Photographie

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Posté par talos 20/03/2009 @ 15:07

Tags : photographie, culture

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Photographie

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Littéralement : « peindre avec la lumière ». Le terme plus court de photo est très fréquemment utilisé. Dans le cas où l'on parle d'une image photographique, on emploie aussi souvent les termes image, tirage, vue ou agrandissement.

La personne utilisant la technique photographique lors de la phase de prise de vue se nomme le photographe. Il existe de nombreux métiers connexes à la prise de vue. Par exemple, une personne travaillant dans un laboratoire pour procéder à l'agrandissement de négatifs se nomme le tireur.

Depuis son invention il y a près de cent soixante-dix ans, la photographie a su tirer parti de nombreuses innovations technologiques et techniques dans les domaines de l'optique, de la chimie, de la mécanique, de l'électricité, de l'électronique et de l'informatique.

Les deux phénomènes nécessaires à l'obtention d'images photographiques étaient pour certains connus depuis longtemps. Depuis Aristote, on savait mettre la réalité en boîte : il suffit de percer un « petit trou » (sténopé) dans une chambre noire (camera obscura) pour voir apparaître une image inversée dans le fond blanc de la boîte. D'autre part, les alchimistes savaient que la lumière noircissait le chlorure d'argent. Vers 1780 Jacques Charles, plus connu pour son invention de l'aérostat gonflé à l'hydrogène, parvint à figer, mais de façon fugitive, une silhouette obtenue par le procédé de la chambre noire sur du papier imbibé de chlorure d'argent et de sulfate de cuivre anyhdre. Thomas Wedgwood (1771-1805) fit des expériences analogues avec le nitrate d'argent ; il en publia un mémoire en 1802. De son côté John Herschel en 1819 décrit les propriétés de l'hyposulfite de sodium qui deviendra le fixateur.

Joseph Nicéphore Niépce, un inventeur de Chalon-sur-Saône, associe ces trois procédés pour fixer des images (de qualité moyenne) sur des plaques d'étain recouvertes de bitume de Judée, sorte de goudron naturel qui possède la propriété de durcir à la lumière (1826 ou 1827) : la première photographie représente une aile de sa propriété à Saint-Loup-de-Varennes (Saône-et-Loire). Cette dernière est visible à l'Université d'Austin au Texas depuis que Helmut Gernsheim en a fait don à cette institution, en 1963. Si on regarde bien cette image, on remarque son éclairage particulier. En effet, la pose a duré plusieurs heures : le soleil a éclairé le mur de droite puis celui de gauche plus tard dans la journée.

Nicéphore meurt en 1833 et Louis Jacques Mandé Daguerre poursuit l'amélioration du procédé. En découvrant le principe du développement de l'image latente, Daguerre trouve le moyen de raccourcir le temps de pose à quelques dizaines de minutes. En 1839, Il promeut son invention auprès du savant et député François Arago, qui lui accorde son soutien.

Ainsi, la date officielle de l'invention de la photographie est 1839, date à laquelle Arago présente à l'Académie des sciences l'« invention » de Daguerre, le daguerréotype, qui est en fait une amélioration de celle de Niépce. L'État français l'acquiert contre une rente viagère annuelle de 6 000 francs à Daguerre et de 4 000 francs à Isidore Niépce, le fils de Nicéphore, puis en fait « don au monde ».

Grâce au daguerréotype, on obtient des images après « seulement » une demi-heure de pose (lorsque le ciel est parfaitement dégagé). Cette lenteur pose quelques problèmes : les rues de Paris, même à une heure d'affluence apparaissent totalement vides. Mais qu'importe, la photographie était inventée !

Par la suite, la photographie évolue très vite. En effet, le résultat des recherches étant acquis par l'État français, chacun peut l'améliorer.

William Henry Fox Talbot (1800-1877) mène des recherches parallèles à celles de Niépce et Daguerre à partir de 1833. En 1840, il invente le « calotype », procédé négatif-positif qui permet la diffusion multiple des images.

