Paris Saint-Germain

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Posté par seb 03/03/2009 @ 05:09

Tags : paris saint-germain, ligue 1, football, sport

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Paris Saint-Germain Football Club

Logo

Le Paris Saint-Germain FC (couramment abrégé en Paris SG ou PSG), est un club de football français fondé en 1904 sous le nom de Stade Saint-Germain. L'équipe première est entraînée par Paul Le Guen (depuis le 15 janvier 2007), évolue en Ligue 1. Il est présidé par Sébastien Bazin, représentant de Colony Capital, actionnaire majoritaire.

Le Paris Saint-Germain joue à domicile au Parc des Princes depuis juillet 1974 et s'entraîne au Camp des Loges, à Saint-Germain-en-Laye. Le club a remporté deux titres de champion de France, sept Coupes de France, trois Coupes de la Ligue et une Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes.

Présent en première division depuis 1974, le PSG est le club français y évoluant depuis le plus grand nombre de saisons consécutives, avec 35 saisons, celle à venir comprise (le record absolu étant détenu par le FC Nantes avec 44 saisons d'affilée en D1 entre 1963 et 2007).

Le PSG fut notamment dirigé par Daniel Hechter (1974-1978) et Francis Borelli (1978-1991), avant d'être acheté par Canal+ (1991-2006). La chaîne cryptée se sépare de sa filiale sportive en juin 2006. Le PSG devient alors la propriété de fonds d'investissement américain (Colony Capital), français (Butler Capital Partners) et d'une banque américaine (Morgan Stanley).

Le Stade Saint-Germain voit le jour le 21 juin 1904. Le club sangermanois du président Henri Patrelle accède en Division 2 en 1970. Une fusion s'opère alors avec le Paris Football Club, club virtuel, pour donner naissance au Paris Saint-Germain Football Club dès juin 1970. Le protocole de fusion est signé le 10 juin 1970 et le conseil d'administration extraordinaire du 26 juin 1970 porte Pierre-Étienne Guyot (ex-PFC) à la présidence. Guy Crescent (ex-PFC) lui succède le 4 juin 1971, puis Henri Patrelle retrouve sa place de président le 17 décembre 1971.

Sportivement, la première saison du club en D2 se termine par un titre de champion de France et une promotion en D1. Suite à des pressions de la mairie de Paris qui refuse de subventionner un « club banlieusard », le club est scindé en deux en mai 1972 : la section professionnelle passe sous les couleurs du Paris FC et reste en D1, tandis que les amateurs du PSG sont relégués en Division 3, là où évoluait l'équipe réserve. Le mariage avec le PFC aura tenu moins de deux ans.

Le club amateur décide cependant de conserver son nom de PSGFC et réalise deux promotions consécutives, synonymes de retour en Division 1 en juin 1974. Dans le même temps, le Paris FC est relégué en D2. Le PSG passe alors sous la direction de Daniel Hechter qui remplace Henri Patrelle. Just Fontaine devient l'entraîneur du PSGFC qui accède à la Division 1 lors d'un match de barrage au parc pendant lequel Just Fontaine fera un arrêt cardiaque sans gravité suite à la victoire du club. Depuis cette date, le club n'a plus quitté la première division (1974), ce qui en fait l'actuel doyen de la Ligue 1.

En janvier 1978, Daniel Hechter cède sa place de président à Francis Borelli suite au scandale de la double billetterie au Parc des Princes. Le PSG remporte sous la présidence de Francis Borelli ses deux premières coupes de France (1982 et 1983), ainsi que son premier titre de champion de France (1986).

En 1991, Canal+ investit dans le PSG et Michel Denisot devient président-délégué du club. Durant l'« ère Canal+ », le Paris Saint-Germain remporte un championnat de France (1994), cinq coupes de France (1993, 1995, 1998, 2004 et 2006), deux coupes de la Ligue (1995 et 1998), une coupe d'Europe des vainqueurs de coupes (1996) et une coupe Intertoto (2001).

En juin 2006, Canal+ revend le club à des fonds d'investissement américain (Colony Capital), français (Butler Capital Partners) et à une banque américaine (Morgan Stanley). Alain Cayzac est nommé président du club le 20 juin 2006. Les deux saisons qui suivent (2006-2007 et 2007-2008) sont les plus difficiles du club, tant sur le plan sportif qu'extra-sportif, avec notamment les incidents à l'issue du match de coupe UEFA contre Hapoël Tel-Aviv à l'origine du décès par balle d'un supporter parisien.

Le premier titre de l'ère Colony Capital est remporté le 29 mars 2008 : c'est une victoire en Coupe de la Ligue, la troisième pour le club.

Trois écoles défendent des dates de fondation différentes : 1904, 1970, et 1973.

1970 est la date de fondation officielle du Paris Saint-Germain. La fusion opérée entre le Stade Saint-Germain et le Paris FC sert ici clairement de base à cette datation. Le service communication du PSG précise même le 12 août 1970. Avant l'an 2000 ce même service de communication du PSG annonçait la date du 27 août 1970 sur le bulletin de naissance du club, en se référant à une publication du journal officiel annonçant la fusion.

Cependant, cette date ne pouvait être considérée comme marquant la naissance du PSG, puisque le club avait disputé un match de D2 quatre jours avant la publication au JO. Cette incohérence ne fut corrigée qu'une décennie plus tard en adoptant la date du 12 août 1970 comme nouvelle date de fondation, décision qui ne résout pas totalement la question puisque le club disputa sous ce nom deux matches amicaux lors de la première semaine d'août et que le PSG est inscrit sous ce nom sur les tablettes de la FFF depuis le 30 mai 1970.

Jusqu'à l'arrivée de Canal+ au sein de la direction du PSG, la date de fondation officielle du club était 1973. Les trois premières saisons sous le label PSG sont oubliées afin de mettre en lumière la prise en main du club par Daniel Hechter. Cette datation qui pour beaucoup est aujourd'hui difficilement défendable est soutenue par certains journalistes (France Football ou Larqué sur TF1 notamment).

Ainsi, le quotidien L'Équipe du 3 mai 2005 qui annonce que le club fut fondé en 1973, précise : « Il y a eu une scission débouchant sur deux clubs, d'un côté un nouveau Paris SG, et de l'autre le Paris FC. » La « scission » date de mai 1972 et Hechter ne devient président du club qu'après le 9 juin 1974, date du retrait réel du président Henri Patrelle.

À l'occasion du décès de Francis Borelli en octobre 2007, l'AFP utilise l'expression « co-fondateur du club », reprenant ainsi la thèse de la fondation en 1973. Quelques médias, dont Canal+, utilisent également la formule « co-fondateur » à propos de Borelli.

En 1970, le Stade Saint-Germain reçoit l'appui du Paris FC, qui ne possède alors ni joueurs, ni encadrement, ni installations, ni même le droit de disputer la moindre compétition. Aujourd'hui, on parlerait de « groupe d'investisseurs ». Le second des mariés est le club du Stade Saint-Germain, tout frais promu en D2 désormais « open ». Ce club qui ne compte pas moins de 26 équipes est, depuis l'effondrement des têtes d'affiches parisiennes professionnelles, le troisième club francilien derrière le Red Star et le CS Fontainebleau, trois fois finaliste du CFA.

Certains contestent le terme de « fusion » entre un club et un groupe d'investisseurs, et considèrent que le Stade Saint-Germain et le Paris Saint-Germain depuis 1970 constituent le même club. Ainsi, le quotidien sportif L'Équipe propose depuis 2006 sur son site internet un historique du club prenant en compte le Stade Saint-Germain.

Capitaine de l'équipe de France, le défenseur Jean Djorkaeff rejoint le PSG dès juin 1970. Il est capitaine pendant deux saisons avant d'assister au divorce du club en mai 1972. Outre les 16 sélections en équipe de France de Tchouki entre 1970 et 1972, le défenseur Jean-Paul Rostagni connaît 6 sélections lors de son passage au PSG.

Sous la présidence de Daniel Hechter (1974-1978), l'attaquant international algérien Mustapha Dahleb est recruté à Sedan en 1974 pour 1,35 million de francs, montant record pour un transfert en France à l'époque. Avec 85 buts inscrits en Ligue 1 de 1974 à 1984, meilleur buteur de l'histoire du club en championnat (troisième meilleur buteur toutes compétitions confondues avec 98 buts), « Moumous » anima l'attaque parisienne aux côtés du milieu de terrain international français Jean-Pierre Dogliani et de l'attaquant international congolais François M'Pelé. Dogliani, qui désirait absolument évoluer sous la direction de Just Fontaine finança en partie son transfert. M'Pelé marqua 97 buts toutes compétitions confondues, entre 1973 et 1978. Le Goleador argentin Carlos Bianchi rejoint le club en 1977 et y passe deux saisons au cours desquelles il inscrit 71 buts avec deux trophées du meilleur buteur de D1 à la clé. Lors de la saison 1977-1978, il marque 37 buts en 38 matchs de championnat.

Sous la présidence de Francis Borelli, Dominique Baratelli, Luis Fernandez, Dominique Bathenay, Nabatingue Toko, Dominique Rocheteau, Ivica Surjak puis Safet Susic, Joël Bats, et Gabriel Calderon sont les principaux joueurs du club. Ils sont tous des cadres de leur sélection nationale. Les gardiens Baratelli et Bats furent ainsi les portiers de l'équipe de France, tandis que Bathenay, Fernandez et surtout Rocheteau en furent des joueurs emblématiques. Luis Fernandez, qui achève sa formation au club, quitte le PSG après le titre de champion de France de 1986, recruté à grands frais par le rival du Matra Racing. Luis reviendra plus tard au PSG en tant qu'entraîneur. L'ex-stéphanois Bathenay rejoint le club en 1978 et devient le chef de la défense parisienne et le capitaine de l'équipe jusqu'en 1985. Mais c'est en 1980 que le club réussit son transfert le plus tonitruant en recrutant l'autre idole du football français (après Michel Platini), l' "Ange Vert" Dominique Rocheteau, meilleur attaquant français de l'époque. Il marquera 100 buts sous le maillot du PSG, s'inscrivant de façon indélébile dans l'histoire du club . Outre ces cadres de l'équipe de France, citons également le milieu défensif Jean-Claude Lemoult (1976-1986) et le défenseur Jean-Marc Pilorget (435 matchs disputés avec le PSG ; Record du genre). Lemoult a connu deux sélections en équipe de France tandis que la carrière internationale de Pilorget fut brisée par un accident de la route qui faillit lui couter la vie le 18 décembre 1983 . Parmi les autres internationaux français de l'ère Borelli, citons Christian Perez (17 sélections lors de son passage au PSG), Fabrice Poullain (10), Daniel Xuereb (4), Amara Simba (3), Michel Bibard (3), William Ayache (3), Yvon Le Roux (3), Jocelyn Angloma (2), Philippe Jeannol (1) et Alain Couriol (1).

