Philippe Doucet

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Posté par seb 13/03/2009 @ 10:14

Tags : philippe doucet, ps, partis politiques, politique

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Philippe Doucet

Philippe Doucet est un homme politique français, né en 1961 au Havre (Seine-Maritime), membre du Parti socialiste dont il est Secrétaire national en charge du droit des consommateurs.

Il est maire d'Argenteuil depuis les élections municipales des 9 et 16 mars 2008, Vice-Président du Conseil général du Val-d'Oise en charge du logement, Président de la Communauté d'agglomération Argenteuil-Bezons.

Engagé au Parti socialiste depuis 1979, il commence sa carrière politique au Havre avant de s'installer en 1991 dans le Val-d'Oise à Cormeilles-en-Parisis puis à Argenteuil depuis 2003. Philippe Doucet est également un proche de Julien Dray, Député de l'Essonne, mis en cause dans des faits d’abus de confiance et de détournements de fonds présumés.

En 2004, il est élu Conseiller général du Canton d'Argenteuil-Nord.

En 2007, il est désigné par les militants socialistes d'Argenteuil pour être 1er des socialistes lors de l'élection municipale de mars 2008, battant lors du scrutin interne l'autre Conseiller général socialiste de la commune Alain Leikine, et l'ancien candidat du PS pour la législative de juin 2007 Faouzi Lamdaoui. Ce vote militant, soutenu par la fédération socialiste du Val-d'Oise, mais contesté par la direction nationale du Parti socialiste, en raison de l'ouverture à la diversité,, est toutefois validé par celle-ci le 15 décembre 2007.

Philippe Doucet mène donc aux élections municipales de mars 2008 une liste soutenue par le Parti socialiste, face à Georges Mothron, député-maire UMP sortant. Il remporte les élections au second tour, avec 50,6% des voix.

En 2008, lors des élections cantonales qui se tiennent le même jour que les élections municipales, la Gauche (PS-PCF-divers gauche) devient majoritaire au sein du Conseil général du Val-d'Oise. Philippe Doucet qui est conseiller général d'Argenteuil devient le 20 mars 2008 vice-président du Conseil général en charge du logement.

En mars 2009, une série d'articles du Parisien et de la presse locale a révélé le double jeu que Philippe Doucet avait entretenu vis à vis de son Maire adjoint Faouzi Lamdaoui en mandatant un ex militant socialiste à l'époque des faits, depuis en conflit avec le maire, pour entamer une procédure judiciaire visant à écarter son colistier de la course aux élections municipales 2008, faits pour lesquels il encourt une exclusion de trois ans du Parti socialiste mais dont il se défend en prétendant avoir agi « pour anticiper l'attaque » de son adversaire Georges Mothron.

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Faouzi Lamdaoui

Faouzi Lamdaoui, né le 14 novembre 1964 à Constantine (Algérie) est un homme politique français, membre du parti socialiste.

Ingénieur logisticien, Faouzi Lamdaoui milite dans le milieu associatif. Il est président du club de réflexion Construire ensemble, membre fondateur de l'association culturelle Coup de soleil et membre de l'association citoyenne L'Égalité d'abord.

En 1992, il adhère au Parti socialiste. Il occupe successivement les responsabilités de délégué national au co-développement, de délégué national auprès de François Hollande chargé de l'égalité et de la lutte contre les discriminations, de Secrétaire national-adjoint à l'Égalité et au Partenariat équitable, puis de Secrétaire national à l'Égalité, chargé du Partenariat, de la Diversité et de la Promotion sociale jusqu'au congrès de Reims (2008).

En 2007, il est candidat PS aux élections législatives de la 5e circonsription du Val d'Oise de Argenteuil-Bezons, remportées par son adversaire UMP Georges Mothron avec 51% des voix.

Candidat à l'investiture socialiste pour les élections municipales à Argenteuil, il obtient moins de 1% des voix, battu par le Conseiller général de la commune Philippe Doucet qui remporte ensuite l'élection. En troisième position sur la liste, Faouzi Lamdaoui devient adjoint au Maire d'Argenteuil en charge des jumelages.

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Élection des présidences d'intercommunalités en France en 2008

Entre le 18 mars et le 18 avril 2008, les élections intercommunales ont abouti à l’élection au second degré et au scrutin majoritaire de 85 000 délégués communautaires par les conseils municipaux adhérents aux quelque 2 500 communauté de communes, communautés d'agglomération et communautés urbaines, suite aux élections municipales françaises de 2008 organisées les 9 et 16 mars 2008.

Ce « troisième tour » des élections municipales comme on le dénomme parfois possède parmi les élus locaux de plus en plus d'importance. Les établissements qu'ils concernent, exercent des compétences stratégiques et structurantes de plus en plus importantes pour les bassins de vie et les agglomérations urbaines.

Il est vraisemblablement le dernier dans son genre, les élections municipales de 2014 voyant très probablement l'introduction du suffrage universel dans la désignation des représentants intercommunaux selon un mode de scrutin qui reste à définir.

On peut noter du fait de l'élection au second degré et du statut d'établissement public, la loi sur le cumul des mandats ne s'applique pas : des élus cumulant plusieurs mandats briguent volontiers ces présidences d'un fort impact politique et qui ont l'avantage de ne pas être inclus dans les cumuls de mandats : un sénateur-président de conseil général ne peut être maire ni même conseiller municipal mais peut très bien être également président d'une communauté urbaine (au moins 500 000 habitants) ou d'une communauté d'agglomération (au moins 50 000 habitants).

La parité non plus ne s'appliquent pas : une poignée de femmes seulement président les communautés, le cas le plus fréquent étant celui ou une élue exerce le mandat de maire de la ville-centre (Caroline Cayeux à Beauvais, Brigitte Barèges à Montauban, Marie-Josée Roig à Avignon, Maryse Joissains-Masini à Aix-en-Provence. L’élection de Martine Aubry à la Lille Métropole Communauté urbaine n’a pour précédents dans ce type d’établissements que Catherine Trautmann à la communauté urbaine de Strasbourg (1989-2001) et le bref passage de Christine Roimier à la communauté urbaine d'Alençon. De même Valérie Létard à la communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole, alors qu'elle n'est pas maire de la ville centre, marque une avancée de la présence des femmes dans les présidences intercommunales. Ailleurs, de nombreuses femmes maires de ville-centre demeurent à l’écart de la présidence de l’intercommunalité. C’est le cas parmi les élues sortantes d’ Hélène Mandroux à Montpellier. De même parmi les nouvelles élues, on peut citer : Laure Déroche à Roanne, Natacha Bouchart à Calais, Valérie Fourneyron à Rouen, Bernadette Laclais à Chambéry.

Seuls 4 % des présidents des intercommunalités des villes moyennes sont des présidentes.

Si le succès de la gauche aux élections municipales doit logiquement conforter ses positions dans les intercommunalités, celles-ci sont un lieu où les clivages traditionnels sont moins clairs. Le mode de gestion des communautés demeure plus consensuel, que celui des assemblées élues au suffrage universel comme les conseils municipaux. Ainsi, 3 % seulement des conseils communautaires de la précédente mandature (2001-2008) possédaient des groupes parlementaires de majorité et d'opposition. De même, un président et un vice-président sont fréquemment de bords politiques opposés ce qui n'est pas le cas d'un maire et de ses adjoints, chacun représentant davantage sa commune d'origine qu'un parti.

