Premier

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Posté par talos 20/03/2009 @ 17:07

Tags : premier, paris, france

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Premier Empire

L'Empire à son apogée en 1811 (en bleu foncé : la France ; en bleu clair : les territoires vassaux de la France).

Le Premier Empire est le régime instauré en France par Napoléon Bonaparte pour remplacer le Consulat. Il commence le 18 mai 1804 (sénatus-consulte proclamant Napoléon Bonaparte « empereur des Français ») et s'achève en avril 1814 (abdication de Napoléon et départ pour l'île d'Elbe). Il sera suivi par la première Restauration, interrompue par l'épisode des Cent-Jours, du 20 mars au 22 juin 1815.

En 1799, Napoléon Bonaparte effectue un coup d'État et est nommé Premier Consul. Chef d'État d'une République redevenue prospère, il est l'homme providentiel sur lequel on peut compter auquel le sénat (se fondant sur le péril d'une restauration monarchique complot royaliste de Cadoudal au mois de février 1804) n'hésite pas à proposer le 27 mars la constitution d'une forme de gouvernement à transmission héréditaire.

Le 18 mai 1804, un sénatus consulte confie le gouvernement de la République au Premier Consul, avec le titre d'Empereur des Français et le plébiscite du 6 novembre 1804 entérine le vœu de toute la Nation en approuvant la motion sénatoriale officiellement par 3 572 000 voix contre seulement 2 572 non. Ainsi voit le jour la Constitution de l'an XII, véritable acte constitutif légitime du passage au Premier Empire. Il y est déclaré que le gouvernement de la République est confié à un empereur héréditaire dans sa descendance naturelle, légitime ou adoptive ou, à défaut, dans celle de ses frères Joseph ou Louis, celle de Lucien et Jérôme ayant été écartée (ceux-ci ayant déchu par leur mariage). Puis le 2 décembre 1804 le pape Pie VII reconnaissant du concordat présidera à la cérémonie de couronnement de l'empereur Napoléon Bonaparte et de l'impératrice Joséphine à la cathédrale Notre-Dame de Paris sous le nom de Napoléon Ier.

À sa sortie de l'église l'homme acclamé est un chef d'État représentant à la fois le consensus politique d'une nation et un monarque choisi et protégé par la grâce de Dieu.

Toutefois, la couronne du sacre posé sur lui, l'empereur est regardé à l'étranger comme l'héritier d'une révolution fondamentalement antimonarchique. Cette ambiguïté est sans aucun doute le point faible du régime. Napoléon va comprendre que le pays a besoin de structures stables et hiérarchisées, il s'attache à reconstituer la rigidité de fonctionnement de la société d'Ancien Régime.

C'est par ses victoires et alliances militaires que Napoléon Bonaparte fit régner l'Empire sur la presque totalité de l'Europe continentale. Or, dès le premier jour, celui-ci étant menacé par la troisième coalition, la victoire décisive des Français à la bataille d'Austerlitz écartait, mais pour un temps seulement, la menace qui pesait sur l'Empire. La Grande Armée soumit la Prusse en 1806 avant d'entrer en Pologne pour enfin défaire la Russie à la bataille de Friedland en 1807. Sur cette base, Napoléon put imposer le traité de Tilsit en juillet 1807 mettant ainsi, pour un temps, un terme à ce qui avait été deux ans de guerre ininterrompue en Europe continentale.

L'engagement de la France dans les affaires de la péninsule ibérique a tôt fait de déclencher la Guerre d'Espagne, un conflit brutal qui s'étalera sur plus de six ans et qui affaiblira l'Empire de manière importante. En 1809 la France et l'Autriche se livrèrent la guerre de la cinquième coalition ; la France triomphait à nouveau et imposait le traité de Schönbrunn aux Habsbourg. En 1812 toutefois, des tensions diplomatiques avec la Russie trouvèrent leur solution par l'invasion de Napoléon. Celle-ci se révèlera catastrophique pour la France et pour l'Empire ; en 1813 la guerre contre la sixième coalition vit la France expulsée de l'Allemagne ; le 6 avril 1814 Napoléon abdiqua. Il tenta un retour en 1815 mais la déroute de l'armée française à la bataille de Waterloo contre les Alliés finit d'achever les derniers restes de l'Empire.