Concernant les meilleurs joueurs étrangers de la présidence Borelli, Safet Susic s'impose comme le plus emblématique. Jamais blessé, jamais suspendu, ce milieu de terrain offensif international yougoslave marque 85 buts et délivre 61 passes décisives (record du genre au PSG) entre 1982 et 1991. Il est écarté de l'effectif suite à la reprise du club par Canal+. Derrière Safet, l'international tchadien Nabatingue Toko, l'international yougoslave Ivica Surjak, qui délivre notamment les deux passes décisives lors de la finale de la Coupe de France 1982, et l'international argentin Gabriel Calderon, méritent une mention spéciale. Outre ces quatre joueurs, citons d'autres joueurs étrangers ayant été sélectionnés lors de matches internationaux lorsqu'ils jouaient au PSG : les Algériens Salah Assad et Liazid Sandjak, le Yougoslave Zlatko Vujovic et les Sénégalais Jules Bocandé, Saar Boubacar et Oumar Sène.

Avec l'arrivée de Canal+ à la tête du club en 1991, de nombreux joueurs de premier plan signent au club : les internationaux français Laurent Fournier, David Ginola et Paul Le Guen et les internationaux brésiliens Ricardo et Valdo sont ainsi recrutés dès 1991 et rejoignent notamment les internationaux français Daniel Bravo (joueur du club depuis 1989) et Antoine Kombouaré (joueur du club depuis 1990), principaux joueurs à connaître la fin de l'ère Borelli et le début de l'ère Canal. Joël Bats effectue également une saison pendant que Canal + possède le club, mais il se retire en 1992 et est remplacé par Bernard Lama, qui devient dans la foulée le gardien de buts de l'équipe de France. Lama fait partie d'une deuxième vague d'arrivées comprenant également les internationaux français Vincent Guérin et Alain Roche et l'international libérien George Weah. Raí, capitaine de l'équipe du Brésil, arrive en 1993. La quasi totalité de ces joueurs forment l'ossature de l'équipe jusqu'en 1998. D'autres joueurs viennent compléter l'effectif comme l'international français Youri Djorkaeff (1995-1996), l'international brésilien Leonardo (1996-1997) et l'international italien Marco Simone (1997-1999) notamment.

Après la présidence de Michel Denisot, le recrutement du club devient plus décousu mais comprend quelques joueurs notables tels l'international nigérian Jay-jay Okocha (1998-2002), les internationaux argentins Gabriel Heinze (2001-2004) et Juan Pablo Sorin (2003-2004), l'international brésilien Ronaldinho (2001-2003) et le buteur portugais Pedro Miguel Pauleta (2003-2008), qui devient en 2007 le meilleur buteur de l'histoire du PSG. Tous sont des cadres de leur sélection nationale respective. Le cas de l'international français Nicolas Anelka est légèrement différent. Formé au club, il quitte le PSG en 1997 pour rejoindre Arsenal FC. À la recherche d'une politique recentrée sur l'Île-de-France, le club rachète l'attaquant originaire de Trappes alors en contrat au Real Madrid pour la somme record alors de 33,2 millions d'euros, mais ce retour est un échec, le joueur n'arrivant jamais à s'imposer, il le quitte à nouveau au bout d'un an et demi.

Le premier président du Stade Saint-Germain fut Félix Boyer (1904). Entre cette première présidence et l'arrivée au poste présidentiel d'Henri Patrelle (1958), aucun nom ne peut être clairement cité, à part celui de Georges Aubry (président en 1921), faute de sources. Pris par ses fonctions à la Fédération française de football dont il était l'un des vice-présidents, Henri Patrelle abandonna provisoirement sa présidence à M. Dour (1962-1963) puis à Roger Legigand (1963-1964) avant de reprendre son poste de 1964 à 1970. C'est Patrelle qui négocie l'union avec le Paris FC menant au changement de nom pour le club en Paris Saint-Germain Football Club.

Le 26 juin 1970, l'assemblée générale extraordinaire du club porte un trio à la tête du PSG : Pierre-Étienne Guyot (président virtuel), Guy Crescent (vice-président, administratif) et Henri Patrelle (vice-président, sportif). Le 4 juin 1971, Guy Crescent devient président tandis que Henri Patrelle est désigné vice-président. Nouvelle modification à la tête du club avant le divorce de mai 1972 avec le retour d'Henri Patrelle au poste de président à partir du 17 décembre 1971.

Le PSG reçoit l'appui du couturier Daniel Hechter en mai 1973. Ce dernier devient le président du comité de gestion mais Henri Patrelle conserve la présidence. Les rapports entre les deux hommes sont houleux. Patrelle quitte le club au lendemain du retour en Division 1, le 9 juin 1974, laissant à Hechter le poste de président jusqu'au 9 janvier 1978. Le scandale de la double billetterie du Parc des Princes provoque le retrait d'Hechter qui est remplacé par l'un des membres de son équipe, Francis Borelli. Le souriant président Borelli reste en poste durant treize saisons et demie avant de transmettre le relais au groupe Canal+ le 31 mai 1991. La chaîne cryptée assure la direction du PSG jusqu'au 20 juin 2006 par l'intermédiaire de présidents-délégués : Michel Denisot (31 mai 1991 - 11 mai 1998), Charles Biétry (11 mai 1998 - 21 décembre 1998), Laurent Perpère (22 décembre 1998 - 5 juin 2003), Francis Graille (5 juin 2003 - 2 mai 2005) et Pierre Blayau (2 mai 2005 - 20 juin 2006).

Canal+ se désengage du PSG en juin 2006 ; Alain Cayzac, membre du comité de direction du club depuis 1987, est nommé président le 20 juin 2006. Les deux saisons suivantes sont compliquées pour le PSG, avec notamment l'affaire PSG - Hapoël Tel Aviv et des résultats décevants en championnat. Alain Cayzac démissionne le 21 avril 2008, à quatre journées de la fin, alors que le PSG est en position de rélégable. Il est provisoirement remplacé par Simon Tahar, auquel succède Charles Villeneuve, ancien directeur du service des sports chez TF1 le 27 mai 2008, quelques jours après le maintien en Ligue 1 acquis lors à la dernière journée puis la défaite en finale de Coupe de France contre l'Olympique lyonnais. Charles Villeneuve est remplacé par Sébastien Bazin le 3 février 2009 suite à une crise liée à la gouvernance du club. Bazin accepte le poste en précisant d'emblée qu'il n'est pas « dirigeant » du club, faute de temps. Philippe Boindrieux est nommé directeur général délégué temporaire pour diriger le club dans l'attente de la nomination du titulaire du poste.

En 1994, le PSG est classé club numéro 1 mondial de l'année par l'IFFHS. Le PSG est le seul club français à avoir été classé à ce rang. Outre cette première place, le PSG se classa 9e en 1993, 6e en 1995, 10e en 1997 et 8e en 1998, soit cinq années consécutives dans le top 10 mondial. Depuis 1991 et la création de ce classement, 4 autres clubs français ont atteint le top 10 : Lyon 2 fois (7e en 2005 et 8e en 2006), Marseille (3e en 1991), Auxerre (7e en 1996) et Monaco (8e en 2004). L'IFFHS publie de plus un classement mensuel prenant en compte les résultats sur les douze derniers mois. Le PSG fut 5 fois premier de ces classements mensuels. Sur la période 1991-2007, le PSG est classé 23e club mondial et premier club français.

En 1998, le PSG est classé à la première place du Classement UEFA. C'est le seul club français ayant eu cet honneur.

Le Stade Saint-Germain évolua principalement en blanc jusqu'en 1970, aussi, après la fusion avec le PFC, le club adopte les couleurs rouges et bleues de Paris associés au blanc sangermanois. Le premier maillot du PSG en 1970 est rouge avec short blanc et bas bleus. Les couleurs blanches et bleues sont rappelées au col et aux poignets. Le logo du club est placé sur le cœur. En 1970-1971 le logo de l'équipementier (Le Coq Sportif) n'est le plus souvent pas visible (certains maillots sont floqués, d'autres ne le sont pas) tandis que la saison suivante, le logo de l'équipementier est toujours visible. Autre évolution par rapport au maillot de la saison précédente, le col est désormais en V et uniformément bleu. De même, les poignets sont uniquement bleus. Les shorts blancs et les bas bleus restent inchangés.

Le couturier Daniel Hechter entre au club en mai 1973 et dessine un maillot qui devient un symbole fort du club. Il se compose d'une barre verticale centrale rouge encadré par des liserés blancs, le reste du maillot étant bleu. Ce maillot dit « historique » est arboré dès la saison 1973-1974 en Division 2. Les tons du rouge et du bleu ont évolué, et la dimension de la bande centrale rouge également. Ce maillot est toujours en usage aujourd'hui, mais il a connu nombre de tentatives de modifications, toutes rejetées par les supporters. Une version inversée à dominante rouge avec barre verticale centrale bleu, fut en usage comme deuxième maillot à la fin des années 1970.

Francis Borelli, successeur de Daniel Hechter, fut le premier à tenter de remplacer le maillot d'Hechter par un ensemble blanc ornée de deux fines bandes rouge et bleue. D'abord deuxième maillot, cet ensemble blanc fut promu premier maillot en 1981, le maillot d'Hechter étant dans le même temps relégué au rang de deuxième maillot. Evolution graphique en 1990, avec une Tour Eiffel stylisée remplaçant les deux barres rouge et bleue. Ce maillot reste en usage deux saisons et assure la transition entre l'ère Borelli et l'ère Canal. En 1992-1993, le club adopte un maillot blanc avec des touches de bleu sur les épaules.

Le blanc est abandonné en 1993 avec un maillot à dominante rouge et bleu et une barre verticale rouge centrale qui se démultiplie sur les côtés. Surnommé « la couverture » par les supporters, ce maillot est vite remplacé dès 1994 par une réplique du maillot d'Hechter. Le col connaît des variations, mais les couleurs restent identiques jusqu'en 2000. À cette date, le bleu devient marine et les liserés blancs disparaissent, provoquant la colère des supporters. Ignorant les demandes de ses supporters, le club modifie encore le maillot en 2001 en réduisant drastiquement la largeur de la barre rouge qui est décalée sur la gauche. En 2002, les liserés blancs font leurs réapparitions autour de la bande rouge toujours réduit et placée à gauche. Ce maillot est conservé trois saisons. En 2005, retour au maillot « historique », à la grande joie des supporters. En 2006, la bande centrale rouge est réduite.

Le deuxième maillot fut principalement blanc avant 1981 puis après 1993, entre ces deux dates, le maillot « historique » fut utilisé comme tel. À noter l'utilisation d'un maillot gris et blanc (1999 à 2001) puis d'un maillot gris en 2001-2002, d'un maillot rouge en 2004-2005 et enfin d'un maillot marron en 2006-2007, en tant que deuxième maillot.

Le Coq Sportif reste l'équipementier du PSG de 1970 à 1975, puis Adidas prend le relais pour la saison 1975-76, avant un retour du Coq sportif en 1976-1977. Pony équipe le PSG en 1977-78, mais Le coq sportif récupère le contrat du PSG de 1978 à 1986. Adidas devient alors l'équipementier du club jusqu'en 1989, date de la signature avec Nike.

Le logo « tour Eiffel » comprend une Tour Eiffel rouge et berceau blanc (berceau royal de l'écu de Saint-Germain-en-Laye où naquit Louis XIV) sur fond bleu.