Suivent d’autres recherches, qui petit à petit permettent d’améliorer la qualité des images, la sensibilité des surfaces sensibles, et de simplifier la procédure de prise de vue : 1847 « procédé à l’albumine » (Claude Félix Abel Niépce de Saint-Victor, cousin de Nicéphore), 1850 « procédé au collodion humide » et 1851 « ambrotypie » (Frederick Scott Archer), 1852 « ferrotypie » (Adolphe-Alexandre Martin).

Félix Tournachon plus connu sous le nom de Nadar en fait une utilisation commerciale. Il réalise des portraits des personnalités de l'époque, et en 1858 il réalise à Bièvres la première photographie aérienne, prenant une vue de Paris depuis un aérostat.

Les premiers clichés (noir et blanc ou autochromes) étaient réalisés sur des plaques de verre, relativement encombrantes, lourdes et fragiles. En 1884, George Eastman met au point les surfaces sensibles souples. Le film en celluloïd, permettant de stocker plusieurs images dans le magasin de l’appareil photographique, supplante alors la plaque de verre. La diminution de la taille des appareils facilite la pratique de la prise de vue en (presque) tous lieux et toutes circonstances. Le "Kodak" sera le premier appareil photographique fabriqué par la compagnie Eastman permettant d'enregistrer une centaine d' images sur support souple. Une fois le "film" exposé, l'appareil était renvoyé à Rochester (NY) où le film était développé, les épreuves tirées, l'appareil rechargé, et le tout renvoyé à son propriétaire.

Charles Cros et Louis Ducos du Hauron présentent le même jour à l'académie des sciences, le principe de la photographie en couleurs indirecte en trichromie soustractive en 1869, nécessitant l'exposition de 3 images correspondant aux trois couleurs primaires. Le procédé sera utilisé à grande échelle par Prokudin-Gorskii entre 1900 et 1918.

Une étape importante fut ensuite le premier procédé véritablement pratique de photographie en couleur, l’« autochrome », inventé par les frères Louis et Auguste Lumière en 1903 et commercialisé à partir de 1907. L'utilisation est simple (une seule image) mais la sensibilité très faible oblige à des poses de quelques secondes et le format des plaques 9 × 12 impose des appareils lourds.

Il faudra attendre 1935 avec l'entrée en production de l'Agfacolor puis du Kodachrome pour que la photographie en couleur se répande avec des appareils compacts faciles à transporter (pellicule souple) mais toujours limitée à des diapositives. Les amateurs devront attendre l'Ektachrome vers 1946 pour disposer d'un traitement abordable bien que délicat.

Le succès à grande échelle dépendait de la possibilité de tirage sur papier que permet le Kodacolor introduit en quantité limitée pendant la Seconde Guerre mondiale (1942) puis plus largement dans les années 1950 sous le format 135.

En 1913, Oskar Barnack construisit le premier prototype du Leica, qui fut commercialisé à partir de 1925 et fut le premier des appareils utilisant le format 24 x 36 mm, qui est resté le plus courant jusqu’à la fin du XXe siècle.

Vers 1948, le docteur Edwin H. Land met au point le premier appareil à développement instantané, le Polaroïd, et en 1962, il adapte ce procédé à la couleur. Les premières versions du polaroïd comportaient un internégatif. Dans les années 1980 on améliore la technique pour se passer de l'internégatif et obtenir un véritable positif direct.

C'est pourtant une des premières recherches de la photographie sur laquelle le français Bayard travaillera autour de 1838-1839, simultanément aux recherches de Niépce et Daguerre sur le daguerréotype. On connaît de Bayard avec ce procédé le premier autoportrait (dit « l'Autoportrait en noyé ») de l'histoire de la photographie.

La stéréoscopie ayant été inventée avant la photographie (Wheatstone, 1838), des photographes se sont mis dès 1841 à prendre des photos en relief, en deux poses successives avec un décalage entre les deux prises de vues. Cette prise de vues en deux temps n'étant pas possible pour les portraits, des appareils à deux objectifs ont été construits à cet effet dès les années 1850.

