Patrick Bloche

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Posté par rachel 24/03/2009 @ 22:07

Tags : patrick bloche, ps, partis politiques, politique

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Patrick Bloche

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Patrick Bloche est un homme politique français, né le 4 juillet 1956 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), membre du parti socialiste, conseiller de Paris depuis 1995, député de la septième circonscription de Paris depuis 1997 et maire du 11ème arrondissement de la capitale française depuis le 29 mars 2008.

Adhérent du Parti socialiste depuis 1972, il est membre du Conseil général de Paris, puis de son Conseil municipal depuis juin 1995.

D'abord proche collaborateur de Georges Sarre, il est longtemps membre du CERES, puis de Socialisme et République. Mais, en 1991, il fait partie des partisans de l'engagement de la France dans la Guerre du Golfe, et rompt définitivement pour cette raison avec Jean-Pierre Chevènement et Georges Sarre.

En janvier 2000, soutenu par Daniel Vaillant et Bertrand Delanoë (président du groupe socialiste au Conseil de Paris), il est élu avec plus de 61 % des voix des adhérents au poste de premier secrétaire de la fédération PS de Paris où il succède à Jean-Marie Le Guen démissionnaire depuis le 23 novembre 1999 suite à l'implication de ce dernier dans l'affaire de la MNEF.

Député PS depuis 1997 — année de la dissolution de l'Assemblée Nationale par Jacques Chirac — dans la 7e circonscription de Paris (XIe arrondissement et ouest du XIIe), il fut président de la Commission des Lois, et rapporteur de la proposition de loi sur le PACS dont il fut le coauteur avec Jean-Pierre Michel. Réélu en 2002, il en est à son troisième mandat depuis sa réélection en juin 2007 avec 62,44 % des suffrages face à Claude-Annick Tissot (UMP).

Il a mené la liste socialiste aux Élections municipales françaises de 2008 dans le XIe arrondissement et a été élu maire d'arrondissement le 29 mars 2008.

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Élections municipales françaises de 2008

Le forfait de David Martinon, précurseur de des difficultés de l'UMP.

Les élections municipales françaises de 2008 ont élu les conseils municipaux des communes françaises. Initialement programmées en 2007, les élections municipales françaises ont été reportées en 2008 pour ne pas surcharger un calendrier électoral qui prévoyait six échéances en une année cette année-là. Le premier tour a eu lieu le 9 et le second le 16 mars 2008.

Pour les éléments relatifs au régime électoral, au droit de vote des citoyens, aux modalités de candidatures, etc., il convient de se référer à l'article principal : Élection municipale française et Procédures électorales françaises. Certaines évolutions concernent spécifiquement les élections de 2008, et sont développées dans les paragraphes suivants.

Le mandat des conseillers municipaux reste fixé à six ans, selon l'article L. 227 du code électoral, même si le mandat des maires élus en 2001 a donc été prolongé de manière dérogatoire d'un an par la loi no 2005-1563 du 15 décembre 2005, laquelle applique une disposition similaire aux conseillers généraux et aux sénateurs.

Même si ces élections ont une importance locale, le fait que toutes les communes votent en même temps est un indicateur de la popularité des partis, surtout dans les villes où les élections se jouent d'habitude à peu de chose.

Les élus, en tant que grands électeurs sénatoriaux, voteront en septembre 2008 pour élire les sénateurs de la série A pour des mandats de 6 ans.

Afin de mettre en œuvre la révision constitutionnelle du 8 juillet 1999, qui a complété l'article 3 de la Constitution de 1958 par le paragraphe « La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives », la loi du 6 juin 2000 a modifié l'article L 264 du Code électoral, en disposant que « l'écart entre le nombre des candidats de chaque sexe ne peut être supérieur à un. Au sein de chaque groupe entier de six candidats dans l'ordre de présentation de la liste doit figurer un nombre égal de candidats de chaque sexe ».

Cette règle a contribué à améliorer la participation des femmes aux conseils municipaux lors du scrutin municipal de 2001, mais a eu peu d'effet sur la féminisation des maires et de leurs adjoints. C'est pourquoi la loi no 2007-128 du 31 janvier 2007 a modifié à nouveau l'article L 264 du code électoral, qui dispose désormais que « la liste (des candidats) est composée alternativement d'un candidat de chaque sexe ». Cette disposition s'est appliquée pour la première fois aux élections municipales de 2008.

En outre, l'article L 122-4-3 dispose que « dans les communes de 3 500 habitants et plus, les adjoints sont élus au scrutin de liste à la majorité absolue, sans panachage ni vote préférentiel. Sur chacune des listes, l'écart entre le nombre des candidats de chaque sexe ne peut être supérieur à un ». Cela introduit donc la parité dans les fonctions d'adjoints au maire lorsqu'il y a plusieurs postes d'adjoints créés par le conseil municipal, le nombre légal minimum restant celui d'un seul (et par conséquent il demeure élu au scrutin uninominal).

Le Ministère de l'Intérieur classe les listes selon des « grilles de nuances politiques ». Un répertoire national des élus a été institué par le décret n°2001-777 du 30 août 2001 dont l'article 5 mentionne que « Au moment du dépôt de candidature, chaque candidat, ou candidat tête de liste, est informé de la grille des nuances politiques retenue pour l'enregistrement des résultats de l'élection, et du fait qu'il peut avoir accès au classement qui lui est affecté et en demander la rectification, conformément à l'article 36 de la loi du 6 janvier 1978 susvisée. ». Concrètement, cela signifie qu'un candidat au scrutin majoritaire ou tête de liste au scrutin proportionnel se voit d'office attribuer une nuance politique (outre celle qu'il a déclarée, « étiquette politique choisie par le candidat »), la catégorie « sans étiquette » est donc supprimée de cette grille. Les « nuances » retenues pour les municipales de 2008 sont : extrême gauche, communiste, socialiste, radical de gauche, divers gauche, Les Verts, écologiste, régionaliste, autres, UDF-Mouvement démocrate, majorité dont le Nouveau Centre, Union pour un mouvement populaire, divers droite, Front national, extrême droite. Cela signifie notamment que la catégorie « sans étiquette » n'est plus acceptée en préfecture lors du dépôt des listes.

Le Parti socialiste conclut une alliance nationale avec le PCF, le PRG et les Verts.

Les Verts présentent néanmoins des listes autonomes dans de nombreuses grandes villes comme à Paris avec Denis Baupin, Rennes ou Lille avec Eric Quiquet.

