Premier ministre

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Posté par woody 03/03/2009 @ 22:07

Tags : premier ministre, gouvernement, politique, françois fillon

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Premier ministre français

Le Premier ministre n'exerce un réel pouvoir qu'en période de cohabitation. Celle-ci lui permet même d'être plus présent sur la scène internationale. Ici Lionel Jospin avec le Premier ministre canadien Jean Chrétien en 2000

Cet article fait partie de la série sur la politique de la France, sous-série sur la politique.

En France, le Premier ministre est le chef du gouvernement sous la Ve République. Cette fonction succède à celle de président du Conseil des deux Constitutions précédentes, avec des pouvoirs différents. Il réside à l'Hôtel Matignon, situé à Paris, rue de Varenne, dans le VIIe arrondissement. C'est pourquoi les services du Premier ministre sont souvent appelés « Matignon » par métonymie.

La Constitution du 4 octobre 1958, indique à l'article 8 que le Premier ministre est nommé par le président de la République sans contreseing. Ce dernier peut mettre fin à ses fonctions seulement par présentation de la démission du gouvernement.

L'article 21 énonce que le Premier ministre dirige l'action du gouvernement, est responsable de la Défense nationale, assure de l'exécution des lois. Il propose la nomination et la révocation des ministres. Par ailleurs, le Premier ministre, sur délégation du président de la République, peut nommer aux emplois civils et militaires, et peut présider exceptionnellement le Conseil des ministres. Il engage la responsabilité du gouvernement devant l'Assemblée nationale.

De même, le Premier ministre dispose du pouvoir réglementaire autonome (par décrets). Celui-ci s'étend sur des matières situées hors du champ de la loi déterminé par l'article 34 de la constitution. Le Premier ministre peut changer les lois et les décrets votés avant 1958, si leur domaine est passé dans la compétence réglementaire. Mais pour cela, il faut un décret pris après avis du Conseil des ministres. Le Premier ministre a aussi le droit d'entrée et de parole au Parlement. En cela, il est l'intermédiaire entre le président et le Parlement. Il peut demander au président la tenue d'une session parlementaire extraordinaire. Il peut réclamer la réunion d'une Commission mixte paritaire en cas de désaccord entre les deux chambres. Il a le droit de saisir le Conseil constitutionnel.

Il est le chef de l'administration d'État, et est le président de droit du Conseil d'État.

Le rôle du Premier ministre est de diriger l'action du gouvernement, mais en réalité celle-ci est décidée par le président de la République dans ses grandes lignes, lorsque la tendance politique de la majorité parlementaire est la même que celle du chef de l'État. Dans ce cas, le Premier ministre est théoriquement le chef de gouvernement, mais dans les faits, c'est le président de la République qui assure ce rôle, le Premier ministre ne faisant qu'appliquer la politique du chef de l'État. Il a même parfois le rôle d'un « fusible ». Il dispose néanmoins de pouvoirs propres face aux autres membres du gouvernement qui ne dépendent pas de lui.

Il est habituellement choisi parce qu'il est à la tête du courant politique le plus puissant de la majorité parlementaire de l'Assemblée nationale, ou parmi ses représentants, sinon parmi les personnalités proches de ce courant majoritaire. Le président de la République a toutefois la liberté de nommer une personnalité qui n'est ni député ni sénateur avant sa nomination à la tête du gouvernement : ce fut le cas de Georges Pompidou ou de Raymond Barre, ou plus récemment de Dominique de Villepin. Si le président de la République choisit un Premier ministre qui ne reflète pas la couleur politique de l'Assemblée Nationale, celle-ci a la possibilité de voter une motion de censure. Il est arrivé à trois reprises qu'un Premier ministre soit issu du camp adverse à la majorité parlementaire en place, à chaque fois pendant une courte période entre l'élection ou la réélection d'un président lui-même opposant à la majorité sortante et la tenue de nouvelles élections législatives : ce fut le cas pour les socialistes Pierre Mauroy et Michel Rocard, tous deux nommés Premiers ministres par François Mitterrand après chacune de ses élections, respectivement en mai 1981 et mai 1988, alors que la majorité sortante était de droite, et pour l'UMP Jean-Pierre Raffarin porté à ce poste par Jacques Chirac après sa réélection en mai 2002 tandis que le Parlement était encore pour un mois officiellement contrôlé par la Gauche plurielle.

