Pyrénées

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Posté par rachel 29/04/2009 @ 22:10

Tags : pyrénées, france

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Pyrénées

Carte topographique des Pyrénées

Les Pyrénées sont une chaîne montagneuse du sud-ouest de l'Europe. Elles s'étendent en longueur selon une direction est-ouest sur une distance approximative de 430 kilomètres depuis la mer Méditerranée (Cap de Creus) jusqu'au golfe de Gascogne (Cap Higuer). Culminant à 3 404 mètres d'altitude au pic d'Aneto, les Pyrénées forment une véritable barrière géographique séparant la péninsule ibérique au sud du reste de l'Europe continentale au nord. Elles constituent une frontière naturelle entre l'Espagne et la France et abritent aussi la principauté d’Andorre.

La chaîne des Pyrénées traverse trois régions et six départements français : d’est en ouest les régions Languedoc-Roussillon (Pyrénées-Orientales et Aude), Midi-Pyrénées (Ariège, Haute-Garonne et Hautes-Pyrénées) et Aquitaine (Pyrénées-Atlantiques). Côté espagnol, elle traverse quatre communautés autonomes et sept provinces d'Espagne : d’est en ouest la Catalogne (Gérone, Barcelone et Lérida), l'Aragon (Huesca et Saragosse), la Navarre (communauté composée d'une seule province du même nom) et le Pays basque espagnol (Guipuscoa).

L'origine du nom « Pyrénées » reste floue. Les nombreuses étymologies fantaisistes qui furent proposées au cours des siècles ne sont plus retenues aujourd'hui où l'on estime que Pyrénées est un toponyme savant emprunté tardivement aux géographes grecs,.

Le terme Πυρηναῖα (Pyrēnaîa) apparaît par exemple chez l'écrivain Plutarque (vers 46 - 125 ap. J.-C.). Plus tard, le mot transitera par le latin Pyrenaeus et, dans les autres langues que le français, le -y- se transformera en -i- : espagnol los Pirineos / el Pirineo, occitan los Pirenèus, catalan els Pirineus / el Pirineu, aragonais os Perinés ainsi que basque Pirinioak.

Dans la mythologie grecque, le terme « Pyrénées » était associé au personnage légendaire nommé Pyrène (Πυρήνη), fille du roi Bebryx. Selon Silius Italicus, la jeune fille fut aimée d'Héraclès qui la délaissa. Elle donna naissance à un serpent et alla enfouir sa honte dans les forêts où elle fut dévorée par les bêtes sauvages. Héraclès lui construisit un tombeau. Diodore de Sicile (vers 90 - 30 av. J.-C.) explique par contre le nom Pyrénées à partir du grec ancien πῦρ (pŷr, feu) à cause d'un immense incendie qu'auraient provoqué les bergers.

En géographie physique, les Pyrénées forment une chaîne d'allure rectiligne, assez étroite, d'une longueur totale de 430 kilomètres du cap de Creus côté Méditerranée au Jaizkibel côté Atlantique. La délimitation occidentale peut paraître arbitraire puisque les Pyrénées se fondent progressivement dans les montagnes basques qui à leur tour rejoignent les Monts Cantabriques (soit un axe pyrénéo-cantabrique atteignant 1 000 km de continuité montagneuse). La plus simple définition géographique des Pyrénées tient à leur caractère « isthmique » : entre la Méditerranée et le point le plus proche du Golfe de Gascogne. Au-delà commence la chaîne (cordillera) basco-cantabrique.

Pour fixer une largeur limite approximative au massif, on peut dire que le piémont pyrénéen se dilue dans le bassin de l'Èbre versant espagnol, dans le bassin aquitain et la basse vallée de l'Aude versant français. La superficie du massif est alors estimée à environ 19 000 km2.

Les vallées pyrénéennes sont fréquemment orientées nord-sud (à l'exception des vallées catalanes, le plus souvent orientées ouest-est) et ses hauts sommets s'égrènent sans grande discontinuité, ce qui explique que d'un bout à l'autre de la chaîne il existe peu de points de passage praticables entre le versant septentrional et le versant méridional. Ainsi la frontière franco-espagnole suit à peu près la ligne des crêtes, la principale exception à cette règle étant formée par le val d'Aran qui dépend de l’Espagne mais se situe sur le versant septentrional du massif. Autre « anomalie », la chute de Cerdagne, située sur le versant méridional de la chaîne mais partagée entre la France et l’Espagne.

La chaîne est à la fois jeune et ancienne selon l'échelle des temps géologiques: jeune car la surrection du relief s'est produite il y a 40 millions d'années, en même temps que les Alpes, durant l'ère tertiaire ; ancienne car les roches et matériaux surélevés ne se sont pas formés à ce moment-là mais bien plus tôt : ils pré-existaient à la chaîne, durant les ères secondaire et primaire, voire avant.

Les sédiments de la genèse des Pyrénées se déposèrent dans des bassins littoraux au cours du Paléozoïque (ère primaire) et du Mésozoïque (ère secondaire). Les roches métamorphiques et magmatiques (granite et gneiss par exemple), qui s'étaient formées dans le manteau et la croûte terrestre, commencèrent à affleurer il y a 260 millions d'années (Permien).

