Panazol

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Posté par talos 21/04/2009 @ 18:07

Tags : panazol, haute-vienne, limousin, france

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Panazol

Carte de localisation de Panazol

Panazol (Panasòu en occitan), est une commune française du département de la Haute-Vienne (87) et la région Limousin.

Ses habitants sont les Panazolais et Panazolaises.

Panazol est la 3e ville du département par la population après Limoges et Saint-Junien. Elle est bordée au nord par la Vienne et au sud par l'Auzette.

Panazol est la plus peuplée des communes de la banlieue de Limoges, ville qu'elle touche directement, avec plus de 10 000 habitants. Elle possède une démographie dynamique, et son plan est caractérisé par un urbanisme moderne et récent, privilégiant les logements et les services et les installations industrielles et commerciales.

Panazol est située sur la N 141 (devenue en 2006 RD 941), à l'est de Limoges, sur la route de Clermont-Ferrand via Saint-Léonard-de-Noblat, Bourganeuf et Aubusson.

Panazol est ville fleurie .

Ces deux vallées ont été récemment aménagées pour la promenade, avec la mise en place d'un circuit les reliant, autour de Panazol.

La commune est située sur une avancée surélevée par rapport à Limoges, remarquable depuis le quartier de Saint-Lazare à Limoges, où par la côtes de la RN141 près de Fargeas.

L'altitude minimale de la commune est de 217 m, à l'endroit où la Vienne passe dans la commune de Limoges. Son altitude maximale est de 351 m, atteinte à l'est de la commune, près de la commune de Saint-Just-le-Martel, à proximité du lieu-dit du Buisson. L'altitude de la mairie est de 285 m , celle de la place de la République 301 m.

Le territoire communal est partagé en deux ensembles aux limites floues : à l'est les espaces agricoles, les bois, à l'ouest les espaces bâtis. Cette limite est fluctuante car l'urbanisation de la ville tend à s'étendre sur l'espace naturel.

Panazol est une commune souvent qualifiée de ville-dortoir. Première commune de l'agglomération limougeaude par sa population (plus de 10 000 habitants), son urbanisme est caractéristique : logements répartis en lotissements récents, essentiellement des années 1980 à 2000, centres commerciaux et zones industrielles.

Une priorité aux espaces verts a également été donnée depuis la fin du XXe siècle.

La mairie est installée depuis 1969 dans le château de la Beausserie, propriété de la commune depuis 1961, entourée d'un grand parc arboré.

La commune de Panazol connaît depuis la moitié du XXe siècle une forte croissance démographique, qui s'explique par une progression du dynamisme économique, la proximité de la capitale régionale et de la campagne, la construction de nouveaux logements et de nouveaux équipements, et peut-être aussi la mise en valeur des attraits historiques, avec la récente restructuration du centre-bourg.

Ainsi, en quarante ans, la population communale a plus que triplé, et approche désormais de celle de Saint-Junien. Au 1er janvier 2008, il y a ainsi 10 076 habitants dans la commune.

Autrefois prenant une part importante dans l'économie communale, comme dans tous les villages ruraux, notamment avec la culture de la vigne, l'agriculture a considérablement laissé de la place aux services. En 1988, elle représente 1,2 % de la population active.

En 2004, de grands travaux de restructuration du centre-bourg ont été engagés. Un passage sécurisé pour les écoles a été créé, l'avenue Jean Jaurès, avec mise en place de mats à fleurs, le carrefour de l'avenue Jean Jaurès et de l'avenue Pierre Guillot, avec création d'un nouvel arrêt de bus sécurisé pour l'école ont été réaménagés. Les parkings du Presbytère ont été réhabilités, la place de la République a été restructurée et mise en valeur de manière différente (nouvelle fontaine, éclairage, utilisation de la pierre, réfection du monument aux morts, ...).

Panazol est jumelée depuis 1992 avec Picanya et parrainée avec la ville roumaine de Tirgu Neamt.

La ville est desservie par la STCL ((, transports en commun de Limoges) : 1 ligne de trolleybus à son extrémité sud-ouest (n°1), et 3 lignes de bus (n° 12, 34 et 40).

L'A20 (l'Occitane) dessert la cité panazolaise grâce à un échangeur, le n° 34.

Il existe un projet de centre culturel-bibliothèque-conservatoire.

Malgré son importance relative, la commune ne possède pas de collège ; les élèves doivent se rendre au Collège Léon Blum de Limoges. Les lycées de rattachement sont le Lycée Gay-Lussac et le lycée Raoul Dautry à Limoges.

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Haute-Vienne

Localisation de la Haute-Vienne en France

Le département de la Haute-Vienne (87) (en occitan limousin, Nauta-Viena ou Nauta-Vinhana) est un département français, situé dans la région Limousin. Il tire son nom de la rivière Vienne, qui le traverse d'est en ouest. Sa préfecture est Limoges, qui est aussi le chef-lieu de la région.

Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de la province du Limousin.

Il tire son nom de la rivière qui le traverse, la Vienne, affluent en rive gauche de la Loire, née sur le plateau de Millevaches en Corrèze.

Peu de vestiges préhistoriques ont été découverts sur le territoire qui correspond à l’actuel département. L’acidité des sols, l’abondance des forêts, l’absence de grottes n’ont pas facilité la conservation et le repérage de vestiges. Quelques pièces et vestiges du paléolithique et mésolithique ont néanmoins été découvertes près de Saint-Jean-Ligoure et dans les vallées de la Gartempe et de la Vienne. L’avènement de l’agriculture et de nouvelles techniques plus élaborées ont permis la découverte de céramiques dans l’abri de la Roche aux fées, à Cieux. L’installation humaine du néolithique est plus facilement prouvée par différents ensembles mégalithiques, comme le dolmen de la Borderie, à Berneuil (-2 650 av. J.-C.) et à Breuilaufa, et le mobilier funéraire trouvé avec attestant du commerce (flèches, coquillages, parures…). L’arrivée de l’âge du Bronze est illustrée par les haches trouvées à Châlus.

L'arrivée des Romains avec la conquête de la Gaule se fait sur un territoire occupé par une tribu celte, celle des Lémovices, qui donnera son nom à la ville de Limoges et au Limousin. 10 000 d'entre eux furent envoyés à Alesia, menés par le chef Sedullos. Le commerce s'organise dans une région abritant des ressources importantes. Minières : or à Saint-Yrieix-la-Perche, exploité jusqu'à la fin du XXe siècle, étain. Agricoles, avec le vin dont la production est justifiée par la découverte d'amphores à Saint-Gence.

Sous le règne d'Auguste, Augustoritum (littéralement le gué d'Auguste), actuelle Limoges, est fondée sur la Vienne. L'établissement de la ville fait suite à une première capitale des Lémovices située sur un oppidum plus en amont, à Villejoubert, près de Saint-Denis-des-Murs. Son importance est vite remarquée, par l'existence d'un grand amphithéâtre romain et la position au carrefour de deux grandes voies romaines : la Via Agrippa (chemin pierré), reliant Lugdunum (Lyon) à Mediolanum Santonum (Saintes), et une autre voie reliant l'Armorique et Avaricum (Bourges) à la Méditerranée.

Forte de sa position stratégique, Augustoritum fait partie de la province Aquitaine, tout comme d'autres localités : Rongomagus (Rancon), Blatomagus (Blond) et Carovicus (Château-Chervix).

Avec les premières tensions extérieures et les invasions barbares, la cité connaît un déclin dès le IIIe siècle.

La région est christianisée dès le IIIe siècle : un réseau paroissial important se constitue. La présence d’ermites, pendant la période mérovingienne, entraîne un culte posthume de ces hommes, autour de leurs tombeaux.

La domination des Wisigoths est de courte durée, car le Franc Clovis s'empare du Limousin après la bataille de Vouillé en 507. Querelles et révoltes se multiplient, et la région est rattachée au duché d'Aquitaine en 674. Devenu franc avec la chute du duché, la paix s'installe sous Charlemagne, et le Limousin est de nouveau rattaché à l'Aquitaine, devenue royaume. Jucundiacum (Le Palais-sur-Vienne), est un important lieu carolingien. Repris par les Normands, puis de nouveau carolingien, le territoire passe en 927 sous l'autorité des comtes de Poitiers. Le vicomté de Limoges est bientôt créé.

Des communautés naissent : Solignac est fondée par Éloi de Noyon, Saint Martial en 848. En 994, les reliques de saint Martial sont exposées afin d’éradiquer le «mal des ardents» ; ce sont les premières ostensions limousines. L'abbaye de Saint-Martial possède un imposant patrimoine. C'est aussi l'époque de prospérité de l'ordre de Grandmont, fondée par les disciples d'Étienne de Muret. Ces monastères œuvrent, en plus de leur rôle de christianisation, pour l'aménagement du territoire et l'agriculture.

Au cours du XIIe s'installent templiers et hospitaliers, franciscains et dominicains.

Le Limousin n'est plus qu'un territoire partagé entre diverses seigneuries, avec pour conséquence une forte insécurité. Les vicomtes réussissent à étendre leur influence vers le Périgord. Des châteaux sont construits sur des mottes : Châlucet, Lastours…

Les croisades permettent aux seigneurs de « canaliser » leur violence. Le pape Urbain II vient prêcher à Limoges la première croisade en 1095. La grande préoccupation de l'Église reste le maintien de la paix avec l'instauration de la « trêve de Dieu ».

Aliénor d'Aquitaine, héritière du duc d'Aquitaine, répudiée par Louis VII, épouse en secondes noces Henri Plantagenêt, comte d'Anjou et du Maine, duc de Normandie, devenu roi d'Angleterre en 1158. Le Limousin est accolé à l'Aquitaine anglaise et se trouve au cœur des luttes entre Henri II et Louis VII.

Il en sera de même à la génération suivante, entre Richard 1er, roi d'angleterre, dit Richard Coeur de Lion et Philippe Auguste. A l'occasion d'une trêve entre les deux souverains, Richard décide de s'en prendre au vicomte Adémard V de Limoges, qui s'était rallié au roi de France en son absence. C'est au cours d'une expédition punitive contre les châteaux qui protégeaient Limoges par le sud, que Richard Cœur de Lion sera mortellement blessé par le chevalier limousin Pierre Basile lors du siège du château de Châlus-Chabrol en 1199. Il y décédera le 6 avril suivant. Philippe de Cognac, fils illégitime de Richard Cœur de Lion, vengera son père en assassinant Adémar.

La région sera durement éprouvée par la guerre de Cent Ans. Marche entre le duché de Guyenne, anglais, et le royaume de France, le Limousin est touché par les bandes de mercenaires qui ruinent les campagnes. Avec la défaite de Jean le Bon en 1356 et le traité de Brétigny, la France donne aux Anglais un grand territoire comprenant le Limousin. La Cité de Limoges donne son soutien à la couronne française, quand Le Château apporte son aide à la couronne anglaise et au Prince Noir. Celui-ci met Limoges à sac en 1370, mais la totalité de la ville se rend au roi de France.

Une paix précaire s'installe à nouveau, troublée notamment par la guerre civile entre Armagnac et Bourguignons. Diverses cités trouvent un essor dans les échanges commerciaux en plus des pèlerinages religieux (ex. Le Dorat, Saint-Junien, Saint-Léonard-de-Noblat).

Le Limousin profite de la paix pour remettre son économie en marche. Les tanneries et les mégisseries se multiplient sur la Vienne, comme à Saint-Junien, où ce commerce perdurera jusqu'au XXe siècle. L'industrie du papier et l'imprimerie sont également créées. L'émaillerie connaît un nouvel essor à Limoges, sous la houlette du célèbre Léonard Limosin, qui officie à la cour de François Ier. Les échanges sont relancés, et des foires sont inaugurées (Saint-Loup et les Innocents à Limoges, toujours existantes de nos jours). En revanche, poètes (Jean Dorat) et auteurs préfèrent rallier Paris pour exercer.

La réforme protestante pénètre dans la région, entraînant quelques conversions. Les réformés sont peu nombreux malgré la propagande de Jeanne III de Navarre dite d'Albret, vicomtesse de Limoges. Le peuple reste fidèle au catholicisme à l'image du culte de saint Martial. Le Limousin sera plus touché à partir de 1569, quand les Huguenots rencontrent et vainquent les troupes de Gaspard II de Coligny à la bataille de La Roche-l'Abeille. Ruinés par la guerre, les paysans s'insurgent contre les seigneurs.

En installant et imposant la paix et protégeant les paysans, Henri IV permet au Limousin de connaître à nouveau une certaine prospérité. Il est accueilli par une foule enthousiaste lorsqu'il entre à Limoges le 20 octobre 1607. Une quasi-légende locale dit même que le roi, enchanté de l'accueil qui lui fut donné à Saint-Germain, décida de donner au village le nom de Saint-Germain-les-Belles-Filles, aujourd'hui Saint-Germain-les-Belles.