Le PCF doit affronter des primaires avec le PS dans plusieurs des 35 villes de plus de 20 000 habitants qu'il dirige alors (Aubervilliers, La Courneuve, Bagnolet, Pierrefitte-sur-Seine, Vitry-sur-Seine, Denain, Vaulx-en-Velin,) ou a dirigées antérieurement (Le Havre), mais plusieurs autres sont évitées comme à Montreuil où le bureau national du PS soutient le PCF malgré les demandes de Dominique Voynet, et malgré le vote négatif des militants de la section PS locale,. Il en résulte une fronde de certains militants du PS qui décident dès novembre 2007 de rejoindre le groupe de travail « Montreuil Renouveau » animé par Dominique Voynet ; d'autres se sont décidés en janvier 2008.

Allié habituel du PS, des personnalités locales du PRG font parfois défection comme à Nanterre où son leader local soutient la liste MoDem, ou au Mans, où a été constituée une liste MoDem-PRG (voir plus bas). À Nice, la liste « Nice arc-en-ciel » rassemble, pour les municipales et les cantonales, le MEI, le MoDem et le PRG.

Le MRC est partenaire de ces partis, mais est en conflit avec le PS sur des villes comme Paris et Belfort. A Paris, un accord de fusion au second tour est difficilement convenu, Georges Sarre (MRC) et Patrick Bloche (PS) menant une liste séparée au premier tour.

Lutte ouvrière annonce des alliances locales avec les partis de la gauche institutionnelle, PCF ou PS, là où elle ne présente pas ses propres listes, soit près de 5000 candidats sur 186 listes (contre 128 en 2001). Dans 69 villes les militants de Lutte ouvrière participent à des listes d'union, principalement conduites par le PCF (37 listes) ou le PS (26 listes), sur des listes qui comportent parfois d'autres partis comme la LCR, les Verts, le MDC, le PT ou le PRG. LO présente par ailleurs des listes indépendantes dans 117 villes . Au second tour, LO se retire des listes de gauche ayant fusionné avec le MoDem (Marseille, Perpignan).

La Ligue communiste révolutionnaire présente – là où des accords sont trouvés – des listes d'union avec la gauche antilibérale, mais pose en préalable le refus de toute cogestion avec le PS. Toutefois, la possibilité de fusions « techniques » avec les listes PS au second tour est envisagée, lui permettant ainsi d'avoir des élus tout en gardant une indépendance stricte dans ses prises de positions vis à vis des autres partis, et notamment du PS. La LCR espérait doubler le nombre de ses listes par rapport à 2001 et avait annoncé sa présence dans 36 des 37 villes de plus de 100 000 habitants.

Lors du premier tour, la LCR dépasse le seuil des 5 % des suffrages exprimés dans de nombreuses communes. Trois de ses listes ayant obtenu entre 5 et 10 % fusionnent avec la gauche au second tour : Au Haillan (Gironde) avec le PS, à Morlaix avec le PCF et à Montpellier avec les Verts. Dans les 11 villes où il dépasse les 10 % (Clermont-Ferrand, Foix, Ventabren, La Couronne , Louviers, Saint-Nazaire, Cavaillon, Prades-le-Lez, Quimperlé, Palaiseau, Noisy-le-Grand), le parti trotskyste décide de se maintenir au second tour.

Le MoDem annonce par la voix de François Bayrou, président du Mouvement, vouloir présenter des listes autonomes dans 80 % des villes ; malgré certaines défections individuelles en faveur de listes UMP comme celle de Jean-Marie Cavada à Paris (mais ce dernier n'était que sympathisant : il n'a jamais eu sa carte ni à l'UDF ni au MoDem), en faveur de listes Nouveau Centre et parfois en faveur de listes PS (Metz). L'UMP soutient Nicole Rivoire à Noisy-le-Sec et Hervé Chevreau à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), Alain Cazabonne à Talence (Gironde). L'UMP apporte également son soutien à Geneviève Darrieusecq à Mont-de-Marsan et à Vincent Delahaye à Massy (Essonne). Réciproquement, le MoDem soutient Alain Juppé à Bordeaux.

Des élus Verts qui ont rejoint les listes du MoDem sont suspendus à Strasbourg (Yann Wehrling) et Aix-en-Provence.

La stratégie de second tour du MoDem était une des inconnues du scrutin, l'UDF ayant été un allié traditionnel de la droite, alors que certains rapprochements locaux avec la gauche n'étaient pas à exclure comme à Lyon et à Marseille où Jean-Luc Bennahmias (ex-Verts) est tête de liste, voire à Tours. Une alliance de premier tour a même été conclue entre la liste d'union de la gauche (PCF compris) avec le MoDem à Dijon par François Rebsamen.

L'UMP conclut une alliance nationale avec le Nouveau Centre, la Gauche moderne, rejointe localement par le MoDem (en Seine-Saint-Denis par exemple). l'UMP investit quelques têtes de listes issus de la gauche, comme les ex-PS Jean-Marie Bockel, maire de Mulhouse, et Yves Urieta, maire de Pau, le radical de gauche Roger Didier, maire de Gap (où cette alliance suscite la confusion), Jean-Marie Kutner, maire adjoint (MDA) de Schiltigheim et débauche plusieurs seconds couteaux dans d'autres villes (Toul, Villeurbanne, etc.).

Le parti est aussi confronté à des dissidences de candidats contre les listes investies par l'UMP, comme celle de Marie-Anne Montchamp à Nogent-sur-Marne,, de Catherine Vautrin à Reims, de Jean-Pierre Roux à Avignon, etc. A Paris des listes « Paris Libre » sont parfois menées par des dissidents UMP comme le maire d'arrondissement René Galy-Dejean (ex-UMP). Le député Nouveau Centre Philippe Folliot avait juré ne faire alliance à aucun des deux tours avec le candidat UMP à Castres. Le membre du conseil national de l'UMP François Franceschi rejoint lui la liste de la gauche à Marseille.

Plusieurs ministres sont candidats, mais certains comme Brice Hortefeux (à Clermont-Ferrand) renoncent finalement à se présenter,. Bernard Kouchner (ex-PS) soutient quant à lui implicitement le candidat de gauche à Paris.

L'UMP soutient les listes conduites par des élus du MPF dans deux villes de plus de 30 000 habitants, Échirolles (35 700 habitants, Isère) et Vénissieux (57 600 habitants, Rhône). Par contre l'UMP présente des candidats contre Jacques Bompard, maire MPF (ex-FN) d'Orange (28 889 hab., Vaucluse), ainsi que contre son épouse Marie-Claude Bompard, candidate à Bollène (14 130 habitants, Vaucluse).

Le CNI et le RPF, organisations à la charnière entre la droite et l'extrême droite, devenues composantes (« personnes morales associées ») de l'UMP, obtiennent des investitures de ce parti notamment Christian Vanneste (Tourcoing, Nord) et Joël Wilmotte (maire d'Hautmont, Nord), condamné par la justice pour discrimination raciale et religieuse,. À Lyon, la liste UMP de Dominique Perben comprend tant des candidats du MPF que de la DLC, un autre de ces partis-charnières entre droite et extrême droite, une alliance sévèrement critiquée par l'ancien maire de droite Michel Noir,.

