Planche à voile

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Posté par marvin 05/05/2009 @ 06:09

Tags : planche à voile, sports nautiques, sport

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Planche à voile

Planche à voile sur l'eau plate de Cabo de Gata en Espagne.

La planche à voile (windsurf en anglais) est un engin flottant constitué d'un flotteur propulsé par une voile libre. On entend par voile libre un mât monté sur rotule (pied de mât) qui ne reste pas dans une position fixe pendant la navigation.

La planche à voile peut être considérée comme une version plus petite d'un voilier, mais aussi comme une extension du surf. Elle se pratique aussi bien sur eau plate que sur des plans d'eau agités, voire dans les vagues.

Plusieurs inventeurs s’attribuent la paternité de la planche à voile.

Tout d’abord, un jeune Anglais Peter Chilvers qui esquissa, au début des années 1960, une sorte d'ancêtre de la planche à voile.

Au mois de mai 1964, en Pennsylvanie, un Américain, Newman Darby, installe un mât et une voile sur une planche qui tient plus de la porte que de la planche de surf. Sa planche mesure trois mètres de long pour 90 centimètres de large et possède un mât et une rotule qui malheureusement ne peut s’orienter que latéralement et se trouve dans le dos du pratiquant. Pendant deux ans, il va peaufiner son invention mais ne saura convaincre les investisseurs.

En 1968, Hoyle Schweitzer, surfer et Jim Drake, ingénieur aéronautique, mettent au point le système de joint universel qui permet d’orienter le gréement en tous sens en s'inspirant du joint de cardan présent en automobile. Ils créent également le wishbone, un double arceau permettant de tenir le gréement, et dont la forme rappelle l'os dont il est inspiré.

Jim Drake et Hoyle Schweitzer déposent alors la marque Windsurfer en s’assurant d’un brevet dans les pays ayant le plus de relations commerciales avec les États-Unis (n'ayant les moyens de déposer le brevet que dans deux pays en Europe, ils choisiront l'Angleterre et l'Allemagne, oubliant la France). Hoyle Schweitzer rachètera par la suite l’ensemble des droits à Jim Drake.

En 1973, la société néerlandaise Ten Cate achète la licence Windsurfer pour l’Europe et importe les premières planches à voile. C'est la France qui deviendra cependant le pays où la planche à voile se développera le plus, dans un premier temps grâce à ses pionniers et promoteurs historiques (Patrick Carn, Charles Daher, Pierre-Yves Gires, Yves Loisance) et, dans leur sillage, grâce aux nombreux constructeurs qui s’inspirent de la planche originale Windsurfer sans avoir à en payer la licence.

L'invention du harnais, qui permet de maîtriser une voile plus grande, marque une transition entre l'ancienne pratique de celle de nos jours. 1977 voit l’arrivée de la Rocket Windsurfer, planche de saut plus courte, avec des attaches pour les pieds (footstrap), et un mât reculé. Le funboard, qui permet la navigation dans les vagues et le vent fort, est né.

Robby Naish devient le premier champion du monde de planche à voile à l'âge de treize ans.

La planche à voile devient sport olympique en 1984, à Los Angeles.

Aujourd'hui, il existe plusieurs types de pratiques, qui tiennent à la fois aux conditions de navigation et aux préférences du planchiste, et qui donnent lieu à un matériel adapté.

La Windglider a été la première planche à voile utilisée aux Jeux olympiques, en 1984.

La Lechner a été utilisée des Jeux olympiques de 1988 à Pusan à ceux de Barcelone en 1992.

Adaptée à la régate sur des parcours mettant en œuvre toutes les allures et se courant dans des conditions très variées, c'est la pratique qui a été retenue pour la voile olympique de 1996 à 2004. Avec l'avènement du funboard dans les années 1990, elle n'a longtemps retenu qu'une faible part de participants, essentiellement des jeunes pour l'apprentissage de la régate mais aussi des athlètes accomplis. La monotypie est de rigueur pour ce type de course, avec initialement un flotteur de 3,72 mètres ou de 2,93 mètre pour les moins de 17 ans dérive et une voile de 7,4 m² ou 6,6 m² .