La monarchie absolue de Louis XIV, écrasant toute opposition, permet aux Limousins de vivre dans le calme. La généralité de Limoges englobe les élections de Limoges, Tulle, Brive, Bourganeuf et Angoulême. L'intendant représente le roi dans la généralité.

La Contre-Réforme permet la création de nombreux couvents et ordres religieux, surtout à Limoges. Les laïcs pratiquent la bienfaisance à l'égard des religieux.

La disette commence à apparaître, devant la morosité de l'agriculture. En revanche, l'industrie est en forme, particulièrement avec le lancement par l'intendant Turgot de l'industrie porcelainière en 1765. Il permet aussi d'améliorer le réseau de transports, la fiscalité, l'agriculture.

La région reçoit la visite de l'agronome anglais Arthur Young, qui déclare même que « le pays est de beaucoup le plus beau que j'aie vu en France ».

Les arts littéraires se font connaître, avec Tristan l'Hermite, qui obtient un succès similaire à celui de Corneille avec son chef-d'œuvre Marianne, Jean-François Marmontel, secrétaire perpétuel de l'Académie française, et qui reste l'un des plus grands écrivains limousins de cette époque.

Les idées des philosophes commencent aussi à circuler dans la bourgeoisie, relayées par les loges maçonniques, dont la première voit le jour à Limoges en 1760.

Les Etats Généraux sont convoqués par Louis XVI. Noblesse et tiers état se retrouvent dans des intérêts communs sur de nombreux points. Avec la Révolution, de vifs débats naissent de la création du département de la Haute-Vienne, en 1790, et du choix des chefs-lieux. Les villes développent des arguments proches de ceux du XVIe siècle, afin d'obtenir un rang administratif significatif, ayant une éventuelle importance sur l'économie et le renom.

Les trois départements épousent les limites de la Marche et du Limousin. En Haute-Vienne, si Saint-Junien et Saint-Léonard obtiennent d'être chefs-lieux de districts (futures sous-préfectures), le choix de Limoges comme préfecture est unanime.

Le Limousin fournit des hommes illustres à l'État, comme le révolutionnaire Pierre-Victurnien Vergniaud et le futur maréchal d'Empire Jourdan. La région connaît peu de violences. Les paysans profitent de la vente des biens nationaux et du partage des biens communaux.

La continuité limousine est reconnue est remarquable ; les limites restent les mêmes, domination de Limoges, unité. Ces caractéristiques sont cependant sûrement les mêmes qui ont conduit à l'isolement de la région au cours du XXe siècle.

Le territoire devenu Haute-Vienne traverse sans heurts la France de Napoléon Ier,, en fournissant toujours des hommes importants, notamment des scientifiques (Guillaume Dupuytren, Cruveilher, Gay-Lussac).

Le retour des souverains, pendant la Restauration, la Monarchie de Juillet, puis le Second Empire, conjugué avec l'essor de l'industrie de la porcelaine, fait naître un début de ressentiment à l'égard de la monarchie et le début d'un ancrage à gauche, mené par la classe ouvrière. Les premières grèves font leur apparition. Mais la vie locale, puis rapidement nationale, est marquée par les évènements ouvriers de Limoges, en 1905, quand les manifestations font un mort, Camille Vardelle.

La Haute-Vienne se démarque aussi par son attachement rapide à la République, comme en témoigne la proclamation de celle-ci deux jours avant l'instauration nationale, en 1848. La ville et le département acquièrent véritablement leur image de région rouge. Le Haut-Viennois Denis Dussoubs, dont le nom a été donné à une ancienne place royale limougeaude, périt sur les barricades parisiennes en 1851. La certaine violence du mouvement ouvrier fait voter la campagne pour Louis-Napoléon Bonaparte, mais les paysans ne le soutiennent plus à sa chute vingt ans plus tard. Une éphémère Commune est proclamée.

La région connaît toujours une bonne santé économique (arrivée du chemin de fer en 1856, agriculture en expansions avec les bovins, production textile), permettant à la population d'augmenter : Limoges dépasse les 90 000 habitants à la veille de la Première Guerre mondiale, la Haute-Vienne compte plus de 300 000 âmes, le Limousin approche le million.

Les idées politiques (socialisme et communisme) se développent, aidées par le syndicalisme embryonnaire (la CGT est créée à Limoges en 1895).

La grande guerre tue un grand nombre de jeunes Haut-Viennois, et développe l'industrie de la chaussure et des draps. Les prix augmentent, les grèves sont nombreuses. Celles-ci donnent une image négative du Limousin. Les généraux incapables sont envoyés par Joffre à Limoges : d’où l’expression « limoger ».

La Seconde Guerre mondiale voit naître un important réseau de résistants, dirigé par Georges Guingouin, au sein du maquis du Limousin. À la fin de 1944, le département compte 14 992 FFI. La bataille du Mont Gargan voit environ 10 000 d’entre eux affronter les Allemands pendant plus de dix jours ; le massacre d'Oradour-sur-Glane rappelle la dureté et l'horreur du conflit.

La Haute-Vienne fait partie de la région Limousin.

Le département est situé sur la bordure nord-ouest du Massif central; son altitude est ainsi comprise entre 160 mètres dans la vallée de la Vienne et plus de 750 mètres près du lac de Vassivière, dans la « montagne ».

Le point culminant du département est le mont Crozat avec une hauteur de 777 m.

La Haute-Vienne possède 149 996 ha de bois, soit un taux de boisement de 29,6%. Le département arrive en dernière position régionale, puisque la Corrèze affiche un taux de plus de 45%, et la Creuse est recouverte à 29,8 % de forêts. Il y a près de 7 000 km de cours d'eau.

La Haute-Vienne, contrairement à bon nombre de départements, comme la Corrèze proche, n'est pas véritablement divisée en entités géographiques distinctes, même si les paysages peuvent être très différents. On peut cependant déterminer trois grands ensembles.

La Haute-Vienne bénéficie d'un climat de type océanique aquitain atténué, subissant une influence montagnarde due à la proximité du Massif central et à l'altitude. Les hivers peuvent être neigeux, particulièrement sur le relief, mais il n'est plus inhabituel de n'avoir qu'un ou deux jours de neige à Limoges. Les étés peuvent être beaux et très chauds, comme très humides. L'automne est souvent agréable et ensoleillé, septembre et octobre sont rarement froids.

La Haute-Vienne est divisée en 3 arrondissements, 42 cantons et 201 communes.

Le conseil général de la Haute-Vienne est l'institution départementale.

La cour d'appel de Limoges connaît des affaires jugées par les tribunaux de son ressort qui s'étend sur les départements de la Corrèze, de la Creuse et de la Haute-Vienne.

La réforme de la carte judiciaire voulue par la garde des Sceaux Rachida Dati prévoit la suppression des tribunaux d'instance de Bellac, Rochechouart et Saint-Yrieix-la-Perche.

Le département de la Haute-Vienne constitue de très longue date, un des points forts de l'influence de la gauche en France.

Les suites de la Première Guerre mondiale, puis la Résistance ont favorisé l'émergence d'une forte concurrence entre les deux courants de la gauche, le courant communiste et le courant socialiste, qui ont occupé largement l'espace politique du département.

Cette situation continue de perdurer, eu égard à la représentation parlementaire, à la répartition des élus locaux et à celle des membres du conseil général. Si le déclin communiste en France enclenché dès 1981 s'est aussi fait sentir dans le département (les 4 députés sont socialistes : Monique Boulestin, Daniel Boisserie, Marie-Françoise Pérol-Dumont, Alain Rodet), le parti garde une influence notable sur les collectivités, même s'il est largement devancé par l'ADS, qui résulte d'une scission d'avec le PCF. Ainsi, en 2008, 7 des 42 conseillers généraux sont étiquetés ADS, contre seulement 2 communistes. Saint-Junien, seconde ville du département, est dirigée par un maire ADS, Pierre Allard, qui a succédé à l'emblématique Roland Mazoin en 2001. En dépit de la perte d'un allié dans le groupe qu'ils forment au conseil général, M. Chapeaublanc, conseiller du canton de Limoges-Condat et étiqueté MRC, en 2008, un représentant ADS a pris un siège aux socialistes, à Châteauneuf-la-Forêt lors des dernières élections cantonales.

Marie-Françoise Pérol-Dumont (PS) est présidente du conseil général depuis 2004, succédant au sénateur Jean-Claude Peyronnet. La majorité des villes est aux mains du même parti socialiste : Limoges, Saint-Yrieix-la-Perche, Le Palais-sur-Vienne, Feytiat, Bellac, Rochechouart, Ambazac, Aixe-sur-Vienne… À noter que les élections municipales de mars 2008 ont vu l'élection de plusieurs maires sans étiquette, divers gauche, dissidents PS, dans des communes importantes : Saint-Léonard-de-Noblat (réélection de Christine Riffaud, SE), Panazol (le dissident socialiste Jean-Paul Duret bat le candidat investi par le parti Bruno Comte), Isle (victoire du divers Gilles Bégout), Condat-sur-Vienne (réélection du maire sortant non-affilié)…

Contrairement à la Corrèze voisine, dont la vie politique a été fortement influencée entre la fin des années 1960 et 2007 par la personne de Jacques Chirac, donnant à une terre réputée de gauche une orientation plus « droitière », la Haute-Vienne est donc restée en retrait des « vagues bleues ». Portée par le mouvement syndical ouvrier (la CGT s'est constituée au Congrès de Limoges en 1895), et par le mouvement syndical en monde rural, la gauche dispose d'une prédominance que la droite n'est parvenue à mettre en question que durant de très courtes périodes (la dernière étant celle des élections législatives de 1993). Hormis certaines figures locales, comme l'ancien juge antiterroriste Alain Marsaud, conseiller général du canton de Limoges-Centre ou Jean-Marc Gabouty, maire UMP de Couzeix, la droite peine à conquérir des sièges et des mairies, subissant même en 2008 dans ses fiefs d'historiques défaites (perte de Bellac), à l'image du Limousin (perte de Brive, Ussel).

Les habitants de la Haute-Vienne sont les Haut-Viennois.

À l'image du Limousin, la Haute-Vienne voyait sa population décroître, certes suivant un phénomène bien moindre à celui observé en Corrèze et surtout en Creuse. Depuis l'an 2000, la tendance s'est inversée, le département ayant donc gagné plus de 10 000 habitants. Cette tendance semble s'expliquer par plusieurs points : l'installation de Britanniques, de retraités, de diplômés natifs de la région mais ayant suivi leurs études ailleurs, l'arrivée de néo-ruraux...

Au recensement de 1999, la Haute-Vienne était peuplée de 353 893 habitants, occupant ainsi le 59e rang national. En 2005, elle approchait les 364 000. Les chiffres officiels de 2006, rendus publics en janvier 2009 donnent une population exacte de 367 156 habitants. Avec plus de 65 habitants/km², la Haute-Vienne se situe bien en-deçà de la moyenne nationale (111 hab./km²).

NB : Les communes en italique sont situées dans l'agglomération de Limoges.

Le département possède 2 aires urbaines : Limoges (247 944 habitants), et Saint-Junien (13 455 habitants).

Le canton le plus peuplé de Haute-Vienne est le canton de Limoges-Panazol, qui rassemble 21 781 habitants, soit 5,9 % de la population départementale. Le canton le moins peuplé est le canton de Saint-Mathieu, qui rassemble 3 355 habitants, soit 0,9 % de la population départementale.

L'industrie, secteur important auparavant comme dans bon nombre de régions françaises, a traversé la crise. L'économie locale est marquée par la présence de nombreuses industries ayant de plus en plus tendance à se rapprocher de l'économie de patrimoine ou traditionnelle, tout en gardant son aspect industriel. Les plus connues de ces activités sont l'émail et la porcelaine de Limoges, les chaussues Weston, les ganteries de Saint-Junien.

L'automobile paraît désormais être un des piliers de l'industrie limougeaude, avec l'entreprise Renault Trucks (ex. RVI-Saviem).

L'industrie de la Haute-Vienne est aussi symbolisée par l'industrie du bois de manière contemporaine (International Paper à Saillat-sur-Vienne) comme historique (port du Naveix, ancien port où arrivaient les troncs d'arbre flottant sur la Vienne depuis Eymoutiers.

Les services sont désormais le secteur dominant, avec la présence d'entreprises de renommée mondiale (Legrand), des technologies de pointe (technopole ESTER), d'écoles reconnues (ENSIL), et l'augmentation des ressources dues au tourisme en expansion.

L'agriculture garde encore une importance non négligeable, dominée par l'élevage bovin (race limousine, les porcins (cul noir limousin), et l'élevage ovin. Une part de cultures existe, avec la présence d'AOC (pomme du Limousin et noix du Périgord). Les cultures céréalières restent marginales, et le vignoble quasi-inexistant, ravagé par le phylloxera.

Le taux de chômage du département reste, à l'image du Limousin, avec 7,4%, inférieur au taux national.

À l'image de la région et du Massif central, la Haute-Vienne a longtemps pâti de son isolement et de sa mise à l'écart des grands axes de communication. Si la situation reste délicate et difficile, les années 1990 et surtout les années 2000 ont vu une nette amélioration des moyens de transport, interdépartementaux comme avec le reste du pays.