Ainsi le nouveau président de la communauté d'agglomération du Grand Toulouse Pierre Cohen (PS) a été élu à l'unanimité, y compris des maires de L'Union et de Castelginest, Georges Beyney (DVD) et Grégoire Carneiro (UMP), bien que succdant à l'UMP Philippe Douste-Blazy.

Inversement, le maire DVD de Yutz Patrick Weiten a été élu à la quasi unanimité président de la communauté d'agglomération Portes de France-Thionville alors que la ville-centre de Thionville a basculé de l'UMP au PS, son maire Bertrand Mertz devenant premier vice-président de l'agglomération.

Cependant, Renaud Muselier (UMP) a dû faire face à des défections dans son propre camp, qui ont permis l'élection du PS Eugène Caselli.

Enfin, l'élection à la communauté d'agglomération de Metz Métropole a relativisé la victoire du socialiste Dominique Gros à la mairie de Metz en maintenant à droite la présidence avec la présence du maire UMP de Montigny-lès-Metz, Jean-Luc Bohl.

De même à Carpentras, dont la mairie a été emportée par le socialiste Jean-Luc Adolphe, la communauté d'agglomération Ventoux-Comtat Venaissin est restée à droite avec la présidence de Christian Gonnet.

Plusieurs figures de la politique nationale ont été élus ou réélus à la tête d'une structure intercommunale : François Rebsamen, Laurent Fabius, Martine Aubry, Luc Chatel, Christian Estrosi, etc.

Autre tendance à observer parmi les résultats, le président de la communauté est-il également maire de la ville-centre ou bien les deux fonctions sont-elles dissociées ?

L'option d'un « super-maire » cumulant les deux fauteuils répond au souhait d'une meilleure coordination des politiques municipale et intercommunale. Au point qu'à Toulouse, Pierre Cohen a reçu l'appui de deux maires de droite pour être porté à la présidence de la communauté d'agglomération. 57 % des intercommunalités de villes moyennes ont élu un nouveau président, 43 % des présidents ayant été reconduits dans leur fonction. 73 % des présidents de ces intercommunalités de villes moyennes sont issus de la ville centre : 55 % des présidents sont aussi maires de la ville centre de l’intercommunalité et 18 % sont des adjoints au maire de la ville centre. 27 % des présidents sont maire d’une autre commune membre de l’EPCI.

Parmi les agglomérations ayant changé de présidence, l'option du « président-maire » a été conservée pour la gauche à Saint-Étienne (Maurice Vincent), Blois (Marc Gricourt), Périgueux (Michel Moyrand), Amiens (Gilles Demailly), Chalon-sur-Saône (Christophe Sirugue), Évreux (Michel Champredon) et pour la droite à Nice (Christian Estrosi), Agen (Jean Dionis du Séjour), Chaumont (Luc Chatel) ou Saumur (Michel Apchin).

De nouvelles agglomérations ont fait ce choix à l'issue des élections de 2008 : à Caen (Philippe Duron), Cherbourg (Bernard Cazeneuve), Lille (Martine Aubry), Evry (Manuel Valls), communauté d'agglomération Argenteuil-Bezons (Philippe Doucet), Pau (Martine Lignières-Cassou), Brive-la-Gaillarde (Philippe Nauche) ou La Roche-sur-Yon (Pierre Regnault).

Ils peuvent être volontaires, fruits de négociation entre élus. Ils résultent assez souvent à la volonté de rassurer sur les volontés hégémoniques de la ville-centre sur son agglomération et d'organiser un partage des tâches. C'est le cas à Strasbourg malgré le basculement de majorité politique, où Roland Ries et Jacques Bigot donnent un successeur au fameux tandem Fabienne Keller - Robert Grossmann avec toutefois la nouveauté que le maire d’ Illkirch-Graffenstaden est le premier président de la CUS non élu de la ville centre. La situation a fait son apparition à la communauté urbaine Creusot-Montceau (CUCM) où c'est le maire de Sanvignes-les-Mines (4 300 habitants), Jean-Claude Lagrange, qui a été porté à la présidence. Même phénomène à Calais (Natacha Bouchart, Philippe Blet), Roanne (Laure Déroche, André Avocat), communauté d'agglomération de la Riviera française à Menton (Jean-Claude Guibal, Patrick Césari), Rodez (Christian Peyssèdre, Ludovic Mouly), Saint-Brieuc (Bruno Joncour, Michel Lesage), Chambéry (Bernadette Laclais, Louis Besson), Le Puy-en-Velay (Laurent Wauquiez, Jacques Volle), Dieppe (Sébastien Jumel, Patrick Boulier), Vierzon (Nicolas Sansu, Jean-Claude Sandrier) et Bourg-en-Bresse (Jean-François Debat, Michel Fontaine).

Plus délicats sont les cas de cohabitations territoriales entre le maire de la ville centre et le président de l’agglo. La situation résulte de la fronde d'élus de l'agglomération de bords politiques opposés à ceux de la ville-centre. Elle peut faire peser des craintes sur la conduite des projets d’agglomération. Le cas le plus célèbre est celui de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (Jean-Claude Gaudin, Eugène Caselli) est emblématique. De nouvelles agglomérations ont rejoint la situation comme Metz (Dominique Gros, Jean-Luc Bohl), Thionville (Bertrand Mertz, Patrick Weiten), communauté d'agglomération Ventoux-Comtat Venaissin à Carpentras (Adolphe, Gonnet).

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Georges Mothron

Georges Mothron, né le 5 avril 1948 à Argenteuil (Val-d'Oise), est un homme politique français.

Georges Mothron reçoit une formation d'ingénieur chimiste. Son arrière grand-père Lemoine Rivière est maire d'Argenteuil de 1904 à 1912,.

En 2001, il devient maire de la commune. Il bat Robert Hue, secrétaire général du Parti communiste, lors des élections législatives de 2002, puis lors des législatives partielles organisées en 2003 suite à l'invalidation des résultats de 2002 par le Conseil constitutionnel. Il est maire de 2001 à 2008.

Élu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la 5e circonscription du Val-d'Oise, et réélu en 2007, il fait partie du groupe UMP.

Il devient en 2001 maire d'Argenteuil, grande ville populaire et anciennement ouvrière d'Île-de-France, dirigée par le Parti communiste français depuis 65 ans. Il est battu aux élections municipales de 2008 par Philippe Doucet (PS).

Georges Mothron est par ailleurs partisan du rétablissement de la peine de mort pour les auteurs d'actes terroristes.

Durant son mandat de maire d'Argenteuil, il a fait aménager la Cave Dîmière en sale de spectacles dévolue aux spectacles et entraînements musicaux, fait construire une nouvelle salle de spectacle, et installé un système de vidéo-surveillance. S'il s'est fait remarquer pour ses actions visant à lutter contre la mendicité (arrêté anti-mendicité, usage du malodore, un répulsif utilisé à la SNCF pour éloigner les SDF), il a eu pour objectif d'attirer une classe moyenne à Argenteuil, considérant que cela équilibrerait la population ("je veux un métissage, mais par le haut"). Elu notamment grâce aux voix des quartiers pavillonnaires, et à une très forte abstention dans les quartiers populaires, majoritairement favorables à la gauche, il a fini par les mobiliser contre lui en raison d'actions qui leur ont donné le sentiment qu'ils voulait s'attaquer aux HLM.

