Pyrénées-Orientales

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Posté par marvin 14/03/2009 @ 04:09

Tags : pyrénées-orientales, languedoc-roussillon, france

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Pyrénées-Orientales

Localisation des Pyrénées-Orientales en France

Il a souvent été désigné comme la "Catalogne française" et plus récemment comme la "Catalogne Nord". Ce dernier terme a été inventé dans les années trente par les catalanistes du groupe Nostra Terra qui souhaitaient rappeler les liens historiques, culturels et linguistiques de cette région au reste de la Catalogne. D'ailleurs, l'emploi de nos jours de termes Catalogne Nord, Roussillon ou PO traduit plus ou moins l'attachement ou le rejet (?) de ce lien.

Ceci étant, lors de la session du Conseil Général des Pyrénées-Orientales du 10 décembre 2007, il a été approuvée une Charte en Faveur du Catalan. Celle-ci en Préambule dit : "La langue catalane, née il y a plus de mille ans, constitue un des piliers de notre identité, du patrimoine et de la richesse du département des Pyrénées-Orientales (Catalunya Nord)". Le terme Catalogne Nord (écrit en catalan dans le préambule) obtient ainsi sa première reconnaissance officielle.

Le département est créé à la Révolution française, le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir de la province du Roussillon et d'une petite partie du Languedoc appelée Fenouillèdes.

Malgré la création du département en 1790, les différences se sont maintenues entre les deux entités. Les Catalans utilisent le terme péjoratif de gavatxos pour désigner les habitants des Fenouillèdes et de l'Aude. En fait, ce terme est toujours très répandu en Espagne sous les formes gavatx (en catalan) et gabacho (en castillan). "Gavatx" pourrait être assimilé au mot Boche en français. Mais il désigne les Français. Il est encore vivace car la dernière invasion de l'Espagne date des guerres napoléoniennes. En Catalogne Nord, ce terme a perdu sa connotation agressive et est devenu moqueur, il est plus assimilable au "franchouillard" usité par les Français, ou au mot Teuton que ceux-ci emploient pour désigner les Allemands.

La couronne espagnole, désireuse de retrouver son ancienne possession, envahit avec ses troupes le département en avril 1793, mais la France le récupéra treize mois plus tard, après la bataille de Peyrestortes.

La royauté avait arraché le Roussillon et la Cerdagne du reste de la Catalogne et les avait isolés dans un statut de pays dit étranger. Au XIXe siècle, les Pyrénées-Orientales furent l'un des départements les plus républicains de France. François Arago, homme politique et savant né à Estagel, en est le symbole.

Le département des Pyrénées-Orientales fait partie de la région Languedoc-Roussillon. Ses frontières sont constituées de la mer Méditerranée à l'est, l'Espagne (province de Gérone) au sud, du département de l'Aude au nord, de l'Andorre et du département de l'Ariège à l'ouest.

Il fait partie des rares départements français (avec les Alpes-Maritimes, les Pyrénées-Atlantiques et la Corse) qui permettent à leurs habitants et aux touristes de profiter à la fois des joies de la montagne et de celles de la mer.

Il est traversé d'ouest en est par trois fleuves parallèles, le Tech, la Têt et l'Agly. C'est également dans les Pyrénées-Orientales que l'Aude prend sa source. Son point culminant est le Pic Carlit (2921 m), mais sa montagne la plus connue reste le mont Canigou.

Le climat, de type méditerranéen, permet d'avoir des hivers relativement doux, les chutes de neige étant très rares en plaine. Les étés sont chauds. Les vents jouent un grand rôle, en particulier la Tramontane, vent du nord-ouest, qui atteint fréquemment des vitesses supérieures à 100 km/h. Le vent marin (la Marinade) apporte pour sa part grisaille et pluie.

L'économie du département repose traditionnellement sur l'agriculture, dominée par l'arboriculture (nombreux vergers de pêchers, d'abricotiers et de cerisiers), le maraîchage (salades, artichauts notamment) et la viticulture. Dans ce domaine, les Pyrénées-Orientales se distinguent par une importante production de VDN (vins doux naturels), avec quatre appellations prestigieuses : Banyuls, Maury, Rivesaltes, Muscat de Rivesaltes, sans compter le Byrrh, élaboré dans les caves de Thuir, ou encore le Terrasous, élaboré dans les caves de Terrats. On produit aussi de nombreux vins secs AOC, rouges surtout, dont l'appellation Collioure est sans doute la plus connue.

