Politique étrangère

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Posté par seb 27/03/2009 @ 04:15

Tags : politique étrangère, politique

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Politique étrangère

Le quai d'Orsay à Paris, siège du Ministère des Affaires étrangères.

La politique étrangère est l'action menée par un État en vue d'établir des relations diverses avec d'autres États, de coopération, commerciales, diplomatiques et militaires... C'est le Ministre des affaires étrangères qui conduit effectivement la politique extérieure de son pays sous contrôle gouvernemental.

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Oppositions à la politique étrangère des États-Unis

Angela Davis : communiste américaine déclarée, féministe, rebelle à la politique de son propre pays[5]: il s'agit d'un des rares chefs de file survivant à cette période de confrontation au pouvoir ; elle enseigne aujourd'hui l'Histoire de la Prise de conscience dans une université californienne.

Cet article vise à de dresser un panorama des oppositions à la politique étrangère des États-Unis d'Amérique.

Les oppositions observables à l'expansionnisme des États-Unis d'Amérique trouvent d'abord leur sens dans une dénonciation d'un possible « Empire américain », terme à connotation éminemment négative et dont l'emploi controversé est réservé aux contradicteurs de leur politique étrangère.

La perception d'une hégémonie au sortir de la Seconde Guerre mondiale n'est pas contemporaine à l'après-guerre, dans la mesure où le crédit donné dans l'opinion publique des peuples libérés, assorti du plan Marshall, a conféré une incontestable aura à la civilisation américaine valable jusqu'au conflit du Viêt Nam.

Les oppositions relevées prennent des formes variées ; à la fois extérieures et intérieures au pays, elles constituent des contestations ou oppositions idéologiques, médiatiques, voire de révoltes régionales à visée autonomiste. L'expansionnisme décrié de la sorte est moins militaire qu'économique et diplomatique, selon la tournure prise par les relations internationales.

La perception d'un expansionnisme dépend moins de l'ampleur des crédits militaires que de la mainmise économique dans un contexte actuel de mondialisation des échanges. Aussi, lorsque la résistance revêt une forme politique, elle n'échappe pas à un amalgame mêlant mondialisation et libéralisation avec leur pays supporter, amalgame facilité par le fait que les deux organismes qui les représentent, l'Organisation mondiale du commerce et la Banque mondiale (liée au F.M.I.) ont leurs sièges de part et d'autre de la même avenue à Washington DC.

Au niveau des institutions internationales et des milieux diplomatiques le reproche le plus fréquent est celui de l'unilatéralisme américain dans les décisions affectant la situation internationale, ce qui répond mal aux évolutions du monde demandant des solutions décidées de façon multilatérale. Cela dit les États-Unis ne sont pas les seuls à refuser de renoncer à une part de leur souveraineté pour une meilleure gouvernance mondiale.

Il s'agit bien d'opposants internes à la politique générale, lorsque cette dernière paraît toute entière emportée vers une rhétorique guerrière liée à sa politique étrangère.

La portée et le caractère dissymétrique de la guerre du Viet Nam qui a débouché sur l'ensemble de la péninsule indochinoise a amené graduellement des protestations et une contestation radicale de la politique étrangère des États-Unis, liée aux mouvements étudiants et hippies de la fin des années soixante. L'ampleur de ces revendications et de sa radicalisation à l'égard du gouvernement fédéral a amené le terme de génération de la prise de conscience pour décrire la mentalité de ces opposants idéologiques à la politique générale de leur propre pays.

L'origine de la prise de conscience provient peut-être du discours de fin de mandat du président Eisenhower, qui avertit son peuple au moment de quitter la présidence de la possibilité d'un danger pour le bon fonctionnement des institutions par la position dominante qu'ont acquis les industriels et militaires travaillant conjointement dans le secteur de la Défense. Ce discours est d'ailleurs connu, en anglais, sous le nom de "discours du complexe militaro-industriel".

La décennie des années soixante, outre l'accroissement graduel de l'engagement au Viet Nam, s'ouvre sur un climat attentiste entre des fractions radicales opposées sur l'échiquier politique, ce qui amène des troubles importants sur le plan de la politique intérieure : assassinat d'un président très populaire, suivie de son frêre, d'un pasteur noir prônant la non-violence ; ces éléments radicalisent pour le moins les mouvements pour les droits civiques.