En difficulté financière et militante, le Front national a présenté moins de listes qu'en 2001 pour limiter les frais non remboursés des listes sous les 5 %. Néanmoins, Marine Le Pen avait annoncé un objectif de 400 listes en 2008 contre 150 en 2001 et le FN annonce sa présence dans les 20 arrondissements parisiens. Toutefois, elle reconnait que les finances du parti limitaient ses ambitions. Le Front national renonce ainsi à se présenter à Toulouse, où les sondages créditent la liste conduite par Philippe Riey de seulement 3 %. Marine Le Pen se présente sur la liste du parti à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). Le FN n'a remporté aucune mairie, mais le score de Steeve Briois et Marine Le Pen a atteint toutefois les 30 % entre les deux tours à Hénin-Beaumont. Le FN obtient également 23,6 % des suffrages à Cluses (Haute-Savoie), 17 % à Noyon et près de 10 % à Marseille.

Ayant fait moins de 1 % lors des législatives de 2007, le MNR ne bénéficie plus de subvention publique. Au premier tour, il n'a présenté qu'une quarantaine de candidats aux cantonales et seulement sept listes aux municipales avec au final un seul élu d'opposition, Nicolas Bay, au conseil municipal de Sartrouville (Yvelines). Bruno Mégret a dû renoncer à être candidat à Marseille. Pour des raisons financiaires, mais aussi de par sa condamnation à un an d'inéligibilité pour complicité de détournement de fonds publics à la mairie de Vitrolles.

Parmi les anciens élus du Front national, Daniel Simonpieri, maire (ex-FN puis ex-MNR) de Marignane et conseiller général, était cette fois le candidat officiel de l'UMP, mais il est défait par une autre candidature issue de l'UMP. Jacques Bompard (ex-FN) est réélu dès le premier tour pour un troisième mandat consécutif à Orange, avec près de 61 % des voix. Son épouse, Marie-Claude Bompard remporte la mairie de Bollène.

Ces élections sont aussi vues sous l'angle de la présence accrue de candidats issus de l'immigration extra-européenne. Pour la première fois, un nombre significatif d'entre eux sont présentés en tête de liste tant par le PS que par l'UMP et le MoDem, même s'ils sont quasi-systématiquement présentés contre des maires sortants d'un autre parti.

Au moins huit maires métropolitains d'origine non-européenne avaient été élus ou réélus en 2001 dans des communes de moins de 5 000 habitants (voir le détail dans l'article sur les élections de 2001). Six se représentaient en 2008 dans la même commune, un septième dans une commune d'une autre région.

À gauche, le PS a investi une vingtaine de candidats dont Seybah Dagoma dans 1er arrondissement de Paris, Razzy Hammadi à Orly, Rachid Mammeri à Évreux, Hussein Mokhtari (conseiller général depuis 2004) à Garges-les-Gonesse, Zohra Bitan à Thiais, Samia Ghali (vice-présidente du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur depuis 2004) dans le 8e secteur de Marseille (contre le maire sortant PCF), ainsi qu'Abdelhak Kachouri à Saint-Ouen, Philippe N'Guyen Tahnn à Vernon, Lahceme Touati à Vénissieux, Hélène Geoffroy (conseillère générale et adjointe au maire) à Vaulx-en-Velin etc,. Parmi les têtes de liste non-PS de listes d'union, on trouve notamment Eddie Aït (PRG) à Carrières-sous-Poissy . Dans les listes, on note Nawel Rafik-Elmrini 2e à Strasbourg, Faouzi Lamdaoui à Argenteuil, Akli Mellouli, en 2e à Bonneuil-sur-Marne, Zorah Aït-Maten à Lyon, Linda Tahraoui 2e à La Courneuve, Dalila Dendouga 3e à Lille, Papa Waly Danfakha aux Mureaux . À Étaples, Baghdad Ghezal a quant à lui été investi comme tête de liste par la section locale, mais la fédération du Pas-de-Calais a investi un autre candidat : deux listes socialistes s'opposeront donc au premier tour.

À droite, l'UMP a investi à Paris Rachida Dati (7e arrondissement), Pierre Lellouche (8e arrondissement) et Lynda Asmani (10e arrondissement), mais aussi Karim Boudjema un professeur de médecine sans étiquette à Rennes, Six-Emmanuel Njoh à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). En Seine-Saint-Denis, Kamel Hamza à La Courneuve, Fayçal Menia à Aubervilliers, Leïla Bouzidi (apparentée Nouveau Centre) à Bobigny défendront les couleurs de la droite tandis que Noureddine Nachite et Rachid Kaci tenteront leurs chances respectivement à Creil (Oise) et à Nanterre (Hauts-de-Seine), pour des combats souvent donnés comme perdus d'avance. Dans le 8e arrondissement de Lyon, l'UMP a investi Nora Berra, médecin, membre du Mouvement des musulmans laïcs de France (dont l'initiateur et secrétaire général n'est autre que Rachid Kaci) et conseillère municipale de Neuville-sur-Saône,. En revanche, au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), Raphaet Dali, un médecin d'origine tunisienne installé depuis 20 ans sur la ville s'est vu préférer un candidat inconnu localement, Gilles Chopard, et se présentera donc de manière dissidente.

Le MoDem a pour sa part investi comme chefs de file (tête de liste ou premier candidat MoDem sur une liste non conduite par ce mouvement) Rezak Bezzaouya (ex-PS) à Aulnay-sous-Bois, Mohamed Dine (ouverture) à Clichy-sous-Bois, Karim Ahmed à Villetaneuse, Nadia Falfoul à Bobigny , Mohamed Laqhila (adjoint au maire ex-Verts, d'origine marocaine) et Saïd Ahamara (ex-porte-parole départemental Bouches-du-Rhône des Verts, d'origine comorienne) dans les 7e et 8e secteurs de Marseille ou encore Mme Yanick Leflot-Savain à Amiens.

Si les listes sont légalement paritaires depuis 2008, les femmes sont nettement minoritaires dans le nombre de têtes de listes. Le PS fait valoir qu'il a investi six femmes et qu'il a réussi la parité dans les 20 arrondissements parisiens. L'UMP revendique 15% de candidates pour les 227 investitures dans les villes de plus de 30 000 habitants, tandis que le PS serait à près de 25%.

D'après l'Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes, il y avait pour le premier tour 83,5% d'hommes tête de liste aux municipales et 79,1% d'hommes candidats aux cantonales.

Dans les 39 villes de plus de 100 000 habitants, on recense six femmes maires, alors qu'en 2001 elles n'était que trois (Martine Aubry, Fabienne Keller et Maryse Joissains-Masini, plus Hélène Mandroux, élue en 2004). Les nouvelles élues sont Adeline Hazan, Valérie Fourneyron et Dominique Voynet.