Une nouvelle branche de la photographie s'est donc largement développée pendant toute la deuxième moitié du XIXe siècle et continue à se développer au XXIe.

Les techniques informatiques permettent de transformer une image en une série de points, les pixels, dont les caractéristiques sont exprimées par des nombres, ce qui permet de la reconstruire sur un périphérique informatique. La difficulté de cette technologie, qui marque une rupture complète avec les procédés physico-chimiques initiaux, se situe dans la conception des capteurs électroniques de l'image qui remplacent le film. La résolution de ces capteurs, le nombre de pixels d'une image qu'ils sont capables d'analyser, évolue très rapidement. Sur les appareils commercialisés, ils atteignent en 2008 jusqu’à quinze millions de pixels pour les appareils au capteur APS (Capteur CMOS SAMSUNG) et cinquante millions de pixels pour les moyens formats et permettent d'obtenir une image de qualité pour une taille d'environ un demi-mètre carré. Comme pour les anciennes techniques, cette qualité dépend aussi de l'optique de l'objectif.

La photographie numérique présente l'avantage d'offrir des possibilités infinies de retraitement et de retouche des images avec un ordinateur et un logiciel de traitement d'image. De la simple correction de lumière, de contraste, de couleur, à la retouche et la composition d'image, ces logiciels permettent une grande liberté de création.

Les réseaux de communication, internet et les services communautaires de photo en ligne apparus depuis 2003, ont déployé les possibilités d'usage de la photo numérique. Avec les blogs et les services de partage de photographies comme Pikeo ou Flickr, les photographes internautes disposent des outils et services permettant la communication, l'échange, l'exposition de leurs photos numériques, autant dans la sphère privée, communautaire, qu'à l'échelle planétaire. Les services offrent des possibilités d'exploitation en ligne considérables : gestion des contacts, diaporamas, localisation géographique.... Les artistes et professionnels y trouvent leur compte avec des audiences considérables pouvant dépasser n'importe quel lieu d'exposition physique.

Les grandes marques d'appareils photo numériques sont : Canon,Fujifilm, Kodak, Leica, Nikon, Olympus, Panasonic, Pentax,Samsung, Sony, Le marché est actuellement dominé par Canon (18,7 %) et Sony (15,8 %).

Technique qui est utilisée en astronomie, qui consiste à photographier des astres.

Dès son invention, l'usage de la photographie est intimement lié à l'évolution de sa technique. Elle est devenue le premier art réellement populaire.

La photographie inaugure une nouvelle ère dans la représentation : on est à présent capable d'avoir une représentation du réel « objective ». C'est-à-dire que l'homme ne représente plus le réel tel qu'il le voit et tel qu'il le peut mais c'est le réel qui impressionne, « seul », le support. Ainsi la photographie trouve rapidement son usage dans le reportage, dans l'anthropométrie, inventée par Alphonse Bertillon. On a l'ambition de réaliser un inventaire du monde.

Nous savons toutefois aujourd'hui que cette objectivité a ses limites. Déjà la photographie argentique permettait de travestir la réalité, d'ajouter ou de retrancher des éléments d'une image par un patient travail de laboratoire. Mais avec l'avènement de la photographie numérique, ces trucages qui n'étaient auparavant accessibles qu'à des connaisseurs, deviennent presque à la portée de tous.

En outre, par le choix de tel cadrage, de tel traitement appliqué à la photo, le photographe interprète à sa façon le réel qui s'offre à lui. C'est ainsi qu'en noir et blanc, une ambiance peut être rendue dramatique par certaines techniques alors que la réalité ne l'était pas autant.

