Pfizer

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Posté par talos 26/03/2009 @ 16:09

Tags : pfizer, chimie, economie

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Pfizer

Pfizer est une entreprise pharmaceutique américaine.

En 2006, le groupe est le leader de son secteur au niveau mondial avec un chiffre d'affaires s'élevant à 48,371 milliards USD, une capitalisation boursière de 219 milliards USD et des effectifs de 100 000 employés dans le monde. Le groupe a réalisé en 2006 un investissement de 7,599 milliards USD dans la recherche et le développement et obtenu un bénéfices de 19,3 milliards USD, en augmentation de 130% par rapport à 2005, dû à la vente de sa division de produits de santé grand public à Johnson & Johnson. Son titre fait partie du DJIA.

Pfizer a été fondé en 1849 par Charles Pfizer et Charles Erhart. Après s'être développée aux États-Unis, l'entreprise a étendu, à partir de 1951, ses activités au reste du monde.

En 2004, dans le cadre de la fusion Sanofi-Synthélabo et Aventis, la Commission européenne a contraint cette dernière à céder à Pfizer l'un de ses médicaments vedette, le Campto (70 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2003).

Le 26 juin 2006, Pfizer annonce la vente d'une partie de ses produits aux laboratoires Johnson & Johnson pour la somme de 16,6 milliards USD, comprenant entre autres les produits tels que Nicorette et Sudafed.

Depuis août 2006, son PDG est Jeff Kindler.

Le 22 janvier 2007, son PDG a rendu public un plan de suppression de 10 000 emplois, soit environ 10% des effectifs du groupe, devant être terminé à la fin 2008. Il s'agit de regrouper aux États-Unis les centres de recherche et de production, et de repenser son organisation à l'international afin de dégager 2 milliards USD d'économies par an. Le groupe souhaite réduire le nombre de ses usines de 93 en 2007 à 48 fin 2008. Il s'agit, selon les analystes du Prudential Equity Group, d'anticiper les pertes de revenus liés aux brevets sur les produits phares (Lipitor et Viagra, entre autres), lesquels surviendront entre 2010 et 2012 suite à l'expiration des brevets associés.

Son ex-CEO, Henry McKinnel, à la retraite depuis février 2007, est le deuxième patron le mieux payé des États-Unis selon l’AFL-CIO, avec 180 millions USD de revenus versés par Pfizer.

Le 25 janvier 2009, Wyeth a officiellement acceptée d'être acquise par Pfizer pour un montant de 68 milliards USD. Pfizer paiera la transaction à l'aide de titres, d'emprunts et d'encaisse,. Également, Pfizer a annoncé la diminution d'environ 10 % de ses effectifs et la fermeture de 5 usines sur un total de 46.

En 2009, les membres du conseil d'administration de Pfizer sont : Michael S. Brown, M. Anthony Burns, Robert Burt, Don Cornwell, William H. Gray, Constance Horner, William Howell, Stanley Ikenberry, Jeff Kindler (Président), George Lorch, Henry McKinnell, Dana Mead, Ruth J. Simmons, et William Steere.

Le gouvernement nigérian a porté plainte en mai 2007 contre le groupe Pfizer, l'accusant d'avoir provoqué la mort de onze enfants lors de tests de médicaments contre la méningite (trovafloxacine). Le groupe a quant à lui répondu que les tests avaient été pratiqués avec l'accord du gouvernement nigérian et que les décès n'étaient pas liés à l'absorption de Trovan (nom de marque déposée de la trovafloxacine). Le roman de John le Carré La Constance du jardinier et le film The Constant Gardener sont inspirés de cette affaire.

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Sanofi-Synthélabo

Sanofi-Synthélabo est un groupe pharmaceutique français, né en 1999 de la fusion de Sanofi (alors filiale du groupe pétrolier Elf) et de Synthélabo (à l'époque filiale du groupe de cosmétiques L'Oréal).

En janvier 2004, Sanofi-Synthélabo, deuxième groupe pharmaceutique en France, a lancé une offre publique d'achat (OPA) sur son principal concurrent Aventis. L'OPA réussie, la nouvelle société Sanofi-Aventis ainsi constituée est devenue le troisième groupe pharmaceutique mondial après l'américain Pfizer et le britannique GlaxoSmithKline.

