Pessac

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Posté par hal 01/04/2009 @ 11:07

Tags : pessac, gironde, aquitaine, france

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Pessac

Logo de Pessac

Pessac (en gascon Peçac) est une ville du Sud-Ouest de la France, dans la banlieue sud de Bordeaux. C'est la quatrième ville de la région Aquitaine par le nombre d'habitants après Bordeaux, Pau et Mérignac et la troisième commune du département de la Gironde. Les habitants de Pessac sont les Pessacais. Ses vins de l'AOC Pessac-Léognan sont mondialement réputés.

Les Romains n’ont guère laissé dans la ville que le souvenir très vague d’un certain “Peccus” ou “Pessus”, qui aurait donné son nom à Pessac, que certains spécialistes affirment pourtant d’origine celte, voyant dans “Pect” ou “acc” le suffixe gaulois -accum. D’autre part, une villa gallo-romaine aurait été située à Pessac.

Certains experts linguistiques voient dans “Pess” une déformation de “Pisc”, faisant penser à poisson.

Il reste, cependant, du romain quelques noms de sites pessacais, notamment celui de “Canteranne” (chante grenouille), “Tuilerane” (tuile).

Les Romains avaient déjà aménagé les pistes gauloises pour leurs besoins de conquérants-occupants, telle que la Levade de la partie landaise entre Pessac et La Teste (Arcachon n’existant pas encore), la voie dite « romaine », aujourd’hui coupée par la route d’Arcachon et le domaine universitaire.

Pessac fut dominée au XIVe siècle par la présence de Clément V (Bertrand de Goth), le “Pape Clément” dont subsistent encore les grandes parcelles d’un cru non moins célèbre et qui furent fief de l’Archevêché, entre d’autres terres d’Église : Haut-Lévêque, Carmes…

Le nom de Pessac n’apparut dans les textes qu’au XIIe siècle.

Montesquieu, intéressé par le vignoble, fit construire à Pessac une bâtisse (actuellement Bacalan). Ce n’est que dans la deuxième moitié du XIXe siècle que le centre actuel de Pessac a été construit au milieu des vignes avec la place de la Ve République et la mairie, après le déplacement du cimetière jouxtant l’église.

Les quartiers construits au XXe siècle le sont souvent au détriment de l’aspect viticole initial de la ville. Par exemple, les quartiers dits de « Saige Formanoir » et du « Haut-Lévêque » ont été construits sur les terres d’anciens châteaux de vins pessacais.

Par ailleurs l’agglomération bordelaise s’agrandissant et se modernisant, des chantiers ayant pour but l’habitation ou l’aménagement urbain (tramway, routes…) continuent à faire reculer les espaces verts de la ville.

C'est à Pessac que Pierre Hugues fit les premiers essais d’un système révolutionnaire pour le gemmage des pins, qu’il brevetera au milieu du XIXe siècle : le pot ascentionnel (pot de résine).

Armes à enquerre.

Les raisins du blason symbolisent les vignes de la ville, les pins symbolisent la forêt qui entourent la ville de Pessac, les Landes de Gascogne.

La Coulée verte du Peugue est le fruit de l’aménagement par la ville de Pessac d’une ceinture d’environ 10 km, tout le long du ruisseau du Peugue, depuis la rocade jusqu’aux limites ouest de la partie urbanisée de Magonty.

La Coulée verte et ses massifs boisés représentent un espace de plus de 300 hectares dédié aux loisirs et à la promenade, en plein cœur de l’agglomération.

Elle comporte deux sites majeurs : le Bois des sources du Peugue et l’Écosite du Bourgail.

Autrefois le Bois des Sources du Peugue s’est formé, à une époque indéfinie, sur un site pessacais dénommé « Le Domaine des Anguilles ». En effet, après un long périple depuis l’Océan Atlantique, plus exactement depuis la mer des Sargasses, ces anguilles, venant de loin, arrivaient jusqu’au Peugue, remontaient jusqu’à sa source, pour rejoindre enfin les bassins circulaires environnants, les lagunes, et constituant ainsi de véritables viviers.