La première de ces améliorations a été la mise en service progressive de l'autoroute A20 (Paris-Toulouse via Orléans et Limoges), qui plus est gratuite entre Vierzon et Brive. Le réseau ferroviaire reste mauvais ; ainsi le temps de parcours vers Toulouse est plus long (en moyenne 3h30) en train qu'en voiture, où la construction de ladite A20 met la ville rose à environ 2h30 de Limoges. Le TGV entre Poitiers et Limoges est à l'étude ; il permettrait de rejoindre Paris en moins de deux heures.

Les transports aériens sont en pleine expansion, avec la fréquentation en forte hausse de l'aéroport de Limoges-Bellegarde, notamment vers l'Angleterre. Cependant, la crise économique semble avoir des impacts sur la présence britannique, puisque de nombreux flux inverses sont désormais observés. De plus, l'ouverture prochaine du nouvel aéroport de Brive pourrait avoir des conséquences sur le trafic à Limoges. Néanmoins, de nouvelles lignes devraient encore être ouvertes courant 2009, notamment vers l'Irlande et l'Écosse.

Limoges est le siège depuis 1968 d'une université : l'université de Limoges, réunissant plus de 20 000 étudiants sur l'académie. S'ajoutent plusieurs écoles et centres de formation réputés : l'ENSIL, le ENSCI, l'3IL...

Le département rassemble 204 écoles primaires, 268 établissements publics pour 11 privés. Il y a 33 collèges publics et 5 privés. On dénombre 12 lycées publics et 3 lycées privés.

Jusqu'au XVIe siècle, la langue parlée quasi exclusivement est le limousin, dialecte de l'ensemble occitan (à côté de l'auvergnat, du languedocien, du gascon, du provençal et du vivaro-alpin). Elle est la langue des premiers troubadours (trobadors en occitan, de trobar=trouver -le thème, la rime...-).

Le limousin reste la langue orale dominante jusqu'au début du XXe siècle, époque à partir de laquelle le français prend le dessus, notamment par l'interdiction formelle de parler l'occitan à l'école. La langue est donc dès les années 1930 peu à peu reléguée aux zones les plus rurales, où elle est encore parlée quotidiennement aujourd'hui, surtout par les natifs limousins ayant plus de 50 ans. Beaucoup de personnes plus jeunes comprennent cependant le "patois", de par leurs parents et grand-parents.

La culture et la langue occitanes restent vivaces, tout comme, cité plus loin, la musique traditionnelle. L'Institut d'études occitanes, le Félibrige et d'autres associations, se sont depuis plusieurs décennies fixé le but de faire perdurer la pratique et l'étude de l'occitan limousin.

On trouve également une signification occitane dans de nombreux patronymes et dans la majorité des toponymes limousins. La langue a surtout laissé sa trace dans les tournures de phrases (limousinismes) des Limousins, ainsi que dans leur accent : les "ai", prononcés "è" dans le Nord de la France, sont ici prononcés "é" (exemple : français donne francé).

La gastronomie du département, et plus particulièrement de la région est caractérisée par l'utilisation de mets simples, tels les fruits, la pomme de terre, les champignons, la châtaigne.

Un des emblèmes de la cuisine locale reste le pâté de pommes de terre. On retrouve nombre de recettes différentes pour ce même plat. Sont également fortement reconnus les galétous (ou tourtous), le boudin noir, la farcidure, la mique, les soupes, le clafoutis et la flaugnarde, le massepain de Saint-Léonard.

Récemment mises à l'honneur par un spot publicitaire, la viande de bœuf limousine et la pomme du Limousin font également partie du paysage gastronomique local. Le vin est très peu produit dans le département, les vignes ayant été éradiquées par les épidémies.

La pratique de la musique traditionnelle reste très vivace. En témoigne par exemple la création en 1971 d'une des premières associations de formation mutualiste en musique et danses traditionnelles, l'Association des Ménétriers du Massif central, toujours active, puis du 1er département de musique et danse traditionnelles au sein d'un CNR en France, en 1987, à Limoges, et l'existence de groupes traditionnels.

Les musiques actuelles sont de plus en plus représentées, par la mise en place de sites spécialisés (bars, salles, festivals comme les Veyracomusies ou Catalacum) et d'associations organisatrices, telles la Fédération Hiero de Limoges.

En 2007, l'ensemble des festivals, expositions et spectacles a drainé 287 545 personnes, soit une baisse de 2,2 % par rapport à l'année précédente. Cependant, la programmation générale des manifestations départementales reste diversifiée et en constant mouvement ; en témoigne la création récente du festival Manifesten ou de la biennale de la Porcelaine.

La Haute-Vienne semble consciente que son principal atout touristique est la nature (tourisme vert), mais le patrimoine bâti est également important. Les arts du feu à Limoges et les savoir-faire sont nombreux : porcelaine, émail, bois, papier, ganterie... La culture est également encouragée et mise en valeur avec les festivals, les manifestations, les musées, l'ensemble baroque de Limoges...

Sur les 86 communes ayant participé au Concours des villes et villages fleuris, 16 ont obtenu en 2007 le label. Limoges et Saint-Hilaire-les-Places conservent leurs 4 fleurs. Bersac-sur-Rivalier, Panazol, Nexon, Saint-Yrieix-la-Perche, Montrol-Sénard ont toujours 3 fleurs. Feytiat est pour la première fois promue au grade des 3 fleurs.

Classement des 18 sites et manifestations ayant le plus attiré de visiteurs en 2007, et évolution par rapport à 2006.

La Haute-Vienne possède 39 OTSI, dont 26 offices de tourisme. 1 d'entre eux, celui de Limoges, est classé 3 ***.

En 2006, la Haute-Vienne possédait 95 hôtels classés entre 0 et 4 étoiles, totalisant 2 382 chambres. C'est plus que la Creuse (666 chambres sur 43 hôtels), l'Indre (1 680 chambres sur 79 hôtels) et la Charente (1 910 chambres sur 77 hôtels), mais c'est moins que la Dordogne (4 057 chambres sur 223 hôtels) ou la Vienne (5 036 chambres sur 111 hôtels). La Corrèze possède plus d'hôtels (108), mais moins de chambres (2 123). La majorité d'entre eux, 35,8 % soit 34 hôtels sont situés sur la commune de Limoges. Parmi les communes les mieux dotées viennent ensuite Saint-Junien, avec 6 hôtels, Peyrat-le-Château et Bessines-sur-Gartempe, 4 hôtels chacune. Un seul hôtel possédait 4 étoiles, situé sur la commune de Nieul. 10 hôtels étaient classés 3 étoiles.

Il existe 5 villages de vacances et 41 centres de vacances.

Le département possède 54 terrains de camping traditionnel, 29,5 % des 183 terrains de la région Limousin. Ces terrains rassemblent 3 810 emplacements des 12 287 de la région. Les campings restent le premier mode d'hébergement du département, avec 49,8 % du total des lits, soit 12 854 lits. En comptabilisant les aires naturelles et les campings à la ferme, on dénombre 67 terrains.

La capacité totale d'accueil est de 109 029 lits, dont 83 195 lits en résidences secondaires. Outre les campings (50 %), les 25 834 lits restant composent l'offre marchande répartie entre les hôtelleries (20 %), les meublés Gîtes de France (14 %), les centres de vacances (6,2 %), les villages de vacances (4,7 %), les chambres d'hôtes Gîtes de France (3 %) et les meublés Clévacances (2,5 %).

En 2006, le nombre de nuitées sur le département a été de 636 704, toutes origines de touristes confondues, soit plus de 16 000 nuitées en plus par rapport à l'année 2005. À noter que ce sont les nuitées françaises qui ont permis cette hausse, les nuitées étrangères ayant baissé sur cette période de plus de 500 unités. Le taux d'occupation des hôtels a augmenté sur toutes les catégories d'établissements, de l'hôtel de chaîne au Quatre étoiles, entre 2005 et 2006, passant de 52,8 à 56,1 %. Entre 2006 et 2007, la hausse s'est poursuivie, atteignant 56,9 %, et un taux de 70,4 % dans les chaînes d'hôtels..

Les nuitées sont les plus nombreuses en juin (67,9 % d'occupation) et en septembre (65,1 %), ce qui montre que la Haute-Vienne « vit » davantage en marge de la haute saison que pendant celle-ci, même si cette tendance tend à s'estomper.

Selon le recensement général de la population du 8 mars 1999, 8.8 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes de la Haute-Vienne dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10% des logements totaux.

971 Guadeloupe · 972 Martinique · 973 Guyane · 974 La Réunion Les départements d’outre-mer ont également le statut de région (à département unique).

976 Mayotte Suite au résultat favorable du référendum du 29 mars 2009, Mayotte deviendra un département d'outre-mer en 2011.

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Limousin

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Le Limousin est une des 22 régions françaises composée des trois départements Corrèze, Creuse et Haute-Vienne. Situé presque en totalité sur le Massif central, au 1er janvier 2006, il regroupait 730 920 habitants sur près de 17 000 km2. Ses habitants sont appelés les Limousins.

Le Limousin, qui appartient dans son ensemble à l'Occitanie, est appelé Lemosin en dialecte limousin.

Avec un peu plus de 730 000 habitants, c'est la deuxième région la moins peuplée de France métropolitaine après la Corse. De par son relief et son passé économique, elle reste assez isolée des axes de communication majeurs et des échanges. Sa démographie est caractérisée par un taux de fécondité très faible et une mortalité élevée (taux national de personnes de plus de 60 ans le plus élevé), bien qu'elle soit en amélioration depuis quelques années, avec un solde migratoire positif, et une hausse de la population significative, en particulier le long des axes principaux.

Le Limousin est bordé par les régions Centre au nord, Poitou-Charentes et Aquitaine à l'ouest, Midi-Pyrénées au sud, et Auvergne à l'est.

Le Limousin est bordé par 5 régions (Poitou-Charentes, Centre, Auvergne, Midi-Pyrénées, Aquitaine) et 9 départements (Charente, Vienne, Indre, Cher, Allier, Puy-de-Dôme, Cantal, Lot, Dordogne).

Limoges se situe à environ 370 km au sud de Paris et 320 km au nord de Toulouse.

Clermont-Ferrand se voudrait désormais comme la capitale de l'ensemble du Massif central. L'idée d'une fusion des régions Auvergne et Limousin a d'ailleurs été émise par Valéry Giscard d'Estaing avant les élections régionales de 2004 (idée qui est considérée comme étant saugrenue par les habitants du Limousin). Le basculement progressif des échanges vers l'ouest et l'Atlantique rend plus plausible l'éventualité d'une fusion avec Poitou-Charentes en cas de réforme des collectivités.

Le Limousin, parfois limité au plateau de Millevaches, est parfois surnommé territoire « château d'eau », car de nombreux cours d'eau y prennent leur source : Corrèze, Vézère, Auvézère, Diège, Luzège,Isle, Dronne vers la Dordogne, Vienne, Gartempe, Briance, Creuse, Petite Creuse, Cher, Taurion, Maulde vers la Loire.

La Charente qui prend sa source à Chéronnac en Haute-Vienne et la Dordogne sont les deux fleuves passant dans la région.

Une remarque qui est souvent faite aux Limousins est qu'ils doivent souvent privilégier les lacs ou les étangs à la mer pour se baigner, car la région possède en effet un grand nombre d'étendues d'eau. La plus célèbre et plus vaste d'entre-elles est le Lac de Vassivière, à cheval sur la Haute-Vienne et la Creuse.

Les autres principaux lacs sont en général formés par des barrages (Lac de Saint-Pardoux, Lac de Bort-les-Orgues, Lac de Lavaud-Gelade, Lac de Lavaud, ...).

Le Limousin est situé sur la bordure nord-ouest du Massif Central. Il est occupé en son centre et à l'est par le plateau de Millevaches, vaste région humide (le "château d'eau du Limousin"), assez peu peuplée et dont l'altitude varie globalement entre 600 et 1000 m.

Le reste de la région est partagé entre vallées bocagères et verdoyantes (Vallées de la Vienne, de la Creuse, de la Vézère...), gorges boisées (Dordogne, Diège, Luzège...), bas plateaux (Marche) et plaines maraîchères (Bassin de Brive et Yssandonnais). Plusieurs petits massifs, reliés entre eux par des plateaux et des vallées, composent ce qu'on appelle couramment les monts du Limousin, qui se présentent de la Charente limousine aux Combrailles.

Le point culminant de la région est situé au cœur du plateau de Millevaches, en Corrèze. Il s'agit du mont Bessou (976 m).

Le Limousin abrite 4% de la totalité des forêts françaises.

La région est occupée par plusieurs zones humides et tourbières (tourbière du Longéroux en Corrèze notamment), dont une des plus importantes, la tourbière des Dauges, est classée réserve naturelle nationale.

Le châtaignier est l'arbre symbole du Limousin, qui se retrouve dans le logo du Conseil régional.