Depuis 2005, la planche support des Jeux olympiques a été modifiée dans l'idée de rapprocher ce matériel de celui plus performant utilisé au quotidien par les coureurs en formula ; c'est ainsi l'équipementier Neil Pryde qui a enlevé le marché devant Mistral et d'autres concurrents tels Starboard ou Exocet. La RS:X a été la planche présente aux Jeux olympiques de Pékin en 2008.

Issue de la Race, discipline de régate sur funboard, la formula a été une tentative de supplanter la raceboard, tout en augmentant les chances de pouvoir courir des régates dans des conditions de vent plus faible et en privilégiant le spectacle (les planches déjaugent).

Les flotteurs de formula sont dépourvus de dérive, ils sont larges (autour de 1 mètre) et courts (moins de 2,5 mètres). Les voiles de formula sont généralement de très grandes tailles (de 8 m² à 12,5 m²). Les matériaux employés sont relativement onéreux et fragiles (mâts, wishbones et lattes de voile 100 % carbone, voiles en monofilm de faible grammage, etc.), mais très légers, pour favoriser les performances dans les vents faibles.

Pratique alliant la vitesse, l'habileté et la stratégie dans les manœuvres (jibe), le slalom se pratique autour de deux bouées, sur un parcours en « 8 », plus simple que ceux des One Design ou des formula, n'intégrant ni gain au vent ni gain sous le vent. Elle requiert un vent plus fort (à partir de 15 nœuds) et fait appel à des flotteurs courts (moins de 2,7 mètres) et étroits, ainsi qu'à des voiles puissantes.

Pratique assez peu courante car très exigeante en matériel et en conditions, la vitesse est toutefois une discipline intéressante pour la recherche et développement ainsi que les records. Pour faire des pointes de vitesse sur 500 mètres, on utilise des planches très étroites et qui remontent peu au vent, aussi appelées guns.

Le record de vitesse en planche à voile est détenu par Antoine Albeau sur une planche de funboard avec une vitesse moyenne de 49,09 nœuds (90,915 km/h) sur les 500 mètres du canal des Saintes-Maries-de-la-Mer en Camargue, le 5 mars 2008. Ce record fait de la planche à voile le support le plus rapide à la voile, après le kitesurf.

Karin Jaggi a établi un nouveau record féminin à 41,24 nœuds (76,37 km/h), sur le même canal le 10 avril 2005 (l'ancien record datait de douze ans).

Il s'agit de s'adapter à des plans d'eau très divers, et de s'y amuser en combinant vitesse, surfs, sauts de vagues, slalom...

Le freestyle est l'une des disciplines les plus radicales et impressionnantes de la planche à voile. Elle permet de faire des manœuvres aériennes et créatives même en l'absence de vagues. La rapidité d'exécution, la glisse et les sensations que le freestyle offre en fait le symbole du renouveau de la planche à voile. Le freestyle existe depuis la création de la planche à voile mais a été marqué par un renouveau dans les années 2000. On utilise pour cela des flotteurs courts (moins de 2,4 mètres) très manœuvrants et des voiles de vagues. Le freestyle a fait émerger les plus grand waveriders d'aujourd'hui tels que Kauli Seadi, Ricardo Campello ou encore Victor Fernandez.

La pratique la plus spectaculaire, a comme son nom l'indique, comme terrain de jeux les vagues, le plus souvent dans du vent assez soutenu. Il s'agit de surfer les vagues, mais aussi de réaliser des sauts et des figures (backloop, frontloop, aérial...). Les flotteurs de vagues sont courts (autour de 2,5 mètres) avec peu de volume et très manœuvrants, les voiles sont petites et peu puissantes ce qui les rends plus maniables.

La taille du flotteur varie communément entre 2,20 et 4,10 mètres. Son volume, qui détermine sa « flottabilité », varie entre 60 et 260 litres.

Les flotteurs ayant un volume inférieur à 100 litres sont généralement considérés comme water start, c’est-à-dire qu'on ne peut souvent démarrer sur ces planches qu'en se faisant tirer hors de l'eau par la force du vent, à l'inverse des planches plus volumineuses grâce auxquelles on peut extraire la voile de l'eau en étant debout sur la planche. Le poids et l'habileté du planchiste, plus que le volume du flotteur, détermineront sa capacité à remonter la voile au tire-veille, debout sur celle-ci, ou l'obligation de repartir en water start.