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Argenteuil (Val-d'Oise)

Le pont d'Argenteuil sur la Seine

Argenteuil est une commune française, située dans le département du Val-d'Oise, dont elle est la ville la plus peuplée, et en région Île-de-France.

Ville d'origine très ancienne célèbre pour le séjour d'Héloïse au Moyen Âge et le pélerinage de la Sainte Tunique du Christ, haut lieu de l'impressionnisme, la ville à vocation essentiellement agricole et viticole a connu une importante industrialisation à la fin du XIXe siècle avant de devenir la troisième ville d'Île-de-France par sa population.

Argenteuil est une commune chef-lieu d'arrondissement de la banlieue nord-ouest de Paris, sur la rive droite de la Seine. Elle est, de loin, la commune la plus peuplée du Val-d'Oise et la troisième ville en population de la région Île-de-France après Paris et Boulogne-Billancourt. Enfin elle se classe au 38ème rang des villes les plus peuplées de France.

Les communes limitrophes sont Bezons à l'ouest, Cormeilles-en-Parisis au nord, Sannois et Saint-Gratien au nord-est dans le même département du Val-d'Oise ; Épinay-sur-Seine à l'est, dans le département de la Seine-Saint-Denis ; Gennevilliers et Colombes au sud dans le département des Hauts-de-Seine ; enfin, Sartrouville à l'ouest, dans le département des Yvelines.

Argenteuil est une ville étendue (1770 hectares) longée au sud par la Seine sur cinq kilomètres. La ville s'est développée en plaine mais s'étend également sur les buttes-témoins de Cormeilles (167 m) et de Sannois (124 m), ensemble nommé buttes du Parisis. Le sol est composé de dépôts géologiques de l'Éocène supérieur et de l'Oligocène inférieur, avec du gypse et des marnes. Argenteuil est une commune du Val-d'Oise, mais jouxte également les départements de la Seine-Saint-Denis à l'est, des Hauts-de-Seine au sud et des Yvelines à l'ouest.

L’habitat pavillonnaire est prédominant à Argenteuil, occupant 40,5 % de la surface communale, soit 617 hectares. Cet habitat est en grande partie constitué de pavillons du XXe siècle et plus récemment, de villas contemporaines. Il entoure un centre-ville axé sur l'avenue Gabriel-Péri, constitué d'un mélange d'habitat collectif de moyenne et grande dimension et d'un habitat continu bas de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Les principales zones d'activités se concentrent sur la rive de la Seine au sud, et en limite de Sartrouville, à l'ouest ; elles occupent 194 hectares soit 12,7 % du territoire communal. Les grands collectifs et grands ensembles se concentrent à l'ouest pour l'essentiel (Val d'Argenteuil) et dans une moindre mesure à l'est (Orgemont). En plus des parcs urbains, les principaux espaces verts ou non construits sont situés sur les buttes du Parisis, au nord et à l'est et occupent une surface totale de 442 hectares soit 25 % de la surface communale. Argenteuil est également détentrice du panneau "ville fleurie" et possède deux fleurs. Il faut noter enfin que 189 hectares, soit 12,4 % du territoire sont utilisés pour les voies de communication, en particulier l'importante gare de triage ferroviaire.

La commune est longée à l'est par l'autoroute A 15 à deux fois quatre voies, et longée au sud, sur les quais de Seine, par la RD 311 (Le Vésinet - Sarcelles), aménagée à deux fois deux voies avec carrefours à niveau et limitée à 90 km/heure. Ces deux axes routiers ont un trafic très élevé et constituent les principaux axes de desserte de la ville. Les autres principaux axes de la ville sont la D 909, qui naissant à Paris, porte d'Asnières, traverse le pont d'Argenteuil et se dirige vers Sannois et la vallée de Montmorency, au nord-est, en second lieu, la D 122, qui traverse le centre-ville (avenues Gabriel-Péri et de Verdun), enfin, le boulevard de la Résistance, principal axe de desserte du Val d'Argenteuil, en direction de Sartrouville. La D 392, qui relie La Défense à la Patte d'Oie d'Herblay, marque la limite occidentale de la commune.

Deux grands axes ferroviaires traversent par ailleurs la ville : la ligne radiale Paris - Mantes-la-Jolie par la rive-droite, et la ligne de Grande Ceinture, rocade ferroviaire francilienne ouverte exclusivement à un important trafic de marchandises. La ligne Paris-Saint-Lazare - Ermont-Eaubonne se débranche de l'axe Paris - Mantes au nord de la gare d'Argenteuil et se dirige vers Ermont au nord-est. La Seine constitue également un important axe historique de transport de marchandises : Argenteuil se situe face au port de Gennevilliers, premier port fluvial français.

Ces différentes infrastructures terrestres ont un impact souvent élevé en termes de pollution sonore selon la réglementation. Les principales voies routières et ferroviaires sont classées de catégorie 1 (A 15, ligne de Grande Ceinture) ou 2 (D 311), de niveau élevé.

Le territoire communal est longé sur toute sa longueur méridionale par la Seine, qui constitue également sa limite communale avec Gennevilliers et Colombes. La ville n'est traversée par aucun autre cours d'eau significatif.

Argenteuil est alimentée en eau par la station de traitement de Méry-sur-Oise, gérée par la société Veolia Environnement. L'eau potable à Argenteuil est de très bonne qualité bactériologique, contenant peu de nitrates, étant peu fluorée et devenue relativement peu calcaire depuis la mise en place de la nanofiltration en 1999 à l'usine de distribution. L'eau distribuée est d'origine superficielle, provenant de la filtration des eaux de l'Oise,.

Argenteuil est divisée en six quartiers : le centre-ville, Orgemont - Volembert, le Val Notre-Dame, les Coteaux, le Val d'Argent Nord et le Val d'Argent Sud. Chacun des quartiers de la ville se différencie par une très forte identité architecturale, sociale et culturelle. Les quartiers sont toutefois complémentaires les uns des autres.

Le centre ville reste encore très marqué par une forte densité urbaine des années 1960. Le centre ville est le symbole même de la diversité culturelle de la ville où le cœur historique (ayant fait l'objet de rénovations), avec son riche patrimoine, vit en harmonie avec le centre moderne de la ville, très animé. Même si l'on voit apparaître de plus en plus d'immeubles modernes et de standing, la ville conserve encore aux abords de la mairie de belles demeures en pierre meulière datant du début du XXe siècle.

Orgemont - Volembert est le quartier est de la ville. Au bas du quartier longeant la Seine, y figurent principalement des pavillons ou maisons ouvrières marquant le passé industriel de la ville. Cette architecture est très visible autour de l'église Saint-Ferdinand. Le haut du quartier (Orgemont), principalement pavillonnaire, préserve encore sa nature et son calme principalement grâce à la butte d'Orgemont d'où l'on a une vue imprenable sur la capitale et sa banlieue : on peut y admirer, entre autres, la Tour Eiffel, Montmartre, la Tour Montparnasse, le Lac d'Enghien et La Défense.

Le Val Notre-Dame, situé à l'ouest du centre ville, demeure surtout pavillonnaire avec une architecture des années 1960 et 1970 où l'on peut encore parfois apercevoir des maisons d'ouvriers (Porte Saint-Germain). Certaines zones du quartier sont légèrement en hauteur telles que Les Champioux ou Les Courlis où l'architecture datant des années 1970 montre un style plutôt moderne, spacieux et non conventionnel.