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Atorvastatine

L'atorvastatine est un médicament de type statine utilisé pour son action hypocholestérolémiante. Cette molécule est commercialisée par le laboratoire pharmaceutique Pfizer sous la marque commerciale Lipitor.

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Sunitinib

Sunitinib

Le Sunitinib (DCI) est un médicament destiné au traitement du cancer du rein avancé et/ou métastatique et des tumeurs stromales digestives, en cas d'échec à l'imatinib.

Il fut développé par les laboratoires Pfizer qui le commercialise sous le nom de Sutent.

Il existe un certain degré de toxicité pour le cœur.

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Quinolone

Structure essentielle de tous les antibiotiques quinolones: le groupe R (bleu) est généralement un groupe pipérazine; si la molécule est liée à un fluor (bleu), il s'agit d'une fluoroquinolone

Les quinolones et fluoroquinolones, forment une large classe d'antibactériens de synthèse qui comprennent les dérivés de l'acide nalidixique découvert en 1962 et utilisé chez l'homme dès l'année suivante. Cette famille d'antibactériens a fait l'objet de recherches très importantes aboutissant au dépôt de plus de 10000 brevets. L'ajout de l'atome de fluor dans les années 1970 a permis d'augmenter fortement la pénétration des molécules quinolones dans les cellules (jusqu'à 200 fois plus) : ce fut la naissance des fluoroquinolones, puissants antibiotiques capables de lutter contre une grande variété de germes chez l'homme et l'animal (y compris en pisciculture -Asie notamment-, bien que cet antibiotique soit interdit pour cet usage dans de nombreux pays).

L'apparition sur le marché dans les années 1980 de la norfloxacine, ofloxacine, ciprofloxacine, péfloxacine et loméfloxacine ont permis aux fluoroquinolones de devenir des antibiotiques de référence pour de nombreuses infections, comme les pyélonéphrites aiguës ou les prostatites. Un rapport remis en septembre 2007 par l'INAMI, organisme belge de sécurité sociale, montre que le principale indication de prescription des fluoroquinolones concerne les infections (ou risque d'infection) des voies aériennes.

Près de la moitié des quinolones mises sur le marché se sont vues retirer ou restreindre leur licence d'utilisation, mais vers 1998, les ventes de fluoroquinolones augmentent et vont même exploser à partir de 2001, avec l'apparition de produits de nouvelle génération.

Fin 2001, la psychose du bioterrorisme après les attentats du 11 septembre pousse nombre de gens à se protéger du bacille du charbon à l'aide de produits à base de ciprofloxacine ou d'ofloxacine, multipliant les ventes quotidiennes de ces antibiotiques par 10. C'est ce que certains ont appelé l'heure de gloire des fluoroquinolones.

En mars 2006, le Comité Economique des Produits de Santé estimera que les fluoroquinolones sont trop prescrites en France, et exigera des laboratoires fabricants que le temps de visite médicale qui leur est consacré soit réduit de 30% sur 3 ans.

La recherche vise aujourd'hui de nouvelles générations de quinolones à spectre d'action encore élargi, mais avec moins d'effets secondaires. Des applications anti-cancéreuses sont actuellement explorées.

Les quinolones ciblent l'ADN gyrase et la topoisomérase II et IV, empêchant la réplication de l'ADN bactérien. Leur mode d'action comprend un effet oxydant sur les bactéries, mais leur effet principal est dû à la fixation de la molécule quinolone sur l'ADN lors de la phase de duplication de l'ADN au cours de la mitose. La topoisomérase II est la protéine qui permet à une bactérie ne mesurant que 2µm sur 1µm en moyenne de contenir un ADN long de 1700µm (effet de surenroulement de l'ADN sur lui-même). L'inhibition de la topoisomérase II induit des cassures dans l'ADN (effet clatogène). Les quinolones se fixent par ailleurs sur les extrémités des brins d'ADN qui ne peuvent plus se réassembler. Cette formation d'un complexe ADN-quinolones est irréversible. L'étape suivante est celle de la mort cellulaire programmée (apoptose). Il semble cependant que de nombreux cas, la bactérie ne meure pas immédiatement : encore présente dans l'organisme, elle ne peut plus se reproduire. Cela pourrait expliquer le remarquable effet post-antibiotique que l'on observe avec les fluoroquinolones, effet qu'aucune étude n'explique de manière satisfaisante à ce jour.