L'élevage, en recul pendant plusieurs décennies, semble trouver une nouvelle vitalité, en particulier au niveau des bovins (production de viande de veau Rosée des Pyrénées).

Le département compte plus de 440 885 habitants. La ville de Perpignan en regroupe plus d'un quart à elle seule, et plus d'un tiers avec sa banlieue. C'est la seule ville importante, et seules les villes de Canet-en-Roussillon, Saint-Estève, Saint-Cyprien et Argelès-sur-Mer dépassent les 10 000 habitants. Les autres villes importantes sont Rivesaltes, Saint-Laurent-de-la-Salanque, Bompas, Cabestany, Thuir, Céret, Elne et Prades, comptant chacune entre 7 000 et 10 000 habitants. L'arrondissement de Perpignan, avec 287 272 habitants, est celui qui compte le plus d'habitants dans le département. En effet, les deux autres, les arrondissements de Céret et de Prades, comptent respectivement 66 624 habitants et 38 907 habitants.

La répartition par tranches d'âge montre un nombre relativement élevé de personnes âgées de 60 ans et plus (29 % de la population contre 21,3 % pour l'ensemble de la France).

Cette vieillesse de la population a pour conséquence un taux de mortalité supérieur à celui des naissances. Pourtant la population est en augmentation constante depuis plusieurs décennies grâce à un solde migratoire nettement positif. Le département attire en particulier des retraités grâce à son climat agréable, ce qui contribue à la fois à l'augmentation de la population et à son vieillissement.

Le département est presque entièrement de langue catalane, sauf dans les Fenouillèdes, au Nord, qui est de langue occitane.

L'État a toujours imposé le français comme seule langue d'usage et la scolarisation a évidemment permis sa diffusion. Au cours du XXe siècle, beaucoup de catalans ont encouragé leurs enfants à parler uniquement français. Ils ne leur ont pas toujours transmis la langue de leurs ancêtres de peur qu'elle ne nuise à la maîtrise de la langue nationale qui à l'époque rayonnait sur tout un empire colonial...

Néanmoins, la langue catalane reste vivace en comparaison à de nombreuses autres langues régionales. De nombreux rassemblements populaires (aplecs) ont lieu dans le département, et les danses traditionnelles y sont très appréciées, en particulier la sardane. Tous les ans se tient à Prades, l'Universitat Catalana d'Estiu (Université Catalane d'Été). La langue catalane est également enseignée (jusqu'à aujourd'hui sans grand support de la part des autorités) dans les écoles primaires, lycées et collèges, à l'université, ainsi que dans des écoles où l'enseignement se fait en langues catalane et française (écoles primaires la Bressola et Arrels, collèges col·legi Comte Guifré).

Si durant le XXe siècle, le déclin du catalan a été continu (comme pour toutes les autres langues dites régionales), souvent encouragé par les représentants d'un État français ultra centralisé et étonnament peu enclin à reconnaître sa diversité qui en fait pourtant toute sa richesse, il semble qu'il se soit quelque peu enrayé depuis une dizaine d'années. Ceci est, entre autres, dû à la bonne santé (tant culturelle qu'économique) de la Catalogne du Sud et aux investissements que réalise cette dernière qui considère le Roussillon comme le berceau de son histoire. L'arrivée du TGV Barcelone-Perpignan, et de tout ce qui en découlera, pourrait renforcer cette tendance, surtout que le Conseil Général des Pyrénées-Orientales, en sa session du 10 décembre 2007, a approuvé la Charte en Faveur du Catalan. C'est la première fois qu'un organe officiel prend ce genre de position.

Plusieurs grands peintres sont venus vivre en Roussillon au début du XXe siècle, soit à Céret, soit à Collioure. C'est en grande partie à Collioure, où ont séjourné Henri Matisse et André Derain, qu'est né le fauvisme. Le cubisme s'est quant à lui développé à Céret, fréquenté par Pablo Picasso et Georges Braque à partir de 1911. Aristide Maillol est né dans ce pays et y est resté, sculptant sur le thème de la femme. Céret abrite aujourd'hui un important musée d'Art moderne, fondé en 1950 par Pierre Brune. De nombreuses manifestations culturelles ont lieu chaque année, notamment le festival photographique Visa pour l'image à Perpignan et le Festival Pablo Casals (musique classique) à l'abbaye Saint-Michel de Cuxa, près de Prades.