En conséquence, et en application du Civil Rights Act, le gouvernement de l'État fédéral doit s'impliquer dans les juridictions des États fédérés du « Sud profond », pour bannir une résurgence du Ku Klux Klan, ce qui amène l'ostracisme du bord opposé de l'opinion dans la population. Le règlement de cette situation sociologique de racisme est obtenu par la proclamation de l'Affirmative action, qui permettra une génération suivante l'accession à la classe moyenne des minorités. Mais pour l'heure ce sont les leaders noirs radicaux des mouvements pour la paix et l'autodétermination qui focalisent l'attention : la Nation of Islam, le destin de Malcolm X, celui de la panthère noire Angela Davis (qui débouche quasiment sur une mise au ban de la société par les autorités dans les années 1970).

Ces opposants radicaux pourraient relever d'une situation intérieure aux États-Unis, si leurs sources d'inspiration ne venaient de l'extérieur du pays : ils effectuent des voyages à l'étranger (en République démocratique allemande pour Angela Davis, pèlerinage à la Mecque pour Malcolm X devenu El-Hajj Malik El-Shabazz) et font l'objet de surveillances ténues par les services secrets.

Le point culminant des mouvements pour la paix, où la défiance de la population civile est maximale à l'encontre de l'administration américaine, est vraisemblablement l'année 1972, qui fait suite à la révélation des Pentagon Papers six mois auparavant. À ce titre, une partie importante de la présidence du successeur de Nixon, une fois destitué, sera la promotion des Droits de l'homme sur le plan intérieur et international sous le mandat de Jimmy Carter.

Cette défiance a disparu dans le clivage contemporain, dans la mesure où la réélection du président W. Bush a été accompagnée de commentaires tels que « la majorité silencieuse a parlé ». Commentaires illustrant une polarisation du paysage politique qui n'apparaissait pas trente ans auparavant.

Le marasme du syndrome du Viêt Nam appliqué à la nation, étape difficile dans le clivage de la politique interne dans la mesure où le pays n'avait jamais perdu une guerre qu'il avait menée jusqu'alors, et que des vétérans tels Ron Kovic manifestaient contre le gouvernement fédéral en dénonçant des trahisons au plus haut niveau de l'État , fut contré lors de la présidence de Ronald Reagan qui appliqua une révolution conservatrice au pays, luttant contre la bureaucratisation de ses multinationales et instaurant une reprise néolibérale ; ce retour mit fin à la période de doute contestataire et vit le retour d'une Amérique triomphante sur la scène internationale : les concepts de la main invisible du marché justifiant les dérégulations dans les accords d'échanges commerciaux et la réduction des domaines de compétence des administrations publiques datent de cette époque.

Les années 1980 étaient à la fois l'époque des Golden boys du capitalisme triomphant (les yuppies remplacent les hippies dans la symbolique de l'époque), et celle d'une reprise de confiance de l'opinion publique américaine envers son armée, symbolisée par la fierté perceptible dans le film Top Gun.

C'est donc depuis cette époque qu'est observable la collusion entre la politique étrangère américaine d'une part, et le support d'une démocratisation associée à un mode de développement économique libéral d'autre part, ce qui amène selon les points de vue à un amalgame sémantique entre les deux.

Il est notable que, quelle que soit la coloration de l'administration fédérale, persiste une continuité des concepts stratégiques dans l'affirmation de l'exceptionnalisme lorsque la sécurité nationale du pays est invoquée : confere les déclarations de Mme Madeleine Albright, en charge de la politique étrangère des États-Unis de 1997 à 1999 sous la présidence Clinton, qui annonçait la « légitimité des interventions unilatérales selon le mode de réponse appropriée », sans avoir à en référer à l'ONU.

Apparurent alors les travaux d'un linguiste renommé, l'Américain Noam Chomsky, qui entreprit par ses travaux polémiques de démonter le discours politique dominant consistant à promouvoir la démocratie dans le Monde. Son analyse dans La Fabrique de l'opinion publique consista à faire apparaître un « modèle de propagande » actif dans le domaine des Majors des médias aux États-Unis, par une étude précise de l'occurrence des articles protestant dans le New York Times, à titre d'exemple, contre l'exécution d'un prêtre catholique dans le bloc communiste. Occurrences sans commune mesure avec l'occultation du nombre de décès pour un acte équivalent en Amérique du Sud, dans le pré-carré géopolitique des Nord-Américains.