La publication du bilan financier de la saison 1970-1971 laisse apparaître 205 200 francs de pertes pour 1 776 950 Francs de recettes. Comme nombre d'autres clubs français, le PSG devra le plus souvent composer avec des finances déficitaires. Daniel Hechter puis Canal+ mettront ainsi la main à la poche pour permettre au club de conserver son standing. Suite à l'affaire de la double billetterie du Parc des Princes qui coûte son poste de président à Daniel Hechter en janvier 1978, le PSG est mis sous contrôle serré des autorités financières. Ceci permet dans un premier temps de limiter les déficits, mais la concurrence du Matra Racing pousse le PSG à la faute entre 1986 et 1990. Le Racing abandonne son statut professionnel en juin 1990 et laisse le PSG avec un déficit de 50 millions de francs. Les mauvais résultats financiers et sportifs ont raison du président Borelli et le PSG est racheté par Canal + le 31 mai 1991.

La prise de contrôle du club par Canal+ s'effectue progressivement. Après l'intervention de 1991, on procède le 21 avril 1997 à une modification au capital de la SAOS « Paris Saint-Germain Football ». Le poids de l'association loi 1901 du PSG passe de 51 % du capital de la SAOS à 34 %. Canal+ est désormais actionnaire majoritaire. Nouvelle modification en juin 2001 : l'association type 1901 du PSG cède l'ensemble de ses parts de la SAOS devenue SASP (34 %) à Canal+. Fin août 2005, Canal+ rachète les 1,8 % détenus par Alain Cayzac ; le PSG est alors à 100 % sous le contrôle de la chaîne cryptée.

Entre 1991 et 1998, le PSG conserve des finances saines et les dépenses du club s'établissent aux alentours de 50 millions d'euros par saison en profitant de la montée en puissance des droits télé, du doublement du nombre de spectateurs au Parc des Princes ainsi que de profitables performances en coupes nationales ou européennes. Depuis le départ de Michel Denisot, le club accumule au fil des saisons des dettes importantes : 96 millions d'euros d'endettement cumulé en juin 2002. En recapitalisant le club, cet endettement net tombe à 8 millions d'euros en juin 2004. Les finances courantes restent pourtant dans le rouge. Ainsi, pour la saison 2004-2005, le club déclare à la DNCG des dépenses de 87,037 millions d'euros pour un déficit de 17,801 millions d'euros et un chiffre d'affaire réel de 69 millions d'euros. Les chiffres publiés par la DNCG font état de 20,823 de millions d'euros de billetterie, 13,793 millions d'euros en provenance des sponsors, 31,270 millions d'euros de droits télé, 2,371 millions d'euros de subventions et 1,117 millions d'euros de merchandising. Hors transferts, les autres sources de revenus sont inférieures au million d'euros. Côté dépenses, les salaires des joueurs et du personnel sont chiffrés à 40,655 millions d'euros dont 9,012 de charges. Les autres impôts et taxes s'élèvent à 5,806 millions d'euros.

En 2005-2006, le PSG reste le seul club français largement déficitaire avec une perte de 13,456 millions d'euros. Malgré l'absence du PSG en coupes d'Europe, le chiffre d'affaire réel du club était de 80,364 millions d'euros (en hausse de 16% par rapport à la saison précédente). Les chiffres publiés par la DNCG font état de 19,179 de millions d'euros de billetterie (-8%), 17,440 millions d'euros en provenance des sponsors (+21%), 34,331 millions d'euros de droits télé (+9%), 2,357 millions d'euros de subventions (-1%) et 0,833 millions d'euros de merchandising (-34%). Côté dépenses, les salaires des joueurs et du personnel sont chiffrés à 50,064 millions d'euros (+19%) dont 9,927 de charges (+10%). Les autres impôts et taxes s'élèvent à 5,391 millions d'euros (-8%).

De source AFP le montant de la vente du club en 2006 aux investisseurs Colony Capital, Butler Capital Partners et Morgan Stanley serait de 41 millions d'euros pour un montant initial demandé par Canal + de 80 millions d'euros ; la dette cumulée du club est assumée par la chaîne cryptée, remettant ainsi les compteurs financiers du club à zéro. Il faut se contenter d'estimations concernant le budget de la saison en cours qui serait d'environ 65 millions d'euros.

Le Parc des Princes est depuis juillet 1974 le stade principal du club. La nouvelle enceinte inaugurée le 25 mai 1972 fut utilisée par le PSG pour la première fois dès le 10 novembre 1973 à l'occasion d'un match de championnat de Division 2 face au Red Star joué en lever de rideau d'un match de Division 1, Paris FC-FC Sochaux.

Le PSG partage le Parc avec d'autres clubs de football (Paris FC en 1978-79 et Matra Racing de 1984 à 1990) et les équipes nationales de football et de rugby à XV jusqu'en février 1998, date d'inauguration du Stade de France. Le transfert du PSG au Stade de France est un temps évoqué, mais finalement abandonné. Le club, toujours locataire du Parc, s'approprie toutefois un peu plus le stade en installant notamment son siège dans un nouveau bâtiment inauguré le 18 février 2002. Les couleurs des sièges, bleus, rouges ou jaunes depuis 1972, sont rouges ou bleus depuis 1998.

Le Stade Georges Lefèvre du Camp des Loges à Saint-Germain-en-Laye fut, de 1904 à 1974, le stade principal du club. Il est désormais utilisé par les équipes réserves du PSG. Ce stade fut rebaptisé « Stade Georges Lefèvre » en 1945, du nom d'un joueur du Stade Saint-Germain mort au front en 1940.

Durant la saison 1970-1971, l'équipe fanion joua quelques matches au Stade Jean-Bouin, mais les affluences enregistrées étaient inférieures à celles du Stade Georges Lefèvre, aussi, le club préféra jouer le plus souvent à Saint-Germain. Lors de la saison en Division 1 en 1971-1972, le PSG joua ses matches à domicile au Stade de Paris, à Saint-Ouen. Après l'installation au Parc des Princes en 1974, le PSG dut jouer encore quelques matches au Stade Olympique Yves-du-Manoir à Colombes (une fois en 1974-1975) et au Stade de Paris (une fois en 1977-1978 et deux fois en 1978-79) car le Parc était indisponible pour cause de travaux concernant la pelouse.

Le Kop of Boulogne (KOB) est né le 2 août 1978 suite à une modification de tarification au Parc des Princes. Depuis le 18 septembre 1976, les jeunes supporters du PSG étaient massés en tribune K et formaient le Kop K. Ce dernier rassembla jusqu'à 500 jeunes supporters. La localisation de ce Kop en tribune K puis en tribune Boulogne est liée à l'existence d'une carte de « jeune supporter » bon marché et donnant accès à cette tribune, mais aussi au fait que les joueurs s'échauffaient alors systématiquement devant la tribune Boulogne. Cette tradition est née le 10 novembre 1973 à l'occasion du premier match du PSG dans la nouvelle enceinte du Parc.

Les problèmes de violence de certains supporters de la tribune Boulogne marquent l'histoire du club depuis le début des années 1980. L'adoption du modèle hooligan anglais à la fin des années 1970 et de son avatar continental des hools (après 1985) rend la situation difficile dès la présidence de Francis Borelli. Avec l'arrivée de Canal+ aux commandes en 1991, le « problème Boulogne » est clairement en tête de liste. Afin de casser l'esprit rebelle du KOB, Canal propose aux Ultras un repli à Auteuil, y conditionnant l'octroi de subventions. Supras (1er groupe d'Auteuil, dès le 26 octobre 1991), Lutece Falco (après un crochet par la tribune K Bleu à l'automne 1991) et autres Dragons (absorbés plus tard par les Tigris Mystic) en profitent pour voir le jour.

Mis à part de sporadiques incidents notamment au cours du match PSG-SM Caen en 1993, au cours du match PSG-Galatasaray en Mars 2001 et à l'occasion de la classique opposition PSG-OM, les problèmes de violence sont rares jusqu'en 2003. En mai 2003, éclate une rivalité entre les Tigris Mystic et le KOB. Pendant la saison 2004-2005, des mesures sont prises par la direction pour enrayer cette violence. Pour défendre alors des intérêts qu'ils considèrent menacés, les groupes de supporters de la capitale s'unissent, et laissent de côté leurs différends. Durant le match PSG - Metz de décembre 2004, les supporters expriment leur colère en interrompant la partie par un usage massif de fumigènes, ce qui condamnera le Paris SG à disputer un match à huit clos au Parc des Princes. Malgré cette union temporaire, les incidents reprennent. Les Tigris Mystic sont alors contraints de mettre leur association en sommeil en janvier 2006, ce qui ne permet pas d'éviter les incidents. La mise en sommeil se transforme finalement en dissolution officielle de l'association fin juillet 2006.

La violence de certains supporters est une nouvelle fois mise en évidence en novembre 2006 : dans la nuit du 23 au 24, un groupe de supporters, en colère après la défaire 4-2, tente d'agresser un sympathisant français du club israëlien après la défaite du PSG face au Hapoël Tel-Aviv en Coupe UEFA. Un supporter des Boulogne Boys est tué et un autre blessé au poumon par un policier en civil qui s'était interposé pour protéger le supporter de Tel-Aviv. Suite à ces évènements, des mesures exceptionnelles sont prises par le club et la Préfecture de police de Paris pour mettre un terme au racisme et à la violence dans le stade, notamment avec la fermeture complète de la partie basse de la tribune Boulogne pour plusieurs matches. Ces problèmes de violence qui monopolisent l'attention des médias ne sont cependant pas permanents, comme en témoigne par exemple la fraternisation des supporters du PSG et de Derry City FC quelques jours avant les évènements qui marquèrent le match PSG-Tel Aviv .

Le PSG est également soutenu par un grand nombre de personnalités, qui fréquentent la « corbeille », surnom donné au quartier VIP de la tribune présidentielle du Parc des Princes.

En finale de la coupe de la Ligue 2008 contre le RC Lens, des supporters de la tribune Boulogne déploient une banderole anti-ch'ti, devant le président de la République qui plus est. Quelques jours plus tard, la ministre de l'intérieur annonce officiellement la dissolution du groupe de supporters des Boulogne Boys après qu'une enquête ait tiré les conclusions visant à dire que la confection de la banderole ait lieu dans le local des Boulogne Boys du Parc des Princes.

Selon des sondages Ipsos (2006) puis TNS Sofres (2007), le PSG est le 3e club français le plus populaire derrière l'OL et l'OM, (en France). Les joueurs et dirigeants du PSG font notamment partie des cibles récurrentes des Guignols de l'info sur Canal+. Certains comiques de music hall utilisent également le PSG dans leurs spectacles, par exemple le duo Élie et Dieudonné à la fin des années 1990, dans le sketch « les supporters ». Pourtant supporter patenté du club, Fabien Onteniente a également joué sur le registre parisianiste dans son film 3 zéros (2000). Dans d'autres films ou romans, des personnages sont simplement supporters du PSG. C'est notamment le cas de Patrick Timsit et Dany Boon dans Paparazzi (2002) et Mon meilleur ami (2006). Renaud, le plus parisien des supporters de l'OM, cite le PSG dans sa chanson Les Bobos en 2006.