Les Coteaux est le quartier le plus récent. Longtemps délaissé au XXe siècle du fait de son accès difficile et de son éloignement du centre ville, le quartier était surtout constitué de plaines, de buttes et de terrains vierges. Au cours des années 1980, il a su très rapidement séduire par ses atouts. Situé en hauteur, il offre, tout près du moulin de Sannois, l'une des plus belles vues de la banlieue ouest et de La Défense. Ce quartier exclusivement pavillonnaire présente les plus belles demeures d'Argenteuil, aux architectures contemporaines et parfois surprenantes, attirant très largement une population plutôt aisée et bourgeoise.

Le Val d'Argent Nord & Sud est desservi par la gare du Val d'Argenteuil. Le 11 octobre 1961 est défini un périmètre de 346 hectares pour une zone à urbaniser en priorité appelée alors « Val d'Argent ». Roland Dubrulle est nommé architecte en chef de la zone et dessine le plan d'un grand ensemble d'environ 8000 logements. Les travaux commencent en 1965 et s'achèvent en 1976 par la patinoire. Les architectes Jean Ginsberg et Marcel Lods réalisent eux aussi un certain nombre de logements et d'équipements publics. Le quartier, devenu Val d'Argent et accueillant 27 000 habitants, comme beaucoup de grands ensembles, se paupérise et se dégrade rapidement. Il entre dans la plupart des cadres de la Politique de la ville : des « îlots sensibles » aux « grands projets de villes ». Il a subi une modernisation avec la réhabilitation de la fameuse dalle, la rénovation de l'Institut universitaire de technologie (IUT) et l'ouverture de la gare du Val d'Argenteuil. C'est dans ce quartier que s'est produit l'incident avec Nicolas Sarkozy au cours duquel fut prononcée la fameuse phrase comportant le mot « racailles ».

Argenteuil comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. La localisation de la commune au sein de l'agglomération parisienne provoque une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour par temps calme et anticyclonique, et la situation a tendance à s'accentuer au fil des années. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +4 °C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19 °C (moyenne journalière). Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25 °C est de 40, dont 8 au-delà de 30 °C. Dans le sud du Val-d'Oise, depuis 1955, la durée moyenne annuelle d'ensoleillement est de 1719 heures.

La composition de ces armoiries, créées en 1952, est due à l'héraldiste Robert Louis. Le chef reprend les armes de l'ancienne abbaye d'Argenteuil, reproduisant notamment la Sainte Tunique du Christ conservée dans la basilique Saint-Denys. Les engrenages et les ailes symbolisent les activités industrielles et aéronautiques qui se sont développées dans la commune.

Des traces de présence humaine sur les hauteurs de la ville remontent à la période acheuléenne, vers 400 000 ans, du moustérien et de la technique Levallois (60 000 ans. De nombreuses fouilles réalisées à Argenteuil depuis 1877 en attestent. Mais les premières traces de sédentarisation embryonnaire ne remontent qu'au Néolithique récent, entre 3400 et 2700 avant J.-C.

Deux grandes sépultures collectives préhistoriques et leur mobilier de la civilisation Seine-Oise-Marne ont été mises au jour à Argenteuil, rue des Déserts en 1867 et dans la cour de l'usine Vivez en 1946. Les hommes de cette civilisation sont sédentaires et pratiquent l'élevage et l'agriculture, mais les matériaux périssables utilisés pour l'édification des habitations n'ont laissé subsister que les allées couvertes funéraires. Celles d'Argenteuil contenaient les ossements de plusieurs centaines d'individus.

Durant l'époque antique, la population qui occupe le territoire d'Argenteuil se répartit en petites exploitations agricoles de type villa. Des traces de ces habitats ont été localisées : des fondations d'une maison gallo-romaine à Orgemont, et dans le centre-ville actuel, rue Defresne-Bast. Deux nécropoles gallo-romaines ont également été retrouvées dans le sous-sol, près du lycée Jean-Jaurès au Val Notre-Dame et près de la gare, en centre-ville. Au IVe siècle, les romains apportent à Argenteuil la culture de la vigne.

À cette époque, un bourg se développe sur les rives de la Seine, grand axe commercial, le long de l'actuelle rue Paul-Vaillant-Couturier qui constitue l'axe historique de la cité. Des implantations humaines se multiplient sur cet axe et dans son prolongement, rue Henri-Barbusse, près de la chapelle Saint-Jean-Baptiste, sous l'emprise du centre commercial « Côté Seine », et au sud de l'ancien château du Marais. Aux IVe et Ve siècles, les invasions germaniques ruinent la bourgade.

Les premières traces d'un réel développement urbain remontent aux XIIe et XIIIe siècles. L'abbaye Notre-Dame, qui apparaît pour la première fois dans les textes en 697, constitue le centre du bourg puis de la ville médiévale. Le monastère est reconstruit au IXe siècle ; il occupe une vaste surface comparativement à la ville, en bordure du fleuve (approximativement du boulevard Héloïse, alors bras de la Seine, à l'actuelle rue Notre-Dame, et de la rue du 8 mai 1945 à la ruelle de l'Hôtel-Dieu). Argenteuil est une seigneurie ecclésiastique sous le contrôle du prieur ; l'abbaye y possède de nombreuses terres qu'elle exploite ou qu'elle loue, et détient le pouvoir économique. Le marché ne s'y tient pas devant l'église paroissiale, mais devant l'église abbatiale, bien plus vaste. durant tout le Moyen Âge, Argenteuil connaît un important développement qui n'est interrompu que par les guerres, la Grande Peste ou les famines.

Héloïse fait ses études à l'abbaye vers 1110. Elle y acquiert une culture exceptionnelle, que remarque plus tard Abélard. Une fois le secret de leur mariage connu, elle se retire à l'abbaye et en devient l'abbesse. Mais elle en est chassée en 1129 lorsque Suger obtient du pape la rétrocession du monastère à l'abbaye de Saint-Denis. À cette époque, la culture de la vigne est très importante à Argenteuil et y fait vivre 1500 villageois. On considérait alors le vin d’Argenteuil comme un trés bon vin, apprecié par le roi François Ier que ce dernier envoyait aussi comme cadeaux diplomatiques. Cette qualité changera beaucoup par la suite. Pour faire circuler le vin, notamment, une activité portuaire importante apparaît.

La ville possède la Sainte Tunique du Christ, offerte selon la légende par l'impératrice Irène de Byzance à Charlemagne en l'an 800, lors de son sacre comme empereur d'Occident. Ce dernier la confie au prieuré d'Argenteuil, dirigé par sa fille Théodrade qui en est la chanoinesse principale. C'est en 1129 peu après leur installation que des moines de Saint-Denis découvrent la relique dans un mur, probablement mise à l'abri lors des invasions normandes du IXe siècle. Le plus ancien texte évoquant l'existence de la Sainte Tunique remonte à 1156.Il s'agit de la 'Charte' dite d'Hugues d'Amiens,archevêque de Rouen dont la datation est d'ailleurs contestée et qui a disparu, de manière troublante, en 1984.Ce n'est qu'au XVIe siècle que les pèlerinages sont attestés. Ils connaissent leur essor durant le XVIIe siècle.