Le radicalisme de ses prises de position prend une acuité renouvelée dans son livre De la guerre comme politique étrangère des États-Unis d'Amérique, dans lequel il révèle l'existence d'un groupe d'études regroupant des hauts dirigeants, semblable à un think tank de nos jours, qui a réévalué la géopolitique générale des États-Unis de 1939 à 1945; tout ceci alors que l'industrie de l'armement conférait au pays une croissance à nulle autre pareille à l'échelle du monde : Chomsky écrit « le Groupe d'études guerre-paix travailla pendant six ans pour produire analyses et stratégies géopolitiques détaillées ».

Ce groupe de haut gradés et géopoliticiens a défini quelles parties du monde devaient faire partie du Grand domaine géopolitique nord-américain une fois la victoire acquise sur l'Axe, notamment par l'inclusion sous la protection stratégique de l'armée américaine de toutes les terres produisant la « ressource dingue », le pétrole.

Suit dans ce livre de Chomsky une réflexion top secret d'un dirigeant américain des années 1950 qui confie que cette mainmise sur les ressources de la planète ne doit souffrir d'aucun frein, les relais conceptuels des universités américaines devant apporter les slogans idéalistes tels que le support à la démocratie dans le Monde comme écran de fumée dans un contexte de lutte contre le communisme. Page 35, Noam Chomsky précise son identité : « cette stratégie est l'œuvre de George Kennan, considéré comme un planificateur particulièrement humain, libéral et réfléchi — raisons pour lesquelles, justement, il dut quitter le Département d'État ». C'est effectivement sous cette forme que se présenta la politique étrangère américaine en support des mouvements de décolonisation jusque les années soixante, Indochine exceptée.

Les conceptions polémiques de George Soros en matière de finances mondiales constituent une opposition par leur dissonance avec les théories monétaires qui accompagnent les décisions prises par la banque centrale américaine, en fonction des intérêts domestiques et internationaux de l'économie américaine.

L'Europe de l'Ouest, par une politique liée à l'atlantisme prolongeant les alliances au sortir de la guerre mondiale, ne connut aucune résistance observable, hormis à l'échelon individuel, dans l'opinion publique de la société civile : le consensus était total parmi les Alliés face à une perception de la menace représentée par les divisions de l'Armée rouge.

À cet égard, les slogans "U.S. go home !" n'apparaissent que dans le climat de rejet propre aux années 1970, déjà évoqué par ailleurs.

Lors de la construction de l'Europe, notamment sur le sujet de la Défense, des faiblesses apparurent lors de la guerre en Yougoslavie, amenant à une réprobation de la manière dont les États-Unis réglèrent le conflit au Kosovo par des bombardements stratégiques, ce qui était inédit en Europe depuis plus de cinquante ans.

Le schisme se produisit dans les diverses politiques étrangères européennes dans les six mois précédant l'opération Libération de l'Irak, certaines, Grande-Bretagne en tête, restant attachées à l'atlantisme, les autres (en particulier l'Allemagne et la France) n'accordant pas le support international qui fit la concorde de la première guerre du Golfe. Cette période vive ne fut pas vécue sans ostracisme de chaque côté de l'océan atlantique : Donald Rumsfeld chercha des brèches à ce moment en parlant d'une « Vieille Europe » dans laquelle ne figureraient pas selon lui les nations ralliées de première heure à la coalition : Pologne, Italie, Espagne.

Contrairement à l'Occident, la perception d'un expansionnisme de la part des États-Unis est plus vive dans les pays d'Amérique du Sud, où la politique d'isolationnisme n'est pas incompatible avec un dirigisme sur ce que les États-Unis considèrent comme leur pré-carré, zone d'influence pour le développement de leurs multinationales. Certains pays "clients" ont même achevé d'abandonner leur monnaie nationale au profit d'une dollarisation, Panama étant dans un statut plus particulier encore étant donnée la portée stratégique du canal pour l'U.S. Navy.

Le support de juntes militaires opposées à toute forme de modernisation propre au pays est observable dans toute la période de l'après-guerre, sous couvert de l'opposition au communisme (Sandinistes au Nicaragua, Sentier lumineux au Pérou) ; c'est le temps de la trouble opération Condor et de ses assassinats ciblés, des informations classées défense à l'époque sur le lien avec la CIA, voire jusque la tête de l'État fédéral où le nom de Kissinger est cité.

Le pays stigmatisant l'opposition à l'installation capitaliste sur son sol est bien évidemment Cuba avec la révolution castriste, qui se mit en place avec une alliance à l'obédience soviétique, puis suivit son chemin propre. Les discours du Lider maximo, en dépit d'une affiliation au mouvement des pays non-alignés, ont cependant concerné l'île elle-même au fil de l'existence du régime, sans connexion avec l'extérieur.