En conséquence, lorsque le Premier ministre est issu d'un courant politique opposé à celui du président de la République, on parle de cohabitation car, dans ce cas, les deux chefs du pouvoir exécutif agissent dans leurs domaines de compétence respectifs. Dans ce cas, le Premier ministre, ne dépendant pas du président de la République, applique sa propre politique et a l'autorité sur les autres ministres. C'est alors un chef de gouvernement, le président de la République restant le chef de l'État et chef des armées et s'occupant en général plus de politique étrangère (le « domaine réservé »).

Lors de sa prise de fonction le Premier ministre remet (c'est l'usage) une lettre de démission non datée. Le président de la république peut donc forcer le Premier ministre à démissionner sauf en période de cohabitation.

La tradition veut que le Premier ministre soit fait grand-croix de l'Ordre national du Mérite six mois après son entrée en fonction. Enfin, tous les chefs de gouvernement depuis Raymond Barre, à l'exception de Jacques Chirac, ont planté à leur arrivée une espèce différente d'arbre dans le parc de l'Hôtel Matignon.

Le plus jeune Premier ministre a avoir été nommé jusqu'à ce jour fut le socialiste Laurent Fabius (nommé en juillet 1984 à 37 ans, 10 mois et 27 jours, en place jusqu'en mars 1986). Le plus âgé fut Pierre Bérégovoy, également socialiste (nommé en avril 1992 à 66 ans, 4 mois et 10 jours, en place jusqu'en mars 1993). Le record de longévité à ce poste est détenu, jusqu'à ce jour, par le gaulliste Georges Pompidou (en place 6 ans, 2 mois et 26 jours d'avril 1962 à juillet 1968), et inversement le record de brièveté est détenu par la socialiste Édith Cresson (10 mois et 18 jours), qui est également la seule femme à avoir rempli pour l'instant cette fonction.

Il est le troisième personnage de l'État (décrets des 21/6 et 13/9/1995) après le président de la République et le président du Sénat. Son appellation officielle est « monsieur le Premier ministre » (appellation que conservent les anciens premiers ministres même si elle est peu utilisée).

Le Premier ministre reçoit, comme les membres du gouvernement ou le président de la République, un traitement brut mensuel, une indemnité de résidence (tous deux soumis aux cotisations sociales obligatoires et imposables à l'impôt sur le revenu) et une indemnité de fonction, définies par l'article 14 de la loi de Finances rectificative pour 2002 du 6 août 2002, modifié par l'article 106 de la loi de finances pour 2008 du 24 décembre 2007, et par l'article 1er du décret du 6 août 2002, modifié par un autre décret du 5 juillet 2007, relatif au traitement des membres du Gouvernement.

Or, le montant actuel du traitement annuel brut des fonctionnaires a été fixé à partir du 1er octobre 2008 pour l'indice 100 à 5 484,75 €. De là, la moyenne des traitements des fonctionnaires hors échelle par mois s'établit à 5 443,615, soit un traitement brut mensuel pour le Premier ministre de 16 330,85 €, une indemnité de résidence de 489,93 € et une indemnité de fonction de 4 205,19 €, pour un montant total de 21 025,97 € bruts par mois.

À ceci il faut ajouter la prise en charge des dépenses téléphoniques et du courrier.

Depuis 1935, la résidence officielle du chef de gouvernement en France (président du conseil puis Premier ministre), ainsi que ses bureaux, se trouvent dans l'hôtel Matignon, situé au 57, rue de Varenne, dans le 7e arrondissement de Paris.

