Paul Ricard

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Posté par talos 13/04/2009 @ 15:09

Tags : paul ricard, formule 1, sport

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Paul Ricard

Paul Ricard est un chef d’entreprise et entrepreneur français né à Sainte-Marthe (Marseille) le 9 juillet 1909 et décédé le 7 novembre 1997. Il est le créateur du pastis du même nom. Son entreprise est actuellement intégrée dans le groupe Pernod Ricard.

Paul Ricard est le fils d'un négociant en vins. Le 16 mars 1915, sous la pression des ligues de vertu et du lobby viticole, l'absinthe (qui mène au delirium tremens) est interdite au prétexte qu'elle rend fou et criminel. Cette interdiction n'est actuellement plus en vigueur.

Les consommateurs doivent se contenter de liqueurs anisées à 40° – La Cressonnée, la Tommysette, l'Amourette, Berger et le déjà célèbre Pernod – dont les ventes sont autorisées depuis 1922 mais dont la saveur n'est pas satisfaisante. On leur donne alors le nom de pasticchio, mot d'origine italienne signifiant situation trouble ou méli-mélo.

Paul Ricard tente de fabriquer son propre pastis et en faire le plus apprécié des consommateurs. Dans un petit laboratoire de fortune qu'il aménagé chez lui avec un alambic, il consacre son temps à faire des mélanges, à tester les arômes comme le réglisse et des plantes provençales.

Le 7 avril 1932, un décret libéralise la fabrication et la vente de boissons anisées à 40°. Paul Ricard vient de créer la recette originale de son pastis auquel il donne son nom. Il commence ainsi à faire le tour des bistrots et cafés de la ville, pour se faire connaître et se faire une clientèle, car la concurrence est rude à Marseille.

En huit mois, 250 000 bouteilles sont vendues. Paul Ricard s’occupe de tout : il conçoit lui-même le fameux broc à bec verseur, il dessine les affiches publicitaires qui ornent les premiers camions de livraison de l’entreprise. Très vite, la marque sort du seul territoire marseillais.

En 1936 c’est Lyon qui découvre la boisson. En 1938 un décret porte la teneur d’alcool du « pastaga » à 45° et permet ainsi à la saveur du pastis de prendre de l'importance. Enfin, Paris est touché en 1939, à grand renfort de publicité. Cette année là, des bouteilles font leur apparition en Espagne, en Italie et en Afrique du Nord. L’expansion se confirme mais les évènements vont la contrarier pendant quelques années.

En 1940, c’est la défaite de l'armée française et la naissance du Régime de Vichy dans la zone libre. L’État français lance sa « Révolution nationale » et le pastis fait partie de ce qui devient interdit.

Le coup est dur mais Paul Ricard se reconvertit dans l’agriculture en prenant possession du domaine de Méjanes, en Camargue : on y pratique la riziculture et l’élevage. En employant son personnel, il leur évite le STO. Pour compléter cette activité, il exploite l'eau minérale du Pestrin, une source acquise en Ardèche, produit des jus de fruits et les distille pour fournir une boisson alcoolisée à la Résistance. Il aimait répéter à ses proches interlocuteurs « J'emmerde le général Pétain ».

À la Libération, la déception va être d’autant plus grande que le nouveau gouvernement ne révoque que partiellement les dispositions de Vichy en n’autorisant que les apéritifs à 40°.

En 1951, le 45° est enfin rétabli. Revers de la médaille, la publicité des apéritifs anisés par affichage ou voie de presse est interdite. Après la guerre, Paul Ricard se rend aux États-Unis lors d’un voyage organisé pour des entreprises françaises. Il y découvre la recette du succès des firmes américaines : une organisation très professionnelle, une proximité des dirigeants et des employés, une concertation de tous les instants avec les syndicats et aussi la pratique du sponsoring.

