Paris Plages

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Posté par talos 26/04/2009 @ 14:08

Tags : paris plages, paris, france

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France 3 Nantes est une antenne régionale de France 3, chaîne de télévision possédant une structure nationale basée sur une trentaine de petites structures locales (DOM/TOM), ou régionales, voire communales (Lyon, Paris).

L'antenne régionale est plus communément appelée France 3 Ouest. Dans l'ouest, ses émissions sont parfois en breton sur les plages horaires réservées pour les émissions locales et lors du 12/13 où passent, pendant une heure, toutes les nouvelles locales.

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Judaïques FM

Judaïques FM est une radio locale communautaire juive émettant à Paris sur 94.8 MHz.

Cette radio partage sa fréquence avec Radio J, RCJ et Radio Shalom qui émettent à des plages horaires différentes.

Judaiquesfm fait partie des 4 radios juives émettant en Île de France intra muros.

Alliance-Hosting leur hébergeur et créateur de site, permet aux 4 radios d'émettre non stop et en direct, 24/24 7/7 aussi bien via le site judaiquesfm que sur le premier magazine de la communauté juive fondé en 1997: Alliancefr.com.

Ces deux médias sont des associations à but non lucratifs.

Depuis 2002 la radio est diffusée sur Internet.

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Saint-Sébastien (Espagne)

Drapeau

Saint-Sébastien (en basque Donostia, en espagnol San Sebastián, et officiellement Donostia-San Sebastián) est la capitale de la province du Guipuscoa (Gipuzkoa), dans la communauté autonome du Pays basque, en Espagne.

C'est une importante station balnéaire au bord de la mer Cantabrique (nom d'une partie de l'océan Atlantique), surnommée « la perle du Cantabrique » en raison de sa beauté, en particulier celle de sa baie, la fameuse Concha. La ville est peuplée de 183 308 personnes (2005) et son aire urbaine est peuplée de 405 099 personnes.

«... el nombre vasco de San Sebastián, cuya evolución aproximada habrá sido «Donasa(b)astiai, Donasastia, Donastia, Donostia» (2ª edición, 1955, p. 96).

« … le nom basque de Saint-Sébastien, dont l'évolution approximative aura été « Donasa (b)astiai, Donasastia, Donastia, Donostia » (2ª édition, 1955, p 96).

Donostia n'a pas été une dénomination officielle, même s'il en dérive du gentilé des habitants de la ville (donostiarras) tant en Espagnol qu'en basque. Cette dénomination est peu usitée en Espagnol, préférant la variante Donosti.

La ville est située sur la côte basque espagnole entre le port industriel de Pasaia et la ville d'Orio, à 20 km de la France et à 38 km de la ville de Biarritz.

La ville est composée de trois plages urbaines : Ondarreta, la Concha et la Zurriola, les deux premières situées dans la Baie de la Concha et la troisième de l'autre côté de la rivière Urumea. Les trois sont comprises dans un même Système de Gestion écologique, qui essaye de garantir une utilisation soutenable de ces dernières.

Outre ces trois plages, est aussi fréquentée la petite plage qui se forme dans l'île de Santa Clara, à laquelle on peut accéder en bateau durant les mois d'été, ou à la nage, située à 500 m de celle d'Ondarreta en marée basse.

Les origines de Saint Sébastien nous sont inconnues. Le document le plus ancien (considéré comme faux par la majorité des historiens) la mentionnant date de l'an 1014. Au XIIe siècle, Sanche VI de Navarre, dit le Sage (en espagnol, Sancho el Sabio) selon lequel le monastère de Saint-Sébastien est mis entre les mains de l'abbé Leyre et l'évêque de Pampelune. Ce document sera confirmé, en 1101, par le roi Pierre Ier . Les premières nouvelles écrites de Saint-Sébastien font référence à un monastère, situé dans le quartier qui encore aujourd'hui est appelé Saint-Sébastien l'Antiguo. Ce lieu a été primitivement connu, selon quelques historiens, comme Izurum. Saint-Sébastien apparaît étymologiquement de l'évolution du mot Donebastian (Done (Santo), et de Sebastián). Ce roi accorda le « Fuero » (For) de Saint Sébastien (ensemble de lois particulières à la province), qui marquera le début chronologique de l’histoire de la ville.

Dans les XIe et XIIe siècles, le monastère de Saint-Sébastien l'Antiguo, de même que son centre spirituel, faisaient partie de la vie sociale naissante et administrative de la population de cette zone, qui, avec le temps, passant par divers avatars qui auront lieu postérieurement, ne sera pas cristallise dans cette commune.

Saint-Sébastien a été fondée vers 1180 par Sanche VI de Navarre, roi de Navarre. Il naît pour être port maritime de Navarre, et initialement accomplit sa mission comme tel. Gipuzkoa à partir de l'année 1200 demandera la Vassalité du roi castillan Alfonse VIII, ennemi de Sancho le Fort . Pour les commerçants de Saint-Sébastien ce changement sera positif, puisqu'il passe d'un état de petit port d'un petit état en décadence (Navarre), condamné à tomber sous la dynastie française, à servir de sortie vers la mer a une monarchie castillane, beaucoup plus grande, plus riche et en pleine expansion.

Les Rois de Castille compteront en 1248 pour la première fois avec les forces navales de Saint-Sébastien, qu'ils prendront part en immobilisant l'escadron des maures et le pont de Triana, qui a abouti à la rédition de la ville de Séville.

Alfonse VIII accordera les juridictions et entamera la longue série de privilèges accordés à Saint-Sébastien, visant à maintenir l'un trafic navarrais vif et d'autre part une situation privilégiée des commerçants donostiar sur le marché castillan.

Cette prospérité fera resurgir les multiples incendies dont elle souffrira à partir de 1266, en arrivant à brûler complètement six fois en deux siècles.

La Guerre de Cent Ans, la Guerre des Bandes et l'évolution de la Navarre en direction française pour raisons dynastiques ont apporté pour Saint-Sébastien, dans la seconde moitié du XIVe siècle, une conséquence grave, le déplacement des principales lignes de trafic vers Bilbao, en remplaçant Saint-Sébastien comme centre du trafic commercial.

En janvier 1489 des incendies ont réduit en cendres ville. Cet événement malheureux a eu comme conséquence la construction de ville en pierre. Cet incendie sera le dernier de l'époque médiévale de Saint-Sébastien.

À partir du dernier quart du XVe siècle, Saint-Sébastien, d'un empire marchand, deviendra, par sa situation stratégique, place militaire, et son port principal, Pasajes, passera de celui essentiellement commercial, a accomplir les fonctions de base navale.

Dans la période entre les Rois Catholiques et Philippe V, trois cent années approximativement, la ville souffrira de nombreux emplacements.

Le pillage des alliés pendant la récupération de la ville a duré six jour et demi, en sauvant de l'incendie seulement les deux paroisses et trente-cinq maisons, situées dans la rue Trinidad, qui pour un tel motif porte actuellement le nom de 31 de Agosto. Ces maisons n'ont pas été brûlées parce qu'elles servaient de logement pour les fonctionnaires britanniques et portugais, tandis qu'ils entamaient l'attaque au Château.

La ville fut pionnière pour la pêche à la baleine, avec d'autres ports de la côte, et son activité s'étendit bientôt à d'autres secteurs, comme l'industrie et le commerce. Ville fortifiée jusqu'en 1863. Elle fut ravagée à 12 reprises par des incendies jusqu'à cette date. Le dernier d'entre eux, en 1813, pendant la Guerre d'Indépendance. Les survivants se réunirent à Zubieta et décidèrent de reconstruire la ville.

San Sebastian semble avoir été la première ville espagnole fortement touchée par la pandémie grippale de 1918, dite grippe espagnole due au virus H1N1. Il est possible que sa situation (baie très fermée, dans laquelle se déversait les égouts) et le passage de touristes venant de diverses régions d'Europe, voire venant se reposer après être passé sur le front, aient pu favoriser la diffusion de l'épidémie.

Après la guerre, les habitants les plus représentatifs se sont réunis dans les alentours, à Zubieta, et ont décidé de reconstruire la ville.

La division du royaume en cinquante deux provinces, établit la capitale de Guipuzcoa à Saint-Sébastien, jusqu'alors celle-ci s'était alterné entre Saint-Sébastien, Tolosa, Azpeitia et Azcoitia, en fonction d'où on effectuait les réunions de Juntes et résiderait le Corrégidor (représentant du roi dans la Province). Après un nouveau transfert à Tolosa, en 1854 il est déclaré à Saint-Sébastien comme importante pour la province. On décide le retrait des douanes à l'Ebre et la fermeture de Saint-Sébastien comme port habilité pour le commerce avec l'Amérique.

Dans la province on forme deux côtés, carlistes et libéraux, ces derniers partisans de la Constitution. Tous les deux défendaient les juridictions, mais de manière différente. Saint-Sébastien optera pour le libéralisme face à la plus grande partie de la Gipuzkoa rurale.

En 1863, et après un débat intense, on démolit les murs, qui limitaient le développement de la ville. Le 4 mai, aux accords d'une marche expressément effectuée pour un tel événement, on enlève la première pierre qui, mise en pièces, sera distribuée entre les hôtes du premier rang.

Saint-Sébastien change d'orientation. Terminée son étape comme forteresse, se mettra à accomplir la fonction de capitale de la province, en commençant son expansion reflétée dans le Plan Antonio Cortázar pour la nouvelle ville.

Au décès du roi Alphonse XII d'Espagne, en 1885, sa veuve la Reine régente Marie-Christine emmène tous les étés la coupe à Saint-Sébastien, en résidant dans le Palacio de Miramar (Palais Miramar). Le mairie de Saint-Sébastien, en reconnaissance, la nommera maire honorifique de la ville. Par la suite, déjà en plein développement de l'Ensanche Cortázar, qu'il dotera la ville de son actuel attrait architectural, la construction du Casino en 1887 augmentera le nombre d'estivants. Les bâtiments remarquables de la ville sont tous de cette époque (indépendamment de ceux présents dans la vieille partie, plus anciens), comme la Catedral du Buen Pastor de Saint-Sébastien, lEscuela de Artes et Oficios (actuel siège de la poste) et lInstituto Peñaflorida (ensuite occupé par lEscuela d'Ingenieros Industriales et de nos jours par le Centre Cultural Koldo Mitxelena), le Palacio de Miramar, le Teatro Victoria Eugenia, lHotel María Cristina, les villas du Paseo de Francia ou la gare du Nord, ainsi que le reste des bâtiments du Secteur Romantique (roman ?), tous avec un style français marqué qui a donné du charme à Saint-Sébastien et le surnom de Pequeña Paris ou Paris du Sud (petit Paris ou Paris du sud).

En 1914, et avec le début de la Guerra Mundiale, Saint-Sébastien se transforme en ville la plus cosmopolite de l'Europe. Dans son Casino on donnera rendez-vous tous les personnages la vie européenne, de Mata Hari, Leon Trotsky, Maurice Ravel, Romanones, Pastora Empire, des torero de renommée, le banquiers …; donostiarra sont les temps de la «belle époque», et à Saint-Sébastien on voit la compagnie française d'opérette, les ballets russes, chanteurs d'opéra et beaucoup d'autres artistes célèbres.

En 1930, la ville a reçu la réunion de républicains politiques qu'on a appelé Pacto de Saint-Sébastien , qui aurait un impact important dans l'avènement postérieur de la IIème Republique le 14 avril 1931. De fait, le premier gouvernement républicain sera formé, dans une grande mesure, par le noyau de politiciens participant a l'« accord ». L'élection de la capitale donostiarra a été due, d'une part, à la proximité de la ville avec la République française et au fait que Saint-Sébastien était la capitale estivale de la Cour. Fernando Sasiain, hôte du Pacte, sera le maire de Saint-Sébastien pendant la République.

Peu après le début de la Guerre civile espagnole, le 13 septembre 1936, Saint-Sébastien tombe entre les mains des nationalistes. Le franquisme maintiendra à Saint-Sébastien le rôle de ville capitale de la villégiature. Franco résidera le mois d'août depuis 1940 à 1975 dans le Palacio d'Ayete (palais d'Ayete), acheté par la mairie et offert au Jefe de l'Estado (chef de l'État). Pendant cette période ont lieu dans cet édifice les Consejos de Ministros (conseils des ministres).

En 1953, et à l'initiative d'un groupe de commerçants de la ville, naît le Festival international de cinéma de Saint-Sébastien, avec le double objectif d'élargir les vacances dans la capitale donostiarra et de restituer à Saint-Sébastien l'activité culturelle et le glamour perdus depuis la Guerre Civile. Le succès de la première édition au régime franquiste a eu vent de l'événement, qui gagnera progressivement du poids et prestige jusqu'à se transformer un des événements culturels des plus importants et avec une plus grande projection extérieure de l'Espagne. Il sera l'un des meilleurs festivals de cinéma au monde, la scène de quelques premières cinématographiques historiques et le point de rencontre de bonne partie des plus importantes étoiles du septième art.

En 1955 on a entamé le second et plus important processus d'extension de la ville, dans ce qu'on a appelé Ensanche d'Amara, en donnant lieu à un quartier du même nom (faisant allusion aux marais qu'il y avait dans ce terrain avant sa construction). Un des premiers pas dans la construction de l'extension a été le transfert de l' Escuela Artes y Oficios y de Comercio, située dans le centre, à des écoles reconstruites, ainsi que de celui de l'Instituto Peñaflorida, en l'appelant Instituto Usandizaga pour sa section féminine. On peut considérer que le processus de consolidation du quartier d'Amara a fini en 1993, avec la construction du stade d'Anoeta et de la rénovation totale de la ville sportive (située à Amara).

Après les deux extensions la ville a consolidé son axe principal, qui continue de se développer bien qu'à un rythme beaucoup plus lent. Aujourd'hui les priorités de la ville sont l'amélioration des infrastructures (promotion de l'aéroport, meilleures communications ferroviaires, amélioration des routes), la régénération des quartiers de la périphérie, le maintien et le renforcement du tourisme, la principale source de recettes, et la lutte contre le terrorisme d'ETA et la violence urbaine, que la ville a punie avec intensité. La croissance urbaine prétend être combinée avec les soins de l'environnement, la lutte à l'échelle municipale contre le changement climatique et l'aptitude à soutenir des opérations prolongées. Fruit des efforts effectués dans cette direction, en 2008 Saint-Sébastien a été récompensé par la Federación espagnole de Municipios y Provincias comme la ville la plus soutenable que l'Espagne .

Après le décès de Franco, en 1978, la gestion a été donnée à un conseil présidé par le socialiste Ramón Jáuregui chargé de diriger les institutions municipales jusqu'aux premières élections municipales de la démocratie, en 1979. Dans ces élections électorales le PNB est arrivé en tête, et Jesus María Alcain a été choisi comme premier maire de la nouvelle étape démocratique. Il sera remplacé en 1983, par Ramón Labayen, du PNB, qui à son tour sera remplacé par le nationaliste Xavier Albistur, d'Eusko Alkartasuna, en 1987. Saint-Sébastien a tourné progressivement vers la gauche et vers les positions libérales qui l'avaient caractérisée jusqu'à l'arrivée de la dictature, en occupant la mairie en 1991 par le socialiste Odón Elorza, du Parti socialiste du Pays basque, appartenant au PSOE. Elorza a occupé la mairie en 1991 bien qu'étant le candidat de la troisième force électorale et grâce à l'appui du PNB et du PP (Partido Popular). Le 23 janvier 1995, la veille des élections municipales de mai, le groupe terroriste ETA assassine au lieutenant du maire, Gregorio Ordoñez, candidat du Partido Popular. Ordoñez avait amélioré progressivement ses résultats électoraux au Pays Basque, en obtenant la majorité aux élections au Parlement Européen en juin 1994. Après son assassinat, le candidat du Parti socialiste du Pays basque, Elorza fut réélu, et occupe le poste de maire de la ville sans interruption depuis lors.

Après une brève période où un gestionnaire, dirigée d'abord par Ramón Jáuregui et par Iñaki Alkiza, a été chargé plus tard par le gouvernement de la ville. En 1979 ont eu lieu les premières élections municipales dans lesquelles est sorti vainqueur Jesus María Alkain, du Partido Nacionalista Vasco. En 1983, ce parti a obtenu de nouveau sa majorité, cette fois en la personne de Ramón Labayen. En 1987 Xavier Albistur, d'Eusko Alkartasuna, il a été élu avec la majorité. En 1991, Odón Elorza est devenu le premier maire socialiste de la ville grâce à l'aide du Partido Popular, bien que les élections soient gagnées par Eusko Alkartasuna. Le PSOE occupe la mairie depuis lors, et depuis 1999 avec la majorité des votes et des sièges.

L'actuelle séance plénière de la mairie de Saint-Sébastien est la résultante des élections municipales de mai 2007. Dans ces élections les socialistes ont obtenu 11 conseillers municipaux parmi les 27 de l'hôtel de ville, à 2 conseillers municipaux de la majorité absolue. Comme seconde force le PP avec 6 élus, PNB avec 5, EB-Aralar (coalition entre Ezker Batua et Aralar) 3 et EA 2 élus. Ils ont formé une équipe de dirigeants PSE-EE/PSOE et EB-Aralar.

La commune fait partie de l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastian.

Outre des propres enclaves, la mairie de Saint-Sébastien possède la propriété d'Artikutza, située en territoire navarrais, dans le territoire municipal de Goizueta. Là se trouve un barrage (Ibérica est le point le plus pluvieux de la la péninsule) et il a une grande valeur écologique. Sa surface, de 37 km² (équivalent a plus de la moitié du territoire municipal de Saint-Sébastien).

Malgré certaines incursions dans le monde de la banque dans la seconde moitié du XIXè siècle, avec la création du Banco de San Sebastián (qui deviendra plus tard le Banco de España) ou Banco de guipuzcoano , la ville ne soulignera pas par son activité bancaire, mais le fera dans le secteur du tourisme. L'élection de la ville comme lieu de repos et de vacances par la Maison Royale (Casa Real) espagnole a été la catalyseuse du développement de l'activité touristique et de sa configuration conséquente architecturale francisée à partir de la démolition des remparts qui limitaient l'expansion de la ville. Quelques organismes ont été déjà créés au début du XXè siècle pour attirer le tourisme, entre parmi eux il faut souligner la Sociedad de Fomento de Saint-Sébastien, créée sur l'initiative privée pour la construction d'un hôtel de luxe (l'Hotel María Cristina) et d'un théâtre (Teatro Victoria Eugenia). Aujourd'hui encore, le tourisme est la principale activité économique de Saint-Sébastien, qui suit la même stratégie d'attraction des touristes au moyen de publicités comme les festivals d'été.

Le secteur du commerce est aussi important, une constante le long de l'histoire de la ville. l'activité commerciale est intense dans le Centre, surtout dans l'Avenue de la Libertad, la plus grande de Saint-Sébastien et avec une grande concentration d' organismes bancaires et commerces d'importance. Les commerces familiaux du centre sont relégués, progressivement, par de grandes multinationales, dont un possèdant plusieurs locaux dans la ville. La proximité avec la France attire de nombreux visiteurs, qui remplissent les commerces et les grandes surfaces locales. Dans ces dernières années il se réfère, dans la ville il en existe quatre, une dans le quartier d'Amara, deux dans le centre et une quatrième, la plus grande, située entre les quartiers Alza et d'Intxaurrondo. En tout cas, le phénomène des grandes surfaces a été tardif, puisqu'on n'a ouvert la première de celles-ci qu'en 1996.

L'industrie, pour sa part, a peu de présence dans la ville et se concentre d'autres points de la province de Gipuzkoa.

La voie "bici" ( abréviation de l'espagnol bicicleta), aussi appelée bidegorri (chemin rouge en basque, car c'est la couleur de la voie), est un des moyens de transport le plus utilisé par les donostiarrak. Le réseau de voies bici de Saint-Sébastien dépasse les 25 kilomètres, la proportion de mètres de voie cyclable par habitant la plus importante dEspagne (136,2 mètres/habitant). (en espagnol). Il est prévu d'étendre ce réseau jusqu'à atteindre une extension suffisante pour pouvoir parcourir toute la ville en bicyclette. Le projet n'a pas eu un accueil unanime : certains se félicitent de ce projet, mais d'autres le critiquent parce qu'il compliquera le stationnement dans la ville et pensent que cela générera des conflits avec les piétons.

Les autobus urbains sont l'unique et principal moyen de transport public municipal de Saint-Sébastien. Ce service est en place, depuis 1886, la Compañía du Tranvía de San Sebastian, propriété municipale, choisie la meilleure entreprise de transport urbain de voyageurs de l'Espagne en 2006. (en espagnol). L'utilisation de l'autobus urbain par habitant est le plus haut d'Espagne, en donnant en 2005 un indice de 145.36 voyages par habitant et année. . Elle dispose de 21 lignes qui comprennent toute la ville, plus un service spécial au polygone industriel d'Igara, quatre lignes de minibus et un service de taxi bus pour les hauts quartiers auxquels ne peuvent atteindre les autobus conventionnels, ainsi que six lignes nocturnes les vendredi et samedis jusqu'à l' aube ainsi que des lignes de renforcement.

Pour arriver à Saint-Sébastien il existe de nombreuses lignes d'autobus interurbains. Plusieurs lignes relient la capitale avec le reste de la province, et autres beaucoup la relient au reste de l'Espagne et l'étranger. De fait, l'autobus est, après la voiture, le moyen de transport plus utilisé par les touristes qui visitent la ville (20% d'entre eux l'utilise). (en espagnol) diverses lignes nationales unissent Saint-Sébastien avec des destinations très variés. La gare d'autobus dans laquelle s'arrêtent toutes ces lignes interurbaines se trouve sur la Place Pie XII, au quartier d'Amara. On prévoit de construire un nouvelle gare routière dans le futur, dans une zone qui comprend l'actuelle gare centrale de la Renfe (gare du Nord).

Le service de train est rendu par deux compagnies : Renfe (SNCF espagnole) et Euskotren (SNCF basque). La compagnie étatique de la gare du Nord a comme arrêt principal, avec celles de Martutene, Loiola, Gros, Ategorrieta et Herrera. La compagnie régionale centralise ses trains dans la gare d'Amara (Plaza Easo dans le quartier d'Amara Viejo), accompagnée par celles d'Errekalde, Añorga (Añorga-Txiki), Lugaritz (Antiguo), Anoeta, Loiola et Herrera. De la gare du Nord partent les trains longue distance. Il y a trois trains Alvia quotidiens à destination de Madrid (un vers Pampelune et deux vers Valladolid), outre divers services quotidiens d'Interville et d'autres nocturnes. Ici s'arrêtent aussi les trains de proximité de Renfe, qui relient Saint-Sébastien avec diverses villes de Guipuzcoa. Il est prévu qu'à cette gare arrive le futur Train à grande vitesse (TAV). de la gare d'Amara Viejo partent les trains en direction d'Irún et de la France, ceux appelés "topos" (sa dernière gare est Hendaye, ce pourquoi il est utilisé pour prendre le TGV en direction de Paris) et Bilbao, en faisant ces derniers arrêts dans toutes les villes importantes de la côte. Il existe également des trains directs pour Bilbao.

L'aéroport de Saint-Sébastien, se trouve dans la localité frontalière de Fuenterrabía, a des vols quotidiens vers Madrid et à Barcelone, outre d'autres destinations occasionnelles. Quelque 450.000 passagers l'utilisent chaque année. l'absence de lignes de bas coût, ainsi que ses dimensions réduites et de l'existence de deux aéroports proches limitent les possibilités d'utilisation de cet aéroport. La Diputación de Guipuzcoa et la mairie de Saint-Sébastien maintiennent des négociations avec le Gouvernement central pour l'extension de la piste. Actuellement seulement opère la compagnie Iberia.

La ville accueille de nombreux collèges privés à caractère religieux et laïque, ainsi que les écoles et instituts publics, employés par le Gouvernement Basque. La tradition musicale de Saint-Sébastien souligne le Conservatoire Francisco Escudero, créé dans 1879 et par lequel sont passés certains des plus importants compositeurs et musiciens espagnols du XXe siècle.

La ville à deux campus université, l'un privé qui est celui de l'Université Deusto, l'autre publique de l'Université du Pays Basque.

Chaque année à mi-septembre, Saint Sébastien accueille l’un des festivals de cinéma les plus importants au monde. Créé en 1953, ce festival se déroule depuis quelques années au Kursaal, un bâtiment de la création de Rafael Moneo. Les soirées de gala et d’inauguration se déroulent au théâtre Victoria Eugenia. Durant cette célébration ont défilé les principales idoles du cinéma depuis 55 ans comme Audrey Hepburn, Federico Fellini, Alfred Hitchcock, Elizabeth Taylor, Steven Spielberg, Luis Buñuel, Al Pacino, Michael Douglas, Anthony Hopkins, Johnny Depp, Robert De Niro ou Woody Allen. Chaque année est remis le prix Donosita, une sorte de reconnaissance pour la carrière d’un cinéaste. En septembre 2008, Meryl Streep s'est vu remettre le prix qui salue trente ans de carrière et le record de nominations aux Oscars.

Appelé aussi Jazzaldia, ce festival créé en 1965 est aujourd’hui l’un des festival de jazz les plus important d’Europe. Cet événement a généralement lieu à la mi-juillet.

Créé en 1939, ce festival est dédié à la musique classique, il dure environ un mois et demi et se déroule principalement au Kursaal, mais aussi dans d’autres salles de la ville comme le Chillida-Leku.

C'est l'un des évènements traditionnels majeurs de la ville. À partir du 19 janvier (+ ou - deux jours) à minuit, et pendant 24 heures, des fanfares défilent des les rues de la ville, dans tous les quartiers. L'ouverture et la clôture des festivités ont lieu dans la Plaza de la Constitución, qui est, surtout pour l'ouverture, bondée à tel point qu'il n'est pas possible de s'y déplacer. C'est réellement quelque chose à vivre. Les personnages de ces fanfares sont soit des cuisiniers, soit des soldats. Parallèlement à ces fanfares, la population participe au vacarme à l'aide de petits tambours.

Cette bibliothèque comporte une très importante musicothèque. Elle disposerait des fonds musicaux digitalisés les plus importants d’Espagne.

L'archevêque de Saint-Sébastien est, depuis le 13 janvier 2000, Mgr Juan María Uriarte, ancien évêque de Zamora de 1991 à 2000. Il a succédé à Mgr José María Setién, qui occupait le siège épiscopal depuis 1979.

Saint-Sébastien est une des villes les plus touristiques d’Espagne. Le tourisme est très important pour l’économie de cette ville. La principale activité touristique est la gastronomie avec les ‘festivales de verano’. Les bords de mer , les trois plages (« la Zurriola » , « la Concha » et « la Ondarreta ») et les promenades en centre-ville sont d'autres points forts du tourisme de Saint-Sébastien.

Saint-Sébastien est notamment réputée pour ses pintxos (tapas en basque). On dit que Saint-Sébastien est la ville du monde avec un plus grand nombre d'étoiles Michelín par mètre carré. De fait, c'est la seule ville du monde, avec Paris, qui possède trois restaurants avec trois étoiles, la qualification maximale. Par conséquent, la gastronomie est un des principaux attraits touristiques de la ville. Comme représentants de la Nouvelle Cuisine Basque, cuisiniers prestigieux comme Juan María Arzak, Pedro Subijana, Martín Berasategui ou José Juan Castillo (les trois premiers avec les trois étoiles Michelín déjà commentées) ont ses restaurants à Saint-Sébastien. Sont aussi très populaires les bars à pintxos de la Vieille Ville.

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La Rochelle

Les tours du vieux-port de La Rochelle

La Rochelle est une commune française, capitale de l'Aunis et préfecture du département de la Charente-Maritime, dans la région Poitou-Charentes. Ses habitants sont appelés Rochelais.

Située en bordure de l’océan Atlantique, au cœur du pertuis d'Antioche, et protégée des tempêtes par la barrière des îles de Ré, d’Oléron, d’Aix et Madame, la ville est avant tout un complexe portuaire de premier ordre depuis le XIIe siècle.

Cité millénaire et dotée d’un riche patrimoine, La Rochelle est aujourd’hui devenue une ville administrative et tertiaire qui conserve son titre de Porte océane. Depuis le 19 mai 1988, elle est reliée à l’île de Ré par le plus long pont de France.

La Rochelle est située au centre-ouest de la côte Atlantique française, à 187 km au nord de Bordeaux, 147 km au sud de Nantes, à 125 km à l’ouest de Poitiers et à 472 km au sud-ouest de Paris. C’est un port accessible aux navires de haute mer.

Le relief de la Charente-Maritime est constitué de plaines et de bas plateaux, dont le sous-sol calcaire est composé de couches sédimentaires calco-marneuses, datant de l’ère Jurassique supérieur et ayant émergé des eaux au Crétacé inférieur. Elles se sont créées il y a 160 millions d’années, alors que la France était submergée, par l’accrétion de micro-organismes sur les fonds marins, à l’époque où les dinosaures peuplaient la planète.