L'efficacité des antibiotiques de seconde génération dans les infections serait de 60 à 95%, l'écart venant du type de germe concerné.

Parmi les bactéries résistantes, on peut citer : Aérobies à Gram + : entérocoques, Listeria monocytogenes, Nocardia asteroides, staphylococcus méti-R.

Des études montrent que les fluoroquinolones ne seraient pas, en milieu hospitalier, responsables d'une pression de sélection de nature à en restreindre leur usage. On attribue cependant aux nouvelles fluoroquinolones la prolifération de clostridium difficile, germe responsable de colites pseudo-membraneuses. Une étude réalisée en 2001-2002 sur plusieurs CHU français a montré que lorsque l'on réduisait l'usage de fluoroquinolones de 85%, le nombre d'infections par des staphylocoques dorés résistant à la méthicilline (SARM) diminuait très significativement. Les résultats extrapolés au niveau national permettent d'affirmer que chaque année, environ 20000 infections à SARM (sur 140000 au total) sont directement imputables aux traitements par fluoroquinolones. Des études montrent que la destruction de la flore bactérienne par les fluoroquinolones permet à des bactéries opportunistes comme les SARM de coloniser des niches vacantes. Ce problème a poussé les autorités belges depuis 2003 à lutter contre la surprescription de fluoroquinolones, accusées de coûter trop cher au contribuable alors qu'aucune efficacité supérieure aux traitements classiques n'a pu être mise en évidence mettre en évidence dans les infections des voies aériennes.

Le rapport bénéfice-risque doit être plus particulièrement évalué chez les insuffisants rénaux et les personnes prenant une corticothérapie concomitante même inhalée.

Chez l'adulte de moins de 30 ans, la survenue d'arthropathies est à surveiller de près.

Chez l'adulte de plus de 65 ans, le risque de tendinopathie est très nettement majoré.

Ces substances, largement utilisées par certains élevages (poissons-chats asiatiques par exemple) génèrent de nombreux effets secondaires, dont parfois de lourdes invalidités temporaires ou définitives. Des effets tendineux, allant jusqu'à la rupture de tendon(s) en divers endroits du corps ont été signalés dès 1983. Les années 1990 seront marquées par une crise de confiance exemplaire de la part des prescripteurs, en particulier en France. Les essais sur les animaux montrent de plus un potentiel cancérigène sur tous les mammifères et tératogène sur le rat, d'atteintes cartilagineuses graves sur la plupart des mammifères immatures.

En 1997, l'article de l'équipe des spécialistes Français Marcel-François Kahn et Gilles Hayem, "Tendons et fluoroquinolones: des problèmes non résolus" décrit les effets tendineux des fluoroquinolones. La péfloxacine, accusée depuis des années de provoquer de nombreuses tendinopathies, deviendra marginale. La concentration de fluoroquinolone dans le cerveau est importante et est à l'origine d'effets neuro-psychiatriques comparables à ceux des benzodiazépines. Les fluoroquinolones représentent 4% de tous les effets psychiatriques notifiés à l'Afssaps ; cela les situe en huitième position, n'étant précédées que par des neuroleptiques.

1) captation des cations, en particulier le magnésium, altérant le métabolisme cellulaire et induisant une production de toxines létales pour les cellules. Il a été démontré chez le rat que la carence en magnésium entraîne des lésions tendineuses similaires à celles observées avec les fluoroquinolones.

2) effet toxique direct : l'ADN du noyau serait directement endommagé, comme dans le cas des bactéries. Cette hypothèse expliquerait la rapidité de survenue des effets toxiques observés chez certains sujets. Le potentiel d'action de la ciprofloxacine sur l'ADN des cellules humaines, récemment mis en évidence, appuie cette hypothèse.