Dans les années soixante, le Languedoc-Roussillon a été aménagé pour permettre le tourisme de masse. La Côte Vermeille s'est couverte d'immeubles. Le Tourisme s'est beaucoup développé dans le département, notamment avec des stations balnéaires comme Canet-en-Roussillon, Argelès-sur-Mer, Saint-Cyprien, Le Barcarès, qui accueillent de nombreux campings, et de nombreux hôtels, attirés par les longues plages de sable fin. Qui dit tourisme dit attractions touristiques, et pour cela le département est bien équipé ; en effet, il accueille de nombreuses attractions de grimpe aux arbres dans la montagne, de canyoning (naturel et artificiel), ainsi que le plus grand circuit de karting du monde: le Circuit du Roussillon (Ca c'est a voir, 2 bouts de piste et 4 cailloux n'ent font pas un circuit !!!).

Selon le recensement général de la population du 8 mars 1999, 30.9 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes des Pyrénées-Orientales dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10% des logements totaux.

Actuellement, le département est dirigé par la gauche. Son président, Christian Bourquin (PS), est à la tête du Conseil général depuis 1998 (réélu en 2001).

971 Guadeloupe · 972 Martinique · 973 Guyane · 974 La Réunion Les départements d’outre-mer ont également le statut de région (à département unique).

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Mont-Louis (Pyrénées-Orientales)

Escut de Montlluís amb corona.svg

Mont-Louis (Montlluís en catalan) est une commune française inscrite au patrimoine mondial de l'humanité avec 11 autres fortifications de Vauban. Mont-Louis est située dans le département des Pyrénées-Orientales (Catalogne Nord) et la région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Montlouisiens.

Membre du Réseau des sites majeurs de Vauban, Mont-Louis est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Sur le territoire du Parc naturel régional des Pyrénées catalanes, à 1 600 m d'altitude, au cœur des montagnes ensoleillées des Pyrénées-Orientales (66) Mont-Louis est situé au carrefour de trois territoires : le Conflent qui descend vers la Méditerranée par la vallée de la Têt, la Cerdagne s'ouvrant sur l'Espagne et le Capcir rejoignant la France par la vallée de l'Aude.

Si Mont-Louis est la ville fortifiée la plus haute de France, elle a également une grande originalité, car c'est l'une des neuf villes crées ex nihilo par Vauban (dont six en France), et certainement la mieux conservée, tant d'un point de vue architectural que dans sa vocation originelle de place militaire.

Suite au Traité des Pyrénées (1659) et à la demande du roi Louis XIV qui souhaite sécuriser ce territoire nouvellement annexé à l'Espagne, Vauban, Commissaire général des fortifications conçoit cette place-forte en 1679. La situation stratégique privilégiée, au carrefour du Conflent, du Capcir et de la Cerdagne, déterminera le choix définitif du site. De plus, cet emplacement, au voisinage du hameau du Vilar d'Ovança (ou simplement Ovança), permet d'avoir à proximité main-d'œuvre, matériaux, pacages, moulins, bois et cultures. Vauban organise ensuite, selon des principes simples, l'agencement interne de la ville neuve pour qu'elle réponde aux exigences militaires, offre un urbanisme pratique, présentant un aspect ordonné et sobre, où les lieux du commandement, du combat et des activités civiles s'intègrent harmonieusement.

En mai 1679, Vauban rédige et expédie à Louvois, secrétaire d'État de la Guerre, l'instruction du projet. Ce texte est suivi d'un document précis réglant les détails des travaux, l'organisation des chantiers et le coût estimatif des travaux. Le plan proposé tire avantage de la topographie naturelle des lieux : peu d'ouvrages défensifs sur la zone Est, protégée par le fossé de la Têt et une multiplication des défenses sur le côté Ouest, vers la Cerdagne où l'accès est plus aisé. De l'extérieur, avec l'enfoncement des murs sous le niveau du terrain naturel, on ne distingue rien d'autre… que les remparts ! Mont-Louis sera conçu selon un étagement de quatre zones : la citadelle, la ville haute, une ville basse et une redoute (ces deux dernières ne furent jamais édifiées). Pour la citadelle, si la chapelle, l'arsenal, deux magasins à poudre et la maison du Lieutenant du Roi furent réalisés, il manquera toujours la maison du gouverneur, le logement des aumôniers et la halle prévue au milieu de la place « pour mettre les soldats à couvert ». La ville haute est prévue pour loger une petite bourgeoisie d'artisans avec des casernes d'infanterie, tandis que la ville basse recevrait les vivandiers, les écuries et magasins à fourrage.