Durant les XVIe et XVIIe siècles, la présence de la Sainte Tunique du Christ provoque un essor commercial et la multiplication des communautés religieuses. En 1544 François Ier autorise la construction de fortifications autour du bourg pour protéger cette relique. Mais l'édification des remparts a également une importance économique, permettant de contrôler les denrées entrant et sortant de la cité et de les taxer. Les fortifications sont érigées en moellons et s'ouvrent par plusieurs portes donnant sur le fleuve et la campagne ; des tours de huit mètres de hauteur en assurent la défense. Les vestiges d'une subsistent au sud du boulevard Karl-Marx. Achevées en 1549, les murailles figent la forme étirée de la cité ancienne. Néanmoins, en 1567, le monastère est ravagé par les Huguenots. C'est à cette époque que commence à Argenteuil la production de figues blanches.

Les boutiques se développent le long de la Grande Rue et autour du monastère, dont de nombreuses auberges ou commerces de souvenirs pieux. Les Augustins s'installent dans la ville en 1632, les Bernardines en 1635 puis les Ursulines en 1647. À la fin du XVIIIe siècle, plusieurs moulins à vent sont construits sur les coteaux. Argenteuil abrite également une garnison de gardes suisses du Roi. Il faut cependant attendre le XIXe siècle pour voir la cité déborder de ses remparts et entamer une profonde mutation.

Au début du XIXe siècle, Argenteuil demeure une cité peuplée en majorité de vignerons et agriculteurs. La vigne occupe l'essentiel du territoire, très morcelé avec 35 000 parcelles très étroites. Le bourg est essentiellement formé de maisons vigneronnes et maraîchères. La production s'adapte à la demande parisienne. Les fortifications de la ville sont rasées et servent à combler un bras de Seine (l'actuel boulevard Héloïse). En 1832, un pont est construit sur la Seine. Il est payant jusqu'en 1910. Argenteuil voit apparaître manufactures et lotissements, et devient une destination dominicale pour les Parisiens en mal de verdure. Argenteuil possède également une industrie plâtrière, qui remonte à l'époque gallo-romaine, mais connaît son apogée au XIXe siècle grâce à la proximité du plus gros gisement de gypse d'Europe et des grands travaux haussmanniens à Paris.

C'est avec le chemin de fer en 1851 que la ville connaît un spectaculaire développement industriel. Sa population triple durant la seconde moitié du siècle et le groupe impressionniste y vient fréquemment pour peindre des toiles devenues célèbres : Claude Monet y séjourne de 1871 à 1878, Alfred Sisley, Édouard Manet, Gustave Caillebotte, Camille Pissarro, Van Gogh profitent aussi de la « douceur des bords de scène » et de l'ambiance des guinguettes.

Les asperges d'Argenteuil, que l'on cultive entre les rangs de vignes, commencent à devenir célèbres grâce notamment à Louis Lhérault, « le parmentier de l'asperge ». La basilique Saint-Denys est construite en 1866 par l'architecte et Prix de Rome Théodore Ballu.

À partir des années 1850, les usines s'installent au bord du fleuve : les établissements métallurgiques Joly fondent une des premières à Argenteuil, elle réalise par exemple les Halles de Paris de Baltard, les piliers de la Tour Eiffel ou la gare Saint-Lazare, puis surtout à partir de 1890, des constructeurs de bateaux, d'avions (Dassault-Bréguet, Lorraine-Dietrich, Donnêt-Leveque, Schreck) ou encore l'industrie métallurgique, largement encouragée par la municipalité d'alors, et ce malgré la protestation des habitants qui en dénoncent les nuisances.

Au début du XXe siècle, Argenteuil voit cohabiter une intense activité industrielle et une importante vie agricole. Elle est la première ville industrielle et ouvrière de l'ancienne Seine-et-Oise, et accueille de nombreuses industries, liées à l'automobile naissante, aux pneumatiques et aux cycles (Lorraine-Dietrich , Morel, devenu Dunlop), à la construction navale (Claparède) et à l'aéronautique et l'hydravion (Lioré et Olivier, Leduc, puis Dassault).

En 1912, Jérôme Donnet et Henri Lévêque créent sur les ateliers d’Argenteuil et Bezons la société Donnet-Lévêque, la première de France spécialisée en hydravions, qui fit d'Argenteuil l'un des berceaux des hydravions avec ses Type B biplan de 9,50 mètres d’envergure et Type C de 10,40 mètres d’envergure. Le premier est propulsé par un moteur rotatif Gnôme OMEGA de 50 chevaux, le second par un moteur identique LAMBDA de 80 chevaux. En septembre 1912 le Type C N°10 est vainqueur du concours de Tempse-sur-Escaut en Belgique,.

La ville s'étend le long de la Seine et déborde largement de ses anciennes fortifications. L'industrie influence pour une large part l'urbanisation de la ville, qui se partage entre habitations à bon marché (HBM) et cités-jardins d'une part, et développement anarchique de lotissements peu ou pas équipés d'autre part, en particulier durant les années 1920. Certains secteurs des quartiers d'Orgemont ou du Val Notre-Dame ne possèdent ni adduction d'eau, ni gaz, ni électricité ni voierie. En réponse à l'anarchie urbanistique, la municipalité réalise la cité-jardin d'Orgemont et les entreprises elles-mêmes, dans un souci d'hygiénisme paternaliste, en érigent d'autres comme celle de Lorraine. Contrairement aux lotissements, les cités-jardins possèdent des maisons bâties sur un même plan, une voirie organisée, des jardins privatifs, le tout autour d'équipements publics facilement accessibles.

En 1921, la ville dénombre environ cent entreprises industrielles et une multitude de petits ateliers. En 1924, c'est à Argenteuil qu'a lieu l'épreuve olympique d'aviron. Durant l'entre-deux guerres, l'urbanisation incontrôlée fait sans cesse reculer les cultures viticoles et maraîchères. La crise des banlieues, le mécontentement qui s'en suit, et la présence massive à Argenteuil de « mal-lotis » n'est probablement pas étrangère à l'arrivée d'une municipalité communiste lors des élections municipales de 1935, élément de la « ceinture rouge » de Paris. D'une cité agricole, la ville devient une cité ouvrière, où la culture populaire figurant l'ouvrier laborieux doté d'un savoir-faire et en lutte pour ses droits sociaux marque profondément les mentalités.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les habitants de la ville subissent un épisode du régime de Vichy, il existe un Centre de Rassemblement des Étrangers. Avec la proximité du port de Gennevilliers, la ville subit des bombardements et est sinistrée à 36 %.

Après guerre, l'évolution urbaine de la ville est très importante et sa population ne cesse d'augmenter : elle est passée de 13 000 habitants en 1906 à près de 80 000 en 1961. Les besoins en logements sont criants et 5000 demandes de logements sociaux sont déposés en mairie en 1960.

Durant les années 1950, le centre-ville, très éprouvé par les bombardements, est remodelé selon les conceptions de l'architecte-urbaniste Roland Dubrulle. Il imagine une percée monumentale partant du fleuve et débouchant devant l'hôtel de ville : l'avenue Gabriel-Péri est inaugurée en 1970. Il préconise par ailleurs d'édifier « un nouveau quartier de part et d'autre de la voie ferrée jusqu'à la route interurbaine de Seine-et-Oise et l'hôpital ». Cet urbanisme brutal n'hésite pas à faire table rase du passé, l'esplanade Allende est ainsi édifiée à l'emplacement de caves médiévales détruites. Dès 1956, il est décidé de construire un grand ensemble à Argenteuil. Une ZUP est décidée en 1961 et est construite entre 1965 et 1976 constituant l'actuel quartier du Val d'Argent. Il ne subsiste plus à la fin du siècle que quelques vergers ou lieux de culture maraichère dans le nord de la ville, maigre souvenir de plusieurs siècles de tradition rurale. Par la volonté brutale des urbanistes d'après-guerre, Argenteuil se trouve éclatée en quartiers sans cohérence urbaine globale, source des futurs maux sociaux.