Puis, au Crétacé inférieur (150 - 100 Ma), sous l'effet d'une ouverture océanique, le golfe de Gascogne s'ouvrit en éventail, serrant l'Espagne contre la France et prenant en étau de grandes couches de sédiments d'une mer peu profonde présente à l'époque. La collision continentale fut progressive d'est en ouest : le serrage et le soulèvement de l'écorce terrestre commencèrent par affecter la partie orientale pour s'étendre progressivement à toute la chaîne, surrection et déformation culminant à l'Éocène, au début du Cénozoïque (ère tertiaire).

Aussi, la zone axiale des Pyrénées (qui forme une ellipse très allongée tout le long de la ligne des hautes altitudes, du pic d'Anie jusqu'au Roussillon) est constituée de roches bien plus anciennes que la formation des sommets elle-même. La prépondérance dans cette zone de roches crustales (granites et gneiss) offrant peu de prise à l'érosion est responsable de l’aspect massif et peu découpé de la chaîne.

Tout autour de la zone axiale, les sédiments des formations jurassiques et crétacées se sont plissés en bandes concentriques. Ils sont plus étalés sur le versant sud où ils forment des étagements successifs de sierras et de hauts plateaux. Au nord, ils forment une bande relativement étroite dans les Pyrénées centrales, par exemple pour les Petites Pyrénées, avant-mont s'étendant de l'Aude au confluent du Salat et de la Garonne et comprenant des chaînons calcaires comme le Plantaurel ; ils s’élargissent à l’ouest au-delà du pic d'Anie où les sommets de granite sont flanqués de couches calcaires et à l’est, dans les Corbières, où les soubassements schisteux et calcaires reparaissent, fortement plissés et ravinés.

Au pléistocène, l'érosion glaciaire façonna les cirques et vallées glaciaires en forme de U, fréquents sur le versant nord, de même qu'elle fut responsable de la création de plateaux fluvio-glaciaires au nord de la chaîne (comme le Lannemezan) par l'accumulation des alluvions de graviers et d'argiles transportées par les cours d’eau.

La plus haute chute d'eau (422 m) se trouve à la source du gave de Pau au niveau du cirque de Gavarnie. Ce dernier fait partie avec le massif du Mont-Perdu d’un massif montagneux transfrontalier plus vaste désigné sous le nom de Pyrénées-Mont Perdu, et inscrit depuis 1997 sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO au titre des paysages naturels et des paysages culturels ,.

Le point culminant des Pyrénées est le pic d'Aneto (3 404 mètres), situé sur le versant espagnol. Les hauts sommets, situés au-dessus de 3 000 m, se situent principalement dans les Pyrénées centrales, en région Midi-Pyrénées, côté français, et dans la communauté autonome d'Aragon côté espagnol : il existe en tout 129 sommets principaux et 83 secondaires se hissant au-dessus des 3 000 mètres et répartis en 11 zones. À noter que cette limite mythique des 3 000 m est née courant XIXe siècle suite à la révolution française qui a institutionnalisé le système métrique (avant on comptait en toise), engendrant un véritable engouement pour l'ascension de tel sommets (voir Pyrénéisme).

Tous les massifs et sommets célèbres n'atteignent pas 3 000 mètres : citons, par exemple, le massif des Corbières qui culmine à 1 230 m avec le pic de Bugarach, le pic du Midi de Bigorre (2 877 m) et le pic du Midi d'Ossau (2 885 m) bien visibles depuis la plaine, le pic d'Anie (2 504 m), le Grand Gabizos (2 692 m), le Montardo (2 833 m), La Rhune (905 m), sans oublier le Mont Valier (2 838 m) dans le Couserans, etc.

Le système hydrographique des Pyrénées est composé d'un très grand nombre de petits lacs et étangs (ibón en aragonais) jalonnant de non moins nombreux gaves et autres cours d'eaux. Il n'y a pas de "grands lacs" dans les Pyrénées (comme dans les Alpes) : les plus grands sont des retenues artificielles telles que la retenue de Yesa (Navarre) avec une superficie de 1900 ha. Toutefois le nombre de lacs et étangs est impressionnant, environ 2 500, ainsi que leur profondeur qui peut être supérieure à 100 mètres.

Les gaves creusant la roche commencent souvent par de longues rivières souterraines comme celles de Bétharram avant de jaillir sous forme de petits torrents tourbillonnant, pouvant donner place à des gorges très étroites et profondes comme les gorges de Galamus, ou des trouées impressionnantes comme celle de la grotte du Mas d'Azil. Par ailleurs, les importants cours d'eau ont donné leur nom aux départements, provinces d'Espagne ou comarques qu'ils traversent : l'Aragon, l'Ariège, l'Aude, la Garonne, etc.