Le pavillon de La Lanterne, à Versailles, sert de lieu de villégiature aux Premiers ministres depuis 1959, même s'il est utilisé depuis 2007 par l'actuel président de la République Nicolas Sarkozy. En échange, le domaine présidentiel de Souzy-la-Briche, dans l'Essonne, est mis à disposition du chef du gouvernement.

Le Premier ministre dispose d'une voiture de fonction avec chauffeur, en l'occurrence une Citroën C6 depuis 2008 (auparavant une Peugeot 607). Le parc automobile de Matignon comptait de plus jusqu'à cette date environ 150 véhicules, dont une trentaine utilisée par les membres du cabinet du Premier ministre et les autres par les services dépendant du chef du gouvernement mais confiés notamment à des secrétaires d'État, mais sur ce total une cinquantaine de véhicules ont été vendus à l'automne 2008 pour acheter la nouvelle voiture de fonction du Premier ministre, quatre autres nouvelles voitures et 7 scooters.

C'est une division de l'Armée de l'air, l'Escadron de transport, d'entraînement et de calibration 00.065 (ETEC 65 ou GAEL), qui, depuis la dissolution en 1995 du Groupe de liaisons aériennes ministérielles (GLAM) par le président Jacques Chirac, assure, entre autres, les missions de transport du président de la République et des autorités gouvernementales françaises, dont le Premier ministre. Le GLAM et l'ETEC ont tous deux été fondés en 1945. L'ETEC est implanté sur la Base aérienne 107 Villacoublay.

En 2007, le Premier ministre (Dominique de Villepin puis François Fillon) a effectué un peu plus de 356 heures de vol à bord des avions de l'ETEC, contre plus de 1 518 heures pour le président de la République (Jacques Chirac puis Nicolas Sarkozy).

Le 17 septembre 2008, l'Élysée a annoncé l'achat par le ministère de la Défense de trois nouveaux avions devant renouveler la flotte de l'ETEC : 2 Falcon 7X essentiellement destinées aux membres du gouvernement et 1 Airbus A330-200 ayant appartenu à Air Caraïbes et construit en 2004, qui sera réaménagé en étant équipé de moyens de communication sécurisés, des espaces de travail, une chambre à coucher, une salle de bains, voire un système complet de sécurité comme des leurres anti-missiles.

Le Premier ministre, à l'instar des autres membres du gouvernement, dispose d'un accès gratuit à l'ensemble du réseau SNCF, en première classe.

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Premier ministre du Japon

Hirobumi Itō, 1er Premier ministre du Japon

Cet article fait partie de la série sur la politique du Japon, sous-série sur la politique.

Le Premier ministre du Cabinet (内閣総理大臣, Naikaku sōri daijin?) est le chef du gouvernement au Japon et détient donc le pouvoir exécutif, à l'instar de ses homologues dans la plupart des autres monarchies constitutionnelles. Il représente également l'État japonais sur la scène internationale.

L'actuel Premier ministre est Tarō Asō, élu par la Chambre des représentants le 24 septembre 2008.

Une première forme de gouvernement avait été créée par le Code de Taihō en 701, instituant alors un Dajōkan ou « Département d'État ». Il est dirigé par le Dajô-daijin, ou « ministre des Affaires suprêmes » ou encore « Chancelier du Royaume », titre créé en 671 pour le prince Ōtomo (futur empereur Kōbun). Cette institution fut particulièrement importante pendant les périodes de Nara (710-794) et Heian (794-1185) avant de perdre progressivement de son influence au profit des Régents Fujiwara puis du shogunat. À partir de là, son rôle devient purement honorifique.

La révolution Meiji rétablit une forme d'administration centrale. Il s'agit tout d'abord, dès le 3 janvier 1868, des Sanshoku, ou « Trois postes », à savoir le Sōsai ou président, les gijo ou législateurs et les san'yo ou conseillers.