Au début du XXIe siècle, Argenteuil cherche à mettre en valeur son histoire et ses spécificités : la Seine, son patrimoine historique, les espaces verts, la vigne, la figue, l'impressionnisme, et bénéficie d'une restructuration et revalorisation urbaine. Profitant d'une position géographique avantageuse à proximité de Paris et du quartier d'affaires de La Défense ainsi que d'une forte expansion immobilière, la ville a vu ainsi émerger en quelques années de nouveaux quartiers (les Coteaux) situés en hauteur offrant une vue panoramique sur la capitale et sa banlieue ouest attirant principalement une population plutôt aisée.

En 2003, la municipalité de droite entame son grand projet de rénovation urbaine et décide en 2007 de mettre en application le P.L.U. (Plan local d'urbanisme) permettant de définir les aménagements et équipements futurs de la ville. Outre la construction de logements ou l'implantation de nouvelles entreprises, le projet phare est la restructuration du Val d'Argent, classé en zone franche urbaine depuis le 1er janvier 2004, un des plus importants projets de renouvellement urbain de France. Ce projet de rénovation a pour but d'améliorer l'attractivité du quartier par la démolition des immeubles les plus dégradés, la construction de nouveaux logements, la suppression de la voirie en impasse qui crée une situation d'enclave dans la ville. Le coût de 280 millions d'euros sur cinq ans sera financé à 11 % par la commune, le reste étant pris en charge par d'autres contributeurs, essentiellement l'ANRU et les bailleurs sociaux. Ce vaste projet fait suite à la reconstruction du marché des Champioux, rouvert en novembre 2006, à la remise à neuf de la rue Paul-Vaillant-Couturier en centre-ville et à la modernisation des deux centres de santé municipaux.

Durant cette période, la politique culturelle est annoncée comme un autre axe majeur de développement : un nouveau cinéma a été édifié dans le parc de la mairie, et un projet de centre culturel lancé à l'emplacement de l'ancien cinéma « Le Galilée ». Ce complexe censé ouvrir en mars 2008 n'accueillera finalement son premier spectacle qu'en janvier 2009 tout en accusant un dépassement budgétaire de plusieurs millions d'euros. Un centre de musique, la Cave dîmière est également ouvert depuis mars 2007, proposant des concerts de jazz notamment.

Avec l'arrivée du chemin de fer en 1851, Argenteuil, à l'image des communes voisines, connaît une forte expansion, qui ne fut ralentie que par les guerres.

Argenteuil est le chef-lieu du plus petit arrondissement du Val-d'Oise en superficie et accueille une des trois sous-préfectures du département. La commune est divisée en trois cantons (canton d'Argenteuil-Nord, Canton d'Argenteuil-Est et Canton d'Argenteuil-Ouest) ; les conseillers généraux élus à Argenteuil sont en 2008 : Alain Leikine (Argenteuil-Ouest, Divers-Gauche), Philippe Doucet (Argenteuil-Nord, PS, Maire de la Ville) et Marie-José Cayzac (Argenteuil-Est, PCF).

Depuis 2008, la ville est dirigée par le Parti Socialiste, son maire est Philippe Doucet.

Après plusieurs décennies d'administration par le parti communiste français, Argenteuil bascule en 2001 en faveur d'une majorité conservatrice dominée par l'UMP qui gérera la ville pendant sept années, avant d'être à son tour remplacée par une nouvelle majorité progressiste conduite par le parti socialiste en 2008.

De 2001 à 2008, de nombreux chantiers sont engagés par la nouvelle municipalité de droite (rénovation urbaine, voirie, sécurité...), mais plusieurs actions du maire Georges Mothron ont provoqué la polémique par leur tonalité politique très conservatrice : peu de temps après son élection, le boulevard Lénine et l'avenue Marcel-Cachin qui traversent la ville sont rebaptisés (respectivement, boulevard du Général-Leclerc et avenue Maurice-Utrillo), sans la moindre consultation des riverains pour choisir le nom des rues qu'ils habitent désormais, ceci pour « changer l'image » selon le maire, tout en précisant que « Maurice Thorez appartient à une époque révolue. Il est temps de passer à autre chose. » ; pour effacer le passé politique de la ville par une véritable « chasse aux sorcières » selon ses opposants. En 2007, Georges Mothron créé de nouveau la polémique en dotant les équipes d'entretien de la ville d'un produit répulsif, le malodore, à diffuser en certains lieux afin d'éloigner les SDF. Les agents municipaux ayant refusé ce travail, il a finalement été confié aux agents d'entretien du centre commercial,.

L'opposition politique de gauche, restée très présente sur la ville entre 2001 et 2008, était traversée par de fortes divisions entre les différents partis : le PCF qui « gardait des vues » sur la commune, le Parti socialiste souhaitant lui prendre le leadership de l'opposition, les Verts, la Ligue communiste révolutionnaire et Lutte ouvrière.

Toutefois, le 26 septembre 2007, les socialistes argenteuillais désignent Philippe Doucet, conseiller général, pour mener une liste composée par le Parti socialiste, le Parti communiste français, Lutte ouvrière, des militants écologistes et des personnalités locales aux élections municipales de mars 2008. La liste de ce dernier remporte les élections avec 335 voix d'avance faisant rebasculer la mairie de droite à gauche.

Depuis le 16 mars 2008, la nouvelle équipe municipale s'est engagée dans un certain nombre de projets : gel des démolitions de logements sociaux programmées dans le cadre des projets de renouvellement urbain (Val d'Argent Nord et cité Joliot-Curie), création d'un hebdomadaire gratuit : L'Argenteuillais, lancement du festival associatif "ARGENTEUIL fait son FESTIVAL" au mois de juin.

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer en tête Ségolène Royal avec 34,58 %, suivi par Nicolas Sarkozy avec 25,82 %, François Bayrou avec 16,38 %, Jean-Marie Le Pen avec 9,36 %, enfin Olivier Besancenot avec 4,50 % et Marie-George Buffet avec 3,28 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver largement en tête Ségolène Royal avec 57,42 % (national : 46,94 %) contre Nicolas Sarkozy avec 42,58 % (résultat national : 53,06 %).

Avec un taux de taxe d’habitation de 17,93 % en 2006, la pression fiscale pour les particuliers à Argenteuil est dans la moyenne haute du département. Ce taux n'a cependant pas augmenté depuis 2001. La part syndicale se montait à 1,17 % la même année. Le taux départemental du Val-d'Oise était fixé en 2006 à 5,88 % de la valeur locative. À titre de comparaison, ce taux était de 14,81 % à Bezons et de 15,85 % à Cormeilles-en-Parisis,.

Argenteuil fait partie de la juridiction d’instance de Sannois, et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise. La commune accueille par ailleurs une maison de la justice et du droit (14, rue Alfred-Labrierre),.