Ces couches, qui se caractérisent par des alternances de lits de marnes et de calcaires oolithiques, sont aujourd’hui parfaitement visibles sur les falaises qui bordent le littoral. Elles mettent en évidence d’épaisses couches de roches blanches alternant avec des couches de sable et vase très friables, s’étant formées durant les périodes glaciaires, et avec des couches contenant divers coraux, s’étant formées durant les périodes tropicales. Certaines, comme la pointe du Chay, à environ cinq kilomètres de La Rochelle, contiennent de nombreux fossiles d’animaux marins et sont des zones d’études paléontologiques très réputées.

Le calcaire ainsi formé est largement utilisé comme matériau de construction dans les maisons traditionnelles de la région.

Le substratum rocheux du littoral charentais et du proche plateau continental est encadré par les contreforts du massif armoricain au nord, la bordure septentrionale du bassin aquitain au sud, et le Massif central à l’est. Il fait la transition entre le littoral rocheux du sud de la Bretagne et celui rectiligne et sableux d’Aquitaine.

L’ensemble de l’agglomération rochelaise est située sur un vaste plateau calcaire de faible altitude, ce qui fait qu’à l’exception de quelques îlots calcaires de moins d’une trentaine de mètres, la topographie est homogène. L’altitude moyenne est de quatre mètres, et le relief varie de 0 à 28 mètres, n’offrant pas d’obstacles naturels à la direction des vents. Le paysage est très ouvert.

Avec une hauteur d’eau de 3,80 mètres, le marnage moyen est relativement faible à La Rochelle. Il peut cependant atteindre 6,60 mètres avec un coefficient de marée de 120.

Les courants marins ont une vitesse de 2,2 km/h dans la baie de La Rochelle, et de 4 km/h dans le nord du Pertuis d'Antioche.

L’envasement est de l’ordre de 50 cm par an, principalement en raison des eaux très chargées en sédiments des pertuis charentais, ce qui nécessite de recourir à des dragages réguliers. Les analyses hydrographiques des eaux et des sédiments, effectuées dans le cadre du projet d’agrandissement du port de plaisance des Minimes, ont établi que les eaux de baignade étaient de bonne qualité et que les sédiments n’étaient pas pollués.

La baie de La Rochelle, qui est classée en zone conchylicole et appartient au Réseau Natura 2000, est un site remarquable par la qualité de son milieu marin et sa forte productivité biologique. De grands mammifères marins y sont présents, comme par exemple le grand dauphin, le marsouin, le globicéphale noir, le dauphin de Risso, le dauphin commun, le phoque gris, diverses tortues marines dont la caouanne, la tortue luth, la tortue verte, la tortue de Kemp, ainsi que des poissons d’estuaires protégés (Alose et Lamproie). C’est également une zone de reproduction pour la seiche et la méduse Rhizostoma pulmo. La faune benthique, constituée principalement de vers marins et de coquillages, est quant à elle relativement pauvre.

Le déballastage des navires au môle d’escale du port autonome de La Rochelle étant un risque d’introduction d’espèces indésirables, notamment en raison des importantes quantités d’eau rejetées qui sont ensuite entraînées par les courants vers la baie de l'Aiguillon, des échantillonnages sont systématiquement réalisés dans les ballasts.

Le climat de la Charente-Maritime est essentiellement de type tempéré, mais en raison de l’influence du Gulf Stream, de l’anticyclone des Açores, et de l’effet modérateur de la mer, le département bénéficie d’un climat océanique, plus doux et plus chaud, appelé climat tempéré océanique.

Ce mésoclimat permet à la ville de La Rochelle, pourtant située à un degré de latitude plus au nord que Montréal, au Québec, ou que les îles Kouriles en Russie, de bénéficier d’un taux d’ensoleillement moyen exceptionnel, proche de celui de Perpignan, sur la mer Méditerranée. L’ensoleillement de la Charente-Maritime est le meilleur du littoral atlantique (2250 heures de soleil par an) et le Poitou-Charentes est une des régions les plus ensoleillées de France . Les hivers y sont doux (quatre jours de neige par an), et la pluviométrie, modérée (755 mm de pluie par an), est surtout concentrée sur les mois d’automne et d’hiver. À la belle saison, les températures sont adoucies par la brise de mer, due à l’inertie thermique de l’océan, et qui se traduit par un vent parfois soutenu qui souffle en provenance de la mer l’après-midi.

Ces spécificités climatiques — été sec et ensoleillé, hiver doux et humide — ont conduit à l’implantation d’une végétation de type méditerranéenne cohabitant avec une végétation plus continentale ou océanique. Elles sont aussi propices aux vacances et au tourisme, et plus particulièrement aux activités nautiques, d’autant que le pertuis d'Antioche constitue un plan d’eau protégé et de réputation internationale.

Les risques liés à ce type de climat sont relativement faibles, le plus important étant les tempêtes océaniques. Ainsi, le département de la Charente-Maritime est celui qui a été le plus durement touché par la tempête Martin en décembre 1999, la mer déchaînée ayant provoqué des dégâts considérables sur le littoral charentais.

Le hameau le plus ancien connu s’appelait Cougnes. Ce quartier se trouve aujourd’hui dans l’angle nord-est de l’actuelle vieille ville. Ce village a d’ailleurs donné son nom à l’église « Notre Dame de Cougnes », ainsi qu’au faubourg de Cognehors (littéralement Cougnes hors les murs).

Par la suite, s’est établi un village de pêcheurs, sur un promontoire rocheux au milieu des marais, et dont Guillaume d’Aquitaine fait référence sous le nom Rupella dans une charte octroyée à la ville en 961. Rupella est tiré du latin, rupes désigne un rocher, généralement surmonté d’un point de défense.

Le nom latin est ensuite remplacé par le terme franc Rocca, et au XIe siècle, des écrits font référence au nom Rocella (1023), Roscella et Rochella, puis Reditum Rochellae en 1152. Lorsqu’en 1199 Aliénor d’Aquitaine octroie une charte de commune à la ville, il y est fait mention du nom La Rochelle.

Les étrangers, et plus particulièrement les Anglais, qui ont longtemps occupé la ville, l’avaient surnommée la « Ville blanche », en référence au fait que vue de la mer, la ville était d’une blancheur éclatante. Le château Vauclair tirait d’ailleurs son nom du latin valde clarum, qui signifie grandement clair, lumineux ou blanc.

Blasonnement des armes traditionnelles de la ville de La Rochelle, dont l’origine remonte officiellement à 1355, tel que rapporté par Malte-Brun, dans La France illustrée (1884) sous la devise Servabor rectore Deo (Je serai sauvé sous la garde de Dieu).

Le chef d’azur à trois fleurs de lys d’or était étroitement lié à la monarchie française, et était une augmentation accordée aux armes des villes qui avaient le droit de se faire représenter par leur maire au sacre du roi de France. La couleur azur symbolise la fidélité, la persévérance et la loyauté, tandis que la fleur de lys symbolise la pureté d’essence divine. Le gueules (la couleur rouge) symbolise le patriotisme, le courage et l’amour. La couleur sinople de la mer symbolise la liberté, et l’espérance. La couleur or du vaisseau symbolise la noblesse, l’intelligence, la vertu ainsi que la connaissance divine, tandis que l’habillage d’argent symbolise la sagesse et la richesse.

La ville a aujourd’hui également pour devise « La Rochelle, belle et rebelle ».

Grâce à la charte de commune confirmée par Aliénor d’Aquitaine en 1199, La Rochelle est la première ville de l’Histoire de France à procéder à l’élection d’un maire, en la personne de Guillaume de Montmirail.

Ce privilège lui est retiré par Louis XIII le 28 octobre 1628, suite à la capitulation de la ville au Grand Siège, mené par le cardinal de Richelieu.

Ce n’est que le 5 février 1718 que Louis XV rend de nouveau élective la mairie de La Rochelle, et la compose d’un maire, de quatre échevins, de dix conseillers et d’un procureur syndic.

Le maire actuel de La Rochelle est le député socialiste Maxime Bono, fonction qu’il occupe depuis le décès de son prédécesseur, Michel Crépeau, lors d’une séance parlementaire le 30 mars 1999 à Paris. Maxime Bono a été élu maire le 17 mars 2001 et réélu le 9 mars 2008 avec près de 59% des voix.

La Rochelle est le chef-lieu de neuf cantons, dont six se trouvent exclusivement sur le territoire de la commune de La Rochelle (les cantons 1, 2, 3, 4, 6 et 7), et trois sont partagés avec les communes environnantes (les cantons 5, 8 et 9).

L'intercommunalité à La Rochelle est aujourd'hui gérée par la Communauté d'agglomération de La Rochelle, ou CDA, qui remplace la Communauté de Ville depuis 1999.

La première structure intercommunale ayant fonctionné à La Rochelle était le SIVOM de La Rochelle (syndicat intercommunal à vocation multiple), qui avait été créé en 1964. Il regroupait alors 9 communes : La Rochelle, Aytré, Périgny, Saint-Rogatien, Puilboreau, Lagord, Châtelaillon-Plage, Angoulins-sur-Mer et L'Houmeau. Ses responsabilités regroupaient les transports, la gestion des déchets, le traitement des eaux usées et la production d'eau potable.

Le SIVOM est devenu Communauté de Ville le 31 Décembre 1992. Les 9 communes d'origine ont été rejointes en Décembre 1993 par Nieul-sur-Mer, Saint-Xandre, La Jarne, Dompierre-sur-Mer, Salles-sur-Mer et Saint-Vivien, puis en Décembre 1997 par Esnandes, Marsilly et Sainte-Soulle, portant le nombre de communes participant à la Communauté de Ville à 18.

D'après un rapport de la Cour des comptes, la situation financière de La Rochelle laisse apparaître sur la période 1996-2002 un endettement mesuré et légèrement décroissant, des charges de personnel relativement stables rapportées aux dépenses générales de fonctionnement, et une capacité d'autofinancement supérieure à la moyenne des communes comparables.

La Rochelle est composée de quartiers, dont la plupart sont représentés par un « comité de quartier », ce qui en fait un tissu micro-local très vivant.

Un comité de quartier est une association d’habitants qui joue un rôle vis-à-vis des institutions publiques, et qui permet un échange d’informations entre les habitants et les services municipaux. Par ce biais, les habitants peuvent participer à l’orientation des projets d’évolution de leur quartier selon leurs aspirations.

Le premier comité de quartier a été créé à Tasdon en 1903, juste après que la loi de 1901 sur la liberté d'association a été promulguée. Puis La Pallice, Bongraine, le centre-ville, Mireuil, le Petit-Marseille, Villeneuve-les-Salines ont suivi.

La ville de La Rochelle considère les comités de quartier comme des interlocuteurs privilégiés, et leur fournit des moyens logistiques (salle de réunion, etc.), mais ne leur verse aucune subvention. Ces derniers sont apolitiques et indépendants.

Le 27 février 2002, une loi relative à la démocratie de proximité, et censée renforcer la démocratie participative en complétant la démocratie représentative, a été votée et a posé un problème d’adaptation à la municipalité.

En effet, cette nouvelle loi impose aux municipalités de créer des instances locales consultatives, les « conseils de quartier ». L’inconvénient étant que la stricte application de la loi aurait entraîné une perte d’indépendance et d’influence par rapport à ce dont disposent déjà les comités de quartier. Après concertation, une « Charte pour le renforcement de la démocratie participative », réaffirmant l’importance déterminante des comités de quartiers, a été signée le 26 septembre 2002 entre les parties.

L’urbanisme de La Rochelle est particulier dans le sens où il a toujours été décidé de conjuguer avec sa riche histoire sans pour autant renoncer à développer la ville. L’un des points les plus remarquables de son urbanisme réside dans ses arcades, âgées de plus 400 ans, et qui l’ont rendue célèbre.

Depuis le 1er juin 2004, dans le cadre du Plan de développement urbain signé par la ville, le plan de circulation provisoire de la ville a été entièrement revu afin de permettre de désengorger le centre-ville en dissuadant les automobilistes de s’y rendre, et les zones 30 et zones piétonnes se sont multipliées un peu partout dans l’agglomération.

L’agglomération rochelaise, réputée pour sa « qualité de vie », s’est depuis longtemps engagée dans une politique de protection de l’environnement et de développement raisonné, notamment en signant et en respectant une charte environnementale. La baie de La Rochelle est classée en zone conchylicole et appartient au Réseau Natura 2000.

La Rochelle a été une ville pionnière en matière d’écologie urbaine. Elle est ainsi l’initiatrice du premier secteur piétonnier de France en 1970, la première ville à signer un document de « périmètre sauvegardé » pour protéger l’architecture de son centre-ville en 1971, des premiers vélos en libre-service en 1974, des premières voitures électriques en libre-service en 1986, de la première Journée sans voiture le 9 septembre 1997, et des transports en commun qui intègrent les modes de déplacement alternatifs (vélo, bateaux, voitures électriques, etc.).

Avec la mise en service d'Elcidis, c’est la première ville française à disposer d’une plate-forme de livraison de marchandises en centre-ville en véhicules utilitaires électriques.

Depuis 1985, le port de plaisance des Minimes est récompensé de ses actions en faveur de l’environnement par l’attribution du Pavillon Bleu d'Europe.

Les bus de l’agglomération roulent au diester, les campings sont équipés de chauffe-eau solaires, et la qualité de l’air est analysée et surveillée en plusieurs points de la ville depuis une trentaine d’années, ce qui a notamment permis de constater une diminution de moitié des niveaux de dioxyde d'azote et de dioxyde de soufre lors de la Journée sans voiture.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le jumelage de communes est apparu comme étant un moyen de tisser des liens et d’établir des relations socioculturelles étroites avec ses voisins après le conflit qui venait de déchirer le monde et l’Europe. Les jumelages concernent aujourd’hui plus de 15 000 collectivités locales européennes, dont 3 800 réparties sur tout la France, et aux traditionnels échanges culturels et d’amitié ajoutent des aspects d’échanges de savoir-faire, de partenariat économique, et de solidarité.

Selon les estimations de l’Insee, la population de la ville de La Rochelle est de 80 055 habitants et 40 922 ménages recensés au 1er juillet 2004 pour une superficie de 2 843 hectares, soit une densité de 2 744 habitants par km², ce qui en fait l’une des 50 villes les plus peuplées de France. En 1999, l’unité urbaine de l’agglomération représentait 116 157 habitants, et son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d’influence forte de la ville, représentait 171 214 habitants. La Rochelle est par ailleurs au cœur de l'espace urbain La Rochelle-Niort-Val de Charente qui représentait en 1999 496 704 habitants.

La population connaît depuis de nombreuses années un accroissement de son solde migratoire (3 567 habitants supplémentaires entre 1990 et 1999) et de son accroissement naturel (1 923 habitants supplémentaires sur la même période), ce qui porte son taux de variation à 5 617 habitants entre 1990 et 1999, soit un taux annuel moyen de variation de la population de +0,8 %.

Composée à 46 % d’hommes et à 54 % de femmes, dont 42 % de célibataires et 39 % de gens mariés, le reste étant réparti entre les gens divorcés (11 %) et les veufs (8 %), la population de La Rochelle connaît également un accroissement du nombre des ménages (+8,4 % entre 1999 et 2004).

La ville accueille 8 528 étudiants.

D’après une étude de l’Insee, la population immigrée représentait 3 315 personnes en 1999 (soit 4 3 % de la population totale de l’époque, c’est-à-dire 76 584 personnes). La proportion d’étrangers par rapport à la population totale était de 3 %.

Sur ces 3 315 personnes, 1 264 (38 %) proviennent de l’Union européenne (principalement du Portugal, et dans une moindre mesure de l’Espagne), 935 (28 %) proviennent du Maghreb (principalement du Maroc et dans une moindre mesure de l’Algérie), 579 (18 %) proviennent d’Asie (majoritairement de Turquie et dans une moindre mesure du Viêt Nam), et le reste provient essentiellement d’Afrique.

La population immigrée se répartie principalement en proche banlieue, dans les quartiers de Villeneuve-les-Salines, Mireuil, et Laleu-La Pallice, ainsi que dans une moindre mesure au centre-ville et dans le quartier des Minimes. Les autres quartiers sont moins prisés, notamment en raison du coût élevé du foncier.

La Rochelle est le siège de la Chambre de commerce et d’industrie. Elle gère le port de plaisance des Minimes, le port de pêche de Chef de Baie et l’aéroport de La Rochelle-île de Ré.

La création d’une unité de production de biocarburants est prévu pour 2008, et les axes de développement privilégient désormais l’international. Dans un autre registre, la ville étudie quelles solutions apporter au prix du foncier, qui est un véritable problème pour les travailleurs désirant aujourd’hui se loger.

Le bassin d'emploi de La Rochelle, qui représentait plus de 66 000 emplois en 1999 affiche depuis les années 1990 un dynamisme élevé (+13 % entre 1990 et 1999), avec une croissance de l’emploi comparable à celle de la population active, et supérieure à celles des communes du même ordre. La croissance de l’emploi n’est cependant pas suffisante pour résorber un chômage structurel important dont l’origine remonte aux crises des chantiers navals et du secteur automobile des années 1980.

Le transport routier est le mode de transport dominant. Les principales marchandises échangées sont les matériaux de construction, les produits agricoles, les denrées alimentaires et le pétrole.

L’aéroport de La Rochelle a transporté 180 980 passagers en 2006, soit une progression de 41,8 % du trafic par rapport à 2005, et de 18,5 % par an sur les cinq dernières années. C’est l’aéroport le plus important de la région, devant celui de Poitiers. Le trafic devrait doubler d’ici 2015.

L’aéroport, en accueillant les compagnies Ryanair, Airlinair, Flybe et easyJet, est le seul aéroport français avec celui de Marseille à réunir les deux plus importantes compagnies aériennes à bas prix. Il propose des lignes quotidiennes à destination de Birmingham, Bristol, Dublin, Londres, Lyon et Southampton, ainsi que des liaisons hebdomadaires ou ponctuelles vers Ajaccio Marrakech et Palma.

Il est possible que l’aéroport de La Rochelle soit transféré à Rochefort d’ici une dizaine d’année, et que l’ancien site soit transformé en un nouveau quartier résidentiel.

En raison de l’augmentation de trafic du port de la Pallice, un raccordement ferroviaire est mis en place entre ce dernier et la gare de La Rochelle en 1891, permettant ainsi l’acheminement de marchandises et de voyageurs, notamment en correspondance avec les liaisons maritimes vers l’Angleterre et l’Amérique du Sud. Des lignes directes spéciales, reliant Paris à La Rochelle et au port de La Pallice, sont mises en place lors des escales de paquebots, et seront exploitées jusqu’en 1962. Un important réseau ferroviaire se développe alors et permet la desserte de l’ensemble des infrastructures portuaires, et ce jusqu’au môle d’escale érigé en pleine mer.

Le trafic de la ligne Poitiers-La Rochelle reste essentiellement voyageurs, surtout depuis son électrification en courant 25 kV en 1993, ayant débouché sur l’inauguration d’une ligne TGV et la mise en place de 5 allers-retours TGV quotidiens entre Paris Montparnasse et La Rochelle, mettant Paris à 2h51 de La Rochelle.

La gare de La Rochelle offre aujourd’hui des liaisons TGV quotidiennes vers Paris, Poitiers et Tours, et des liaisons Corail vers Bordeaux, Nantes, et Limoges par Saintes et Angoulême.

Le port autonome de La Rochelle, seul port en eau profonde de la façade Atlantique, et capable d’accueillir des navires de types Post-Panamax, a été désigné, avec Nantes, comme maillon essentiel de l’Autoroute de la mer atlantique, projet de liaison maritime à haute fréquence entre la France et l’Espagne, et destiné à remplacer la circulation de 100 000 à 150 000 poids lourds par an d’ici 2007, dans un double objectif de développement durable et de viabilité économique.

La voirie de La Rochelle est composée de plus de 1250 rues. En 2001, le réseau urbain de la ville représentait 193 km de routes et 89 000 véhicules y étaient recensés. Le trafic automobile augmentant d’année en année, et la ville ne pouvant être contournée n’importe où en raison de la mer, le plan de déplacements urbains prévoit une large place à la sécurité routière.

La vitesse maximale autorisée sur la ceinture périphérique a été abaissée à 90 km/h et des radars automatiques ont été placés sur la rocade. Dans l’agglomération, les zones 30 ont été étendues, les boulevards ont été sécurisés, et de nombreux rond-points ont été construits pour fluidifier le trafic.

Sur le plan économique, 75 % des envois de plus de trois tonnes de la région Poitou-Charentes partent de l'agglomération rochelaise. Une voie spéciale desservant le port de La Pallice a été mise en place pour les poids-lourds, de manière à optimiser les trafics internationaux.

En parallèle, la ville a mis en place Elcidis, une plate-forme de livraison de marchandises en centre-ville par des véhicules électriques, ce qui est une première en France. Toutefois, selon la Chambre régionale des comptes, le cumul de plusieurs innovations (plateforme de livraison et recours à des véhicules électriques) a compliqué la mise en ¢ du projet " Elcidis " et surtout son évaluation.

En 2005, les transports collectifs urbains de La Rochelle ont transporté 11 128 000 voyageurs.

L'action en matière de transports publics de l'agglomération rochelaise repose d'une part sur la RTCR, qui gère l'offre de transport public dite "réseau Autoplus" (près de 11 millions de voyages par an) et d'autre part sur la Communauté d'agglomération de La Rochelle elle-même au travers d'expérimentations et d'actions pérennes prévues par le plan de déplacement urbain. Il convient en outre de prendre en compte les services interurbains et scolaires gérés directement par le service transports de la CDA (par le recours à des sociétés privées), qui représentent environ 700.000 km/an et 780.000 voyages.

Selon la Chambre régionale des comptes, la politique de transports publics formalisée au sein du Plan de déplacements urbains (PDU) adopté en 2000 est volontariste. Cependant, l'imprécision du document, tant en terme d'objectifs assignés (chiffrages partiels ou absents, absence d'échéancier) que de moyens alloués (financiers notamment), en diminue d'autant la portée comme outil de politique publique. Dans le même temps, la juridiction estime que la collectivité n'a pas toujours employé tous les moyens qui étaient à sa disposition pour agir : absence d'orientations stratégiques formulées à la RTCR, politique tarifaire inemployée, retards dans la réalisation de certains sites propres dédiés aux autobus.

En conclusion, la Chambre des comptes a relevé que si les efforts déployés par l'agglomération en matière d'expérimentations sont réels, leur succès est limité ; le choix de cumuler les innovations (véhicules électriques, en libre service et véhicules de transport de messagerie) rend d'autant plus délicate l'analyse des causes des difficultés rencontrées, et donc de la pertinence des projets eux-mêmes par rapport aux objectifs du PDU.

La Rochelle s’est engagée pour le vélo dès 1976, en inaugurant, pour la première fois en France, un service gratuit de mise à disposition du public de vélos en libre-service : les fameux vélos jaunes, qui sont aujourd’hui au nombre de 400.

Aujourd’hui, l’agglomération rochelaise dispose de plus de 160 km d’aménagements cyclables (86 km d’aménagements cyclables intra-muros, et plus de 80 km pour les autres communes de l’agglomération), dont des itinéraires sécurisés et fléchés (par exemple l’itinéraire de 38 km entre La Rochelle et Rochefort), et 1448 arceaux (soit 2896 places) sont installés dans le centre-ville.

Les transports en commun intègrent également cette dimension et sont adaptés au vélo. Il est ainsi possible de prendre le passeur électrique ou le bus pour l’île de Ré avec son vélo.

L’agglomération a également mis en place un service de libre-service vélos, disponibles gratuitement à toute heure de la journée, tous les jours de l’année. Les 60 vélos affectés à ce service sont disponibles dans l’un des six points relais répartis sur l’agglomération.

Ville fortifiée, La Rochelle comporte de nombreux monuments de défense, dont les plus connus sont les tours médiévales du Vieux-Port, qui en gardent l’entrée et l’ont rendue mondialement célèbre.

La Rochelle a demandé le classement du Vieux-Port et des tours au Patrimoine mondial de l'Unesco. Ces dernières, gérées par le Centre des Monuments Nationaux ont accueilli près de 100 000 visiteurs en 2007.

La ville comprend de nombreux ouvrages d'eau dont le canal de Marans à la Rochelle également appelé canal de Rompsay.

Le parc Charruyer, classé monument historique en 1931, est établi sur les anciennes fortifications de la ville datant de 1685. Ses 40 hectares proviennent d’une donation effectuée en 1887.

Long de 2 kilomètres et large de 200 mètres, il est parcouru par deux ruisseaux, le Fétilly et le Lafond, qui se jettent dans l’océan. C’est un parc à l’anglaise, aux allées sinueuses et ombragées par de grands arbres.

Le parc Franck Delmas, situé au sommet de l'allée du Mail, anciennement parc d'une propriété privée, la Villa Fort-Louis, qui siège toujours au centre du parc, est un jardin public de sept hectares au riche patrimoine botanique mais également un lieu d'expérimentation de la résistance des végétaux aux contraintes climatiques.

Réputée pour les piscines d'eau de mer de ses centres de thalassothérapie dès le XVIIIe siècle, la ville devient une station balnéaire en 1900, avec l'ouverture de la plage de la Concurrence.

L'important succès rencontré oblige la ville à déclarer d’utilité publique la construction d'une nouvelle gare ferroviaire. La plage de la Concurrence est suivie par celle des Minimes en 1978, puis par celle de Chef de Baie et celle d'Aytré.

À la pointe des Minimes se trouve le Phare du Bout du Monde, réplique du célèbre phare du bout du monde érigé sur l’île des États au large du cap Horn en 1884, et qui inspira Jules Verne pour son roman Le Phare du bout du monde, édité en 1905, peu après sa mort. Il a été érigé par André Bonner, aventurier rochelais qui a également reconstruit l’original, et a été inauguré le 1er janvier 2000.

C’est un phare en bois de forme hexadécagonale et projetant la lumière produite par sept lampes fonctionnant à l’huile de colza. Le faisceau a une portée de 26 km sur un angle de 93°.

L'aquarium de La Rochelle, initialement implanté dans le quartier de la « ville en bois », puis transféré sur le Port des Minimes après l’incendie de 1986, il est depuis 2001 situé au cœur de la ville, dans le quartier du gabut.

Il fait partie des plus grands aquariums européens. Quelque 10 000 animaux des quatre coins de la planète se partageant les 3 000 m³ d’eau de mer répartis sur 65 bassins où sont recréés les milieux naturels d’espèces de tous les océans et des mers du monde.

Il est à noter que le cinéma Dragon dispose aussi d’une salle classée Art et Essais, sur six salles, mais propose des films plus orientés grand public. Il est partenaire, comme la Coursive, du festival international du film de La Rochelle.

Rupella Basket 17 est un club français de basket-ball évoluant en NM2. Créé en 1932 sous le nom « Rupella », le club a été renommé « La Rochelle Basket 17 » en 1996 et « Rupella Basket 17 » en 2000.

La Rochelle a accueilli le Championnat du monde universitaire d’équitation, organisé par la Société hippique d’Aunis, qui comportait des épreuves de dressage (individuel et par équipes), et de CSO (individuel et par équipes). La particularité de la compétition réside dans le fait que les chevaux sont fournis par l’organisateur, et tirés au sort à chaque tour.

La 7e édition de ce championnat s’est tenue du 8 juin 2006 au 11 juin 2006 et a vu la participation de 17 pays. Lors de la cérémonie de clôture, la Garde républicaine a présenté sa fameuse reprise des douze.

Laleu La Rochelle FC est un club français de football créé en 1904 évoluant aujourd'hui en DH après avoir connu la Division 2 en 1974.

La Rochelle accueille chaque année le Trophée de France de fléchettes électroniques, organisé par l'association France Darts. Outre la compétition nationale par équipe, en doublette ou individuelle, le championnat propose également des compétitions internationales.

En 2008, le championnat s’est tenu au Parc des Expositions de la Rochelle du 8 juin 2008 au 15 juin 2008 et a accueilli près de 10.000 joueurs, qui ont joué plus de 26.000 matches sur 195 cibles.

Créé en 1989 à l’initiative d’un groupe de golfeurs rochelais et avec l’aide des communes de La Rochelle, Marsilly où est situé le golf et Nieul-sur-Mer, le golf de La Prée La Rochelle est un terrain de golf au parcours sauvage de 5 931 mètres, situé face à l’île de Ré et à la réserve naturelle de la baie de l'Aiguillon. Composé de 18 trous, dont 5 en bord de mer, il combine les caractéristiques d’un links écossais à celles d’un golf de plaine. Il est affilié à la Fédération française de golf et accueille de nombreuses compétitions.

Succès non démenti depuis sa première édition, le marathon de La Rochelle n’a cessé d’attirer davantage de monde chaque année. En 2006, plus de 8 000 coureurs de tous les pays ont participé à sa 16e édition. C’est le deuxième marathon de France, après le marathon de Paris.