Les médias tiennent une place importante dans la vie du club en raison du grand nombre de rédactions dans la capitale. Cette pression médiatique, unique en France, entretient un climat parfois malsain. Des journaux comme Le Parisien et L'Équipe tiennent une chronique quotidienne du club à grands renforts de déclarations anonymes et autres supputations au conditionnel... Les médias présents à Paris n'ont toutefois pas franchi le rubicon du traitement à la britannique qu'appelait de ses vœux Olivier Rey pour relancer France Soir. Face à cette déferlante médiatique, la réplique du PSG est minimaliste. Le club dispose d'un site internet officiel, psg.fr, et d'un magazine mensuel, « 100% PSG », ciblant plutôt les plus jeunes supporters. Cependant, il n'existe pas encore de chaîne de télévision dédiée au PSG, tandis que d'autres clubs français, comme l'OM ou l'OL, ont déjà lancé la leur. Le 3 août 2007, le club annonce le lancement d'une web tv, PSG TV, proposant la diffusion de matches récents et anciens ainsi que des reportages sur la vie du club. Le premier match du PSG diffusé en direct par la télévision fut la finale de Coupe de France 1982, le 15 mai 1982. Depuis lors, plus de 600 matchs furent diffusés (644 au 12 mars 2007).

En 2006-2007, l'équipe réserve du PSG évolue en Championnat de France Amateurs dans le groupe D. Elle a remporté le championnat du Groupe Nord de Division 3 en 1987 et fut vainqueur de la Coupe de Paris en 1972, 1973 et 1980, désormais jouée par l'équipe 3 du club.

Le Paris Saint-Germain comprend nombre de formations de jeunes, de l'école de football aux juniors. Ces derniers disputent depuis 1963 la Coupe Gambardella. Ils ont remporté l'épreuve en 1991, atteint la finale en 1978, 1989 et 1998 et disputé les demi-finales en 1972,, 1975, 1986, 1990 et 2001.

Les cadets du club ont remporté le titre de champion de France cadets en 1988. Le parcours des cadets du PSG est stoppé en finale en 1980 et en demi-finale en 1985 et 1989. Entre 1990 et 2002, le championnat de France est éclaté en deux championnats : moins de 17 ans et moins de 15 ans. Chez les moins de 15 ans, le PSG est demi-finaliste en 1992, 2001 et 2002 et quart de finaliste en 1994, 1997, 1998 et 1999. Chez les moins de 17 ans, le PSG est quart de finaliste en 1991, 1996, 2001 et 2002. Depuis 2002, trois catégories d'âge sont concernées par un championnat de France : moins de 18 ans, moins de 16 ans et moins de 14 ans. Poussif chez les moins de 18 ans, le PSG est quart de finaliste en 2003 chez les moins de 16 ans puis demi-finaliste en 2004. Pas de tournoi final chez les moins de 14 ans, mais le PSG remporte son groupe en 2003 et termine deuxième à la différence de buts en 2004.

2006 marque une première dans l'histoire des sections de jeunes du Paris Saint-Germain avec le titre de champion de France remporté par les 18 ans nationaux entrainés par David Bechkoura.

Depuis 1971, le Paris Saint-Germain comprend une section féminine. L'équipe fanion dispute en 2007-2008 sa 17e saison en championnat de Division 1. Les filles du PSG furent championnes de France de Division 2 en 2001 et vice-championnes de France de Division 2 en 1983 et 1985.

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Histoire du Paris Saint-Germain

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L'histoire du Paris Saint-Germain Football Club comprend deux périodes distinctes. La première, de 1904 à juin 1970, le club opère sous le nom de Stade Saint-Germain. Il devient le Paris Saint-Germain Football Club en 1970 et acquiert brièvement le statut professionnel de juillet 1971 à mai 1972, puis retrouve ce statut en juillet 1974. Nouveau venu sur la scène du football professionnel français, le PSG est toutefois le doyen actuel de la Ligue 1 avec une série en cours de 34 saisons consécutives parmi l'élite.

Le Stade Saint-Germain est fondé en juin 1904 à l'occasion de l'inauguration des installations sportives du Camp des Loges en forêt de Saint-Germain-en-Laye. Le premier président est Félix Boyer. Fidèle à l'U.S.F.S.A. jusqu'en 1921, le Stade est reversé en dernière division quand il rejoint la F.F.F.A. Commence alors une lente ascension vers les sommets de la Ligue de Paris.

Champion de Paris en 1957, le Stade se maintient parmi l'élite des clubs amateurs du CFA treize saisons durant sous la conduite de son entraîneur Roger Quenolle et de son président Henri Patrelle. Les « Blancs » de Saint-Germain atteignent les quarts de finale de la Coupe de France en 1969 avec l'Olympique de Marseille comme adversaire. Le match aller a lieu au Parc des Princes et le retour au stade Vélodrome et voit la logique qualification des professionnels marseillais.

En 1970, le Stade Saint-Germain termine 3e de son groupe de CFA et est promu en Division 2 qui devient « open », c'est-à-dire ouverte aussi bien aux clubs professionnels qu'aux clubs amateurs. Depuis 1933, la D2 était réservée aux clubs pros. C'est à nouveau le cas depuis 1992.

Parallèlement à cette promotion sportive, un projet de relance du football de haut niveau dans la capitale française tourne en rond depuis plus de 18 mois. À quelques semaines de la reprise, le Paris FC n'a ni joueurs, ni entraîneur, ni encadrement, ni stade, ni droit de disputer un championnat après le refus de la Ligue d'accepter le Paris FC directement en D1. Ce PFC avait en partie été financé par une collecte populaire et un échec signifierait le remboursement des donateurs. De plus, la FFF qui a engagé sa crédibilité dans cette relance du football de haut niveau à Paris après les dépôts de bilan du RC Paris, du Stade Français et du CA Paris, envisage mal un échec.

Pressé par le temps, le PFC se tourne alors vers la D2 et l'idée de fusionner avec le Stade-Germain s'impose. Un vote a lieu au PFC le 21 mai 1970, et opte pour la fusion avec Saint-Germain. Le 30 mai, la FFF publie la liste des clubs participant au prochain championnat de deuxième division : le Paris Saint-Germain FC figure sous ce nom sur cette liste au titre de la promotion du Stade Saint-Germain. Le « Paris Saint-Germain » est clairement noté comme qualifié du groupe Nord avec Creil et Cambrai. Le protocole de fusion entre le Stade Saint-Germain et le Paris FC est paraphé le 10 juin. Le 26 juin, la fusion entre le Stade Saint-Germain et le PFC est effective. Le Paris Saint-Germain Football Club naît de cette union.

Le Conseil d'Administration extraordinaire du 26 juin porte Pierre-Étienne Guyot (ex-PFC) à la présidence du club, mais le pouvoir réel est aux mains des deux vice-présidents : Guy Crescent (ex-PFC) et surtout Henri Patrelle (ex-Saint-Germain) qui est également président de la Commission sportive qui gère le football. Patrelle garde ainsi la main sur l'aspect sportif tandis que Crescent s'occupe de questions d'intendance. Jean Djorkaeff, capitaine de l'équipe de France, rejoint le club dès le 22 juin. Le premier match disputé sous le label « Paris Saint-Germain FC » est une rencontre amicale de pré-saison face à Quevilly. Les normands s'imposent 1-2 le 1er août au Stade Jean-Bouin. Le 23 août, le club dispute son premier match officiel sous le label PSG : pour le compte de la première journée du championnat de France de Division 2, appelé alors « National », le PSG se déplace à Poitiers (1-1). Le 27 août, publication au Journal Officiel de l'acte de constitution du PSG. Pendant longtemps, cette date fut celle de la naissance officielle du club ; c'est en tout cas celle retenue par le service communication du club.

Le PSG termine 1er du groupe Centre du championnat, et est sacré champion de France de D2 le 12 juin 1971 après avoir affronté Monaco et Lille, vainqueurs des deux autres groupes. Le PSG est donc promu en D1 dès 1971.

La publication du bilan financier de la saison 1970-71 laisse apparaître 205 200 francs de pertes pour 1 776 950 Francs de recettes. Mais grâce à sa promotion en D1, l'équipe fanion du PSG devient une section professionnelle. Le PSG évoluait en effet avec un statut amateur jusqu'à cette date, profitant seulement du nouveau règlement « open » autorisant l'emploi de six joueurs pros ; le PSG en comptait cinq : Djorkaeff, Mitoraj, Bras, Destrumelle et Remond. Tous les autres joueurs étaient d'authentiques amateurs.

Ces conditions sont acceptées par le PSG.

Le premier match en D1 du PSG a lieu le 11 août 1971. C'est une défaite 2-0 à Angers. Henri Patrelle, vice-président « actif » depuis dix-sept mois, récupère le titre de président du club le 17 décembre.

À la surprise générale, le Conseil de Paris vote par 46 voix pour et 44 contre le 21 décembre une motion : la modification du nom du club en « Paris Football Club ». Si cette nouvelle condition n'est pas acceptée par le club, pas de subvention et pas de Parc des Princes. Votée en pleine période des fêtes de fin d'année, cette motion est médiatisée après sa publication dans le bulletin municipal de la Ville de Paris (24 janvier 1972). Le président Patrelle négocie et offre même sa démission si le nom reste inchangé, mais la Mairie confirme sa position par courrier au club le 12 avril 1972 : « Si, d'aventure, les membres de votre association refusaient l'appellation « Paris Football Club », ou bien si les organismes de tutelle s'opposaient à cette modification, ou bien encore si votre club ne se maintenait pas en 1re Division à l'issue de la présente saison, des modalités de remboursement échelonné pour tout ou partie de ladite subvention seraient convenues avec votre club. » C'est un ultimatum au PSG, à la Ligue et à la FFF avec comme date butoir le 1er juillet 1972. Après des débats houleux, l'assemblée générale du 16 mai 1972 propose un vote sur cette question. La tension est telle, qu'on doit recompter plusieurs fois les bulletins : la motion est repoussée par une très mince majorité de trois voix. La majorité requise est de 626 voix (deux tiers des 939 suffrages exprimés) et on ne dénombre que 623 voix favorables à la modification du nom du club afin d'accepter les subventions de la Ville de Paris. Le PSG ne change donc pas de nom, mais les dirigeants de l'ex-PFC ne renoncent pas.

Trois jours après le vote confirmant le maintien du nom du club, le PFC annonce sa sécession. La FFF et la Ligue cèdent à la volonté de la Mairie de Paris en accordant toutes les dérogations nécessaires à une telle démarche. Le PFC récupère ainsi l'équipe professionnelle, tandis que le PSG conserve tous ses joueurs amateurs. Le PSG repart en 1972 en D3, là où évoluait jusque là son équipe réserve. Le 23 mai, France Football publie un dossier de deux pages sur la question « Paris, où vas-tu ? » Patrelle se déclare « écœuré » : « Je pars écœuré. Dans cette affaire nous sommes très loin du football. Trop de problèmes politiques sont venus salir notre sport. » De l'autre côté, Guyot et Crescent promettent que le PFC sera « une grande équipe pour la capitale ».

Le 24 mai 1972, le divorce entre le Paris FC et le Paris SG est entériné par le Conseil d'administration du PFC et paraphé par Guyot, Crescent et Patrelle. Patrelle signe cet accord en qualité de « président du Paris Saint-Germain FC », les deux autres signataires en qualité de président et vice-président du « Paris FC ». L'article 1 précise : « L'activité de la section professionnelle se poursuivra sous une forme juridique différente et sous l'appellation de Paris Football-Club ». L'article 3 : « Paris Saint-Germain FC conservera ses droits pour la saison 1972-1973 sur tous les joueurs amateurs licenciés au cours de la saison 1971-72. » L'article 10 : « Ces modalités n'entreront en application que si la FFF et le GPF en prennent acte et accordent les dérogations sollicitées. » Ces dérogations fédérales seront évidemment accordées. Ce texte est entériné le 20 juin 1972 suite au feu vert fédéral accordé le 12 juin. Tous ces textes, procès verbal de l'assemblée générale extraordinaire du 16 mai inclus, sont publiés dans le numéro 8 (juin 1972) de la revue mensuelle Paris Saint-Germain Football Club rebaptisée Paris Football Club depuis mai 1972.