En revenant en France, Paul Ricard décide de prendre les devants et de lancer l’entreprise dans une voie encore très peu connue dans le pays, celle du parrainage : en 1948 la caravane du tour voit apparaître des véhicules insolites arborant le jaune et bleu ricard. Le soir, des concerts gratuits réunissant les stars et les espoirs du moment (Darcelys, Tino Rossi, Charles Trenet, Annie Cordy) distraient les spectateurs. En 1956, en pleine crise de Suez et pénurie de pétrole, il organise la « caravane de la soif », avec une livraison de Ricard dans Paris à dos de chameau. En 1961, il emmène tout son personnel en train à Rome et le pastis se voit béni par Jean XXIII.

En l'an 2000 l'entreprise fête ses deux milliards de bouteilles vendues. Paul Ricard innove aussi dans son entreprise : les salariés sont à la pointe du progrès social des trente glorieuses et même si ses détracteurs le taxèrent de « paternalisme », il n’empêche que les conditions de travail du personnel firent beaucoup d’envieux : participation aux bénéfices, intéressement, protection sociale, épargne retraite, le tout entraîné par un véritable esprit d’équipe.

En 1968, Paul Ricard décide de passer la main : Bernard Ricard prend la relève puis, cède sa place à Patrick Ricard. Dans les années 70, Ricard fusionne avec son ennemi de toujours Pernod. Aujourd’hui, le groupe est l’un des leaders mondiaux des vins et spiritueux.

Parallèlement à son entreprise, Paul Ricard a été mécène, et s’est engagé dans de nombreuses aventures par défi ou conviction.

En sport, Paul Ricard, qui possédait près de Signes, village dans l’arrière-pays varois dont il fut le maire, un vaste domaine de mille hectares, fait construire à côté d’un aérodrome le circuit du Castellet, qui va très vite devenir une référence des sports mécaniques : la F1 en 1971 (et jusqu’en 1990), les grands prix moto et le Bol d’Or. Le circuit a été racheté en 1999 par Bernie Ecclestone, le patron de la F1, qui en a fait un circuit de tests ultra moderne, mais sans spectateurs ni compétitions. Il fut aussi le mécène du navigateur Alain Colas en 1973 puis soutint Eric Tabarly en 1978 pour la conception de l'Hydrofoil, l'ancêtre de l'Hydroptère : amoureux de la mer et propriétaire d’un bateau de croisière, le Garlaban, du nom de la montagne de son enfance, Paul Ricard fit parler la passion. Dans sa ville natale, Marseille, il est l'instigateur, avec l'appui du directeur du quotidien La Marseillaise, Michel Montana et de son directeur national des ventes de l'époque, Charles Pasqua du Mondial La Marseillaise de pétanque, dont la première édition eu lieu en 1961.

La loi Barzach en 1987, interdisant le sponsoring sportif pour les marques d’alcool, condamna le groupe à se retirer de ce domaine.

Dans les arts et la culture, Paul Ricard mit en place dans les années 60 la Fondation Paul-Ricard qui avait pour objectif de révéler et de promouvoir de jeunes talents de la littérature, de la peinture et bien d’autres. Il était passionné par la peinture et fit l’acquisition de la « Pêche au thon » de Salvador Dali. La marque a toujours continué cette politique, même après le départ du patron, avec la création en 1988 de la Ricard SA Live Music qui organise des concerts, dont certains gratuits, avec des stars nationales et internationales, ainsi que la fondation d'entreprise Ricard dédiée a la promotion de l'art contemporain.

Paul Ricard s’investit aussi dans la tauromachie, avec les clubs taurins qui aujourd’hui encore participent activement à l’organisation de manifestations et de fêtes autour de cette tradition.

Certains voient dans toutes ces actions philanthropes une stratégie de lobbying classique revalorisant l'image de l'alcoolier et contribuant à la publicité du groupe.

