Quattroporte

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Posté par talos 08/03/2009 @ 14:12

Tags : quattroporte, maserati, auto, loisirs

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Maserati Quattroporte

Maserati Quattroporte I

La Maserati Quattroporte est une grosse berline de grand tourisme du constructeur italien Maserati.

Quattroporte en italien signifie « quatre portes ».

Equipée d'un moteur Maserati V8 de 4,2 litres développant 260 cv, ce qui lui permettait d'atteindre 230 km/h de vitesse maxi, elle était disponible avec une boîte de vitesses manuelle à cinq rapports ou bien une boîte automatique à trois rapports.

En 1966, Maserati étoffe la gamme en ajoutant une version équipée d'un moteur de 4,7 litres développant 290 cv.

La première série sera fabriquée à 260 exemplaires jusqu'en 1966, date de lancement de la Quattroporte I 2e série qui sera produite à 516 exemplaires jusqu'en 1970. Elle est reconnaissable à ses phares avant: 2 paires de projecteurs jumelés au lieu des simples optiques rectangulaires de la première série.

Trois à quatre Quattroporte I ont été modifiées pour la société CEA, fabricant d'extincteurs italien, pour "supporter" les équipes de secours sur les circuits italiens. Un exemplaire a été mis en vente en 2006 chez Christie's.

A cette époque Maserati vient d'être rachetée par Citroën. La Quattroporte II eut une gestation très laborieuse en raison de l'influence de responsables Citroën sur la Direction de l'entreprise.

Un premier projet est resté à l'état de prototype chez Frua, et chez Bertone.

Un prototype Frua a été livré à l'Aga Khan et un autre prototype Frua au roi d'Espagne.

La seconde version de la Quattroporte sera présentée en 1973 et ce sera la dernière automobile Maserati de la période très mouvementée laissée après la gestion Citroën.

Ce projet porte le numéro de code usine "123".

Le dessin de la voiture porte la griffe du célèbre carrossier Bertone, mais a été dessinée par un certain Marcello Gandini. Elle sera équipée d'un moteur Maserati V6 de 3 litres, le même qui équipera la Maserati Merak ...et la Citroën SM. Il aura bien de la peine à donner à la voiture le caractère sportif attendu par les clients habituels de la marque. De plus; ce modèle sera doté de la traction avant, d'un gabarit très imposant mais ne connaîtra pas le succès que sa ligne aurait pu laisser envisager ; elle tombait en pleine crise pétrolière, et une vraie GT de marque ne peut être une traction avant. La voiture recevra aussi les suspensions hydrauliques de la SM ainsi que d'autres attributs plus modestes dans l'habitacle.

La Maserati Quattroporte 2e série ne sera construite qu'en 13 exemplaires entre 1974 et 1976.

Cette voiture avait été conçue pour concurrencer les Fiat 130, Jaguar XJ 6, BMW 2800e et autres Mercedes 280 au lendemain de la crise pétrolière, mais son poids de 1,6 tonnes et surtout ses dimensions imposantes (empattement de 3,07 m) étaient beaucoup trop importants pour le petit moteur V6 que Citroën s'entêta à maintenir.

Ce n'est qu'au printemps 1975, lors du Salon de Genève, que la version enfin équipée d'un moteur digne de la voiture, un 3,2 litres développant 200 cv, voit le jour mais il était trop tard pour retrouver une clientèle exigeante, passée à la concurrence.

Dessinée par Giorgetto Giugiaro, cette Maserati se caractérise, comme toutes les voitures italiennes de cette époque, par des lignes très tendues.

C'est la première automobile conçue pendant la période De Tomaso ; son code projet usine est le "330".

Sa motorisation reprend un moteur Maserati V8 en deux cylindrées : 4136 cm3 et 260 cv ou 4930 cm3 et 290 cv, ainsi que la propulsion arrière. Elle a été fabriquée jusqu'en 1990 en 2.141 exemplaires.

Une version spéciale baptisée "Royale" apparait en 1987. Elle a été construite à 53 exemplaires. Ce fut la voiture officielle du Président de la République Italienne, Sandro Pertini qui fut blindée comme celles destinées aux Présidents du Sénat et du Conseil Italien.