Des dunes de sable se formèrent le long des rives du Peugue et tout le long de son cours, permettant, au XIXe siècle, l’exploitation de verreries telle que celle du Vallon.

Le Peugue était le Canal de la mer signalé par les rôles gascons (documents officiels d’actes ou titres).

Le mot d’origine latine pelagus signifiant eaux débordées d’une rivière, a donné peugue en gascon. Il est ainsi resté dans la langue moderne avec le sens de « pleine mer », « le large ».

Le Bois des sources du Peugue propose également de nombreuses possibilités de loisirs : un parcours de santé, un parcours équestre avec piste de galop, un sentier botanique avec une trentaine de végétaux à découvrir, un bel étang de 2,5 hectares bordé de petites plages de sable blanc, véritable lieu d’observation de la faune et de la flore, avec un terrain de jeux stabilisé pour les enfants et des aires de pique-nique.

Pour les promeneurs, chemins pour piétons et deux-roues (la piste cyclable départementale est située à proximité).

Aujourd’hui réhabilité, le Peugue a vu son cours se réduire et le bois des Sources du Peugue renaître, sur 113 hectares, pour devenir l’un des plus grands espaces boisés de l’agglomération bordelaise. Le bois se compose d’une grande diversité d’essences d’arbres, principalement de pinèdes.

Près de Romainville, le paysage se métamorphose en une lande humide composée de fougères, brandes, ajoncs d’Europe, et bruyères.

Cet espace était, jusqu’à la fin du XXe siècle, une lande marécageuse épargnée par l’urbanisation. Sur le plan cadastral de 1813, on remarque une lagune répertoriée appelée “Soudour” sur le site de l’actuel Bassin de Cap de Bos. En 1993, la CUB fait mener des travaux de terrassement dans le double objectif de creuser un bassin d’étalement des crues et d’utiliser le sable extrait pour recouvrir la décharge du Bourgailh, fermée la même année. Lors de ces travaux, un technicien passionné de fossiles en reconnaît certains, assez rares, dans le sol remué.

L’ASCPA (Association sportive et culturelle Pessac-Alouette), section Paléontologie, intervient aussitôt sur le site. Elle y découvre des fossiles d’animaux marins datant de 18 millions d’années, avant l’apparition de l’Homme sur la Terre : Pessac était alors située sur la zone de contact entre le delta de la Garonne et la Côte Atlantique. L’aménagement paysager des abords du bassin pour l’agrément des Pessacais s’est achevé en 2004.

Le site du Bourgailh (170 ha) est un espace dédié à l’environnement et à l’oiseau, un site unique en son genre en France, ouvert au public en 2005. L’espace nature et loisirs de la Forêt du Bourgailh, située entre la rocade et le quartier de Cap de Bos sur 63 hectares, intègre la création de sentiers de promenade, de belvédères, de passerelles et promontoires, d’un cheminement pédagogique, de jardins thématiques, de jardins familiaux, de floralies et un itinéraire de voies piétons/deux roues.

Il abrite également une serre tropicale et par la suite une Maison de la Nature, centre de ressources sur les énergies, l’écologie urbaine, un relais de promotion des espaces et parcs naturels régionaux d’Aquitaine.

Trois belvédères (tours de bois (la plus haute s’élève à 18 mètres) réalisées selon des techniques innovantes avec un look résolument hightech) font des postes d’observation parfaits pour les amoureux de la nature, des oiseaux ou des étoiles, et offrent un superbe panorama. Les escaliers (d’une centaine de marches) et rambardes sont en bois exotiques, aux tons contrastés.