Le Seitaisho, ou « Constitution de juin », promulgué en juin 1868 remplace les Sanshoku par un Grand Conseil d'État qui réactive la vieille institution du Dajōkan. Celui-ci est tout d'abord dirigé par une forme de triumvirat constitué de Toshimichi Ōkubo, Takamori Saigō et Takayoshi Kido.

En 1871, la position de Dajô-daijin est à son tour pleinement restaurée et confiée à Sanetomi Sanjō qui reste en place jusqu'à l'abolition en 1885 du Dajōkan, remplacé alors par le premier Cabinet impérial suite à la promulgation de l'Édit sur l'Autorité du Cabinet le 22 décembre 1885.

Le premier premier ministre du Japon a été Hirobumi Itō, investi le 22 décembre 1885, en charge de rédiger une constitution et disposant alors d'assez important pouvoirs.

Les attributions du Premier ministre sont précisées par la première Constitution du Japon, dite Constitution Meiji, promulguée le 11 février 1889 mais effective à partir du 29 novembre 1890. Celui-ci a des pouvoirs assez réduit, puisqu'il est nommé et peut être révoqué par l'empereur, de même que les autres membres du Cabinet. Le premier chef de gouvernement issu de cette constitution fut Aritomo Yamagata, en place du 24 décembre 1889 au 6 mai 1891. Jusqu'au décès de l'empereur Meiji et l'avènement de l'empereur Taishō en 1912, les Premiers ministres et les Cabinets échappent plutôt à la logique de la composition politique de la Diète.

La jeunesse et la maladie du nouvel empereur Taishō donne plus de marge de manœuvre au monde politique. C'est ainsi que le premier Cabinet basé sur le parti politique majoritaire à la Diète, le Seiyukai, est formé par Takashi Hara en 1918. Ensuite, excepté la période allant de 1922 à 1924 dominée par des Premiers ministres militaires, une véritable alternance politique se met en place entre le Seiyukai et le Kenseikai (auquel succédera à partir de 1925 le Minseito), parfois alliés, selon la majorité à la Diète. Cette première expérience de véritable fonctionnement démocratique et parlementaire s'accompagne de plusieurs réformes libérales en politique intérieure, comme l'« acte de réforme » de 1919 ou l'adoption du suffrage universel masculin en 1925.

Le dernier Premier ministre « constitutionnel » à la tête d'un Cabinet basé sur les partis du Parlement, Tsuyoshi Inukai, du Seiyukai, est assassiné le 15 mai 1932. Le type de gouvernement parlementaire, discrédité par plusieurs échecs en politique étrangère, dont le plus important en date reste l'incident de Mukden en Mandchourie du 18 septembre 1931, ou économique, laisse bientôt la place aux militaires de la Tōseiha dont l'influence devient prédominante après l'incident du 26-février. Tous les Premiers ministres de 1932 à 1945 sont alors issus de l'armée, à l'exception du diplomate Kōki Hirota (1936-1937), du prince Fumimaro Konoe (1937-1939 et 1940-1941) et de Kiichirō Hiranuma (1939).

La guerre sino-japonaise (1937-1945), qualifiée de «guere sainte» (seisen) et constituant la première étape de la politique impérialiste du Japon, intensifie le caractère autoritaire et nationaliste du régime. Sous Fumimaro Konoe sont alors mis en place le Mouvement National de Mobilisation Spirituelle, la Ligue des Parlementaires adhérant à la Guerre Sainte et l'Association d'aide à l'Autorité Impériale. L'apogée de cette politique est menée par le général Hideki Tōjō (1941-1944) qui fait entrer le Japon dans la Seconde Guerre mondiale en recommandant l'attaque sur Pearl Harbor du 7 décembre 1941 à l'empereur Shōwa. Le mouvement militariste ne perd son influence qu'avec la reddition du Japon et sa mise en tutelle par le Commandant suprême des forces alliées.

