelle constitution prévoit de rétablir un drapeau proche de celui de 1966. Après l'adoption de la constitution, ce drapeau est officiellement hissé le 18 février 2006.

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Source : Wikipedia