La loutre, autrefois très présente, est quasi-disparue.

Les forêts sont peuplées de sangliers, de chevreuils et de renards. Les rapaces restent abondants (buses, ...), tout comme hérons, grenouilles, rongeurs, et nuisibles tels les ragondins.

Le Limousin est connu comme la région des derniers loups de souche française. En 1923, le loup n'occupe plus qu'un petit pourcent du territoire français, contre environ 50% à la fin du XIXe siècle. Les loups quittent la Creuse vraisemblablement avec la construction du chemin de fer. Les derniers spécimens sont vus en 1914 près d'Aubusson. En Corrèze, c'est en 1910. Les derniers loups du pays s'abritent, outre le plateau de Langres, dans une zone allant approximativement de Montmorillon au nord à Sarlat-la-Canéda au sud, et de Limoges à l'est à Angoulême à l'ouest.

Puis l'occupation des animaux se resserre sur l'actuel territoire du parc naturel régional Périgord Limousin ainsi que la Charente limousine.

Officiellement le dernier loup limousin est tué à Sussac en 1926. Mais de nombreux témoignages font état de loups vus voire tués sur la région, dans les années 1930 et années 1940. Des traces auraient même été relevées au bord de la Dordogne en 1970 !

Le blason du Limousin utilise l'hermine héraldique. En effet, le blason de la province du Limousin est issu de celui d'une Maison de Bretagne, celle des Penthièvre : "d'hermine, à la bordure de gueules", depuis Guy VII, vicomte de Limoges, fils d'Arthur II, duc de Bretagne et de Marie de Comborn. Héritière de la vicomté, sa mère (nommée également Marie de Limoges) avait épousé en 1275 l'héritier des ducs de Bretagne. La troisième famille des vicomtes de Limoges porta donc, dans ses armes, l'hermine de Bretagne.

Les unités de la région de gendarmerie départementale du Limousin portent comme celles de Bretagne un écusson d'hermine plain, mais bordé de gueules (c'est à dire de rouge).

Selon d'Hozier, la province de Limousin se voit attribuer en 1796 "d'argent parti de gueules, chapé de l'un et de l'autre". Ces armes n'ont jamais été utilisées..

Selon Jules César dans la Guerre des Gaules, l'actuelle région était habitée par la tribu des Lémovices qui joua un grand rôle dans la résistance gauloise. La capitale de cette tribu était l'oppidum de Villejoubert, situé sur la commune de Saint-Denis-des-Murs en Haute-Vienne. Cette ville était le point de rencontre de nombreux itinéraires économiques, en effet, les Lémovices étaient connus pour leur production d'or extrait des mines à ciel ouvert qui étaient nombreuses dans la région. D'autres sites avaient leur importance comme le puy d'Yssandon, Ahun, Uzerche ou encore Saint-Gence.

César conquit le territoire des Lémovices en 52 av. J.-C., dès lors commença la romanisation du territoire qui ne bouleversa pas l'économie du pays. Seules les villes furent déplacées afin de faciliter le parcours des marchandises et le contrôle des autochtones par l'autorité romaine. Ainsi, la capitale des Lémovices fut transféré à Augustoritum, la future Limoges, cité entièrement créée par les Romains vers 10 av. J.-C. afin de faciliter la traversée de la Vienne.

Le Limousin possédait des cités secondaires comme Briva Curretia (Brive-la-Gaillarde) sur la route Lyon-Bordeaux, Acitodunum (Ahun) sur la route Bourges-Clermont. D'autres sites plus religieux, dont nous conservons les vestiges, furent créés ou romanisés comme Cassinomagus (Chassenon) et Evaux-les-Bains célèbrent pour leurs thermes, Tintignac sur la commune de Naves avec un sanctuaire qui regroupe notamment un temple et un théâtre mais aussi Les Cars sur la commune de Saint-Merd-les-Oussines.

Les campagnes du Limousin étaient exploitées par les Romains par de riches propriétaires qui vivaient dans des villae. La toponymie a gardé le souvenir de ces exploitations agricoles et parfois de leur propriétaire. De nombreux villages finissant en -ac sont d'anciennes villae comme Flavignac (villa de Flavinius), Solignac ou Solemniacum (villa de Solemnius). Des vestiges archéologiques furent retrouvés comme les Couvents sur la commune de La Chapelle-Montbrandeix, la villa de Pierre-Buffière, ou celle de Brachaud, au nord de Limoges.

Le Limousin fut touché par les premières invasions germaniques du IIIe siècle comme l'ensemble de la Gaule. Certaines sites furent progressivement abandonnées comme les villae de la Montagne limousine. Augustoritum se rétracta sur le puy Saint-Étienne autour de l'une des premières églises chrétiennes du Limousin.

La région mais surtout Augustoritum fut évangélisée dès le IIIe siècle par saint Martial, qui selon la légende aurait été envoyé par l'évêque de Rome. La cité de Brive aurait reçu l'Evangile de la bouche de saint Martin qui est mort lapidé par les habitants encore païens de la petite ville. Le reste de la région demeura vraisemblablement païenne assez longtemps et ne fut complètement christianisée qu'à la fin du Ve siècle.

Au milieu du Ve siècle, le Limousin comme l'ensemble de l'Aquitaine était soumis au pouvoir des Wisigoths, barbares romanisés convertis au christianisme mais professant l'hérésie arienne. Ce n'est qu'en 507 après la victoire de Clovis sur les Wisigoths à Vouillé que la région passa sous la coupe des rois francs bien qu'elle gardat une certaine indépendance. C'est ainsi qu'au VIIe siècle, un duc gérait au nom des rois francs l'Aquitaine, avec une grande autonomie. Le Limousin contrairement à l'ouest du Duché d'Aquitaine ne semble pas avoir eu à subir les incursions arabo-berbères.

Les temps mérovingiens furent marqués en Limousin par l'essor de l'érémitisme. En effet, de nombreux hommes venus du Nord de la Gaule et parfois des îles britanniques vinrent s'installer en Limousin pour vivre seul et en prière. Leur réputation de sainteté attira des gens, formant ainsi des noyaux de bourgs : Saint-Junien, Saint-Victurnien, Saint-Marien (Evaux-les-Bains), Saint-Léobon (Le Grand-Bourg). D'autres clercs fondèrent des abbayes comme Aredius ou Yrieix à Attane (Saint-Yrieix-la-Perche) vers 570, Eloi à Solignac en 632 ou encore Pardoux à Guéret.

Au Xe siècle, le Limousin se divise en un grand nombre de seigneuries dont les plus importantes sont les vicomtés de Limoges, Comborn, Ventadour et Turenne, qui se partagent le Bas-Limousin alors qu'une grande partie du nord de la région est dominée par le comte de la Marche. L'évêque de Limoges est lui aussi un grand seigneur terrien qui domine une bonne partie du coeur de l'actuelle Haute-Vienne, d'autres petits seigneurs se battent pour le reste comme le seigneur de Lastours, le seigneur des Cars ou le vicomte de Rochechouart. Un tel parcellement du territoire voit fleurir un grand nombre de châteaux et de tours au coeur de la campagne limousine dont la société féodale est à l'image de celle de toute l'Europe occidentale à la même époque. Les ruines de Lastours, de Ventadour, de Comborn mais aussi d'Excideuil sont encore là pour rappeler le souvenir de ces divisions.

Le Limousin connut au IXe siècle la création de nombreuses abbayes : les chanoines de l'abbaye Saint-Martial de Limoges adoptèrent la règle bénédictine en 848, comme l'abbaye féminine de la Règle à la même époque. Sur les tombeaux des saints ermites comme Saint-Junien, Eymoutiers (Saint-Psalmet), Saint-Léonard furent crées des collèges de chanoines chargés du culte de leurs saints patrons. Avec la naissance de seigneuries indépendantes du pouvoir ducal, de nombreuses abbayes furent fondées : Beaulieu en 860 par Rodolphe de Turenne, Chambon par l'abbé de Saint-Martial, Moutier-d'Ahun par le comte Boson de la Marche vers l'an mil, Le Chalard à la fin du XIe siècle par Saint-Geoffroi et Gouffier de Lastours.

Avec l'essor économique de la fin du XIe siècle et le développement des flux humains et notamment des pèlerinages, les nombreuses abbayes limousines déjà existantes s'agrandissent et de nouveaux ordres religieux s'implantent dans la région. Ainsi sont construites les splendides églises abbatiales et collégiales romanes de Beaulieu-sur-Dordogne, de Solignac, Le Dorat et de Saint-Léonard-de-Noblat. L'abbaye Saint-Martial de Limoges, grâce au développement du pèlerinage vers Compostelle et à l'essor économique et agricole de ses prieurés qui parsèment, le Limousin entreprend la reconstruction de son abbatiale et d'une partie de ses bâtiments conventuels. Mais la renommée de l'abbaye doit son origine au développement de l'émail dit champlevé qui orne les chasses et les objets liturgiques mais aussi les souvenirs que rapportaient certains pèlerins.

Le Limousin passe aux mains des Plantagenêts en 1162 par le mariage d'Aliénor d'Aquitaine et d'Henri II, futur roi d'Angleterre. Dès lors, la région est soumise à l'autorité anglaise qui participe pour sa part à l'essor artistique et religieux du Limousin. Ainsi, le jeune ordre de Grandmont fondé par Saint Etienne de Muret se propage dans tout le domaine des Plantagenêts depuis le royaume d'Angleterre jusqu'aux Pyrénées. D'autres ordres religieux sont créés ou s'installe en Limousin : l'abbaye d'Aubazine fondé par un ermite est affilié à l'ordre de Cîteaux alors que près de Saint-Léonard-de-Noblat est fondé un ordre érémitique, dont le coeur est le prieuré de L'Artige.

Avec la guerre de Cent Ans, le Limousin connaît une crise profonde qui fit entrer la région dans une période de déclin économique grave. De nombreuses cités et d'innombrables villages sont pillés par les bandes de routiers ou les soldats des armées française et anglaise. Ainsi, la Cité épiscopale de Limoges, qui s'était ralliée au roi de France, fut saccagée en septembre1370 par les troupes du Prince Noir.

Le Limousin est une région marquée par des mouvements de révolte populaire qui lui donnent une coloration politique « à gauche » encore visible aujourd'hui en filigrane.

La région du Limousin est divisée en 3 départements: la Creuse, la Corrèze et la Haute-Vienne.

La région est divisée en 8 arrondissements, 106 cantons et 747 communes.

Actuellement, le Limousin compte 4 TGI (Limoges, Tulle, Guéret, Brive), auxquels s'ajoutent 6 tribunaux d'instance simples (Bellac, Rochechouart, Saint-Yrieix, Bourganeuf, Aubusson, Ussel). La région compte 3 tribunaux de commerce, à Limoges, Tulle et Brive.

La réforme de la carte judiciaire de Rachida Dati prévoit la suppression du TGI et du tribunal de commerce de Tulle, ainsi que des TI de Bellac, Rochechouart, Saint-Yrieix, Bourganeuf, Aubusson et Ussel.

Le Conseil Régional est installé depuis 1988 dans un bâtiment située boulevard de la Corderie, conçu par l'architecte Christian Langlois.

Le président est Jean-Paul Denanot (PS).

Le conseil a mis en place en 2005 un Conseil régional des jeunes du Limousin, dont les membres âgés de 15 à 20 ans sont élus par les jeunes de la région.

Le Limousin compte au total 9 circonscriptions : 4 en Haute-Vienne, 3 en Corrèze et 2 en Creuse.

Terre de gauche, la "vague bleue" de 2002 avait entraîné l'élection de 4 députés de droite (UMP) contre seulement 2 en 1997. Le "ressac rose" de 2007 permet à 2 de ces circonscriptions (les mêmes qu'en 1997), de repasser à gauche. Ainsi, le Limousin est représenté à l'Assemblée nationale par 7 députés socialistes et 2 députés UMP.

Depuis 2008, les six sénateurs du Limousin sont socialistes, ce qui n'était plus arrivé depuis 1971.

La région Limousin est donc presque totalement constituée de terrains cristallins remontant à l’ère primaire, terrains qui ont été plissés et transformés lors de la formation de cette chaîne hercynienne. Cette orogenèse s'est accompagnée de la montée de granites, provocant des circulations hydrothermales qui ont permis le dépôt des substances métalliques dans les zones de fracture ; il en résulta des minéralisations qui ont donné lieu par le passé, à de petites exploitations.

À côté de ces minéralisations métalliques, il faut ajouter deux petits gisements de charbon en Creuse, à Ahun et à Bosmoreau-les-Mines.

Le bassin de Brive (Corrèze) échappe à ce constat étant de structure sédimentaire. Il existe également dans le nord de la région, en Creuse, d'autres bassins sédimentaires plus petits dont celui de Gouzon.

La Faille d'Argentat divise donc le Limousin en deux parties de surface analogue (d'autres failles existent dont celles de la Marche au nord de la région, d'Arrènes...).