Après deux gouvernements transitoires dirigés successivement par le prince Naruhiko Higashikuni (1945), oncle par alliance de l'empereur Shōwa, puis par le baron Kijūrō Shidehara (1945-1946), ancien membre de la Chambre des pairs, le Japon renoue avec des Cabinets politiques et avec l'alternance.

Avec la réforme constitutionnelle imposée par le commandant suprême des forces alliées qui retire à l'empereur ses pouvoirs de chef d'État et de "commandant suprême de l'Armée et de la Marine", en plus d'abolir le quartier général impérial le Premier ministre est dorénavant la personnalité politique la plus importante du Japon. C'est notamment Shigeru Yoshida, Premier ministre de 1946 à 1947 puis de 1948 à 1954, du parti Libéral, qui élabore la doctrine qui porte son nom et qui constitue encore aujourd'hui, du moins en partie, la base de la politique du Japon, à savoir se concentrer sur le développement économique, l'alliance avec les États-Unis tout en refusant de s'occuper de tout ce qui concerne la Défense qui est alors laissée aux Alliés.

Le 1er Premier ministre issu de la Constitution de 1947 fut le socialiste Tetsu Katayama, en place jusqu'en 1948, allié alors avec le parti Démocrate. Ensuite, entre 1948 et 1955, l'alternance se fait entre deux partis de centre-droit, le parti libéral et le parti démocrate, qui s'unissent en 1955 pour former le Parti libéral démocrate. Tous les Cabinets sont dirigés sans discontinuer par ce dernier jusqu'en 1993, puis de nouveau depuis 1996.

Le record de longévité pour un Premier ministre japonais est détenu par Eisaku Satō, en charge du 9 novembre 1964 au 7 juillet 1972 à la tête de trois cabinets successifs (soit en tout 7 ans, 7 mois et 28 jours), suivi de Shigeru Yoshida (7 ans, 1 mois et 27 jours dont 6 ans, 1 mois et 25 jours sans discontinuer) et Jun'ichirō Koizumi (du 26 avril 2001 au 26 septembre 2006, pour 3 cabinets, soit 5 ans et 5 mois).

Les Premiers ministres les plus éphémères, outre le prince Naruhiko Higashikuni, en place du 17 août au 9 octobre 1945, rapidement renvoyé en raison de sa mauvaise entente avec les Alliés, sont Tsutomu Hata (Shinseitō, du 28 avril au 30 juin 1994, soit 63 jours) et Tanzan Ishibashi (du PLD, du 23 décembre 1956 au 25 février 1957, soit 64 jours).

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, selon la Constitution de 1947, le premier ministre est nommé par l'empereur après avoir été désigné en son sein par les deux chambres de la Diète, avec priorité du choix de la Chambre des représentants. Ce fut notamment le cas pour la désignation de l'ancien premier ministre, Yasuo Fukuda, ainsi que pour celle de l'actuel chef de gouvernement, Tarō Asō, qui furent tous deux élus par la chambre basse où le PLD est toujours majoritaire, tandis que la Chambre des conseillers avait quant à elle porté son choix les deux fois sur le chef du Parti démocrate du Japon et de l'opposition Ichirō Ozawa.

Par tradition, il est le dirigeant du parti politique qui possède la majorité au parlement. Tous les premiers ministres depuis 1955 proviennent du Parti libéral démocrate (PLD), à l'exception de la période allant de 1993 à 1996. C'est pourquoi la désignation au poste de président de ce parti a souvent signifié également l'accession au poste de premier ministre.

Il « assure la présidence » du Cabinet auquel est « dévolu le pouvoir exécutif ».

Il nomme et peut révoquer l'ensemble des membres du gouvernement sans contrainte de choix à ceci près que tous doivent être des civils, en respect du pacifisme et du rejet du militarisme défini dans la constitution, et qu'une majorité d'entre eux doit être issue de la Diète.