À son apogée en 1812, l'Empire Français comptait 130 départements, déployait 600 000 hommes contre la Russie tsariste, régnait sur plus de 44 millions de sujets. L'Empire maintenait une présence militaire étendue en Allemagne, Italie, Espagne et sur le Duché de Varsovie. Il pouvait compter la Prusse et l'Autriche parmi ses alliés déclarés. Le destin de l'Empire fut intimement lié à celui de son armée, dont les premières victoires exportèrent à travers les institutions des pays conquis plusieurs des traits idéologiques de la Révolution. La justice et la solde seigneuriales furent abolies partout où passa l'armée française. Les privilèges aristocratiques furent éliminés sauf en Pologne et le Code Napoléonien fut introduit à travers le continent, rendant tout un chacun égal devant la loi. Il établit le système de jury et légalisa le divorce.

Napoléon réarrangea la carte de l'Europe et attribua plusieurs titres de noblesse à sa famille et ses proches sur les trônes de différents pays d'Europe. Son règne fut éminemment népotique.

Napoléon Ier se fit sacrer à la cathédrale Notre-Dame de Paris par le Pape Pie VII. Il n'a cependant pas communié lors de la messe, n'étant pas pratiquant. Il se serait couronné lui-même dos au pape, puis couronne l'impératrice. Cette scène est représentée par le tableau de Jacques-Louis David, Le Sacre de Napoléon.

En 1801, le Concordat est signé entre Napoléon Bonaparte et le pape Pie VII. Le 21 mars 1804, le Code civil français est promulgué. En 1806, le conseil de prud'hommes est crée. En 1808, Napoléon crée l'Université, institution d'état.

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Premier (automobile)

Taxis Fiat Premier Padmini à Mombay en 2007

La société Premier du Groupe indien PAL est un constructeur automobile indien qui a été très étroitement lié au constructeur italien Fiat.

Créée en 1944, Premier a débuté son activité en distribuant sur le marché indien des camions militaires Dodge.

Après avoir construit une usine sur le site de Kurla, près de Bombay, Premier débuta l'assemblage sous licence Chrysler, de camions Dodge précédemment commercialisés dans son réseau.

A partir de 1950, Premier signe un accord de coopération technique avec le constructeur italien Fiat visant à assembler localement la Fiat 500 Topolino puis progressivement fabriquer localement avec une intégration de composants locaux d'autres modèles.

En 1951, Premier fabrique pour le compte de Chrysler Co. un certain nombre de composants destinés à la fabrication de modèles de camions du constructeur américain.

En 1953, Premier est un des 7 constructeurs à obtenir l'autorisation du gouvernement Indien de poursuivre et de développer ses activités dans la construction automobile.

Premier négocie en 1954 avec Fiat la licence pour assembler la Fiat 1100-103 localement. L'intégration de composants locaux augmente progressivement pour atteindre 100% en 1965.

Premier négocie le rachat d'une des lignes de fabrication de la Fiat 1100-103D qui sera rebaptisée Padmini, en tous points identique à l'original italien et dont la fabrication se poursuivra jusqu'en 2000. Le moteur est le très fameux 4 cylindres de 1089 cm³ développant 32 CV, qui a équipé également les Fiat-Simca 8 et Simca Aronde.

Cette automobile, de conception très moderne lors de sa présentation en 1947, battra un record de longévité. Sa production dépassera le million d'exemplaires en Inde.

En 1998, Peugeot signe un accord de coopération avec Premier pour l'assemblage local de la 309. Ce sera un échec cuisant pour le constructeur français qui abandonne le pays et sa participation dans Premier, après une production d'à peine quelques centaines de véhicules.

En 1998, l'Inde ouvre son marché aux investissements étrangers, et voit le retour de Fiat Auto SpA qui créera Fiat India Ltd en intégrant Premier.

Fiat produit, dans un premier temps, sa fameuse Fiat Uno puis rapidement toute la gamme Fiat Palio avec les dérivés Fiat Siena Petra et Palio WE.