Les vallées des Pyrénées sont en général étroites, orientées nord-sud et particulièrement encaissées du côté français à proximité de la haute chaîne frontalière (jusqu'à 2000 mètres de dénivelée). La plupart des vallées ont subi l'érosion glaciaire comme en témoignent les dépôts morainiques (remarquables en vallée de Campan) et certains fonds plats (vallée d'Aure vers St Lary Soulan, vallée de la Noguera Pallaresa vers Esterri d'Aneu, vallée du Rio Cinqueta vers Plan...). Si elles sont moins larges que celles des Alpes et dépourvues de lacs cela s'explique surtout par la plus faible superficie des Pyrénées, qui n'a pas permis la formation de grandes "langues" glaciaires (les plus grands glaciers atteignaient cependant le piémont : Ossau, Gave de Pau, Garonne, Ariège). Dans les massifs calcaires, surtout versant espagnol, on observe de nombreux canyons (Kakouetta, Vellos, Anisclo...). Certains ont été jadis glacés, d'autres non, mais les glaciers n'y ont pas stationné suffisamment longtemps ou étaient de faible taille et n'ont pas laissé de trace significative. Il s'agit donc d'une érosion de type essentiellement fluviale. Les canyons recèlent une très grande diversité floristique et faunistique.

Par leur latitude et leur orientation les Pyrénées séparent deux grands ensembles climatiques et végétaux : océanique à l'ouest et au nord, continental et méditerranéen au sud et à l'est.

L'influence océanique du nord-ouest, en provenance du Golfe de Gascogne tout proche, est intense au Pays basque (cumuls pluviométriques de 150 à 250 cm/an, hivers relativement doux et étés frais: moyennes de +1° en janvier à +13° en juillet vers 1 200 m d'altitude). Elle se prolonge sur les quatre cinquièmes de la chaîne en versant nord (jusqu'au département de l'Aude), tandis qu'elle pénètre peu sur le versant sud (guère plus loin que les montagnes de Navarre puis à proximité immédiate des crêtes frontalières). En s'enfonçant dans les terres la pluviométrie se modère tout en restant régulière (100 à 150 cm/an en moyenne montagne, localement 200 cm sur les plus hauts massifs des Pyrénées Occidentales) et l'amplitude thermique augmente (à 1 200 m : 0° en janvier, +14° en juillet). Les pâturages verdoyants alternent avec des forêts de chênes à feuilles caduques en vallée et piémont, de hêtres et sapins en moyenne montagne. La limite haute de la forêt se situe entre 2000 et 2 500 m (pins à crochets), laissant place aux landes subalpines (bruyère, rhododendrons) puis, au-dessus de 2500 à 3 000 m, aux pierriers, névés et petits glaciers.

Sur le versant Sud (Aragon, Catalogne occidentale, Andorre, Cerdagne) le régime des précipitations est essentiellement alimenté par les perturbations de Sud à Ouest d'origine atlantique, qui subissent une influence continentale lors de leur traversée de la péninsule ibérique et se réactivent au contact du relief pyrénéen. Les précipitations sont plus rares mais souvent plus intenses qu'en versant nord, ce qui explique que l'ensoleillement soit bien meilleur alors que les cumuls pluviométriques sont comparables (100 à 150 cm/an) si l'on excepte le piémont aride (environ 50 cm/an). L'air océanique tempéré étant repoussé par la haute chaîne, les hivers sont relativement froids et les étés chauds (à 1 200 m : 0° en janvier, +15° en juillet). La moyenne montagne présente une végétation typiquement méditerranéenne : garrigue pierreuse et buissonneuse, forêts de chênes verts, pins noirs, pins sylvestres. Les plus hautes vallées accueillent de vertes prairies, des forêts de hêtres, sapins, pins sylvestres et à crochets. L'étage altimontain ne serait guère différent de celui du versant nord si la prédominance des terrains calcaires au sud n'était une contrainte se superposant au climat et qui abaisse la limite du végétal.

Enfin l'orient de la chaîne est proche du versant sud par sa végétation mais diffère par son régime des précipitations : la Méditerranée génère des perturbations, rares mais parfois diluviennes sur les premiers versants montagneux rencontrés. La région transfrontalière située entre le Canigou et la ville d'Olot est particulièrement arrosée (100 à 150 cm/an) ainsi qu'en témoignent les nombreuses hêtraies. L'ensoleillement est cependant important, avec de longues périodes de beau temps et une sécheresse estivale atténuée sur les massifs par des orages.

La flore des Pyrénées comporte environ 4 500 espèces, dont quelques 160 espèces endémiques comme le saxifrage des Pyrénées (Saxifraga longifolia), l'ancolie des Pyrénées (Aquilegia pyrenaica), le chardon bleu des Pyrénées (Eryngium bourgatii), etc.

Les principales essences d'arbre sont le pin à crochets (Pinus uncinata) en altitude (étage subalpin) ; le hêtre (Fagus sylvatica) et le sapin (Abies alba) en moyenne montagne (étage montagnard) ; puis le chêne et le châtaignier sur les basses pentes (étage collinéen).

L'agriculture est limitée dans les vallées aux céréales et aux arbres fruitiers.