Robert Vicot hérite du poste d'entraîneur. Respectant l'esprit du vote du 16 mai réclamant le statu quo, le président Patrelle décide en juin 1972 de conserver le nom « Paris Saint-Germain FC ». Afin de ne pas être attaqué en justice par la Ville de Paris pour utilisation abusive du nom de Paris dans le nom du club, le siège social du PSG est transféré au 5, place de Valois (Paris, 1er arrondissement), siège de la Ligue de Paris de Football. La quasi-totalité des supporters suivent le Paris FC en D1, seulement deux sections restant fidèles au PSG en D3 : les 1er et 2e secteurs de Saint-Germain-en-Laye.

Profitant du refus de montée de l'US Quevilly pour des raisons financières, le PSG est promu en D2 dès 1973. Daniel Hechter et ses amis, dont Jean-Paul Belmondo, Francis Borelli, Charles Talar et Bernard Brochand, notamment, font leur entrée en scène. Le partenariat entre Patrelle et Hechter ne dure pas même un an. Il avait débuté le 15 juin 1973 avec la signature d'un protocole entre le PSG et Daniel Hechter. Afin d'éviter une nouvelle affaire semblable à celle du PFC, le nom (Paris Saint-Germain Football Club) et les couleurs du club (bleu, blanc et rouge) deviennent protégées par contrat. Ce protocole est signé sur papier à en-tête du club où figure déjà le logo « tour Eiffel », en usage dès la saison 1972-73. Le siège social du club est transféré à Saint-Germain-en-Laye, au 29, rue Danès de Montardat. Patrelle conserve son titre et sa qualité de président du PSG, mais Daniel Hechter, président du comité de gestion, joue un rôle majeur au club. Un conflit s'instaure alors entre les deux hommes pour le contrôle plein et entier du PSG. De même, sur le banc, Vicot, officiellement entraîneur, doit souvent s'effacer devant Just Fontaine, officiellement directeur technique.

Cette double direction n'empêche pas le club d'être promu en D1 en juin 1974 à l'issue d'un match de barrage face à Valenciennes. Ironie du sort, le Paris FC chute en D2 dans le même temps. C'est au lendemain de cette promotion que Daniel Hechter devient officiellement président du club, poste jusque là toujours occupé par Henri Patrelle qui devient intendant de l'équipe de France A jusqu'en 1979.

En faisant son retour parmi l'élite, le PSG retrouve son statut professionnel abandonné deux ans plus tôt. Parmi les joueurs de l'époque, on trouve Jean-Pierre Dogliani, Mustapha Dahleb et François M'Pelé, et parmi les entraîneurs, Vélibor Vasovic et Jean-Michel Larqué. Daniel Hechter lui-même dessine le maillot « historique » du club. L'inauguration du centre de formation au camp des Loges a lieu le 4 novembre 1975. Pierre Alonzo en prend la direction. Le Tournoi de Paris retrouve également vie en 1975. Il sera disputé jusqu'en 1993.

La présidence de Daniel Hechter est marquée par ses déboires finaux. Hechter est écarté de la présidence en janvier 1978 suite au scandale de la double billetterie du Parc des Princes.

Francis Borelli prend le relais pour 13 saisons. Sous sa conduite, le PSG remporte ses premiers trophées majeurs : deux coupes de France (1982, 1983) et un titre de champion de France (1986).

Les joueurs notables de cette période sont Carlos Bianchi, Dominique Baratelli, Luis Fernandez, Ivica Surjak, Dominique Bathenay et Dominique Rocheteau puis Safet Susic, Joël Bats, et Gabriel Calderon. Georges Peyroche, Gérard Houllier, Lucien Leduc et Tomislav Ivić furent les principaux entraîneurs de l'ère Borelli. Résistant à l'assaut du Matra qui, cinq années durant, tenta, en vain, de ravir au PSG sa position de numéro 1 dans la capitale, le président Borelli et son système de gestion à l'ancienne se trouvent à bout de souffle à l'attaque des années 1990.

À la base de cette réussite, il convient de citer les joueurs Bernard Lama, Alain Roche, Ricardo, Valdo, David Ginola, George Weah, Raí, Youri Djorkaeff, et les entraîneurs Artur Jorge et Luis Fernandez.

Ce palmarès aurait pu être complété par le titre de champion de France en 1993 suite au déclassement de l'OM. La Ligue attribua bien le titre au PSG mais Canal+ le refusa. La chaîne cryptée craignait en effet les réactions de ses abonnés en Province, et Canal+ menaça même de se retirer totalement du football si ce titre était attribué au PSG. Les « intérêts supérieurs de Canal+ » passaient avant ceux du PSG. La Ligue et la Fédération s'inclinèrent et le titre de 1993 resta « non attribué ». Canal+ refusa même que le PSG dispute la Ligue des Champions après l'exclusion de l'OM par l'UEFA.

La prise de contrôle du club par Canal+ s'effectue progressivement. Après l'intervention de 1991, on procède le 21 avril 1997 à une modification au capital de la SAOS « Paris Saint-Germain Football ». Le poids de l'association loi 1901 du PSG passe de 51 % du capital de la SAOS à 34 %. Canal+ est désormais actionnaire majoritaire. Nouvelle modification en juin 2001 : l'association type 1901 du PSG cède l'ensemble de ses parts de la SAOS (34 %) à Canal+. Fin août 2005, Canal+ rachète les 2 % détenus par Alain Cayzac ; le PSG est alors à 100 % sous le contrôle de la chaîne cryptée.

En 1998, le septennat de Michel Denisot s'achève. Charles Biétry prend le relais mais échoue. Il est contraint de démissionner après une présidence de six mois. Le club est lourdement endetté suite à cette courte expérience « Biétry » du fait de l'achat de joueurs comme Augustine Okocha. On retiendra notamment le retour raté de Nicolas Anelka, vendu 700 000 € à Arsenal FC et racheté plus de 33,2 M€ au Real Madrid pour des résultats bien inférieurs à ceux attendus (39 matches, 10 buts). Depuis lors, le PSG cherche à retrouver un équilibre et une stabilité.

En 2000, le PSG fait partie des 14 membres fondateurs du G14. Durant cette période, le retour de Luis Fernandez n'améliore pas vraiment la situation sportive malgré le talent de joueurs comme Ronaldinho, de plus la dette du club est multipliée par deux.

Le binôme Francis Graille-Vahid Halilhodzic est appelé à la rescousse du grand malade parisien qui doit subir une véritable saignée avec une réduction des dépenses de 40 %. Malgré cette contrainte, le PSG signe une belle saison 2003-2004 avec une Coupe de France à la clé et une place de vice-champion de Ligue 1 qui lui ouvre les portes de la Ligue des Champions.

La saison 2004-2005 est plus difficile. Rapidement éliminé de la Ligue des Champions et à l'agonie en championnat, le club est sportivement au plus mal. Côté coulisses, c'est également la crise avec une fronde des supporters contre la politique menée par les dirigeants. Vahid Halilhodzic est finalement remercié le 8 février 2005 et est remplacé par Laurent Fournier, ancien joueur du club. Le président Francis Graille est à son tour limogé le 2 mai 2005 par Canal+. Pierre Blayau lui succède. Le projet de Francis Graille qui consistait à racheter des parts du club n'a pas séduit Canal+, qui réaffirme par ce changement de président son envie de rester impliqué dans le PSG contrairement à toutes les rumeurs faisant part d'un désengagement progressif de l'actionnaire majoritaire.

Le 27 décembre 2005, Laurent Fournier est démis de ses fonctions par Pierre Blayau, alors que le PSG est à 1 point de second au classement de la Ligue 1. Guy Lacombe est nommé pour le remplacer, Paul Le Guen ayant refusé le poste.

Canal+ annonce le 11 avril 2006 la vente du club à un fonds d'investissement américain (Colony Capital), à un fonds d'investissement français (Butler) et à une banque américaine (Morgan Stanley). Canal+ cède le club pour un montant qui n'est pas communiqué tout en prenant à sa charge l'importante dette contractée par le club sous sa direction. Cette vente devient effective le 20 juin 2006. Alain Cayzac succéde alors à Pierre Blayau.

Alain Cayzac, actionnaire historique et membre du bureau du club depuis la fin des années 1980 accède à la présidence du club officiellement le 10 juin 2006 en anticipant d'une vingtaine de jours la date initialement prévue (30 juin). Cette modification de planning a pour objectif de pouvoir mieux préparer la nouvelle saison.

Le jour de sa nomination, il maintient sa confiance à l'entraîneur Guy Lacombe, signe d'une continuité que le club n'avait pas connu depuis quelques années. Il confirme également la signature du gardien de but international Mickael Landreau (dossier traité principalement par Pierre Blayau auparavant), et valide le transfert de l'attaquant ivoirien Amara Diané. Il parvient à contrer Jean-Michel Aulas et l'Olympique lyonnais dans leur tentative de transfert de Pauleta, en prolongeant le contrat de ce dernier d'une saison supplémentaire.

Il signe aussi le retour de l'ancien capitaine Raí en tant qu'ambassadeur du club en Amérique du Sud et en Amérique centrale, démontrant ainsi son attachement et son respect pour l'histoire du club.

Les saisons 2006-2007 et 2007-2008 comptent parmi les pires de l'histoire du Club. En 2007-2008, le PSG n'est pas passé loin d'une relégation en Ligue 2.

Le 15 janvier 2007, suite à la nouvelle défaite en championnat contre Valenciennes, Guy Lacombe est démis de ses fonctions et remplacé par Paul Le Guen.

Ancien président du club, Daniel Hechter dresse en avril 2008 la listes de ce qui fonctionne mal, selon lui, au sein du club : l'ego des joueurs qui demandent une prime pour le maintien en Ligue 1 et sont éloignés de leur public, le profil trop défensif de l'équipe qui n'empêche pas pour autant d'encaisser des buts, la mauvais fonctionnement du centre de formation, une structure administrative trop lourde, la détérioration de l'image du club dans les banlieues. Et de juger que "Les présidents Francis Graille et Pierre Blayau ont tout raté. Alain Cayzac est un très gentil garçon qui adore le club, mais il est plus supporter que président.".

Le lundi 21 avril 2008, la nomination d'un nouveau directeur sportif (Michel Moulin) entraîne la démission d'Alain Cayzac.

Au delà des déconvenues sportives, les affaires extra-sportives marquent également l'actualité du PSG. L'« affaire Dhorasoo » se termine par le licenciement du joueur par Alain Cayzac le 11 octobre 2006, un fait exceptionnel dans l'histoire du championnat de France. Le 23 novembre, quelques minutes après la défaite (2-4) à domicile du PSG contre Hapoël Tel-Aviv en Coupe UEFA, un supporter parisien « ultra » est tué par balle par un policier près du Parc des Princes, entraînant une crise rarement connue, une couverture médiatique importante.