En 2006, Fiat India signe un accord industriel avec Tata, premier constructeur Indien. Dès 2007, le fruit de cette collaboration se fait sentir avec la mise en route d'une toute nouvelle usine Fiat pour les nouvelles séries des Fiat Palio 3, Fiat Linea et Fiat Grande Punto.

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Premier soulèvement serbe

La Serbie en 1809

La Première révolte serbe contre les Turcs, en serbe cyrillique Први српски устанак, eut lieu de 14 février 1804 à 7 octobre 1813, après plus de trois cents ans d’occupation ottomane. Elle fut écrasée en 1813, mais la répression qui s’ensuivit donna lieu à la Seconde révolte serbe de 1815 qui conduisit à l’autonomie puis à l’indépendance de la Serbie.

Malgré des siècles d'occupation ottomane, la conscience nationale serbe était toujours vivace, entretenue par les institutions religieuses, les serbes était restés chrétiens malgré III siècles d'occupation ottoman. Les traditions familiales comme la Slava, par les chansons populaires et par des récits épiques serbe célébrant la grandeur de la Serbie au temps des Nemanjić. Dans les dernières décennies du XVIIIe siècle, des livres d'histoire avaient été rédigés, comme l'Histoire de la Serbie de Jovan Rajić (1794).

Après la défaite de la Sublime Porte dans la guerre austro-ottomane de 1788-1791, les Serbes prirent conscience qu’un soulèvement pouvait être couronné de succès. Les serbes de Voïvodine se préparèrent dès lors aux soulèvement des milliers d'entre eux qui servaient en tant que "corps francs" pour le compte l'Autrichiens, avaient dèja l'expérience des armes et des tactiques militaires. Après la guerre, de nombreuses armes furent dissimulées. Les riches marchands serbes de l'empire Autriche quant à eux financèrent l'armement de des rebelles serbes en Serbie occupés.

En 1793 et 1796, devant le mécontentement croissant le sultan Selim III donna plus de droits à ce qu'on appelait alors le pachalik de Belgrade. Les taxes seraient désormais prélevées par des notables locaux appelés « princes » (knez) ; la liberté de commerce, la liberté religieuse étaient garanties. Les janissaires durent quitter le sandjak de Smederevo (autre nom du pachalik de Belgrade).

Le pacha Hadji Mustapha créa une milice de notables serbes, destinée à lutter contre les janissaires. Elle allait constituer un embryon d'armée nationale.

Cependant la Sublime Porte connaissait des difficultés. Napoléon Bonaparte était en Egypte.

Le 30 janvier 1799, pour calmer l'agitation qui secouait son empire, le sultan Selim III autorisa le retour des janissaires dans le sandjak de Smederevo.

Ces janissaires se montrèrent de jour en jour plus indépendants à l’égard du pouvoir central d’Istanbul. Ils assassinèrent un notable de la ville de Šabac, Ranko Lazarević (frère de Pope Luka Lazarević, futur Gouverneur de Šabac et Chef de la cavalerie de Karageorges), puis, en 1801, ils tuèrent le pacha de Belgrade, Hadji Mustafa. Les droits récemment garantis au pays furent suspendus : les terres furent confisquées, les taxes augmentées ; le travail forcé fut réintroduit en Serbie. Les janissaires firent ainsi régner la terreur et beaucoup de Serbes prirent la fuite.

En revanche, d'autres commencèrent à se révolter, notamment dans la Šumadija, et devinrent "Haïdouk" (chefs rebelles). Parmi les rebelles, on trouve notamment Stanoje Glavaš et les deux frères Nenadović, Jakov et Mateja.

Par mesure de rétorsion, le 4 février 1804, les janissaires firent arrêter et tuer 70 notables serbes. Cet événement, connu sous le nom de "Massacre des notables" ou "Massacre des Princes" (seča knezova) devait répandre la terreur ; il donna en fait le signal au soulèvement généralisé du peuple et des chefs survivants.