3) altération du métabolisme mitochondrial : émise en 1997, cette hypothèse est remise en cause par des études plus récentes. Si l'ADN mitochondrial est effectivement une cible des fluoroquinolones, les concentrations nécessaires pour obtenir une toxicité importante dépasseraient largement les concentrations thérapeutiques.

Le rémanence des fluoroquinolones dans les tissus expliquerait le passage à la chronicité de certaines séquelles : un seul cachet peut provoquer des remaniements tendineux pendant 6 mois chez le rat. Il faudrait selon certains fabricants environ 6 mois pour que la concentration en fluoroquinolones descende sous le seuil d'action. Des tests à basés sur la chromatographie liquide haute performance permettent cependant de mettre en évidence la présence de fluoroquinolones dans le sang bien après 6 mois.

Un certain nombre d'études des années 2000 ont montré que les fluoroquinolones n'agissaient pas seulement sur les cellules procaryotes (comme les bactéries) mais également sur les cellules eucaryotes (comme les humains). L'administration concommittante ciprofloxacine/étoposide a montré une compétition entre ces deux molécules qui appartiennent à la famille des inhibiteurs de topoisomérase II. Un effet anti-tumoral notable a été démontré sur des cellules humaines in vitro pour la ciprofloxacine, qui induit comme l'étoposide l'apoptose cellulaire des cellules cancéreuses en scindant l'ADN. L'activité anti-cancéreuse de la ciprofloxacine a été établie à un douzième de celle de l'étoposide, mais la toxicité pour l'ADN des cellules cellules humaines serait en revanche nettement supérieure pour la ciprofloxacine. Réciproquement, des études ont montré dès 1985 que l'étoposide possédait une activité anti-bactérienne. De nouvelles fluoroquinolones sont actuellement mises au point et constituent une piste de recherche contre le cancer. L'une d'entre elles a montré en laboratoire une activité anti-cancéreuse 50 fois supérieure à celle de l'étoposide.

Le Washington Post fera état le 7 mai 2006 d'un rapport des autorités Nigérianes mettant en cause le leader pharmaceutique mondial Pfizer qui aurait pratiqué un essai illégal du trovafloxacine (Trovan®) en 1996 sur près de 200 enfants et nourrissons à l'occasion d'une épidémie de méningite, provoquant des décès et de lourds handicaps liés en particulier à de l'arthrite. Pfizer affirmera avoir obtenu l'accord oral des familles des enfants. On apprendra début juin 2007 que le Nigéria réclame 7 milliards de dollars de réparation à Pfizer.

Des journalistes affirment que cette affaire, largement ébruitée dès 2000, aurait inspiré "La constance du jardinier" à John le Carré. Le médicament concerné, une fluoroquinolone possédant 3 atomes de fluor, sera mis sur le marché en 1998 en Europe avant d'être interdit en raison de graves effets hépatiques. Le médicament n'a pas été autorisé en France.

Pfizer, qui commercialisait en France le Logiflox (spécialité à base de loméfloxacine), qui serait responsable d'effets graves chez certaines personnes, a revendu ce médicament fin 2005 au laboratoire Biocodex.

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Célécoxib

Célécoxib

Comme le rofécoxib, le Célécoxib est un médicament anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) de la famille des coxibs (inhibiteur sélectif de la cyclo-oxygénase-2) utilisé essentiellement dans le traitement symptomatique d'affections rhumatismales (arthrose et polyarthrite rhumatoïde). Il est fabriqué par la multi-nationnale Pfizer.

Comme les autres coxibs, le célécoxib a un effet anti-inflammatoire et antalgique (contre les douleurs).

Les inhibiteurs de la cyclo-oxygènase semblent avoir un effet préventif sur la survenue d'adénomes du colon, tumeurs bénignes mais qui peuvent se transformer secondairement en cancer. Le célécoxib a démontré son efficacité dans cette utilisation. Cela ne prouve pas, néanmoins, qu'il puisse diminuer la fréquence du cancer du côlon d'autant qu'il a été noté un doublement du nombre d'accidents cardiaques rendant son utilisation large très discutable ,.