Candidate aux côtés de Paris pour les épreuves de voile des jeux Olympiques d'été de 2008 et des jeux Olympiques d'été de 2012, la ville a participé à la campagne Paris 2012, mais les deux candidatures ont échoué.

Le Rallye d'Automne est une compétition automobile dont la première édition date de 1953, et qui se déroule chaque année à La Rochelle, pendant la période automnale.

C’est un rallye sur asphalte, qui a la réputation d’être très rapide, long et éprouvant. Il fait partie de la Coupe de France des Rallyes.

L’Atlantique stade rochelais est un club de rugby à XV français participant à la Pro D2. Il a vu passer des joueurs tels que Arnaud Elissalde, Dominique Bontemps, Henri Magois, Jean-Baptiste Elissalde, Laurent Bidart, Gérald Merceron et René Le Bourhis, et est doté d’un beau palmarès : quart de finaliste du Championnat de France en 1961, 1962 et 1969, vainqueur du Challenge de l'Espérance en 1994, vainqueur du Challenge Yves du Manoir en 2002 et en 2003 (Coupe de la Ligue).

Bien que ne l’ayant plus accueilli depuis 1983, La Rochelle a été une étape de nombreuses éditions du Tour de France.

La ville comptait plus de 10 200 étudiants (dont plus de 6 000 à l'Université) en 2005-2006.

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Jacques Hébert (1920)

Jacques Hébert, résistant et homme politique français, né le 8 août 1920, à Falaise (Calvados).

Fils d'industriel, Jacques Hébert commence des études de médecine en 1940, mais rejoint les Forces françaises libres à Londres après l'Appel du 18 Juin.

Avec la Compagnie de chars de la France libre, il participe alors à plusieurs opérations en Afrique (Dakar, Cameroun, Gabon, Syrie, Libye, El Alamein, Tunisie), puis intègre la 2e division blindée. Lieutenant, il débarque sur les plages normandes le 2 août 1944 et participe alors à la bataille de Normandie comme officier de transmissions, aux libérations de Paris et de Strasbourg, puis combat en Allemagne jusqu'à Berchtesgaden, où il est blessé.

Quittant l'armée en juin 1946, il reprend ses études de médecine. Il devient médecin-chef du Centre interprofessionnel de Médecine du Travail de Cherbourg, où il entame une carrière politique sous l'étiquette gaulliste, succèdant à René Schmitt comme maire et député.

Face à Louis Darinot, il perd ses mandats de député (1973) et de maire (1977). En mal d'héritier politique, la droite locale peine depuis à trouver une figure emblématique pour s'imposer face aux socialistes aux élections municipales.

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Tourisme dans le Nord-Pas-de-Calais

Chars à voile sur la côte d'Opale

Longtemps, la région a semblé aux antipodes de ce qu’un visiteur parisien, hexagonal ou étranger pouvait attendre de ses vacances. Doublement marquée par la tradition industrielle et sa conséquence, la crise économique des années 70, tout ici semble tourner le dos à la pratique du tourisme.

Seules les plages du Nord (Bray-Dunes) et du Pas-de-Calais (Berck, le Touquet), célèbres pour leurs dunes et leurs vastes étendues, paradis du char à voile, semblent ici avoir de longue date pu séduire les visiteurs (sanatorium de Berck, station balnéaire (« Paris-Plage ») au Touquet).

Le début des années 90 a marqué un tournant. Encouragés par la venue en 1993 du TGV Nord-Europe puis des trains transmanches Eurostars, élus et responsables économiques ont développé la fréquentation de week-end et de proximité. Il s’est agi de tirer parti d’un patrimoine culturel et historique (beffrois, fortifications de Vauban, palais Rihour et Vieille Bourse à Lille) insuffisamment exploité ainsi que de la proximité de centres urbains (Paris, Bruxelles, Londres). Les musées d’art ont également accompagné la reconversion de la région : rénovation du musée des Beaux-Arts de Valenciennes, ouverture d’une antenne du musée du Louvre Lens, musée dans une ancienne piscine couverte à Roubaix, paris culturels inattendus et audacieux dans une ancienne région minière et métallurgique. Cette tradition industrielle elle-même a fait l’objet d’une valorisation touristique.

Le choix de Lille capitale européenne de la culture en 2004 viendra consacrer cette revalorisation.

La Côte d'Opale (Berck, Boulogne-sur-Mer, Le Touquet, Audresselles, Wissant…) est l'un des lieux touristiques les plus remarquables du parc régional avec le site des deux caps Gris-nez et Blanc-Nez, la citadelle de Boulogne-sur-Mer dont les remparts, intacts, remontent aux Romains et le centre Nausicaa où l'on peut observer de nombreuses espèces marines. Les plages de la côte d'Opale font partie des plus grandes et belles plages d'Europe.

Sur les plages entre Berck et Équihen-Plage, de Bray-Dunes à Malo les Bains on pratique des sports de voile comme le char à voile, la planche à voile,le cerf-volant, le speed sail ou encore le kitesurf. Le Touquet et Ambleteuse sont des stations très côtées qui disposent notamment d'un magnifique club de tennis tandis que les Britanniques vont jouer au golf à Wimereux.

De nombreux touristes descendent chaque été la Canche en canoë-kayak passant par Hesdin, Beaurainville ou encore Montreuil-sur-Mer ainsi que de nombreux villages du bord de Canche.

La pêche de loisirs est très développée dans ce secteur de bocages. On y pêche même la truite sauvage. Des truites de Mer migratrices remontent également la Slack, la Canche et l'Authie ainsi que quelques saumons qui sont pris certaines années. De nombreux efforts sont faits pour que ce grand migrateur revienne dans ces rivières ainsi que dans la Liane. Il est à noter que le plus grand saumon de France fut pêché à Brimeux sur la Canche à fin du siècle dernier.

L'Avesnois a développé depuis plusieurs années un tourisme de proximité encouragée par d’importants flux de transits (Belges, Néerlandais, Britanniques) : nombreux gîtes, randonnées, base de loisir du Val Joly dans le canton de Fourmies-Trélon. Les paysages de l'Avesnois sont verdoyants, inattendus d'une région d'industrie ancienne : prairies bocagères, forêts de feuillus, vergers, rivières sinueuses, moulins et villages pittoresques où les kiosques de spectacle et les oratoires en pierre bleue sont encore nombreux.

Les villes du Nord et du Pas-de-Calais sont riches en patrimoine, même si beaucoup ont subi les destructions de la Révolution et des guerres, notamment des deux guerres mondiales, en raison de leur position frontalière.

Plusieurs villes du Nord et du Pas-de-Calais sont classées ville d'art et d'histoire. Il s'agit d'Arras, Boulogne-sur-Mer, Cambrai, Lille, Roubaix et Saint-Omer.

Dix-sept beffrois des deux départements sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Saint-Omer a conservé aussi une cathédrale ornée notamment de statues et de peintures allant du moyen-âge au XIXe siècle, et où sont venus Saint Louis, Louis XIV et probablement Charles Quint. Autour de Saint-Omer se trouvent les marais audomarois d'où l'on peut rejoindre la mer en bateau en traversant les marais d'Ardres et de Guines.

Les fortifications de Montreuil-sur-Mer, les citadelles de Gravelines (« la Perle du Nord »), Lille (« La Reine des Citadelles ») et Le Quesnoy, œuvres de Vauban, témoignent du passé de frontière de la région. La ville d'Arras est candidate avec treize autres villes pour obtenir auprès de l’Unesco un classement au patrimoine mondial des fortifications de sa citadelle surnommée « la belle inutile », construite sur les plans de Vauban.

Le monument canadien de Vimy commémore la mémoire des Canadiens tombés à la bataille de la crête de Vimy.

La Coupole d'Helfaut, située dans le Pas-de-Calais près de la ville de Saint-Omer, est un ancien bunker souterrain construit par l'Allemagne nazie entre 1943 et 1944. À l'origine ce bunker devait servir de base de lancement aux fusées V2, mais il n'entra jamais en service. Aujourd'hui la Coupole a été transformée en musée consacré à l'occupation dans le Nord-Pas-de-Calais, aux armes secrètes allemandes et à la conquête de l'espace pendant la guerre froide.

Le Fort des dunes a été construit en 1874 par le général Séré de Rivières qui dirigeait les services du génie et était maître d'œuvre de la construction d'un système de fortifications. On choisit le goulet de Bray-Dunes formé du cordon dunaire et de polders primitifs, possédant un canal, deux routes et une voie ferrée venant de la frontière belge, pour édifier le fort. Le Fort des dunes devait devenir l'une des pièces maîtresses de la stratégie de défense du territoire et de l'agglomération dunkerquoise.

C'est dans les communes de l'intérieur du Pas-de-Calais qu'a été inventé le concept de tourisme industriel avec la préservation des chevalets de mines dans le bassin minier du Pas-de-Calais, puis l'ouverture du centre historique minier de Lewarde.

Les fêtes qui ponctuent l’année dans le Nord-Pas de Calais sont également des événements touristiques qui attirent beaucoup de visiteurs. Parmi les plus connues il faut citer le Carnaval de Dunkerque et les sorties des nombreux géants. Depuis novembre 2005, les géants traditionnels de France et de Belgique (notamment ceux de Douai et Cassel) et leurs fêtes sont inscrits au titre de chefs-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité auprès de l'UNESCO. Il faut aussi citer la braderie annuelle de Lille, le premier week-end de septembre, et les soldes et magasins d’entreprises à Roubaix.

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Télévision numérique terrestre française

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En France, la télévision numérique terrestre (TNT) exploite la norme DVB-T MPEG-2 pour la résolution d'image standard ou SD. Son lancement commercial est intervenu 31 mars 2005.

Le déploiement pour les chaînes à péage en DVB-T en résolution normale SD (Standard Definition) a débuté en mars 2006.

Le lancement de la TNT HD "gratuite" à la norme DVB-T et MPEG-4 TVHD a été réalisé le 30 octobre 2008.

Au total, une cinquantaine de chaînes dont 18 télévisions nationales "gratuites", 24 télévisions locales "gratuites" et 11 télévisions nationales payantes ont été autorisées à diffuser en TNT.

L'arrêt de la Télédiffusion analogique est prévu pour 2011. Afin de réduire l'utilisation d'une grande partie du spectre hertzien, cette évolution doit permettre d'allouer les fréquences libérées à d'autres modes de télécommunication (radiodiffusion numérique, télévision mobile, Internet sans fil, télécommunications professionnelles, téléphonie...). En France, le basculement vers le tout numérique sera effectué selon une transition directe mais avec une expérimentation sur quelques villes à compter de la fin de l'année 2008.

L'Union Européenne a fixé un arrêt total des émissions analogiques en Europe au 1er janvier 2012. Cette date marque ainsi l'abandon officiel de l'exploitation en modulation analogique à la norme "L" et au standard de couleurs Sécam.

Ces équipements à relier à une antenne TV, se présentent sous la forme d'un boîtier autonome (récepteur ou adaptateur TNT) externe à relier au téléviseur ou sous forme de cartouche ou clé, à introduire dans un port d'extension du téléviseur (ou de l'ordinateur multimédias).

La technologie numérique et la norme DVB-T peuvent permettre d'exploiter les avantages d'une diffusion isofréquence (un seul et même canal de diffusion sur une large zone à couvrir voire sur un plan national) ainsi que les répéteurs locaux à faible coût (relais de technologie gap filler).

Les réseaux TNT sont gérés par l'Agence des fréquences (ANFR) ainsi que par les opérateurs techniques tels que les deux principaux acteurs du secteur TéléDiffusion de France et Towercast.

En métropole, la TNT exploite principalement la bande de fréquences UHF (bandes IV et V). Les aériens (comme les classiques antennes râteau) doivent permettre de capter ces fréquences. Il est fréquent de rencontrer des mentions commerciales ou publicitaires faisant étant d'antennes spéciales TNT ou adaptées spécifiquement au numérique. Ces formules ne reposent sur aucun élément technique car, au contraire de l'analogique, la norme de diffusion DVB-T est plus performante que l'ancien système analogique (Sécam L) et est justement conçue pour être compatible avec les installations pré-existantes.

Le récepteur ou adaptateur (démodulateur numérique ou tuner) TNT adapté à la norme DVB-T doit également répondre à des spécificités concernant sa sensibilité et ses performances, notamment dans le traitement des signaux et la correction d'erreurs.

Concernant le récepteur (adaptateur) TNT, il est conseillé de ne pas l'installer à trop grande proximité d'un téléviseur de type cathodique, d'un appareil vidéo ou multimédias (magnétoscope, DVDscope, Numériscope...), d'un téléphone portable ou sans fil ou de toute source de chaleur. Il doit être installé dans un endroit frais, aéré et isolé, à l'abri de l'humidité et des rayons solaires.

Pour des motifs comparables, l'utilisation d'antennes intérieures (sauf à proximité d'un site d'émission) est déconseillée. Une antenne intérieure est toujours moins performante et plus sensible aux perturbations domestiques (sonnette, parasites provoqués par un téléphone portable, un four à micro ondes, un ordinateur...). À nouveau, pour ce type d'équipements, les mentions commerciales (spéciale TNT), notamment pour les antennes avec amplification électroniques ne garantissent absolument pas une captation satisfaisante des signaux DVB-T à l'intérieur d'un édifice.

Certains réseaux TV collectifs opérés et gérés techniquement par un câblo-opérateur, les signaux DVB-T ne sont pas redistribués en transparence; le service antenne délivré n'exploite strictement que la norme câble (DVB-C), ce qui rend les adaptateurs TNT du commerce, totalement incompatibles. L'opérateur propose (impose) la location ou mise à disposition contre caution d'un terminal DVB-C pour chaque téléviseur de l'habitation.

Une série de sigles commerciaux ont été exploités depuis 2005, période de lancement de la TNT. Les mentions ou logos et labels européens sur la TV HD, tels que HDTV (TVHD), HD Ready (prêt pour la Haute Définition), Full HD (Haute Définition Totale ou pleine résolution) et HDTV 1080p (TVHD 1080p ou TVHD à résolution 1080 lignes au mode progressif) se sont multipliés, aposés sur les téléviseurs, vidéoprojecteurs, DVDscopes et autres récepteurs ou adaptateur TNT. Entre 2004 et fin 2008, une grande confusion a été entretenue par la distribution et les marques d'électronique afin de ne pas freiner leurs ventes avant le lancement effectif de la TNT HD (gratuite). Ainsi, la plupart des téléviseurs ou écrans même haut de gamme TVHD "Full HD" commercialisés avant l'automne 2008, ne disposent pas des circuits de réception adaptés à la TNT HD.

Pour des motifs techniques et de coûts de diffusion (MPEG-2 en clair + MPEG-4 payant), la totalité des chaînes payantes ne proposent pas de "fenêtres" gratuites principalement destinées à leur promotion.

Ces chaines nécessitent un adaptateur spécifique acheté ou fourni avec l’abonnement à un bouquet de programmes (cet adaptateur permet la réception des chaînes gratuites).

Depuis octobre 2008, une partie des émissions est proposée en HD. La part de la Haute Définition devant s'accroître au fil des mois.

Note: sur les apareils équipés pour recevoir la haute définition, les chaines 51, 52, 54, 56 et 57 sont automatiquement implantés sur les canaux 1, 2, 4, 6 et 7.

À la fin du déploiement prévu pour 2011, 95 % des téléspectateurs devraient bénéficier de la TNT en France, d'abord dans les zones les plus peuplées. Les 5 % restants situés principalement en zone rurale, vallée — hors de portée des émetteurs en raison de la courbure terrestre) — ou en zones frontalières, comme la Lorraine, le Nord ou la Corse, devront utiliser une antenne satellite, ou un abonnement ADSL, ou un abonnement à un réseau câblé, pour recevoir les chaînes et services de la TNT. En théorie, le taux de couverture de la télévision numérique (TNT + SAT + ADSL + Câble) pourrait atteindre 100 %.

En cas d'absence d'émetteur local ou de difficulté de réception des signaux TNT, la télévision par satellite représente l'alternative la plus favorable. D'une part, le satellite est le seul moyen qui permet d'approcher au taux de couverture proche de 100 % et d'autre part, l'offre en clair de la TNT est disponible sans abonnement (gratuite) par satellite. Par ailleurs, les chaînes gratuites de la TNT sont disponibles sur les bouquets payants par satellite (Canalsat, ABsat, OrangeTV, BisTV...).

En mars 2006, le président de la République Jacques Chirac a souhaité que tous les français puissent bénéficier de la numérisation des signaux, en annonçant la création d'un bouquet par satellite diffusant sur 100 % du territoire l'ensemble des chaînes de la TNT, suite à l'impossibilité d'atteindre les 95 % envisagés via le réseau terrestre.

En mars 2007, le groupe Canal+ annonce qu'il proposera un accès libre par satellite aux 18 chaînes gratuites de la télévision numérique terrestre ainsi qu'à France Ô, permettant à 100 % des Français de les recevoir, en particulier dans les zones non couvertes en hertzien par la TNT. Les téléspectateurs qui le souhaitent peuvent acquérir (acheter) un récepteur satellite numérique associé à une carte à puce donnant accès à ce service, sans abonnement. En janvier 2007, Canal+ a annoncé sa décision de ne conserver qu'un diffuseur par satellite. Ainsi, l'opérateur Astra diffuse l'ensemble des offres françaises du groupe Canal+, après la fusion avec TPS (lequel exploitait Hot Bird d'Eutelsat). Le contrôle d'accès utilisé est le Mediaguard. En juin 2007, le bouquet TNT SAT est lancé dans plusieurs zones test. Ce n'est qu'en septembre 2007 que le service gratuit d'offre TNT par satellite de Canal+ sera officiellement lancé, avec les 24 programmes régionaux comprenant les documentaires et JT du service "Sat" de France 3. Le bouquet TNT SAT est commercialisé en France, à travers plusieurs formules commerciales (packs). Ces packs comprennent un récepteur (démodulateur satellite) et une carte à puce nécessaire pour accéder à la plupart des chaînes. Une restriction commerciale interdit à un expatrié français de souscrire à l'offre TNT SAT en dehors du territoire métropolitain. La société Canal+ interdit également aux revendeurs situés à l'étranger, de commercialiser le récepteur et la carte.

Bien avant l'arrivée de la chaîne dans la formule payante de la TNT en 2006, soit plus exactement depuis le lancement de la Télévision numérique terrestre gratuite, le 31 mars 2005, Canal+ a pu diffuser ses plages de programmes quotidiennes non cryptées (numérique en « clair »). Dès lors, la chaîne payante a pu rattraper son « taux de pénétration » national (foyers pouvant réellement visualiser ses programmes notamment en clair) selon une problématique de parc d'équipement d'antennes.

Problématique technique : depuis sa création en 1984, Canal+ s'est vu contrainte d'exploiter l'ancien réseau et sites d'émetteurs de TF1 (alors en noir et blanc 819 lignes jusqu'au 19 juillet 1983). Pour ce motif technique, la gamme des fréquences le plus souvent utilisée par la chaîne payante a été la VHF au lieu de l'UHF exploitée par toutes les autres chaînes nationales. Ainsi les millions de foyers depuis le milieu des années 1980 non abonnés à Canal+ n'ont pas jugé utile de s'équiper d'une antenne VHF pour uniquement recevoir ses programmes en clair. Il faut souligner que l'acquisition et l'installation d'un tel équipement VHF représente un coût pouvant aller de 45 à 350 euros par foyer (antenne + coupleur + installation). Le déficit national du taux de pénétration de la chaîne payante a toutefois été considérablement modifié avec l'arrivée de la TNT.

À partir de 2005, en étant diffusée par le nouveau réseau d'émetteurs TNT lesquels exploitent quasi exclusivement la gamme UHF, la question de l'antenne spécifique VHF (souvent baptisée « antenne Canal+ ») a été progressivement résolu. Dès lors, pour chaque nouveau foyer équipé en réception TNT, la chaîne rattrape son retard en termes de taux de pénétration. Ainsi, mécaniquement, alors que l'audience des chaînes nationales analogiques en clair a tendance à décroître, celle de Canal+ connaît une croissance régulière, conforme à la progression du taux d'équipement TNT.

Les images et les sons sont compressés puis transportés par le satellite Atlantic Bird 3 en direction des 115 centres de télédiffusion, ou émetteurs terrestres, équipés de paraboles et de structures de traitement (encapsuleur) professionnelles dont certaines sont incompatibles avec la réception grand public. Pour les diffuseurs, les canaux et les émetteurs étant partagés, les coûts de diffusion en TNT sont réduits par rapport à la diffusion analogique.

Toutefois, certains multiplex nécessitent un traitement spécial du signal reçu par le satellite sur le site d’émission, afin d'insérer les décrochages régionaux de France 3 ou des chaînes locales. La prise en compte de ces décrochages locaux nécessite de leur allouer pratiquement en permanence (sur le multiplex commun émis sur le satellite) une bande passante fixe suffisante pour tous les décrochages qui vont venir s'y insérer localement (et légèrement supérieure à celle dédiée aux autres chaines), sans pouvoir tenir compte de contraintes de qualité demandée par les chaines (clientes des opérateurs de multiplex) uniquement pour certains types de programmes (notamment pour le cinéma et le sport) : cela permet moins de souplesse dans la gestion dynamique de la bande passante totale occupée au même moment par toutes les chaines du même multiplex.

Des solutions alternatives sont à l’étude pour alimenter dans le futur les sites d’émission à partir de réseaux optiques terrestres qui sont de plus en plus accessibles et d’un coût de mise en œuvre et d’exploitation inférieur à celui du satellite, car ces réseaux terrestres en plein développement offrent un maillage suffisant du territoire pour desservir tous les émetteurs. Dans ce cas, l'insertion de décrochages locaux sera facilitée en les produisant directement pour chaque groupe d’émetteurs régionaux depuis une même plateforme centrale gérée par l’opérateur de multiplex, et ce changement technologique permettra le développement de services plus interactifs.

La TNT est également l’occasion d’ouvrir le spectre hertzien — jusqu'ici très limité — à de nouveaux entrants. D’où l'hostilité manifestée par certaines chaînes commerciales (notamment les chaines à diffusion gratuite comme M6 et TF1) qui craignent une saturation de l’offre d’espace publicitaire et une réduction de leurs ressources de financement.

Nota : cas des frontières : la multiplication des fréquences rend difficile l'implantation de nouveaux et puissants émetteurs de télévision omnidirectionnels sur points hauts capables de desservir un ou plusieurs départements, comme on le rencontre actuellement en analogique.

En 2011, le réseau analogique (norme SECAM et plans de fréquences L ou L’) sera mis hors service, ses capacités seront réallouées à de nouveaux multiplex de nouvelles chaînes numériques (uniquement dans la bande UHF) ou d’autres services de communication ou de radiodiffusion. La bande VHF ne sera plus utilisée pour la télévision mais probablement pour de nouveaux services numériques de communication mobile. Les évolutions des normes de compression permettant de multiplier le nombre de chaînes diffusées ou (si une équation économique est trouvée aussi bien côté terminaux que diffuseurs), d'améliorer leur qualité (TVHD, relief, etc.).

Il n’est actuellement plus question d’augmenter le nombre d'émetteurs principaux et donc, a fortiori, les réémetteurs secondaires, eux, pour la desserte d'appoint limitée et très localisée (cependant des relais isofréquences de faible puissance peuvent combler certaines zones d’ombres au sein des régions normalement couvertes).

Toutefois, avec l'extinction anticipée de certains émetteurs analogiques stratégiques, on pourrait utiliser leurs ressources pour diffuser des multiplex supplémentaires en TNT, diffuser davantage de chaînes payantes en qualité HD, ou pour étendre la couverture de certaines chaines à diffusion régionale locale. L’extinction anticipée rendrait également possible d'étendre la couverture des multiplex existants, notamment dans certaines zones frontalières mal desservies et où la diffusion simultanée de l'analogique et du numérique n’a pas été possible.

De nombreuses difficultés sont apparues pour achever le déploiement de la diffusion numérique avant l’extinction totale. Notamment le schéma d’extinction totale avec migration en une seule étape n’est plus retenu, faute de quoi il ne serait plus possible de tenir le calendrier prévu d’arrêt total des émissions analogiques avant novembre 2011, que ce soit en France ou dans les pays voisins (notamment en Espagne).

Pour minimiser la gène occasionnée auprès des spectateurs (et des chaînes qui souffriraient de réduction temporaire d’audience), un schéma ne comportant pas plus de deux plans successifs de fréquences a été retenu, et ce schéma permet d’assurer la continuité de service sur au moins 2 des multiplex, capables de relayer l’information nécessaire pour les téléspectateurs qui devront effectuer le réglage de leurs adaptateurs. De plus ce plan maximise la compatibilité finale du déploiement car il retient de conserver dans le plan « cible » les fréquences des trois premiers réseaux analogiques pour les multiplex numériques (donc réduira les coûts d'adaptation des installations d’antennes, notamment celles disposant de filtres).

Cette proposition du CSA fait encore l’objet de négociation, mais ne semble pas susciter d’hostilité de la part de M6 et France 5/Arte dont les fréquences analogiques actuelles seront arrêtées, puisque au contraire ces chaînes trouvent leur place dans les trois multiplex retenus et devant conserver les fréquences analogiques actuelles historiques qui seront arrêtées et converties en multiplex numérique (car ce sont ces fréquences des trois premiers réseaux analogiques qui bénéficient déjà de la meilleure couverture partout en France); ce schéma est aussi celui qui permettra de dégager le plus grand nombre de ressources pour le dividende numérique (dans la sous-bande basse de la bande UHF actuelle, sachant que la bande VHF encore utilisée par Canal+ en analogique sera aussi libérée dès le premier plan « d’arrivée »).

Cependant ce schéma reste conditionné par la mesure du taux d’équipement des ménages dans les zones qui seront arrêtées prématurément dès 2009 (donc avant l’extinction totale de l’analogique prévue initialement en novembre 2011). La liste des zones arrêtées prématurément doit privilégier les zones les mieux équipées en adaptateurs TNT (en fait ce sont probablement les zones qui ont la meilleure couverture et correspondant à la première tranche déployée de la TNT comprenant les émetteurs les plus puissants), faciliter les négociations d’échanges de fréquences avec les pays voisins et donc accélérer la couverture de la TNT dans les zones frontalières et finalement réduire le nombre de petits sites d’émission nécessaires et donc le coût total de déploiement et de maintenance des nouveaux réseaux de diffusion numérique.

Aussi le schéma retenu va concerner d’abord la région de Cherbourg et l’ensemble de ses réémetteurs locaux dans le premier semestre 2009. En raison de la grande concentration en antennes collectives en Île-de-France (qui a pourtant été la première déployée, mais souffre encore de nombreux retards de couverture des foyers), cette région n’a pas été retenue. Durant le second semestre 2009, l'Alsace sera arrêtée de la même façon. En 2010 ce sera la Lorraine, Champagne-Ardenne et la Franche-Comté. Ensuite, la Bretagne, les Pays de Loire et la Basse-Normandie seront arrêtées en analogique, ainsi que l’ensemble du réseau analogique de Canal+ (libérant ainsi la totalité de la bande VHF).

En 2011, les autres zones seront arrêtées successivement à un rythme accéléré, les dernières zones étant celles comportant un grand nombre de réémetteurs locaux (principalement des zones de fort relief, mais qui incluent pourtant des zones frontalières). Le but étant que toutes les zones frontalières (constituées souvent de nombreux réémetteurs locaux de faible puissance) soient arrêtées avant la date-buttoir prévue, de faire des économies suffisantes pour les chaînes et opérateurs de multiplex leur permettant de compléter leur couverture prématurément. Ce schéma a aussi l’avantage de permettre aussi d’aller au delà même de la couverture de 85% de la population à un coût moindre, et minimise les travaux d’adaptation nécessaire pour les antennes collectives, et permettra aussi aux pays voisins de la France d’accélérer aussi leur propre déploiement et de respecter leurs propres engagements au plan européen. En novembre 2011, toutes les zones analogiques sont arrêtées, et la migration du plan d’arrivée au plan cible de fréquences peut alors intervenir en quelques semaines sans difficultés techniques notables afin que le haut de la sous-bande UHF du « dividende numérique » soit utilisable dès janvier 2012 (et dès janvier 2011 pour la bande VHF).

Le calendrier prévoit ensuite un arrêt région par région, les régions étant celles de la chaîne de télévision régionale France 3.

Les normes retenues pour les chaînes gratuites sont le MPEG-2/DVB-T, et le MPEG-4 pour les chaînes payantes (et la diffusion gratuite en haute définition) en France. Compresser l'information a pour conséquence la possibilité de diffuser plusieurs chaînes (5 ou 6) sur un même canal hertzien ; un tel groupe de chaînes sur un même canal de diffusion s'appelle un multiplex.