L’affaire des « boues rouges » et des pollutions des usines Pechiney qui défraya la chronique dans les années 60 incita Paul Ricard à faire édifier sur l’île des Embiez, dont il fit l’acquisition en 1958, l’institut océanographique : cet institut, toujours en activité, mit en œuvre de nombreux programmes de recherche sur la biodiversité et la protection de l’environnement. Un aquarium, un musée et de nombreuses journées découverte pour les écoliers complétaient cet ambitieux projet auquel collabora Alain Bombard.

Paul Ricard fit l’acquisition de deux îles : les Embiez, au large de Six-Fours-les-Plages, et qui est un haut lieu touristique de la Côte d’Azur ainsi que l’île de Bendor au large de Bandol, un endroit plus intimiste et plus personnel. Paul Ricard manifesta son amour de la mer et de la nature jusque dans ses derniers jours : il repose aujourd’hui sur une pointe des Embiez, face au grand large.

Paul Ricard fut maire de Signes, village du Var proche du circuit du Castellet, entre 1972 et 1980. Il y possédait une propriété immense. Il se posa durant son mandat en défenseur de la ruralité, de la sociabilité villageoise et de l'environnement : il dénonça souvent les grandes enseignes marchandes qui tuaient le petit commerce ou encore les négligences dans la gestion des espaces forestiers. Ainsi Paul Ricard dénonça le peu d'intérêt de l'État dans ce domaine en adressant au président Georges Pompidou une lettre appelée « Quand toute la forêt aura brûlé, il n'y aura plus d'incendie ».

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Paul Ricard (bateau)

Le Paul Ricard est un voilier construit pour le navigateur Eric Tabarly. Ce bateau est un hydroptère.

Eric Tabarly eut l'idée de doter un bateau de plan porteur pour le faire décoller. Il a fait appel, non à des architectes, mais à des ingénieurs en aéronautique, dont Alain de Bergh (Responsable bureau de calculs des structures des Mirages et Rafale - Dassault Aviation) pour dessiner ce nouveau voilier. Mais à l'époque Paul Ricard ne décolla jamais, il était trop lourd, par faute de matériau pas assez performants.

Ainsi, Paul Ricard fut un prototype d'hydroptère mais se comporta comme un Trimaran. Il permit malgré tout de battre le record de la Traversée de l'Atlantique.

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Circuit de Nevers Magny-Cours

Circuit Magny Cours.png

Magny-Cours est le site d'un circuit automobile français où se court le Grand Prix de France de Formule 1. Il est situé près du village de Magny-Cours, au sud de Nevers dans la Nièvre.

Créé en 1960 par Jean Bernigaud, le premier circuit est un circuit de karting de 510 mètres de long. Le Circuit Jean Behra (du nom du pilote français décédé en 1959) est inauguré en 1961, la piste fait alors 2 000 mètres de long. En septembre 1986, sous l'impulsion de François Mitterrand, le Conseil Général de la Nièvre décide de racheter le circuit qui fait alors 3 850 mètres à la famille Bernigaud. Le nouveau tracé F1 sera réalisé en 1988 et le circuit recevra son homologation officielle en 1989. Le circuit reçoit, en 1990, un bail de cinq ans octroyé par la FISA pour l’organisation du grand prix de France de Formule 1. Magny Cours remplace en 1991, pour les épreuves françaises de F1, les infrastructures vieillissantes du Paul Ricard du Castellet.

Aujourd'hui long de 4 411 mètres, le circuit de Magny Cours reprend les meilleurs virages existant en F1, ce qui en fait un circuit très technique et très complet. Mais c'est également pourquoi nombres de pilotes et d'intervenants du sport automobile en général, et de la F1 en particulier, considèrent que ce circuit est sans « âme ». D'autre part, les infrastructures hôtelières ne sont pas à la hauteur et la plupart des spectateurs sont obligés de se loger à Paris pour assister aux GP d'importance. Enfin, ces GP entraînent un trafic routier que les infrastructures routières environnantes ne peuvent écouler, ce qui engendre des bouchons énormes.