Le 14 février 1804, les Serbes en révolte se rassemblent dans le petit village d’Orašac dans la province de la Šumadija. Georges Petrović, qui, en raison de son caractère, sera surnommé par les Turcs Karađorđe (« Georges le noir »), est désigné comme chef de l’insurrection. Karađorđe est plus connu en français sous le nom de Karageorges. L’après-midi même, les rebelles incendient le caravansérail d’Orašac et massacrent les Turcs. Des actions du même genre se déroulent dans les villages voisins et le mouvement s’étend. Les villes de Valjevo et de Požarevac sont libérées et les Serbes de Serbie et de la krajina de voïvodine que l'on appelait les corps francs de l'Empire d'Autriche mettent le siège devant Belgrade qui compter 368.000 habitants, ainsi que une garnison la milice du Pacha, 15.000 hommes.

Informé du soulèvement, Selim III commençe par négocier avec les rebelles. Des janissaires s’enfuient de Belgrade ; ils seront tués sur la petite île d'Ada Kaleh (« l’île forteresse » en turc), au milieu du Danube. Les négociations finissent par échouer et le sultan organise une campagne militaire contre la révolte.

En 1805, à Ivankovac, a lieu le premier grand affrontement entre les armées serbes et ottomanes. Karageorges remporte la victoire sur les Turcs et les force à se replier sur Niš.

En 1806, a lieu la bataille de Mišar où une armée ottomane venue de Bosnie-Herzégovine est elle aussi battue. Au même moment, les Serbes conduits par Petar Dobrnjac battent à Deligrad une autre armée turque, venue en renfort du Sud-est. En décembre 1806, les rebelles mettent le siège devant Belgrade ; la ville est libérée au début de 1807.

En 1805, devant leurs premiers succès, les Serbes organisent un gouvernement pour administrer le pays. Le pouvoir fut divisé entre la Narodna Skoupchtina (Assemblée du Peuple), le Conseil et Karageorges lui-même. Des décisions importantes sont adoptées : les terres sont restituées à leurs propriétaires, le travail forcé est aboli, les taxes sont réduites. Le jeune État se modernise. En 1808, on fonde la Haute École, qui allait devenir l’Université de Belgrade.

En revanche, certains chefs abusèrent des privilèges qu’ils avaient acquis au cours de la révolte. Il y eut aussi des dissensions entre Karageorges et les autres « princes ». Karageorges voulait le pouvoir absolu ; ses anciens compagnons de combat voulaient, eux, limiter le sien. Parmi ses adversaires, on trouve Miloš Obrenović, qui avait lui aussi pris part au soulèvement aux côté de son frère Milan.

Après la guerre russo-turque de 1806-1812, l’Empire ottoman exploita ces dissensions. Profitant également d’un affaiblissement momentané de la Russie (à la suite de la campagne organisée contre elle par Napoléon Ier), il reconquit la Serbie en 1813. Karageorges dut prendre la fuite.

Ce première soulèvement serbe ouvrit la voie au second qui allait donner à la Serbie son autonomie.

Le soulèvement serbe de 1804-1813 est le premier véritable soulèvement national contre l'occupation turc dans les Balkans, ils préfigurent l'ère des nationalités (idées typique de la révolution française de 1789) dans les Balkans qui poussera les grecs et les bulgares a suivre l'exemple serbe. A l'époque cela était perçu comme un mouvement de libération des populations chrétiens et cela dans un esprit romantique, on verra Lamartine et Victor Hugo soutenir les serbes contre les turcs, Hugo écrira même un discours d'unité européenne demandant la création des États-unis d'Europe pour sauver les serbes encore sous occupation turcs qui subissent des massacres de masse. Ce discours est aujourd’hui considéré comme l’un des actes fondateurs de l’idée européenne.

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Premier principe de la thermodynamique

Le premier principe de la thermodynamique stipule que lors de toute transformation, il y a conservation de l'énergie.

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Nombre premier de Mersenne

Marin Mersenne

En mathématiques et plus précisément en arithmétique modulaire, un nombre premier de Mersenne est un nombre premier s'écrivant sous la forme 2p - 1, p étant premier. Ces nombres premiers doivent leur nom à un érudit et mathématicien français du XVIIe siècle, Marin Mersenne. Les nombres premiers de Mersenne sont, en base 2 (binaire), les répunits qui sont premiers.