Alors que le néolibéralisme et son accession sans contrepartie était identifiée suite à la chute du Mur, apparut une singulière révolte du Chiapas en 1994 au Mexique, manifestement préparée depuis longtemps dans des jungles inaccessibles au sud du pays, et relayée par un leader identifié par sa pipe et son passe-montagne qui avait épousé la cause des Indiens. Cette révolte régionale contre le pouvoir central de Mexico s'élargit par des appels à la communauté internationale, ce qui fut la source historique du mouvement altermondialiste avec la fondation de l'ATTAC.

L'opposition manifeste à la politique étrangère des États-Unis était claire dans les communiqués de l'EZLN, qui décriait le caractère inique des accords de l'ALENA pour les productions vivrières des Indiens du sud du Mexique. La révolte a abouti à un statut d'autonomie bien particulier, conférant aux Indiens chiapanèques la faculté d'assurer leur propre développement local par des systèmes d'échanges mettant fin à la spoliation des ressources naturelles, néo-colonialisme que décriait l'armée zapatiste dans ses communiqués .

Les recommandations financières du FMI et de la banque mondiale, relais de l'idéologie prétendant assurer un développement aux pays en difficulté, n'empêchent pas la survenue de crises financières majeures dans les pays qui étaient pourtant considérés comme de bons élèves, dans les années autour du passage du millénaire : des crises en Argentine, Brésil puis Asie du Sud-Est apparaissent et provoquent un rejet important de la part des populations qui les vécurent.

Une « vague rose » motivée par l'opposition au grande frère du continent nord est observable depuis les dix dernières années dans la quasi totalité des pays d'Amérique du Sud, les élections mettant au pouvoir des hommes politiques qui se servent d'une diatribe anti-américaine pour mobiliser leur opinion populaire, et tentent de transférer leurs expériences originales de développement. Il semble donc que l'ère des interventions des services secrets américains et renversements des régimes d'Amérique du Sud se soit achevée. Voir, pour étayer la perception de ce virage à gauche, les déclarations publiques d'Evo Morales et du président vénézuélien à l'assemblée générale de l'ONU.

Le dernier rivage en date sur lequel cette vague rose est attendue est l'Équateur, avec des élections du 15 octobre qui ont amené au pouvoir un homme qui confirme la tendance des pays voisins, Rafael Correa ; il se qualifie lui même d'humaniste, chrétien et de gauche, et ses opposants le taxent d'être un démagogue populiste. Son programme comprend la fin de la base militaire américaine de Monza et une forte opposition au FMI (ce qui entérine l'association entre cette institution et la politique américaine dans le clivage politique des pays d'Amérique latine).

La perception géopolitique selon laquelle l'accès aux ressources d'hydrocarbures fait partie du domaine de la sécurité nationale domestique des États-Unis remonte, on l'aura vu plus haut, à 1940. L'économie des États-Unis d'Amérique repose sur un accès continu aux ressources pétrolières, comme support de sa croissance et de son dynamisme ; ce qui amène la déclaration présidentielle précitée, à propos de leur libre consommation.

Deux œuvres cinématographiques américaines récentes, diffusées dans le canal d'audience des superproductions hollywoodiennes, fournissent l'exemple d'une exception nouvelle à cet ordre établi ; leur sortie vise, selon leur projet, à l'éducation de la population civile par l'image.

La première est le film Syriana, qui donne au travers d'une fiction adaptée d'une œuvre littéraire l'envers du décor de la guerre contre le terrorisme, étayant l'idée d'une continuité géopolitique dans la politique américaine depuis la Guerre froide. Financé par des fonds privés par l'auteur et acteur George Clooney, ce film dont le titre correspond au projet de "Grand Moyen Orient" élaboré par un think tank conservateur situé dans l'orbite du pouvoir de Washington au moment de la justification de l'invasion de l'Irak, présente entre autres la manière dont l'appareil politique et militaire américain prend parti dans une lutte successorale au sein d'une pétromonarchie du Golfe, éliminant le candidat le plus à même de démocratiser le pays pour sélectionner un héritier fidèle aux alliances traditionnelles permettant aux entreprises pétrolières américaines de maintenir leur activité. Syriana fut filmé de la même manière que Traffic (il s'agit du même scénariste pour chacun des films), montrant la manière collusive dont des personnes agissant dans des milieux a priori très différents finissent par déboucher sur des liens contre nature. George Clooney a également protagonisé un film critique sur le maccarthisme, Good Night, and Good Luck, qui s'avère un pamphlet à peine déguisé à l'encontre du climat de pression installé par l'administration fédérale dans le cadre de la loi antiterroriste.