En cette période de paix provisoire, les soldats seront la main d'œuvre essentielle, en particulier les régiments de Vierzet et Furstemberg. Ces soldats sont nombreux, -3 700 sont présents lors de la visite de Louvois en 1680-, installés aux abords de Mont-Louis, journellement mal payés pour une rude tâche, souvent effectuée dans des conditions difficiles, soumises en particulier à la rigueur du climat de Mont-Louis. Ils sont encadrés par des artisans spécialisés (maçons, tailleurs de pierre, charpentiers, menuisiers, forgerons, puisatiers…), puis surveillés par les intendants et ingénieurs à la solde du roi. Le prestige de l'uniforme est sacrifié à la petitesse de ces travaux de terrassier. Beaucoup d'entre eux choisissent alors de déserter, au risque d'être dénoncés, repris et envoyés aux galères ou condamnés à mort… En 1681, soit vingt-neuf mois après le voyage de Vauban, les travaux sont terminés, la place est considérée comme apte à la défense. Et le 26 octobre, le premier gouverneur, François de Fortia, marquis de Durban prend possession des lieux lors d'une fastueuse célébration, au milieu « de grandes acclamations de Vive le Roi ! des peuples de Cerdagne qui s'y trouvèrent en grand nombre et ravis de voir telle cérémonie ».

Dès lors, Mont-Louis marque l'ultime frontière militaire méridionale et permet de garder un œil sur la place-forte de Puigcerdà en Cerdagne espagnole. L'excellence du choix éclate immédiatement et dès le 11 novembre 1681, le gouverneur, Monsieur de Durban renseigne le ministre sur ce qui se passe dans l'Espagne voisine qui « appréhende extrêmement la guerre ».

Si la citadelle de Mont-Louis est opérationnelle, il n'en est pas de même pour la ville. En 1720, (près de 40 ans après l'inauguration), sur les cinquante maisons de la ville haute, seules cinq sont bâties en dur.

A partir des années 1720, il semble que Mont-Louis connaisse une certaine décadence sur le plan militaire. Les régiments effectuent alors un circuit à travers le Roussillon, allant de Mont-Louis, à Collioure, Villefranche-de-Conflent, Perpignan et Bellegarde. Annexe des Invalides et hôpital, la place sert aussi de prison pour l'ensemble de la Cerdagne et la viguerie de Saillagouse. Jusqu'en 1773 subsiste à Mont-Louis cette garnison d'invalides dont le peu d'intérêt a provoqué un certain dépeuplement de la ville. Mais, la ville et la citadelle de Mont-Louis voient leur mission à nouveau affirmée en 1774, le rôle de base d'opérations l'emporte jusqu'à la Révolution.

En janvier 1793, Mont-Louis devient Mont-Libre. L'année 1793 est marquée par un regain d'intérêt pour Mont-Libre. En effet, le roi d'Espagne Charles IV prétend mettre à la raison les régicides français. La Convention lui déclare la guerre qui se déroulera, avec diverses fortunes du 17 avril 1793 au 18 septembre 1794. Du côté français, une figure émerge en Cerdagne, celle du général Dagobert. Il repousse par deux fois les espagnols. En juillet 1793, les troupes du général La Peña qui occupent le Col de la Perche sont mises en déroute et en septembre, celles installées au-dessus de Canaveilles sont défaites. Le général Dagobert poursuivra son œuvre en investissant la Cerdagne espagnole et Puigcerdà, où il mourra en 1794. La paix intervient le 1er août 1795, Mont-Libre joue alors essentiellement un rôle d'entrepôt pour l'armée de Cerdagne. Le 24 octobre 1803, Mont-Libre redevient Mont-Louis.

À partir de 1808, Mont-Louis devient un vaste camp de passage pour l'armée d'Espagne. Avec la Restauration, la valeur défensive de Mont-Louis apparaît plus liée à la topographie qu'à la citadelle elle-même, sa valeur offensive semble plus importante, au moins comme dépôt si la place est approvisionnée pour six mois. Le temps de paix revenu, les soldats retournent aux petites tâches.