Les flotteurs modernes ont beaucoup évolué et permettent maintenant des prouesses inimaginables dans les années 1980, mais facilitent également l'apprentissage de la planche à voile. Les planches d'apprentissage sont larges (1 mètre) mais courtes (2,5 mètres), ont autant de flottabilité (240 litres) et conservent souvent une dérive, tout en étant performantes. Leur principal intérêt est d'offrir une grande stabilité et une faible sensibilité au placement du débutant, qui peut alors se concentrer sur la maîtrise de sa voile et l'observation du plan d'eau, plus que sur la recherche de son équilibre. Elles peuvent cependant donner du plaisir au nouveau planchiste pendant de plusieurs saisons, et lui permettre d'évoluer rapidement, avec une voile de plus grande taille.

Pour les plus expérimentés, de larges gammes de flotteurs sont adaptées à toutes les pratiques, à toutes les conditions de vent et de mer, et à tous les gabarits et préférences personnelles. Les flotteurs sans dérive sont appelées funboard. D'une manière générale, la tendance actuelle reste aux flotteurs courts et larges, mais le shape (forme et caractéristiques d'un flotteur) est souvent l'objet de retournements cycliques, les solutions écartées cinq ans auparavant au profit de la dernière innovation revenant finalement au goût du jour...

La construction des flotteurs a également progressé. Si la construction en sandwich n'est pas une invention récente, celle-ci s'est généralisée dans toutes les gammes de flotteurs, au détriment de construction en extrudé (mousse enveloppée dans une peau en polyéthylène, très lourde, très solide mais irréparable et peu rigide) ou en thermoformé (pain de polystyrène sur lequel sont moulés à chaud deux panneaux en plastique, plus rigide et légère que l'extrudé, mais aussi plus fragile, notamment à la jonction des deux panneaux, sur la tranche du flotteur). De nouveaux matériaux (fibre de carbone, kevlar, mousses de différentes densité et bois) sont de plus en plus utilisés pour améliorer la légèreté et la résistance des flotteurs.

Le gréement d'une planche à voile est constitué par le pied de mât, qui relie le mât au flotteur, le mât, la voile, ainsi que par le wishbone, relié d'un côté au mât et de l'autre à la voile, et qui permet au véliplanchiste de tenir la voile. Chaque élément est adapté aux exigences des différentes pratiques. Une fois gréé (assemblé), le gréement est souvent désigné par le terme de voile.

La taille de la voile varie en fonction du gabarit du véliplanchiste et de la force du vent : de 1,1 m² pour les enfants à 12,5 m² environ.

Les principales évolutions sur les voiles ont visé à limiter leur poids et à mieux définir leur profil. Leur forme, triangulaire à l'origine, s'est perfectionnée grâce à l'utilisation de lattes, puis de camber inducers, qui ont permis de bloquer le creux de la voile dans le premier tiers en partant du bord d'attaque, avant d'être momentanément écartés pour leurs différentes contraintes.

Les voiles sont assemblées avec différents tissus, selon les pratiques visées. On peut citer le dacron, le mylar et le monofilm, ce dernier étant parfois tramé avec des filaments pour améliorer sa résistance, malheureusement souvent au détriment du poids de la voile.

D'une longueur comprise entre 3,60 et 5,50 mètres, le mât est un cône en fibre de verre et/ou en carbone, démontable en deux parties pour le transport. Si l'utilisation d'une rallonge est possible, chaque taille de mât correspond à un indice de rigidité (IMCS pour indexed mast check system), qui est requis par la voile. Un mât peut donc être utilisé sur des voiles similaires. Il peut être d'un diamètre réduit, dans quel cas il est dit RDM (reduced diameter mast) et est cylindrique.

Appelé ainsi en référence à l'os de poulet, le wishbone est une double-bôme, qui se fixe sur le mât par une poignée dite automatique, et qui permet de tendre la voile au point d'écoute. Il est également l'élément par lequel le planchiste tient son gréement. Il peut comporter des bouts de harnais, et un tire-veille, sangle ou corde joignant le pied de mât et la poignée avant du wishbone, qui permet de sortir la voile de l'eau sur un flotteur suffisamment flottable.