À l'est, prédominent des roches magmatiques, granites et leucogranites. Ces roches constituent, entre autres, le plateau de Millevaches (orientation nord-sud ; environ 100 kilomètres de long) et le massif granitique de Guéret (Creuse)... Toutefois, elles apparaissent également à l'ouest de la faille au sein de massifs plus modestes tels que celui d'Ambazac (Haute-Vienne), de Blond, d'Aureil (Haute-Vienne).

À l'ouest, les roches métamorphiques sont majoritaires. Comme rien n'est simple, de telles roches apparaissent également à l'est de la faille autour d'Egletons (Corrèze) et de Ussel (Corrèze), de La Courtine (Creuse) et de Felletin (Creuse).

Cependant, les exploitations les plus importantes ont été celles de l'or, du kaolin et de l'uranium.

Dès l'époque gauloise, le métal jaune était recherché dans la région, puisqu'on a retrouvé la présence de 230 sites miniers dans le sud de la Haute-Vienne et le nord de la Corrèze, dont pas moins de 26 exploitations distinctes sur la seule commune de Saint-Yrieix-la-Perche. De nouveaux sites ont été exploité entre les deux guerres mondiales, notamment au Châtelet, sur la commune de Budelière (Creuse), de 1905 à 1955, et sur le site du Bourneix, près de Saint-Yrieix-la-Perche, qui a été utilisé jusqu'en 2001. La fermeture des mines a posé des problèmes de pollution, lié aux matières dangereuses utilisées dans l'industrie de l'or.

Nécessaire à l'industrie de la porcelaine, le kaolin a été découvert en 1768, toujours prêt de Saint-Yrieix.

L'uranium limousin a quant à lui été exploité dès les années 1950, un gros gisement ayant été découvert dans les monts d'Ambazac. Néanmoins, d'importants litiges liés à l'exploitation des sites par la Cogema ont permis de créer d'importantes pollutions radioactives. Ainsi, en 2008, le lac de Saint-Pardoux a du être curé, afin d'évacuer les boues contaminées. La diffusion en 2009 d'une émission sur France 3 consacrée aux déchets radioactifs a relancé une polémique sur la qualité de l'eau de la ville de Limoges, sur l'état des anciennes mines et sur de supposées graves fautes lors du nettoyage du lac de Saint-Pardoux.

A Travassac, les ardoisières sont depuis quelques années ouvertes au public, et continuent à produire.

En Dordogne, mais toujours au sein du Limousin géologique, existait à Saint-Paul-la-Roche un bloc de quartz d'une trentaine de mètres de haut. Exploité par les porcelainiers au XIXe siècle puis au siècle dernier par l'industrie optique, électronique et spatiale, le gisement est aujourd'hui épuisé.

Le Limousin, par sa position dans le Massif central, est resté longtemps à l'écart des axes principaux de communication (Paris-Bordeaux ou Paris-Lyon).

La situation s'est très nettement améliorée sur le plan routier avec la mise en service de l'autoroute A20 reliant Paris à Toulouse et gratuite de Vierzon à Brive, l'ouverture de l'autoroute A89 transversale Bordeaux-Clermont-Ferrand et les progrès dans la réalisation de la Route Centre-Europe Atlantique.

La situation est plus difficile sur le plan ferroviaire où l'on attend la réalisation de lignes à grande vitesse comme la LGV Poitiers-Limoges qui pourrait constituer la première amorce d'un second projet d'orientation Est-Ouest Transline. On peut toutefois signaler la mise en service en décembre 2007 d'une première liaison TGV entre Brive et Lille qui utilise la ligne classique jusqu'en banlieue parisienne en assurant notamment la desserte de Limoges, La Souterraine, différentes gares des régions Centre, Ile de France et l'Aéroport Paris-Charles-de-Gaulle.

La dernière décennie s'est caractérisée par un important développement du trafic aérien avec la création de plusieurs lignes vers l'Angleterre et la Belgique. Par ailleurs, la construction du nouvel aéroport de Brive a été engagée.

Le TER Limousin est le réseau de lignes TER de la région administrative Limousin.

La ville de Limoges est l'une des dernières en France a utiliser partiellement comme transport en commun le trolleybus.

Les services représentent 63% des emplois. Les emplois dans la fonction publique et dans les services aux ménages ont permis de rattraper le retard de la région. Mais il existe un grave déficit pour les services aux entreprises. La région souffre du faible niveau de qualification, des salaires les plus bas (après la Basse-Normandie), d'une valeur ajoutée insuffisante, de capacités d’innovation restreintes, et d'un sous-encadrement (8% de cadres seulement).

Le Limousin reste une région relativement pauvre même si elle est soutenue par les régions les plus riches dans le cadre de l'aménagement du territoire national.

L'ouverture en 1992 de la Technopole ESTER, la création du pôle de Lanaud, et celle en 2005 de deux pôles de compétitivité à Limoges (Pôle européen de la céramique et Elopsys) montrent néanmoins l'intérêt et la volonté croissante d'inscrire la région au coeur des échanges intellectuels et physiques nationaux et internationaux.

Son agriculture, bien que dynamique, reste fragile : en 15 ans, 36% des exploitations ont disparu, et les emplois agricoles régressent. La taille des exploitations a augmenté mais cela ne suffit pas à expliquer ces chiffres. On note l'arrivée d’exploitants étrangers (britanniques ou néerlandais) qui viennent redynamiser la région.

La tendance est à la spécialisation dans l’élevage bovin (86% des exploitations) au détriment des brebis allaitantes et des systèmes mixtes de culture-élevage. En 2005, la région compte plus de bovins (1,1 million) que d'habitants. La région développe des stratégies de labellisation des produits du terroir (comme les vaches limousines) et l'agriculture bio.

On ressent aussi la primauté de l'agriculture dans l'économie de la région par l'importance des industries agroalimentaires, premier employeur industriel de la région. Par exemple, les charcuteries Madrange à Limoges ou les aliments pour bébés Blédina à Brive…

Le tissu de PME est très dense mais il existe très peu de grandes entreprises. Le niveau technologique est très inégal, les créations d’emplois sont limitées, le sous-encadrement reste trop important, et il n'y a que très peu d'exportations.

Les secteurs traditionnels connaissent de grandes difficultés : les secteurs du textile et du cuir ont perdu 50% de leurs effectifs en 10 ans. L'industrie de la porcelaine elle-même a des difficultés (en témoigne les déboires de Royal Limoges, la plus vieille entreprise porcelainière de la ville), certaines entreprises se tournent vers le luxe.

Mais la région connaît aussi des réussites industrielles comme la société Legrand, dont le siège social est resté à Limoges, alors que l'entreprise compte dans les premiers rangs mondiaux du petit appareillage électrique. Dans le secteur automobile, on note la présence de Renault Trucks (poids lourds) et de Valéo (équipements).

La région conserve tout de même une certaine autonomie décisionnelle : seuls ¼ des sièges sociaux sont externes à la région. Mais la mondialisation se fait sentir par l'acquisition de firmes régionales par des investisseurs étrangers (International Paper, Electrolux, Smurfit, Degussa…). Les entreprises régionales les plus dynamiques, quant à elles, s’éloignent de plus en plus de la région.

La restructuration de l’industrie de l’armement qui représentait 20 % des emplois en Corrèze affaiblit aussi le secteur secondaire de la région.

Le Limousin est la 2e région la moins peuplée de France métropolitaine, après la Corse.

Au XXe siècle, et plus sérieusement depuis les années 1960, les campagnes limousines, et même les villes, se dépeuplent et la moyenne d'âge augmente sans arrêt.

Mais au début du XXIe siècle, et contrairement à toutes les prévisions, la région connaît une certaine repopulation. Certes, c'est un phénomène limité, mais historique : en 5 ans, le Limousin a gagné quelque 1 500 habitants.

Les causes principales de ce regain sont la venue de Britanniques et de Néerlandais attirés par des prix de maison attractifs, de retraités en quête de nature et d'étudiants ayant fini leurs études. Depuis maintenant une dizaine d'années, le phénomène touche aussi les zones rurales, surtout celles qui promeuvent un tourisme dit "vert" et/ou situées le long des grands axes de circulation (par exemple l'A 20 en Limousin et l'A 75).

Les habitants n'hésitent plus à s'installer dans des zones situées de 15 à 30 km des centre-villes, alors que qu'ils se limitaient à 10 km au début des années 1990.

Les résultats 2006 du recensement publiés en 2009 permettent encore de vérifier ce phénomène, qui a vu la région gagner 20 000 habitants par rapport à 1999. De nombreuses communes voient leur population augmenter, les zones rurales se repeuplent. La Corrèze a réussi à enrayer sa déprise démographique, et si de nombreux espaces restent touchés de manière critique par un exode et un vieillissement continu, la Creuse parvient à limiter la baisse de population.

Les trois principales villes sont Limoges, Brive-la-Gaillarde et Tulle, qui concentrent à elles trois le tiers de la population de la région.

1 Communes de l'unité urbaine de Limoges. 2 Communes de l'unité urbaine de Brive-la-Gaillarde.

Le canton le plus peuplé du Limousin est le canton de Limoges-Panazol, qui rassemble 21 781 habitants (chiffres 2006). Le canton le moins peuplé est le Gentioux-Pigerolles, qui rassemble 1 424 habitants (chiffres 2006).

La région Limousin n'est pas connue comme étant une région vivant essentiellement du tourisme. Situé plutôt en retrait des grands axes de communication, ou simplement traversées par les voies utilisées par les vacanciers pour se rendre à la montagne (Paris-Toulouse ou Atlantique-Massif central) et à la mer (Est-Ouest), le Limousin n'a jamais connu l'arrivée de grandes vagues de touristes.

Cette particularité est vraisemblablement due à l'isolement géographique, à la méconnaissance occasionnée par un siècle de difficultés démographiques et économiques , qui a elle-même engendré une connotation péjorative du lieu, et aussi au fait que contrairement aux régions voisines, il n'y ait pas de « grands sites » fédérateurs de masses de visiteurs, des vestiges gallo-romains (contrairement au Languedoc-Roussillon ou à Provence-Alpes-Côte d'Azur par exemple), des curiosités géologiques majeures (contrairement à Midi-Pyrénées par exemple), ou des manifestations médiatisées nationalement (contrairement à l'Auvergne et à Poitou-Charentes). Ainsi le Limousin a continué de vivre de clichés (porcelaine, absence d'urbanisme, ...), et a pâti de sa situation particulière entre régions très touristiques, dont les espaces les plus dynamiques sont souvent très proches des frontières régionales (par exemple, la « Vallée de l'Homme » et la grotte de Lascaux ne sont qu'à une vingtaine de kilomètres de la Corrèze, et les volcans d'Auvergne à une quarantaine de kilomètres de la Creuse).

Ces critères sont cependant depuis une quinzaine d'années mis à mal par la construction d'axes de transports (en particulier l'A20 et l'A89, et prochainement la LGV Poitiers-Limoges. L'arrivée de britanniques a permis de moderniser et de relancer la croissance de l'aéroport de Limoges-Bellegarde et de lancer la construction de l'aéroport de Brive - Souillac. Le Limousin se construit une image plus juste et plus moderne, tout en conservant et mettant en valeur ses caractéristiques.

La démographie s'en est trouvée relancée, depuis l'an 2000, avec un gain d'habitant constant, chaque année.

L'activité touristique a également profité de la création assez récente de deux parcs naturels régionaux : le parc naturel régional Périgord Limousin, créé en 1998, à cheval sur les départements de Dordogne et de Haute-Vienne, et le parc naturel régional de Millevaches en Limousin, créé en 2004, dont le territoire est situé sur les 3 départements de la région.

Si le Limousin n'est pas connu comme étant une des régions les plus religieuses de France, la tradition de pèlerinage et de culte des saints est encore extrêmement présente à l'état traditionnel. En témoignent les ostensions limousines, fêtes traditionnelles religieuses ayant lieu tous les 7 ans dans quinze communes de Haute-Vienne et de Charente, lors desquelles ont organise des processions avec les reliques des saints.

Cette fête remonte à l’an 994, alors que le Limousin, comme une grande partie de l’Aquitaine, se trouvait aux prises avec une terrible épidémie : le mal des ardents.

La musique traditionnelle reste très présente, encouragée par divers organismes, comme le département de musique et danse traditionnelle du Conservatoire à rayonnement régional de Limoges ou le Centre régional des musiques traditionnelles. Divers groupes récents, en plus d'anciens groupes dits folkloriques en costumes traditionnels, composent la scène régionale. L'enseignement d'instruments traditionnels comme la cornemuse, la chabrette et la vielle à roue est réel.

Le Limousin, dès l'aube des Temps modernes, a été victime d'une "image noire", conçue et colportée, le plus souvent, par les élites parisiennes. Rabelais, par exemple, aussi bien que Molière, La Fontaine, Balzac, et quelques autres, ont largement conspué ses paysages, ses coutumes et ses habitants.

Or sa gastronomie, bien entendu, n'a pas échappé à la caricature. Au point que des sobriquets tels que "mâcheraves" ou "mangeurs de châtaignes" semblent résumer à eux seuls l'imagination culinaire des marmitons du cru.