Les travaux reprennent avec fébrilité à partir de 1887 pour revaloriser l'organisation défensive de Mont-Louis. Des batteries et redoutes sont établies aux Estagnols et à Bolquère, puis sur les pics de la Tossa (2038 m) et de Figuema (2037 m). Un chemin stratégique (dit Chemin des Canons) relie ces positions à Mont-Louis. Réunie en 1890, la Commission supérieure de défense de Mont-Louis conclut à une défense dynamique avec le gros des forces en réserve au pic de la Tossa.

Les derniers conflits mondiaux verront leur flot d'émigrés entassés dans l'enceinte de la citadelle, lors de la guerre d'Espagne en 1936 avant une occupation allemande, puis une libération par les Forces françaises libres. En 1946, la citadelle retrouve sa fonction première de place-forte militaire, avec l'installation du 11e BPC, unité politiquement sûre qui avait vocation de pouvoir être rapidement sur un potentiel coup d'état ou sur des grèves. Cette unité parachutiste tout d'abord dénommée « Bataillon de démonstration » est devenue le 11e Choc. Rattachée au ministère de l'Intérieur, elle a fait campagne en Indochine puis en Algérie. Et après les événements d'Algérie, elle a été dissoute et le Centre National d'Entraînement Commando a été créé en 1964. Le Centre National d'Entraînement Commando (CNEC) est une véritable Académie militaire où viennent se former les moniteurs et instructeurs de l'armée mais aussi un centre de formation aux réalités et aux conditions de terrain pour les journalistes reporters de guerre, élèves des grandes écoles... On a célébré son 40e anniversaire en mai 2004.

Avec les premiers essais sur l'énergie solaire, menés dès 1948 par l'équipe du Professeur Félix Trombe, à l'abri discret des murs de la citadelle, Mont-Louis se tournera résolument vers l'avenir. L'installation du premier four solaire permettra l'expérimentation et le développement d'une énergie nouvelle, qui aura par la suite, une évolution industrielle et scientifique très importante, avec la création du grand four solaire d'Odeillo, dirigé par une équipe de chercheurs CNRS. Dès lors, dans les années 70, déménagé de l'enceinte militaire vers l'un des bastions de la partie civile, le four solaire de Mont-Louis, plus modeste, propose un aspect plus pédagogique, avec une présentation pratique du fonctionnement et des applications possibles et facilement accessibles au public de l'énergie solaire dans la vie quotidienne (pile voltaïque, cuisson de céramiques, fusion de métaux, travail de pierres précieuses…), avec en projet, des aménagements autour de cette énergie au service des Mont-Louisiens, pour l'électricité des voies publiques, par exemple... Par ailleurs, l'antériorité du four solaire de Mont-Louis pourra permettre d'envisager à terme un classement de la structure au titre de Patrimoine Industriel des Monuments Historiques.

Depuis sa création en 1679, Mont-Louis vit une histoire militaire originale.

Au-delà des décisions politiques du Roi Louis XIV, des plans éclairés de son architecte Vauban et de la très active et rigoureuse surveillance de son ministre de la guerre, Louvois, les acteurs même de ce projet sont… les soldats !

À la fin des travaux en 1681, les régiments, toujours venus d'ailleurs, se succédèrent, au rythme des aléas de l'histoire, tantôt française tantôt espagnole, dans cette position de poste-frontière avancé qu'est la citadelle de Mont-Louis. Surveillance de l'Espagne mais aussi de la nouvelle population autochtone, contrôle du trafic des marchandises et de la contrebande, installation du pouvoir français et « colonisation » des montagnes pyrénéennes, dans cette toute récente province « étrangère », les régiments en garnison à Mont-Louis ne furent que la représentation des diverses missions militaires imparties à la place-forte et le relais des décisions et ordres venus de Paris.

Après des périodes d'occupation plus ou moins fastes, la citadelle ne retrouve, qu'après-guerre, sa vocation première de place de garnison avec une stabilité d'activité, lors de l'installation du 11e Bataillon Parachutiste de Choc puis, depuis 1964, du Centre National d'Entraînement Commando.

Néanmoins, la vocation et l'architecture militaire de Mont-Louis ne font pas tout.