La norme de compression retenue pour les chaînes payantes étant, en France, la norme MPEG-4 AVC, différente de celle adoptée pour les chaînes gratuites (norme MPEG-2 Vidéo), l'adaptateur utilisé pour recevoir les chaînes gratuites ne permet pas de recevoir les chaînes payantes. En revanche, un décodeur à la norme MPEG-4 AVC permettant de recevoir les chaînes payantes permettra de recevoir les chaînes gratuites diffusées selon la norme MPEG-2 Vidéo. Les chaines de TNT gratuites doivent commencer à basculer dans un format HD (MPEG-4) à partir de l'été 2008.

Pour la TNT payante, les programmes seront chiffrés vraisemblablement en Viaccess pour les chaînes du groupe TPS et Mediaguard pour les programmes du groupe Canal+, un terminal (décodeur) avec lecteur(s?) de carte, ou contrôle d'accès, sera requis. Le procédé employé, « multicrypt » ou « simultcrypt », n'est pas connu.

Les travaux de coordination avec les diffuseurs voisins étrangers sont donc nécessaires pour éviter les perturbations d'ailleurs déjà connues aujourd'hui. Dans les zones sensibles, les futurs émetteurs TNT seront de faible puissance (50 à 300 watts) et présenteront une zone de couverture sectorielle, évitant ainsi d'arroser les pays voisins et donc les usagers français installés dans la direction protégée. L'utilisation possible de la norme Mpeg 4 a été évoquée pour les sites à 3 fréquences et cela pour la diffusion de la TNT gratuite comme payante. Rappel : en choisissant le Mpeg 4 au lieu du 2, ce sont au moins 9 chaînes SD qui peuvent être transmises au lieu de 6.

Afin d'occuper les 18 fréquences gratuites et les 10 fréquences payantes proposées, le CSA lança un appel à candidature et auditionna les groupes candidats. Les sept premières fréquences gratuites furent attribuées d'office aux chaînes analogiques existantes, une huitième à la chaîne publique parlementaire et une dernière réservée à France Télévisions.

Certaines des chaînes candidates disposent déjà d’autorisations et émettent sur le câble ou le satellite (ou sont reprises sur les bouquets TV des offres ADSL), d’autres sont des montages créés spécifiquement lors de la candidature à la TNT (et ont été reprises sur les autres accès). Aucune chaîne associative ne fut retenue par le CSA pour l'offre TNT proposée le 9 mai 2005. Deux chaînes associatives s'étaient présentées, Zaléa TV, dans le secteur des chaînes payantes et une télévision citoyenne et de proximité créée par la Fédération des Vidéos des Pays et des Quartiers.

Les chaînes retenues pour émettre sur la TNT l'ont été en 2002 et mai 2005 par le CSA. Depuis le 13 septembre 2007, plusieurs chaînes locales ont fait leur apparition sur la TNT française.

Les 7 premiers canaux correspondent au mêmes chaînes gratuites encore également en diffusion terrestre analogique (et suivent la même numérotation en diffusion numérique terrestre), toutefois France 5 et Arte diffusent chacune en continu en numérique sur des numéros de chaines distincts (au lieu de partager le temps d'antenne sur la cinquième chaîne en diffusion terrestre analogique).

Les chaînes TPS Star et Paris Première ont reçu l’autorisation d’émettre quelques heures par jour en clair (norme MPEG-2).

Le groupe Canal+ a retiré les candidatures de ses chaînes Comédie! et Cuisine.TV le 10 février 2005 et le groupe Lagardère a retiré celle de sa chaîne Match TV le 15 février 2005.

Le 3 novembre 2005, un tirage au sort désigne les numéros d'ordre pour les chaînes payantes autorisées sur la Télévision Numérique Terrestre. Les numéros compris entre 19 et 29 sont réservés pour de futurs services gratuits nationaux ou locaux. Le PAF comptabilise 11 chaînes payantes. Cependant le cas de LCI n'est pas encore définitif au vu des déclarations autorisées.

Note: En outre, pour les frontaliers, La Une, La Deux et RTBF Sat sont disponibles dans la région Nord-Pas-de-Calais ainsi que dans le nord de la Lorraine, à côté de RTL-TVI, Club RTL et Plug TV (chaînes généralistes).

Canal+ diffuse ses plages cryptées en HD depuis le mois d'août 2008, en conservant l’attribution du numéro 4 actuel pour la diffusion sur le 3e réseau multiplex. Les plages en clair de la chaîne continuent d’émettre en définition standard.

Chaque multiplex contient un maximum de 6 canaux. Certains canaux sont partagés entre plusieurs chaînes locales ou nationales.

Note : La société Antalis TV est désormais sous contrôle de son ex-concurrent TDF depuis octobre 2006 (lui même partie du groupe France Télécom). Toutefois, pour des motifs de respect de la concurrence équitable entre opérateurs de diffusion, certains de ses sites de diffusion ont du être réattribués à Towercast (lequel a racheté les équipements).

Note : l’autorité de gestion des fréquences peut être amené à effectuer des contrôles et régler les litiges techniques entre opérateurs de diffusion (ces missions de contrôle étaient auparavant effectuées par TDF pour le compte du CSA conformément à ses engagements légaux, mais désormais chaque opérateur de diffusion est responsable de ce contrôle (en concertation avec l'autorité des fréquences) ; mais ni l'autorité des fréquences, ni l’opérateur de diffusion, ni l'opérateur de multiplex ne traite les litiges concernant les contenus diffusés ou l’indépendance des opérateurs de services autorisés (cela reste du ressort du CSA).

Dans certaines zones où il est possible de capter plusieurs émetteurs régionaux émettant sur des fréquences distinctes, il est possible de recevoir plusieurs des chaines régionales ou locales 20 à 25 en fonction de l’émetteur.

Le réseau 5 est entré en service commercial depuis le 30 octobre 2008 sur un nombre limité de sites d'émission.

Depuis le 13 septembre 2007 à 6 heures, sont intervenus les changements de multiplex de France 4 (du R1 au R2), TMC (du R2 au R6) et TPS Star (du R6 au R3) afin de dégager de l'espace sur le R1 pour permettre la diffusion soit d'une chaîne locale, soit d'un décrochage supplémentaire de France 3, soit de France Ô sur la quasi-totalité des émetteurs R1 d'Île de France, à l'exception de Mantes Maudétour et Meaux. Tous les autres sites non concernés par une chaîne locale diffusent un R1 avec seulement 5 chaînes. De nouvelles chaînes ont fait l'objet d'auditions et d'appels à candidature pour s'ajouter aux 18 chaînes locales de province actuelles.

Le site de Sens émet également un troisième décrochage régional de France 3 sur la chaîne 23 mais dans une autre multiplex.

Le site de Troyes émet également la chaîne locale Canal 32 sur la chaîne 20 mais dans le multiplex L8.

Le terme L8 désigne de manière générique les multiplexes locaux.

Depuis l'émetteur de la Tour Eiffel à Paris (canal UHF 23), ce multiplex a été autorisé à émettre depuis le 20 mars 2008 (avec une autorisation de 10 ans). Émet aussi dans le centre-ouest de la région Champagne-Ardenne, pour couvrir l’extrême sud-est de l’Île-de-France, en attendant un réaménagement des fréquences avec l’ouverture du 5e réseau multiplex.

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Bataille de Normandie

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La bataille de Normandie est l'une des grandes batailles de la Seconde Guerre mondiale sur le théâtre européen. Elle se déroule entre juin et août 1944 en Normandie, et permet aux forces alliées d’ouvrir un nouveau front en Europe, face aux troupes allemandes. Elle débute le 6 juin 1944 — appelé Jour J — par le débarquement et le parachutage des premières troupes alliées sur et aux abords des plages de l'ouest du Calvados et de l'est du Cotentin pour finir entre le 19 (premières unités alliées traversant la Seine) et le 21 août (fermeture de la poche de Falaise), ouvrant la voie à la Libération de Paris le 25 août. Certains historiens considèrent que la bataille de Normandie s'achève le 12 septembre avec la libération du Havre.

Plus de 60 ans après, cette bataille reste la plus grande opération logistique de débarquement, trois millions de soldats principalement américains, britanniques, canadiens mais aussi d'autres forces alliées (Armée française, troupes polonaises, belges, tchécoslovaques, néerlandaises et norvégiennes) traversant la Manche pour débarquer en Normandie le jour J et les semaines suivantes.

L'objectif des Alliés dans cette opération est de créer un second front, réclamé par Staline depuis 1942, en Europe du Nord-Ouest (opération Overlord), par la mise en place d'une tête de pont qui puisse ouvrir un accès assez rapide vers le cœur de l'Allemagne. La progression du front italien, trop lente, ne permet pas, en effet, d'espérer une issue rapide en Europe.

Cette ligne est l'objectif planifié à 40 jours. L'objectif optimiste à trois mois (soit début septembre) est une zone s'étendant jusqu’à la Loire au sud et à la Seine au nord-est. Si le débarquement le jour J est partiellement réussi, les suites de l'opération se révèlent beaucoup plus difficiles et plus longues que prévues avec des combats acharnés en Normandie, connus sous le nom de bataille de Normandie.

La planification de l'invasion du continent européen débute le 14 janvier 1943 lors d'une rencontre à Casablanca entre Roosevelt et Churchill, alors que Staline réclame avec insistance l'ouverture d'un second front en Europe pour soulager l'Armée rouge qui supporte l'essentiel du poids de la guerre en Europe. Le rayon opérationnel des avions de chasse et les contraintes logistiques réduisent les possibilités de débarquement à deux choix : le Pas-de-Calais et la Normandie.

Bien que le Pas-de-Calais offre les meilleures plages et un accès plus rapide vers l'Allemagne, il est considéré comme un choix trop évident risquant d'être trop bien défendu.

La Normandie est donc choisie.

L'échec du débarquement de Dieppe (le 19 août 1942) a montré qu'il n'est pas souhaitable d'attaquer directement un port pour débarquer. De plus, la capacité défensive des grands ports a été considérablement accrue depuis 1942, les rendant quasi-imprenables par un assaut venant de la mer.

Les généraux Dwight Eisenhower et Bernard Montgomery sont nommés respectivement commandant suprême des forces expéditionnaires alliées et commandant opérationnel des forces d'invasion terrestres en décembre 1943 et janvier 1944. À ce moment, le plan prévoit le débarquement de trois divisions par la mer et de deux brigades par les airs. Ce total est rapidement porté à cinq divisions par la mer et trois par les airs par Montgomery.

Le Jour J, initialement fixé au 1er mai 1944, est repoussé au 1er juin 1944 puis au 5 juin 1944, ce délai permettant de bénéficier d'un mois supplémentaire de production de barges de débarquement. Finalement, le débarquement sera reporté au 6 juin en raison de mauvaises conditions météorologiques.

Pour leurrer l'Axe et le persuader d'un débarquement dans le Pas-de-Calais, les Alliés mettent en place un large plan de désinformation appelé opération Fortitude. Une armée fictive est entièrement créée, le First US Army Group, "commandée" par le redouté général Patton, utilisant des bâtiments et un équipement factices (dont des chars d'assaut gonflables), envoyant de faux messages radios. Les Allemands, désireux de connaître le lieu du débarquement, ont un réseau d'espions dans tout le sud de l'Angleterre. Les espions de ce réseau sont cependant, pour la plupart, contrôlés par les Alliés (opération « double-cross ») et envoient des messages confirmant que le Pas-de-Calais doit être le point d'attaque. En conséquence de nombreuses divisions blindées allemandes y sont mises en réserve.

Des engins militaires spécialisés sont mis au point spécialement pour l'assaut. Sous les ordres de la 79th Armored Division du Major-General Percy Hobart, des tanks Sherman amphibies sont mis au point, ainsi que des tanks démineurs, poseurs de ponts et de génie routier. Ces chars sont connus sous le nom de Hobart's Funnies ou la « ménagerie de Hobart ».

En novembre 1943, lorsque Hitler décide que les risques d'une invasion de la France ne peuvent plus être ignorés, Erwin Rommel est nommé inspecteur des défenses côtières puis commandant du groupe d'armées B (défense du nord de la France). Rommel est persuadé que la meilleure façon de repousser un débarquement côtier est de contre-attaquer à l'aide de blindés le plus vite possible. Il demande donc que des divisions de Panzers soient disposées à proximité des côtes, mais son autorité est limitée par le fait qu’il n'est pas commandant en chef des forces armées occidentales, poste occupé par le maréchal Von Rundstedt, et que certaines divisions blindées (Panzerdivision de réserve) sont placées sous l'autorité directe de Hitler. Von Rundstedt, soutenu par Heinz Guderian, inspecteur-général des troupes blindées, préfère concentrer les divisions de Panzers plus à l'intérieur des terres afin de pouvoir lancer une contre-attaque massive une fois l’endroit du débarquement déterminé. L'accord consiste donc à garder trois divisions sous les ordres directs de Rommel, près des côtes, tandis que trois autres restent placées en arrière et ne peuvent être débloquées sans l'ordre express de l'équipe opérationnelle de Hitler. La couverture aérienne est assurée par 169 avions de chasse (ce qui est peu en comparaison avec la force aérienne alliée). La bataille commence en Angleterre par la construction de ports provisoires qui doivent être acheminés avec les troupes, les plans de reconstruction des lignes de chemin de fer et des routes étant prêts.

Le débarquement allié, connu sous le nom de Jour J (en anglais, D-Day), représente les premières heures de cette opération. Initialement fixé au 5 juin, le débarquement sera reporté au 6 juin en raison de mauvaises conditions météorologiques.

La Pointe du Hoc (située un peu à l'ouest d'Omaha) est considérée comme une 6e zone de débarquement (Américains).

Forces en présence : forces alliées (américains, britanniques, canadiens, Armée française, troupes polonaises, belges, tchécoslovaques, néerlandaises et norvégiennes, etc.) contre troupes du IIIe Reich (Allemands, mais aussi des supplétifs issus de troupes principalement russes vaincues à l'Est qui défendaient le Mur de l'Atlantique).

5 000 bateaux, dont 4 000 barges de débarquement et 130 navires de guerre, sont impliqués. 12 000 avions sont engagés afin d'assurer le soutien du débarquement, dont un millier d'avions transportant les parachutistes. 5 000 tonnes de bombes sont larguées sur les côtes normandes.

Les actions des FFI, Forces françaises de l'intérieur, ou Maquis aident à perturber les lignes de communications allemandes.

Le rivage a été largement fortifié par les Allemands de l'Organisation Todt dans le cadre du mur de l'Atlantique. Il est gardé par 4 divisions, dont une seule, la 352e division d'infanterie, est de qualité standard. La plupart des autres unités est constituée d'hommes qui (souvent pour des raisons médicales) sont considérés comme inaptes au front de l'Est et de troupes étrangères, surtout Russes ou ex soviétiques, les Osttruppen ayant incorporé l'armée allemande plutôt que de devenir des prisonniers de guerre. La 21.Panzerdivision est positionnée entre Caen et Falaise, le 6e régiment de chasseurs parachutistes (Fallschirmjäger) défend Carentan et la 12.SS-Panzerdivision est stationnée entre la Seine et l'Orne autour de Dreux. Les hommes de cette dernière sont recrutés parmi les Jeunesses hitlériennes à partir de l'âge de 16 ans, et acquerront une réputation de férocité dans les combats à venir. Les marécages proches de Utah Beach ont été inondés pour prévenir tout parachutage et rendre difficile une sortie des plages.

Avant la bataille, les Alliés ont soigneusement cartographié les zones de débarquement, en prêtant une attention particulière à la météo dans la Manche. Les conditions propices à un débarquement sont hasardeuses : entre un jour avant et quatre jours après la pleine Lune pour des raisons de marée ; temps calme, avec des vents inférieurs à la force 3 (moins de 12 km/h) sur la côte, et de force 4 (moins de 20 km/h) au large ; couverture nuageuse peu épaisse jusqu’à une altitude de 2 400 m, et la base des nuages au-dessus de 900 m d'altitude ; visibilité supérieure à 4,5 km. Pour ces mêmes raisons, les Allemands ne craignent pas de débarquement à cette date.

Au soir du 6 juin, environ 156 000 hommes avaient pris pied sur le sol normand : 17000 parachutés, 56000 débarqués sur Utah et Omaha et 83000 débarqués sur le secteur anglo-canadien . Les pertes alliées s'élevaient à 10 300 dont le tiers en tués.

Les plans d'invasion alliés comprennent la prise de Caen et Bayeux dès le premier jour, toutes les plages devant être reliées sauf Utah et une ligne de front avancée à 10-15 kilomètres à l'intérieur des terres. Dans les faits, aucun de ces buts n'est atteint. Cependant les pertes, 4 000 morts et 6 000 blessés, soit moins de trois pour cent des forces impliquées, ne sont pas aussi importantes que prévues et les têtes de pont sont parvenues à repousser les contre-attaques allemandes avec l'appui de l'artillerie navale.

Les priorités des jours qui suivent le débarquement furent de relier les têtes de pont, de prendre Caen et de capturer Cherbourg pour disposer d'un grand port.

Les têtes de pont anglo-américaines d'Omaha Beach et Sword Beach se rejoignent à Bayeux. La 12e division blindée SS (Hitler Jugend, Jeunesses hitlériennes) attaque les Canadiens les 7 et 8 juin, en causant de lourdes pertes, mais ne parvient pas à percer. Pendant ce temps, les plages sont reliées entre elles - Omaha le 10 juin et Utah le 13 grâce à la prise de Carentan par la 101e division aéroportée après d'âpres combats contre les Fallschirmjäger. Les Alliés renforcent leur front plus rapidement que les Allemands. Alors que les Alliés débarquent toutes leurs ressources, la supériorité aérienne alliée et les dommages causés au réseau ferroviaire rendent les mouvements de troupes allemandes lents et dangereux.

Un des principaux défis des Alliés était de pouvoir acheminer sans discontinuer pendant des jours et des semaines, des dizaines de milliers d'hommes, des armements lourds, munitions, matériels, carburant, nourriture...

Si les Alliés sont confiants dans le débarquement le jour J et dans la création d'une tête de pont, le moment critique est situé entre J+3 et J+9, le temps d'acheminer suffisamment de troupes pour faire face aux contre-attaques des forces allemandes.

Depuis la tentative ratée du débarquement de Dieppe, ils savent qu'il leur est impossible de prendre un port de manière frontale. Dans le mur de l'Atlantique, tous les grands ports de la Manche sont de redoutables forteresses. L'objectif dans les jours qui suivent le jour J est de s'emparer de Cherbourg, grand port en eau profonde, par la terre.

Mais, en attendant de pouvoir en disposer, les Alliés vont mettre en place deux ports artificiels, les ports Mulberry à Arromanches et à Saint-Laurent-sur-Mer, dérouler un oléoduc sous marin, PLUTO, et organiser ainsi une formidable logistique de ravitaillement de la tête de pont en Normandie grâce à une noria de navires. Une tempête le 19 juin, détruira le port artificiel américain de Saint-Laurent-sur-Mer, obligeant ces derniers à procéder à plus de débarquement à même les plages. Seul celui d'Arromanches pourra être remis en état. Il restera opérationnel durant 8 mois et permettra le débarquement de 20 % des hommes, véhicules et matériels qui auront été engagés jusqu'à fin août 1944 sur le théâtre d'opérations nord-ouest.

En 87 jours de campagne, plus de 2 millions de soldats alliés, plus de 438 000 véhicules, plus de 3 millions de tonnes d'équipements et de ravitaillements auront été débarqués en Normandie.

Supposant que Caen est la position-clé de la bataille, Montgomery y mène trois assauts entre le 7 juin et le 1er juillet avant que la ville ne soit encerclée et bombardée le 7 juillet (opération Charnwood). Espérant une percée décisive par la plaine de Caen en direction de Paris, Montgomery lance alors une offensive majeure avec les trois divisions blindées britanniques, nom de code : opération Goodwood. Le succès initial est contrarié par la résistance improvisée mais déterminée des 1re et 12e divisions blindées SS appuyées par des troupes du génie allemandes leur faisant office d'infanterie. Les pertes britanniques en blindés sont importantes. Hitler, qui sous-estime les Américains, concentre ses réserves face aux Anglais. Ceux-ci subissent les inconvénients d'une tête de pont trop étroite, largement exposée aux tirs de l'artillerie ennemie.

Les Américains, de leur côté, achèvent la conquête du nord Cotentin. Cherbourg, malgré ses puissantes fortifications, se rend le 26 juin. De la mi-juin au 24 juillet, la progression de la 1ere armée américaine vers Saint-Lô est très lente. Gênées par le bocage favorable à une habile défense allemande, les troupes américaines piétinent ainsi plus d'un mois, ne progressant qu'au prix de pertes importantes.

Le 25 juillet 1944, les Alliés lancent alors deux opérations conjointes, l'opération Spring consistant à bloquer les forces blindées allemandes à l'est du front au sud de Caen, et l'opération Cobra. Il s'agit, par un bombardement massif et très concentré ("tapis de bombes"), d'ouvrir une brèche dans les défenses allemandes dans le sud du Cotentin. L'opération réussit et, le 30 juillet, les divisions américaines s'engouffrent dans la brèche ouverte. Patton, avec les divisions blindées américaines (et la 2e DB française de Leclerc) peut alors lancer sa grande percée vers le sud. Il libère la Bretagne (à l'exception des principaux ports fortifiés où les Allemands se sont retranchés) avance jusqu’à la Loire, puis revient vers le nord en prenant à revers le front allemand.

Au lieu de se replier, la Wehrmacht, sur ordre d'Hitler et contre l'avis de son état-major, lance une contre attaque baptisée opération Lüttich dans la région de Mortain vers Avranches (7e armée et 5e armée blindée), dans le but de couper les lignes américaines. Dès le début, cette offensive allemande est un échec. Le bocage, qui a entravé l'avance des troupes motorisées alliées, gêne aussi la contre-attaque allemande. L'état major américain n'a pas été surpris, car informé des intentions allemandes, et a pu préparer la réaction. Mais la contre-attaque était surtout vouée à l'échec par sa quasi-absence de couverture aérienne, alors que les bombardiers alliés faisaient 2 000 à 3 000 sorties par jour, pilonnant des troupes allemandes que l'offensive obligeait à se découvrir. Les troupes américaines prennent alors les Allemands à revers par le sud tandis que les Anglais, les Canadiens et les Polonais de la 1re division blindée du général Maczek ferment la tenaille qu'ils ont formée par le nord, en occupant la côte 262. Encerclés dans la poche de Falaise, les Allemands se sauvent péniblement en laissant 10 000 morts et 50 000 prisonniers, les deux tiers de leur effectif encore engagé en Normandie (21 août 1944).

Les débarquements en Normandie sont précédés par une quantité considérable de manœuvres politiques parmi les Alliés. Il y a de nombreux désaccords sur les lieux où le débarquement doit avoir lieu et sur le déroulement de la prise des objectifs. L'ouverture d'un second front pour soulager les Soviétiques est prévu depuis 1942. Les Alliés ont d'abord préféré attaquer le ventre mou que constituaient l'Afrique du Nord et l'Italie. Churchill privilégie cette approche et souhaite lancer de nouvelles attaques en Méditerranée et dans les Balkans afin de prendre en tenaille le gros des armées allemandes mais aussi contenir l'avancée soviétique qu'il craint. Mais il doit céder à la préférence de Roosevelt et de Staline pour un débarquement dans le nord-ouest de l'Europe, plus proche du cœur industriel de l'Allemagne, la Ruhr.

Le choix de Montgomery ne plait pas à certains Américains qui préféraient le général Alexander pour commander les forces terrestres. Montgomery lui-même a des doutes à propos de la nomination d'Eisenhower car ce dernier a très peu d'expérience sur le terrain. Dans cette opération, cependant, Montgomery et Eisenhower coopèrent bien. Leurs disputes bien connues viennent plus tard, notamment durant l'opération Market Garden.

En 1944, le matériel et l'armement allemands étaient excellents mais disponible en trop faible quantité. Les Alliés bénéficiaient eux d'une production inépuisable, d'une « fabuleuse logistique » et de la standardisation des munitions. Sans les Liberty ships, des cargos à durée de construction courte sur des plans simples, jamais les Alliés n'auraient pu remporter la bataille décisive.

Le débarquement en Normandie est coûteux en termes d'hommes et de matériel pour les Alliés, bien que réussi dans le premier temps de l'opération (établissement d'une tête de pont), grâce à l'expérience acquise dans les débarquements antérieurs, Dieppe (août 1942), Afrique du Nord (novembre 1942), Sicile (juillet 1943), Anzio (janvier 1944)), et surtout, grâce aux énormes capacités matérielles et techniques et à la parfaite coordination des actions. L'échec de la 3e division à prendre Caen, un objectif trop ambitieux pour le premier jour de l'opération, va bloquer l'action pendant un mois. La prise fortuite de Villers-Bocage, suivie par l'échec de son renforcement et sa reprise par la brigade allemande de Michael Wittmann, brise l'offensive des Britanniques.

Les Alliés se trouvent confrontés au problème du terrain. Ils vont devoir progresser dans la partie Ouest, dans le bocage, où ils avaient sous-estimé les difficultés de progression, et où ils sont contraints de combattre intensément par le blocage de l'offensive à l'Est et la non-prise de Caen. Ce bocage gêne considérablement la progression des troupes mécanisées alliées et favorise les positions défensives allemandes. Les Alliés vont ainsi piétiner plusieurs semaines dans ce qui sera appelé la « bataille des Haies », ne progressant que très lentement et au prix de pertes importantes. À la fin juillet, ils vont utiliser alors leur domination aérienne avec l'emploi massif de bombardiers sur un territoire restreint, appliquant la tactique du « tapis de bombes », utilisée notamment avant la percée d'Avranches, pour dégager un corridor d'attaque.

La bataille de Normandie n'a pas été la plus grande bataille de l'été 1944. Ce titre revient à la bataille de Biélorussie, où l'Armée Rouge anéantit 30 divisions allemandes. Il faut rappeler que les deux tiers de la Wehrmacht étaient alors engagés sur le front de l'Est.

Mais, si les puissances occidentales n'avaient pas ouvert un second front à l'Ouest, la guerre aurait continué encore plus longtemps et l'URSS aurait contrôlé une part encore plus importante de l'Europe après la guerre.

Le général Dietrich von Choltitz, commandant du 84e corps allemand en Normandie, qualifia la bataille d'« immense bain de sang ».

Le souvenir de la bataille est partout présent en Normandie, notamment avec de nombreux et vastes cimetières militaires, monuments, stèles ou autres panneaux d'information disséminés sur les nombreux lieux de bataille, de nombreux musées, de toutes tailles dont le grand mémorial de Caen, des rues qui portent le nom des acteurs alliés ou des régiments ayant participé à la libération de la région. On retrouve sur la côte la trace des combats avec des blockhaus marqués par les obus mais qui défient le temps qui passe. Il est aussi encore possible de voir quelques caissons de béton Phoenix qui ont composé les digues du port artificiel au large d'Arromanches.

Si le cinquantième anniversaire de la bataille de Normandie (1994) avait été l'occasion de rappeler la dureté des combats et les pertes militaires des deux côtés, le soixantième anniversaire (2004) a aussi permis d'évoquer la souffrance des populations civiles, passée sous silence ces dernières décennies, et de donner une image moins héroïque des armées alliées. Ainsi, des études récentes d'historiens ont montré que certains soldats américains se livrèrent à des exactions. Comme toute armée en campagne, il y eut des pillages et des viols, qui sont cependant le fait d'individus isolés, et qui n'ont été ni organisés, ni encouragés par le commandement, lequel a d'ailleurs jugé sévèrement ceux portés à sa connaissance (plusieurs condamnations à mort de soldats prononcées par les tribunaux militaires alliés). La longue et éprouvante bataille dans le bocage provoqua également des troubles de stress post-traumatique et refus de combattre chez des conscrits américains dont c'était, pour la majorité d'entre eux, le baptême du feu. La réalité fut donc assez éloignée de l'image des jeunes hommes idéalistes (ou pragmatiques, selon les cas) luttant pour la démocratie véhiculée par les productions cinématographiques américaines d'après-guerre.

Aux pertes durant les combats, il faut encore ajouter les 1 800 prisonniers de guerre qui ont péri lors des opérations de déminage des plages.

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Affaires du voile islamique

Femmes en Chador à Téhéran

La part de la population musulmane dans les pays occidentaux est en forte augmentation depuis la fin de la colonisation. L’intégration de ces communautés s’effectue différemment selon la culture du pays d’accueil. Les conflits se cristallisent souvent autour des signes ostentatoires religieux dans le domaine public ; le voile en est l’exemple le plus symptomatique. Des lois récentes tentent de traiter plus précisément ce domaine. La réglementation s’élabore par petites touches, au fur et à mesure que se construit la jurisprudence dans les tribunaux. La presse regroupe les cas, les lois et les jugements sous le vocable : « Affaires du voile Islamique » et ce, qu'il s'agisse du port d'un simple foulard ou de la bourka.