Selon l'Observatoire de la parité, 48,5% des conseillers municipaux élus sont des femmes. 9,5% des maires de plus de 3500 habitants sont de sexe féminin (PC 12,9%, PS 11,3% Verts 6,7%, Nouveau Centre 6%, UMP 7,6%,); pour mémoire, ce taux était en 1995 de 4,4% et de 6,7% en 2001. Dans les villes de plus de 30 000 habitants, 8% des maires UMP ou Nouveau Centre sont des femmes, contre 15% pour le PS.

Le problème de la diversité socioprofessionnelle des élus demeure également.

Résultats dans les communes de 3 500 habitants et plus publiés par le Ministère de l'intérieur.

Villes de plus de 100 000 habitants en gras.

Alfortville, Amboise, Annemasse, Arcueil, Arles, Armentières, Aurillac, Auxerre, Bagneux, Balma, Blagnac, Besançon, Bressuire, Brie-Comte-Robert, Bobigny, Bondy, Boulogne-sur-Mer, Bourgoin-Jallieu, Bron, Cachan, Carmaux, Castelnaudary, Cayenne, Chambéry, Chelles, Cherbourg-Octeville, Clichy-sous-Bois, Colomiers, Conflans-Sainte-Honorine, Créteil, Decazeville, Dijon, Dunkerque, Échirolles, Éragny, Évry, Fécamp, Figeac, Flers, Fontenay-aux-Roses, Fort-de-France, Fresnes, Gennevilliers, Gravelines, Guéret, Guingamp, Issoudun, Ivry-sur-Seine, Joué-lès-Tours, L'Haÿ-les-Roses, La Flèche, La Roche-sur-Yon, La Rochelle, Langon, Lannemezan, Lannion, Lavelanet, Le Creusot, Le Grand-Quevilly, Le Kremlin-Bicêtre, Le Mans, Le Petit-Quevilly, Le Pré-Saint-Gervais, Le Tréport, Les Lilas, Libourne, Liévin, Limoges, Limoux, Livry-Gargan, Lorient, Lyon, Malakoff, Marmande, Martigues, Maubeuge, Mayenne, Merignac, Moissac, Montceau-les-Mines, Montigny-lès-Cormeilles, Nanterre, Nantes, Neuilly-sur-Marne, Nogent-le-Rotrou, Outreau, Pantin, Pessac, Poitiers, Pontivy, Privas, Rezé, Riom, Ris-Orangis, Ruffec, Saint-Herblain, Sarcelles, Sedan, Sevran, Sotteville-lès-Rouen, Stains, Thouars, Tourcoing, Tournefeuille, Trappes, Tremblay-en-France, Tulle, Vaulx-en-Velin, Vénissieux, Villeneuve-sur-Lot, Villiers-le-Bel.

Aix-les-Bains, Alès, Allevard, Ancenis, Annecy, Antibes, Antony, Arcachon, Arras, Bagnères-de-Bigorre, Bayeux, Beaune, Béziers, Bordeaux, Bourges, Caluire-et-Cuire, Cambrai, Challans, Chamalières, Charenton-le-Pont, Châteaubriant, Châteauroux, Châtenay-Malabry, Cholet, Combs-la-Ville, Compiègne, Courbevoie, Dinan, Domont, Drancy, Draveil, Enghien-les-Bains, Épinal, Épinay-sur-Seine, Étampes, Évian-les-Bains, Franconville, Fréjus, Gien, Grasse, Issy-les-Moulineaux, La Baule-Escoublac, La Ciotat, Laon, Le Bourget, Le Perreux-sur-Marne, Le Plessis-Robinson, Les Herbiers, Les Sables d'Olonne, Levallois-Perret, Lons-le-Saunier, Lunéville, Mâcon, Maisons-Alfort, Mantes-la-Jolie, Marcq-en-Baroeul, Meaux, Meudon, Missillac, Montaigu, Montargis, Montauban, Montfermeil, Montluçon, Montmorillon, Moûtiers, Nontron, Ollioules, Orange, Orvault, Palavas-les-Flots, Pamiers, Papeete, Parthenay, Plaisir, Pont-à-Mousson, Pontarlier, Pontoise, Provins, Rambouillet, Redon, Rivesaltes, Rosny-sous-Bois, Royan, Rueil-Malmaison, Sablé-sur-Sarthe, Saint-André-des-Eaux, Saint-Cloud, Saint-Cyr-l'École, Saint-Dizier, Saint-Etienne-de-Montluc, Saint-Germain-en-Laye, Saint-Jean-de-Luz, Saint-Julien-de-Concelles, Saint-Lô, Saint-Mandé, Saint-Michel-Chef-Chef, Saint-Quentin, Saint-Père-en-Retz, Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, Saint-Raphaël, Saint-Sébastien-sur-Loire, Sainte-Maxime, Sarlat-la-Canéda, Sarreguemines, Sartrouville, Savigny-sur-Orge, Sisteron, Suresnes, Thiais, Troyes, Toulon, Valenciennes, Vesoul, Vertou, Vincennes, Vire, Vitré, Yerres.

Alençon, Albertville, Anglet, Annonay, Auriol, Bellegarde, Bouffémont, Bourg-en-Bresse, Chalon-sur-Saône, Clisson, Courdimanche, Dieppe, Graulhet, Hazebrouck, Jouy-le-Moutier, Laval, Le Relecq-Kerhuon, Monteux, Montbrison, Oloron-Sainte-Marie, Orsay, Plouzané, Rixheim, Rodez, Roanne, Rouen, Saint-Claude,Saint-Gaudens, Sochaux, Ussel, Vallet, Vierzon, Vitry-le-François.

Breuillet, Chaumont, Douarnenez, Le Puy-en-Velay, Vaires-sur-Marne.

Villes de plus de 100 000 habitants en gras.

Achères (Yvelines), Ajaccio, Angers, Athis-Mons, Aubagne, Aubervilliers, Aurillac, Bastia, Belfort, Brest, Cergy, Charleville-Mézières, Clamart, Clermont-Ferrand, Clichy, Cugnaux, Foix, Grenoble, Hénin-Beaumont, La Courneuve, Lens, Lille, Montpellier, Montreuil, Nevers, Niort, Palaiseau, Pantin, Paris, Pau, Rennes, Rezé, Romans-sur-Isère, Roubaix, Saint-Denis, Saint-Dié-des-Vosges, Saint-Herblain, Saint-Nazaire, Toul, Tours, Villejuif, Villeurbanne.