Il est également le « représentant » du Cabinet et c'est donc officiellement lui qui « soumet à la Diète les projets de lois » et « exerce contrôle et droit de regard sur les diverses branches de l'administration » . Enfin, toutes les lois et décrets doivent être contresignés par lui. Les membres du Cabinet n'ont ainsi que très peu d'indépendance d'action vis-à-vis du Premier ministre.

En raison de l'importance des factions au sein même du PLD et du consensus au Japon, le premier ministre n'a que peu de marge de manœuvre politique, devant négocier sans cesse avec les factions de son parti et devant en tenir compte dans la constitution de son gouvernement. Ainsi, s'il n'y a pratiquement pas d'instabilité parlementaire ni de changement de majorité au Japon, le mandat de Premier ministre est souvent éphémère, non pas écourté par une motion de censure ou un changement de majorité (à l'exception de 1993) mais par le changement de direction au sein du parti majoritaire.

Sous le mandat de Jun'ichirō Koizumi (2001-2006), qui a entrepris une réforme profonde du PLD et s'est affranchi des factions, le premier ministre est alors devenu plus puissant. Depuis son départ, le jeu des factions semble être revenu sur le devant de la scène politique.

Le bureau et les services du Premier ministre se situent dans le Sōri-daijin Kantei (総理大臣官邸, Sōri-daijin Kantei?), généralement appelé Sōri Kantei (総理官邸, Sōri Kantei?) ou Kantei (官邸, Kantei?). Ce terme désigne d'ailleurs tout à la fois le lieu où sont situées les services du Premier ministre et du secrétaire général du Cabinet, ainsi que, par métonymie, le Cabinet lui-même. Le Sōri-daijin Kōtei (総理大臣公邸, Sōri-daijin Kōtei?), populairement appelé Sōri Kōtei (総理公邸, Sōri Kōtei?) ou tout simplement Kōtei (公邸, Kōtei?), désigne quant-à-lui la résidence du Premier ministre, voisine du Kantei. Le terme de Kantei peut également être utiliser pour l'ensemble du complexe immobilier constitué par le Kantei lui-même et le Kōtei.

Le complexe comprenant le Kantei et le Kōtei est situé au 2-3-1 Nagata-chō dans l'arrondissement de Chiyoda, et il fait face au Kokkai-gijidō (国会議事堂, Kokkai-gijidō?), ou palais de la Diète. Le Kantei actuel est un bâtiment moderne inauguré en 2002 tandis que le Kotei actuel fut le premier Kantei de 1929 à 2002.

Ce « vieux Kantei » est une demeure s'étendant sur 0,5 ha environ et sur deux niveaux construite en 1929 à la demande de Tanaka Giichi pour accueillir ses services, et dont le style est fortement inspiré de l'œuvre de l'architecte américain Frank Lloyd Wright. Fut également aménagée à côté une maison de 508 m² qui fut alors appelée le Nihonma, ou « Chambre du Japon », servant de résidence et bientôt rebaptisée Kōtei.

Toutefois, durant l'incident du 26 février 1936, les conjurés du putsch manqué prennent d'assaut le Kantei et ravagent le Kōtei. Ce dernier est alors rénové pour accueillir des bureaux, tandis que les Premiers ministres s'installent un temps dans une maison en bois de deux étages de style typiquement japonais aménagée en 1937 dans le jardin Sud du Kantei. Cette demeure est détruite durant les bombardements de Tokyo par les Alliés en 1945. Ce n'est toutefois qu'en 1963 que le premier Kōtei est rénové pour reprendre sa fonction originelle de résidence officielle des Premiers ministres à partir de 1968.