Les affaires de voile islamique concernent de façon indifférenciée plusieurs types de voile. Cela va du simple foulard couvrant la tête mais gardant le visage visible, le Hijab, en passant par le Niqab qui ne laisse que les yeux visibles, jusqu’à la Bourka recouvrant l’intégralité du corps. Dans le premier cas, la critique du port du foulard se porte sur le risque de prosélytisme dans des milieux réputés neutres, comme les écoles, la fonction publique ou les lieux accueillant de multiples confessions. Dans le cas de voiles plus importants se rajoutent les risques ou les gènes qu’entraînent ce voile pour l’activité elle-même. C’est le cas de la conduite d’une voiture pendant une leçon d’auto-école, de l’accompagnement d’enfants lors d’une sortie piscine, ou de l’impossibilité de reconnaître l’identité d’une mariée, ou d’une personne lors d'un contrôle d’identité par exemple.

La France est un pays dit intégrationniste dans lequel les cultures immigrantes sont soumises à une forte pression pour être rapidement intégrée dans la communauté française globale. En France, pays inventeur du concept de laïcité qui réduit fortement l’expression de la religion dans le domaine public, des conflits majeurs ont lieu à ce sujet, surtout avec les immigrants venant de pays communautaristes dans lesquels les cultures se côtoient sans se mélanger. C’est le cas des immigrants venant des pays du Maghreb. Sur le hijab le conflit fut tel, dans les écoles, qu’une loi a été jugée nécessaire pour préciser les interdits. Dans d'autres domaines, les tribunaux jugent aux cas par cas tiraillés entre deux principes jugés fondamentaux : la laïcité des institutions de la République française, qui ne doivent privilégier aucune religion, et la liberté de conscience, inscrite dans la même loi du 5 décembre 1905, renforcée par la liberté de religion inscrite dans la Convention européenne des droits de l'homme.

La loi 2004-228 du 15 mars 2004 sur la laïcité ne porte que sur les écoles, collèges et lycées de l’enseignement public (Voir Loi française sur les signes religieux dans les écoles publiques), et ne saurait être étendue aux autres usagers d’autres services. En dehors des écoles, une jurisprudence se met en place. De plus, la loi de concerne pas uniquement les personnes portant des signes ostentatoires de la religion musulmane, les signes ostentatoires d'autres religions telles le judaïsme, le christianisme, l'hindouisme, etc., étant également interdits.

La charte de la laïcité est remise par le Haut Conseil à l'intégration, le 29 janvier 2006. Destinée aux services publics où elle sera affichée, cette charte impose à tous les agents publics « un devoir strict de neutralité ». Quant aux usagers, ils ont le droit d'exprimer leurs convictions religieuses « dans les limites du respect de la neutralité du service public ».

Le président de la République avait annoncé en décembre 2003, dans son discours sur la laïcité, la création d'un Observatoire de la laïcité rattaché au Premier ministre. Sa composition devait être la plus large possible et ouverte aux autorités religieuses.

« La loi de 2004 a mis fin à un certain nombre d'atteintes à la laïcité. Mais il est important qu'un organisme rappelle les règles de la laïcité dans l'intérêt des croyants, des athées comme des agnostiques et relève tout ce qui pourrait remettre en question la loi de 1905 », estime Henri Pena-Ruiz, ancien membre de la Commission sur la laïcité présidée par Bernard Stasi.

« Cet Observatoire doit faire le recensement des atteintes à la laïcité comme le fait la HALDE pour les discriminations », selon Bernard Teper, président de l'Union des familles laïques et défenseur de la première heure de la loi du 15 mars 2004 sur l'interdiction des signes religieux à l'école.

L'Observatoire a finalement été fondé par décret par Jacques Chirac en Mars 2007,. Il « n'a pas de pouvoir d'initiative ni de décision, mais plutôt un rôle d'information et de conseil ». L'Observatoire doit être composé de 22 membres, dont sept hauts fonctionnaires, deux députés et deux sénateurs, ainsi que « dix personnalités désignées en raison de leurs compétences et de leur expérience ». Les membres doivent être nommés pour une durée de quatre ans.

À ce jour (septembre 2008) les membres n'ont pas été nommés et par conséquent l'Observatoire n'a pas encore commencé ses travaux.

La circulaire du 1er février 1944 rappelle « que le personnel doit respecter rigoureusement la liberté de conscience des malades ». Le règlement intérieur des établissements hospitaliers recommande, dans une circulaire du 4 janvier 1974, le respect « dans la mesure du possible, des exigences alimentaires liées à la pratique de certaines religions ». Mais depuis quelques années les exigences des patients en matière de religion se sont durcies. Devant la montée des revendications, le gouvernement a rappelé, par la circulaire du 2 février 2005 sur la laïcité à l’hôpital, que l’appartenance religieuse ne doit pas troubler la bonne marche des services et que le personnel doit faire preuve d’une neutralité exemplaire.

À l'hôpital public, le personnel est tenu de respecter le principe de la laïcité, il leur est notamment expressement interdit de manifester toute extériorisation vestimentaire de leur religion, donc de porter le voile . la circulaire du 2 février 2005 relative à la laïcité dans les établissements de santé, reprenant une décision en date du 17 octobre 2002 du tribunal administratif de Paris, expose : « si les agents publics bénéficient, comme tous les citoyens, de la liberté de conscience et de religion (…), le principe de laïcité (…) et celui de la neutralité des services publics font obstacle à ce que ces agents disposent, dans l’exercice de leurs fonctions, du droit de manifester leurs croyances religieuses, notamment par une extériorisation vestimentaire ».

Dans le milieu infirmier, l'existence d'un examen oral au concours d'entrée à l'École d'infirmières est un frein officieux mais important aux pratiques ostentatoires religieuses. Le problème du voile s'est posé de manière ponctuelle au niveau médical, se traduisant soit par un rejet, soit par le remplacement du voile par une « charlotte » (chapeau jetable en usage dans les blocs opératoires).

Au cours de l’été 2006, une jeune femme de confession musulmane a loué un gîte rural. Le jour de son entrée dans les lieux, constatant qu’elle et sa mère portaient le voile islamique, la propriétaire du gîte a refuser d'honorer la location sauf à quitter le voile lorsqu'elles se trouvaient dans les parties communes de l'hôtel. Refusant de se plier à cette règle, les deux femmes ont quitté le gîte et déposé une plainte pour discrimination fondée sur la religion.

Dans son jugement rendu le 9 octobre 2007, le Tribunal correctionnel a retenu l’existence d’une discrimination fondée sur la religion et a condamné la propriétaire à quatre mois de prison avec sursis et 1 000 euros d'amende.

Tout intéressé, dont au premier chef l'officier d'état civil, mais aussi les témoins et le public, doit, au moment de la célébration du mariage, être en mesure de s'assurer par lui-même de l'identité des époux pour pouvoir, le cas échéant, former opposition au mariage. Le port d'une pièce vestimentaire dissimulant le visage d'un des futurs époux, qu'elle ait une vocation religieuse, traditionnelle ou décorative, ne permet pas à l'officier d'état civil de contrôler la réalité du consentement des époux, faisant notamment courir le risque d'une substitution de personne. En conséquence, la circonstance que la future épouse soit voilée lors de l'échange des consentements, de telle sorte qu'elle ne soit pas identifiable et que son visage ne puisse être vu, n'est pas compatible avec les règles du Code civil.

M. Sarkozy a donné instruction aux préfets de ne pas fonder le refus de participation à une cérémonie d'accueil dans la citoyenneté française sur le motif du port du voile, ou de tout autre signe religieux qui ne suffit pas à caractériser un défaut d'assimilation à la communauté française.

Toutefois, cette position n'entame en rien la double obligation de s'assurer de l'identité des participants et de veiller au respect du bon ordre lors du déroulement de la cérémonie. Cela signifie qu'il peut être demandé à la personne voilée de retirer momentanément son voile, le temps du contrôle de l'identité, et que le préfet peut prendre des mesures appropriées en cas de menaces de troubles à l'ordre public.

Le Haut Conseil à l’Intégration avait émis un avis différent en janvier 2007 lors de la présentation du projet au Premier Ministre:"le HCI préconise, par respect pour nos institutions républicaines et en dépit de certaines pratiques contraires aujourd’hui tolérées, d’inviter les récipiendaires à renoncer en ces circonstances à toute forme de prosélytisme ". (page 32).

Le décret du 26 février 2001 exige pour la délivrance d’un passeport une photographie d’identité sans voile. Avant cette date, la Cour administrative d’appel de Nancy a prononcé l’annulation d’une décision préfectorale ayant entre autres refusé la délivrance d’un passeport à une jeune femme de confession musulmane, relevant qu’à l’époque des faits aucune disposition législative ou réglementaire ni aucun principe ne permettait légalement à l’administration de subordonner la délivrance d'un passeport à la fourniture par son demandeur d'une photographie d'identité le représentant tête nue.

Le Conseil d'État dans un arrêt du 27 juin 2008 s'est prononcé contre l'acquisition par mariage de la nationalité française d'une femme portant la burqa. La décision indique qu' : « elle a cependant adopté une pratique radicale de sa religion, incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment avec le principe d'égalité des sexes ». Cet arrêt du Conseil d'État est à rapprocher de celui de la Cour de Cassation cité dans le paragraphe traitant infra des activités « péri-scolaires ».

Le fait pour un agent public, quelles que soient ses fonctions, de manifester ses croyances religieuses dans l’exercice de sa profession, notamment par le port d’un signe marquant l’appartenance à une religion, constitue un manquement aux obligations professionnelles et donc une faute. C’est en application de cette jurisprudence que le Tribunal administratif de Versailles a validé la sanction visant un agent public dans l’exercice de ses fonctions ayant fait du prosélytisme auprès d’autres agents placés sous son autorité. Ce fait constitue une circonstance aggravante pour le tribunal administratif.

Dans une affaire soumise au Tribunal administratif de Paris, bien que la requérante exerçait ses fonctions essentiellement à son domicile — soit dans un espace privé — et n’ait porté le « voile  » qu’en présence du pédiatre de la crèche lors d’une visite médicale périodique des enfants, le Tribunal a jugé que la sanction du licenciement n’était pas entachée d’une erreur.

L'extension de la Loi sur l'école à l’université fut discutée en 2003 au sein de la Commission Stasi qui la préparait ; Henri Pena-Ruiz y fut placé en minorité sur ce point comme il l’a révélé lors de sa conférence L’école laïque, l’école de la liberté organisée par la MAIF à Lille, le 30 novembre 2006.

Le gouvernement d’alors et son ministre de l’Éducation nationale, François Fillon, n’inclurent pas l’université dans le champ d’application de la loi ; mais ils signalèrent que chaque Conseil d’administration d’université avait toutefois la possibilité de prendre en compte les termes de la loi dans son règlement intérieur. C’est pourquoi, les Conseils d'administration intègrent l’article L141-5-1 du Code de l’éducation dans leur règlement intérieur. Dans le cas contraire, en principe, le voile est autorisé.

Une doctorante âgée de 25 ans, titulaire d'une allocation de recherche et travaillant au sein d'un laboratoire du CNRS à l'Université de Toulouse III Paul Sabatier, a été licenciée le 23 février 2009 sans préavis ni indemnité pour faute professionnelle. L'Université lui avait demandé de cesser de porter un voile, mais l'étudiante s'y était opposée. Dans une ordonnance de rejet, le tribunal administratif de Toulouse a jugé qu' "aucun des moyens invoqués n'est de nature à faire naître un doute quant à la légitimité de la décision attaquée".

La jurisprudence semble ici hésitante ; dans certains cas, on considère le parent encadrant une activité périscolaire comme assimilé à un collaborateur occasionnel du service public, ce qui l'oblige alors au respect du principe de neutralité.

Le ministre de l'Éducation Xavier Darcos a indiqué le 8 juin 2007, après une recommandation de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE) sur les discriminations envers les mères voilées, que « le choix des parents, auxquels il est proposé d'accompagner les sorties scolaires, doit se faire sans aucune discrimination ».

La HALDE se réfère à l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme et de sauvegarde des libertés fondamentales. Cependant, dans l’affaire Leyla Şahin contre Turquie (voir infra rubrique Turquie ; §73 à 123 de l’arrêt), la Cour européenne des droits de l’homme déclare que la prohibition de certains codes vestimentaires (à savoir le port du voile islamique par une étudiante à l’université) prévue par la loi interne lato sensu d’un pays – jurisprudence, principe constitutionnel – afin de protéger l'égalité entre les hommes et les femmes, ne viole pas l’article précité.

De la même façon dans l'arrêt Dogru contre France du 4 décembre 2008 , la CEDH conclut à l'unanimité à l'absence de violation de l'article 9 la Convention européenne des droits de l’homme et de sauvegarde des libertés fondamentales. La Cour relève " qu’en France, comme en Turquie ou en Suisse, la laïcité est un principe constitutionnel, fondateur de la République, auquel l’ensemble de la population adhère et dont la défense paraît primordiale, en particulier à l’école. La Cour réitère qu’une attitude ne respectant pas ce principe ne sera pas nécessairement acceptée comme faisant partie de la liberté de manifester sa religion, et ne bénéficiera pas de la protection qu’assure l’article 9 de la Convention " (§ 72 de l'arrêt) . Les requérantes avaient été exclues début 1999 du collège de Flers, dans l'Orne après avoir refusé d'enlever leur foulard islamique pendant les cours d'éducation physique.

« Les femmes premières victimes de l’intégrisme culturel et religieux. Les extrémistes ont gagné un terrain important dans les communautés musulmanes européennes : les femmes et les filles peuvent être – ou se sentir – forcées à adopter certains modes de vie qui ne sont prescrits par aucune loi. Les restrictions ou le sentiment de contrainte qui leur sont imposés – par leurs proches (influencés par l’extrémisme) ou la pression du groupe – concernent le port du voile. »     — Point 6 de l'avis.

Xavier Darcos va également « demander aux recteurs de veiller à ce que les règlements types départementaux et les règlements intérieurs des écoles ne contiennent pas de clause qui interdirait, par principe, la participation de certaines catégories de personnes ou limiterait, d'une manière ou d'une autre, le pouvoir d'appréciation du directeur d'école ».

Le ministre de l'Éducation nationale « réaffirme » par ailleurs que « les maîtres et les directeurs d'école sont les mieux placés pour apprécier les conditions permettant le bon déroulement des sorties scolaires ».

Extrait du rapport du groupe de travail présidé par M. André Rossinot sur La laïcité dans les services publics de septembre 2006 page 34 : « Elle concernerait également les collaborateurs du service public, y compris bénévoles, intervenant en milieu hospitalier, en milieu scolaire, dans le secteur social ou encore sportif ».

Extrait d'une tribune du 10 décembre 2007 publiée par Libération : « Qu’il soit ou non rémunéré ne change rien. Cautionner la présence d’accompagnateurs se discriminant eux-mêmes par le port de signes distinctifs indiquant un choix politique et (ou) religieux, c’est oublier la valeur d’exemplarité de l’adulte aux yeux de l’élève ». La publication de cette tribune contre la recommandation de la HALDE a été signée par de très nombreuses associations de protection des droits de l'homme: la LICRA, Ni putes ni soumises, SOS Racisme, Syndicat national des personnels de direction (SNPDEN-Unsa éducation), Union des familles laïques (UFAL).

Françoise Hostalier et d'autres députés ont déposé une proposition de loi le 22 juillet 2008 à l'Assemblée nationale visant à interdire le port de signes ou de vêtements manifestant ostensiblement une appartenance religieuse, politique ou philosophique, à toute personne investie de l'autorité publique, chargée d'une mission de service public ou y participant concurremment.

Le Tribunal de grande instance de Nîmes a relaxé le directeur d’une auto-école ayant refusé d’assurer une leçon à une jeune femme portant le voile, du chef de discrimination dans l’offre ou la fourniture d’un bien ou d’un service à raison de la religion. Le Tribunal a en effet considéré que l’interdiction du port du voile, durant les seules leçons de conduite pour des motifs de sécurité, était légitime.

Toujours pour un motif de sécurité, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE), n’a pas retenu la notion de discrimination s’agissant d’une jeune femme employée en qualité de monitrice adjointe d’animation par une association, licenciée au motif, que portant le voile, elle refusait de respecter les règles d’encadrement individuel pour des enfants autistes lors d’activités de baignade.

Dans les entreprises, la jurisprudence est plus variable. La Commission Stasi avait recommandé « qu’une disposition législative soit prise après concertation avec les partenaires sociaux qui permette au chef d’entreprise de réglementer les tenues vestimentaires et le port de signes religieux pour des impératifs tenant à la sécurité, aux contacts avec la clientèle, à la paix sociale interne ». Aucune loi n’est intervenue sur ce point. Néanmoins, l’esprit de la loi du 15 mars 2004 permet d’apporter de nouvelles solutions pour le chef d’entreprise qui fait le choix d’appliquer le principe de neutralité au sein de son établissement.

De façon générale, l’entreprise dispose d’outils d’exercice de ses pouvoirs d’organisation et de direction comme l’insertion de clauses dans le contrat de travail, le règlement intérieur et les notes de services, pour s’opposer, sur le fondement du principe de neutralité, au port ostensible de signes religieux.

Le Code du travail consacre la liberté religieuse au travail. L'article L 120-2 indique que : « Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché ». L'article L 122-35 précise que : « Le règlement intérieur ne peut comporter de dispositions lésant les salariés dans leur emploi ou leur travail, en raison de leur sexe, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur âge, de leur situation de famille, de leurs origines, de leurs opinions ou confessions, de leur apparence physique, de leur patronyme, ou de leur handicap, à capacité professionnelle égale ».

La Cour d’appel de Paris dans un arrêt du 19 juin 2003 a confirmé la nullité du licenciement d’une jeune télé-enquêtrice licenciée du fait de son refus de troquer le voile contre un bonnet, comme le lui avait imposé l’employeur, et ordonné sa réintégration au motif que l’employeur qui avait connaissance du port du voile lors de l’embauche ne justifiait d’aucun élément objectif permettant de restreindre la liberté de la salariée dans l’intérêt de l’entreprise.

La Cour d’appel de Paris (16 mars 2001) avait admis que l’employeur dans un magasin d’un centre commercial à La Défense puisse s’opposer à ce qu’une de ses vendeuses se dissimule sous un voile, en précisant que, un large public fréquentant l’endroit, « la neutralité ou à défaut la discrétion dans l’expression des options personnelles s’imposait ».

La Cour d’appel de Reims (3 mars 2004) a tenu compte de la consigne affichée d'une entreprise : « habillez-vous de façon classique sauf si votre animation comporte une tenue particulière : veste, pantalon (pas de jean), cravate, tailleur », indiquant que « cette consigne excluait implicitement le port de vêtements confessionnels » et revenant sur la notion de « neutralité ou, à défaut, la discrétion dans l’expression des options personnelles ».

Rappelant le Règlement Intérieur d’une entreprise, qui prohibait entre autres le port de tout insigne ostentatoire religieux ou politique, le Conseil de prud’hommes de Lyon a considéré le 16 janvier 2004 qu'une salariée arborant sur son lieu de travail un foulard islamique n’avait pas respecté ses consignes interdisant « tous types de couvres-chefs et plus largement les tenues traduisant une appartenance politique, ethnique, religieuse ou philosophique (sauf en ce qui concerne les petits objets de type bijoux,tolérés tant qu’ils ne sont pas ostentatoires) ».

Une milieu de terrain du Paris Saint-Germain a été « évincée d'un match » pour avoir voulu porter un voile.

Le Comité international olympique a affirmé que les femmes pouvaient porter un voile au cours des épreuves olympiques de 2008 en Chine en autorisant une athlète iranienne à y participer voilée. Le CIO se détermine « au cas par cas », et se refuse à généraliser la pratique.

La ministre de l'Intégration et de l’immigration, Rita Verdonk a annoncé en novembre 2006 que les Pays-Bas déposeront un projet de loi visant à interdire les vêtements couvrant le visage en public.

Bien que l'interdiction ait fait l’objet d’un débat public, la législation résulte directement d'une motion présentée au parlement des Pays-Bas par le politicien Geert Wilders, qui souhaite lutter contre l'immigration. Le gouvernement a retardé ce débat en raison du conflit de cette loi avec celle sur la liberté de religion. Le troisième cabinet Balkenende a estimé cependant que ces questions ne font plus obstacle à la législation. La proposition a été condamnée par les organisations musulmanes. Lors des élections générales de novembre 2006, le Parti pour la liberté de Wilders a gagné 9 sièges (sur 150). Il prône une interdiction complète de la bourka et une interdiction du foulard islamique dans la fonction publique ; tous les autres partis refusent de l'inclure dans une coalition.

Un groupe de femmes musulmanes a organisé un manifestation pro-bourka au parlement nouvellement élu à La Haye, le 30 novembre 2006. La manifestation a attiré l'attention des médias nationaux, bien qu'il y ait eu seulement 20 participants.

Après l'élection de 2006, le nouveau cabinet n'a pas pris de décision définitive sur l'opportunité d'introduire une interdiction et a donné des signaux contradictoires.

En février 2007, un sondage indiquait que 66% des Néerlandais étaient pour une interdiction du voile ; 32% s'y opposaient.

Un mémo du ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas divulgué par l'Algemeen Dagblad met en garde contre le risque d'une éventuelle controverse de même ampleur que celle des caricatures de Mahomet du Jyllands-Posten.

Le projet de loi aux Pays-Bas s'applique au niveau national, mais auparavant les écoles et autres institutions ont appliqué leurs propres interdictions des robes islamistes complètes mais généralement pas quand il s’agissait uniquement d’un foulard islamique.

Les entreprises ont aussi leurs propres règlements intérieurs. Les cas de licenciements ou d'exclusions de l'école sont parfois traités par la Commission de l'égalité des Pays-Bas, créant de facto des lignes directrices nationales sur ce qui constitue ou non une discrimination.

À Amsterdam, des réglements intérieurs d’école ont attiré l'attention des médias après un incident en 2003 : une grande école a exclu trois étudiantes pour le port du tchador. L'une a été explusée par la police quand elle a essayé d'entrer dans l'école en portant le tchador. Une entrée non autorisée dans l'établissement est qualifiée d'intrusion. La police avait donc la capacité juridique pour agir ainsi. Les étudiantes ont fait appel à la Commission de l'égalité, qui a tranché en mars 2003 en faveur de l'école. L'école justifie l'interdiction au motif que le tchador « empêchait tout contact avec les yeux qui témoigne d'un respect mutuel ». La Commission a donné raison à l'école indiquant que l'enseignement nécessite le contact et la communication et que ceci l'emporte sur les aspects de liberté religieuse. Le ministre de l'éducation, Maria van der Hoeven, du parti chrétien-démocrate CDA a publiquement approuvé la décision de la Commission. Le parti chrétien-démocrate CDA d’Amsterdam a ensuite appelé à une interdiction nationale du tchador, de la bourka et du hidjab dans les écoles, en partie au motif qu'ils sont en conflit avec les valeurs nationales.

Les villes d'Amsterdam et Utrecht ont proposé la suppression des prestations de sécurité sociale aux femmes sans emploi portant une burqa, au motif que cela les rend inaptes au travail dans un pays non-musulman.

Certains hommes politiques du Royaume-Uni ont entrepris d'ouvrir le débat à la suite des attentats de Londres de juillet 2005. Le débat a été relancé en octobre 2006 par le ministre des Relations avec le Parlement, Jack Straw, qui s'est dit favorable à ce que les musulmanes ne portent pas le voile, y voyant le symbole de la séparation des communautés. Le Premier ministre Tony Blair a lui aussi estimé que le voile islamique constituait une « marque de séparation », mais a appelé à une discussion sur l'intégration de la communauté musulmane. Ainsi, une enseignante de la ville de Dewsbury, âgée de 24 ans, s'est vue refusée le droit de porter le voile en classe par la justice britannique.

De nombreuses agressions anti-islamiques dans la population ont été constatées. Tony Blair, après avoir appelé la communauté musulmane à plus de responsabilité vis-à-vis des courants terroristes vivant en son sein, s'est seulement axé sur des mesures législatives renforçant la lutte contre le terrorisme, en évitant toute stigmatisation communautaire. Il a nommé Tariq Ramadan et une douzaine de personnalités, pour conseiller le gouvernement du Royaume-Uni dans sa lutte contre le terrorisme.

Jusqu'en 2007, le voile ne faisait pas réellement débat en Espagne. Cependant, la population immigrée a très fortement augmenté ces dernières années et, à la rentrée 2007, le cas d`une fillette de 9 ans voilée à l'école a suscité un fort émoi. Durant la campagne législative, le 7 février 2008 un des responsables du PP, Ignacio Astarloa, a déclaré qu'il fallait que le voile « ne soit pas un élément de discrimination, ni à l'école ni dans aucune autre situation ».

Le port du foulard islamique reste interdit dans l'enseignement en Bavière. Le Tribunal constitutionnel régional du Land a rejeté, lundi 15 janvier 2007 à Munich, la plainte d'une communauté religieuse islamique désirant faire annuler une loi qui proscrit, depuis 2005, le voile pour les enseignantes dans les écoles bavaroises.

Devant la contestation, le port du voile aux élections est interdit au Québec (23 mars 2007).

Le directeur général des élections du Québec a décidé d'interdire le vote à toute personne ayant le visage voilé lors des élections législatives, à la suite d'une polémique sur le port de la bourka ou du niqab (voile intégral) pendant le vote. « Toute personne qui se présente à un bureau de vote ou à la table de vérification de l'identité des électeurs doit avoir le visage découvert pour pouvoir exercer son droit de vote », a déclaré le directeur des élections du Québec (DGE), Marcel Blanchet. Ce dernier s'est prévalu d'une clause spéciale lui permettant de modifier la loi électorale en cas de risques de troubles lors d'un scrutin. Cette décision fait suite au tollé suscité par des reportages sur la possibilité offerte à une femme voilée de voter sans être identifiée de visu par le bureau des électeurs. Le bureau du directeur des élections a reçu de « nombreux courriels » laissant penser que la « sérénité » des élections législatives dans la province francophone était en péril, a expliqué M. Blanchet lors d'un point de presse.

Un père de famille musulman, Muhammed Pervez âgé de 57 ans, a été inculpé mercredi 12 décembre 2007 au Canada du meurtre de sa propre fille Aqsa âgée de 16 ans, qui refusait, selon ses amis, de porter le voile islamique. Son frère, prénommé Warqas, est également accusé du meurtre prémédité de cette dernière.

Dès 1989, une loi interdisait aux mouvements politiques de se réclamer d'une race, d'une religion ou d'une région. Dans le même temps, soucieux de désamorcer la critique de milieux religieux toujours influents, le gouvernement n'hésitait pas à promouvoir un islam officiel mais contrôlé, à travers notamment la nomination des imams, la vérification des prêches, et l'interdiction du port du voile dans les écoles et dans l'administration en général.

Depuis les réformes d'Atatürk, la Turquie est laïque, ce qui en fait le seul État musulman laïque. La Constitution prévoit qu'aucune réforme constitutionnelle ne peut porter atteinte à un certain nombre de principes, dont la laïcité. Cette laïcité n'est pas, comme en France, une séparation entre les Églises et l'État ; en fait, c'est l'État turc qui organise et contrôle totalement la communauté des croyants : les 72 000 imams en Turquie sont des fonctionnaires, payés et formés par l'État et dont les prêches hebdomadaires sont écrits par les fonctionnaires du ministère des Affaires religieuses. La laïcité turque signifie la relégation de la religion dans la sphère privée et son absence complète dans la vie publique. Ainsi, et la question s'est posée à plusieurs reprises sous ce gouvernement, les femmes de ministres qui porteraient le voile ne peuvent assister à aucune cérémonie officielle.

Lors d'une réception donnée à l'occasion de la fête nationale en octobre 2003, le président de la République n'a pas invité les épouses des parlementaires et ministres AKP, dont bon nombre portent le voile. L'armée turque a refusé en août 2007 d'inviter l'épouse, qui porte le voile, du nouveau président Abdullah Gül (AKP) aux cérémonies du Jour de la Victoire (30 août 1922) des troupes turques sur les forces grecques. L'interdiction du voile islamique est strictement appliquée par l'armée – les officiers dont les femmes sont voilées sont exclus de toute promotion et souvent renvoyés.

Le port du voile est interdit, non seulement dans les établissements scolaires et les administrations, mais aussi à l'université, contrairement à la France.

La Cour européenne des droits de l'homme a reconnu le 10 novembre 2005, la prohibition de certains codes vestimentaires pour protéger l'égalité entre les hommes et les femmes et prévenir les pressions qui pourraient s'exercer à l'encontre des jeunes filles qui refuseraient de se soumettre à ces prescriptions vestimentaires, notamment dans le cadre de l'affaire Leyla Şahin contre Turquie.