Aix-en-Provence, Albi, Aubenas, Avignon, Basse-Goulaine Bayonne, Beaucaire, Beauvais, Biarritz, Boulogne-Billancourt, Bourg-Saint-Maurice, Cannes, Carcassonne, Châlons-en-Champagne, Chartres, Châtillon, Colmar, Corbeil-Essonnes, Douai, Draguignan, Dreux, Fontainebleau, Gap, Garges-lès-Gonesse, Le Havre, Les Clayes-sous-Bois, Lisieux, Longjumeau, Lunel, Maisons-Laffitte, Mamoudzou, Marseille, Massy, Melun, Menton, Montauban, Montélimar, Moulins, Montrouge, Nancy, Neuilly-sur-Seine, Nice, Nîmes, Nouméa, Orléans, Oyonnax, Perpignan, Pézenas, Plougastel-Daoulas, Puteaux, Saint-Brieuc, Sceaux, Sète, Sèvres, Tarascon, Tarbes, Vannes, Vanves, Verdun, Versailles, Vichy, Vienne, Villefranche-sur-Saône.

Abbeville, Amiens, Angoulême, Apt, Argenteuil, Asnières-sur-Seine, Aulnay-sous-Bois, Bagnols-sur-Cèze, Bar-le-Duc, Berck, Bergerac, Billère, Blois, Boissy-Saint-Léger, Brive-la-Gaillarde, Brignoles, Bruz, Caen, Cahors, Carpentras, Cesson-Sévigné, Chennevières-sur-Marne, Cognac, Colombes, Cosne-Cours-sur-Loire, Dax, Dole, Évreux, Firminy, Forbach, Fondettes, Gros-Morne, Guebwiller, Granville, Guipavas, Issoire, Joigny, La Chapelle-Saint-Luc, La Seyne-sur-Mer, Les Ponts-de-Cé, Lodève, Lucé, Mende, Metz, Millau, Miramas, Montbéliard, Montmorency, Mont-Saint-Aignan, Muret, Narbonne, Nogent-sur-Oise, Noisy-le-Sec, Noyon, Ostwald, Orthez, Périgueux, Plérin, Poissy, Pont-Sainte-Maxence, Quimper, Reims, Roanne, Saint-André, Saint-Chamond, Saint-Denis, Saint-Étienne, Saint-Fons, Saint-Jean-de-Braye, Saint-Omer, Saint-Louis (La Réunion), Saint-Paul (La Réunion), Saintes, Salon-de-Provence, Schoelcher, Sens, Sin-le-Noble, Strasbourg, Soissons, Thionville, Toulouse, Valence, Vandœuvre-lès-Nancy, Vernon, Villepinte, Voiron, Yvetot.

Agen, Bollène, Calais, Chaville, Châtellerault, Concarneau, L'Isle-sur-la-Sorgue, Landerneau, Longwy, Mont-de-Marsan, Montfort-sur-Meu, Morlaix, Mulhouse, Nemours, Pornichet, Olonne-sur-Mer, Saumur, Quimperlé, Tournon-sur-Rhône, Saint-Michel-sur-Orge.

Entre le 18 mars et le 18 avril 2008, les élections intercommunales ont abouti à l’élection au second degré et au scrutin majoritaire de 85.000 délégués communautaires par les conseils municipaux adhérents aux quelque 2.500 communauté de communes, communautés d'agglomération et communautés urbaines ainsi qu'aux syndicats intercommunaux (14.885 SIVU et n SIVOM).

Ce troisième tour des élections municipales, comme on le dénomme parfois, possède parmi les élus locaux de plus en plus d'importance. Les établissements qu'ils concernent, exercent des compétences stratégiques et structurantes de plus en plus importantes pour les bassins de vie et les agglomérations urbaines.

Un quatrième tour permet d'élire les présidents et vice-présidents de ces structures intercommunales.

On peut noter du fait de l'élection au second degré et du statut d' établissement public, la loi sur le cumul des mandats ne s'applique pas. La parité non plus ne s'applique pas : une poignée de femmes seulement président les communautés, le cas le plus fréquent étant celui ou une élue exerce le mandat de maire de la ville-centre (Caroline Cayeux à Beauvais, Brigitte Barèges à Montauban, Marie-Josée Roig à Avignon, Maryse Joissains-Masini à Aix-en-Provence. L’élection de Martine Aubry à la Lille Métropole Communauté urbaine n’a pour précédents dans ce type d’établissements que Catherine Trautmann à la communauté urbaine de Strasbourg (1989-2001) et le bref passage de Christine Roimier à la Communauté urbaine d'Alençon. De même Valérie Létard à la Communauté d'agglomération de Valenciennes Métropole alors qu'elle n'est pas maire de la ville centre marque une avancée de la présence des femmes dans les présidences intercommunales. Ailleurs, de nombreuses femmes maires de ville-centre demeurent à l’écart de la présidence de l’intercommunalité. C’est le cas parmi les élues sortantes d’ Hélène Mandroux à Montpellier. De même parmi les nouvelles élues, on peut citer : Laure Déroche à Roanne, Natacha Bouchart à Calais, Valérie Fourneyron à Rouen, Bernadette Laclais à Chambéry.

Si le succès de la gauche aux élections municipales doit logiquement conforter ses positions dans les intercommunalités, celles-ci sont un lieu où les clivages traditionnels sont moins clairs. Le mode de gestion des communautés demeure plus consensuel que celui des assemblées élues au suffrage universel comme les conseils municipaux. Ainsi, 3% seulement des conseils communautaires de la précédente mandature (2001-2008) possédaient des groupes parlementaires de majorité et d'opposition. De même, un président et un vice-président sont fréquemment de bords politiques opposés ce qui n'est pas le cas d'un maire et de ses adjoints, chacun représentant davantage sa commune d'origine qu'un parti.

Ainsi le nouveau président de la Communauté d'agglomération du Grand Toulouse Pierre Cohen (PS) a été élu à l'unanimité, y compris des maires de L'Union et de Castelginest, Georges Beyney (DVD) et Grégoire Carneiro (UMP), bien que succèdant à l'UMP Philippe Douste-Blazy.

Inversement, le maire DVD de Yutz Patrick Weiten a été élu à la quasi unanimité président de la Communauté d'agglomération Portes de France-Thionville alors que la ville-centre de Thionville a basculé de l'UMP au PS, son maire Bertrand Mertz devenant premier vice-président de l'agglomération.

De manière plus surprenante, Renaud Muselier (UMP) a dû faire face à des défections dans son propre camp, qui ont permis l'élection du PS Eugène Caselli à la tête de la communauté urbaine de Marseille.

Enfin, l'élection à la communauté d'agglomération de Metz Métropole a relativisé la victoire du socialiste Dominique Gros à la mairie de Metz en maintenant à droite la présidence avec la présence du maire UMP de Montigny-lès-Metz, Jean-Luc Bohl.

Plusieurs figures de la politique nationale ont été élus ou réélus à la tête d'une structure intercommunale: François Rebsamen, Laurent Fabius, Martine Aubry, Luc Chatel, Christian Estrosi ...