A la suite des mesures prises par le club, le 25 février, le président Alain Cayzac reçoit le Licra d'or au nom du club pour son engagement et sa participation dans la lutte contre le racisme et l'antisémitisme.

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Supporters du Paris Saint-Germain

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Les supporters du Paris Saint-Germain Football Club encouragent et soutiennent le club de football français du PSG. Ce club étant le seul club de football d'Île-de-France à jouer en Ligue 1 et du fait de la population concernée (plus de 11 millions d'habitants), les supporters du PSG sont nombreux et divers.

Le Kop de Boulogne, ou plutôt le « Kop of Boulogne » (abréviation KoB) est né le 2 août 1978 suite à une modification de tarification au Parc des Princes. Depuis le 18 septembre 1976, les jeunes supporters du PSG étaient massés en tribune K : le « Kop K ». Ce Kop K rassembla jusqu'à 500 jeunes supporters. La localisation de ce Kop en tribune K puis dans la tribune Boulogne tient à l'existence d'une carte de « jeune supporter » très peu chère et donnant accès à cette tribune K, et aussi au fait que les joueurs s'échauffaient alors systématiquement devant la tribune Boulogne. Cette tradition était née le 10 novembre 1973 à l'occasion du premier match du PSG dans la nouvelle enceinte du Parc des Princes. Il faut attendre 1998 pour voir le PSG s'échauffer devant le virage Auteuil. Bien vite pourtant, le PSG reprend ses échauffements devant la tribune Boulogne.

Le Kop K est également actif en déplacements, comme le signalent nombres d'articles des programmes de matches du club. En janvier 1977, suite à des débordements lors du déplacement à Nancy (3 cars + environ 150 « indépendants »), on se penche sur le « problème » des déplacements… Cette problématique du KOP K, le virage Boulogne en hérite. Les Associés (70-72) étaient un minimum de 150 supporters pour chaque déplacement et un maximum de 1.200 à Lille en janvier 1972. Lors de ces premiers déplacements parisiens en Province, nombre d'« incidents » en tribune ou à la sortie des joueurs sont déjà à signaler.

L'hymne du KOP K est Au Parc des Princes, sur l'air de Nini Peau de Chien (à la Bastille…) : « Au Parc des Princes on aime bien le PSG, ils sont si forts et si sportifs (« rageurs » à l'origine), on aime bien, qui ça ? Le PSG ! Où ça ? Au Parc des Princes ! » (première publication dans le programme de match du 24 janvier 1978, PSG-Rouen).

Les modèles du Kop K puis du Kop Of Boulogne sont, dès l'origine, britanniques. Le choix du terme « Kop », en référence au Kop d'Anfield, est très clair. Les finales de Coupes d'Europe des clubs champions au Parc en 1975 (Leeds United) et 1981 (Liverpool FC) offrent l'archétype du modèle britannique aux jeunes supporters du PSG : exubérance, anomie et violence. L'anomie a le vent dans le dos à Paris en 1978, mouvement punk oblige, et il n'est pas très étonnant de voir Boulogne essayer de suivre ce modèle britannique.

Les artifices les plus divers sont d'usage dès 1980 au KOB afin de mettre l'ambiance : fumigènes, chlorate, corne de brume, écharpes, drapeaux, bâches, et autre voile. La première voile géante couvrant le tiers bleu d'origine du KOB entre en service en 1981. Côté chants, le KOB est très productif avec plus d'une centaine de chants et slogans différents en usage dès le début des années 1980.

C'est dans le virage Auteuil que se retrouvent massés les supporters du PSG à l'occasion de la finale de la Coupe de France 1982. C'est presque un match à l'extérieur pour le KOB qui peut alors compter sur 1.000 à 1.500 supporters. Ce match reste notamment dans les mémoires pour l'invasion du terrain par les supporters du PSG durant plus d'une heure. Basile Boli, alors fervent supporter du PSG, était du nombre.

Entre 1978 et 1985 (drame du Heysel), la tribune Boulogne reste largement ouverte aux supporters adverses, et les incidents sont très nombreux avec les forces de l'ordre et les supporters adverses. Ainsi, les supporters de la tribune Boulogne adoptent les habitudes des hooligans britanniques et défrayent rapidement la chronique ; les déplacements deviennent ingérables dès la saison 1981-82. Jadis raillés comme supporters de second rang, les supporters parisiens sont désormais craints. C'est le début de la réputation de la tribune Boulogne comme une tribune dure. Cette réputation est rapidement mise à l'épreuve et dès l'été 1982, les incidents se multiplient.

L'été 1982 voit l'apparition en tribune des premiers skinheads.

Suite au drame du Heysel, la tribune Boulogne est fermée aux supporters adverses et la seconde période en tribune G rouge est interdite au KOB. La combinaison de ces deux modifications va fixer le KOB dans la tribune Boulogne.

La saison 1985-1986 voit l'émergence du premier groupe Ultras : les Boulogne Boys. Cette association débute ses activités dès septembre 1985 et dépose ses statuts en décembre 1985. Les Boys profitent d'une série d'actions stupides d'éléments incontrolés du KOB en début de saison. Plusieurs stades, dont ceux d'Auxerre et Nice sont en effet vandalisés. Ces actions qui entraînent l'annulation de déplacements des supporters parisiens (au Havre par exemple en septembre 1985) sont sévèrement condamnées par des supporters du KOB et les Boulogne Boys profitent de ce fort sentiment de rejet, quelques mois après le drame du Heysel, pour voir le jour. Francis Borelli et l'ensemble du club, Luis Fernandez au premier chef, encouragent cette création. Très vite, pourtant, des problèmes de personnes éclatent chez les Boys, donnant le jour dès mars 1986 à d'autres groupes comme les Gavroches et les Firebirds. Ces divisions freinent pourtant l'ascension du mouvement ultra dans le virage Boulogne. De nombreux incidents émaillent dès lors la tribune entre les tenants des écoles britanniques et italiennes.

Il existe un groupe féminin, les Girls, depuis le milieu des années 1980, premier groupe ultra féminin fondé en France.

Le KOB lâche clairement Francis Borelli en 1990-1991 et pèse alors de tout son poids dans la balance pour provoquer un changement de direction. Depuis le titre de champion de France en 1986, en championnat, la moyenne de spectateurs baisse, rendant d'autant plus visibles et incontournables les réactions hostiles des hooligans. Si le PSG a perdu la moitié de ses spectateurs en cinq ans, le KOB fait de la résistance avec un effectif qui se stabilise au millier de membres actifs. Dans le même temps, l'OM connait une réussite sportive accompagnée d'une importante activité en tribune. Le KOB applaudit ainsi l'arrivée de Canal+ à la tête du PSG.

Avec l'arrivée de Canal+ aux commandes en 1991, le « problème Boulogne » est clairement en tête de liste. Afin de casser le KOB, Canal+ propose aux Ultras de s'installer dans le virage Auteuil, subventions à la clé. Supras, Lutece Falco et autres Dragons (futur Tigris Mystic) en profitent pour voir le jour. Les anciens groupes du virage Boulogne comme les Boys, les Rangers et les Gavroches restent dans le virage Boulogne. Cette scission réduit efficacement la violence dans le virage Boulogne, tandis qu'une rivalité s'instaure entre les deux tribunes. Les fouilles et contrôles désormais multiples sont mis en place pour limiter la violence. Un contrôle systématique d'identité est même instauré durant plusieurs saisons à Boulogne.

Médiatisés, les incidents du PSG-Caen de l'été 1993 marquent les esprits : les supporters de Boulogne expulsent des CRS de la tribune. Le haut de la tribune étant en travaux, les supporters se retrouvent dans la section basse, en « Boulogne rouge ». Depuis l'origine du KOB, cette partie de la tribune avait toujours été négligée par les supporters ; on risquait d'y recevoir sur la tête les divers jets émanant du haut de la tribune. Cette période prend fin avec ce match PSG-Caen, et le refus de certains membres durs du KOB d'abandonner cette partie de tribune à la fin des travaux. C'est l'acte de naissance de « Boulogne Rouge ». Le virage Boulogne est alors scindé en cinq secteurs (2 en bas, 3 en haut), et jusqu'en 1998, d'énormes verrières barrent la tribune. Les contrôles avant d'accéder au virage Boulogne sont encore renforcés. La situation reste en l'état jusqu'à la Coupe du Monde.

Pratiquant à l'occasion la mode du tifo, sans grand enthousiasme toutefois, les supporter du virage Boulogne radicalisent leurs chants avec l'opposition PSG-OM. « Cuits cuits cuits, les Canaris sont cuits » des années 70 et 80 est remplacé par « la Bonne-Mère est une Salope ». Le KOB pratique également dans le détournement de chants adverses… Le chambrage de l'adversaire ne se limite pas à l'OM, mais seul ce club rival a droit à un traitement « gras ». Face à Lens, les fans parisiens se contentent ainsi d'un simple « Germinal ! Germinal ! Germinal ! ». En province, les supporters adverses ont droit à des « Paysan ! Paysan ! Paysan ! ». Les supporters bordelais sont rentrés dans le jeu, et ont bâché « fier d'être paysan » puis, la saison suivante, « Paysans II : le retour ».

Mettant de côté les divisions Boulogne-Auteuil, les supporters du PSG s'unissent à l'automne 2004 pour dénoncer notamment la nouvelle politique de sécurité du PSG. Un site internet voit même le jour en janvier 2005, sous tutelle des associations de la tribune Boulogne et du Virage Auteuil : www.verite-supporters.net. D'abord très complet, il ne décolle pas et ferme fin mars 2005. Les supporters maintiennent une grève des encouragements jusqu'au 14 mai 2005. La signature d'une convention exigée par les supporters entre eux et le club et l'éviction du responsable de la sécurité, du president et de l'entraineur désamorcent le conflit.

Le racisme fait son apparition au Parc des Princes dans la fin des années 80 avec le repli au stade de groupes skin-heads menés par Batskin. Insultes et agressions racistes et antisémites surgissent dans le milieu du football français. Au fil du temps, le look skin disparaîtra au profit du look casual, plus discret. Les violences racistes arrivent en apothéose avec l'agression de personnes d'origine étrangère aux abords du stade lors de l'entre deux tours présidentiel de 2002, des affrontements opposant le Kop de Boulogne aux blacks blancs beurs des Tigris de Montreuil et suite au match du 23 novembre 2006 opposant Paris à Tel-Aviv.

Contrairement au Kop de Boulogne, le Virage Auteuil n'est pas une tribune très active au niveau de ses supporters jusqu'au début des années 1990, hormis de nombreux abonnés dès la fin années 1970, plus spectateurs que supporters. « Auteuil rouge » fut, à l'occasion (PSG-Juventus de Turin 1983, par exemple), réservé aux supporters adverses.

C'est à Auteuil que se retrouvent massés les supporters du PSG à l'occasion de la finale de la Coupe de France 1982.

Avec l'arrivée de Canal+ aux commandes en 1991, le « problème Boulogne » est clairement en tête de liste. Canal+ propose aux ultras de s'installer dans le Virage Auteuil, subventions à la clé. Supras (1er groupe du Virage Auteuil, dès le 26 octobre 1991), Lutèce Falco (après un crochet par la K bleue à l'automne 1991) et autres Dragons (absorbés plus tard par les Tigris Mystic) en profitent pour voir le jour. Les anciens groupes de Boulogne comme les Boys et les Gavroches restent dans le Kop de Boulogne. Cette scission réduit efficacement la violence dans le Kop de Boulogne, tandis qu'une rivalité s'instaure entre les deux tribunes.