Le premier Kantei étant devenu trop exigu pour les services qu'il avait à héberger, un vaste projet de construction fut lancé dans les années 1990. Le nouveau Kantei, plus vaste (s'étendant sur 2,5 ha) et sur 5 niveaux, fut ainsi inauguré en avril 2002 pour des travaux ayant coûté approximativement 65 milliards de yen. En pierre et en verre blindé, il comporte également deux héliports d'urgence et est conçu pour résister aux tremblements de terre. C'est cette nouvelle bâtisse qui abrite aujourd'hui les services administratifs, tandis que le vieux Kantei, lui-même rénové, a été transformé en résidence officielle du Premier ministre et sert donc de nouveau Kōtei. Enfin, ces deux bâtiments, nouveau Kantei et nouveau Kōtei, sont entourés par une enceinte commune. Le premier Kōtei a quant-à-lui été démoli.

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Premier ministre

Le Premier ministre Ahmed Ouyahia, à Alger.

Le Premier ministre est à la tête du pouvoir exécutif du système parlementaire. d'un gouvernement, composé de l'ensemble des ministres, parfois appelé cabinet. Parmi ces ministres, selon les pays, on trouve différentes catégories : des ministres d'État, des ministres avec ou sans portefeuille, des ministres délégués ou vice-ministres et des secrétaires d'État. Ils forment ensemble le Conseil des ministres.

Dans la plupart des pays démocratiques, le Premier ministre est soit désigné par le chef de l'État, soit élu par le Parlement, issu de la majorité politique ou d'une coalition, après avoir été nommé ou pressenti par le chef de l'État (président ou monarque). C'est ce qu'on appelle un régime parlementaire. Il arrive qu'il soit parfois également le chef de l'État : comme aux Kiribati où le président de la République dirige le gouvernement, mais peut être renversé par le Parlement dont il est issu.

En France, le cardinal de Richelieu a été souvent désigné comme Premier ministre, "principal ministre" de Louis XIII. Aussi est-il parfois considéré comme le premier des Premiers ministres que le monde ait connu. Son action englobe aussi bien des dimensions culturelles et religieuses qu'administratives, coloniales, politiques et diplomatiques.

Sur le plan politique, l’Algérie a adopté un régime républicain depuis l’avènement de son indépendance en 1962. La Constitution actuelle confère au chef de l’État un rôle central dans la gestion des affaires du pays, c’est ainsi qu’en vertu de ses articles, le président de la République est le chef de l’exécutif, chef suprême des forces armées et ministre de la Défense. Le chef de l’État détient également le pouvoir de nommer son Premier ministre et les membres du gouvernement sur proposition de ce dernier. L’élection du président de la République se fait au suffrage universel direct, tous les cinq ans. L'actuel président en exercice est Abdelaziz Bouteflika. Élu pour un premier mandat de 1999 à 2004, il est réélu la même année pour un second mandat qui s'achèvera en 2009.

La Constitution algérienne a été adoptée le 10 septembre 1963. Elle a par la suite été révisée à trois reprises. D'abord en 1976, cette première révision constitutionnelle fut initiée sous l'impulsion de Houari Boumediène, elle visait en premier lieu le parachèvement des institutions de l'État algérien en le dotant d'une Assemblée législative, et en créant également le poste de Président de la République, soumis au suffrage universel direct et ce, en remplacement de la fonction de Président du Conseil de la Révolution. La deuxième révision de la Constitution fut menée le 28 février 1989, date à laquelle le multipartisme et la liberté d’expression furent instaurés, c’est donc dans le sillage de cette réforme que le régime du parti unique fut dissous et que beaucoup de partis politiques furent créés par la même occasion. La troisième et dernière révision constitutionnelle fut menée en 1996 avec comme principal objectif l'instauration d'un Parlement bicaméral. Ces institutions furent élues le 5 juin 1997, et constituent le premier Parlement pluraliste de l’Algérie indépendante.

Le Canada fait partie du Commonwealth britannique. Pour cette raison, son système parlementaire est fortement inspiré de celui qui a cours en Grande-Bretagne. Tout comme au Royaume-Uni, les pouvoirs de la Reine du Canada, représentée par le Gouverneur général, sont symboliques à quelques exceptions près.