Avant le scrutin des 9 et 16 mars 2008, la droite détenait 21 villes de plus de 100 000 habitants sur 37. Au soir du 16 mars, elle n'en dirigeait plus que 12. Six femmes dirigent désormais des villes de plus de 100 000 habitants (à Montpellier, Lille, Aix-en-Provence, Reims, Rouen et Montreuil), alors que quatre femmes avaient été élues en 2001 (à Strasbourg, Lille, Caen et Aix-en-Provence).

Le ministre d'ouverture Jean-Marie Bockel arrive largement en tête du premier tour. La surprise vient du Front National qui se maintient en triangulaire, améliorant de 4 points le score qu'il avait obtenu en 2001.

L'élection a fait l'objet d'une fraude électorale présumée de la part d'un président de bureau de vote du quartier du Haut-Vernet, frère d'un adjoint au maire, qui aurait caché des bulletins supplémentaires en faveur de Jean-Paul Alduy, y compris dans ses chaussettes. Il a été mis en garde à vue et l'élection de J-P Alduy (avec 574 voix d'avance) a été vivement contestée par l'opposition. Les résultats ont été promulgués par le préfet. L'élection a été annulée le 7 octobre 2008 par le tribunal administratif de Montpellier, mais M. Alduy a fait appel .

Les listes de Gilbert Annette (PS) et de Gino Ponin-Ballom (dissident UMP) ont fusionné en vue du second tour. Sur la liste de M. Annette se trouvait déjà Ibrahim Dindar, vice-président UMP du conseil régional de la Réunion. En contrepartie de leur soutien à la liste PS, les dissidents UMP ont obtenu le retrait ou le désistement, en leur faveur, des candidats socialistes dans deux cantons de Saint-Denis.

La liste d'Hubert Falco l'emporte dès le premier tour. Il est réélu maire et fait son entrée au gouvernement.

Deux villes de taille moindre ont fortement alimenté les débats en raison, pour la première de la personnalité de son ancien maire actuel président de la République dont la succession a été émaillée de nombreuses péripéties, et la seconde en raison de la présence du candidat à la présidentielle du MoDem.

Dans cette ville de 60 000 habitants en banlieue parisienne, dont Nicolas Sarkozy fut élu maire en 1983, le porte-parole de l'Élysée David Martinon fut dans un premier temps désigné pour conduire la liste UMP. Mais des difficultés d'implantation et un sondage négatif l'ont obligé à se retirer notamment sous la pression de Jean Sarkozy, fils du président. L'UMP a décidé de soutenir la liste du divers droite Jean-Christophe Fromentin, mais le maire-adjoint Arnaud Teullé a refusé ce ralliement a constitué une liste UMP dissidente.

Jean-Christophe Fromentin devient maire de Neuilly au second tour, tandis que Jean Sarkozy ne figurait sur aucune liste.

Cette ville fait parler d'elle essentiellement en raison de la candidature du chef du MoDem François Bayrou dans une élection qui constitue un test pour son parti en vue des échéances de 2012. Face à lui, l'UMP a pris la décision de soutenir Yves Urieta, le maire sortant ex-socialiste qui a succédé en 2006 à André Labarrère décédé d'un cancer après 35 années de domination sans partage de la ville. Le Président Sarkozy s'est déplacé à Pau pour soutenir Urieta, ce qui a provoqué des critiques de la part de François Bayrou. Le PS a désigné Martine Lignières-Cassou pour porter les couleurs de la gauche.

Les électeurs choisiront la candidate du PS Martine Lignières-Cassou devant François Bayrou, qui distancent largement le maire sortant Yves Urieta.

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Chronologie de la loi DADVSI

Première page du texte de loi

Chronologie de la loi Droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information.

Le porte parole des communistes à l'assemblée nationale a été M. Frédéric Dutoit.

Les Verts sont intervenus lors des débats par la voix de Mme Martine Billard.

Le Parti socialiste s'est beaucoup impliqué dans les débats à l'Assemblée nationale, par l'intervention fréquente de MM Patrick Bloche et Christian Paul. M Didier Mathus a aussi pris la parole au nom de son groupe. M Henri Emmanuelli a été présent lors des discussions de procédure.

MM. Jean Dionis du Séjour et Pierre-Christophe Baguet dans une moindre mesure ont porté la parole du groupe UDF. M François Bayrou a effectué quelques interventions, notamment pour dénoncer la procédure d'urgence, la création mal maîtrisée d'une "police de l'Internet", et l'impact mal connu sur la création de logiciels libres.

Le rapporteur du projet, M. Christian Vanneste, est député UMP, tout comme M. le ministre Renaud Donnedieu de Vabres. M. Guy Geoffroy est intervenu en tant que vice-président de la commission des lois. MM Bernard Accoyer, Bernard Carayon, Dominique Richard ont été les principaux intervenant de ce groupe. On peut toutefois aussi citer M. Thierry Mariani, qui a déposé l'amendement n° 150. Mme Christine Boutin a aussi été une des intervenantes les plus active de l'Assemblée nationale, mais a marqué sa désapprobation sur un texte présenté par un gouvernement qu'elle soutient par ailleurs.

Le 27 juillet 2006, le Conseil Constitutionnel a rendu sa décision sur la constitutionnalité de la loi (n°2006-540 DC).

Cette option, qui correspond à un droit que les Allemands nomment « liberté de panorama » (article de Wikipédia en allemand) et qui permet de diffuser librement des images (photographies) d'œuvres présentes sur la voie publique, ne sera pas disponible en France, car l'amendement correspondant a été rejeté le 21 décembre 2005 (voir les débats). Dans l'état actuel de la jurisprudence française, une photographie d'un bâtiment conçu par un architecte est une œuvre dérivée de l'œuvre architecturale et est donc soumis non seulement au droit d'auteur du photographe mais aussi à celui de l'architecte.

Important : cette description du texte de loi se base sur le projet de loi déposé au Parlement et non sur la version finalement promulguée.

Ce chapitre contient 4 articles. Ils touchent (articles 1, 2 et 3) aux articles L 122-5, L 211-3 et L 342-3 du CPI relatifs aux exceptions à l'interdiction de reproduction pour respectivement les droits d'auteurs, les droits voisins et les bases de données.

Ces modifications concernent l'impossibilité d'interdire les reproductions destinées aux personnes handicapées, et l'introduction du principe de test en trois étapes.

Le quatrième article fixe la libre circulation au sein de l'Espace économique européen des biens qui y sont commercialisés.

Ce chapitre, qui comprend 10 articles, traite des DRM.

Il traite des territoires français particuliers d'Outre-mer, et de la non-rétroactivité de certaines dispositions relatives à la durée des droits.