La serre du Bourgailh abrite une collection de 1 200 espèces réunissant 4 500 plantes sur une surface de 1 300 m². Certaines de ces plantes, sélectionnées pour leurs caractéristiques sont mises en scène en reconstituant 7 types de milieux tropicaux et sub-tropicaux : le marais de Louisiane, le bush australien, le désert mexicain, le veld africain, le monde des fougères, la forêt néphéliphile et la forêt équatoriale. Un parcours, au centre de la serre, jalonné par des panneaux d’informations, permet au public en visite libre ou commentée de découvrir la diversité et les particularités de ces plantes tropicales.

Rappelons que le site du Bourgailh est situé sur l’ancienne décharge communautaire, une véritable colline qui culmine au cœur du site, à 70 mètres d’altitude. Une convention tripartite signée par Pessac, la CUB et EDF a scellé la décision de capter les biogaz qui s’en échappent. Ils permettent ainsi de chauffer les serres déjà installées et situées au pied de la colline qui abritent une importante collection de plantes tropicales. Sur une superficie de 30 hectares, ce promontoire paysagé sera planté d’éricacées : bruyères, azalées et rhododendrons variés et multicolores. Au pied de la colline : un jardin floral ouvert au public.

Le projet mené en partenariat avec la communauté urbaine de Bordeaux et confié à l’équipe d’architectes paysagistes Jacques Coulon et Linda Leblanc, a vu ses travaux s’échelonner de 2004 à 2006.

Point d’orgue de l’Écosite, un parc ludique et culturel dédié au thème de l’oiseau, sera véritablement en phase avec l’Aquitaine et ses sites ornithologiques. Par ailleurs, il sera en forte résonance avec l’industrie aéronautique et les hautes technologies développées en Gironde.

En 2008, débutera la réalisation d’un grand parc animalier et végétal unique en France, destiné à devenir un lieu majeur de divertissement familial pour l’agglomération bordelaise et la région.

Dans le cadre du projet urbain du centre-ville, un axe de circulations douces, réservées aux piétons et deux roues, appelé l’axe convivial, est destiné à relier le quartier Bellegrave à celui du Pontet, de même que les équipements majeurs du nord au sud de la ville. Cet axe, véritable colonne vertébrale du projet urbain, fera l’objet d’un traitement paysager et offrira également la possibilité de rejoindre le circuit passant par le campus universitaire, le long de la rocade, de la voie ferrée, et rejoignant la piste cyclable départementale jusqu’aux sources du Peugue.

L’appellation de ce parc provient du chemin qui le longeait, le chemin Razon. Ce nom lui-même proviendrait du nom du propriétaire riverain des lieux, M. Razefon au VIIIe siècle. En 1929, le terrain fut acheté par la Ville de Pessac pour réaliser le parc des Sports. En 1938, de nouvelles installations sportives furent créées autour du château de Bellegrave, qui deviendra le Parc des Sports, quant à celles du parc Razonelles seront partiellement détruites, seuls resteront les terrains de tennis.

L’ancien nom du parc a ainsi, semble-t-il, retrouvé son usage. On y trouve aujourd’hui un espace de promenade plein de charme, un bassin, des terrains de tennis, un local associatif, et un espace planté de cyprès chauves, résineux qui perdent leurs aiguilles en hiver et qui prennent, pour cette raison, une belle couleur dorée à l’automne. À proximité du parc Razon, le parc Pompidou constitue également un espace de verdure attrayant pour les promeneurs.