Jusqu’à l'usage de la photographie, c'est la peinture qui avait pour rôle la représentation de la réalité. Les peintres étaient tiraillés entre le besoin d'une représentation fidèle à la réalité et le désir d'embellir leurs tableaux pour les rendre plus attrayants. Avec l'arrivée de la photo, les arts plastiques ont pu se libérer de la réalité et se tourner vers l'art abstrait.

La photographie a aussi inauguré une époque où presque tout le monde pouvait disposer de son portrait ou de représentations d'objets ou de lieux qui restaient jusque-là réservés à une élite économique, quand il fallait demander à un peintre de réaliser une image. Cela s'est traduit dans un premier temps par certaines photographies qui s'approchaient beaucoup du portrait peint le plus classique. Mais la réalisation de la photographie s'est également rapidement diffusée. Et aujourd'hui, presque tout le monde a facilement accès à la capacité de « prendre une photo ». La représentation du monde en a été transformée et les sociologues ne manquent pas d'étudier les pratiques et les résultats de cette photographie populaire.

Cet environnement très favorable permet ainsi de parler d’« art populaire » par la possibilité ainsi offerte au plus grand public de posséder les formes de cet art et d'en produire les artefacts.

La photographie est un moyen technique et mécanique de conserver une représentation graphique des moments, des objets ou des gens. Mais c'est aussi un moyen d'expression plus ou moins abstrait, portant la signature de son auteur, le photographe, et dont l'objectivité est équivalente à n'importe quelle œuvre artistique. Longtemps enfermée dans l'imitation de la peinture (pictorialisme, marines, portraits...), la photographie a trouvé sa propre voie artistique avec l'apparition du surréalisme.

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Oscar de la meilleure photographie

L' Oscar de la meilleure photographie est une récompense cinématographique attribuée chaque année par l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences. Il est décerné depuis 1928.

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Photographie humaniste

La photographie humaniste est un courant photographique international qui réunit des photographes ayant en commun un intérêt pour l’être humain dans sa vie quotidienne. Débutant vers 1930 et s'achevant vers 1960, ce courant a connu un grand essor entre 1945 et 1950.

La photographie humaniste est indissociable des difficultés économiques de l'immédiate après-guerre, notamment en France où les caisses de l'État sont vides et où la reconstruction a lieu avec l'aide des États-Unis et de leur plan Marshall. Durant cette période, la photographie humaniste témoigne à la fois des bonheurs simples de la vie mais aussi des difficultés et des injustices.

Parmi les photographes humanistes, on compte 71 Français et une vingtaine d'étrangers. L'origine du mouvement est liée à la notoriété internationale acquise par certaines œuvres photographiques françaises.

On peut donner l'exemple de la célèbre photographie de Robert Doisneau « le Baiser de l'hôtel de ville » qui avait été publiée dans Life en 1950 a coté d'autres images montrant les amoureux à Paris.

Ces images, comme bien d'autres, contribuent à l'élaboration d'une imagerie nationale qui attribuera peu à peu à la France la paternité du mouvement. L'américain Peter Hamilton désignait d'ailleurs Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau et Willy Ronis comme les trois fondateurs du mouvement.

S'il y a un lieu qui a su inspirer les photographes de l'époque qu'ils soient français ou non c'est bien Paris. Les photographes y captent le quotidien des Parisiens dans leur travail aussi bien que leurs loisirs et cela, du début des années 1930 jusqu'à la fin du courant humaniste avec les manifestations de mai 1968.

Cette passion pour les Parisiens ne tarde pas à faire ressortir certains archétypes du Français ou du Parisien, on peut citer le personnage de la concierge ou des écoliers. Ces photographies ne sont pas étrangères à l'image que les autres pays se font de la France et des Français qui se réduit parfois à ces simples archétypes.