Après l'arrêt de sa fabrication, Maserati resta de longues années sans proposer de grosse berline de luxe. Le seul modèle figurant au catalogue du constructeur au Trident fut une version à quatre portes de la Biturbo dont l'appellation était précédée d'un 4, pour 4 portes : par exemple la 430, la 4.18 ou la 4.24.

Cette Quattroporte IV était la version à quatre portes de la Ghibli II. Motorisée par un 2 litres, un 2,8 litres ou un 3,2 litres, elle reprendra les bases mécaniques des modèles précédents. Les moteurs 6 cylindres proviendront des Maserati Biturbo quant au moteur 8 cylindres, il s'agira de celui de la Maserati Shamal.

Après la reprise de Maserati par le groupe Fiat, la voiture sera entièrement revue et ses lignes adoucies. Cette évolution de la Ghibli II à quatre portes est reconnaissable à ses lignes douces dues au crayon de Marcello Gandini. Ce sera néanmoins la version du modèle Quattroporte qui aura les dimensions les plus réduites.

En 1998, après la reprise de la marque par le groupe Fiat Auto, elle prendra le label Evoluzione. Cette version sera le premier signe de la nouvelle direction de la marque qui passera sous la direction opérationnelle de Ferrari.

Ce modèle intègre les 400 points d'amélioration que l'équipe Ferrari, nouvel actionnaire de la marque, impose à la fabrication des Maserati Quattroporte.

Cette dernière génération de la Quattroporte a été présentée au Salon de l'automobile de Francfort en 2003.

Dessinée par le maître Pininfarina, elle comporte trois modèles : base, Executive GT et Sport GT.

Les trois variantes sont équipées du même moteur V8 de 4.244 cm3 de cylindrée, développant une puissance de 400 cv/294 kW. Cette magnifique berline a reçu le titre de la berline la plus rapide du monde avec 272,9 km/h.

Elle permet des accélérations foudroyantes pour sa catégorie : 0 à 100 km/h en 5,8 s, des reprises de 70 à 120 km/h en 4,4 secondes, des prestations de très haut niveau qui nécessitent environ 17,3 litres aux 100 km.

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Liste des moteurs de Maserati Biturbo

Le moteur des Maserati Biturbo a été révolutionnaire ! Son but était de déjouer les politiques fiscales automobiles italiennes et européennes. La solution retenue était un petit moteur par la cylindrée, grand par les performances...

Un V6 de 2000 cm3, inspiré de celui qui équipait la Merak, lui même inspiré du moteur V8 qui équipait les F1 Maserati (conçu par l'ingénieur Giulio Alfieri), à 3 soupapes par cylindre, soufflé par deux petits turbos... 180cv dans la version initiale à carburateur, 330cv dans la version finale dans la configuration 2000 cm3, la plus performante.

Par la suite ce moteur s'est décliné en 2500 cm3 et 2800 cm3.

Tous ces modèles sont des variantes ou des descendantes de Biturbo.

Le moteur Maserati Biturbo a été le premier moteur V6 biturbo jamais fabriqué en série.

La derniere version commerciale de ce moteur affichait plus de 150hp/litre et un couple de 140lb.ft/litre ou 19m.kg/litre.

Une version V6 de 1996 cm3 doubles arbres à cames en tête à 36 soupapes a été développée mais n'est jamais entrée en production.

Fort de cette expérience, Maserati a aussi développé un V8 biturbo de 3200 cm3 de cylindrée, doubles arbres à cames et 32 soupapes, celui qui équipait la Shamal et Quattroporte IV.

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Maserati Biturbo

Maserati Quattroporte III

Après la reprise, en 1975, de Maserati par Alessandro De Tomaso à Citroën (SM !), celui-ci lance la marque dans l’aventure Biturbo.

L’idée consistait à introduire sur le marché une voiture de luxe dotée d’un prix raisonnable et d’une cylindrée de moins de 2000 cm3, taxes italiennes obligent. La cible visée était la BMW série 3 version E21, comme l’illustrent plusieurs choix techniques, voire même certaines pièces détachées.