Jusqu’en 1981, à cet endroit même, on trouvait un pré où paissaient encore quelques moutons, une partie d’un ancien domaine qui, depuis plus de cent ans, appartenait à la congrégation des sœurs de Saint-Joseph. Outre leur activité agricole (avec une école d’agriculture au début du XXe siècle) les religieuses accueillirent sur leur propriété, selon les époques, différents publics en difficulté : sœurs âgées ou malades, orphelins de guerre, prêtres en retraite, jeunes gens en convalescence et enfin enfants en bas âge. Dans les années 1920, puis les années 1960, le domaine fut morcelé petit à petit. En 1982, confrontée à la nécessité de prévoir des réservoirs pour absorber les trop pleins d’eau en cas de crues, la Communauté Urbaine de Bordeaux achète une parcelle à la congrégation et y fait creuser un bassin de 48 000 m3, qui fut mis en eau en 1985. Depuis, une faune aquacole de bonne qualité a proliféré dans le plan d’eau et les pêcheurs y sont heureux et bienvenus. Les pêcheurs de Fontaudin attrapent le poisson vraiment pour le plaisir avec des hameçons spéciaux et le relâchent après la prise. 100 kg de poissons ont été ajoutés en janvier 2004 afin de renouveler la faune : gardons, perches, tanches, brèmes, … on y trouve même (plus rarement) quelques poissons-chats!

Depuis les temps les plus reculés, et jusqu’au début des années 1970, le quartier de Saige possédait cinq sources naturelles “coulant d’abondance”. L’une alimentait un vivier existant depuis le Moyen Âge et remanié au XVIIIe siècle ; les autres étaient captées par de “charmantes fontaines monumentales”, dont l’une a été démontée et reconstruite dans le parc de Camponac. Jusqu’aux années 1950, tout le quartier de Saige allait y puiser de l’eau fraîche.

À l’époque, la campagne entourait le quartier de quelques propriétés datant des XVIIIe et XIXe siècles. La plus grande, le domaine de Fort-Manoir, aurait appartenu à M. (de) Saige, qui fut maire de Bordeaux sous la Révolution, ou à ses descendants.

Le ruisseau le Serpent et quelques plans d’eau offraient pêche aux écrevisses et canotage aux Pessacais “du bourg” qui venaient flâner à Saige le dimanche. En 1970, l’évolution urbaine a transformé ce quartier. Grands ensembles, domaine universitaire et rocade ont apporté une vie sociale différente : moins bucolique, mais plus vivante. Le Bois de Saige a été réaménagé en 1997 dans le cadre de la réhabilitation du quartier : installation de bancs, parcours promenade, éclairage, aire de jeux et pique-nique.

En 1610, un acte de vente de cette terre mentionne une maison ancienne, rénovée par son nouveau propriétaire, M. de Fonteneil, qui donnera un nouvel essor à la propriété. Un siècle plus tard, la vieille bâtisse est remplacée par une chartreuse, maison basse à deux ailes, dont le corps central sera rehaussé d’un étage au XIXe siècle; la véranda, le péristyle et l’allée de platanes qui part vers les terrains de sports, au nord du parc, datent également du Second Empire.

La fontaine du XVIIIe siècle que l’on voit dans le parc provient du domaine de Saige, disparu aujourd’hui. Elle a été démontée puis remontée à Camponac, en 1979, par les membres de l’association «Les amis du beau et du vieux Pessac». Aujourd’hui, le lieu a laissé place à une superbe Médiathèque, en maintenant et conjuguant les deux architectures, celle de la chartreuse avec celle d’un bâtiment aux dominantes de bois parfaitement intégré dans son environnement.

On ne connaît pas l’origine exacte du nom "De Camposanto", de consonance romaine.

Le plan d’eau est aménagé sur l’ancienne cavité d’extraction de l’argile : des rails et des wagonnets utilisés par la carrière se trouvent aujourd’hui encore au fond de l’eau, telle une Atlantide perdue. On y situe également les sources de l’Artigon, ruisseau aujourd’hui disparu sous l’effet de l’urbanisation. Dans les années d’après-guerre, le parc de Jozereau est en partie propriété de la SNCF qui entretient les abords de la voie ferrée. La Ville de Pessac en fait l’acquisition quelques années plus tard. Le parc de Jozereau, réaménagé par la Ville en 1990, est apprécié aujourd’hui pour son étang de pêche, son aire de jeux et son boulodrome. Aire de pique-nique, lieu de promenades, rendez-vous des pêcheurs, ce plan d’eau en plein cœur de la ville attire de nombreux visiteurs qui s’attardent volontiers dans une nature, certes maîtrisée, mais qui conserve un caractère sauvage au charme indéniable.