Pour les photographes humanistes, l'environnement du sujet a autant d'importance que le sujet lui-même; ce dernier est donc souvent photographié dans son cadre de vie intime ou en public. Certains lieux comme la rue ou le bistrot sont particulièrement exploités par les photographes humanistes parce qu'ils sont des espaces de liberté et de convivialité. Claude Nori reprit dans un numéro spécial des Cahiers de la photographie et développa la notion de réalisme poétique appliqué à la photographie. Ce terme vient du cinéma et a été imposé par Georges Sadoul qui lui même l'avait emprunté au théoricien Roger Manvell. Cette expression décrit l'esthétique recherchée par les photographes humanistes. Selon Nori, les thèmes principaux de ce réalisme poétique sont la flânerie dans la grande ville, un goût pour les rues pavées, les personnages typés, l'idéalisation des bas-fonds et la quête des instants de grâce. Il explique aussi que cette esthétique ne se limite pas à la photographie mais qu'elle s'exprime aussi dans le cinéma et la littérature. Cette esthétique ou inspiration commune explique sans doute les nombreuses collaborations entre écrivains et photographes. On peut citer la collaboration de Aragon et Henri Cartier-Bresson à "Ce soir", Jacques Prévert et Izis pour "le Paris des Poètes" ou René-Jacques et Mac Orlan pour "Les fêtes foraines" mais aussi la célèbre rencontre de Blaise Cendrars et Robert Doisneau qui donnera lieu, quatre ans plus tard, à La Banlieue de Paris. La musique que l'on n'a pas encore évoqué n'est pas exclu de ces collaborations; nombreux sont les photographes qui ont réalisés des portraits de chanteurs populaires de l'époque. On peut citer Doisneau qui photographiait les vedettes du cabaret l'Ecluse ou encore Lucien Lorelle qui réalisa les pochettes des vinyles du duo Marc et André.

Les collaborations entre artistes de différents horizons ne sont pas la seule occupation des photographes humanistes.

Dans les années 1930, la photographie commence à s'imposer dans la presse illustrée. Cet élan est coupé par la Seconde Guerre mondiale durant laquelle les activités sont réduites, voir impossible à cause des pénuries et du pouvoir en place. Dès la fin de la guerre, les photographes sont amenés à couvrir la libération des villes, ou tout simplement à photographier les villes pour témoigner des dommages causés par la guerre. C'est le cas de François Tuefferd qui part dans l'est de la France pour photographier les monuments historiques ou ce qu'il en reste. On peut aussi citer l'exemple de Denise Bellon qui réalise à Moissac un reportage sur les enfants juifs déportés.

Ce n'est qu'en 1950 que l'élan photographique, qui avait débuté avant la guerre, reprendra son cours avec une nouvelle génération de photographes ( Willy Ronis, Izis...). Ces photographes travaillent pour la presse, l'édition, la publicité et sont aussi sollicités pour des campagnes menées par les ministères et différentes institutions françaises.

Il faut noter qu'il émane du Commissariat général au tourisme une très forte demande d'images. Des campagnes de prises de vues sont lancés dans toute la France.

En ce qui concerne la publicité, outre les commandes des grandes entreprises telles que Renault qui édite notamment un livre sur ces usines auxquelles les photographes les plus renommés participent, il ne faut pas omettre le fait que les commandes les plus importantes sont aussi celle des organisations créent tout de suite après la guerre comme l'ONU, l'UNESCO ou encore la Croix Rouge. Lucien Lorelle réalise une affiche pour la Croix Rouge représentant une femme tenant son enfant dans les bras avec en arrière plan leur logement insalubre. Pour ce genre de commande l'image est minutieusement étudiée, retouchée en laboratoire pour que l'accent soit vraiment mis sur le visage de la mère et l'enfant ainsi que sur l'arrière plan. Les images des photographes humanistes sont donc partout aussi bien dans la presse, les publicités, les livres, les expositions mais aussi sur les calendriers, les affiches, les agendas...

C'est d'ailleurs l'une des revendications des photographes humanistes qui se disent photographes polygraphes. Cette expressions de Willy Ronis résume bien la démarche unique de ces photographes dans tous leurs domaines d'activités.