Rapidement Maserati a dû pousser les murs de son usine pour faire face à la demande: c’était le sauvetage, peut-être encore temporaire, de la marque. Les besoins de capacité de production étaient tels que le montage de certains modèles était assuré dans l'usine Autobianchi.

La voiture est étudiée chez De Tomaso en 1980. Une première décision radicale: un (petit) V6 Biturbo, une première mondiale ! Tout en alliage léger faisant appel à des dépôts de couches dures à faible coefficient de friction (Nikasil) sur les chemises moteur, en alliage léger elles aussi, équipé de culasses à 2 arbres a cames et trois soupapes par cylindre. Le moteur reste en ligne avec les principes premiers des Maserati: un petit moteur multicylindre très élaboré et très puissant...

La voiture est dessinée par Pierangelo Andreani, ingénieur de l'équipe De Tomaso. On peut noter l’influence Italdesign, auteur de la Quattroporte III sortie quelques mois auparavant.

La voiture est présentée à la presse fin 1981. C'est rapidement un succès.

D'abord équipée d'une alimentation à carburateur en motorisation 2000 cm3, 2500 cm3 et 2800 cm3 (particulièrement pour le marché américain) le modèle évoluera rapidement pour intégrer plusieurs nouveautés: injection électronique et allumage électronique cartographique couplé à la gestion, elle aussi électronique, des turbos, le tout regroupés dans deux calculateurs. Introduit conjointement, on verra deux nouvelles culasses à 4 arbres à cames et à 4 soupapes par cylindre. Puis viendra la suspension réglable depuis le poste de conduite, étudiée avec Koni, 4 positions permettent d'adapter la loi d'amortissement de la voiture à celle du terrain rencontré ou du confort recherché.

Les déclinaisons du modèle sont nombreuses. d'abord deux portes (coupé), elle se déclinera en 4 portes, en cabriolet (carrossé par Zagato) et même en un élégant petit coupé à deux places (Karif).

En fin de carrière la Biturbo (les biturbos devrait-on dire, compte tenu de leur large diversité) muteront en Ghibli II à moteur V6 et la Shamal a moteur V8...toujours avec une paire de turbos. La Maserati Racing a été un véhicule de transition développé pour tester certaines évolutions techniques.

À noter qu'il a été question d'équiper les biturbos d'un moteur V6 2000 cm3 4 arbres à cames en tête et 6 soupapes par cylindre (6.36V !).. Le moteur et surtout sa culasse ont fait l'objet de plusieurs dépôts de brevet. Quelques prototypes de moteur ont été réalisés mais jamais industrialisés.

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Maserati

Maserati Quattroporte Trident 001.jpg

Maserati est une marque de voitures de sport et de course italienne fondée par les frères Maserati en 1914 et dont le symbole est un Trident.

La marque est créée en 1914 à Bologne par Alfieri Maserati, né dans une famille de sept frères (frères Maserati), dont cinq furent impliqués dans le développement d’automobiles. Le sixième frère, Mario, un artiste, est supposé avoir dessiné l’emblème de la marque : un trident.

Carlo, l'aîné, fut le premier à se lancer. Il fabriqua des vélos, puis des motos. Plus tard il devient pilote d'essai chez Fiat et Isotta Fraschini. Il se tue en course en 1910.

En 1917, Alfieri se lance dans la fabrication de bougies d'allumage.

Alfieri et Ettore sont engagés en 1922 par la firme Diatto pour réaliser une première voiture de course : la Tipo 20. Malheureuse en Grand Prix, la Diatto sera pourtant une voiture rapide et fiable. Elle le montrera en enlevant son premier gros succès, en course d'endurance, aux 24 Heures de Monza, en 1924.

La seconde voiture, une 2 litres à moteur 8 cylindres, conçue par Alfieri, fut moins brillante, et son échec conduisit Diatto à se retirer de la course.

En 1926, les deux frères décident de construire leurs propres voitures de course. C’est à cette date qu'est vraiment lancée la marque automobile Maserati. La première voiture Maserati fut développée sur la base de la Diatto et prit l'appellation de Type 26, nous sommes en 1926. C'est la première "vraie" Maserati. Elle devient vite la redoutable rivale des Bugatti. En 1926 elle gagne la Targa Florio.