Ce parc a été, depuis la première moitié du XIXe siècle et une centaine d’années durant, la carrière d’argile qui alimentait la briqueterie Jozereau, située à 300m de là, à l’emplacement du centre commercial actuel.

Autrefois, il fut un temps où les 60 hectares de ce qui n’était pas encore le domaine de Cazalet servaient de pâturage aux ruminants. Celui qui lui donnera son nom est un avocat bordelais, François Cazalet, né en 1730, réputé pour sa capacité à s’impliquer dans les affaires de ses clients et pour son style nourri, nerveux et rapide, cette logique vigoureuse et infatigable à laquelle tout le barreau rendait hommage. Religieux et royaliste, il accueillera chez lui certaines activités contre-révolutionnaires. Seuls auraient été conservés de cette époque le rez-de-chaussée de la maison initiale, ainsi que quelques vieux arbres. En 1861, le terrain est encore qualifié de pacage dans les documents cadastraux.

Alors, un gros négociant en bonneterie, Firmin Ferdinand Clouzet, qui sera maire de Pessac de 1870 à 1878 et membre du Conseil général de la Gironde pour le canton de Pessac, rachète le terrain à Firmin Jarrige, maire de 1809 à 1822. Il y fait édifier le château en 1882 et lui donne son nom. Il produit sur ces terres un excellent cru de vins rouges de Graves. Quelques Pessacais se souviennent peut-être encore des courses de chevaux qui se déroulaient sur le domaine pendant l’entre deux-guerres.

C’est en 1941 que Charles Ragot fait acquisition du parc, des dépendances et du château, réquisitionné par l’occupant, jusqu’en août 1944. Entre 1955 et 1967, près de 80 salariés travaillent sur le domaine, rebaptisé Ragot-Cazalet. La Communauté Urbaine de Bordeaux rachète la propriété en 1983 à M. Ragot puis cède les droits de propriété à la commune de Pessac, actuelle propriétaire.

Aujourd’hui, après de lourds travaux de restauration, comprenant l’éclaircissement, le réaménagement du parc, la réfection du pigeonnier en briques roses et la mise en place d’un accès noble accompagné de parkings pour en améliorer l’accueil depuis l’avenue de Beutre, le château Cazalet constitue un des hauts-lieux de la vie quotidienne à Pessac dont les célèbres festivités de la Rosière. On comprend en admirant son domaine très attractif que le château de Cazalet soit réservé tout entier aux cérémonies, aux mariages et à une mairie-annexe. Le Parc de Cazalet trouve sa pleine vocation en été, où ses ombrages et ses allées en font une destination de choix pour les sorties scolaires et buissonnières et les nombreuses réunions festives des associations pessacaises.

L’Orangerie est une partie de la maison Doré du XVIIIe siècle. En 1844, son propriétaire, Monsieur Doré, était directeur aux contributions. Ce bâtiment est classé Monument historique.

Le moulin est le dernier vestige de la Ferme Expérimentale née de l’application locale de l’arrêt du Conseil du Roy, du 16 avril 1761 (arrêt favorisant le défrichement des terres libres du royaume pour éviter la « disette du grain ») et construite par Jacques Alexandre de Ladebat, armateur bordelais (père d'André-Daniel Laffon de Ladebat), dans une zone marécageuse des "Landes de Bordeaux", qui a été asséchée pour y faire des plantations. Cette ferme était destinée à la culture de céréales mais également à l'élevage de vers à soie, nourris grâce à une plantation de mûriers, et formait des valets de chambre dont les meilleurs devenaient propriétaires d’un lopin de terre.