Lors d'une élection fédérale, chaque parti politique fédéral tente de faire élire le plus de membres possibles au parlement. Une fois élus, ils sont appelés députés et siègent à la Chambre des communes du Canada. Le Premier ministre est celui qui peut commander la confiance de la Chambre - en pratique, le chef du parti qui a le plus de députés. À ce moment, il devient le chef du gouvernement et le chef du cabinet des ministres. Il n'est pas légalement nécessaire qu'il soit député, mais la tradition l'exige.

Son parti peut être majoritaire, c'est-à-dire posséder suffisamment de députés pour toujours obtenir la majorité lors des différents votes en chambre, ou minoritaire. Dans l'histoire du pays, ce dernier cas s'est présenté à quelques reprises. Dans cette situation, selon différentes règles de procédures, la Chambre des communes peut demander que le Premier ministre soit destitué. Cette procédure est appelé une motion de confiance. S'il est destitué, le Gouverneur général peut soit appeler la population aux élections selon les procédures en vigueur, soit demander à autrui de former un gouvernement.

La résidence officielle du Premier ministre du Canada est située au 24, promenade Sussex à Ottawa.

En France, sous la Ve République, le Premier ministre est désigné par le président de la République pour déterminer et conduire la politique générale de la France, notamment en établissant le budget.

Il est habituellement choisi parce qu'il est à la tête du courant politique le plus puissant de la majorité parlementaire de l'Assemblée nationale, ou parmi ses représentants, sinon parmi les personnalités proches de ce courant majoritaire. Le président de la République a toutefois la liberté de nommer une personnalité qui n'est ni député ni sénateur avant sa nomination à la tête du gouvernement : c'était le cas de Georges Pompidou ou de Raymond Barre, ou plus récemment de Dominique de Villepin. Une fois élu président de la République, Georges Pompidou déclara que "le Premier ministre n'est que le premier des ministres".

Lorsqu'il est d'un courant politique opposé à celui du président de la République, on parle de cohabitation car, dans ce cas, les deux chefs du pouvoir exécutif agissent dans leurs domaines de compétence respectifs.

En cas d'insatisfaction publique, il peut être proposé au Premier ministre de renouveler la totalité ou une partie de son gouvernement, on parle alors de remaniement ministériel, ou même être remplacé après avoir présenté sa démission au président de la République.

Il réside à l'Hôtel Matignon, situé à Paris, rue de Varennes, dans le VIIe arrondissement.

Sous les Républiques précédentes (IIIe République, de 1875 à 1940, et IVe République, de 1946 à 1958), le chef du gouvernement portait le titre de président du Conseil (appellation abrégée de président du Conseil des ministres). Les réunions solennelles avaient lieu, comme aujourd'hui, au palais de l'Élysée, en présence du président de la République, mais celui-ci ne présidait pas formellement les séances du Conseil, alors que c'est le cas maintenant.

Nommé par le président de la République, qui a la possibilité de le démettre, le Premier ministre est le chef de gouvernement tunisien. Le poste est actuellement occupé par Mohamed Ghannouchi.

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Premier ministre de l'Ontario

Armoiries de l'Ontario

Cet article fait partie de la série sur la politique de l'Ontario, sous-série sur la politique.

Le premier ministre de l'Ontario est le chef du gouvernement de la province canadienne d'Ontario. Le premier ministre préside au Conseil exécutif (aussi appelé cabinet ou conseil des ministres) en tant que premier ministre de la Reine.

Le premier ministre actuel de l'Ontario est Dalton McGuinty.

Le premier ministre avec les plus longs états de service dans l'histoire de la province fut Sir Oliver Mowat, qui fut en poste de 1872 à 1896. Le premier à occuper ce poste était John Sandfield Macdonald.

Fait intéressant, deux tiers des premiers ministres ontariens ont été franc-maçons, alors que ceux-ci ne représentent qu'une infime partie de la population. La plupart des dénominations chrétiennes ont condamné cette secte.

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Source : Wikipedia