Le projet de loi voté par l'Assemblée nationale en mars 2006 a été refusé par l'ensemble de la gauche (PS, Verts, PCF) ainsi que la majorité de l'UDF (les autres centristes s'étant abstenus). Certains groupes conscients des enjeux du texte, dont les associations April, Scideralle, Mozilla Europe, CETRIL, AFUL et ADULLACT, ou encore Sud Cultures Solidaires ont fait valoir le risque que faisait courir la loi DADVSI sur le principe même du logiciel libre. Ils signalent que, par définition, tout logiciel libre - puisqu'il est évolutif - pourrait être considéré comme permettant de déverrouiller les DRM ("Digital Rights Management"), c'est-à-dire les mesures techniques posées par les maisons de disque sur les produits et visant à empêcher le "piratage". ,. D'autres ont dénoncé l'interdiction du droit à la copie privée (traditionnellement autorisé - l'amendement autorisant au moins une copie à usage privé a été refusé). Et personne ne sait comment ces deux amendements s'accorderont avec le principe inscrit dans le texte de l' "interopérabilité", qui contredit explicitement l'interdiction de contourner les DRM et de faire des copies à usage privé .

En outre, les détracteurs de la loi soulignent que, pour être appliquée, celle-ci demanderait une surveillance étatique digne d'une société de contrôle à la Big Brother. Le ministre de la culture Donnedieu de Vabres a indiqué que les "téléchargements illégaux" seront signalés par les programmes de peer-to-peer eux-mêmes, qui transmettront l'adresse IP des internautes aux autorités judiciaires. Le député Patrick Bloche (PS) s'est ainsi interrogé lors des débats : « Allez-vous créer une police de l’Internet ? Dans l’affirmative sera-t-elle publique ou privée ? Comment les citoyens pourront-ils contester les constats ? Comment les droits de la défense seront-ils garantis ? » . Les opposants au texte ont donc souligné l'impossibilité d'appliquer cette loi à moins de mettre en place une "police de l'Internet" contraire à l'esprit même des réseaux.

Michel Alberganti brocardait dans une tribune du Monde le système des amendes, qui ne rapporteront pas un sou aux artistes puisqu'ils atterriront dans les poches de l'État, tandis que les maisons de disque elles-mêmes ont fait de larges marges de profit au cours des dernières années . La loi est donc globalement jugée, par ses détracteurs, inefficace dans les objectifs qu'elle s'assigne et dangereuse dans les conséquences qu'elle ne prévoit peut-être pas. Il est vrai que le débat très technique concernant le logiciel libre, par exemple, dans lequel un Michel Rocard s'était plongé pour tenter d'éviter des décisions désastreuses au niveau européen, est d'un tel niveau de complexité qu'il n'est pas sûr qu'une simple mesure à effet d'annonce politique soit suffisant pour y répondre, tout particulièrement dans un contexte politique tendu du fait des mobilisations anti-CPE. Selon Le Monde, c'est d'ailleurs la crainte de voir une partie de la jeunesse faire la jonction entre le retrait demandé du CPE et celui du DADVSI qui a poussé le premier ministre Dominique de Villepin à d'abord différer l'examen du DADVSI après celui du CPE, puis à faire passer le texte dans l'urgence (une seule lecture par Chambre).

Certaines inquiétudes ont été également exprimées par des collectifs d'opposition au sujet de l'interprétation de l'article 21 qui rend passible de trois ans d'emprisonnement et 300 000 € d'amende le fait « d'éditer, de mettre à la disposition du public ou de communiquer au public, sciemment et sous quelque forme que ce soit, un logiciel manifestement destiné à la mise à disposition du public non autorisée d'œuvres ou d'objets protégés ». Cette disposition concerne principalement les logiciels de partage de fichiers en peer to peer. Les opposants estiment alors qu'il est difficile, voire impossible de distinguer les logiciels qui permettent le partage non autorisé d'œuvres de ceux qui y sont manifestement destinés.

Une propriété des logiciels libres est que leur code source, soit le texte qui décrit exactement le fonctionnement du logiciel, est accessible à tous, développeurs comme utilisateurs. Un logiciel libre capable de lire une œuvre protégée par un DRM non ouvert rend donc accessible à chacun le fonctionnement précis du DRM. La distribution d'un tel logiciel serait donc rendue illicite.

Le texte de loi inclut des amendements qui ont été votés pour protéger l'open source et donc par conséquent le logiciel libre. Ainsi, la renonciation à la publication du code source ne pourra être imposée à l'éditeur d'un logiciel interopérant que si l'ayant-droit apporte la preuve que celle-ci aurait pour effet de porter gravement atteinte à la sécurité et à l'efficacité du DRM (Article 14).

Après ces rectifications, c'est la collaboration à l'atteinte aux libertés de l'individu qui continue à être combattue, et c'est dans ce contexte que la FSF a écrit la troisième version de la licence GPL qui s'oppose aux DRM dénoncés comme des moyens potentiels de contrôle et de censure.

Une très grande distribution Linux libre et gratuite comme Debian a déjà renoncé à distribuer un logiciel capable de lire des DVD qui sont protégés par DRM (le Content Scramble System) suite au Digital Millenium Copyright Act (de 1998).

La différenciation entre des logiciels volontairement destinés (notion d'intention) à la contrefaçon et d'autres la permettant seulement (usage accessoire ou détourné) est liée à la présomption d'innocence en face de logiciels utilisés de bonne foi par le grand public dans un but d'interopérabilité ou de copie privée.

La Section française de la Free Software Foundation a créé et fait vivre un site web portant le nom de la directive européenne à l'origine du projet de loi . Elle y présente ses arguments, et est aujourd'hui la source la plus active sur le web à propos de cette loi.

Le 2 décembre 2005 l'initiative eucd.info a lancé une pétition en ligne pour demander le retrait de ce projet.

Elle a recueilli plus de 100 000 signatures en quinze jours. Il y avait, le 3 juillet 2006, plus de 171071 signatures électroniques enregistrées.

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Georges Sarre

Georges Sarre, fils d'Alcide Sarre et d'Alice Kenette, né le 26 novembre 1935 à Chénérailles (Creuse), est un homme politique français. Il fut secrétaire d'État dans divers gouvernements socialistes entre 1988 et 1993. Il est adjoint au maire de Paris, chargé de la sécurité et de la prévention.

C'est aux PTT que Georges Sarre fait ses premières armes de militant. Nommé au centre de tri postal Paris-Brune, mis en place au début des années 1960 (et démoli depuis), il y est "inspecteur", chargé d'encadrer un certain nombre d'agents trieurs.