Santé Canada, en décembre 2004, a fait savoir à Pfizer que la commercialisation de Celebrex (celecoxib) pour prévenir la récurrence de la polypose adénomateuse familiale est désormais interdite. Cette annonce arrive après le retrait du Vioxx en raison des risques de survenue de maladies cardio-vasculaires et d'études qui indiquent un risque accru d'incidents cardiovasculaires à des doses quotidiennes de Celebrex variant de 400 mg à 800 mg.

Depuis, Santé Canada a émis plusieurs restrictions supplémentaires pour la commercialisation et l'utilisation du Celebrex.

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Sildénafil

Sildénafil

Le citrate de sildénafil (dénomination commune internationale) est un médicament de la classe des Inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 développé par la firme pharmaceutique Pfizer sous la marque Viagra®. Le médicament est indiqué dans l'impuissance sexuelle et l'hypertension artérielle pulmonaire (Revatio®).

Le sildénafil fut découvert par les laboratoires Pfizer et breveté en 1996. Il empêche la destruction du monoxyde d'azote responsable de l'érection. Son but premier était le traitement de l'angine de poitrine (une forme de maladie cardiaque). Lors des études cliniques de phase 1, il fut remarqué que l'effet sur l'angine de poitrine n'était pas celui espéré. En revanche, un des effets secondaires observés était que le sildénafil provoquait une érection. Pfizer décida donc de repositionner le sildénafil sur cette indication, alors dépourvue de médicament. L'autorisation de mise sur le marché fut accordée en 1998 aux USA et en 1999 en Europe. Le Viagra fut donc le premier médicament dans le traitement de l'impuissance et fut un immense succès commercial. La demande était telle que dans les pays où le Viagra n'était pas commercialisé, le Viagra se retrouva en vente au marché noir parfois à plusieurs dizaines de fois son prix.

Les médicaments de la même classe thérapeutique : le Tadalafil (Cialis®) , le chlorhydrate d' apomorphine(Uprima®) et le Vardénafil (Levitra®) ; on peut aussi, dans une moindre mesure, citer la Yohimbine.

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Trovafloxacine

Trovafloxacine

La trovafloxacine (Trovan®) est un antibiotique de type fluoroquinolone de quatrième génération. Commercialisé par Pfizer, la molécule fut au centre d'un scandale d'essai sauvage au Nigeria qui donne lieu à plusieurs procès.

La trovafloxacine, fluoroquinolone possédant 3 atomes de fluor, fut mis sur le marché en 1997 avant d'être interdit en Europe en raison de graves effets hépatiques (hépatite médicamenteuse).

Cette affaire, ébruitée dès 2000, aurait inspiré le roman La constance du jardinier de John le Carré et le film qui a été tiré du livre.

Un rapport daté de 2001 a été rédigé par des experts du ministère fédéral de la santé du Nigeria. Il s'agit d'un document d'une centaine de pages, intitulé "Rapport de la commission d'enquête sur les essais cliniques du Trovan par Pfizer, Kano, 1996" (document de 83 pages, disponible en pdf sur le site Internet du Washington Post). La commission d'enquête nigériane n'aurait peut-être jamais été formée si le Washington Post n'avait, en décembre 2000, publié une enquête approfondie sur les essais cliniques que les laboratoires pharmaceutiques mènent dans les pays en développement.

Ce médicament ne sera autorisé qu'en 1997 aux Etats-Unis, et uniquement pour les adultes.

Le rapport met en cause Pfizer qui aurait pratiqué un essai illégal de la trovafloxacine (Trovan®) en 1996 sur une centaine d'enfants et nourrissons à l'occasion d'une épidémie de méningite et de rougeole, une autre centaine étant traités à la Ceftriaxone, antibiotique du groupe Hoffmann-La Roche. Pfizer affirmera avoir obtenu l'accord oral des familles des enfants. Sur les 200 enfants traités à Kano, cinq traités au Trovan® seraient morts sans que l'on puisse affirmer que la molécule était en cause, et six parmi ceux traités à la Ceftriaxone. Beaucoup d'autres enfants traités seraient atteints de lésions du cerveau, de surdité ou de paralysie.