Dernier vestige de cet ensemble, la ferme ayant été détruite en 1970, le moulin à trois arches est bâti sur le ruisseau du Peugue qui sert de limite aux communes de Pessac et de Mérignac.

Restauré en 1993, il se distingue par l'architecture de son élévation amont : niche à voûte en cul de four avec moulures et agrafe à volutes, fronton à décor figurant eau ruisselante, conque et plantes aquatiques.

Construite au XIXe siècle, située au centre de la commune, place de la Ve République, la mairie a été reconstruite en 1988. Son architecture moderne, en verre, a intégré le passé en conservant le pavillon central en pierre de l’ancienne mairie datant de 1868.

L’église Saint-Martin, de style roman, a probablement été édifiée au XIe siècle, sur les bases d’une construction gallo-romaine. Du Moyen Âge, il ne reste que peu de choses, quelques traces d’anciennes fenêtres sur le mur extérieur ou sous le porche. L’église, telle que nous pouvons la voir aujourd’hui, date du XVIIe siècle et les agrandissements de 1865. Curiosité : le contraste entre la simplicité rustique de la nef, soulignée par une puissante charpente et la splendeur baroque du rétable en bois doré du XVIIIe siècle.

L’Historial des « Amis du Beau et Vieux Pessac » est logé dans l’ancien cuvier du château de Camponac. Il ne se définit non pas comme musée mais comme une initiation à l’histoire de Pessac, pour les adultes et les enfants.

La cité Frugès est l’un des deux lotissements conçus par l’architecte suisse Le Corbusier en 1924 (en collaboration avec son cousin Pierre Jeanneret, architecte également) pour le compte de l’industriel sucrier Henri Frugès. L’industriel souhaitait loger ses ouvriers « sur une vaste prairie entourée de bois de pins, pour y édifier une cité jardin ». Sur le projet initial de 135 maisons, les 50 habitations construites répondent à 7 types différents : zig-zag, quinconce, jumelle, gratte-ciel, arcade (architecture), vrinat et isolée. Avec leurs toitures terrasses, leur construction en béton armé et la polychromie de leurs façades, les maisons furent un laboratoire en vraie grandeur des idées novatrices de l'architecte.

La maison, située 3 rue des Arcades, maison type dans un ensemble de sept à la limite du quartier et qui a conservé un état proche de l’origine, est classée monument historique.

La ville de Pessac a redécouvert son patrimoine à l’occasion de ce classement et a acquis une maison “gratte-ciel” (située 4 rue Le Corbusier), transformée en maison Frugès - Le Corbusier, ouverte à la visite et lieu de diverses expositions tout au long de l'année. Elle conserve une maquette de l’ensemble, réalisée par Henry et Christiane Frugès en 1967.

Après une longue période d’oubli, pendant laquelle les maisons furent largement modifiées par leurs habitants, la cité est progressivement rénovée par ses nouveaux occupants, souvent passionnés de l'architecte.

Le lotissement de Pessac est inscrit dans une Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager : des recommandations architecturales simples assurent la sauvegarde de l’ensemble, tout en s'efforçant de lui conserver son caractère initial de «cité d’habitation populaire».

En 2002, la commune de Pessac compte 520 entreprises industrielles et de services (hors commerce et artisanat de proximité) et offre plus de 21000 emplois. Tout en préservant les activités traditionnelles de la culture de la vigne, Pessac a su développer une économie dynamique et diversifiée au sein de la Technopole de Bordeaux.

Les différentes zones d'activités accueillent les entreprises soucieuses de s'implanter dans un cadre performant mais également convivial et personnalisé.

Les parcs d'activités industrielles et tertiaires de Pessac représentent quelque 200 hectares et sont placés en bordure de la rocade et de l'autoroute A63.

C’est en 1584, que Jean de Pontac, propriétaire de la maison noble de Haut-Brion, agé de 101 ans, fit don aux Grands Carmes de Bordeaux d’un moulin, situé sur le Peugue, nommé Moulin de Crespiac, avec prés, vignes et autres dépendances.