L’influence méditerranéenne fait que les Pyrénées orientales, plus ensoleillées, ont une composition floristique différente du reste de la chaîne. L’orientation d’ouest en est de la chaîne a eu pour conséquence qu’un grand nombre d’espèces qui étaient présentes au nord de cette région durant l’ère tertiaire ont disparu en raison du froid pendant la dernière grande glaciation (maximum glaciaire vers -20 000 ans) : elles ont en effet buté en migrant vers des zones de basses latitudes plus clémentes contre la chaîne de montagnes, qu’elles n’ont pas pu franchir. Toutefois, quelques espèces ont pu subsister dans des vallées protégées des Pyrénées, devenant endémiques de la zone.

La faune des Pyrénées présente également quelques exemples saisissants d'endémisme : le desman des Pyrénées ou rat-taupe (Galemys pyrenaicus), mammifère aquatique dont l'aire de répartition s'étend aux deux versants des Pyrénées et aux massifs montagneux du nord-ouest de la Péninsule ibérique (seule une espèce voisine appartenant au même genre est confinée aux fleuves du Caucase, en Russie méridionale). L'euprocte des Pyrénées (Euproctus asper), batracien urodèle proche de la salamandre, vivant dans les cours d'eau d'altitude, est également caractéristique. Le bouquetin des Pyrénées ou ibex (Capra pyrenaica ssp. pyrenaica) s'est éteint dans les années 1998-2001. D'autres espèces comme le gypaète barbu ou l'isard ont elles aussi été en voie d'extinction mais sont aujourd'hui protégées et commencent petit à petit à se repeupler. Quant à l'ours brun indigène des Pyrénées (voir ours des Pyrénées), il a été chassé jusqu'à sa quasi-extinction dans les années 1990. Des tentatives de renforcement de l'espèce ont lieu depuis 1996 en relâchant des ours apportés de Slovénie.

Une des particularités de la faune pyrénéenne est la richesse et la diversité de sa vie souterraine, ayant donné lieu à l'installation en 1948 du Laboratoire Souterrain de Moulis. En particulier, toutes les espèces cavernicoles du genre Aphaenops (coléoptères) sont endémiques de la chaîne pyrénéenne (voir aussi René Jeannel).

La faune et la flore de la partie centrale des Pyrénées sont protégées par le parc national des Pyrénées, versant français, et par deux parcs nationaux, le parc national d'Aigüestortes et lac Saint-Maurice en "Encantats" et le parc national d'Ordesa et du Mont-Perdu, versant espagnol. À cela, s'ajoute le parc naturel régional des Pyrénées catalanes et des réserves naturelles nationales comme celle du Néouvielle, de la vallée d'Ossau dans les Pyrénées occidentales, ou les nombreuses réserves naturelles catalanes (Prats-de-Mollo, Nohèdes, Py, Mantet, Vallée d'Eyne, Jujols, Conat, La Massane). Il existe enfin des réserves naturelles régionales en Ariège (Embeyre), dans les Pyrénées-Orientales (Nyer) et dans les Hautes-Pyrénées (Pibeste). Les nombreux sites naturels classés au titre de la loi sur la protection des paysages et les arrêtés préfectoraux de protection de biotope, les réserves biologiques et les réserves de faune sauvage témoignent également de l'intérêt écologique du massif pyrénéen.

La plus ancienne présence d'un membre de la lignée humaine (genre Homo) est attestée dans la région dès -800 000 ans (Paléolithique inférieur) avec Homo antecessor à Atapuerca (nord de l'Espagne), puis avec l'homme de Tautavel vers -450 000 ans, (commune de Tautavel dans le département des Pyrénées-Orientales).

Durant tout le Paléolithique moyen, la zone des Pyrénées sera occupée par l'Homme de Néandertal (grottes de Gargas, du Noisetier ou d'Isturitz), avant que ce dernier ne soit remplacé par l'Homme moderne au Paléolithique supérieur. Les grottes de Gargas (période gravetienne) et de Niaux (période magdalénienne) témoignent à travers l'art pariétal de la présence et de la complexité des sociétés humaines de l'époque. Le radoucissement climatique vers -10 000 ans (Holocène) met fin à cette culture de « l'âge du renne » dans la zone du piémont pyrénéen : les grands troupeaux des steppes remontent vers le nord ; la couverture forestière s'étend, la technique de chasse évolue alors en conséquence vers l'Azilien (du nom de la commune du Mas-d'Azil en Ariège).

La néolithisation, ou passage d'une économie de prédation (chasseurs-cueilleurs) à une économie de production (agriculture-élevage), se fera lentement par diffusion à partir de la côte méditerranéenne (voir courant cardial) : la pénétration des nouvelles techniques se fait depuis la côte suivant les fleuves (Èbre, Aude). La côte atlantique connaît aussi un courant de néolithisation plus tardif avec le mégalithisme (attestation de nombreux harrespils et menhirs dans le département des Pyrénées-Atlantiques).

Avec l'Âge du Bronze et l'Âge du Fer commence l'exploitation minière du massif, riche aussi en or et en argent. La Protohistoire voit le développement des Gaztelu zahar.