Le taux de criminalité de la circonscription de police d'Argenteuil (incluant Sannois et Cormeilles-en-Parisis) est de 80,43 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005) ce qui le situe sous les moyennes nationale (83/1000) et départementale (88,15/1000). Le taux de résolution des affaires par les services de police n'est en revanche que de 26,07%, assez nettement sous la moyenne du département de 28,83%.

En 2007, la ville s'est dotée d'un système de surveillance vidéo et a mis en place un espace municipal de sécurité dans les anciens locaux de la Banque de France après son départ.

Depuis quelques années, on constate un attrait pour la ville, de la part des classes moyennes de Paris, et aussi des classes aisées venant principalement des Hauts-de-Seine. Ce mouvement récent est sans doute l'une des conséquences de l'augmentation très forte du prix de l'immobilier de Paris et de la proche banlieue. En conséquence, le centre d'Argenteuil pourrait constituer un nouveau paradigme en matière urbaine, puisqu'il est encore mixte socialement, et comprend des logements sociaux et privés, même si l'on assiste depuis quelques années à la construction d'immeubles de standing et à la gentrification de la ville.

Le 6 novembre 2002, le centre commercial « Côté Seine » situé sur l'axe historique ouvre ses portes. Regroupant plus de soixante-dix enseignes et un hypermarché Géant, il a pour but de redonner une nouvelle dynamique commerciale à la ville, même si sa fréquentation bien en-deçà des espérances après les trois premiers mois d'ouverture a compromis cet objectif. La fréquentation est toutefois en hausse depuis que le parking, autrefois payant et donc dissuasif, a été rendu gratuit durant 2h30 pour tous. .

Le commerce traditionnel (chocolaterie, habillement, cavistes) est en perte de vitesse au profit d'activités commerciales plus populaires (bazars, points phone et restauration rapide). La municipalité UMP a dû freiner notamment l'implantation d'agences immobilières en sur-effectif sur la ville, près d'une vingtaine à ce jour.

Un grand projet de constructions sur les terrains dit « Pathé » le long du boulevard Héloïse mêlant enseignes commerciales bas de gamme et jardins suspendus a été annulé par la municipalité socialiste car il risquait de fragiliser encore davantage le petit commerce de centre-ville.

La ville est aisément accessible depuis l'autoroute A15 à l'Est et l'A86 au sud (sur la rive gauche de la Seine) ; la route nationale 311 longe les berges de la Seine côté Argenteuil et prive presque entièrement les habitants de l'accès aux rives du fleuve.

Cependant un projet de réaménagement des berges de la Seine et de la D 911 actuellement sous forme de voie rapide sur ce tronçon est en cours. Il a pour but de rendre l'accès aux quais de Seine aux habitants et de mettre en valeur la rive droite du fleuve.

La ligne de Grande Ceinture, est une ligne de chemin de fer qui fait tout le tour de Paris. La gare d'Argenteuil-Grande Ceinture a accueilli les voyageurs du 2 janvier 1882 au 15 juillet 1939. Cette ligne est désormais réservée au trafic de fret.

Argenteuil est desservie par les gares d'Argenteuil et du Val d'Argenteuil, desservies par le transilien Paris Saint-Lazare  .

Depuis le réaménagement par le STIF et la SNCF, Argenteuil s'est vue doté d'une nouvelle ligne Paris-Saint-Lazare - Ermont-Eaubonne. Cette nouvelle ligne de train ouverte en 2006, s'ajoute à la ligne Paris-Saint Lazare / Cormeilles-en-Parisis - Pontoise/Mantes-la-Jolie permettant de rejoindre directement Paris en une dizaine de minutes.

La ligne de Grande Ceinture passe également à Argenteuil, mais est réservée au trafic de fret depuis 1939. Un trafic voyageur par trams-trains devrait être assuré dans le cadre du projet Tangentielle Nord, à partir de 2016.

Malgré les destructions de la Révolution française puis de la Seconde Guerre mondiale et l'urbanisation massive d'après guerre, Argenteuil conserve un patrimoine historique varié malgré la disparition de plusieurs constructions,.

Le musée d'Argenteuil (5, rue Pierre-Guienne), est un musée d'histoire locale situé dans l'ancien hôpital du XVIIIe siècle. Il présente une importante collection d'objets, peintures, dessins et divers documents rassemblés depuis 1922 par la société du Vieil Argenteuil.

L'allée couverte dite des Déserts (68, rue des Déserts) a été mise au jour fortuitement au début de 1867. Cette sépulture collective, de neuf mètres trente de longueur (treize à l'origine) sur deux mètres de largeur, et datant de la fin du Néolithique est formée d'un ensemble de murs parallèles constitués de pierres sèches sans mortier, de calcaire et de meulière. La sépulture est recouverte de six dalles de grès. Les fouilles entreprises dans la foulée par Louis Leguay, Président de la Société Parisienne d’Archéologie et d’Histoire, font apparaître un grand nombre de squelettes, d'objets et du mobilier funéraire, partielle conservé au musée d'archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye. Ce dolmen est attribué à la civilisation Seine-Oise-Marne. Il a été classé monument historique en 1943. En 1946, une seconde sépulture collective est mise au jour dans la cour de l’usine Vivez (rue de la Voie des Bans). Étudiée et fouillée, elle a été ré-enfouie. Les dalles formant l’édifice ont été transportées à proximité de l’allée couverte des Déserts.

La cave dîmière (107, rue Paul-Vaillant-Couturier) date du début du XIIIe siècle. Elle comporte six compartiments voûtés sur croisées d'ogives. En dépit de son nom, aucun document n'atteste son utilisation en tant que lieu d'entreposage des produits la dîme, l'abbaye d'Argenteuil possédant en effet des locaux suffisamment vastes à cet effet. Mais elle a pu servir d'entrepôt à une autre communauté religieuse. Le lieu accueille de nos jours des concerts de jazz et de musiques contemporaines.

La maison de Claude Monet (21, boulevard Karl-Marx, anciennement 5, boulevard Saint-Denis) date de 1873 ou 1874. Elle a été reconstruite à la fin du XIXe siècle. La Ville d’Argenteuil en a fait l’acquisition et elle accueille, depuis fin 2004, le siège de la Société historique et archéologique d’Argenteuil et du Parisis.

La tour Billy (63,avenue du Lieutenant-Colonel-Prudhon) est un ancien moulin datant du XVIe siècle. Il est le seul vestige de la dizaine de moulins d'Argenteuil avec celui d'Orgemont.

Un portail du XVIIIe siècle (rue Auguste-Delaune) est le dernier vestige du château du Marais datant du XVIIe siècle.

L'ancien moulin d'Orgemont remonte au XVIe siècle et a été transformé en restaurant. Il offre une vue panoramique sur l'ensemble de la banlieue ouest de la capitale.

La chapelle Saint-Jean-Baptiste (19, rue Notre-Dame) date du Xe siècle. Elle se situait dans l'enclos de l'abbaye bénédictine primitive. Son usage originel est inconnu, il ne s'agissait pas d'un baptistère. L'hypothèse d'une chapelle sépulcrale semble la plus probable. De plan carré, elle comporte trois nefs recouvertes de six voûtes d'arêtes reprises sur deux colonnes centrales. La nef médiane, s'achève par une absidiole en cul de four, restaurée au début des années 1980. L'ensemble est classé monument historique depuis 1945. En 1942, trois rangées de sépultures maçonnées, remontant probablement au VIIIe ou IXe siècles, ont été mises au jour.