Le terme Brion, d'origine gauloise, pourrait signifier plaine ou hauteur par rapport au Peugue et à ses marais.

En 1630, les Carmes font l’acquisition d’une partie du “bourdieu” de la Pillette à Crespiac. Ces vignes sont dites de Crespiac et de la Pillette. Elles sont situées sur le plantier d’aubrion, appellation de l’époque pour tout le territoire du coteau de graves.

Propriétaire du domaine pendant deux cents ans, les Carmes durent le céder en 1791 lors de la confiscation des biens de l’église, suite à la Révolution. Il fut racheté au début du XIXe siècle par Léon Colin, négociant en vins à Bordeaux, ancêtre direct des actuels propriétaires, la famille Chantecaille-Furt.

C’est aujourd’hui le vignoble le plus proche des portes de Bordeaux, un îlot de verdure de 4,7 hectares d’appellation Pessac-Léognan, bénéficiant d'un microclimat et d'une protection idéaux grâce à son mur d'enceinte.

Le petit château construit au XIXe siècle et son parc dessiné par le paysagiste Fischer, sa fontaine date du XIVe siècle.

Le second vin est appelé Le clos des Carmes.

Dès le XIVe siècle, la motte de Caillau, du nom d’un bourgeois, chevalier de Bordeaux, se dresse près des vignes du Pape Clément, au lieu-dit “Brana”.

En 1626, cette pièce de terre appartient à la maison de Bel-Air (actuel Pape-Clément), et dans un acte de 1678, on évoque une pièce de vigne au plantier de Noës, au lieu-dit “Brana”.

En 1695, cette pièce de vigne appartient au fief des Jésuites du Prieuré Sainte Marie de Bardanac à Pessac.

Au XIXe siècle, ce vignoble devenu Château Haut-Brana est la propriété des comtes de Tanquerel de la Panissais.

Situé sur la plus haute colline graveleuse du plateau de Noës, à Pessac, et mitoyen du Château Pape-Clément, il bénéficie d’une excellente exposition au midi, son sol comportant 50% de graves.

Aujourd’hui, classé Pessac-Léognan, il figurait autrefois sous l’appellation Hautes-Graves.

C’est le plus petit vignoble de Pessac avec une production très confidentielle.

En 1726, Montesquieu, déjà propriétaire vigneron du château de la Brède, fait l’acquisition d’une trentaine de journaux de Landes à Pessac, en un lieu où la grave avait une densité convenable dans le sable afin d'y planter de la vigne.

Ce domaine est identifié sous le nom de Haut-Médoc sur la carte de Cassini.

En 1748, ce domaine appartient à M. de Bacalan, écuyer, après acquisition à M. de Montesquieu.

À ce moment, cette propriété se compose d’une maison et possession, ainsi que deux pièces de vignes entourées de bois plantés de châtaigniers et de pins afin de les protéger de la gelée. Les vignes laissèrent la place en 1933 à une importante ferme consacrée à l’élevage du porc. Sans production pendant 70 ans, le vignoble a été replanté en 1998 sur ses terres. Classé Pessac-Léognan, ce Château a fait sa première nouvelle récolte en 2001.

Ce vignoble de sept hectares de graves sur argiles est planté à majorité de Merlot.

Le Château la Mission Haut-Brion fait face au Château Haut-Brion et appartient aux mêmes propriétaires mais fait partie de la commune limitrophe de Talence.

Le nombre des associations pessacaises est élevé, il en existe en effet plusieurs centaines. La maison des associations leur offre divers services.

L'ASCPA est un club omnisports créé en 1970 et qui réunit 27 sections sportives et des activités culturelles (jeux de rôles, ... ) et des loisirs (collections, aéromodélisme, ...).

L'ASCPA Rugby a été Champion de Côte d'Argent de 3e série et a joué une finale du Championnat de France.