La zone « rentre dans l'Histoire » avec les premiers comptoirs grecs côté méditerranéen (Empúries), puis les conquêtes romaines de la Catalogne vers 210 av. J.-C. et de la Narbonnaise vers 118 avant J.C. Rome conquiert finalement toute la zone (conquête romaine de l'Hispanie progressivement, conquête de l'Aquitaine par Crassus en 56 av. J.-C.) et divise le territoire suivant 3 provinces romaines sous l'empire romain : Novempopulanie côté Aquitaine, Narbonnaise côté Languedoc, et Tarraconaise côté péninsule ibérique.

Au Haut Moyen Âge, le territoire tombe sous la domination des Wisigoths au Ve siècle puis des arabo-musulmans au VIIIe siècle. Les Francs récupèreront rapidement la zone au nord des Pyrénées, et la Reconquista sur versant espagnol verra naître des royaumes à partir des vallées pyrénéennes que seront le royaume de Navarre et le royaume d'Aragon.

Aux XIIe et XIIIe siècles, l'Aude et l'Ariège furent des foyers importants de l'hérésie cathare. En 1209 démarre la Croisade des Albigeois ordonnée par le pape Innocent III pour la réprimer. Elle fut l'occasion de nombreux sièges et affrontements auxquels participèrent les seigneurs des fiefs pyrénéens, comme le roi Pierre II d'Aragon, le comte Raymond-Roger de Foix ou le comte Bernard IV de Comminges. La prise du château de Montségur (Ariège) en 1244, où plus de deux cents croyants furent condamnés au bûcher, reste un des épisodes les plus connus de cette période. A l'issue de la croisade, le royaume de France étendra son l'influence jusqu'au pied des Pyrénées.

La frontière franco-espagnole est le fruit d'une longue évolution dans les relations entre la France et l'Espagne : un premier traité, le traité de Corbeil (1258) sous Saint-Louis établit des zones d'influences entre le royaume de France et le royaume d'Aragon de chaque côté des Pyrénées, excepté le Roussillon qui fait partie de la Catalogne. La partie nord de la Navarre, ou Basse-Navarre, est rattachée à la France sous Henri IV tandis que le reste de la Navarre, ou Haute-Navarre, revient à la couronne d'Espagne. Il faudra attendre 1659 et le traité des Pyrénées pour qu'une "frontière" sur papier soit fixée : le Roussillon ou Catalogne nord est rattaché définitivement à la couronne de France, la frontière suit grosso-modo la ligne de partage des eaux, c'est-à-dire la ligne des plus hautes crêtes, excepté quelques territoires comme l'enclave de Llivia (voir le traité de Llivia). Toutefois, cette délimitation n'étant pas marquée "physiquement" sur le terrain, aucune zone de droit n'est définie et les communautés paysannes continuent de jouir par exemple de coutumes de pacages sur les terres du pays voisin de l'autre côté de la frontière. Il faudra attendre le traité de Bayonne en 1856 pour que soient réglés les litiges entre communautés frontalières, et qu'il soit décidé la pose de 602 bornes régulièrement espacées définissant ainsi la frontière actuelle.

L'évolution historique récente explique la prépondérance de la langue française au nord et espagnole au sud même si elle ne sont pas originaires de la région. Parmi les langues locales qui se maintiennent existe le catalan (Catalogne - Roussillon - Andorre - frange orientale de l'Aragon), l'occitan (côté français et Val d'Aran), le basque (Biscaye - Guipuscoa - nord de la Navarre - sud-ouest des Pyrénées-Atlantiques) et l'aragonais (nord de l'Aragon).

L'ensemble pyrénéen a connu une occupation humaine ininterrompue. Si le caractère montagnard a pu faciliter un relatif isolement des populations, comme un certain esprit d'indépendance vis-à-vis des pouvoirs centraux, il n'en demeure pas moins que les Pyrénées sont aussi un axe de passage, dès la Préhistoire. On a quelques témoignages de cultes très anciens, de dieux locaux pouvant se rattacher à des traditions celtes et gauloises, et plus spécifiquement basques, dont on sait que la zone d'influence couvrait la majeure partie des Pyrénées centrales et occidentales. Beaucoup de ces dieux ont été par la suite assimilés à des dieux romains.

Conformément à la tradition, les cultes se sont succédé sans discontinuer. Beaucoup d'églises ont, enchâssés dans leurs murs, des stèles et des autels « païens ». Les mégalithes ont fait l'objet de rituels jusqu'au XIXe siècle, où l'Église a procédé à des « christianisations » autoritaires. Par la suite, les dieux perdent peu à peu leur statut pour céder la place à des divinités plus ou moins familières et inquiétantes, présidant aux activités agro-pastorales, protégeant et punissant les malfaiteurs. De là, les sylvains comme Tantugou en haut Comminges, le Silvan aragonais, et une infinie variété d'hommes sauvages, souvent couverts de poils, comme le Basajaun basque, pour finir par des géants faisant figure de croquemitaines, Bécuts, Tartaro ou autres, avatars des cyclopes de l'Antiquité, d'abord effrayants, puis victimes de leur bêtise dans des contes populaires. L'actualité des temps leur trouve toujours une nouvelle jeunesse : des hommes sauvages sont appelés Iretges (hérétiques) en souvenir d'un temps où on pourchassait les déviants du christianisme, cathares ou autres. Les nains et lutins, comme les laminak du Pays basque, sont omniprésents.