Élément de liaison entre le flotteur et le gréement, le pied de mât permet aussi d'étarquer la voile au point d'amure, à l'aide d'un palan: il intègre des réas et un taquet coinceur. Pour assurer la mobilité du gréement sur le flotteur, il est constitué d'un « diabolo » en caoutchouc, d'un tendon en uréthane ou d'un cardan.

Parmi les sportifs les plus marquants de la discipline, on peut citer Robby Naish ou Björn Dunkerbeck. Multiples champions du monde de ce sport, ils sont devenus des stars en France sous les plumes journalistiques de Hervé Hauss et de Stéphane Arfi et aussi grâce aux objectifs des photographes Bernard Biancotto, Sylvain Cazenave, Darrel Wong ou bien encore Jérôme Houyvet.

Parmi les nombreux représentants français de ce sport, on peut citer Raphaël Salles, Nathalie Lelièvre (cinq fois championne du monde), Erik Thiémé, Patrice Belbéoc'h (champion du monde en vague dans les années 90) et bien sûr Robert Teriitehau, qui a énormément contribué à la médiatisation de ce sport.

Plus récemment, Antoine Albeau, originaire de l'île de Ré, s'est illustré en devenant champion du monde de Freestyle en 2001, de Formula Windsurfing en 2004, 2005 et 2007, de slalom 42 de 2006 à 2008, et enfin de vitesse en 2007 et 2008! Il remporte le « Défi Wind » de Gruissan en 2005, 2006 et 2007. Il est l'un des Français les plus titrés de l'histoire du windsurf.

En 2004, Julien Taboulet jeune champion français de vague, Faustine Merret a remporté la médaille d'or aux jeux Olympiques en Mistral One Design.

Raphaëla le Gouvello a réalisé la traversée des océans Atlantique, Indien, et Pacifique, ainsi que de la mer Méditerranée.

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Funboard

Un pratiquant de funboard

Le funboard est la version extrême du sport qu'est la planche à voile. Plus technique et plus spectaculaire, la pratique du funboard tient plus du sport de glisse que du loisir nautique traditionnel.

Les planches de funboard sont plus courtes et n'ont pas de dérive. Elles sont prévues pour naviguer au planning, l'aileron suffisant alors à créer la force anti-dérive. Les manœuvres de funboard sont assez différentes de celles de la planche à voile, car la direction est davantage assurée par l'assiette latérale de la carène et les appuis sur les rails que par la position de la voile. Le changement d'amure se fait surtout par empannage (appelé jibe en funboard), le virement faisant perdre trop de vitesse (nécessaire à ces flotteurs peu volumineux qui coulent à l'arrêt). Le départ se fait en water start : le véliplanchiste extrait la voile de l'eau en nageant, puis se fait hisser sur le flotteur par la poussée vélique.

Le funboard est apparu dans les années 1980. À cette époque, le marché de la planche à voile en France était florissant : outre les pratiquants occasionnels, le nombre de passionnés et de pratiquants confirmés devenait suffisant pour créer une niche de marché. Peu à peu des flotteurs plus courts et plus étroits ont vu le jour. La dérive qui équipait la planche à voile a disparu pour ne conserver que l'aileron situé à l'arrière du flotteur.

Sur ces engins, qui supportent à peine le poids du pratiquant à l'arrêt, l'initiation devient impossible sans de sérieuses qualités physiques et une technique solide. À travers la médiatisation de cette pratique plus extrême, de sport de glisse, le loisir de plage qu'était la planche à voile a peu à peu pris l'image d'un sport difficile, les constructeurs ayant préféré répondre à la demande des passionnés plutôt que concevoir des planches accessibles pour attirer les débutants. En France, le nombre de pratiquants (400 000 dans les années 1980) a alors diminué pour atteindre environ 30 000 aujourd'hui.

Plusieurs raisons peuvent expliquer ce choix. Tout d'abord, le renouvellement du matériel étant beaucoup plus fréquent chez les funboarders que chez les véliplanchistes, l'intérêt économique de court terme a conduit les constructeurs à s'orienter sur ce segment de marché et à délaisser la fabrication de planches à voile plus basiques, offrant moins de marge. L'innovation, au cœur des évolutions du funboard (structure et poids des flotteurs, matériaux composites dans la fabrication des voiles et mâts) a par ailleurs incité les constructeurs à investir dans la recherche et développement afin de consolider et pérenniser leur part de marché, ce qui se traduit par un prix du matériel élevé.