Depuis un peu plus d'une année, la municipalité, en collaboration avec les associations de la cité : Amis de Mont-Louis, Syndicat d'Initiative, Commerçants, Clubs sportifs… a manifesté une véritable volonté politique d'entretenir, de promouvoir et de valoriser son patrimoine, avec un réel effort de diffusion vers le public : animations commerciales et culturelles, accueil touristique, visites guidées, reconstitutions historiques, travaux de recherches historiques, montage d'expositions, conférences, concerts, …

Dans le cadre de cette valorisation du patrimoine, la Municipalité et les habitants de Mont-Louis souhaitent rendre hommage au concepteur de la cité, l'architecte Vauban, en célébrant dignement le tricentenaire de sa mort, le 30 mars 2007.

Depuis le 7 juillet 2008, Mont-Louis est inscrite au patrimoine mondial de l'humanité dans le cadre des fortifications Vauban avec les sites d'Arras, Longwy, Neuf-Brisach, Besançon, Briançon, Mont-Dauphin, Villefranche de Conflent, Blaye-Cussac-Fort Médoc, Saint Martin de Ré, Camaret et Saint-Vaast-Tatihou.

Cette visite guidée permet d'entrer dans la citadelle militaire, lieu tout à fait exceptionnel, normalement interdit et fermé au public. Au puits des forçats, l'intérêt principal réside dans la découverte d'un élément architectural unique, la roue du puits. Formée d'une énorme cage à écureuil (autrefois actionnée par au minimum deux hommes), elle permettait d'alimenter en eau la citadelle (il n'en existe que 2 modèles conservés en France). L'histoire et l'architecture de la place-forte sont expliquées autour d'une maquette, de plans anciens, des différentes pièces archéologiques trouvées et conservées sur le site, ainsi que des découvertes récentes, faites en collaboration avec le CNEC. Sont aussi évoquées l'occupation militaire, sans discontinuité depuis plus de 326 ans, ainsi que les activités du Centre National d'Entraînement Commando, formant les futurs cadres de l'armée française mais aussi nombre d'armées européennes.

La visite guidée (45 mn environ) est au départ de l'Office du tourisme.

La nouvelle visite guidée concerne exclusivement le village de Mont-Louis, elle est complémentaire de celle proposée depuis plusieurs années déjà dans la citadelle. A travers les rues du village, et les différents bâtiments (caserne, hôpital, église) la visite permet d'évoquer Mont-Louis, depuis les premiers habitants et leurs baraques en planches, jusqu'au Mont-Louis d'aujourd'hui. Comment la cité s'est développée ? Comment est naît la vocation touristique de la ville ? Et quelles seront les conséquences du label UNESCO pour l'avenir de la cité ?

Monument dédié à l'enfant de Mont-Louis, l'un des Généraux les plus titrés de France.

Monument dédié au "sauveur" de Mont-Louis en 1793.

Le four solaire de Mont-Louis, construit juste après la seconde guerre mondiale, fut la première installation de ce type dans le monde, et fut un précurseur du four solaire d'Odeillo. Il fournit une puissance de 50 kW.

Balade-découverte à l'extérieur des remparts de la ville pour découvrir et observer les différentes espèces d'oiseaux et d'insectes de notre territoire.

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Fontfrède (Pyrénées-Orientales)

Illustration sous licence libre bienvenue !

Le pic de Fontfrède est un sommet des Pyrénées-Orientales situé sur la commune de Céret.

Culminant à 1093 m, le pic de Fonfrède (en catalan : puig de Fontfreda, ce qui signifie pic de la fontaine froide) surplombe le col du même nom où fut inaugurée une stèle des évadés de France en hommage aux personnes qui, durant la deuxième Guerre mondiale, ont fui le régime de Vichy en traversant les Pyrénées pour se réfugier en Espagne.

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Cerbère (Pyrénées-Orientales)

Vue sur la plage de Cerbère depuis la route menant au Cap.

Vue sur la plage de Cerbère depuis la route menant au Cap.

Cerbère est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales et la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Cerbériens.

Dernière commune de la Côte Vermeille avant l'Espagne, Cerbère (en catalan Cervera de la Marenda) a pour communes limitrophes : Banyuls-sur-Mer ( France) et Port-Bou ( Espagne).

L'occupation préhistorique des lieux ne fait aucun doute, vue la présence de plusieurs mégalithes sur le territoire de la commune : un menhir au pied du pic de Querroig (la Pera Dreta), et trois dolmens : au col de la Farella, au col des Portes et au lieu-dit la Coma Estepera.