Le christianisme apporte ses propres mythologies. De nombreuses légendes (Mulat-Barbe, Millaris, le Berger de Mille ans moins un jour, etc.) liées à l'apparition de la première neige, symbole d'un monde nouveau, sont rapportées à l'apparition du christianisme et à la fin de peuples anciens, détenteurs de savoirs perdus (les Jentils). Les saints protecteurs des activités agro-pastorales prennent la place des divinités. Les mégalithes, objets de cultes souvent ininterrompus jusqu'au XIXe siècle, sont christianisés autoritairement par l'Église. Enfin, les apparitions de la Vierge Marie, nombreuses avant la plus célèbre, celle de Lourdes, sont une spécificité pyrénéenne. Beaucoup de ces apparitions se sont produites dans ou à proximité de grottes ayant connu un habitat préhistorique, et où étaient relatées des apparitions de damas blancas, dames blanches, c'est-à-dire des fées.

En dehors de quelques recueils isolés, d'abord sur le versant français, puis, de manière plus poussée, sur le versant espagnol, il y a eu peu d'études globales de la mythologie pyrénéenne jusqu'à Olivier de Marliave.

L'administration du territoire est bien sûr différente suivant les pays. En France, le territoire est découpé en régions, départements, arrondissements et cantons ; en Espagne, le découpage se fait en communautés autonomes, provinces et comarques ; en Andorre, la division est effectuée en paroisses.

Côté français, l'espace pyrénéen est défini et délimité administrativement d'après la loi Montagne du 9 janvier 1985 : le massif pyrénéen est constitué par « chaque zone de montagne et les zones qui lui sont immédiatement contiguës et qui forment avec elle une même entité géographique, économique et sociale » (Art.5L n°85-30). C'est une unité d'aménagement de l'espace et de programmation. L'aménagement du territoire y vise le regroupement économique de communes avec la création d'intercommunalités et de pays (voir l'article Pays des Pyrénées), ainsi que le désenclavement de la zone massif avec la construction de voie rapides ou d'autoroutes sur chaque versant ou transnationales (voir l'article frontière franco-espagnole).

Le réseau routier comprend l'autoroute A64 (la Pyrénéenne) qui compte 90 km dans la zone massif, 500 km de routes nationales et 2 000 km de routes départementales. Les autoroutes A9 et AP-7 permettent de traverser les Pyrénées orientales, l'A63 et l'AP-8 les Pyrénées occidentales ; l'autoroute A66 permettra à terme de relier Toulouse et Foix à Barcelone en ligne directe en passant près d'Andorre.

Le réseau ferré quant à lui comprend 350 km dont un pôle d'échange transfrontalier à Enveitg (département des Pyrénées-Orientales) avec l'Espagne et l'Andorre.

Du Pays basque à l’Ariège, en passant par le Béarn et la Bigorre, 35 Commissions Syndicales du massif Pyrénéen, des structures intercommunales crées par l’ordonnance royale du 18 juillet 1837, ont mission de gérer et développer le patrimoine naturel d’un territoire en montagne (forêts, espaces montagnards, faune et flore). Mêmes si elles sont bien présentes dans le code des Collectivités Territoriales (art L 5222-1 et suivants du code général des collectivités territoriales), les Commissions Syndicales sont peu connues au niveau du public et des instances nationales.

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Pyrénées (métro de Paris)

Image:Paris map with arrondissements.jpg

Pyrénées est une station du métro de Paris sur la ligne 11, en limite des 19e et 20e arrondissements de Paris.

La station est ouverte en 1935.

La chaîne de montagne, frontière naturelle entre l’Espagne et la France a donné son nom à la plus longue rue du vingtième arrondissement et au traité de paix de 1659 entre les deux pays précités.

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Tarbes Pyrénées rugby

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Le Tarbes Pyrénées rugby (TPR) est un club de rugby à XV français basé à Tarbes. Double champion de France (1920 et 1973) sous l'appellation Stadoceste tarbais, il participe actuellement au Pro D2.

Fondé sous le nom Stadoceste tarbais, il fusionne en 2000 avec le CA Lannemezan sous le nom Lannemezan Tarbes Hautes-Pyrénées. En 2003, Lannemezan reprend son autonomie et le club devient Tarbes Pyrénées rugby, nom qu'il porte aujourd'hui.

Le Stadoceste tarbais a été fondé en janvier 1902 suite à la fusion de deux clubs de la ville, le « Stade Tarbais » (fondé le 4 octobre 1901), où on pratiquait le rugby, et le « Ceste », où on s’adonnait à la boxe et l'escrime. Le premier nom du club fut d'ailleurs le « Stade Ceste » et c'est suite à une erreur de prononciation d'un soldat du régiment des hussards stationné à Tarbes que l'étrange et singulière appellation « Stadoceste » apparut.