Depuis les années 2000 et l'avènement du kite surf, le funboard est à nouveau dans la tourmente. Les constructeurs, désireux de se débarrasser de la réputation de sport difficile qui colle à leur secteur, ont progressivement revu les lignes de leurs flotteurs. Plus large, plus volumineux, avec des rails moins incisifs, les nouveaux flotteurs visent à reconquérir un public plus large avec pour maître mot : la capacité évolutive du matériel. L'allègement du poids des gréements a également favorisé la création de voiles de grande surface (jusqu'à 12,5 m²) permettant d'étendre la plage d'utilisation du matériel par vent léger.

Le funboard se pratique aussi bien en mer qu'en lac. Les sites les plus réputés des côtes françaises pour la régularité et la puissance du vent sont Wissant en Manche, la Torche à la Pointe Bretagne et l'Almanarre en Méditerranée et en Guadeloupe (au fare de vieux-fort).

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Björn Dunkerbeck

Björn Dunkerbeck

Björn Dunkerbeck est un véliplanchiste néerlandais né le 16 juillet 1969. Avec ses 12 titres de champion du monde PWA, il est le sportif le plus titré de son sport. Tout comme Robby Naish, il est l'un des grands noms de la planche à voile.

Björn Dunkerbeck mesure 1 mètre 91 pour 96 kg et son numéro de voile est E-11.

Il est né le 16 juillet 1969 au Danemark. De mère néerlandaise et de père allemand.

Il débute en Coupe du Monde en 1987 et domine les compétitions presque aussitôt et jusqu'à la fin des années 90, et ce dans toutes les disciplines (vagues, slalom, course-racing). Depuis lors, « l'ours » (Björn, en danois) reste un champion indépassable. D'un naturel timide, modeste même si la victoire seule compte pour ce compétiteur forcené, le monde de la planche à voile, et Robby Naish en tête qui fut piqué au vif par le talent et la classe de ce sportif « venu du froid », n'acceptèrent que difficilement une domination que beaucoup jugeaient insolente, tant elle était totale.

Avec le temps, si Robby Naish demeure le héros légendaire de la planche à voile, Björn Dunkerbeck en est devenu son champion incontesté, puisque jamais une pratique sportive n'a vécu une telle emprise. Pour beaucoup, ce champion a, à lui tout seul, professionnalisé un sport qui se vivait comme en dehors de tout esprit de compétition. L'industrie de la planche à voile a dû suivre le mouvement rigoureux qu'il lui imprima - s'appuyant sur le sérieux de Björn Dunkerbeck, de ses voiliers et de son shapeur, Peter Thommen - pour faire passer un sport du statut de loisir de plage à celui de sport de haut-niveau. Dunkerbeck, désormais père de famille, s'est retiré du monde des compétitions depuis quelques années et s'offre aujourd'hui des séances de navigations libres autour de la planète (The Search), sans oublier de rentrer régulièrement chez lui, sur l'île de Gran Canaria. La famille Dunkerbeck compte une sœur, Britt, qui fut plusieurs fois championne du monde de windsurf à l'époque où son frère en fut l'empereur.

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Crocodiles de l'elorn

Les Crocodiles de l'Elorn est le nom d'un club de planche à voile Brestois.

Ses locaux sont situés à Brest sur le site du port de plaisance du Moulin Blanc, ce qui lui permet de profiter pleinement de la rade de Brest, un plan d'eau de très grande qualité pour l'apprentissage des sports nautiques.

Le club est réputé pour avoir formé de nombreux champions de France, d'Europe, du Monde et même Olympiques.

1977 : Organisation pour la première fois à Brest des 24 h de planche à voile.

1978 : Fabrication d'une 2ème version de la planche à 4, plus légère (145 kg).

Cette planche leur permettra de faire la première traversée en planche de Ouessant à Brest.

1985/1986 : les podiums continuent et le premier permanent est embauché ! Thierry Renault est champion de France minimes. Valérie Capart termine 3ème aux championnats d’Europe et du Monde Les noms de Loïc Helies, Franck David, Thomas Ruelland, Patrice Belbéoc’h, Thomas Le Vaillant, Gérald Pelleau apparaissent aussi sur les podiums suivis du qualificatif « Crocodiles de l’Elorn » sur les grilles de résultats.