Alfieri meurt en 1932. Avec son décès la firme perd son ingénieur et surtout son gestionnaire. Les trois frères Bindo, Ernesto et Ettore, continuent l'affaire. Bindo prend la Direction Générale, Ernesto la Direction Technique et Ettore a la responsabilité financière. Il s'avérera être le maillon faible de l'organisation qui malgré des succès sportifs et commerciaux sera vendue à Adolfo Orsi.

En 1937, les frères Maserati vendent leurs parts dans la société à la famille Orsi. Adolfo Orsi est un grand industriel de la région de Modène qui a la passion de la course automobile. Conscient de ses limites il prend soin de signer avec les trois frères Maserati un contrat qui les lie à la marque pour dix ans.

Face à la montée en cylindrée et en puissance des constructeurs allemands et la règlementation défavorable, surtout à partir de 1933, Maserati concentrera ses efforts sur des moteurs plus petits, multicylindres et quelquefois suralimentés. Ces moteurs trouvent leur place dans des "voiturettes" ou "Formule Junior" (monoplaces de 1,5 litre, généralement) telle que la 6CM. L'innovation reste toujours une priorité, la Maserati 8CM de 1932 sera la première voiture de sport équipée de commandes de freins hydrauliques.

Maserati participe à des épreuves aux USA en 1939 et 1940 ou l'absence des compétiteurs allemands permettait encore de remporter quelques succès. Wilbur Shaw, au volant d'une Maserati Tipo 8CTF à moteur de 3 litres - surnommée la Boyle Special - remporte la célèbre course américaine des 500 miles d'Indianapolis par deux fois et la non moins célèbre course de Pikes Peak. Aucune voiture européenne n'avait remporté ces trophées depuis plus de 20 ans.

En 1940 Maserati déménage à Modène. Lors de la Seconde Guerre mondiale, l'entreprise sera obligée de participer à l’effort militaire. L'activité automobile est arrêtée au profit de la conception et fabrication de bougies d'allumage et de batteries d'accumulateurs d'un coté et de petits utilitaires électriques d'un autre.

Une fois la paix revenue Maserati recommençe à construire des automobiles de compétition. Un homme clé intègre l’équipe Maserati l'ingénieur Alberto Massimino, un ancien de Fiat, passé aussi chez Alfa Romeo et chez Ferrari. Il sera responsable de la conception de tous les modèles compétition pendant dix ans. Avec lui et les ingénieurs Giulio Alfieri (1924-2002), Vittorio Bellentani et Gioachino Colombo (1903 - 1987), l'auteur du moteur V12 Ferrari, qui le rejoignent, Maserati retrouve les succès en course notamment avec le célèbre pilote Juan Manuel Fangio dans les années 1950 avec la A6GCM jusqu'au championnat du monde en 1957 avec la Maserati 250F. Fangio sera entouré d'autres pilotes célèbres comme Emmanuel de Graffenried (1914-2007), Louis Chiron (1899-1979) et le Prince Bira (1914-1985).

Maserati se distingue ensuite dans les courses de voitures sport avec la Tipo 60 et la Tipo 61 surnommée « cage à oiseau » en référence à son inhabituel châssis multitubulaire. Benoit Musy (1917-1956) pilote suisse, courra à titre privé sur A6GCS/53 en 1954, sur 300S n°3057 en 1955 et enfin sur 200S avec laquelle il se tua à Montlhéry en 1956.

En 1946, les premières voitures sportives de route sortent de l'usine Maserati, à commencer par la A6 1500, présentée au Salon de Genève. Elle sera construite à environ 150 exemplaires.

En 1947 le contrat que les frères Maserati et la famille Orsi avaient signé vient à terme. Ettore continue sa carrière chez Maserati. Bindo et Ernesto fondent, le 1er décembre, la firme OSCA qui développera des voitures de course et des modèles de sport. Après avoir été reprise par le groupe MV Agusta en 1962, celle-ci disparaîtra en 1967.

En 1953, Adolfo Orsi devient le seul actionnaire de Maserati. Après une réorganisation complète, son fils Omer est nommé directeur général. Une activité motocyclette est lancée...qui se terminera rapidement en 1961.

En 1957, la première Maserati de route est produite sur une ligne de production, c'est la 3500 GT.