Les rapporteurs établissent que Pfizer n'a jamais obtenu d'autorisation formelle des autorités de santé du Nigeria d'administrer le Trovan. Le rapport conclut que Pfizer a mené un "essai clinique illégal d'une molécule non encore homologuée", et que cette opération, qui viole la loi du Nigeria, la Déclaration d'Helsinki sur l'éthique des essais cliniques et la Convention internationale des droits de l'enfant, "est un exemple parfait d'exploitation de l'ignorance".

En 2001, à l'issue de cette enquête journalistique, trente familles nigérianes ont porté plainte devant un tribunal new-yorkais contre l'utilisation de leurs enfants. Mais leurs avocats ont toujours échoué à obtenir le rapport de la commission d'enquête.

Cinq ans durant, le rapport Nigérian est resté dans les tiroirs de l'administration locale. Il a été subtilisé et confié, début mai 2006, au Washington Post sous anonymat. Le Washington Post en fera état le 7 mai 2006.

Le Washington Post a remis en mai 2006 le rapport à Pfizer, qui affirme que "le gouvernement nigérian n'a jamais informé Pfizer des conclusions des rapporteurs" et que le laboratoire ignorait même "qu'un rapport était issu des travaux de la commission d'enquête. Cependant, comme nous n'avons cessé de le répéter, Pfizer a mené des essais cliniques après avoir pleinement informé les autorités sanitaires du Nigeria, en accord avec la loi de ce pays et en restant fidèle à l'engagement du laboratoire sur le respect de la sécurité du patient". Pfizer ajoute qu'il "proteste vigoureusement contre toute tentative d'insinuer que le laboratoire a violé les règles éthiques".

Le gouvernement nigérian réclame sept milliards de dollars de dommages et intérêts, dans une plainte déposée auprès de la Cour Suprême fédérale du Nigeria. Les premières auditions ont été fixées au 26 juin 2007.

Les autorités de l'Etat de Kano ont intenté en mai 2007 un procès semblable à Pfizer devant la Haute Cour de l'Etat, réclamant 2,75 milliards de dollars d'indemnités à la société pharmaceutique pour avoir «secrètement utilisé des enfants comme cobayes dans les tests d'un médicament sous le prétexte d'apporter une aide humanitaire». Le procureur général de l'Etat du Kano, Aliyu Umar, a demandé au tribunal de retenir contre le laboratoire 29 chefs d'accusation dont «comportement antiéthique, comportement délictueux, complot, dissimulation et la mort de victimes innocentes».

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Varénicline

La varénicline, développée par les laboratoires Pfizer, est un agoniste partiel des récepteurs nicotiniques du système nerveux central. La spécialité Chantix® développée à partir de ce principe actif est autorisée à la vente aux États-Unis depuis février 2006, ainsi qu’ailleurs sous la marque de Champix®. Nouveauté pharmacologique, la varénicline reste sous surveillance des autorités sanitaires et n'est disponible que sur ordonnance.

La nicotine stimule les récepteurs du système nerveux central, et plus spécialement ceux du sous-type récepteur nicotinique α4β2. La stimulation du système nerveux central provoquée par la fixation de la nicotine sur ces récepteurs nicotiniques α4β2 engendre une activation du système dopaminergique.

La varénicline possède une sélectivité et une affinité pour les récepteurs α4β2 comparable à la nicotine, ce qui permet de mimer au mieux son action.

À ceci, il faut ajouter une protection puis déprotection de l'amine secondaire. Méthode suggérée par les auteurs : TFAA, pyr, CH2Cl2 (94%) puis Na2CO3, aq. MeOH (95%).

Cependant, cette 2,3,4,5-tétrahydro-1,5-méthano-1H-3-benzazépine, produit non commercial, nécessite d’être elle aussi synthétisée. C'est probablement sur cette question que la recherche a été la plus prolifique, offrant des possibilités diverses. Les mêmes chercheurs, dans deux publications,, ne proposent pas moins que trois voies de synthèse, en lieu et place de celle dite de Mazzocchi, au rendement très faible (quelques pourcents) et donc peu satisfaisante. D'autres chercheurs ont proposé encore d'autres voies de synthèse. Ainsi, de nombreuses options existent, et la voie de synthèse idéale est totalement dépendante des critères que l'on se fixe, eux-mêmes dépendants de l'utilisation que l'on veut faire de la varénicline synthétisée.