Contrairement au Kop de Boulogne, le Virage Auteuil prend comme modèle l'Italie et ses ultras, avec des animations des tribunes à l'occasion de l'entrée des joueurs sur le terrain. Lors de la demi-finale de coupe d'Europe contre l'AC Milan, la tribune organise une chorégraphie feuilles qui sera élue par la réputée société italienne T.I.F.O. (vente d'écharpes, t-shirts et autres matériel destinés aux supporters) comme le meilleur tifo européen de la saison 1994-1995.

En déplacement, les deux tribunes font jeu égal dans le nombre de membres. Boulogne est majoritaire jusqu'en 1995, rejoint ensuite par le Virage Auteuil. En effet, si les déplacements sont longtemps restés l'apanage des indépendants du Kop et des cars organisés par le club (supporters officiels), les associations systématisent de plus en plus l'organisation de cars de groupe, avec pour objectif d'être présents partout où le PSG joue. Pour les finales sur terrain neutre toutefois, Boulogne aligne toujours un contingent plus imposant que le Virage Auteuil.

Le répertoire des chants de la tribune est varié, et ressemble bien entendu à celui du KOB : beaucoup de chants à consonance anglaise dont le fameux Let's go, mais aussi le Ho ville lumière sur l'air de Flowers of Scotland. Le reste des chants provient d'Italie, dont le répertoire s'est agrandi au fur et à mesure que la tribune a pris de l'importance. Quelques chants propres sont même à signaler, comme par exemple celui entonné sur l'air de Milord d'Edith Piaf, véritable hymne du Virage Auteuil, ou bien encore Paname Paname Paname ! inventé lors de ces dernière années.

Après l'abandon du versement de subventions par le club en 1997, le Virage Auteuil découvre l'indépendance, avec un léger réchauffement des relations Boulogne-Auteuil. Un des signes du rapprochement est la mise en place de chants en écho entre les deux tribunes, impensable avant cette date (PSG-Toulouse en 2000).

Les relations inter-groupes d'Auteuil semblent être au beau fixe, l'ensemble des groupes de la tribune parvenant à s'unir pour défendre des idéaux communs, tel que le retour du maillot historique bleu-blanc-rouge-blanc-bleu initié par Daniel Hechter lors d'un PSG/Lille à l'orée de la saison 2001-2002.

Aux alentours de l'an 2000, un projet tente d'unir les principales associations du Virage Auteuil afin de former un Collectif Virage Auteuil ou C.U.R.V.A (Collectif Ultras Rassemblant le Virage Auteuil - la Curva veut dire « virage » en italien). Son but est de permettre à la tribune de disposer de plus de fonds pour les tifos, et de poids face au club. Cependant, le projet n'aboutira pas, certaines associations préférant l'indépendance (Lutèce Falco & Tigris), et celui-ci n'étant réalisable qu'avec l'ensemble des groupes. Les premières tensions apparaissent entre les pros-VA et les anti-VA.

En mars 2001, alors que le Paris SG fait un honnête parcours en Ligue des Champions, le PSG reçoit « pour l'honneur » le club turc de Galatasaray, réputé pour ses supporters violents. Le Virage Auteuil est alors « encerclé » de supporters de l'équipe adverse dans la tribune F (sécurisée par des filets & grilles) et dans la tribune G (les Authentiks et Puissance Paris, actuellement résidents, n'existaient alors pas). Les premiers incidents ne tardent pas à éclater en haut de la tribune Auteuil Bleu, dans la partie jouxtant la tribune F, où des supporters turcs lancent à volonté des sièges. Mais c'est la tentative d'arrachage de la bâche Supras For ever des supporters turcs de la tribune G qui va mettre le feu aux poudres. Très vite, la porte séparant les protagonistes cède pour laisser place à la violence en G Bleu. Pendant ce temps, les membres durs du KOB traversent la tribune Paris et envahissent la tribune G, se trouvant pourtant à l'opposé de leur tribune. Le match tourne très largement à l'avantage des Parisiens avec la participation de l'ensemble des différentes entités violentes des tribunes parisiennes. Après cette rencontre, de nombreux supporters du PSG seront interdits de stade, voire, pour certains, condamnés à de la prison. Le PSG sera quant à lui condamné à disputer 2 matchs européens dans un rayon de plus de 500 kilomètres et à une forte amende. Le PSG purgea sa peine au Stadium de Toulouse pour ses matchs de Coupe Intertoto à l'été 2001.

Après une longue période de guerre puis une phase de détente, la guerre Boulogne-Auteuil se rallume en mai 2003 lors d'incidents à Auxerre. Ce match fait suite à la réception de Rennes au Parc des Princes, rencontre placée sous le signe du 10e anniversaire des Tigris Mystic. Parmi les diverses animations, une banderole géante : l'avenir est à nous; crispations au Kop de Boulogne qui pour la première fois sent son hégémonie fragilisée. La réponse se ne fait pas attendre. Trois jours après, pour le dernier match de la saison, les parisiens de déplacent à Auxerre. Les Tigris sont fortement représentés en tribunes et poursuivent les festivités de leurs X ans. Peu avant la mi-temps, les indépendants du Kop de Boulogne descendent à l'étage inférieur du parcage (Boulogne étant en haut, Auteuil en bas) et s'en prennent immédiatement aux... Supras sous le regard des Tigris dans la confusion la plus totale. Il est à noter que le contingent d'indépendants ce jour-là avait vu le retour de bon nombres d'anciens du Kop. De plus, bon nombre de Supras reprocheront par la suite l'attitude des Tigris. L'épilogue de cette fin de saison mouvementée se déroulera au Stade de France pour la finale de la Coupe de France 2003 où Auteuil et Boulogne occupent la même partie de tribune. Les incidents ne tarderont pas, Boulogne est à l'initiative de la charge contre les Viragistes qui, une fois n'est pas coutume, se montreront parfaitement unis (à l'exception des Karsud, neutres jusqu'à présent) et prendront une petite revanche sur la violente intrusion des indépendants la semaine précédente au stade l'Abbé-Deschamps.

La rivalité apparaît entre l'association des Tigris Mystic et Boulogne, tandis que d'autres préfèreront rester plus ou moins neutres (Lutèce Falco, Authentiks, Supras et consorts). Cette crise ne dure pas malgré quelques dérapages en déplacement durant la saison 2003-2004 (incidents au Mans et Strasbourg, puis apparition des séparations Auteuil-Boulogne lors de la finale de la Coupe de France au Stade de France contre Chateauroux en mai 2004). En 2004-2005, l'union de l'ensemble des associations du Parc contre la politique de sécurité engagée par les autorités et le club évitera les tensions. Cette saison verra cependant quelques incidents majeurs lors d'un PSG-Metz fin 2004 où une centaine de fumigènes et de fusées seront allumés et certains lancés sur la pelouse. Le club sera ainsi condamné à disputer un match à huis clos au Parc des Princes contre Bastia en février 2005. Lors du déplacement à Saint-Étienne, près de 400 supporters du PSG seront même contraints de rester sur le parking du stade car ceux-ci refusaient le principe de billets nominatifs avec présentation de la Carte Nationale d'Identité.

Les incidents inter-groupes reprennent en septembre-octobre 2005 (au Mans & à Auxerre), et se multiplient en Île-de-France (avant PSG/Nantes & après PSG/Nancy et Le Mans/PSG) et à l'extérieur jusqu'en janvier 2006. Lors d'un déplacement à Lens pour affronter Vermelles en Coupe de France, le bus des Tigris est attaqué par des indépendants de Boulogne et des Karsud. Des Tigris décident alors de mettre leur association en sommeil en janvier 2006 afin d'être déchargé de tout matériel superflu et ainsi répondre au mieux aux violences des indépendants.

Les Boulogne Boys sont souvent présentés comme l'association la plus impliquée, mais ce sont plutôt les indépendants de la tribune Boulogne qui ne supportent qu'une association relativement récente affiche des messages du type : « L'avenir est à nous ! » C'est d'ailleurs ce slogan, utilisé en mai 2003 par les Tigris à l'occasion de leur anniversaire qui a mis le feu aux poudres. Malgré la mise en sommeil des Tigris, les incidents se poursuivent. Le déplacement à Nantes en Mars 2006 2005-2006 : des Tigris, venus en voitures, attaquent des casuals du Kop de Boulogne dans une station service. Quelques semaines plus tard, la dissolution est annoncée le 27 juillet 2006.

Symbole de la différence culturelle qui sépare les tribunes Boulogne et Auteuil, les coursives du Virage Auteuil sont entièrement tagguées et graffées depuis 2005 (fresques orientées style hip-hop en rouge, alors qu'en bleu le style ressemble plus à de la bande dessinée) tandis que l'arrière-boutique du Kop est plus « britannique ».

Le supporterisme actif des tribunes latérales n'a jamais suscité un véritable engouement chez les fans parisiens. Dans les années 90, les Capitals et autres Incorrigibles Gaulois avaient bien tenté l'expérience mais sans franc succès. Issus du milieu des années 90 les Hoolicool ainsi que les Titi-Fosi n'ont jamais réussi à fédérer complètement leur tribune ou à imposer un style là où Auteuil et Boulogne s'expriment chacun dans un registre assez différent.

Un sursaut d'activité est à noter en 2001, lorsque quelques supporters issus de différentes composantes du Parc des Princes décident de continuer l'ambiance du Virage Auteuil en tribune G bleu sous le nom "Authentiks". Tribune assez hétéroclite, car jusqu'à présent composée de supporters sensibles aux animations et à la ferveur du Virage mais aussi de spectateurs passifs voir même, sur certains matchs, de "supporters" adverses n'hésitant pas à provoquer Auteuil. Devenu officielle aux yeux du Paris Saint-Germain en 2002, les Authentiks connaissent en quelques années une progression assez impressionnante (nombre de membres, animations, matos, etc...) sous l'aile du Virage Auteuil et plus particulièrement des Supras avec qui ils entretiennent d'excellentes relations. En 2003 apparaît les Puissance Paris. Après des tentatives infructueuses en I rouge, puis en H rouge, les Puissance Paris investissent la tribune G rouge mais ne connaissent pas la même progression que leur voisins de l'étage, les Authentiks.

Nés peu avant le regain des tensions entre le Virage Auteuil et le Kop of Boulogne, ces associations restent neutres et passives face aux divers incidents même si victimes par-ci par-là de "dommages collatéraux" liés aux affrontements surtout à l'extérieur. Les Authentiks (ATKS) et les Puissance Paris (PSP) fonctionnent sur le modèle associatif d'Auteuil à savoir qu'ils suivent la tendance "ultra" italienne: chants en continu, pyrotechnie, bache visible à domicile comme à l'extérieur, drapeau, tifo, etc ... et leur composition est largement cosmopolite.

Suite à la disparition des Tigris Mystic en 2006, les groupes de la tribune G (surtout les Authentiks du fait de leur nombre) sont de plus en plus souvent assimilés à Auteuil et subissent au même titre les menaces en provenance du Kop de Boulogne. Il est à noter qu'ils sont également de plus en plus présents lors des dernières confrontations: une forte solidarité entre les Authentiks et les Supras Auteuil existe, mettant quelque peu à l'écart les Lutèce Falco souvent neutres dans ces tristes événements.