1988 : Organisation des Championnats d’Europe à Brest, avec 2 titres dans la poche en « féminine » et en « lourd ».

2004 : Médaille d'or de Faustine Merret à Athènes (catégorie Mistral).

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Siouville (spot de surf)

Surf à Waikiki Beach Honolulu Hawaii

Le spot de Siouville est un spot de surf, de planche à voile (windsurf), de kitesurf et de char à voile situé à Siouville, en Normandie.

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Mistral One Design

La Mistral One Design est une planche à voile monotype olympique remplacée aux Jeux olympiques de 2008 par le nouveau matériel Neil Pryde RS:X.

La Mistral One Design est composée d'un flotteur disposant d'une dérive.

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Raceboard

La Raceboard est un type de planche à voile et de navigation particulière au funboard. Il s'agit d'une planche généralement large et volumineuse pour permettre un départ rapide au planing dans des vents faibles, inférieurs à 10 noeuds.

Ce type de pratique a été développé au début des années 2000 et a permis aux compétitions internationales de se dérouler dans n'importe quelles conditions (vents forts ou faibles).

La Raceboard est une série internationale de l'ISAF.

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Water start

Le waterstart (de l'anglais « Départ de l'eau ») est une manœuvre de planche à voile consistant à se remettre en position de navigation après une chute en utilisant presque exclusivement la force du vent. Maîtriser cette technique devient rapidement un impératif dans des conditions de navigations autre que la mer d'huile ou le léger clapot et à partir de Beaufort 3.

Le waterstart permet un départ bien plus rapide que le départ au tire-veille. Outre le confort apporté, la rapidité permet, dans des conditions moyennes ou difficiles de navigation, de repartir en évitant les déferlantes, inconfortables et dangereuses par mer forte ou en haut-fond. Elles se révèlent également très cher en matériel dans ce dernier cas. Une fois la technique maîtrisée, elle s'effectue, à partir de beaufort 3, avec une facilité déconcertante et se révèle bien moins fatiguante que le départ au tire-veille.

Placer le flotteur nez-au-vent et le mât perpendiculaire à la direction du vent, amure ("avant" de la voile) au vent et écoute ("arrière") sous le vent. Décoller la voile de l'eau en la levant avec un bras (futur avant ou arrière selon affinité, on préconise en générale l'arrière). La voile décollée, attraper le wishbone (boom) fermement, de préférence en levant brutalement la voile à peine sortie de l'eau pour éviter que l'écoute ne plonge dans l'eau. On se place dans la position de départ, analogue au beachstart : flotteur légèrement à l' abattée, eau jusqu'au cou ou à la poitrine, wishbone tenu à proximité de la tête. Cette position est idéale car le flotteur est le plus proche possible des pieds du planchiste. La position se conserve en battant des pieds de manière circulaire (attention aux genoux fragiles), et en bordant/choquant légèrement la voile.

Un waterstart de débutant se termine bien souvent nez au vent, avec une lutte pour l'équilibre de quelques secondes avant de repartir décemment.

On peut rencontrer un problème cité ci-dessus mais moins prononcé si bien que la manœuvre est rentrée, mais les corrections sont néanmoins valabes.

Pour corriger un lof, on peut appuyer une demi-seconde le pied avant sur le pied de mât en accompagnant la rotation du flotteur avec le pied arrière. Attention, ce mouvement est brutal, et on peut se retrouver en vent arrière (et surtout à l'eau) assez vite si le dosage n'est pas subtil.

L'aisance vient surtout avec la pratique : on apprend à contrôler le matériel pour sortir vite et se placer directement en position de navigation. Les plus légers pourront même partir pieds dans les straps ou au harnais, cette dernière option étant plus une porte ouverte au freestyle ou à la frime qu'a la performance.

Le waterstart peut se varier lorsque le niveau augmente : une main (sans main ?), fausse-panne (écoute vers l'avant), pieds inversés ... la planche à voile étant ce qu'elle est, la fantaisie est toujours la bienvenue.

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Source : Wikipedia