La crypte de l'abbaye bénédictine Sainte-Marie (19, rue Notre-Dame) remonte aux XIe et XIIe siècles. Elle a été mise au jour en 1989 lors de fouilles à l'emplacement du chevet de l'abbatiale. Le voûtement a disparu mais les murs subsistent, avec six bases de piles déterminant trois nefs de quatre travées. À l'extrémité orientale de chaque nef se situe un petit autel accompagné de sa piscine liturgique. Ces vestiges figurent à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1996.

La basilique Saint-Denys (place Jean-Eurieult) de style néo-roman a été édifiée de 1862 à 1865 par l'architecte Théodore Ballu à côté de l'emplacement de l'édifice qu'elle remplace. Elle est édifiée à l'emplacement de l'ancien cimetière suite à un legs du maire Grégoire Collas, qui s'oppose à la restauration de l'édifice antérieur très vétuste. Le clocher, imposant, s'élève à cinquante-sept mètres de hauteur. La nef comporte six travées, le transept est éclairé par deux grandes rosaces. Le chevet est composé de trois chapelles rayonnantes. L'édifice abrite la Sainte Tunique du Christ, relique qui fait l'objet d'un pèlerinage depuis le Moyen Âge. L'autel reliquaire en lave peinte date de 1866. Le petit reliquaire néo-roman a été réalisé vers 1900 par la maison Poussielgue-Rusand à l'initiative du curé A. Jacquemot. Il est orné de médaillons émaillés évoquant l'histoire de la relique qu'elle renferme.

Argenteuil accueille également 10 lieux de cultes musulmans, mosquées et salles de prière. .

Sous-dotée en équipements culturels pour une ville d'une telle importance, la ville a commencé ces dernières années à investir dans la construction et la modernisation de lieux culturels.

Argenteuil possède une longue tradition cinématographique. Né en 1895 à Paris, on trouve déjà trace de projections dans la commune dès 1896. La première salle dédiée ouvre en 1908, on en compte jusqu'à dix sur le territoire communal au début du XXe siècle. Le projet d'implantation d'un multiplexe Pathé sur les rives de Seine provoque une importante contestation à la fin des années 1990. Une association de défense du cinéma indépendant et des salles d'art et essai a en particulier défendu le cinéma Le Galilée, en gestion municipale depuis 1989. Ce projet a finalement avorté.

Après sa fermeture, la construction d'un centre culturel sur les lieux de l'ancien cinéma Le Galilée, en centre ville, a été validée par le conseil municipal en 2003. Il est constitué de deux salles de cinéma de 240 et 160 places, et d'une grande salle dédiée au spectacle vivant, de 450 places. Le bâtiment comptera par ailleurs une salle de répétition, un atelier et des bureaux. D'un coût global de 8,5 millions d'euros, son ouverture prévue au printemps 2008, a été reportée sine die en raison d'importants problèmes de contsruction.

Dans l'attente de l'ouverture de ce centre, et afin de ne pas priver les cinéphiles Argenteuillais pendant les travaux, la salle de cinéma Jean-Gabin a été ouverte au public en 2006 dans le parc de l'hôtel de ville. Avec 130 places, elle offre une programmation de trois à quatre films par semaine, aussi bien d'auteurs que des grosses production ou des films destinés à la jeunesse.

La cave Dimière a été réalisée dans le centre historique de la ville afin d'accueillir concerts de jazz et autres évènements musicaux. À l'entrée de la ville, juste après le pont d'Argenteuil, se situe la salle des Fêtes Jean-Vilar, reconnue pour sa longévité, et qui accueille de nos jours de nombreux concerts d'artistes nationaux, africains et latins.

La ville possède par ailleurs deux bibliothèques, la bibliothèque-discothèque Elsa-Triolet et Aragon depuis 1975 dans le parc de l’Hôtel de Ville en centre ville et la médiathèque Robert-Desnos depuis 1985 au Val d'Argent. Les bibliothèques proposent une saison du conte, des rencontres avec des auteurs ou des animations dans le cadre de la « semaine de la francophonie » ou des « cinglés du cinéma ». Ces deux structures comptent quarante salariés et quinze mille adhérents. Les médiathèques possèdent en 2008 un fond de 183 438 livres dont 81 186 pour la jeunesse, 39 028 disques compacts mais également des DVD ou CD-ROM. L'emprunt de livres est gratuit pour tous après inscription, l'emprunt des disques et DVD est payant avec différentes formules possibles.

De façon plus anecdotique, chaque année ont lieu le « marathon » (un 10 000 mètres de fait) de la ville, les vendanges, le feu d'artifice, les brocantes et quelques autres festivités locales.

Argenteuil a été un haut lieu de l'impressionnisme avec le séjour de plusieurs peintres, dont Alfred Sisley en 1872, Manet, Renoir et surtout Gustave Caillebotte et Claude Monet qui vécurent à Argenteuil, ce dernier de 1872 à 1878. Georges Braque, est quant à lui né à Argenteuil.

La ville connaît également un certain renom littéraire : Guy de Maupassant qui a régulièrement fréquenté la ville et la Seine y a situé quelques nouvelles dont La Maison Tellier, La Reine Hortense (dans le recueil Clair de lune) ou Mouche. Argenteuil est également cité dans Bel-Ami.

Argenteuil a été la première commune viticole d'Île-de-France jusqu'à l'apparition du phylloxéra puis l'urbanisation massive du XXe siècle. Avec près de mille hectares de son territoire dédiés à la culture du vin : elle était à la veille de la Révolution la plus grande commune viticole de France. Les vins d'Argenteuil étaient à la fin du XIXe siècle une production locale économique, produite sans grand soin, sans contrôle du taux d'alcoolémie (chaptalisation) et à partir des cépages les plus divers. Guy de Maupassant le décrivait ainsi : « Il se comparait lui-même à un homme qui goûterait coup sur coup, les échantillons de tous les vins et ne distinguerait bientôt plus le château Margaux de l’Argenteuil ». Il était surnommé le piccolo (d’où est venu le terme argotique « picoler »).

Les pieds de vigne alternaient avec les cultures d'asperges. Les figues blanches d'Argenteuil constituaient l'autre grande production locale.

La vigne actuelle d'Argenteuil, produit chaque année, depuis 1999 une cuvée de pinot noir, ainsi qu'une cuvée de Chardonnay. La vigne de Sannois produit depuis 2006 un vin blanc sec issu des cépages chardonay et pinot gris.

La ville dispose d'une Maison-Dieu dès 1290 : c'est la première fondation hospitalière à Argenteuil. En octobre 1694, Louis XIV procure une existence officielle à l'hôpital par lettres patentes. Installé dans l'actuelle rue Pierre-Guienne, il est transféré en 1929 dans de nouveaux locaux au lieu-dit le « Plateau du Perreux ». En 2008, le centre hospitalier Victor-Dupouy d’Argenteuil (CHA) est un établissement de santé public totalisant 879 lits.

Le centre hospitalier possède des services hospitaliers de court séjour (590 lits), de soins de suite et réadaptation (60 lits) et de lutte contre les maladies mentales et la toxicomanie (129 lits). L'ensemble dispose également d'une maison de retraite, dotée d’une section de cure médicale et d’une unité de long séjour (100 lits).

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Source : Wikipedia