Malgré cette décision, en janvier 2008, le parti islamo-conservateur (AKP) du premier ministre Recep Tayyip Erdogan envisageait d'ajouter dans la nouvelle Constitution une disposition qui permettrait aux étudiantes voilées de pénétrer dans les universités.

Ce projet a engendré une importante contestation dans les milieux anti-cléricaux, dont l'armée. Plus de 100 000 personnes ont manifesté le 1er février 2008 à Ankara. Adopté par le Parlement turc le 7 février 2008, ce projet prévoyait que « personne ne être privé de son droit à l'éducation supérieure ». Cependant, la Cour constitutionnelle a déclaré la loi anti-constitutionnelle.

Un cheikh islamiste, Youssef al-Badri, a lancé une fatwa le 17 décembre 2007 contre Naguib Sawiris, un milliardaire égyptien, indique le journal Jeune Afrique. Il lui reproche ses déclarations en faveur d’un état laïque ou sur le port quasi généralisé du voile « sur un mode léger ou sarcastique ».

Une plage exclusivement réservée aux femmes a été créée en 2004.

A Bassorah, dans le sud de l’Irak, des miliciens chiites ont menacé de mort les jeunes chrétiennes qui ne porteraient pas le voile islamique.

Zilla Huma Usman, ministre des Affaires sociales du gouvernement provincial du Panjâb et alliée politique de l'ancien président pakistanais Pervez Musharraf, a été assassinée à Gujranwala le 20 février 2007. Mme Usman, qui militait pour les droits des femmes, semble avoir été la victime d'un activiste islamiste ne supportant pas qu'elle puisse se promener tête nue ni que des femmes puissent exercer une activité politique.

Le port du voile est obligatoire pour les étrangères, les touristes et les non-musulmanes.

Depuis avril 2007, la police iranienne poursuit une vaste campagne, afin notamment de mieux faire respecter le port du voile islamique. Cette campagne s'est soldée par des centaines d'interpellations et des milliers d'avertissements aux filles et femmes mal voilées à travers l'Iran. Désormais, les policiers peuvent entrer dans les entreprises privées afin de contrôler le respect du port du voile islamique : sociétés commerciales, cafés, restaurants, cybercafés, etc. Le Général Ahmad Reza Radan a déclaré vouloir agir « durement contre celles qui ne respectent pas la loi ». Ainsi en juin 2008, la police iranienne a fermé 32 boutiques de vêtements et salons de coiffure et stoppé des voitures et des piétons lors d'une vaste opération visant à forcer les femmes à respecter le strict code vestimentaire prôné par les islamistes.

Des femmes comme Malalai Joya luttent pour la laïcité et la défense des droits fondamentaux des femmes (notamment le droit à l'éducation).

Deux femmes ministres non voilées sont inquiétées par les islamistes.

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Marseille

Marseille#Héraldique et devise

Le Vieux-Port et, à l'arrière-plan, Notre-Dame-de-la-Garde.

Marseille (en provençal Marselha, Marsiho en latin Massilia) est une ville du Sud-Est de la France. Surnommée la Cité phocéenne, en raison de sa fondation vers 600 avant J.-C. par des marins grecs originaires de Phocée en Asie Mineure sous le nom de Massalia, elle est la plus ancienne implantation urbaine de France. Elle est également le premier port de France et de Méditerranée.

Située au sud-est de la France, (par voies express, à 775 km de Paris, 316 km de Lyon, 204 km de Nice, 521 km de Milan et 506 km de Barcelone), elle est bordée par la Méditerranée à l'ouest, enserrée par les massifs de l'Estaque au nord, de l'Étoile et du Garlaban à l'est et des Calanques au sud.

Avec ses 839 043 habitants, elle est la deuxième ville du pays par sa population communale et celle de son unité urbaine et constitue la 3e aire urbaine du pays. La commune s'étend sur une superficie de 240 km². Depuis l'an 2000, Marseille est à la tête de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole qui regroupe 1 023 972 habitants.

Marseille est la préfecture du département des Bouches-du-Rhône et le chef-lieu de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Elle abrite le club le plus titré du football français, l'Olympique de Marseille.

Ses habitants sont appelés les Marseillais.

La ville, deuxième de France suivant sa population communale et son agglomération mais troisième aire urbaine selon l'INSEE, est surtout la plus ancienne ville de France et une des plus vieilles d'Europe.

Marseille est une des rares villes qui n'ait pas de banlieues à proprement parler, ces dernières, les-dits quartiers nord, sont en fait parties intégrantes de la commune, regroupées dans les 13e, 14e, 15e et 16e arrondissements.

L'Huveaune et son affluent le Jarret, entièrement recouvert dans la partie urbaine de la ville, sont les principaux cours d'eau traversant Marseille avec le ruisseau des Aygalades. L'Huveaune et les Aygalades sont par principes des fleuves, mais ont des débits relativement faibles. Le système hydrographique du bassin de la ville est propre au milieu méditerranéen : l'eau est peu présente dans ses cours d'eau mais a, à partir de débit normal faible, des crues importantes en cas de pluies. L'eau est très fortement canalisée, souvent à la source même de ces cours d'eau, et irrigue l'ensemble du bassin. Dans le cas des cours d'eau marseillais, ceux-ci sont ré-alimentés en eau par le trop plein du Canal de Marseille.

Depuis plus de dix ans, l'Huveaune, juste après le point de confluence avec le Jarret, est déviée vers la station d'épuration des eaux de Marseille car son embouchure polluait les plages de la ville, l'eau traitée est ensuite rejetée au sud de la ville, dans les Calanques, par l'émissaire de Cortiou.

Marseille est alimentée en eau potable à 75 % par le Canal de Marseille (eaux de la Durance), et à 25 % par le Canal de Provence (eaux du Verdon).

Si la région Provence Côte d'Azur comporte des zones à risques sismiques en particulier dans les régions de Nice et d'Aix-en-Provence, les risques semblent négligeables pour Marseille.

Son territoire historique forme une sorte d'amphithéâtre, enserré par la mer à l'ouest, par des montagnes (le Massif des calanques) au sud avec Marseilleveyre, par la Côte Bleue au nord avec l'Estaque (immortalisé par le peintre Paul Cézanne) et par les chaînes de l'Étoile et du Garlaban au nord-est.

Près de la moitié de la superficie communale est en territoire naturel inconstructible et la ville s'étale sur un territoire extrêmement vaste, cinquième commune de la France métropolitaine par sa superficie. Ainsi sa densité (3 487 habitants par kilomètre carré) est-elle largement inférieure à des villes entièrement urbanisées telles que Lyon (9 866 h/km²) ou Paris (20 696 h/km²) mais comparable à celle de Toulouse (3  700 h/km²) mais si on prend en compte uniquement sa zone habitable (150 km²) sa densité atteint 5 594 h/km² ce qui est presque comparable à des villes entièrement urbanisées comme Lille (6 489 h/km²).

De par sa superficie (240,62 km²), Marseille est 2,5 fois plus grande que Paris, ou encore cinq fois plus grande que Lyon et est même plus étendue que Le Caire (210 km²) ! Dans le sens Nord/Sud, la ville s'étend sur 14 kilomètres, entre Notre Dame Limite et le Vieux port considéré comme le centre ville. Puis, il faut compter encore une grosse dizaine de kilomètres pour accéder aux calanques de Sormiou et Morgiou qui font partie du 9e arrondissement de Marseille. En longeant la mer Méditerranée, cela fait un total de pas moins de 21 kilomètres pour rallier Callelongue, depuis l'Estaque.

Une telle immensité a rendu difficile le développement des transports. Marseille est une des seules villes de France de plus de 200 000 habitants à ne pas être dotée d'un périphérique urbain. Ceci se traduit par une traversée de la ville obligatoire pour tous ceux qui longent la côte, d'autant que la route qui contourne la cité par les collines est condamnée depuis plus de trente ans en raison des risques d'incendies.

Tournée vers la mer, la ville a longtemps « ignoré » l'arrière-pays provençal dont la seule voie de communication a longtemps été la vallée de l'Huveaune, vers Aubagne. Cependant, l'activité portuaire s'est déplacée progressivement vers le littoral nord de la ville, avant de se localiser sur le site de Fos-sur-Mer aménagé dans les années 1960.

Paradoxalement, Marseille est traversée par trois autoroutes qui déversent un flot continu de voitures en plein centre ville: l'A50 (Autoroute Est) qui rejoint Aubagne, Toulon et Nice, l'A55 (Autoroute du Littoral) qui joint la zone de Vitrolles puis vers Lyon et Montpellier, les installations industrielles de l'étang de Berre et Fos-sur-Mer et l'aéroport à Marignane et l'A7 (Autoroute Nord) qui dessert Aix-en-Provence et Lyon. Le tunnel Prado-Carénage, ancien tunnel ferroviaire reconverti en 1993 en tunnel routier à péage, relie l'extrémité de l'A50 au Vieux Port, tout près de la sortie de l'A55. La Rocade L2, dont la livraison ne cesse d'être repoussée (2011 ?), achèvera en fait une sorte d'intraphérique d'une totalité de 35 km. Elle devrait, à terme, permettre de désengorger le centre ville en rendant possible un contournement par l'est.

Outre les contraintes géographiques, l'urbanisme sur un tissu urbain marqué par la sédimentation de l'histoire rend tous les transports difficiles.

La ville s'est développée autour de l'ancien port grec devenu « Le Vieux-Port », notamment au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, période pendant laquelle, elle a connu un développement très important, stimulé par la croissance du commerce vers le nouvel empire colonial français : l'Algérie, le Levant et l'Extrême Orient. La rue de la République est un parfait exemple de cet urbanisme du second Empire, large et longue percée haussmannienne, comparable à l'avenue de l'opéra à Paris, qui, du Vieux Port au bas de la Canebière, aboutit aux quartiers des docks en pleine restructuration.

Le franchissement de l'obstacle naturel qu'est le port avait été résolu par la mise en place d'un pont transbordeur en 1905, dynamité par les allemands en 1944. Le franchissement du port a été rétabli par la mise en place à la fin des années soixante de deux tunnels .

La circulation reste très difficile en centre ville.

Le métro permet de parcourir assez rapidement le centre et la banlieue qu'il dessert mais il reste dépendant d'un réseau de bus qui l’alimente en usagers dans une ville relativement peu dense. Depuis le 25 février 2008, le métro ferme à 23 h en semaine au lieu de 21 h ce qui était le cas auparavant et à 1 h le week end. Le réseau de bus, qui permet de desservir le moindre recoin de la commune, est marqué par une lenteur notable — considéré comme le réseau le plus lent de France — et des fréquences de passage peu élevées — une seule et unique ligne, le «21», affiche une fréquence journalière de 5 à 7 minutes —, celui-ci manque de couloirs protégés notamment dans le centre — les quelques couloirs en place sont mal respectés, tant par les particuliers que par les professionnels. Le réseau de bus reste par ailleurs marqué par l'horaire fatidique de 21 h : au delà un réseau de bus en soirée — Fluobus — prend le relais.

Le nouveau tramway devait être l'occasion de revaloriser les transports en commun, point de faiblesse notoire de la ville. Cette amélioration reste limitée aux quelques quartiers qu'il dessert, il profite essentiellement à une partie des quartiers Est alors que certains secteurs, dans les arrondissements dits centraux, restent très mal desservis notamment autour de Saint-Victor et de la Belle de Mai. Dans le centre, il traverse des quartiers déjà bien desservis par le métro, la municipalité ayant misé sur lui comme catalyseur d'une revalorisation urbaine du centre ville, s'articulant avec d'autres projets structurels.

Depuis le mois d'octobre 2007, le dispositif Le Vélo est en place dans l'hyper-centre : de Mazargues à la Joliette et du Vieux-Port au Jarret, 130 stations (de 8 à 30 vélos) seront aménagées à terme pour accueillir 1 000 vélos.

Le train permet d'arriver directement au cœur même de la ville. Depuis 2001, la ligne TGV Méditerranée relie Paris à Marseille (750 km) en trois heures. La gare Saint-Charles qui permet également de joindre la Bretagne, Lille, Bruxelles, la Bourgogne et la Lorraine directement par TGV. Par contre le projet LGV Provence-Alpes-Côte d'Azur (si toutefois le tracé dit "LGV des métropoles du sud" est retenu) ne permettra pas le prolongement vers l'Italie avant 2020.

La gare Saint-Charles est aussi le point de convergence des principales lignes du réseau régional (T.E.R.). Elle est directement reliée aux deux lignes de métro marseillaises, ainsi qu'à la gare routière et voit passer plus de 200 trains quotidiens.

L'Aéroport International Marseille-Provence, troisième aéroport de province après Nice-Côte d'Azur et Lyon-Saint-Exupéry, se situe à une trentaine de kilomètres de Marseille. Son trafic est principalement orienté vers Paris, (Orly est la première desserte de l'aéroport), la Corse, Londres et l'Afrique Maghrébine, mais Bordeaux et Nantes restent des destinations favorites. Des autobus (toutes les vingt minutes) et des taxis relient en moins de 30 minutes, l'aéroport au centre ville. Il est en plein développement depuis l'ouverture d'une aérogare low cost en octobre 2006. Dés le 14 décembre 2008, l'ouverture d'une gare appelée « Vitrolles - Aéroport Marseille Provence » située au lieu dit Les Aymards, permettra une desserte quasi directe de l'aéroport depuis Marseille, Avignon, Cavaillon via le TER. Un service de navette effectuera la liaison entre cette gare et les différents halls de l'aéroport (cinq minutes au maximum) Le temps de parcours entre Marseille et cette gare sera au maximum de vingt minutes.

Les liaisons maritimes régulières sont au nombre de 220, la moitié étant vers la Méditerranée, l'Afrique et le Moyen-Orient. Elles relient le port de Marseille à 400 ports de 120 pays différents . C'est l'un des principaux points d'accès à la Corse dans le cadre de la Continuité territoriale.

Marseille bénéficie d'une durée exceptionnelle d'ensoleillement, avec plus de 2800 heures de soleil par année, notamment grâce au mistral, qui souffle en moyenne 93 jours par an. Il y a en moyenne 570mm de précipitations par an et 81 jours de pluie (dont 39 dépassant 2.5 mm), principalement en automne-hiver. La température moyenne à Marseille est de 14,6 °C.

Malgré un climat généralement clément, des épisodes extrêmes sont enregistrés. Ainsi, le thermomètre a atteint - 16,8 °C le 12 février 1956 et + 40,6 °C le 26 juillet 1983. De même, bien que la moyenne annuelle de précipitations entre 1971 et 2000 ait été de 570 mm, le 19 septembre 2000 et le 1er décembre 2003 on a mesuré plus de 200 mm de pluie en 24 heures. Le 14 janvier 1987 et le 7 janvier 2009 on a mesuré plus de 10 cm de neige, ce qui a complètement paralysé la ville,.

Les armes de Marseille, adoptées en 1930, peuvent se blasonner ainsi : D'argent à la croix d'azur.

Blason pendant le 1er empie :Tranché, au premier d'argent à la croix alésée d'azur, au second d'azur à une trirème antique d'or mouvant de la partition sur une mer de sinople ; au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or qui est le signe des bonnes villes de l'Empire.

De grands fachs resplend la cioutat de Marseilles (1257) (La Ville de Marseille resplendit par ses hauts faits), qui a été traduit en latin Actibus immensis urbs fulget Massiliensis, depuis 1691.

Du grec Massalia (situer l'accent tonique sur le i conformément à la langue grecque), a été fondée par des marins venus de Phocée, Phokaia en grec. Cette racine est toujours associée à la ville de Marseille.

Cependant, plusieurs hypothèses sont fournies sur le premier nom de Marseille. La première concerne l'opinion courante qui donne Mas-Salia, la résidence des Salyens. Or, si le premier mot est provençal, le second est latin. Aussi, certains ont penché pour le grec Mασσα (Massa). En effet, les Phocéens avaient pour habitude d'apporter d'Asie Mineure le nom de Massa à des villes, à des châteaux, rivières, etc. On trouve par exemple plus de trente Massa en Italie ; sachant que les mots Mαζα ou Mασα signifient en latin Libum, offrande de gâteaux sacrés. Quant à la finale λεις, il s'agit d'un formatif des adjectifs, les Marseillais étant des sacrificateurs ; la ville, celle des sacrifices.

Massalia devint ensuite Massilia à l'époque romaine puis en occitan provençal: Marselha selon la norme classique ou Marsiho selon la norme mistralienne. On appelle la ville Marsiglia en italien, Marsella en catalan et en espagnol, Marselha en portugais, Marseilles ou Marseille en anglais, Massilien autrefois en allemand (mais Marseille en allemand actuel).

En 1792, Rouget de Lisle, jeune officier du Génie, a composé à Strasbourg le « Chant de guerre de l'Armée du Rhin ». Cet hymne, qui a été édité, est parvenu à Marseille qui a accueilli la Révolution avec enthousiasme. La ville, envoyant à Paris 500 volontaires, leur offre un banquet, au cours duquel un certain François Mireur chante l'œuvre venue d'Alsace. Elle soulève l'enthousiasme et les assistants la reprennent en chœur. Quand ils défilent dans les rues de Paris leurs voix chaudes de Méridionaux, qui lancent à toute volée les strophes enflammées, électrisent la foule. Le nouvel hymne trouve aussitôt son nom : c'est « la Marseillaise ». Une plaque commémorative de Rouget de Lisle est visible rue Thubaneau au centre de Marseille.

La topographie première du site de Marseille grecque est encore largement perceptible de nos jours, malgré les importantes modifications du XIXe siècle Promontoire environné par la mer, il est dominé par trois buttes successives : la butte Saint-Laurent (26 mètres d'altitude en 1840), la butte des Moulins (42 mètres, associée à la butte de la Roquette, 38 mètres), et enfin la butte des Carmes (environ 40 mètres). Les cols entre ces hauteurs recueillaient les écoulements d'eau. Dernier élément de topographie naturelle, la zone du Fort Saint-Jean présentait, jusqu'au remblaiement volontaire pour la construction du fort, une pente vers la mer au nord qui n'est évidemment plus perceptible maintenant.

Plusieurs talwegs se déversaient dans le port : l'un entre la butte des Carmes et la colline Saint-Charles, un second beaucoup plus important dans l'axe de la Canebière actuelle et enfin un troisième au sud (axe de la rue Breteuil, appelée vallée Fogaresse au Moyen Âge).

Le site est occupé depuis longtemps par les hommes ainsi qu'en témoigne la découverte en 1991 de la grotte Cosquer, dans l'une des calanques de Marseille et dont l'occupation entre 27 000 et 19 000 avant notre ère est attestée. Des fouilles récentes ont mis au jour des vestiges d'une implantation néolithique qui remonte à 6 000 avant notre ère, près de la gare Saint-Charles, autour de la rue Bernard Dubois. Récemment, les archéologues ont dégagé ce qui pourrait être des murs en terre crue, des trous de poteaux, ainsi que des outils en silex et des objets en coquillages.

Sa fondation, qui remonte à 600 avant J.-C., est le fait de colons grecs venus de Phocée (aujourd'hui Foça en Turquie), et fut notamment peuplée par les Phocéens fuyant les invasions perses en 546 av. J.-C.. La date est donnée par différents auteurs antiques, avec des variantes ; les découvertes archéologiques ne s'opposent pas à cette date.

Les conditions exactes de la fondation de la ville font défaut à l'histoire de la ville, on ne retient aujourd'hui qu'une légende peu précise. Deux auteurs antiques nous en ont gardé la description : Trogue-Pompée (abrégé par Justin) et Aristote dans sa Constitution des Marseillais.

Le territoire aurait été occupé par une tribu des Ligures, celle des Ségobriges, qui se serait implantée vers le village actuel d'Allauch. Le jour de l'arrivée des Grecs, le chef de cette tribu, Nanos, avait organisé un festin au cours duquel sa fille Gyptis eut à choisir son époux en lui tendant une coupe d'eau. Les Grecs furent invités à se joindre au banquet et le jeune chef de ceux-ci, Protis, fut choisi, scellant ainsi la fondation d'une nouvelle cité qu'il érigea sur les bords de la corne du Lacydon, le petit fleuve qui débouchait au nord-est du Vieux Port.

Les Phocéens ont alors construit une cité tournée vers la mer et le commerce. La légende de la rencontre et de l'alliance entre le marin Protis (Phocéen) et de la belle Gyptis (Ligure) établit fermement sa tradition de ville commerciale.

Les fouilles archéologiques ont révélé les vestiges des premières traces de l'habitat grec directement au contact d'un sol vierge sur la partie la plus occidentale du site (butte Saint-Laurent). Dans l'état actuel de nos connaissances, la ville grecque ne semble pas avoir succédé à une occupation plus sommaire indigène. Très vite la ville s'agrandit et s'étend jusqu'au versant oriental de la butte des Moulins. Enfin, elle englobe la troisième butte (dite des Carmes) avant la fin du VIe siècle av. J.-C.. Une dernière extension à l'époque hellénistique lui permet d'atteindre une surface d'environ 50 hectares, que la ville ne dépassera pas avant le XVIIe siècle.

La fortification grecque de la fin du VIe siècle av. J.-C. a été retrouvée en deux points de la ville : au Jardin des Vestiges et sur la butte des Carmes, lors de fouilles d'urgence dans les années 1980. Une reconstruction a lieu à l'époque grecque classique, dans la seconde moitié du IVe siècle av. J.-C.. Enfin, vers le milieu du IIe siècle av. J.-C., l'ensemble de la fortification est reconstruite en grand appareil de calcaire rose. Ce rempart est encore visible sur le Jardin des Vestiges (tour penchée et mur dit de Crinas).

L'intérieur de la ville est découpé en îlots, avec des rues à angle droit qui constituent des ensembles cohérents, adaptés à la topographie naturelle du site. Ainsi le long du rivage les voies ont-elles des axes changeants, tandis que les pentes de buttes sont quadrillées de façon régulière.

Peu de monuments sont connus ; Strabon (IV, 1, 4) signale l'Ephésion (consacré à Artémis) et le sanctuaire d'Apollon Delphinios. Quelques découvertes archéologiques se rapportent à des édifices religieux : un chapiteau de la fin du VIe siècle av. J.-C. trouvé en remploi dans un mur moderne et des stèles avec déesses assises (provenant d'un sanctuaire à Cybèle ?). Au pied de la place de Lenche, les caves de Saint-Sauveur sont le seul édifice conservé depuis l'antiquité dont la connaissance avait été gardée ; certains y voient une fontaine antique (F. Salviat), mais plus récemment on a proposé la fonction de grenier à blé ou d'arsenal (H. Tréziny). Dégagé par F. Benoit après la seconde guerre mondiale, ce monument n'a malheureusement pas été gardé intact depuis et est aujourd'hui inaccessible. Cet édifice marquait la limite topographique entre une partie basse (au sud), proche du port et le col entre les buttes Saint-Laurent et des Moulins (au nord, matérialisé actuellement par la place de Lenche). On suppose que l'agora grecque se situait à l'emplacement du forum romain, soit au sud des Caves de Saint-Sauveur.

Les fouilles ont révélé par ailleurs un établissement thermal du IVe siècle av. J.-C. à la rue Leca et de nombreux vestiges d'habitat et de rues (en particulier rue des Pistoles ou près de la cathédrale de la Major).

À l'extérieur des murs, les fouilles récentes ont mis en évidence une cadastration établie dès la fin du VIe siècle av. J.-C., ainsi que l'exploitation de carrières d'argile que l'on trouvait abondamment dans le substrat géologique (site de l'Alcazar) ; par la suite se développe au même emplacement une culture de la vigne et probablement d'autres plantations. Les nécropoles nous sont connues soit par des découvertes anciennes soit par la fouille, en 1990, du Parc Sainte-Barbe. Ainsi se dessine un paysage suburbain varié, où le domaine des morts alternait avec celui des vivants.

Colonie grecque rayonnante, Marseille fut le point de départ de la diffusion de l'écriture chez les peuples gaulois, qui ont appris à transcrire leur propre langue en caractères grecs. C'est aussi probablement par la cité phocéenne que furent introduits en Gaule les premiers vignobles.

Marseille, comme le retracent les découvertes, connaît une forte croissance et devient une cité prospère, vivant des relations commerciales fortes avec la Grèce, l'Asie mineure puis Rome. La ville jalouse de son indépendance s'administre librement. La constitution marseillaise se référait à celles des cités ioniennes. La ville était gouvernée par un directoire de 15 « premiers » choisis parmi 600 sénateurs (Strabon, IV, 1,5). Trois d’entre eux avaient la prééminence et l’essentiel du pouvoir exécutif.

Au cours du deuxième siècle avant notre ère, Marseille se retrouve confrontée à la puissance grandissante de ses voisins gaulois, en particulier des Salyens. Pour faire face à leur menace, la cité phocéenne fait appel à son allié romain qui est devenue la grande puissance méditerranéenne. Cliente de Pompée et de Jules César, elle refuse de prendre parti entre les deux en -49, tout en accueillant les émissaires de Pompée. Assiégée par trois légions pendant deux mois par César puis par son légat Trebonius, elle est enfin prise (Bellum Civile, livre I, 34-36, etc.). Elle est privée ensuite de ses colonies et doit se soumettre à Rome. Les Romains la rattachèrent à la province Narbonnaise.

À l'époque d'Auguste, la ville connaît une nouvelle grande phase de construction. L'agora-forum est reconstruit comme en témoignent les fragments de dallages découverts par F. Benoit au sud des Caves de Saint-Sauveur. Le forum était bordé à l'ouest par un autre grand édifice, le théâtre, dont quelques gradins ont été conservés jusqu'à nos jours dans l'enceinte du collège du Vieux-Port.

Des thermes sont installés le long du port également à la même époque. Les vestiges, remontés sur la place Villeneuve-Bargemon, sont visibles quasiment à leur emplacement d'origine derrière la Mairie.

Pendant le Haut Empire, la zone portuaire est considérable. Elle s'étend sur la rive nord du port, suit la corne du port (Jardin des Vestiges) dont le quai est reconstruit à l'époque flavienne, et se prolonge au fond du Vieux-Port actuel. Dans cette zone, les fouilles de la place Général-de-Gaulle ont dégagé une grande esplanade empierrée qui peut correspondre à des salines aménagées. De nombreux entrepôts à dolia sont connus ; une partie de l'un d'entre eux a été conservée en rez-de-chaussée d'un immeuble (Musée des docks romains).

Les fouilles archéologiques de ces quinze dernières années ont montré la vitalité de la ville. Puis, durant le Bas Empire, la ville semble décliner légèrement au profit vraisemblablement d'Arles.

La ville se développe à nouveau à partir du Ve siècle de notre ère. À l'intérieur de la ville, la construction d'une première grande cathédrale marque la puissance d'un évêque, probablement Proculus, qui tient à rivaliser avec Arles. Deux basiliques funéraires ont été retrouvées en fouille. L'une, hypothétique, fouillée pour moitié dans l'emprise des immeubles du Cours Belsunce par J. et Y. Rigoir en 1959, et par G. Bertucchi dans la construction du Centre Bourse en 1974. La seconde est clairement attestée par la fouille de M. Moliner, rue Malaval (2003-2004), avec la découverte d'une memoria intacte sous le chœur.

Sur la corne du port, comblée, se développe un habitat dont on retrouve la trace, hors les murs, jusqu'à l'actuelle bibliothèque de l'Alcazar (fouille M. Bouiron). Sur ce site, on a pu mettre en évidence une continuité directe avec les constructions romaines ; un groupe de bâtiments se développe progressivement entre le Ve siècle et le VIIe siècle, avec dans un dernier état, un vaste bâtiment de type entrepôt. Les bâtiments sont abandonnés au début du VIIIe siècle.

La vitalité du commerce est perceptible par les découvertes de productions céramiques venant de toute la Méditerranée, témoins privilégiés des marchandises qui affluent à Marseille durant la période ostrogothique et mérovingienne.

Prise dans les remous des conflits entre rois Francs, la ville semble perdre de son importance à partir de la reprise en main de la Provence par Charles Martel et le pillage de la ville qui l'accompagne.

Passé l'an mil, Marseille se révèle à nouveau un port florissant qui participe aux Croisades. Les Marseillais sont présents en Afrique du Nord et possèdent un quartier à Saint-Jean d'Acre. Si la prise de cette dernière met un terme à l'aventure en Terre Sainte, leur présence est largement attestée en Méditerranée tout au long du Moyen Âge. La prise de la ville par les Catalans en 1423 et la destruction qui s'en est suivi ont occasionné un profond déclin à la fin du Moyen Âge.