Réalisations du jumelage : Échanges scolaire, sportifs (football, basket-ball, natation), musicaux (chorales, orchestres), réception d’étudiants stagiaires, échanges de documents entre les médiathèques, organisation alternativement, d'une fête de la bière à Pessac, et d'une fête du vin à Göppingen, participation mutuelle au Maientag et à la fête de la Rosière.

Le groupe hospitalier sud, Haut-Lévêque et Xavier-Arnozan, avec ses 1450 lits, est le plus récent des trois sites du CHU de Bordeaux.

Sur les 240 hectares du Domaine universitaire de Pessac Talence Gradignan, l’un des plus vastes d'Europe, 65 % se trouvent à Pessac (quartiers de Brivazac, Saige et Compostelle), à une quinzaine de minutes en tram et voiture de Bordeaux.

Ces gares voient passer les trains vers Arcachon. La gare de Pessac est également desservie par les TER de Mont de Marsan, Hendaye et Pau.

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Festival international du film d'histoire de Pessac

Le festival international du film d'Histoire de Pessac (département de la Gironde (région Aquitaine), France), a lieu chaque année depuis 1990 en novembre et propose une sélection de 60 longs métrages (50 les premières années) sur un thème d'Histoire donné, des tables rondes, des expositions et des débats avec les réalisateurs.

La conception du Festival de Pessac fut le fait d'Alain Rousset, alors Maire de Pessac et de Jean Lacouture, sur la base d'un mariage entre l'image et l'Histoire, d'un hommage à Jean Eustache natif de Pessac, et le fruit du travail d'une équipe de professionnels du cinéma et d'historiens : Jean-Noël Jeanneney, Jean-Pierre Rioux, Stéphane Khémis, Jean Labib, Pierre-Henri Deleau, Michel Eimer, Anne-Marie Cocula et Pierre Sadran. Le festival est administré par Valérie Hannin.

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Kangourous de Pessac

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Les Kangourous de Pessac est un club de football américain basé à Pessac (33 - Gironde - France).

Les Kangourous sont fondée en 1985 par deux passionnés de football américain. Après plusieurs années à végéter sur la constitution du club et de l’effectif, le club participe au Casque de Bronze (D3) en 1990. Le club réussi une bonne première saison en obtenant une place de finaliste. Le club progresse chaque année, il atteind les quarts de finale en 1991, les demi-finales en 1992, puis la finale du Casque d'or en 1993 (défaite face aux Météores de Fontenay-sous-Bois 9 à 0). Le club accède à l’élite en 1994, mais n’arrive pas à ce maintenir à ce niveau et redescend en Casque d'or dès la saison suivante.

Le club se maintient en deuxième division durant 7 saisons, avec plus ou moins de succès. Les deux premières années le club se heurte à sortir des poules, ce qui entraîne une non participation au championnat de France lors de la année 1997. Le club se tourne alors vers une compétition annexe, le Ouest Bowl, dont il remporte la deuxième édition face aux Firebirds de Nantes. Revenue dans le Casque d'or, le club participe aux play-offs plusieurs fois de suite (1998, 1999, 2000 et 2001). En 2002 le club rate sa saison et se voie relégué afin d’intégrer la nouvelle division 3.

Au sein du Casque d'argent les Kangourous accomplit une bonne saison 2003. En 2004 le club échoue en poules aux dépens des Marauders de Cognac. Les Kangourous arrivent en finale de conférence lors de la saison 2006, résultats qui leur permet de monter en Casque d'or. Une année plus tard le club termine la saison dernier de sa poule et est relégué en D3.

Mais depuis le 8 Juin 2008, après une saison où ils sont invaincus, les Kangourous parviennent à devenir Champions de D3 contre les Salamandres du Havre. Ce qui permet aux Pessacais de monté en D2 juste un an après leur descente !

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Source : Wikipedia