Son vivier fut pendant très longtemps l'Arsenal, la manufacture d’armes. Ce club fut longtemps dirigé par des bourgeois aisés et notamment par Jules Soulé qui alla jusqu'à y dilapider sa fortune ! Celui-ci, Toulousain de naissance s'en vint à Tarbes en 1907 suite à la fusion qui donnera naissance au Stade toulousain. Il restera président jusqu'à sa mort en 1945 à l'age de 65 ans.

Le club remportera deux titres de champion en 1920 et 1973 et jouera trois finales, dont la dernière en 1988, perdue face à Agen.

Mais à la fin des années 90, le passage au professionnalisme du rugby français pose un problème sérieux aux clubs de Bigorre, et en particulier pour le Stadoceste qui est en chute dans les profondeurs des championnats amateurs.

Sous l’impulsion du conseil général des Hautes-Pyrénées qui, afin de ne pas disperser ses ressources, souhaite voir s’implanter un seul grand club en Bigorre, le projet de créer un club départemental regroupant les forces de deux clubs ou plus voit le jour. Le projet s’accélère lorsque le CA Lannemezan accède à la Pro 2 en 2000, car ses finances ne lui permettent pas de tenter l’aventure professionnelle. La Ligue nationale de rugby bloquerait en effet à coup sûr la montée. La fusion avec Tarbes, distante de 35 km, est mise sur la table. Les Tarbais sont enthousiastes, les Lannemezanais beaucoup moins, au point que le conseil d’administration du club rejette à 73% le projet en mai 2000. Le FC Lourdes et le Stade bagnérais, contactés également, refusent l’association, craignant de voir leur identité se dissoudre définitivement dans une entité risquant d’être dominée par le club de la préfecture, à Tarbes.

Mais le conseil général des Hautes-Pyrénées fait pression pour provoquer le regroupement, qui lui éviterait de disperser son soutien. Il trouve un partisan de la fusion dans le président du CAL, Jacques Tarrène, chef d’entreprise, principal sponsor de fonds du club, persuadé que Lannemezan, 6 000 habitants, ne pourrait jamais viser plus haut sans elle. Malgré une grande tension au sein du club, Lannemezan est maintenu en Pro 2, à condition qu’il fusionne avec le « Stado ».

Le 3 août 2000 est signé, à Tarbes, le protocole de fusion entre les deux clubs. Une SEMOS (société d’économie mixte à objet sportif) est créée, sous le nom de LT65 (Lannemezan Tarbes Hautes-Pyrénées). Le CAL, le Stado, ainsi que le conseil général et les villes de Tarbes et Lannemezan entrent dans le capital, tout comme plusieurs entreprises privées. Le président Jacques Tarrène dit avoir suivi l’exemple des basketteurs de l’Élan Béarnais Pau-Orthez qui avaient quitté la petite ville d’Orthez pour Pau, où il a trouvé les moyens de ses ambitions.

Le problème du maillot est vite réglé, les deux équipes jouant en rouge et blanc. Mais comme le craignaient les Lannemezanais, tous les matches ont lieu à Tarbes et malgré de belles affluences (environ 4 000 spectateurs de moyenne), le CAL se sent marginalisé, ainsi que le montre la dénomination du club à partir de 2002 : TPR (Tarbes Pyrénées rugby).

« Nous sommes les plus grands cocus du rugby professionnel. En fusionnant, la ville de 6000 habitants a perdu son âme. "Le stade ne servait plus à rien ; plus personne n’y jouait, tout avait été transféré à Tarbes, même l’école de rugby. Le dimanche, tout était mort, les cafés restaient fermés. » (Jean-Louis Fourcade, président du CAL) C’est pourquoi en 2003, les Lannemezanais quittent le TPR et recréent l’équipe première du CAL, qui repart en Fédérale 3 et remonte en Fédérale 1 en 2005.Jacques Tarréne, mécéne du rugby bigourdan était disposé à éponger une dette de 90000 € du CAL, malheureusement J.L. Fourcade cru bon d'attaquer sur le plan jurudique la SEMOS pour récupérer une somme due au titre de charges salariales. Le dénouement vient de tomber en mars 2008 et le CAL est comdanné à rembourser au TPR 71000 €...

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Espaces protégés des Pyrénées

Le logo des sites Natura 2000

Les espaces protégés des Pyrénées concerne et recense les « espaces protégés », appelés aussi « espaces naturels », présent dans la zone des Pyrénées. Ces espaces sont recensés et gérés par différentes organisations internationales, nationales et régionales, dont les programmes ont des statuts différents, mais néanmoins dont le but général est commun, à savoir préserver la spécificité naturelle et culturelle de tels espaces. Il peut ainsi arriver qu'un même site soit classé par plusieurs organisations, ou que plusieurs sites se recoupent entre eux : par exemple, le site Pyrénées-Mont Perdu classé par l'UNESCO (organisation internationale dépendante de l'ONU) se situe à cheval sur une partie du Parc national des Pyrénées, reconnu et géré par l'Etat français, et une partie du Parc national d'Ordesa et du Mont-Perdu, reconnu et géré par l'Etat espagnol, ces derniers contenant eux mêmes de nombreux sites répertoriés par le réseau européen Natura 2000.