Nous possédons peu d'information sur la Marseille carolingienne. Nous savons que vers 780, l'évêque Mauronte s'attacha à reconstituer le patrimoine de son église, alors dispersé. Plus tard, nous voyons à travers le polyptyque de l'évêque Wadalde (entre 814 et 818) que la gestion des biens de l'église, comptabilisés de façon rationnelle, est semblable à celle que tiennent à la même époque, les grandes abbayes du Nord de la France. S'ensuit une période difficile pour Marseille, qui est pillée par les Sarrasins en 838 et par les pirates grecs en 848. Marseille se relève lentement de ces dévastations. Dès 904, l'abbaye de Saint-Victor se voit dotée de la rive sud du port par le roi de Provence Louis l'Aveugle. L'absence de mentions dans les chroniques nordiques ne permet pas toutefois d'imaginer que Marseille perd sa place de porte vers la Méditerranée. Il faut toutefois admettre que l'époque reste incertaine, avec les démêlés des derniers carolingiens tout entiers tournés vers l'Italie et n'hésitant pas à traiter avec les Sarrasins lorsque leurs ambitions le nécessitent. Ainsi en 923 ils dévastent le monastère de Saint-Victor et le territoire marseillais. À partir du milieu du Xe siècle, la situation se stabilise. Le comte de Provence choisit un frère de l'évêque Honoratus de Marseille, fils d'Arlulf de Marseille, Guillaume, comme vicomte de Marseille. Ses descendants seront pendant plusieurs générations soit évêque soit vicomtes de Marseille.

La topographie de la ville se laisse difficilement percevoir. Il existe une fortification réduite sur le sommet de la butte Saint-Laurent, c'est le château Babon (castrum Babonis) des textes du XIIe siècle Le nom de Babon fait référence à un évêque, mentionné à propos d'un polyptyque perdu de l'abbaye de Saint-Sauveur, et qui pourrait avoir exercé au cours du IXe siècle La délimitation de cette enceinte est difficile car cette fortification a déjà pratiquement disparu à la fin du XIVe siècle Aucun vestige n'en est connu. Englobant une partie de la ville haute appartenant à l'évêque, elle devait contenir la zone du fort Saint-Jean et arriver jusqu'à la rue Fontaine-des-Vents, au voisinage de l'actuelle place de Lenche. M. Bouiron a mis en évidence, au contact de cette fortification, un deuxième ensemble fortifié centré autour de la Major, le bourg de la Major qui contient une partie de la butte des Moulins. La mention dans la charte de 904 d'un castrum a été interprété anciennement comme une mention du Château Babon. Il semble plus vraisemblable de voir, en association avec d'autres mentions d'archives, une troisième fortification, celle-ci relevant du comte, autour de l'ancienne porte d'Italie et du Tholonée, lieu de perception du péage. Ainsi se dessine une ville multipolaire, à l'image de tant d'autres villes du haut Moyen Âge.

Durant la première moitié du XIe siècle, la stabilité politique et le développement de l'abbaye de Saint-Victor renforcent le développement de la cité. L'indivision entre évêques et vicomtes profite à l'ensemble de la cité, dont la division héritée du haut Moyen Âge s'estompe progressivement. La refondation du couvent de Saint-Sauveur (à l'emplacement de l'église des Accoules), vers 1030, au centre de l'espace situé entre l'ancienne ville comtale et l'ancienne ville épiscopale, a dû s'accompagner d'une renaissance de l'habitat dans cette zone.

Autre malheur, la grande peste pénétra en Europe par le port phocéen en 1347.

Le 15 décembre 1437, le comte de Provence René d'Anjou, qui a succédé à son frère Louis III d'Anjou, comme roi de Sicile et duc d’Anjou, arrive à Marseille, et favorise par des privilèges le relèvement de la ville, qu'il considère comme une base maritime stratégique pour reconquérir son royaume de Sicile.

Les Marseillais, en contrepartie, se chargent de la reconstruction des remparts. Le roi René, qui souhaite équiper l'entrée du port d'une solide défense, décide de faire construire sur les ruines de l’ancienne tour Maubert, une nouvelle tour plus importante. Jean Pardo, ingénieur, en conçoit les plans et Jehan Robert, maçon de Tarascon, exécute les travaux. Cette construction s’échelonne de 1447 à 1453. Le Roi fait édifier les fondations du piédestal, puis les travaux sont suspendus faute de crédits et c’est finalement grâce à l’aide des habitants de Marseille et notamment de la corporation des pêcheurs qu’ils peuvent reprendre.

En 1524, les Français défendent la ville assiégée par l'armée du Saint-Empire Romain.

Le centre-ville se transforme dès le milieu du XVIIe siècle et les premiers aménagements encore modestes de cours, places et avenues aux façades classiques ordonnancées d'après les projets de Pierre Puget, hors des murailles médiévales notamment en direction de la fameuse Canebière, qui ne deviendra cependant la grande artère qui descend jusqu'au Vieux Port qu'à la fin du XVIIIe siècle. Elle devient dès lors le centre des affaires.

En dehors du centre ville, l'agglomération marseillaise comporte un paysage structuré de bastides. Dans le même temps, Marseille, qui possède la plus ancienne Chambre de commerce de France (fondée en 1599), acquiert la notoriété d'un port mondial. Avec ce grand essor du commerce moteur de l'économie marseillaise, la démographie explose et situe désormais Marseille au 3e rang des villes françaises.

Le Musée d'Histoire de Marseille au centre bourse retrace les principales étapes historiques depuis la fondation de Marseille par les Phocéens jusqu'à l'agrandissement de la ville au XVIIe siècle.

En 1773, Jean-Baptiste Grosson, notaire royal et homme cultivé, qui s'intéressa beaucoup à l'histoire de sa ville natale, et publia de 1770 à 1791 l' Almanach historique de Marseille, fit paraître un ouvrage intitulé « Recueil des antiquités et des monuments marseillais qui peuvent intéresser l’histoire et les arts », qui fit longtemps référence pour l'histoire des monuments de la ville de Marseille. Tout au long du 18 ème siècle les Marseillais se lanceront dans la traite négrière,échangeant avec les peuples africains produits finis(tissu,verroterie,arme à feu) contre esclaves, ces esclaves sont reéchangés en Amérique contre argent ou produits tropicaux(sucre,coton, vanille).Bien que tragique ce commerce sera bien inférieur à celui de Nantes et de Bordeaux.

Le XIXe siècle, avec son cortège d'innovations industrielles (dont l'apparition de la navigation à vapeur), la fin de la piraterie barbaresque, les conquêtes de la France dès 1830 puis le percement du canal de Suez, stimula le commerce maritime et la prospérité de la ville qui passa d'environ 300 000 habitants en 1870 à environ 600 000 habitants en 1940.

Par voie de conséquence, la zone portuaire déborde de son périmètre historique (le Vieux-Port) et s'étend à partir de 1844 aux rivages Nord : les actuels bassins de la Joliette sont ouverts en 1853, ceux du Lazaret et d'Arenc en 1856.

Marseille célébra cette richesse à travers les expositions coloniales de 1906 et 1922 qui connurent un vif succès. L'arrivée de plusieurs centaines de milliers de rapatriés d'Algérie traumatisés en 1962 marqua l'esprit de la ville.

L'accroissement territorial et démographique de la ville est à l'origine d'un chantier majeur du siècle : l'adduction des eaux de la Durance, décidée dès 1834 par le maire Maximin Consolat ; cette mesure s'impose d'autant plus que sévissent cette année-là une grande sécheresse et une épidémie de choléra. La construction par 5 000 ouvriers du Canal de Marseille, long de 87 km, demande onze ans de travaux, et l'eau de la Durance arrive le 8 juillet 1847 à Marseille. En 1862, afin de commémorer cet événement, l'architecte Henry Espérandieu (1829-1874) est chargé de réaliser un vaste monument « à la gloire de l'eau » ; c'est le Palais Longchamp, qui sera inauguré en août 1869.

Ce dernier avait également édifié la basilique de Notre-Dame de la Garde à partir de 1853 (elle fut consacrée en 1864) et intervient aussi sur le grand chantier de construction de la nouvelle cathédrale de La Major sur les quais de la Joliette.

L'autre grand chantier du siècle est, comme partout en France à cette époque, lié à l'arrivée du chemin de fer. Marseille est reliée à Avignon au début de l'année 1848, à Lyon en 1854, à Paris en 1857. La gare terminus, établie sur la butte Saint-Charles, fit l'objet de nombreux remaniements et aménagements jusqu'à la fin du siècle.

En 1884 sévit une nouvelle épidémie de choléra.

En 1891 début des travaux d’un réseau d’égouts aboutissant au grand collecteur.

Ce caractère turbulent apparaît de manière récurrente dans l'histoire de la ville. La topographie et le caractère marin des marseillais fit que les comtes de Provence eurent du mal à contrôler Marseille grâce à leur indépendance commerciale. Il faut attendre Charles Ier d'Anjou pour que Marseille perde l'autonomie qu'elle avait acquise en rachetant les droits seigneuriaux aux vicomtes de Marseille. La cour comtale était installée à Aix-en-Provence. Lors de la transmission au royaume de France du comté de Provence (1481), les institutions provinciales restent dans cette ville. Cette rivalité Aix/Marseille trouva plusieurs échos dans l'histoire des deux villes, notamment lors du retrait du pouvoir épiscopal de Marseille. Cette rivalité est encore palpable de nos jours.

L'indépendance économique et politique de Marseille par rapport à la France perdura jusqu'à la fin du XVe siècle.

Trente années après son rattachement au royaume de France, François Ier rendit une visite à la ville, attiré par la curiosité de voir un rhinocéros. Cet animal était un cadeau du roi du Portugal Emmanuel Ier au pape Léon X, le navire ayant fait naufrage, on échoua la bête sur l'île d'If. François Ier profita de cette visite pour se rendre compte de la situation géographique de la ville et érigea deux fortifications pour protéger la cité. Il fit ainsi bâtir le château d'If et un fortin sur les pierres d'un ermitage, Notre-Dame de la Garde. Cette protection de la ville n'était qu'un prétexte pour la surveiller ; en effet, aucune pièce d'artillerie ne pouvait, depuis le château d'If, atteindre des navires voulant assiéger la ville.

Il faut attendre la Révolution française et l'uniformisation du territoire français (langue, monnaie, droit) pour que Marseille perde cette spécificité qu'elle a toujours tenté de conserver. Ce n'est sans doute pas pour rien que le chant révolutionnaire de Rouget de Lisle plut aux Marseillais et fut appelé la Marseillaise. Pendant la Convention, l'esprit contestataire de la ville lui fit perdre son nom : elle fut rebaptisée, pendant 4 semaines, « La Ville-sans-nom », Lyon connut le même sort.

Durant le douloureux soulèvement de la commune de Paris, la ville connut aussi son insurrection mais celle-ci fut de courte durée. La ville élit Siméon Flaissières qui conduit une politique de socialisme municipal.

La ville ayant par ailleurs de lourds problèmes financiers, Marseille fut mise sous tutelle et dotée d'un administrateur extraordinaire.

À la suite du débarquement américain en Afrique du Nord, Marseille se retrouve occupée par l'armée allemande le 12 novembre 1942, comme le reste de la Zone sud. La ville souffrira grandement de l'occupation, et en particulier, lors de la « rafle de Marseille », le quartier du Panier au nord du Vieux-Port qualifié de quartier criminel par les nazis. Dans la nuit du 22 au 23 janvier 1943, plusieurs milliers de personnes sont arrêtées, et deux jours plus tard, le 24 janvier, le général SS Oberg, assisté du préfet René Bousquet ordonne aux habitants du quartier du Vieux-Port d'évacuer leur domicile dans les deux heures, avec 30 kg de bagages. 30 000 personnes sont expulsées. Dans les deux semaines qui suivent, 1 500 immeubles sont dynamités, laissant un champ de ruines jusqu'à la Libération.

Marseille subit également plusieurs alertes aériennes. Le bombardement américain du 27 mai 1944 est particulièrement dévastateur et cause près de 2 000 victimes.

Le 15 août 1944 a lieu le débarquement en Provence. À cette occasion l'occupant fait sauter les installations portuaires : plus de 200 navires sont coulés et le célèbre pont transbordeur détruit.

Les FFI de Marseille (et parmi eux Gaston Defferre) préparent la libération de la ville. Le lundi 21 août, ils lancent l'insurrection accompagnée d'un mot d'ordre de grève générale. Mais mal armés et peu nombreux, leur position est critique jusqu'à l'arrivée des tirailleurs algériens du général de Monsabert qui pénètrent dans Marseille le mercredi 23. Les combats avec l'armée allemande se poursuivront plusieurs jours, jusqu'à la capitulation du général Schaeffer le 28 août. Le 29, le général de Lattre assiste au défilé de l’armée d'Afrique sur la Canebière.

Après une grave crise dans les années 1970 et 1980 (due en partie à la fermeture du canal de Suez) qui a vu la population passer de plus de 900 000 à moins de 800 000 habitants (malgré un solde naturel assez positif), l'État et les autorités marseillaises décidèrent dans les années 1990 et 2000 de relancer l'économie de la ville : le programme Euroméditerranée est un vaste programme visant à attirer les entreprises et s'accompagnant d'une importante réhabilitation urbaine dans les quartiers du centre ville jouxtant le port autonome. Suivant le dernier recensement, la ville gagne à nouveau des habitants avec une croissance supérieure à la moyenne nationale.

Deuxième commune de France avec presque 840 000 habitants, Marseille est aujourd'hui la 2e unité urbaine du pays (après Paris et devançant à peine Lyon) avec 1 349 772 habitants (1999), incluant Aix-en-Provence au nord, Martigues et Vitrolles à l'ouest et Aubagne à l'est. L'aire urbaine de Marseille est cependant la troisième de France après celle de Paris et juste en dessous celle de Lyon. L'agglomération marseillaise a même récemment absorbé la commune de Saint-Zacharie, qui fait partie du Var. Par contre La Ciotat, qui fait partie de la Communauté urbaine de Marseille, a été absorbé par l'unité urbaine de Toulon.

Voici ci-dessous, un tableau démographique du XXe siècle sur la ville de Marseille classé par date de recensement. Toutefois D'après l'INSEE les recensements entre 1926 et 1936 ont très largement surévalué la population légale de Marseille .

Voici ci-dessous, le tableau général de l'évolution démographique de la ville de Marseille de 1968 à 1999.

Le nombre total de ménages marseillais est de 346 820. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

En 2005, 44% des ménages marseillais étaient propriétaires de leur résidence principale et 82% vivaient en appartement, 43% étaient mariés, 39% célibataires, 9% veufs et 9% divorcés.

En 2001, la moitié des Marseillais déclarait un revenu inférieur à 12 837 euros par unité de consommation (UC) nettement inférieur à celui de Lyon (17 897 euros) ou de Nice (14 071 euros) sans parler de Paris (27 400 euros) et inférieur de 1 813 euros au revenu médian national.

La part des retraites et pensions et des bénéfices dans le revenu déclaré est plus élevée que dans les autres grandes villes françaises, et celle des salaires plus faible.

Marseille est, parmi les principales villes françaises, celle où l’éventail des revenus déclarés est le plus large, puisque les “hauts” revenus y sont près de quinze fois plus élevés que les “bas” revenus, particulièrement faibles. Le Vieux-Port et la Canebière constituent globalement une ligne de démarcation entre bas et hauts revenus, même si de nombreux arrondissements comptent à la fois des zones aisées et modestes. Les bas revenus se concentrent dans les arrondissements centraux 1e, 2e et 3e ainsi que dans les quartiers nord (13e, 14e, 15e et 16e arrondissements).

Le 3e arrondissement est le plus pauvre de toute la ville, avec à peine 6 353 euros de revenu fiscal médian par UC représentant le tiers du revenu médian du 8earrondissement. Les ménages du 2e arrondissement sont à peine moins pauvres, en dépassant les 6 800 euros de revenu médian. Le revenu médian dans les 13e et 16e arrondissements est le plus élevé du groupe mais reste inférieur à celui de la ville. Ces arrondissements se distinguent aussi des précédents par la présence de zones plus favorisées et sont plus disparates.

Les arrondissements où la population est la plus riche se trouvent au sud et à l’est : le revenu médian y dépasse les 16 000 euros. Le 8e est le plus riche, avec 19 167 euros par UC, suivi par le 7e (17 318 euros), le 12e (16 832 euros), et le 9e (16 489 euros).

Les ménages des 4e, 5e, 6e, 10e et 11e arrondissements ont des revenus médians légèrement supérieurs à ceux de la ville.

Les jeunes Marseillais de moins de 30 ans, parmi lesquels se trouvent de nombreux étudiants, ont le revenu médian par UC le plus faible, 9 785 euros, soit 5 600 euros de moins que ceux âgés de 50 à 59 ans, classe d'âge la plus riche. Les Marseillais de 30 à 39 ans, population en âge de travailler et d'acquérir un logement, ne sont pas beaucoup plus riches : la différence de revenus avec les moins de trente ans est d'à peine 1 000 euros. Par conséquent, les coûts de logement se trouvant parmi les plus chers de France, les jeunes marseillais et leurs familles ont de plus en plus de difficultés à se loger.

Marseille a toujours été le « carrefour du monde ». Ville grecque phocéenne à l'origine, elle a toujours eu des minorités (étrusques, ligures, celtes, salyens, romains). À l'époque romaine, point n'est besoin de sources pour déduire la multi-culturalité de ce débouché méditerranéen de la Gaule (cependant les sources existent). Pendant l'époque burgonde puis franque, la ville perd des habitants mais reste polyglotte et multi-ethnique dans un milieu globalement latin et provençal. À la fin du XVIIIe siècle, la moitié de la population n’était pas d’origine marseillaise : parmi les principaux groupes d’étrangers se trouvaient les Italiens (notamment Génois et Piémontais pour la majorité) ainsi que des Espagnols (dont de nombreux Catalans), Grecs ou Levantins.

La cité phocéenne a accueilli plusieurs groupes nationaux durant le seul XXe siècle : Italiens pauvres et Grecs à partir de la fin du XIXe siècle, Russes émigrés en 1917, Arméniens en 1915 et 1923, Espagnols après 1936 (guerre civile espagnole), Maghrébins (surtout Algériens) depuis l’Entre-deux-guerres, « Pieds-Noirs » en 1962, Africains (Comoriens : 50 000 en 1999).

Marseille est la première ville corse de France, la seconde ville arménienne et compte environ 200 000 musulmans (25% de la population), 80 000 juifs, 50 000 protestants et plus de 10 000 bouddhistes.

À la mort de Gaston Defferre en 1986, huit jeunes gens d’origines ethniques différentes furent chargés de porter son cercueil. Ce fut un symbole important dans une ville qui avait vécu une importante flambée raciste en 1973.

Dès 1990 sous l'impulsion du maire Robert Vigouroux fut créée Marseille-Espérance. Cette structure associative regroupait des représentants des différentes communautés religieuses qui engageaient un dialogue non pas d’ordre théologique mais plutôt d’ordre social et culturel sur la gestion de la ville. Malgré le contexte peu favorable (crise des banlieues, problème du foulard, attentats terroristes, fort score électoral du Front national) ) Marseille-Espérance allait devenir une instance de régulation, toujours sollicitée à l’occasion d’événements locaux, nationaux ou internationaux risquant de provoquer des tensions communautaires.

Pour commémorer les 2 600 ans de la ville, toutes les composantes du cosmopolitisme local étaient réunies : 6 000 artistes de toutes les origines, affirmant leur fierté d’être Marseillais, proposèrent des spectacles aussi divers que des danses orientales, hip-hop, rap, chants provençaux, techno, percussions africaines, polyphonies corses ou variété française. Son succès fut rendu possible grâce à une forte mobilisation d’artistes, instituteurs, employés de mairie, tous bénévoles.

Les jeunes dans les quartiers, se rencontrent, vivent et agissent ensemble, se retrouvent une fois l'an à la Fiesta des suds (quatre concerts par soir, 25 000 m² de musique, de fête, deux salles de concerts). Ils sont « fiers d'être marseillais » et d'aimer l'OM malgré ses vicissitudes. .

De nombreuses fêtes de quartiers ont lieu, principalement au début et à la fin de l'été, et permettent à tous de se rencontrer : Fête du Panier, de La Plaine, de la Belle de Mai…

Toutefois l'unanimité ne règne pas pour l'acceptation d'une Marseille « black, blanc, beur » : Le Front national a obtenu régulièrement à Marseille un nombre record de voix à toutes les élections précédant celles de 2007 où Nicolas Sarkozy a été élu par la majorité de la population votante. Ce résultat s'explique par les taux de criminalité et de chômage de la ville qui sont parmi les plus élevés de France métropolitaine.

Marseille et ses alentours représentent un vivier d'environ un millier d'entreprises dont 90 % sont des TPE.

Le Centre Bourse ainsi que les rues Saint-Ferréol, rue de Rome et le bas de la rue Paradis sont le cœur commercial de Marseille avec leurs boutiques de vêtements, chaussures, mode pour l'essentiel. Marseille compte aussi les deux centres commerciaux importants de la Valentine et du Grand Littoral.

Le Vieux Port, le Cours Julien et les alentours des plages du Prado concentrent de nombreux restaurants aux cuisines très diversifiées.

En 1999 sur les 257 721 marseillais ayant un emploi 226 021 travaillaient dans la commune, 23 083 dans une autre commune de l'agglomération Aix-Marseille, 3 511 dans une autre commune du département.

Parmi ceux qui détenaient un emploi à temps complet à Marseille en 1999, 51,3 % avaient un contrat à durée indéterminée, 27,1 % étaient titulaires de la fonction publique, 6 % étaient en contrat à durée déterminée, 5,8 % étaient travailleurs indépendants, 5% étaient employeurs.

Sur les 293 019 emplois de la commune, 66 998 étaient occupés par des travailleurs habitant hors de la commune.

225 799 habitants soit plus du quart de la population vivait en ZUS ; sur les 16 arrondissements seuls les 4e, 5e, 7e et 8e arrondissements ne comportent aucune partie de zone urbaine sensible .

Marseille est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie Marseille-Provence et de la Chambre régionale de commerce et d'industrie Provence-Alpes-Côte d'azur-Corse. Elle gère l'aéroport de Marseille Provence à Marignane, qui est le 5e de France avec près de 7 millions de passagers.

Un des principaux ports de pêche de la côte méditerranéenne française, mais loin derrière Sète et Port-Vendres. Pour tout le quartier maritime de Marseille, on ne compte plus que 260 marins pour 125 navires pratiquant une pêche traditionnelle. Les apports annuels sont d'environ 1 000 tonnes.

Il subsiste également quelques cultures maraîchères ou florales dans certains quartiers.

Entre le XVIIe siècle et le XXe siècle, l'industrie florissante du savon de Marseille, des tuiles et de la céramique, des produits alimentaires, huiles ou pâtes, de la construction navale, a été une vitrine pour la ville. Tous les chemins de fer du midi de la France convergeaient aussi vers le port et docks de Marseille. Deux financiers ont beaucoup compté dans la deuxième moitié du XIXe siècle, en transformant et modernisant l'urbanisme de la ville et son tissu industriel : Paulin Talabot (1799-1886) et Jules Mirès (1809-1871). Jules Mirès a en outre conçu, sans les réaliser, les plans de rénovation urbaine du port de la Joliette repris aujourd'hui, et il a tracé les grandes avenues haussmanniennes de Marseille. Une rue porte son nom dans la cité phocéenne. En 1854, sa Société sidérurgique de « l'éclairage au gaz, des fonderies et hauts fourneaux de Marseille » obtenait le monopole de l'éclairage de la ville et celle d'Arles. La fin des colonies, la crise de l'industrie française et le déplacement géographique des implantations proné par l'urbanisme fonctionnaliste (zones de la vallée de l'Huveaune, de Vitrolles et de l'Étang de Berre-Fos sur Mer) ont quasiment réduit à néant l'emploi industriel dans la ville.

En mars 2009 la fermeture de l'Union Naval Marseille (UNM), filiale du groupe espagnol Boluda, marque probablement la fin de la filière de la réparation navale à Marseille, qui employait plus de 6000 personnes il y a trente ans.

Marseille compte trois sites classés Seveso deux situés dans le 11e arrondissement et un dans le 14e.

La Délégation Provence et Corse, est le second pôle régional du CNRS après l’Île-de-France : par son budget de 140 Millions d'euros, par ses effectifs : près de 1 900 agents CNRS (dont 853 chercheurs) et 2 000 personnes (dont plus de 1 600 chercheurs) des universités d’Aix-Marseille et des autres organismes (INSERM, INRA…) participent activement à la recherche, par ses 110 structures opérationnelles de recherche et de service dont 90 unités de recherche.

La majorité des structures opérationnelles (94 %) se trouve implantée à Marseille et Aix-en-Provence, et répartie sur 23 sites. L’aire Marseille-Aix regroupe, à elle seule, 95 % des agents CNRS de la Délégation : 77 % sur la zone marseillaise et 18 % sur la zone aixoise.

Il s'agit de recherche de pointe au niveau mondial : trois chercheurs marseillais ont participé à la découverte (qui reste à valider) de la « fabrication » de « sang universel » ; des scientifiques marseillais ont découvert de nouvelles exoplanètes.

L’Assistance publique des hôpitaux de Marseille est spécialisée dans toutes les disciplines, et dispose d’un niveau technologique qui lui permet de prendre en charge les demandes médicales les plus pointues. Son attractivité dépasse les frontières régionales pour les cas qui nécessitent une haute technicité et des équipements sophistiqués. L’AP-HM est un acteur majeur de l'économie marseillaise. Avec 15 000 agents il est le premier employeur de la région.

Les domaines d'excellence sont : hôpital d’enfants (médecine néonatale), pathologies rares (grands brûlés, hématologie, neurochirurgie) ; transplantation d’organes (traumatologie, greffes osseuses…).

Les principaux établissements publics rattachés à l'Assistance publique des hôpitaux de Marseille sont : l' hôpital Sainte-Marguerite et l'hôpital Salvator (9e arrondissement), l'hôpital de la Timone et l'hôpital de la Conception (5e arrondissement), l'hôpital Nord (15e arrondissement).

Les principaux établissements privés sont : l'Institut Paoli Calmettes (Centre régional de lutte contre le cancer) (9e arrondissement), l'hôpital Paul Desbief (2e arrondissement), l'hôpital Saint-Joseph (8e arrondissement) et l'hôpital Ambroise Paré (6e arrondissement).

Il existe trois universités sur Marseille regroupant plus de 60 000 étudiants : l'Université de Provence - U1: Sciences exactes, lettres et sciences humaines, l'Université de la Méditerranée - U2 : Sciences exactes, santé, sport et économie et l'Université Paul Cézanne - U3 : Sciences exactes, droit, science politique, économie appliquée et gestion.

Celles-ci se partagent l'ensemble des enseignements scientifiques (sciences exactes), constituant l'un des plus importants ensembles de recherche et d'enseignement scientifique en France. Un projet de fusion des trois universités est en cours.

Les principaux campus sont situés à Luminy, Saint Charles, Saint Jérôme, Château Gombert, et pour les enseignements médicaux La Timone et l'Hôpital Nord . Ces universités ont aussi des établissements principalement sur Aix-en-Provence mais également dans toute l'académie. Les universités U1 et U3 ayant d'ailleurs leurs sièges à Aix-en-Provence. Le caractère bicéphale de ces universités est principalement hérité de leur histoire : les enseignements sur Marseille portaient de manière générale sur les sciences exactes, alors que sur Aix-en-Provence, c'était les sciences humaines qui prédominaient.

Le lycée Thiers propose les classes préparatoires les plus réputées de la région, toutefois Marseille ne dispose pas d'autant de grandes écoles renommées que sa taille pourrait le faire penser, les seules ayant leur siège à Marseille étant : l'École centrale de Marseille, grande école d'ingénieurs située sur le pôle de l'étoile ; Euromed Marseille Ecole de Management, anciennement « École supérieure de commerce de Marseille » qui n'avait jamais connu de renom particulier est classée depuis plusieurs années parmi les 10 premières écoles de commerce françaises . ; l'ESIL (École supérieure d’ingénieurs de Luminy), présente sur Marseille depuis 1993, qui forme des Ingénieurs spécialisés dans six domaines : informatique, biomédical, biotechnologie, matériaux, réseaux et multimédia (ancienne École de l'Internet, ouvert depuis 2005) ; Polytech'Marseille (École Polytechnique Universitaire de Marseille) née du regroupement de trois écoles d'ingénieurs en 2001 (IUSTI, IUSPIM, ICF) formant des ingénieurs spécialisés dans quatre domaines : Mécanique-Énergétique, Génie industriel et Informatique, Microélectronique et Télécommunication, Génie civil. Également, l'EPITECH ouvrira une antenne à Marseille en septembre 2009.

Enfin, afin de préparer au mieux les futurs étudiants à l'international, l'EPIM Ecole Privée Internationale de Marseille propose dès le plus jeune âge un enseignement international en 2 langues français-anglais. L'EPIM a d'ailleurs ouvert un second établissement sur la commune de Luynes (13080) en 2008.