Plus généralement, les nombres de Mersenne (pas nécessairement premiers, mais candidats à l'être) sont les nombres de la forme 2p - 1, avec p premier. On utilise la notation Mp = 2p - 1.

On démontre qu'un entier de la forme 2n-1 ne peut pas être premier si n n'est pas lui-même premier. Ainsi 24-1=15 n'est pas de Mersenne, ni premier.

Remarque : on peut également utiliser la formule , pour prouver ce résultat.

Ainsi, lorsque l'on cherche des nombres premiers via les nombres de Mersenne, on sait déjà qu'il faut éviter les candidats comme (i.e. 15), (i.e. 63) ou (i.e. 511 = ).

L'idée est maintenant d'affuter les critères de sélection des nombres premiers ...

Les nombres premiers de Mersenne sont liés aux nombres parfaits, qui sont les nombres égaux à la somme de leurs diviseurs propres. C'est cette connexion qui a motivé historiquement l'étude des nombres premiers de Mersenne. Dès le IVe siècle av. J.-C., Euclide démontrait que si M = 2p - 1 est un nombre premier, alors M(M+1)/2 = 2(p-1)(2p - 1) est un nombre parfait. Deux millénaires plus tard, au XVIIe siècle, Euler prouvait que tous les nombres parfaits pairs ont cette forme. Aucun nombre parfait impair n'est connu, une démonstration par l'absurde montre qu'il n'existe aucun nombre parfait impair.

Ma divise Mp si a divise p. Donc pour que Mp soit premier, il faut que p soit premier. Cela simplifie déjà la recherche de nombres premiers de Mersenne. La réciproque n'est pas vraie: Mp peut être composé alors que p est premier ; le plus petit exemple est 211-1 = 23×89.

Pour les nombres de Mersenne il existe une méthode (comparativement) très rapide pour déterminer s'ils sont premiers, développée à l'origine par Lucas en 1878 et améliorée par Derrick Lehmer dans les années 1930. On peut effectivement montrer que pour p nombre premier impair Mp = 2p − 1 est premier si et seulement si Mp divise Sp − 1, où S1 = 4 et pour k > 1, .

Mersenne n'a pas inventé les nombres de Mersenne, mais il a fourni une liste de nombres premiers de Mersenne jusqu’à l'exposant 257. Malheureusement cette liste était fausse : elle incluait par erreur 67 et 257, et omettait 61, 89 et 107.

Les quatre premiers nombres premiers de Mersenne étaient connus dès l'Antiquité. Le cinquième (213-1) a été découvert avant 1461 par un inconnu. Les deux suivants ont été trouvés par Cataldi en 1588. Plus d'un siècle plus tard, en 1750, Euler en trouva encore un. Le suivant dans l'ordre chronologique (mais non numérique) a été trouvé par Lucas en 1876, puis un par Pervushin en 1883. Deux autres ont été trouvés au début du XXe siècle par Powers en 1911 et en 1914.

La recherche pour les nombres premiers de Mersenne fut révolutionnée par l'introduction des calculateurs électroniques. La première identification d'un nombre de Mersenne par ce moyen eut lieu à 22 heures le 30 janvier 1952 par un ordinateur SWAC à l'Institut d'Analyse Numérique (Institute for Numerical Analysis) du campus de Université de Californie - Los Angeles, sous la direction de Derrick Lehmer, avec un programme écrit par R.M. Robinson.

C'était le premier nombre premier de Mersenne identifié depuis 38 ans. Le suivant fut trouvé moins de deux heures plus tard par le même ordinateur, qui en trouva trois de plus dans les mois suivants.

En septembre 2008, 46 nombres premiers de Mersenne étaient connus, le plus grand étant 243 112 609-1. Comme plusieurs de ses prédécesseurs, il a été découvert par un calcul distribué sous l'égide du projet GIMPS, Great Internet Mersenne Prime Search (qui signifie « grande recherche par Internet de nombres premiers de Mersenne »).

En septembre 2008, 46 nombres premiers de Mersenne Mp=2p-1 étaient connus.

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Source : Wikipedia