En France, les espaces protégés sont introduits par le Code de l’environnement, Livre III : Espaces naturels, dont la définition est : « Les Espaces protégés constituent dans leur ensemble un réseau d'espaces dotés d’une protection réglementaire forte et qui a pour mission de préserver et étudier les milieux naturels et les espèces qui y vivent, assurer la conservation et la gestion durable du patrimoine naturel souvent exceptionnel, accueillir le public et sensibiliser les citoyens à la valeur de ces richesses naturelles et à la nécessité de leur conservation ».

Statut : Le massif des Pyrénées comporte 3 parcs nationaux dont 2 situés en Espagne et qui ont pour mission de se consacrer à la protection du patrimoine naturel exceptionnel qui leur est confié. Les parcs nationaux ont aussi un rôle dans la connaissance des espaces naturels protégés puisque ce sont le support d’études scientifiques et de recherches.

Statut : Les parc naturels régionaux ont pour objet de mettre en valeur et protéger des grands espaces habités. Ce sont généralement des territoires ruraux dont la qualité des paysages, du milieu naturel et du patrimoine sont remarquables mais dont l'équilibre est fragile.

Statut : une réserve naturelle est un territoire protégé pour préserver un patrimoine naturel remarquable et menacé, qu'il s'agisse d'espèces vivantes animales et végétales, de minéraux, de fossiles, ou du milieu naturel, pouvant inclure des activités traditionnelles... Une réserve naturelle peut avoir une importance locale, régionale ou nationale.

Le classement d'une zone en réserve naturelle doit permettre de la soustraire à toute dégradation d'ordre naturel (incendies, comblement naturel d'un lac, fermeture naturelle d'une pelouse sèche, etc.) ou par l'activité de l'homme (pollution volontaire ou non, incendie criminel, exploitation, etc.) qui pourrait nuire à la préservation de son patrimoine naturel.

Les réserves naturelles constituent l'un des outils de protection des milieux naturels, et sont complémentaires d'autres formes de protection comme les parcs nationaux, les parcs régionaux, le conservatoire du littoral.

Sources : APEM et DIREN régionales, et.

Statut : Le conservatoire régional des espaces naturels est une association chargée de la conservation, de la protection, de la gestion et de la valorisation des sites naturels remarquables. Concentrant son activité sur la faune et la flore en danger, le CREN œuvre activement en faveur de la biodiversité et en s'inscrivant dans un démarche scientifique, le CREN contribue à une meilleure connaissance des patrimoines naturels régionaux.

Statut : Il existe en France des Réserves de chasse et de faune sauvage et des Réserves biologiques, ce sont soit des Réserves biologiques domaniales, soit des Réserves biologique forestières. Il en existe une dizaine dans les Pyrénées.

On trouve dans les Pyrénées Françaises, des Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 1 et de type 2 : elles correspondent au recensement d'espaces naturels terrestres remarquables, validé scientifiquement dans chaque région par le conseil scientifique régional du patrimoine naturel puis nationalement par le Muséum national d'histoire naturelle.

Statut : ce sont des espaces de superficie réduite, homogènes d’un point de vue écologique, et qui abritent au moins une espèce et/ou un habitat rares ou menacés, d’intérêt aussi bien local que régional, national ou communautaire.

On en dénombre environ 946 sur l'ensemble des 6 départements des Pyrénées françaises.

Statut : ce sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. Elles peuvent inclure des zones de type I et possèdent un rôle fonctionnel ainsi qu’une cohérence écologique et paysagère.

On en dénombre environ 166 sur l'ensemble des 6 départements des Pyrénées françaises.

Statut : le réseau Natura 2000 est un réseau de sites écologiques (naturels ou semi-naturels) ayant une grande valeur patrimoniale par les habitats naturels ou la faune et la flore exceptionnelles qu'ils contiennent. La constitution du réseau Natura 2000 a pour objectif de maintenir la diversité biologique des milieux, tout en tenant compte des exigences économiques, sociales, culturelles et régionales dans une logique de développement durable.

Il existe 116 sites Natura 2000 sur l'ensemble des 6 départements français des Pyrénées.

Statut : A la suite de la Directive Européenne « Oiseaux » de 1981 (Directive CEE n° 79/409 du 6 avril 1979), il a fallu inventorier les premiers sites des Zones Importantes pour la Conservation des Oiseaux (ZICO), il a été dénombré 277 ZICO en France. Par la suite, en 2006, 214 de ces ZICO ont été désignées comme Zones de protection spéciale.

Sont classés ici les Espaces Naturels à proximité de la zone massif (Confère la carte de délimitation de la zone masssif des Pyrénées) mais pas directement en rapport avec la zone montagneuse proprement dite.

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Source : Wikipedia