Parmi les sociétés de renommée on trouve : CMA-CGM (l'un des leaders mondiaux du transport maritime), le Groupe des Eaux de Marseille (quatrième groupe français dans le secteur de l'eau), le Groupe ONET (N°1 national du nettoyage), la Comex (explorations sous-marines), Eurocopter (premier fabricant d'hélicoptères au monde) filiale d'EADS, La Provence, La Marseillaise (quotidiens régionaux), l'Olympique de Marseille, la SNCM. (compagnie de navigation qui a en particulier assuré jusqu'à présent la continuité territoriale avec la Corse), le groupe Pernod-Ricard (deuxième groupe mondial des spiritueux) et la marque de bonbons Haribo. Enfin, la Sodexo, qui est le leader mondial des services de restauration. A toutes ces entreprises vient également s'ajouter le Groupe SNEF (avec plus de 8000 employés en France et à l'international) qui est spécialisé dans les métiers du génie électrique et climatique, des procédés industriels, des systèmes de communication, des systèmes de sécurité et de la maintenance.

Le renouveau de la ville, qui a attiré plus de 40 000 nouveaux habitants entre 1999 et 2006, et la nouvelle image dont elle jouit, matérialisés par les travaux importants — notamment dans le cadre du projet Euroméditerranée, entre la gare Saint-Charles, la Belle de Mai et les anciens docks . La ville se veut le carrefour de la Méditerranée et de l'Europe — qui sont entrepris en son sein, et une forte médiatisation, attirent sans cesse de nouveaux touristes : le trafic de la gare Saint-Charles est passé de 7,1 millions de passagers annuels en 2000 à 15 millions en 2007 dû à l'effet TGV mettant Marseille à 3 heures de Paris, 1h40 de Lyon et 4 heures de Lille.

Marseille compte désormais neuf hôtels 4 étoiles et dix-sept hôtels 3 étoiles ,ce qui est peu comparé aux douze 4 étoiles et vingt-huit 3 étoiles de Lyon, mais constitue un gros progrès par rapport à il y a une dizaine d'années, toutefois malgré ces avancées peu de congrès et de séminaires se tiennent à Marseille.

En 2008 Le Petit Nice a obtenu trois étoiles au guide Michelin, chose que n'avait jamais réalisé aucun restaurant à Marseille auparavant.

En l'espace de dix ans, Marseille a multiplié par trente le nombre de croisiéristes y faisant escale, avec des paquebots de plus en plus prestigieux, comme par exemple le Queen Mary II.

Marseille a même postulé pour l'organisation de la Coupe de l'America 2007 (l'épreuve la plus prestigieuse du monde opposant des voiliers tous les quatre ans), a été retenue dans les cinq finalistes et a organisé l'Acte 1 de la Coupe Louis Vuitton 2007.

Depuis la fin des années 1980, Marseille jouit d’une image positive, lieu de solidarité et de pacification interethnique. L'image de la ville passe peu à peu d'une Cité mal famée où prospère le « milieu » — le Chicago français — à une ville largement ouverte sur la mer bénéficiant d'un site unique, à la pointe de la mode et de l'art. La mise en service du TGV Méditerranée a favorisé cet engouement mettant la Canebière à trois heures de Paris.

Un seul bémol : un des thèmes principaux de la campagne électorale pour les municipales 2008 a été à juste titre la saleté de la ville ainsi que l'indiscipline de ses habitants à cet égard.

Enfin en 2007, les prix de l'immobilier n'ont jamais été aussi élevés de toute l'histoire à Marseille (2 652 € le m² en moyenne), qui se paie désormais le « luxe » d'être pratiquement aussi chère que Lyon (2 662 € le m²) et presque aussi chère, du moins dans les 7e et 8e arrondissements que Nice (3 636,20 € le m²) . En 2004, Lone Star Funds, un fonds de pension texan, rachetait plus de 300 commerces et 1 300 logements rue de la République. Sous le nom de « Marseille République », Lone Star s'est engagée dans l'un des plus importants programmes de rénovation de centre-ville (134 000 m²) en France, programme controversé . Marseille République a été racheté en 2007 par Atemi, filiale de Lehman Brothers, la banque qui a fait faillite suite à la crise des subprimes .

La commune de Marseille a une façade maritime de 57 kilomètres dont 24 kilomètres de calanques.

La circonscription du Grand Port Maritime de Marseille s'étend sur 70 km de côtes, allant d'est en ouest du Vieux-Port à Port-Saint-Louis-du-Rhône. Il traite annuellement 100 millions de tonnes de marchandises (dont 60% d'hydrocarbures), ce qui en fait le premier port français, de la Méditerranée et le quatrième port en Europe derrière Rotterdam, Anvers et Hambourg, et 1,8 million de passagers (2004), essentiellement vers la Corse et l'Afrique du Nord, ainsi que les croisières en Méditerranée (360 000 croisiéristes en 2005).

Toutefois à cause de conflits sociaux répétitifs la croissance du trafic containers depuis 1990 a été très faible comparativement à ses principaux concurrents méditerranéens Barcelone et Gênes sa part de marché passant de 18.6% en 1989 à 5.5% en 2006.

Marseille, qui figure dans les trois premiers complexes de plaisance d'Europe compte quatre ports de plaisance importants : le Vieux-Port : 3 500 places à quai avec 6 mètres de tirant d'eau, la Pointe Rouge : 1 800 places à quai avec un tirant d'eau de 4 à 6 mètres, Le Frioul : 1 500 places à quai dont 150 anneaux réservés aux plaisanciers de passage, l'Estaque: 1 500 places dont 145 pour la plaisance.

On notera la présence de la plus petite ligne maritime commerciale du monde (206 mètres) qui permet de traverser le Vieux Port à bord du Ferry Boat (prononcé à la marseillaise « féri-bo-at »). Le départ s'effectue depuis la place aux Huiles ou devant l’hôtel de ville.

Les principales plages sont : les plages du Prado, Les Catalans, la Pointe Rouge, la plage du Prophète. Les plages du Prado dites « plages Deferre » ont été aménagées à la période du creusement du métro marseillais. À l'image du J4 créé par les remblais de la rue de la République, les plages du Prado ont été crées artificiellement grâce aux remblais des sous sols marseillais.

Autres plages marseillaises : Plages de la Lave, de la Batterie, du Fortin (plages de Corbières, quartier de l'Estaque), Plage Saint-Estève (Îles du Frioul), Plage David, Plage de l'Huveaune, Plage Borély, Plage de Bonneveine, Plage de la Vieille Chapelle, Plage des Bains des Dames, Plage de l'Anse des Phocéens, Plage de l'Anse des Sablettes, Plage de la Verrerie, Plage Samena, Plage de la Maronaise.

Et les plages des calanques : Plage de Sormiou, Plage de Morgiou, Plage d'En Vau.

Marseille haut-lieu de la plongée compte près de 100 sites de plongée sous-marine, les plus renommés étant : l'archipel de Riou, l'Archipel du Frioul et l'Île de Planier. Plusieurs centres de plongée permettent de les découvrir.

Les pêcheurs professionnels qui ont longtemps fait partie intégrante du paysage de l'Estaque et du Vieux port à Marseille se sont raréfiés au fil des décennies.

Par contre les loups, rascasses, dorades, rougets, mérous font la joie des pêcheurs amateurs.

Situé en bordure de la corniche Kennedy le marégraphe sert depuis 1897 de point zéro pour la mesure de l'altitude en France. Il enregistre et étudie également sur le long terme le mouvement des marées et leur évolution.

La frégate le Sartine, baptisée du nom du ministre de la Marine royale de l'époque, qui transportait des soldats français des accords d'échange de prisonniers en Inde. Endommagée par méprise par un navire britannique, s’est échouée dans la passe d'entrée le 19 mai 1780 paralysant un moment la circulation. Avec une légère déformation du nom - la sardine qui bouche le port - c'est devenu une galéjade classique.

Marseille est divisée en 16 arrondissements municipaux, eux-mêmes divisés en quartiers (111 au total). Depuis 1987, les arrondissements sont regroupés par deux en secteurs, et chacun des 8 secteurs a son conseil et son maire, comme les arrondissements de Paris ou de Lyon.

Suivant la loi PLM, Les élections municipales se déroulent par secteur. Chaque secteur élit ses conseillers (303 au total), dont un tiers siègent à la mairie centrale.

Marseille a la particularité d'être constituée de 111 quartiers, qui ressemblent souvent à de véritables villages.

Au conseil général des Bouches-du-Rhône, Marseille représente 25 des 57 sièges, depuis le dernier découpage cantonal de février 2003, qui entre en vigueur lors des élections cantonales de 2004.

Marseille est classée ville d'art et d'histoire.

Le plus célèbre et emblématique est certainement la basilique Notre-Dame-de-la-Garde, construite par l'architecte nîmois Jacques Henri Esperandieu en 1870. La statue en cuivre doré (recouverte de feuilles d'or) de la « bonne mère », placée au sommet de la tour haute de 45 mètres, dépasse une hauteur de 9 mètres. Elle est l'œuvre du sculpteur Eugène-Louis Lequesne : élevée sur une butte haute de 162 mètres la statue de la « Bonne Mère » domine ainsi le vieux port et l'ensemble de la ville de 160 mètres.

On dit que Marseille compte trois cathédrales si on inclut la Cathédrale Sainte-Marie-Majeure de Marseille de style néo romano-byzantin à coupoles par Léon Vaudoyer, accolée à l'ancienne cathédrale de la Major, importante église romane provençale amputée de sa nef pendant la construction de la nouvelle cathédrale, et le baptistère, vestige d'un ancien ensemble religieux, aujourd'hui sous l'actuelle cathédrale, accessible depuis sa crypte.

Le plus ancien est l'abbaye de Saint-Victor dont la crypte est le lieu de culte chrétien le plus ancien de France (Vème siècle) et qui constitue le plus ancien établissement monastique d'occident.

Sont également remarquables : La basilique du Sacré-Cœur, construite dans la première moitié du XXe siècle (achevée en 1947), située sur l'avenue du Prado, érigée en basilique mineure par le pape Jean-Paul II le 17 septembre 1997 ; l'église Notre-Dame-du-Mont ; l'église dite des Réformés St Vincent de Paul en haut de la Canebière achevée en (1888) et de style « gothique rayonnant » surmontée de deux hautes flèches ; le monument aux armées de l'Orient (photo), corniche Kennedy ; l'église Sainte-Marie-Madeleine des Chartreux construite au XVIIe siècle ; l'église Saint-Laurent ; l'église Saint-Cannat.

Le Vieux-Port dont les immeubles, encadrant l'hôtel de ville du 17e, de la rive nord, reconstruits après la Seconde Guerre mondiale par l'architecte Fernand Pouillon en parement de pierres de Vers Pont du Gard, (le Panier le surplombe), La Canebière bordée par l'imposante Bourse du XIXe siècle et de nombreux immeubles haussmanniens tels l'ancien hôtel de Noailles, de même, la rue de le République, L'Estaque connu notamment par le film Marius et Jeannette de Robert Guédiguian, Le Panier quartier pittoresque situé dans le cœur historique de Marseille et en pleine rénovation.

En revanche l'image de certains édifices connus, comme la prison des Baumettes dont la rénovation prévue depuis 1999 tarde à se concrétiser, marque le pas.

Maurice Béjart et le Ballet national de Marseille pour la danse. D'autres s'y illustrèrent brillamment, notamment le Niçois Lazzini et la Corse Pietragalla. Fernandel, Raimu, Robert Guédiguian pour le cinéma mais aussi sa compagne Ariane Ascaride, Marcel Pagnol pour le cinéma et la littérature, Vincent Scotto, Paul Mauriat, IAM (groupe de rap), la Fonky Family, les Psy 4 de la rime, Faf Larage et Keny Arkana pour la musique. La musique ragga est très présente, notamment grâce au Massilia Sound System. Également Élie Kakou, Patrick Bosso et Titoff, comiques locaux aux carrières nationales.

La ville de Marseille a été élue capitale européenne de la culture pour 2013.

Le lieu culturel phare marseillais fut, dès sa création à la fin du XVIIIe siècle et jusque dans les années 1970, l'Opéra. Situé à proximité du Vieux Port et de la Canebière, en plein cœur de la ville, son style architectural fut à l'égal des salles d'Opéra construites à cette époque à Lyon ou Bordeaux de facture classique. Un grave incendie en 1920 détruisit la quasi totalité du bâtiment ne laissant debout que la colonnade de la façade encore visible de nos jours. La reconstruction fut l'objet d'un concours dans le plus pur style art déco remporté par l'architecte départemental Gaston Castel. Antoine Bourdelle travailla notamment aux frises qui encadrent encore le rideau de scène. Cette spécificité a d'ailleurs entraîné le classement du bâtiment dans la liste des monuments historiques.

La programmation fut à la fois traditionnelle compte tenu de l'importance de la population d'origine italienne dans la ville et de la nécessité de proposer plus qu'ailleurs des opéras de bel canto, mais aussi audacieuse avec de nombreuses premières françaises (telle Lulu d'Alban Berg en 1967). Pourtant le statut de régie municipale, la transformation de l'offre culturelle dans la ville et l'évolution des goûts du public provoquèrent une grave crise identitaire et financière pour ce fleuron marseillais. La prise de conscience tardive des responsables politiques locaux ainsi que la direction énergique de la nouvelle responsable de l'Opéra, Mme Auphan, nommée en 2002 permettent aujourd'hui de proposer une programmation plus large et pointue, faisant revenir une partie du public voire touchant des couches de population rajeunies.

L'avenir reste toutefois à conforter avec la réfection totale d'un bâtiment vieillissant, la mise en place d'équipes de direction, de techniciens et d'artistes travaillant dans le même sens afin de décrocher le titre tant convoité d'Opéra national puisqu'une véritable régionalisation se fait attendre. Marseille candidate au titre de ville européenne de la culture ne pourra quoi qu'il en soit pas faire l'impasse quant à la réflexion sur le devenir de son Opéra.

Melissa M, Léa Castel, Massilia Sound System, Moussu T e lei Jovents, IAM, Akhenaton, Troublemakers, Oai Star, Lo Còr de la Plana, Joe Corbeau, Leda Atomica, Quartiers Nord, Fonky Family, Jehro, Keny Arkana, Galleon, Oshen, 5Avenues, 3ème Œil, Psy 4 de la rime, Faf Larage, Raspigaous, Kenza Farah, Melissa Mars, Benny Bopp (humoriste francophone), Robert Miras (interprète de Jésus est né en Provence), Dagoba, Soprano, Patrick Bosso, Titoff, Eths. Yves Montand, Marcel Pagnol, l'actrice Géraldine Pailhas.

L'espace Julien, le Dôme, Le Moulin et Les Docks des Suds sont les plus grandes salles de concert.

Le Cabaret Aléatoire de la Friche de la Belle de Mai a quant à lui une capacité approchant les 900 personnes mais est une structure associative avec une certaine liberté de programmation.

Le Poste à Galène ou encore L'embobineuse dans le quartier de la Belle de Mai sont des salles associatives de dimension comparable bien que la programmation soit très différente.

De nombreux café-concerts L'Intermediaire, Le Balthazar, Le Boombox, La Machine à coudre, Le poste à Galène, Le Quai du rire, l'Antidote ...

Beaucoup d'associations œuvrent également à la diffusion musicale. In the garage qui travaille en collaboration avec le Cabaret aléatoire, L'Embobineuse et La machine à coudre, propose très régulièrement des soirées concerts de qualité (Festival B-Side).

Le disquaire Lollipop propose régulièrement de petits showcases gratuits avec des artistes prometteurs.

On peut citer en vrac Bol De Funk, La Fiesta Des Suds, Marsatac, Métis ta zik, Bab el med music, Tighten up.

La ville de Marseille présente une des scènes, tant pour le spectacle que pour la musique, la plus importante de province : elle est connue entre autres pour avoir le plus grand nombre de salles de spectacle en France après Paris. Historiquement le spectacle n'est pas forcément lié à une importante élite culturelle mais soutenu par un fort engouement populaire, c'est ainsi que le cabaret et le music-hall connaît un âge d'or marquant à Marseille, les salles de spectacle se multipliant avant de disparaître rattrapées par le développement du cinéma. L'opéra s'impose alors comme le spectacle à Marseille. S'il reste aujourd'hui un élément important dans le paysage culturel marseillais, il fût au début du XXe siècle le lieu incontournable de l'art vivant et rassemblait sous le même toit bourgeoisie et classe populaire.

Aujourd'hui le théâtre mais aussi la danse sont très bien représentés, tant au niveau de la diffusion avec de nombreux lieux mais aussi au niveau de la création, grâce à de nombreuses compagnies et de multiples résidences. Ce positionnement qui place Marseille en avant dans le milieu des arts et spectacles vivants est principalement hérité d'une volonté d'équipement mise en place par les municipalités de Gaston Deferre : création du Ballet National de Marseille, de la Criée - Théâtre National, du Théâtre du Gymnase mais aussi par exemple par des salles plus originales comme Le Merlan, salle créée en banlieue devenue par la suite scène nationale, ou les Bernardines. Celles-ci se complètent par diverses salles de taille modeste, comme le Lenche et enfin de nouveaux lieux comme la Friche, aux multiples espaces dont le théâtre de la Cartonnerie, ou encore Montevideo, lieu de résidence d'Hubert Colas.

Si jusqu'aux années 1990, Marseille est quasiment l'unique ville pour la diffusion des arts vivants dans le département, elle est aujourd'hui au centre d'un ensemble de lieux qui se répartissent sur l'ensemble de l'agglomération grâce à la volonté de certaines municipalités de se doter d'équipements culturels de qualité. C'est aussi pour certaines villes l'occasion de créer des résidences d'artistes, profitant largement à la création locale. On peut citer notamment en tant que lieux de diffusion importants sur l'agglomération : Le théâtre des Salins à Martigues, le Jeu de paume, le Grand Théâtre de Provence et le Pavillon Noir à Aix-en-Provence, le théâtre de l'Olivier à Istres, le Comoedia à Aubagne et aussi Châteauvallon à Ollioules près de Toulon.

Les principaux sont le Musée d'archéologie méditerranéenne à la Vieille Charité, le Musée Cantini qui abrite des collections d'art moderne et d’art contemporain , le Musée des docks romains, le Musée Grobet-Labadié qui présente tableaux, tapisseries et orfèvrerie, le Musée d'Histoire de Marseille, le Muséum d'histoire naturelle de Marseille, le Musée du Vieux Marseille qui expose des objets traditionnels provençaux (santons, costume traditionnel), le Musée d'art contemporain de Marseille, le musée de la faïence, le musée de la mode.

En juin 2008 est délivré le permis de construire du centre régional de la Méditerranée à Marseille, lieu de débat et d'exposition à vocation culturelle et économique. L'objectif de la construction de l'infrastructure était de créer un nouvel atout pour la candidature de Marseille au statut de capitale européenne de la culture en 2013. Le bâtiment sera construit sur les plans de l'architecte italien Stefano Boeri.

La ville accueillera également le futur musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée dit Mucem, qui reprendra les collections de l'établissement parisien du Musée national des Arts et Traditions populaires.

Riche de ses cultures, Marseille a vu naître de nombreux écrivains. À la fin de l'Antiquité, des érudits comme Victorinus, des moines de Saint-Victor. Au Moyen Âge des troubadours, tel Folquet qui s'illustra ensuite si bassement dans la Croisade. Jean-Baptiste Germain à l'époque baroque…

Pour les temps modernes on peut par exemple citer Victor Gelu, Valère Bernard, André Suarès, Pierre Bertas, Jorgi Reboul, Edmond Rostand, Antonin Artaud, Saint-Pol-Roux, André Roussin, Louis Brauquier, Gabriel Audisio. Pendant l'occupation nazie, Émile Danoën y a publié son premier roman puis a mis en scène la ville dans le deuxième, Rue des enfants abandonnés.

Le genre polar marseillais fut inauguré par un journaliste, Claude Barsotti, qui écrit en occitan (provençal). Un papier sensa importància est paru en 1994 aux éditions de l'IEO, Puylaurens (81). Les femmes prirent la relève, à commencer par Michèle Courbou, qui publia, elle aussi en 1994, Les Chapacans dans la Série Noire des éditions Gallimard et lança vraiment le genre. Annie Barrière, Sylvie Cohen, Amanda Biot ou Ysa Dedeau prirent la relève.

Jean-Claude Izzo illustra la ville dans quatre romans noirs. À sa suite de nombreux auteurs de polars social, politique et de talent sont apparus à Marseille, comme Philippe Carrese, dont les romans satirique rencontrent un grand succès, ou François Thomazeau, l'un des pionniers du genre avec La Faute à Dégun, paru en 1995. Del Pappas (une quinzaine de polars dont Le Baiser du Congre aux Éditions Jigal), Maurice Gouiran (plus de dix romans à son actif qui mêlent avec force Marseille, l'histoire et le polar), Bruno Leydet (Grand prix Littéraire de Provence pour son roman Sortez vos Morts), , Alain Pucciarelli ou Jean Contrucci qui tous, et chacun à leur manière, ont su tirer de cette ville la substantifique moelle.

En 2000, la maison d'éditions L'Ecailler du Sud se spécialisa dans ce genre et a publié à ce jour plus de 150 romans.

Un des premiers films de l'histoire a été tourné dans une ville voisine de Marseille, La Ciotat (le cinéma est né à Lyon) aussi est-il un aspect important de la culture marseillaise. Depuis les frères Lumière, ce sont des acteurs ou cinéastes tels que Fernandel, Raimu, Robert Guédiguian, Ariane Ascaride ou bien sûr Marcel Pagnol qui ont marqué le cinéma marseillais. Aujourd'hui, c'est à Marseille que se tourne la série Plus belle la vie, dans les studios de la Belle De Mai, 37 rue Guibal. Marseille abrite en outre deux importants cinémas indépendants, le César (place Castellane) et le Variétés (Canebière).

Marseille avec sa population vibrionnante a créé un grand nombre d'expressions imagées dont certaines sont entrées dans les dictionnaires usuels.

L'Olympique de Marseille (OM) n'est pas seulement un club sportif marseillais mais une véritable institution. Le club, (sa devise est « droit au but ») compte aussi de nombreux supporters dans la France entière, dans le continent européen et même dans le monde (retransmission de finale ou de matches importants à New York). On parle souvent de diaspora marseillaise.

Son stade, le Vélodrome, peut accueillir 60 000 personnes. C'est le deuxième plus grand stade du pays, derrière le Stade de France.

L'Olympique de Marseille est un des plus vieux clubs français mais aussi l'un des plus titrés. Ce club fondé en 1899 a gagné de nombreux titres nationaux (huit championnats de France et dix coupes de France), ainsi que la Ligue des champions en 1993, ce qui en fait la seule équipe de football française à avoir remporté cette prestigieuse compétition européenne. L'OM a notamment disputé quatre finales européennes (1991, 1993, 1999 et 2004). En 2008, le club s'est qualifié pour la deuxième saison consécutive pour la Ligue des champions.

Notre-Dame de la Garde est l'une des basiliques mineures du catholicisme. Elle est située sur les hauteurs de Marseille à 162 m d'altitude, au sud du Vieux-Port et surnommée la « Bonne Mère », en raison de la présence d'une immense statue dorée de la Mère à l'Enfant de 63 m environ. Cette statue a été réalisée par l'orfèvre parisien Christofle et fut posée en 1870. Elle est redorée périodiquement.

La tradition des marseillais est de venir l'implorer dans les grandes occasions. Depuis le XVIIe siècle, les familles de marins viennent la prier pour assurer leur retour et ils offrent en ex-voto des maquettes de bateaux qui sont suspendues à la nef qui en contient des dizaines.

Le premier concours officiel de pétanque eut lieu en 1910 à La Ciotat.

La fédération française de pétanque, 3e fédération en nombre de licenciés, fut créée en 1945 et siège à Marseille.

Le Mondial la Marseillaise de pétanque est le plus grand tournoi de pétanque du monde avec plus de 12 000 joueurs de tout niveau. Il accueille 50 000 spectateurs le premier jour, et plus de 100 000 pour l’ensemble de la compétition.

La municipalité a aménagé de nombreux terrains de boules dans quasiment tous les quartiers.

Pastis (boisson alcoolisée à base d'épices et d'anis), aïoli (sauce à base d'ail et huile d'olive) qu'on sert avec des légumes, la tapenade (tapena en occitan: préparation à base de câpres, d'anchois et d'olives broyées), bouillabaisse (plat à base de poissons de roche, de sauces et de légumes), Panisse (galette de farine de pois chiche), navette (biscuit dur et aromatisé à la fleur d'oranger en forme de barque), bourride (plat de poisson à base de lotte ou baudroie étuvée, typique de Sète et non de Marseille), les « pieds et paquets », préparés avec des tripes de mouton, pieds de mouton et lard.

L'Archidiocèse de Marseille est l'un des vingt-trois archidiocèses de France. Diocèse depuis le Ie siècle, le siège de Marseille a été érigé en archidiocèse en 1948. L'archevêque actuel est Mgr Georges Pontier. En 2008, la ville comptait 116 paroisses catholiques accueillant les fidèles. Marseille compte quatre paroisses de l'Église réformée de France.

La ville possède 40 synagogues et une cinquantaine de mosquées ou salles de prière. La future grande mosquée de Marseille dont l'édification a été votée depuis des années n'a toujours pas commencé pour cause de recours juridiques.

Le principal quotidien régional diffusé à Marseille est La Provence, du Groupe Hersant, qui couvre aussi les départements du Var, du Vaucluse et les Hautes-Alpes, depuis la fusion intervenue entre les deux principaux journaux de l'après-guerre, Le Provençal et Le Méridional du groupe Hachette. En 2007, La Provence est revendu par ce dernier au Groupe Hersant. La Marseillaise, quotidien fondé par le parti communiste en 1943 est diffusé dans tout le sud-est de la France. Depuis 2006, le quotidien gratuit Marseille Plus, détenu à parité par le groupe Bolloré et le Groupe Hersant est diffusé sur la ville.

Enfin, la presse compte plusieurs hebdomadaires, dont Marseille l'hebdo, un gratuit culturel Ventilo ou What Magazine Urbain, principal gratuit traitant de l'actualité culturel et nocturnes de la région marseillaise.

Marseille accueille le siège de France 3 Méditerranée.

En outre, la ville compte quelques radios associatives telles que Radio Grenouille, Radio dialogue, Diva FM ou Radio Galère.

France Bleu Provence, la radio régionale de Radio France, est la 3e radio en nombre d'auditeurs et la 2e en part d'audience, avec 98 100 auditeurs à Marseille (9,9 % d'audience cumulée et 10,2 % de part d'audience), derrière RMC (11,1% d'AC, 109 600 auditeurs et 10,5 de PDA) et Skyrock (10,9% d'AC, 107 600 auditeurs et 6,8% de PDA) selon le dernier sondage septembre 2007-juin 2008 Médialocales de Médiamétrie. France Bleu Provence possède à Marseille des studios rue de l'Evêché bien que la radio soit basée à Aix-en-Provence.

Jean-Pierre Foucault, célèbre présentateur de télévision français, né à Marseille en novembre 1947, préside La chaîne Marseille (LCM).

La ville compte 172 courts de tennis, 45 gymnases municipaux, 22 piscines, 72 stades municipaux, 139 boulodromes, 30 clubs de tennis, 3 terrains de golf, 3 bases nautiques, 8 dojos, 3 rampes de skate board, 3 stands de tir, 2 hippodromes, 5 centres équestres, 2 murs d'escalade et un fronton de pelote basque. Marseille, qui compte cinquante sites de plongée, est un haut-lieu de la plongée sous-marine en Méditerranée.

Les principaux clubs de sport de Marseille sont l'Olympique de Marseille (football) et le Cercle des nageurs de Marseille (natation et water-polo).

Le Stade Vélodrome est un stade édifié en 1937 dans le 8e arrondissement de Marseille. Il compte 60 013 places assises. Il a accueilli sept rencontres du Mondial 98 de football dont la demi-finale Brésil-Pays-Bas et six matchs de la Coupe du monde de rugby à XV 2007 dont le quart de finale Australie - Angleterre. Son club résident actuel est l'Olympique de Marseille.

Le Palais des sports de Marseille, inauguré en 1989, est une salle omnisports située à proximité du Stade Vélodrome ayant une capacité de 7 000 places, où chaque année se disputent l'Open 13, un tournoi de tennis inscrit à l'ATP tour, le Trophée Massalia en gymnastique ou encore le challenge Jeanty, épreuve de la Coupe du Monde de fleuret dames.

De plus, le Semi-marathon de Marseille-Cassis, le World series 13 de Beach-volley organisé sur les Plages du Prado, le Triathlon international de Marseille sont organisés annuellement dans la cité phocéenne. Marseille a accueilli le Tour de France cycliste 12 fois depuis 1947 et accueille chaque année le Tour de France à la voile. Marseille est, depuis juillet 2008, la première ville hors du Brésil à avoir accueilli la Coupe du Monde de Beach Soccer sur les plages du Prado.

Marseille est jumelée avec treize villes et a également signé des pactes d'amitié et de coopération avec vingt-neuf villes de par le monde.

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Source : Wikipedia