La seconde œuvre est le documentaire militant nommé Une vérité qui dérange mis en scène par l'ancien candidat éconduit lors de l'élection présidentielle de 2000, Al Gore. À visée pédagogique pour le spectateur des opinions publiques des États-Unis et du Monde entier, la survenue d'un tel film avec un supporter d'un crédit inégalé tranche par rapport à la ligne habituelle de l'État fédéral, qui notamment a refusé très longtemps de reconnaître les effets industriels sur le climat et la couche d'ozone, refusant de ratifier le protocole de Kyoto au prétexte de ne nuire en rien à la liberté d'entreprendre des industriels en Amérique du Nord. Al Gore prend le pari que la sensibilisation des populations au sort de la planète amènera les gouvernements à sortir de l'incurie qui les concerne en la matière à propos de la thématique écologique.

La globalisation des échanges et des modes de vie tend à affaiblir la perception d'une opposition frontale à la politique étrangère voire même à l'impérialisme américain, dans un contexte analysé comme une possible universalité de la civilisation occidentale.

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Politique étrangère des Îles Salomon

Armoiries des îles Salomon

Cet article fait partie de la série sur la politique des îles Salomon, sous-série sur la politique.

Les Îles Salomon possèdent des ressources limitées, et ont pour politique de ne maintenir des ambassades que dans les pays avec lesquels elles entretiennent des relations politiques et économiques privilégiées. En 2008, le gouvernement salomonais, dirigé par Derek Sikua, annonçait que sa politique étrangère reposait sur le thème « regarder vers le nord » (look north), c'est-à-dire se tourner vers l'Asie à la recherche de partenaires pour le développement économique.

Les Îles Salomon reconnaissent la République de Chine (Taiwan), et non pas la République populaire de Chine. Taïwan est l'une des principales sources d'aide au développement économique du pays.

Les relations entre les Îles Salomon et l'Australie furent tendues lorsque Manasseh Sogavare fut premier ministre, ce dernier accusant le gouvernement australien de visées néo-colonialistes. Derek Sikua, successeur de Sogavare en décembre 2007, s'empressa de restaurer des relations diplomatiques cordiales avec Canberra.

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Politique étrangère et de sécurité commune

La politique étrangère et de sécurité commune, également connue sous le sigle PESC, est le deuxième des trois piliers instaurés par le traité sur l'Union européenne de Maastricht.

Pour permettre à l'Union européenne de jouer un rôle politique sur la scène internationale, le traité de Maastricht a institué une politique étrangère et de sécurité commune y compris la définition à terme d'une « politique de défense commune ». Elle est le volet diplomatique et de sécurité de l'action extérieure de l'Union européenne, et complète les politiques extérieures de la Communauté européenne telles que la politique commerciale commune, la politique de développement, ou la dimension externe des politiques communautaires internes (Euro, environnement, immigration, visas etc.). Les dispositions de la PESC ont été révisées par le traité d'Amsterdam et par le Traité de Nice qui a initié la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD).

Défense européenne ne signifie pas la défense collective des pays européens contre une agression extérieure (qui reste la mission de l'OTAN) mais la gestion des crises hors Union européenne, par des opérations de maintien ou de rétablissement de la paix et des missions humanitaires regroupées sous le nom de « missions de Petersberg ».

Le traité de Nice prévoit la possibilité pour le COPS de prendre lui même des décisions appropriées pour assumer le contrôle politique et la direction stratégique d'une opération de gestion de crise.

La règle générale pour le processus décisionnel dans le deuxième pilier est le consensus. Ce mode de prise de décision diffère de l'unanimité par le fait que l'approbation du projet présenté ne nécessite pas d'être signifiée expressement par les États membres. En revanche, toute opposition doit être exprimée. C'est le principe de l'« abstention constructive » qui fait que l'abstention d'un État-membre ne signifie pas refus. La procédure caractéristique de ce mode de décision est la « procédure de silence ». À l'issue d'une discussion, une limite de temps est fixée pour que s'expriment les oppositions. Au-delà de cette limite, s'il n'y a pas eu de « rupture de silence », la décision est réputée prise ou le texte adopté.

Par ailleurs, le traité de Nice instaure une procédure de coopération renforcée pour la mise en œuvre d'une action ou position commune, à l'exclusion des « questions ayant des implications militaires ou dans le domaine de la défense ».

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Source : Wikipedia