La spécialité Champix® se présente sous forme de comprimé pelliculé destiné à la prise orale. Par cette voie, l'absorption est quasi-complète, et la disponibilité systémique est élevée quelle que soit l'heure et le moment de la prise. Après administration répétée, l'état d'équilibre est atteint après quatre jours. La cinétique est linéaire pour des doses uniques comme répétées. La varénicline se diffuse dans tous les tissus, sauf l'humeur vitrée et le cristallin. Le volume de distribution apparent à l'équilibre est de 415 litres. La varénicline se lie à moins de 20 % aux protéines plasmatiques, quel que soit l'âge ou l'état des reins. Aucun passage de la barrière du placenta n'a pu être mis en évidence chez l'homme. La demi-vie de la varénicline est de 24 h environ. L'élimination est rénale, par filtration glomérulaire d'une part, et par sécrétion tubulaire active d'autre part via le transporteur de cation organique OCT2.

La varénicline est peu métabolisée : chez l'Homme, près de 92 % de la dose de varénicline absorbée est excrété sous forme inchangée.

Aspect du comprimé : blanc, biconvexe, en forme de capsules. Gravures : Pfizer sur une face, CHX 0.5 ou CHX 1.0 sur l'autre. Le comprimé est à prendre en entier avec un grand verre d'eau, pendant ou en dehors des repas.

Essentiellement en raison de manque de données cliniques chez l'enfant, et de suspicion de passage de la varénicline à travers le placenta, le produit est interdit aux femmes enceintes, et aux moins de 18 ans. Concernant l'allaitement, c'est à la patiente de décider, compte tenu des risques connus pour le bébé.

La varénicline est physiologiquement bien tolérée et ne nécessite aucune modification de posologie chez la personne âgée, ni chez les insuffisants hépatiques (peut-être en raison de la faible métabolisation). Les insuffisances rénales légères ou modérées ne portent pas non plus à conséquence, seule une insuffisance sévère devra conduire à la réduction des doses administrées.

Des cas d'arrêt cardiaque et de troubles du rythme ont été rapportés. Des manifestations d’hostilité ou d’agression (suicides, idées d’homicide, paranoïas, hallucinations, etc.) ont été signalés.

Des notifications concernent des actes, pensées et comportements suicidaires (sans antécédents) ainsi que des manifestations d’hostilité ou d’agression (suicides, idées d’homicide, paranoïas, hallucinations, etc.) ont été signalés.

Une aggravation d'éventuelles troubles psychologiques sous-jacents est à anticiper : dépression, troubles bipolaires, pensées suicidaires, etc...

Des modifications de réaction à certains médicaments (insuline, warfarine...), des troubles glycémiques (diabète) ainsi que troubles cutanés graves ont été signalés.

Le signalement en pharmacovigilance de troubles dépressifs et d'idées suicidaires chez des patients dont certains ne présentaient aucun antécédent a conduit l'agence du médicament à informer les professionnels de santé et les patients sur ces risques. Le traitement doit être immédiatement interrompu en cas d’agitation, d’humeur dépressive, d’idées suicidaires ou de modifications du comportement.

L'Administration Fédérale de l'Aviation américaine (FAA) a annoncé le 21 mai 2008 l'interdiction de traitement à la varénicline aux pilotes et contrôleurs aériens, en raison de possibles effets neuropsychiatriques indésirables pouvant se révéler dangereux pour la santé publique.

Une étude financée par Pfizer et publiée en 2006 a comparé les résultats, pour l'aide au sevrage tabagique, de 2 molécules versus placebo, la varénicline et le bupropione. Combiné à un accompagnement intensif, le taux d'abstinence à 12 mois est rapporté à 10,3 % pour le placebo, 14,6 % pour le bupropione et 22,9 % pour la varénicline.

Une autre étude financée par Pfizer a comparé l'efficacité de la varénicline avec les palliatifs nicotiniques. En termes d'abstinence continue, l'avantage initial de la varénicline est réduit si l'on prend en compte la cessation du tabagisme à 12 mois : taux d'abstinence avec varénicline = 26.1 % à comparer à 20.3 % avec les palliatifs à la nicotine.

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Source : Wikipedia