Créée pendant la guerre par Orel et par Boucher qui était Graphiste dans les années 1920-1930, l'agence est réactivée par certains membre de Alliance Photo dont Pierre Boucher qui dirigea le service graphique du plan Marshall de 1948-1952. Ensuite, de 1957 à 1970, L'ADEP devient l'agence de documentation et d'étude pour la presse. L'agence ferme ses portes en 1959, la concurrences de Magnum et Rapho étant trop forte.

La création de toutes ces agences est indispensables au vu de la demande d'images mais il s'agit aussi pour les photographes de se regrouper pour mieux gérer leurs travaux et surtout leurs diffusions. Les Photographes sont des auteurs et ils sont les seuls à pouvoir décider des modifications apportées à leurs photographies, qu'il s'agisse d'un recadrage pour une publication dans la presse ou de quoi que ce soit d'autre. L'agence Magnum est pour beaucoup dans ces avancés. Il est d'ailleurs important de noter que ces agences, dont les photographes choisissent eux même les nouveaux membres, deviendront par la suite de véritables écoles de photographe. Magnum en étant encore aujourd'hui un bon exemple.

La liste ci-dessous présente des artistes qui peuvent partiellement ou totalement être rattachés à cette mouvance.

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Photographie sociale

La photographie sociale est une branche du photojournalisme mais elle s'en distingue comme de la photographie humaniste.

La photographie sociale est une manière d’utiliser le médium qu'est la photographie. Ce type de photographie a pour but la prise de conscience des problèmes sociaux. Un reportage de photographie sociale témoigne d'un problème non résolu. Même si le sujet peut être tragique, la photographie sociale est résolument optimiste : tout reste à faire. Ce type de photographie n’a pas besoin de revendiquer un engagement politique car celui-ci est à son fondement. La photographie sociale est le premier maillon d'une chaîne qui commence par un éveil du public pour déboucher sur l'action. Elle n'existe que si elle est complétée par l'investissement de chacun dans la résolution des problèmes sociaux. La fonction de la photographie sociale est éminemment civique et citoyenne. Les marginaux, les défavorisés, les exclus, les laissés pour compte, les "indésirables" comme les thèmes de la vieillesse et de la mémoire sont au cœur de la photographie sociale. Le photographe social se définit par son utilité à témoigner de sujets que l'on n'aurait pas du voir.

Un travail de photographie sociale suppose avant tout de s'immerger dans un milieu et de dialoguer avec l’ "objet" photographié. Le dialogue entre le photographe et la personne photographiée et la présence d'un tiers, le médium photographie, vont dans le sens d'un regard anthropologique qui a pour finalité une meilleure compréhension de l'homme et de son action sur son propre environnement. L'immersion dans un milieu ne peut se réaliser sans une durée, les clichés ne peuvent être "volés".

Le premier photographe que l'on considère comme un photographe social est Jacob Riis (1849-1914) qui entreprit d'user de la photographie pour témoigner de la situation sociale dramatique qui sévissait à New York dans les années à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. On compte entre autres parmi les photographes sociaux, Lewis Wickes Hine (1874-1940), August Sander (1876-1964), Dorothea Lange (1895-1965), Farm Security Administration, Eugene Smith (1918-1978); plus proches de nous, Sebastião Salgado (né en 1944), Yves Jeanmougin (né en 1944), Jane Evelyn Atwood (née en 1947), Jean-Louis Courtinat (né en 1954).

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Photographie panoramique

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La photographie panoramique est un style de photographie qui consiste à créer des images avec des champs exceptionnellement larges, mais qui réfère également à des formats relativement larges (voir format APS).

L'angle de prise de vue à l'horizontal peut atteindre 360°, le choix d'utiliser un grand angle et de mettre l'appareil en format vertical s'impose pour obtenir un format d'image agréable. Certains appareils numériques permettent la prise de vue sans pied, une partie de l'image précédente étant affichée en surimpression sur la visée suivante, en se rappelant que le photographe doit tourner autour de l'appareil et non l'inverse !

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Source : Wikipedia