En fin d'année 2006 est apparue en tribune K bleu la Brigade Paris (Brigade Diabolik à l'origine), association reconnue presque immédiatement comme officielle par le club (nombre de supporters jugent cette décision comme pour le moins étrange). Inscrite dans la mouvance ultra, elle se revendique de "Boulogne" et prend pour modèle les Boulogne Boys.

Le soir du 23 novembre 2006 pour le compte de la deuxième journée de la phase de poule de la Coupe UEFA, le PSG affronte le club israélien de l'Hapoël Tel-Aviv à domicile et subit une défaite 4-2 dans une ambiance malsaine et tendue, émaillée de provocations réciproques. Des supporters de l'Hapoël Tel-Aviv, dont des familles, sont agressés par des supporters du PSG. D'après le journal l'Équipe, vers 22 h 40 à l'issue de la rencontre, un supporter juif, Yaniv Hazout, est pris à partie par plusieurs individus hooligans parisiens aux abords du stade, lui adressant des insultes antisémites et le menaçant physiquement. Antoine Granomort, gardien de la paix d'origine antillaise et membre ce soir là du Service régional de la Police des transports parisiens, s'interpose. Des insultes racistes sont proférées : « sale juif ! », « sale nègre », ou « Bleu blanc rouge, la France aux Français ». Un attroupement (« une foule de plus en plus hostile » d'après Philippe Broussard, journaliste à L'Express) d'une centaine de personnes autour de la scène se crée près du dépôt de bus de la RATP. D'apres certains temoignages, bousculé par les supporters, Antoine Granomort perd l'équilibre ainsi que ses lunettes. Pris de panique, il tire vers 22 h 53 un coup de feu sans sommation, qui blesse Mounir Bouchaer et tue Julien Quémener, tous les deux présents lors du match. D'après d'autres témoignages, il aurait tiré posément, dans le calme. « C'est un flic ! » hurlent les plus excités, toujours d'après Philippe Broussard. L'arme eut donc pour effet de disperser la foule, mais aussi de révéler la profession de Granomort, l'obligeant ainsi à se réfugier dans le Mac Donald's à côté de la bouche de métro Porte de Saint-Cloud. Après la destruction des vitres du restaurant par des supporters, les forces de l'ordre sont intervenues pour disperser ceux qui tentaient de s'y introduire.

Les dénonciations politiques et sportives sont multiples. L'ensemble de la tribune Boulogne est montrée du doigt, tandis le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, déclare que la légitime défense est retenue à l'égard du policier, après deux jours d'enquête de l'Inspection générale des services. Pour Libération, « La tribune Boulogne, qui abrite les plus ultras des supporters parisiens, dont certains se sont faits comme spécialité, entre autres, de pousser des cris de singe dès qu'un joueur noir touche le ballon ». Des supporters du PSG manifestent en hommage au mort, parlant de « Pouvoir assassin », ce qui fait dire à Pierre Marcelle dans la page « Rebonds » de Libération qu'ils revendiquent un « droit à la ratonnade ». Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, annonce la dissolution immédiate des clubs de supporters « ne se désolidarisant pas de mouvements racistes ou d'actions violentes » et annonce que la tribune « Boulogne rouge » sera fermée jusqu'à nouvel ordre, tandis que Marie-George Buffet demande à ce que le PSG joue à huis clos et Françoise de Panafieu à ce que le PSG ne perçoive plus la subvention annuelle de la mairie de Paris estimée à 2,3 millions d'euros.

En Europe des banderoles de sympathie ont fleuri sur l'ensemble des pelouses italiennes (Milan, Livourne, Parme, etc.), espagnoles (Séville, Barcelone, etc.), roumaines (Craiova, Bucarest, etc.), tchèques (Liberec), croates (Split), belges (Charleroi), suisses (Lausanne, Sion, etc.), grecques (Panathinaïkos), des fleurs furent envoyées par des supporters de Chelsea et de Porto.

En France, le mouvement ultra s'est aussi montré solidaire en demandant qu'une « véritable enquête » soit lancée comme connaître la vérité sur une hypothétique bavure policère. Lors du Nantes-PSG suivant le drame, des supporters nantais sont venus prendre part à la marche silencieuse du cortège parisien en leur offrant une gerbe de fleur. À Saint-Étienne par exemple, on a pu voir « que justice soit faite pour Julien et Mounir » ou « Trop de répression, pas de justice » pouvait-on voir affiché à Reims. Ainsi de Marseille à Lens, de Brest à Toulouse, tous les stades sans exception ont affiché une banderole en la mémoire du défunt. Dans certains stades, comme par exemple à Strasbourg, les supporters se voient interdits d'afficher des messages de condoléances et de soutien, les banderoles sont arrachées par les stadiers et les policiers.

Afin de célébrer une dernière fois la mémoire du supporter décédé, l'association des Boulogne Boys organisa « une marche silencieuse et non revendicative » le dimanche 3 décembre, lors du report du match Paris SG-Toulouse, de la place de l'Europe jusqu'au dépôt de bus de la RATP où Julien Quémener est mort suite au coup de feu d'Antoine Granomort.

Les pouvoirs publics ont pris l'initiative d'interdire de stade les fauteurs de trouble avec obligation de pointer au commissariat les jours de match. Avant PSG-AEK Athènes du 22 février 2007, ils sont 204 sur les 300 bien connus des Renseignements généraux.

Le 29 mars 2008, au cours de la finale de la Coupe de la Ligue contre le RC Lens, des supporters du PSG affichent pendant quelques minutes une banderole faisant allusion au film de Dany Boon : « Pédophiles, chômeurs, consanguins : Bienvenue chez les Ch'tis », déclenchant une série de protestations.

Le 3 avril, les associations de supporters Boulogne Boys, Gavroches et Rangers annoncent sur RMC info leur probable autodissolution afin de devancer toute interdiction qui pourrait être prononcée par le Ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie.

Deux semaines après l'affaire de la banderole anti-Ch'tis, les Lutece Falco ont décidé de changer de cible en déployant une banderole s'en prenant aux médias, dimanche soir lors de Paris-SG - Nice au Parc des Princes (2-3) : « Démagogie, désinformation, hypocrisie, sensationnalisme, antiparisianisme : bienvenue chez les médias ».

Le 17 avril 2008, après les avis favorables de la Commission nationale consultative pour la prévention des violences dans les enceintes sportives, Michèle Alliot-Marie, Ministre de l'Intérieur dissout les Boulogne Boys. À la suite de cette affaire, le PSG sera exclu de la Coupe de la Ligue pour la saison 2008-2009, mais sera finalement réintégré après l'appel qu'il effectua auprès du Tribunal administratif de Paris. La FFF a fait appel de cette décision.

Les supporters du PSG fraternisent à l'occasion avec les supporters adverses. La première du genre eut lieu en septembre 1983 à l'occasion du match de coupe d'Europe face aux Écossais de Heart of Midlothian FC soutenus par 3 000 fans venus d'Édimbourg. La Auld Alliance franco-écossaise explique en partie cette fraternisation. La réaction positive et festive des supporters écossais face à leur équipe qui s'inclina 4-0 ce soir là au Parc, força également le respect des Parisiens. Autre club écossais qui suscita des scènes de fraternisation à l'aller comme au retour : le Celtic FC en 1995. En 1997, les supporters du Liverpool FC sont reçus comme des rois au Parc ; à cette occasion, une banderole gigantesque « Welcome to legendary fans » fut déployée à Auteuil. De même l'accueil fut très chaleureux lors de la manche retour à Anfield. Derniers clubs en date ayant engendré des scènes de fraternisation : Derry City FC en septembre 2006 et Panathinaïkos en novembre 2006 au Parc des Princes après que ces derniers eurent longuement chanté en la mémoire de Julien Quemener, décédé après le match contre l'Hapoël Tel-Aviv.

De fait, il n'existe que deux réelles rivalités impliquant le PSG : avec l'Olympique de Marseille et la Juventus. La rivalité franco-française avec l'OM repose avant tout sur la classique opposition Paris/Province. Le problème avec la Juventus remonte au tout premier match opposant les deux clubs en Coupe d'Europe en 1983. De très violents incidents mirent aux prises ce soir-là les supporters des deux clubs, et depuis lors, les oppositions PSG-Juventus, qui tournent systématiquement à l'avantage des Italiens sur le terrain, sont marquées par des incidents. Il y eut huit matches PSG-Juve en coupes d'Europe entre 1983 et 1997 et un en match amical en 2004.

En 2007, lors d'un match de Ligue 1 face à Sedan, des supporters néerlandais du FC Utrecht se sont déplacés pour en découdre avec les supporters parisiens.

Les différents chants entendus au Parc des Princes sont relativement nombreux et sont, pour la plupart, inspirés des chants que l'ont retrouve dans les curva italiennes. Cependant, le KOB tentera à son tour de reprendre des chants longs entendus dans les stades anglais. C'est ainsi qu'est né par exemple Oh ville lumière inspiré directement de l'hymne écossais Flower of Scotland.

Par conséquent, on retrouve à la fois des chants courts, des chants plus longs, avec ou sans paroles et qui peuvent être accompagnés ou non de roulements de tambours.

Le PSG est également soutenu par des personnalités, souvent dans la « corbeille », dans la tribune présidentielle.

Citons ici ceux qui ne se contentent pas de se faire voir au Parc mais qui sont ouvertement supporters du PSG : 113, Adamo, Claude Askolovitch, Roselyne Bachelot-Narquin, Ramzy Bédia, Jean-Paul Belmondo, Paul Belmondo, François Berléand, Louis Bertignac, Olivier Besancenot, Patrick Bruel, Malek Boutih, Francis Cabrel, Guy Carlier, Patrick Chesnais, Elie Chouraqui, Julien Clerc, Gérard Darmon, Jamel Debbouze, Christophe Dechavanne, Laurent Delahousse, Jean-Luc Delarue, François-Xavier Demaison, Loránt Deutsch, Diam's, Yakhouba Diawara, Mouss Diouf, Christophe Dominici, Ladji Doucouré, David Douillet, Guillaume Durand, André Dussollier, Nicolas Duvauchelle, Pascal Elbé, Gad Elmaleh, Fabrice, Dominique Farrugia, Stéphane Freiss, Fabien Galthié, Richard Gasquet, Florian Gazan, Élodie Gossuin, Stéphane Guillon, Cyril Hanouna , Hubert Henno, François Hollande, Francis Huster, JoeyStarr, Éric Judor, Jean-François Lamour, Bernard Laporte, Samuel Le Bihan, Jean-Luc Lemoine, Michaël Llodra, Philippe Lucas, Enrico Macias, Paul-Henri Mathieu, Max, Ménélik, Pierre Ménès, Gérard Miller, Nagui, Yannick Noah, Fabien Onteniente, Tony Parker, Valérie Pécresse, Fabien Pelous, Mickaël Pietrus, Cédric Pioline, Teddy Riner, Daniel Riolo, Frédéric de Saint-Sernin, Henri Salvador, Nicolas Sarkozy, Kool Shen, Sinik, Sefyu, Jean Tiberi, Patrick Timsit, Bruce Toussaint, Dominique de Villepin, Michaël Youn, Roschdy Zem. Cette liste partielle ne prend pas en compte les footballeurs ou ex-footballeurs.

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Source : Wikipedia