Tous ces problèmes ont failli avoir raison de l'épreuve de la Nièvre en 2005, la désaffection du public ayant engendré une quasi faillite de la structure. Le conseil général de la Nièvre a néanmoins sauvé le circuit en refinançant le projet. Le Grand Prix 2007 s'est tenu le 1er juillet à Magny-Cours, mais le Comité Directeur de la FFSA, réuni le 21 mars 2007, a décidé à l’unanimité de suspendre l’inscription du Grand Prix de France au calendrier 2008, dans la mesure où les conditions de réussite n’étaient pas toutes réunies. Le Comité Directeur a procédé à un réexamen de la situation lors de sa réunion de juillet 2007. Diverses hypothèses ont été évoquées pour remplacer Magny-Cours, en particulier en Île-de-France, dont les environs d'Eurodisney, Villepinte, la ville nouvelle d'Évry ou Versailles. Suite à une entrevue entre le Premier ministre français François Fillon et Bernie Ecclestone le 24 juillet 2007 à Paris, le Grand prix de France doit être maintenu sur le circuit de Magny-Cours pour les saisons 2008 et 2009.

Le 2 avril 2008, le président du conseil régional de Bourgogne, François Patriat, a présenté un projet de modernisation du circuit automobile de Nevers Magny-Cours, qui doit permettre de pérenniser le Grand Prix de France de Formule 1 à Magny-Cours. Le projet prévoit notamment la création de 27 stands quatre fois plus grands que ceux actuels (8 x 21 mètres contre 4 x 12), l'agrandissement de l'espace réservé à la direction de la course, de la salle de presse et la création d'une nouvelle salle de conférence, mais également une amélioration sur le circuit avec l'élargissement de la voie des stands et de la ligne droite de départ de 12 à 18 mètres et la passerelle de la ligne de départ sera remplacée par un passage souterrain. Pour l'accueil du public, le projet prévoit la couverture de la tribune de la ligne droite, ainsi que la construction de nouvelles tribunes couvertes afin de réaliser un stadium d'une capacité d'accueil de 20 000 places. Un complexe hôtelier de 200 chambres et un hôtel haut de gamme de 250 chambres seront également construits.

L'original de la chicane « Nürburgring » a été modifié pour faciliter les dépassements sur le circuit allemand. Seule sa copie subsiste à Magny-Cours.

En Italie, l'original du virage « Imola » a toujours été très critiqué et a finalement été reconstruit à l'ancienne. Il s'agit de l'actuel virage des « acque minerali », qui est redevenu proche de ce qu'il était avant les modifications faites pour raisons de sécurité, raisons qui à Magny-Cours ne sont pas évidentes. Imola ne fait plus partie du championnat du monde de F1.

Le virage « Estoril » est un grand « 180° » qui commande, en France comme au Portugal, la plus longue ligne droite du circuit. Estoril ne fait plus partie du championnat.

Le virage « Adélaïde » est une simple épingle « stop & go » en fin de la ligne droite rapide avec un énorme freinage. Le circuit d'Adélaïde lui non plus ne fait plus partie du championnat.

Le site comprend également une piste école de 2 530 mètres, une piste de karting de 1 110 mètres et le musée Ligier F1.

Un technopôle d'industries automobiles de pointe jouxte le circuit : Mygale (constructeur de monoplaces, F3, Formule Ford, Formules de promotion), Guy Ligier, Tico Martini, Dany Snobeck et JP Béchu y sont installés. Celui-ci sert de vitrine économique et technologique de la Nièvre.

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Circuit Paul-Ricard

Circuit Paul-Ricard

Le circuit Paul-Ricard est un circuit automobile français, appelé aussi circuit du Castellet, situé dans le Var près des communes de Signes et Le Castellet.