Les autochtones se sont montrés, peu à peu, honteux de sentir l'ail, l'huile de noix, la chèvre et le saindoux. Aussi semblent-ils s'être résignés à ne produire qu'une nourriture de paysans, dont les préparations, peu nombreuses et condamnées aux moyens du bord, étaient, à leurs propres yeux, tout le contraire du bon goût, du cultivé, du distingué, et n'auraient su, par conséquent, rivaliser avec celles de l'Auvergne ou du Périgord.

C'est oublier, toutefois, que l'image dépréciative dont les originaires furent accablés, a été profondément intériorisée, contribuant ainsi à forger une identité régionale, et, en fin de compte, à modeler des attitudes gastronomiques.

A l’inverse, beaucoup, aujourd'hui, s’y pressent, au nom d'une nostalgie du "bon vieux temps", pour goûter enfin ces aliments naturels et exquis, produits par la ferme voisine (nous retrouvons là ce que Olivier Assouly, par exemple, nomme « les nourritures nostalgiques »). Dans des décors et des prix qui auraient pour le moins affolé nos gens d'autrefois, ces gastronomes se pâment ainsi devant des mets que leurs homologues du XIXe siècle eussent jugé grossiers : soupe au lard, milliassous et tourtous...

Certes, la tentation en est sympathique.

Mais chercher, de la sorte, le retour vers un paradis qu'on n'a pas connu, n'est-ce pas camper à son tour la Reine Marie-Antoinette, "fermière" du Trianon ? N'est-ce pas folkloriser à outrance, au point d'en oublier, peut-être, que l'ordinaire de la plupart des gens du siècle dernier n'était encore que la lutte pour acquérir un pain chichement attribué, parfois assaisonné de plus ou moins de confiture ?

La vérité, si elle est moins simple, moins caricaturale, n'en est que plus touchante. Elle se trouve, par exemple, dans ces familles de manœuvres agricoles, qui mangeaient le soir la soupe de midi réchauffée, alternaient avec le pain, le fromage ou la pomme de terre, mais chez qui l'on ne trouvait jamais les quatre choses ensemble... Dans ce bambin, qui faisait la grimace devant son assiettée de soupe au lard, dont la recette ne changeait guère... Dans ces hommes, qui se délectaient, chaque jour, de pommes de terre et de châtaignes, et comme disait Saint-Just, "ne se plaignaient pas"... Ou bien encore dans ce vieil ouvrier agricole qui évoquait avec émotion son temps de service militaire, lorsqu'aide-cuisinier au mess des sous-officiers, il avait de la viande tant qu'il en voulait...

La vérité, en un mot, est humaine. Rien qu'humaine.

Trop humaine...

Dès lors, pour mieux comprendre ce qu'est la véritable spécificité de la gastronomie limousine, il faut tenter de comprendre comment, à partir de certaines données géographiques (pauvreté des sols, hivers rigoureux...), sociales (ruralité, émigration, misère...) et culturelles (illettrisme, survivance des superstitions...), les populations, revendiquant une sorte de dénuement à panache, ont su donner le jour à de nombreuses spécialités, originales et variées. A travers différents éclairages - ethnologie, histoire, sociologie, philosophie parfois - il se propose d'évoquer, sans parti pris, ce "peuple maigre", qui passait le plus clair de son temps à se nourrir, et convie à fréquenter, en leur quotidienneté, ces cohortes d'âmes humbles, mais combien attachantes, pétries de dignité, à pénétrer leur village ou les quartiers de leur ville, pour y glaner quelques odeurs : celles du pain, de la bréjeaude, des boudins et des pommes de terre fricassées...

Ainsi comprend-on mieux pourquoi ce terroir a des vertus incomparables, et les raisons qui, désormais, guideront vos pas dans ses salles de restaurant, sur ses marchés, à travers ses paysages, ne devront rien à cette image, bucolique en diable, mais fausse, d'un équilibre harmonieux que l'homme du Limousin aurait, au cours des siècles, établi avec la nature et avec ses semblables...

La langue autochtone est l'occitan (ou langue d'oc) sous quatre formes dialectales: le limousin, dialecte largement dominant de la région (Haute-Vienne, trois-quarts ouest de la Creuse et Corrèze dans sa quasi totalité), le languedocien (partie quercynoise de la Corrèze), l'auvergnat (quart est de la Creuse et petite partie est de la Corrèze) et le marchois (dialecte intermédiaire entre occitan et langues d'oïl, extrême nord de la région). En occitan, le nom de la région est Lemosin ().

L'occitan devient dès le XIIe siècle la langue des premiers troubadours (trobadors en occitan, de trobar = trouver -le thème, la rime, la mélodie…-) comme Guillaume IX, duc d'Aquitaine (Guilhem), Bertrand de Born et Bernard de Ventadour (Bernat de Ventador). Jusqu'au XVIe siècle, l'occitan limousin était langue officielle. Il est resté la langue orale dominante jusqu'au début du XXe siècle, époque à partir de laquelle le français a pris le dessus, notamment par l'interdiction formelle de parler l'occitan à l'école.

La langue est donc dès les années 1930 peu à peu reléguée aux zones les plus rurales, où elle est encore parlée quotidiennement aujourd'hui, surtout par les natifs limousins ayant plus de 50 ans et dans le cercle familial. Un mouvement culturel promeut le limousin dans la vie quotidienne (enseignement, utilisation publique) ainsi qu'à travers la littérature et la musique contemporaines.

On trouve également une signification occitane dans de nombreux patronymes et dans la majorité des toponymes limousins. La langue a surtout laissé sa trace dans les tournures de phrases (limousinismes) des Limousins, ainsi que dans leur accent.

Un "banturle" : (intraduisible...) proche de "une personne pas sérieuse" (mais ce mot n'est pas péjoratif) (banturler c'est l'art de perdre son temps en traînant ou papillotant).

L'accent du Limousin est un accent occitan (ou « accent du sud » comme disent les gens du nord) naturellement moins marqué qu'à Toulouse ou Pau. Mais il suit la plupart des marques de ces accents. Il rend la langue française plus chantante. Il consiste entre autres à allonger certaines syllabes, à prononcer les è comme des é, les o comme des au et à prononcer les lettres finales muettes en français du nord. Il est bien sûr plus marqué chez les personnes ayant parlé, parlant ou étant en contact avec la langue occitane limousine, ainsi donc plutôt en milieu rural.

La programmation culturelle de la ville de Limoges est souvent remarquée, ne serait-ce que par le nombre et la qualité des installations : ensemble de centres culturels municipaux, opéra-théâtre municipal, Zénith, ...

Plusieurs centres d'accueil ont été installés ces dernières décennies : ferme de Villefavard, théâtre des 7 collines à Tulle, pôle de la Mégisserie de Saint-Junien, château de Sédières, château de la Borie, ...

Particularité de la région : l'existence de plusieurs centres d'art contemporain : le Centre international d'art et du paysage de Vassivière, le centre d'art contemporain de Meymac, le musée départemental d'art contemporain de Rochechouart, le Fonds régional d'art contemporain de Limoges, l'Espace Paul Rebeyrolle d'Eymoutiers.

A l'exception du club de rugby à XV de Brive, le CA Brive, le Limousin, malgré de nombreux licenciés dans divers sports, est marqué par l'absence de grands clubs sportifs de haut niveau, notamment depuis les déboires du myhtique Limoges CSP. Le club de basket, champion d'Europe en 1993, est reparti en 2004 sous le nom de Limoges CSP Elite, évoluant en ProB et ayant comme ferme intention de retrouver l'élite.

Le Limousin est le théâtre chaque année d'une course cycliste professionelle par étapes, le Tour du Limousin. La 42ème édition se déroulera du mardi 18 au vendredi 21 août 2009.

Le Tour de France a fait étape à de nombreuses reprises, en Limousin.

Plusieurs vide-greniers ou brocantes ont lieu dans l'année en Limousin. Les plus fréquentés et ceux où se rendent le plus d'exposants sont ceux des Puces de la Cité à Limoges (180 exposants), Larche (220 exp.), Allassac (270 exp.), Argentat (300 exp.) en Corrèze, Panazol (230 exp.), Ambazac (300 exp.), Le Palais-sur-Vienne (220 exp.), Royères (160 exp.) (Haute-Vienne), La Courtine, Ahun, Evaux-les-Bains, Cheniers (200 exp.), Marsac en Creuse (160 exp.).

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Limoges

La Vienne à Limoges

Limoges (Lemòtges ou Limòtges en occitan) est une ville du centre-ouest de la France, préfecture du département de la Haute-Vienne et de la région du Limousin. Ses habitants sont appelés les Limougeauds.

Géographiquement, elle est située à 220 km au nord-est de Bordeaux, à 290 km au nord de Toulouse, à 390 km au sud de Paris et est traversée par la Vienne.

Elle est officiellement 24e ville de France avec plus de 139 000 habitants, au cœur d’une agglomération de plus de 180 000 habitants. Avec près de 248 000 habitants, elle possède la 36e aire urbaine de France.

Limoges est ville d’art et d’histoire depuis le 24 janvier 2008.

En référence à son passé et ses évènements historiques, tels la création de la Confédération générale du travail en 1895, les grèves ouvrières de 1905 ou la tradition de vote de gauche, la ville est parfois surnommée la ville rouge. Elle est également surnommée « capitale des arts du feu » en raison de l’implantation historique dans la ville de l’industrie de porcelaine, de renommée internationale, et de l’artisanat de l’émail et des vitraux.

Limoges est située au nord du grand sud-ouest de la France, sur la Vienne. Elle marque le point de commencement des contreforts ouest du Massif Central.

La commune de Limoges est limitée par les communes de Couzeix, Chaptelat, Bonnac-la-Cote, Rilhac-Rancon, Le Palais-sur-Vienne, Panazol, Feytiat, le Vigen, Solignac, Condat-sur-Vienne, Isle, Verneuil-sur-Vienne et Saint-Gence. S'étalant sur plus de 7 000 hectares, la commune de Limoges est l'une des plus vastes du département de la Haute-Vienne.

La ville est bâtie de part et d’autre de la Vienne, plus largement sur la rive droite. Son altitude varie de moins de 230 mètres au bord de la rivière à plus de 400 mètres au nord de la commune (lieu-dit Goupilloux).

Le sous-sol limougeaud, comme la quasi-totalité du territoire limousin, est de l’époque précambrienne (granit), mais la ville est située sur un socle de gneiss (plus précisément anatexite).

Située à 150 kilomètres à vol d’oiseau de l’océan Atlantique, la ville bénéficie d'un climat tempéré océanique de façade ouest, à légère tendance montagnarde, due à la proximité du Massif central et à l’altitude (la commune culmine à plus de 400 m et les sommets de 500 m sont proches).

Les hivers sont moins neigeux qu'avant, la neige se limitant à une ou deux journées de fortes précipitations par an, généralement fin janvier. L'hiver peut parfois être plus doux, et l’été laisse sa place à un automne clément, parfois véritable été indien. Le total annuel des précipitations, sous l’influence de la montagne proche, est assez élevé (entre 900 et 1 100 mm).

Construite initialement sur la rive droite de la Vienne, autour de deux noyaux historiques, le Château et la La Cité, la ville de Limoges s'est peu à peu, aux XIXe et XXe siècles, étalée autour de ces centres, dépassant les remparts médiévaux, dont seul le tracé, repris par les boulevards Gambetta ou Louis Blanc par exemple, est encore visible.

Le centre-ville historique est divisé en deux parties : le quartier du Château, qui rassemble les rues commerçantes, le centre « économique » de la ville, plusieurs bâtiments publics et administratifs importants : préfecture, conseil général, Opéra-théâtre, halles, cinéma, etc. Il est entouré par les principaux carrefours de la ville, étoiles d'où partent les principales artères : place Denis Dussoubs, carrefour Tourny, place Léon Betoulle, place des Carmes, place Winston Churchill. Son architecture est diversifiée : les maisons médiévales à colombages, comme celles du quartier de la Boucherie, côtoient les immeubles Art déco du Verdurier, édifiés après de vastes opérations de grandes démolitions d'ensembles anciens entrepris depuis la Révolution, et habitat récent. En effet, la ville possède depuis le XVIIe siècle une image de cité sale aux rues étroites et aux immeubles mal bâtis. Les effets de ces destructions hâtives destinées à « redorer » une image ternie sont particulièrement visibles autour de l'actuelle place de la République, place Manigne ou rue Jean Jaurès.

L'autre noyau central, la Cité, est plus à l'écart des grands axes. Dominant la Vienne, il est occupé en son centre par la cathédrale, à partir de laquelle rayonnent d'étroites rues médiévales telles la rue des Allois ou la rue Porte-Panet. Le musée et les vastes jardins de l'Évêché s'étendent dans la partie sud du quartier. L'architecture est quasi-uniquement ancienne, caractérisée par les maisons à colombages. Le seul élément récent important est le Conseil régional, situé sur le boulevard de la Corderie, ancienne limite de la Cité, et bâti entre 1986 et 1988 par Christian Langlois.