Aux journalistes qui l'interrogent, il s'étend sur "l'épopée de Paris-Brune", un centre employant plus de mille postiers, jeunes et provinciaux pour la plupart d'entre eux. Au travail répétitif, aux normes contraignantes, les postiers opposent la force d'un syndicalisme pluriel, animé par des militants très disponibles. Georges Sarre milite au syndicat Force ouvrière, qui est loin d'être majoritaire face à une CGT puissante, et une CFDT qui progresse en avançant des thèmes autogestionnaires. Surtout, adhérant à la SFIO en 1964, il crée l'association des postiers socialistes. Cette structure politique, qui répond à l'organisation des communistes dans des "cellules d'entreprises, aurait compté plusieurs milliers de membres sur Paris. En mai 1968, par le biais de cette association, Georges Sarre participe au comité de grève de Paris-Brune et acquiert une notoriété qu'il met au service du courant politique qu'il anime.

Cofondateur du Ceres et de l'Association des postiers socialistes, il participe à la fondation du parti socialiste à Épinay en 1971 et donne avec ses amis du Ceres la majorité à François Mitterrand.

De 1969 à 1971, il est Premier Secrétaire de la Fédération de Paris du Parti Socialiste et lui imprime une orientation nouvelle et une grande dynamique.

Tête de liste du PS aux élections municipales à Paris en 1977, il est battu par Jacques Chirac avec seulement deux mille voix de retard. Il est élu député européen en 1979, puis député de Paris en 1981. Georges Sarre sera secrétaire d'État aux transports routiers et fluviaux de 1988 à 1993, dans les gouvernements formés par Michel Rocard, Édith Cresson et Pierre Bérégovoy. Il est maire du 11e arrondissement de Paris de 1995 à 2008 et président du Groupe MRC au Conseil de Paris depuis 2001.

En 1993, dans la débâcle électorale de la gauche, Georges Sarre est le seul député de gauche réélu à Paris. En désaccord avec le Parti socialiste dont il veut contre-carrer la dérive libérale, il crée avec Jean-Pierre Chevènement le Mouvement des Citoyens dont il devient le porte-parole et le vice-président, puis le président en 2001. En 2002, il soutient naturellement, au sein du Pôle Républicain, la candidature de son ami Jean-Pierre Chevènement à l'élection présidentielle. En 2003, il est nommé porte-parole du M.R.C., Mouvement Républicain et Citoyen, qui assure la continuité du Mouvement des Citoyens et du Pôle Républicain. En décembre 2004, à l'issue du congrès de la Bidassoa, il est élu Premier secrétaire du MRC.

Député de 1981 à 1988 et de 1993 à 2002, il est battu par la socialiste Danièle Hoffman-Rispal à l'élection législative de 2002.

Vice-président puis président du Mouvement des citoyens entre 1992 et 2002, il est le premier secrétaire du Mouvement républicain et citoyen depuis décembre 2004.

Georges Sarre a soutenu la candidature de Jean-Pierre Chevènement à l'élection présidentielle de 2002 et s'est investi dans la préparation de la nouvelle candidature de celui-ci à l'élection présidentielle de 2007.

Mais, dans la soirée du 9 décembre, intervenait un accord politique entre le PS et le MRC, que Georges Sarre signait conjointement avec François Hollande. Il en résultait que Jean-Pierre Chevènement et le MRC soutenaient la candidature de Ségolène Royal dès le premier tour de l’élection présidentielle de 2007. Pour sa part, Georges Sarre, investi par le MRC dans la deuxième circonscription de la Creuse pour les élections législatives de juin 2007, recevait aussi le soutien du PS. Chénérailles, le bourg de sa naissance et de son enfance, se situe dans cette circonscription. Il choisissait pour suppléant Michel Moine, maire et conseiller général socialiste d'Aubusson.

Georges Sarre affronte donc, aux législatives de 2007, le député sortant Jean Auclair (UMP) dans la deuxième circonscription de la Creuse pour les élections législatives de juin 2007 ; il est battu au second tour.

En 2008, il rejoint la liste du nouveau député socialiste Patrick Bloche qui devient son successeur au siège de maire du 11e arrondissement de Paris, élu dès le 1er tour.

« Nos concitoyens veulent que la conduite du pays soit assurée par ses élus et non par une technostructure européenne et nationale qui échappe à tout contrôle démocratique. ».

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11e arrondissement de Paris

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Le 11e arrondissement de Paris est un des vingt arrondissements de Paris. Il est situé sur la rive droite de la Seine entre les places de la Nation, de la République et de la Bastille. Son maire est Patrick Bloche (PS). Arrondissement discret, moins touristique que d'autres, le 11e a joué un rôle exceptionnel dans l'histoire de Paris et de la France, il fut au cœur du Paris révolutionnaire et des grandes révoltes ouvrières du XIXe siècle. Autrefois ouvrier, le 11e arrondissement est aujourd'hui un arrondissement « branché » notamment vers la place de la Bastille, la rue Oberkampf ou la rue de Lappe, en raison de l'installation de nombreux bars et discothèques.

Le 11e arrondissement est situé dans l'est de la ville, sur la rive droite de la Seine. Bordé au nord par le 10e arrondissement à l'ouest par les 3e et 4e arrondissements, au sud par le 12e. La superficie du 11e arrondissement est de 3,67 km², ce qui le classe en 11e position des plus grands arrondissements du Paris intra-muros.

Il a globalement la forme d'un quadrilatère dont trois des sommets sont respectivement situés aux places de la Nation, de la République et de la Bastille.

En 2006 l'arrondissement comptait 152 436 habitants, sur une superficie de 367 hectares, soit 41 536 hab/km². Cela fait du 11e l'arrondissement le plus densément peuplé de la ville de Paris, et le district urbain le plus dense d'Europe. On peut noter que la densité de l'arrondissement n'a cessé de décroître au fil du temps, cepandent une légère hausse est observée depuis peu.

Ci-dessous : des personnalités liées de près ou de loin à l'arrondissement.

Trois prisons ont marqué l'histoire du 11e arrondissement.

Château fort construit sous Charles V à partir de 1370, La Bastille devient une prison d'État sur décision de Richelieu. De nombreux écrivains, victimes de la censure, y séjournèrent (Sade, Voltaire, ou Linguet). Cette forteresse demeure le symbole de la Révolution française. On célèbre la fête nationale française en mémoire de sa prise par des révolutionnaires le 14 juillet 1789. Elle fut démolie dès le lendemain.

Sise aux emplacements actuels des numéros 143 à 147 de la rue de la Roquette et de la rue Merlin, cette prison, dont la construction débute en 1825 accueille des jeunes détenus âgés de 6 à 20 ans (dont Léo Malet et Jean Genet). En 1932, la Petite Roquette devient une prison pour femmes. Elle fut démolie en 1974. Seul le portail d'entrée est conservé au numéro 147 de la rue de la Roquette.

Le 11e arrondissement de Paris est un haut lieu important de la culture parisienne, grâce à la présence de nombreux théâtres et salles de concert.

Les principales places de l'arrondissement, qui, il faut le noter, ont toutes joué un rôle dans l'histoire française.

Ci-dessous le découpage du 11e arrondissement du nord vers le sud de l'arrondissement.

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Source : Wikipedia