Le circuit est né sous l'impulsion du célèbre Paul Ricard un temps maire du village de Signes, voisin du site, qui voulait créer un évènement d'ampleur internationale dans la région, avec les conseils de Jean-Pierre Beltoise et quelques autres spécialistes du sport automobile.

Paul Ricard avait commencé, sur les mille hectares de rocaille du plateau du Camp, entre Marseille et Toulon, par construire un aérodrome en 1962 pour ses affaires et pour desservir l'ouest-varois.

L'idée vint alors de créer un circuit automobile et le projet fut bouclé en seulement 10 mois. Les premiers projets, conçus par des architectes pas très au courant du sport automobile, étaient bien fades. Paul Ricard décida alors de confier le dessin du tracé à des spécialistes, des pilotes de renom : Henri Pescarolo et Jean-Pierre Beltoise entre autres, furent invités à donner leur avis.

En trois cents jours fut ainsi créée une piste de 5,810 km, avec notamment la fameuse ligne droite du Mistral de 1 800 mètres. Le circuit fut, pour l'époque, la référence en matière de tracé, mais surtout de sécurité.

Le 19 avril 1970 a lieu l'inauguration du circuit. Ce fut un énorme succès populaire. Comme une bonne chose n'arrive jamais seule, le circuit obtient dès 1971 l'organisation du Grand Prix de France de F1. Suivent bientôt les motos, avec des courses de vitesse et à partir de 1978 le fameux Bol d'or. Dans les années 1980, le circuit se diversifie : courses de camions, de side-cars, de tourisme, le tout toujours dans une ambiance exceptionnelle avec de nombreuses festivités et des concerts dans le paddock.

À la fin des années 1980, sous l'impulsion du président Francois Mitterrand, un nouveau circuit de standing international est mis en chantier dans la Nièvre, près de Nevers. De plus, les législations anti-alcool commencent à percer dans la société et le nom de Paul Ricard va vite déranger. 1990 marque la dernière édition du grand prix de France de Formule 1, car dès 1991 le circuit de Nevers Magny-Cours récupère l'évènement. Vieilli et en difficulté financière, le circuit n'est plus aux normes et il perd le Grand Prix moto de France en 2000 ainsi que le Bol d'or.

Il va être finalement racheté en 1999 par Bernie Ecclestone, le grand argentier de la Formule 1 et transformé en une piste ultra-moderne mais réservée uniquement aux essais privés de F1, Sports-Protos ou véhicules de série. Le PAUL RICARD HTTT (High Tech Test Track) - c'est son nouveau nom, même si l'appellation Paul Ricard est restée - construit et géré sous la houlette de Philippe Gurdjian, a innové dans la sécurité avec le remplacement des bacs à sable par des bandes de bitume ultra-adhérentes qui rattrapent les sorties de piste des bolides. Il n'y a plus de spectateurs mais le circuit est enfin rentable. Il offre 22 différentes combinaisons de pistes, dont la plus grande mesure 5,752 km.

Le complexe comprend aussi une piste d'atterrissage pouvant accueillir des jets et un circuit de karting, la Karting Test Track (KTT), qui reprend les mêmes principes que la piste auto en matière de sécurité. La piste de karting mesure 964 mètres, elle offre des stages de pilotage. La piste de karting est supervisée par Frédéric Julien.

Philippe Gurdjian, après 9 années de présidence, a quitté ses fonctions de PDG du circuit Paul Ricard à la fin juin 2008 pour s'occuper de la piste d'Abu Dahbi dont il est le concepteur.

Gérard Neveu, jusqu'alors directeur des pistes, est nommé directeur du circuit le 1er septembre 2008. La nouvelle direction opère un revirement de politique est décide la réouverture au public. La décision fut prise de construire une tribune de 4000 places face au stand (Pit Building) et d'appliquer une politique tarifaire dite "populaire" (prix avoisinant les 20€)Une conjoncture difficile ne permet pas de donner une trajectoire positive.

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Source : Wikipedia