Le lieu de Cerbère est mentionné dès le Ier siècle par le géographe Pomponius Mela, qui en fait la limite des Gaules : « Cervaria locus finis galliae »; ceci aura des incidences en 1659 pour fixer la frontière franco-espagnole. On le retrouve sous la forme Cervera en 1155.

L'étymologie du mot n'a certainement rien à voir avec le chien Cerbère, gardien des Enfers dans la mythologie grecque, même si le Cap Cerbère peut apparaître comme un poste de défense à l'entrée de l'Espagne. En effet, de nombreuses autres localités portent le même nom, notamment en Catalogne, et leur situation géographique ne justifie en rien une telle étymologie. On a souvent proposé un lieu fréquenté par les cerfs, hypothèse elle aussi peu plausible. Vu l'ancienneté du nom, il faut lui supposer une origine pré-latine, et le rattacher à la racine pré-indo-européenne kar, ker (rocher), suivie de la racine ibéro-basque -erri (lieu). Le nom de Cerbère désignerait donc un lieu rocheux, ce qui convient parfaitement au site, mais aussi aux autres localités portant des noms similaires.

Même si la commune de Cerbère ne date que de 1889, son territoire est déjà délimité par un acte de 981, sous la forme d'un fief concédé par le roi Lothaire à son ami le duc Gausfred. On y retrouve les actuelles limites de son territoire : Perafita, le pic Joan et le pic de Querroig. Ce fief, que l'on peut appeler la vall de Cervera, possédait son château (la tour de Querroig en est le seul vestige) et son église, dédiée à saint Sauveur, construite au pied du pic de Querroig et mentionnée au XIVe siècle. C'est justement au XIVe siècle que l'on trouve quelques éléments permettant d'avoir une trop vague idée de l'histoire de Cerbère. Le lieu est rattaché à celui des Abeilles, pour former une seule seigneurie, dont Dominique Isern, de Rigarda, était propriétaire à la fin de l'Ancien Régime. L'ensemble fait ensuite partie de la commune de Banyuls-sur-Mer, à laquelle il était en fait plus ou moins déjà rattaché depuis le Moyen Âge.

C'est en 1864 que la destinée de Cerbère va changer : à cette date, un accord est signé entre l'Espagne et la France pour faire du col des Balistres un axe ferroviaire entre les deux pays, ce qui va entraîner la construction des deux gares frontalières de Port-Bou et de Cerbère. Le tunnel international des Balitres (de longueur de 606m en Espagne, 469m en France, double voie: une française et une espagnole)) est inauguré en 1878, le rail arrive à Cerbère en décembre 1877 en provenance de Port-Vendres (atteint par le rail en 1857), et le 20 janvier 1878 la liaison est faite avec Port-Bou. En juillet 1878 est signée une convention entre la compagnie espagnole des chemins de fer de Tarragone à Barcelone et France (TBF) et la compagnie française des chemins de fer du Midi. Le trafic devient tout de suite très important, et entraîne un rapide accroissement de la population. Les installations ferroviaires prennent des dimensions considérables, d'autant que la différence d'écartement entre les rails français (1,44m) et les rails espagnols (1,67m) nécessite des transbordements de marchandises d'un convoi à l'autre (puis simplement à partir de 1952 des changements d'essieux). L'afflux de population entraîne tout naturellement la création de la commune de Cerbère (1889), qui possède 1428 habitants dès le recensement de 1891. Par la suite, la population n'a cessé de croître jusqu'en 1962, où est atteint le record de 2438 habitants. La courbe s'est inversée à partir de cette date pour diverses raisons : mécanisation des tâches ferroviaires (notamment le changement d'essieux), concurrence des transports routiers, suppression des barrières douanières. Cependant, le rôle économique de Cerbère est loin d'être négligeable : en 1998, la gare a traité un total de 2 500 000 tonnes de marchandises. Dans le cadre du fret, 350 à 700 wagons sont traités quotidiennement, soit en technique de changement d'essieux (13 trains par jour), soit en technique combinée (10 trains par jour). Pour les voyageurs, le nombre de trains desservant la gare varie de 18 à 47 par jour selon les périodes (chiffres recueillis sur le site web du conseil général). À l'année, ce sont 15 000 trains qui transitent par la gare SNCF de Cerbère.

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Source : Wikipedia