Différentes zones bâties se sont succédé autour du centre-ville : la première, hétéroclite, délimitée par les boulevards extérieurs, comprend au nord des quartiers ouvriers : on y trouve majoritairement de petites maisons individuelles aux façades caractéristiques du début du XXe siècle (dits « pavillons Loucheur »), dans les quartiers Montplaisir, les Ruchoux, Grand Treuil, la Brégère.

Le quartier « aisé » des Émailleurs, bâti autour du square du même nom, occupe le sud-ouest de cette grande zone. Il est bordé à l'est par le quartier de la Mairie, occupé par de nouveaux bâtiments tels la faculté de Droit, la BFM, et d'autres plus anciens comme la Cité administrative.

L'urbanisme du XXe siècle est marqué par les cités ouvrières, mouvement entrepris à l'image de bon nombre de villes à l'époque, à l'initiative de la municipalité, qui tente de faire face aux conditions de vie déplorables dans les logements de l'entre-deux-guerres. La plus ancienne est celle de Beaublanc, bâtie sur deux hectares et s'inspirant des réalisations britanniques. Elle comprend vingt-huit immeubles de deux étages équipés de l'eau, de l'électricité et du gaz. Celle des Coutures, proche de la gare des Bénédictins, a été créée pour les cheminots. Chronologiquement, les premières sont conçues comme des cités-jardins aux maisons semblables, urbanisme typique du début du siècle (Beaublanc, Albert-Thomas) ; d'autres sont des groupes d'immeubles entourant des cours plus ou moins fermées (Victor-Thuillat, et donc les Coutures), les dernières sont des barres d'immeubles (Rodolphe-Maon). Ainsi, de 1924 à 1956, 1 800 logements sont livrés.

Au-delà des boulevards extérieurs, ainsi que sur la rive gauche, s'étalent lotissements pavillonnaires récents, barres et tours séparés par de vastes espaces verts (Val de l'Aurence, Auzette, bois de la Bastide), et plus loin encore les zones industrielles. Limoges voit ainsi dans les années 1950-1960 se modifier considérablement son urbanisme, alors que l'industrie tient une place encore très importante dans la vie économique de la capitale régionale. Ces quartiers rassemblent une majeure partie de la population au sein des ZUP (Aurence), ainsi que plusieurs grands bâtiments comme le CHRU de Limoges et l'hôpital du Cluzeau. Le gigantesque quartier extérieur de Beaubreuil, véritable ville en dehors de la ville, rassemble pavillons et HLM autour de quelques structures administratives, culturelles et sportives, et de grands centres commerciaux : le centre culturel municipal Jean-Moulin, la bibliothèque de Beaubreuil, ... Il fait suite à la ZUP de la Bastide, sortie de terre en 1959. D'autres bâtiments et ensembles, même dans le centre, datent de cette époque : le parc des sports de Beaublanc, le Grand Théâtre, la place de la République, etc.

Prenant conscience de l'atout qu'est sa situation naturelle, la mairie lance dès 1965, sous l'impulsion de M. Gilbert Font, adjoint au maire, un projet d'espaces verts autour de la ville. Le premier quartier écologique de France était envisagé dans l’ouest de la ville : il devait être composé de 121 logements dits HQE (Haute Qualité Environnementale). Ce projet a été abandonné, en raison de la crise que connaît actuellement le secteur immobilier, à Limoges comme ailleurs.

Limoges est ville fleurie par le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France, Lauréat européen en 2001 et Prix national en 2002.

D'autres jardins publics sont récents et marquent l'expansion de la ville dans la seconde moitié du XXe siècle.

Les rues piétonnes de Limoges, peu nombreuses et souvent encombrées de véhicules, sont situées en son centre : rue du Clocher, rue du Temple, rue du Consulat, rue de la Boucherie, rue Ferrerie. Ce sont pour la plupart des rues commerçantes.

Quelques itinéraires cyclables ont été tracés dans toute la commune, mais la topographie difficile de la ville et certains tracés limitent leur utilisation.

Selon diverses sources, la municipalité devait lancer, dès 2008, dans le cadre de son agenda 21, un système de location de vélos, à l'image du Vélib' parisien. Cependant, la topographie et l'aspect des rues de la ville rend plus que compromise la mise en place d'un tel système, la municipalité préférant privilégier le développement des voies pour les transports en commun.

La ville historique a été fondée à la période romaine au sein de la tribu des Lémovices, sous le nom d’Augustoritum, à la fin du Ier siècle avant notre ère. Le nom de la ville est la traduction du latin « gué d'Auguste ». La cité est placée au carrefour de deux grands axes économiques majeurs de l’époque : une branche de la Via Agrippa qui joignait Lugdunum (Lyon) à Mediolanum Santonum (Saintes), et la via Avaricum Tolosa entre Toulouse et Bourges. Augustoritum suivait le plan romain, c’est-à-dire des rues perpendiculaires et parallèles entre elles. Elle possédait un théâtre, des thermes, et un amphithéâtre, dont l’emplacement actuel est celui du jardin d’Orsay.

Saint Martial évangélise la région à la fin du IIIe siècle.

La ville subit au IVe siècle les invasions barbares et la population quitte progressivement la ville antique ; une partie trouve refuge dans la Cité fortifiée.

Au début du VIIe siècle, les Francs s’emparent de la ville. C’est l’époque du futur célèbre saint Éloi, originaire de Chaptelat.

En 848, les gardiens du tombeau de saint Martial prennent l'habit monastique. Ainsi naît, à côté de la Cité, le monastère de Saint-Martial dont le rayonnement suscitera une nouvelle agglomération, le castellum Sanctis-Martialis, le Château.

Au Xe siècle, saint Martial devient le protecteur de la ville suite au miracle du mal des ardents (maladie causée par la consommation de pain de seigle ergoté) : l’exposition de ses reliques a permis la guérison des malades accourus dans la ville. Depuis, tous les sept ans, ont lieu à Limoges et en Limousin les ostensions : on ressort les reliques des saints pour une procession en mémoire de cet épisode de l’histoire régionale.

Au Moyen Âge, Augustoritum, devenue Limoges, est une ville prospère, bien que divisée en deux : la Cité, siège religieux où est située la cathédrale Saint-Étienne, et le Château, autour du monastère Saint-Martial. L'action d'un moine lettré de cette abbaye, Adémar de Chabannes, conduit à la proclamation de l'apostolicité de saint Martial ; rangé ainsi au rang des apôtres, le saint protecteur draine un courant de pèlerinage fructueux pour le monastère et la ville. Dénoncée dès le XVIIe siècle, cette apostolicité est définitivement abandonnée au début du XXe siècle.

La ville prend également de l’importance grâce à sa situation sur la Via Lemovicensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Au XIIe siècle, le vicomte Adémar fait incendier la Cité mais fut condamné à la reconstruction. À la mort du roi de France Louis VI, son fils reprend le pouvoir mais perd la province du Limousin en répudiant sa femme. Celle-ci se remarie avec le roi d’Angleterre Henri Plantagenêt. Cette situation entraîne donc une suite de conflits qui culminent avec la guerre de Cent Ans.

En 1370, la Cité, vassale du roi d'Angleterre, ouvre ses portes aux troupes du roi de France ; le Château voisin reste fidèle au roi anglais. Le Prince Noir, quoique malade, accourt à la tête de son armée, met le siège devant la Cité et fait creuser une mine sous les remparts. La brèche faite, le massacre est grand mais bien moins que ne l'affirme Froissart dans ses chroniques. La Cité ne se relèvera jamais vraiment de ce drame.

Limoges est assez peu affectée par la Réforme : on ne remarque que peu de conversions au protestantisme, une activité missionnaire assez faible, des troubles limités lors des guerres de Religion.

En revanche, au XVIIe siècle, la Contre-Réforme eut une grande importance dans la ville : six compagnies de pénitents sont créées (noirs, rouges ou pourpres, et blancs, qui ont laissé leurs noms à des rues de la ville, mais aussi gris, bleus et « feuille-morte », d'après la couleur de leur tenue). De nombreux couvents sont fondés (Visitation, ursulines, etc.), d'autres réformés (bénédictins, Saint-Martin des feuillants, etc.). Le collège des Jésuites, enfin, oriente la formation des élites limougeaudes. À ce tableau s'ajoutent l'importance des ostensions et de processions à grand spectacle (procession de l'octave de la fête du Saint-Sacrement, en particulier). Limoges y gagne le surnom de « ville sainte ».

Au XVIIIe siècle, l’intendant Turgot améliore considérablement le réseau routier limousin, relance l’économie limougeaude, favorise la création et le développement d’industries textiles, du cuir... Mais le véritable tournant est celui de 1765 : un gisement de kaolin est découvert à Saint-Yrieix-la-Perche, à 40 km au sud de Limoges. L’industrie de la porcelaine est lancée.

La Révolution est peu marquée à Limoges. Un bref épisode de la Grande Peur y est signalé. La déchristianisation connaît comme partout les confiscations des biens du clergé et les fermetures d'églises. Un prêtre, l'abbé Chabrol, est tué dans une émeute plus ou moins spontanée, et quelques prêtres sont guillotinés. En 1792, la Cité et le Château sont enfin réunis, formant une commune unique.

Limoges doit son surnom de ville rouge aux mouvements ouvriers de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Pauline Roland surnomma même la ville la « Rome du Socialisme ». Ainsi, en 1848, des émeutes très graves marquent les élections législatives; en 1851, Limoges tente de s'opposer au coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte, avant de connaître, en 1871, un très éphémère, mais tragique, épisode de Commune. La CGT est créée à Limoges en 1895. Enfin et surtout, en avril 1905, une protestation, contre les pouvoirs des contremaîtres jugés exorbitants, dans le milieu ouvrier de la porcelaine (usine Théodore Haviland, notamment) et de la chapellerie (usine Beaulieu) tourne à l'émeute, causant un mort, Camille Vardelle.

Durant toute cette période, les milieux ouvriers limougeauds se détachent progressivement de la pratique religieuse pendant que l'importance d'une franc-maçonnerie dynamique et militante s'accroît. Le mouvement coopératif et mutualiste prend une grande ampleur. En témoigne la construction en 1911 du bâtiment Ciné-Union par la coopérative « l'Union de Limoges », qui sert autant de salle de réunion que de spectacle. Il est désormais un bâtiment du Centre dramatique national. Aux élections, la municipalité passe à droite en 1906, puis de nouveau en 1908 avant de basculer à gauche en 1912 pour s'y maintenir durablement. Léon Betoulle est élu maire en mai 1912, battant Louis Goujaud, lors d'une séance homérique. Il est réélu en 1919, 1925, 1929, 1935, et redeviendra maire après la Libération, en 1947.

Les événements de 1905 avaient été marqués par une forte hostilité entre les manifestants et l'armée, chargée du maintien de l'ordre. Depuis cette date, l'État-major avait une mauvaise opinion de la mentalité limougeaude. C'est peut-être pour cette raison, entre autres, que, lors des revers français d'août 1914, le maréchal Joffre (alors encore général) assignait à résidence à Limoges, des officiers qu’il avait relevés de leur commandement. De cet épisode est né le terme de limogeage.

Le secteur industriel est à son apogée entre 1850 et les années 1930. En témoigne la création des grandes usines porcelainières Haviland, en 1892, dans le quartier du Mas-Loubier et dès 1852 sur le site de l'actuel Centre commercial Saint-Martial. La première de ces usines devient rapidement la plus grande usine de la ville en faisant marcher 17 fours et 800 ouvriers en 1907. Parallèlement à ces structures imposantes, la micro-industrie porcelainière perdure, avec des entreprises telles l'usine Labesse, qui emploie 90 personnes de 1873 à 1938.

La ville fait partie de la zone dite libre avant 1942. Le 21 août 1944, une semaine après Brive, Limoges est libérée par les résistants FTP, sous le commandement de Georges Guingouin, célèbre maquisard limousin surnommé « Lo Grand » (le grand).

Origine du blason : dès le Moyen Âge la municipalité de Limoges adopta pour emblème l'effigie de Saint Martial, qui avait évangélisé le Limousin au IIIe siècle et avait fondé à Limoges une abbaye dont le rayonnement fut immense. Le chef de France fut attribué en 1421 par le dauphin Charles, le futur roi Charles VII, en hommage à la résistance des habitants, bourgeois et consuls de la ville contre les Anglais, pour accroître leur cœur à servir la couronne de France de mieux en mieux.

Origine du blason : dévasté par les Normands au IXe siècle, le Limousin fut incorporé de bonne heure à l'Aquitaine. Aliénor d'Aquitaine l'apporta en dot en 1152 à son second mari, Henri Plantagenêt, comte d'Anjou (bordure rouge) et futur roi d'Angleterre. La vicomté de Limoges, maîtresse de la plus grande partie du Haut Limousin, resta cependant le plus souvent indépendante. Marie de Comborn, héritière des derniers vicomtes, épousa en 1275 l'héritier des ducs de Bretagne, le futur Arthur II. L'hermine de Bretagne brisée d'une bordure forma les armes de la vicomté.