C'est à cette époque que Maserati instaure la tradition de donner à chaque modèle commercial le nom d'un vent : Mistral, Bora, Merak et bien d'autres seront utilisés pour baptiser ces merveilleuses automobiles.

En 1958 les difficultés financières poussent le Groupe à stopper toutes les activités sportives directes.

De nombreuses écuries privées deviendront alors la nouvelle clientèle de Maserati.

En 1963, la première Maserati Quattroporte (quatre portes), dessinée par Pietro Frua voit le jour et ce sera la berline la plus rapide du monde de l'époque, mue par un moteur de 4,2l d'abord et de 4,7l ensuite.

En 1966, Maserati dévoile la Ghibli disposant d'un moteur 4,7l qui sera une concurrente directe de la Ferrari Daytona et de la Lamborghini Miura. La marque sortira également une version spyder en 1969 ainsi qu'une version portée à 4,9l en 1970. La Ghibli sera un grand succès malgré son prix d'époque qui dépassait celui de la Daytona.

Mais les difficultés financières subsistent....

En 1968, Maserati passe sous le contrôle de Citroën. Ceci pour permettre à Citroën d'acquérir un moteur V6 pour équiper sa SM.

Le moteur Maserati et la boite de vitesses de la SM iront même finir sous le capot de la Ligier JS2, une nouvelle marque automobile française qui démarre. Guy Ligier rencontre, à l'époque, d'énormes soucis pour remplir le compartiment moteur de sa voiture de course qu'il essayera vainement de civiliser.

Le service compétition de Citroën a, à plusieurs reprises, équipé la DS du moteur Maserati de la SM, comme le prototype de Björn Waldegård, sur des rallyes raids ou tout-terrain tel que le Rallye du Bandama. Parmi les pilotes du team Citroën, on trouve Bob Neyret organisateur du dernier Citroën Sport Classic.

Abandonnée par Citroën en faillite en 1975 à la suite de l'échec commercial de la SM à moteur V6, Maserati change une fois de plus de mains pour tomber sous la houlette du GEPI, une société d'État italienne chargée de la relance d'entreprises en difficulté.

Reprise ensuite par Alejandro de Tomaso pour un montant très modique, il surprend le monde automobile en produisant l'étonnante berline Biturbo et toutes ses descendantes : Biturbo Spider, Maserati Karif, 2.24V et 4.24V, et enfin la Maserati Racing sans oublier la Maserati Barchetta.

Toutes ces voitures sportives partageront le même concept de moteur, recevant modèle après modèle de notables améliorations, voir la page Liste des moteurs de Maserati Biturbo.

Dans une nouvelle série, Maserati introduira la Ghibli II et la Shamal.

Comme les mésaventures ne finissent jamais, en 1983, Chrysler, qui souhaite offrir une gamme de véhicules haut de gamme, vient rencontrer Maserati. De ces discussions sortiront deux modèles à moteur Chrysler préparés par Maserati, à la finition luxueuse, pour les consommateurs américains : la Chrysler TC Touring Convertible cabriolet, un panaché de technologies pas toujours très glorieux.

Lee Iacocca, alors Président de Chrysler et vieille connaissance de Alejandro De Tomaso, investit 35 M$ dans l'entreprise. Mais Chrysler prendra trop de temps pour introduire le modèle sur le marché américain...

Chrysler se retire 4 ans plus tard et Alejandro De Tomaso décide lui aussi de vendre ses parts.

En 1987, l'entreprise est reprise par Fiat qui essaye dans un premier temps de faire fonctionner les équipes Ferrari et Maserati ensemble, chose hasardeuse attendu que les deux marques ont toujours été de sérieuses concurrentes. On en verra quelques traces dans des programmes d'amélioration de la qualité et de la fiabilté, comme avec la Quattroporte evoluzione. Ensuite, en 1997, le groupe Fiat décide de fusionner Maserati et Ferrari, les adversaires d'hier.

En 2006, Fiat a constitué un pôle sportif milieu-haut de gamme avec Alfa-Romeo et Maserati pour permettre à Ferrari de briller au firmament des marques automobiles.

La production 2007 a atteint 7.496 exemplaires.

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Source : Wikipedia