Le logo de la ville de Limoges représente une flamme, qui évoque les arts du feu et les techniques liées (porcelaine et émaux, céramique industrielle). Le bleu et le rouge rappellent les couleurs dominantes du blason traditionnel de la ville. La forme ronde du logo rappelle initialement l'histoire de la ville, au travers de la forme des deux entités circulaires originelles : la Cité et le Château. On a pu par la suite trouver d'autres symbolisations, comme la forme de l'assiette de porcelaine, la technopole ESTER ou encore le ballon de basket du Limoges CSP.

Le nom de Limoges provient de Civitas Lemovicum, la Cité des Lémovices, devenu Lemovicas. Ce nom, préféré dès le IVe siècle à celui d'Augustoritum (le « gué d'Auguste »), imposé par les Romains à la fin du Ier siècle av. J.-C., vient donc de celui de la tribu gauloise des Lémovices, vivant sur le territoire limousin durant l’Antiquité. Il deviendra Lemòtges (forme classique) ou Limòtges (forme locale usuelle) en occitan et Limoges en français.

Ainsi, « Limoges » vient indirectement de lemo (« orme »), et vices (« qui vainquent »), et signifie donc « vainqueurs avec l'orme ». En effet, il apparaît probable que les guerriers lémovices avaient pour habitude de tailler leurs armes dans de l'orme.

La toponymie limougeaude reste très marquée par la langue d'oc. Ainsi nombre de quartiers ou de rues ont un nom occitan qui n’a jamais été francisé : rue du Rajat (participe passé du verbe rajar, jaillir), Puy Las Rodas, place de la Bareyrette (las bareretas délimitaient les enclos dans lesquels étaient parquées les bêtes dans le quartier de la Boucherie). Certains ont été francisés phonétiquement sans prendre garde à la signification du nom. C’est le cas de la rue Cruche d’or qui correspond en fait au mot cruchador (à prononcer ) désignant un type de balance.

En constante augmentation depuis la fin du XVIIIe siècle, grâce à la révolution industrielle et à l’essor des manufactures (porcelaine, cuir...), la population limougeaude connaît, dans les années 1970-1990, en même temps que le déclin des industries, une baisse significative, qui est en partie due à l’enclavement et à l’isolement de la région. À partir des années 1990, l’arrivée d’infrastructures routières (autoroute A20) et ferroviaires (amélioration de la ligne Paris-Toulouse), et l’installation d’entreprises de techniques de pointe, de services modernes, et d'établissements d'importance nationale, telles que le CNASEA, la technopole en 1992, permet un nouvel essor de la population.

Cependant, les paramètres cités ci-dessus avantagent plus les communes de la périphérie, notamment Panazol et Couzeix, deux villes dortoirs, dont certaines ont vu leur population tripler, voire quadrupler, en quelques décennies.

La population de Limoges est vieillissante (moins d'enfants que la moyenne nationale et plus de personnes âgées). La tranche d'âge autour de vingt ans apparaît forte en raison de la présence d'une université qui draine les étudiants de toute la région.

Limoges est au cœur d'une agglomération dont la population totale s'élève à plus de 173 000 habitants (chiffres 1999). La ville fait en outre partie de la communauté d'agglomération Limoges Métropole depuis sa création en 2002, avec seize autres communes, et du Pays de Limoges (loi Voynet), avec vingt-quatre autres communes. L'aire urbaine de Limoges est peuplée de 247 944 habitants.

Les parties urbanisées de Condat-sur-Vienne, pourtant commune limitrophe de celle de Limoges, sont encore séparées de cette dernière par des zones agricoles en voie de réduction progressive.

On peut y ajouter une sorte de grande couronne qui serait peuplée de plus de 200 000 habitants et regrouperait ainsi une vingtaine de communes : Limoges, Panazol, Feytiat, Condat-sur-Vienne, Isle, Couzeix, Le Palais-sur-Vienne, Rilhac-Rancon, Saint-Just-le-Martel, Bosmie-l'Aiguille, Verneuil-sur-Vienne, Boisseuil, Chaptelat, Bonnac-la-Côte, Aixe-sur-Vienne, Solignac, Le Vigen, Eyjeaux, et même Veyrac ou Nieul. Cette unité rassemble les communes de la communauté d'agglomération Limoges Métropole, d'autres communes proches, ainsi que celles dont la population augmente depuis peu, subissant le phénomène récent de la rurbanisation.

Limoges faisait partie avant 2002 de la communauté de communes (ou SIVOM) de l'agglomération de Limoges. Cette structure a été remplacée en novembre 2002 par la Communauté d'agglomération Limoges Métropole, qui regroupe dix-sept communes de l'unité urbaine. De plus, la ville fait partie, en tant que commune de Limoges Métropole, du Pays de Limoges (loi Voynet).

La commune de Limoges est une des plus vastes du département : elle s'étend sur 77,45 km² ; par comparaison la commune de Paris a une superficie de 105 km². En 1962, elle a fusionné avec celle de Beaune-les-Mines, formant la commune de Limoges actuelle. Beaune-les-Mines a cependant gardé, de par son éloignement du centre-ville, son aspect de village indépendant. La commune de Limoges est ainsi formée de la ville-centre et de plusieurs quartiers excentrés nommés ici « écarts ». Limoges est divisée en seize cantons.

Ces jumelages s'entretiennent par divers échanges, notamment scolaires, avec Charlotte, Fürth et Hrdona, et par différentes manifestations, comme le Concert des Cités Unies, qui réunit chaque été des musiciens issus de ces différentes villes.

La ville de Limoges participe en outre à l’aide au développement du département de Pabré, au Burkina Faso.

La ville de Limoges, comme l’ensemble de la Haute-Vienne, est traditionnellement de gauche (socialiste). C’est à Limoges que fut fondée la CGT (Confédération générale du travail) lors de son Congrès constitutif du 23 septembre 1895 au 28 septembre 1895. La mairie est à gauche depuis bientôt un siècle. Le dernier maire non socialiste ou non communiste fut, exceptée la parenthèse du régime de Vichy, après François Chénieux, maire jusqu'en 1910, Emile Dantony (négociant) de 1910 à 1912. L’actuelle mairie est dirigée par le député PS Alain Rodet depuis dix-huit ans. Il est réélu dès le premier tour en mars 2008 avec 56% des voix : ce sont surtout les quartiers populaires qui l'ont plébiscité (ZUP de l'Aurence, ZAC de Beaubreuil, cités de la Bastide et des Portes-Ferrées, quartier du Vigenal, par exemple, où le chiffre de 65% fut souvent dépassé).

Limoges est aussi le siège central du syndicat étudiant Fédération syndicale étudiante.

Il faut aussi souligner l'importance qu'a eu la franc-maçonnerie à Limoges et, plus largement, en Haute-Vienne, tout au long du XXe siècle.

En 2006, 867 dossiers ont été traités dans les six séances du conseil municipal, soit 144 dossiers par séance. 28 réunions se sont tenues pour les dix comités de quartier, soit moins de trois réunions par an et par comité.

La politique du patrimoine menée par la Ville de Limoges fait l'objet de controverses.

D'un côté, les actions jugées positives sont nombreuses et importantes : rénovation des façades du centre-ville dans le cadre du PRI (Programme de Rénovation Immobilière), connue sous le nom de l'opération Cœur de Limoges, réhabilitation du quartier Haute-Cité, avec la place Saint-Étienne et la transformation - agrandissement du musée municipal de l'Évêché, protection au titre de la ZPPAUP créée en 2004 (Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager) des anciens noyaux villageois engloutis par l'urbanisation, des arbres remarquables, et de plus de 200 édifices protégés, transformation des bords de Vienne en promenade piétonnière, etc. Ces efforts ont été concrétisés par la récente labellisation « Ville d'Art et d'Histoire », accordée par le Ministère de la Culture le 24 janvier 2008.

Dans le même temps, des lacunes, également nombreuses et importantes, sont dénoncées, telles que l'absence de toute création de secteur sauvegardé et de valorisation du patrimoine archéologique, par exemple pour les vestiges d'Augustoritum (vestiges réenfouis ou rasés après fouilles). Citons aussi les démolitions, encore récentes, d'éléments du patrimoine local, comme la « maison Laforest », datant du XVIIIe siècle, ultime vestige de l'industrie textile limougeaude, le lavoir municipal de Saint-Lazare, au moment où les lavoirs devaient être protégés au titre de ladite ZPPAUP). Enfin, citons des éléments importants du patrimoine, qui sont là encore jugés insuffisamment entretenus, en dehors de grandes opérations : l'exemple le plus caractéristique est la crypte Saint-Martial, pour laquelle une réhabilitation est envisagée après plusieurs décennies d'abandon ; des études préalables sont en cours, mais vont durer plusieurs années.

D'autres exemples de carence dans la mise en valeur de certains sites existent. Ainsi, on peut citer l'amphithéâtre gallo-romain, réenfoui sous le jardin d'Orsay, ou encore la villa gallo-romaine de Brachaud, qui bien que rénovée et bénéficiant depuis 2009 de panneaux indicateurs, reste méconnue.

Ce bilan contrasté peut s'expliquer par des choix budgétaires mais est jugé pénalisant pour le patrimoine de la ville, surtout après de longues périodes d'importantes carences en ce domaine, des deux premiers tiers du XXe siècle jusqu'aux années 1960).

La ville a lancé depuis la fin du XXe siècle divers projets de travaux et de construction, portant notamment sur l'action culturelle et les loisirs, avec en particulier la restructuration et l’extension du conservatoire à rayonnement régional (anciennement CNR), l’ouverture d'un 3e complexe cinématographique, à l'extérieur de la ville, etc. En gestation depuis de nombreuses années, l’ouverture du Zénith de Limoges au printemps 2007, réalisé par l'architecte Bernard Tschumi, a doté la ville d'une nouvelle et vaste salle de spectacle, dont la capacité est de 6 000 places.

La municipalité a également entrepris une vaste opération de réaménagement du quartier de la Cité, avec la rénovation des abords de la cathédrale : la place Saint-Étienne, autrefois parking anarchique, est enfin réhabilitée, même si certains choix ne sont pas satisfaisants. La transformation du musée de l'Évêché et le déplacement du musée de la Résistance et de la Déportation s'inscrivent aussi dans cette grande opération.

Le renouvellement du parc de trolleybus est détaillé ci-dessous. Citons aussi comme réalisations en cours la restructuration du réseau des crèches, la réfection de l’éclairage du parc des sports de Beaublanc, le réaménagement de diverses voies, dont la RD 2000 vers Aixe-sur-Vienne, l'aménagement de différents parcs relais aux alentours de Limoges, la réhabilitation de l’abattoir....

Il paraît nécessaire de citer la mise aux normes autoroutières de l'échangeur dit de Grossereix sur l'A20, vaste projet qui suscite des tensions locales persistantes.

Enfin, certains projets restent toujours en phase d'étude : la mise en valeur du baptistère paléochrétien, la reconstitution d'une domus d'Augustoritum, et le réaménagement de la crypte de Saint Martial.

Limoges, comme bon nombre d'autres villes, a longtemps basé son économie sur l'industrie, très active jusqu'à la crise des dernières décennies. Le secteur fut ainsi dominé principalement par la célèbre porcelaine de Limoges, fabriquée à partir du kaolin de Saint-Yrieix-la-Perche. Une importante tradition textile perdura également. À partir de 1831 et jusqu'aux années 1980 (1984, fermeture de l'usine Heyraud), l'industrie du cuir et plus précisément de la chaussure fut la deuxième activité de la ville : elle comptait environ 7 000 ouvriers répartis en dizaines d'entreprises de toutes tailles : il faut citer notamment Monteux et Heyraud. Aujourd'hui ne subsiste que l'entreprise J.M. Weston.

L'industrie de la porcelaine subsiste, perpétuée désormais majoritairement par de grandes entreprises telles Bernardaud ou Royal Limoges et qui subsiste grâce à l'économie touristique en grande partie, dont l'imposant bâtiment est visible sur les bords de Vienne. En revanche, l'industrie de l'émail n'existe plus qu'au niveau touristique.

Ville ouvrière au début du XXe siècle, le secteur secondaire est - malgré un faiblissement sensible - encore important. Ainsi, l’industrie des véhicules est toujours représentée dans l’est de la commune avec la présence de l’usine des véhicules industriels Renault Trucks (ex Saviem), l'industrie alimentaire avec Madrange.

Par ailleurs, la ville a longtemps vécu de l'industrie textile en plus de celle des chaussures (chapelleries, tanneries) et également dans une moindre mesure de l'industrie agro-alimentaire du secteur brassicole et liquoriste avec la distillerie Lescuras, et de nombreuses brasseries dont la plus célèbre est la brasserie Mapataud, initialement propriété Raby, fondée en 1765 et fermée seulement en 1975. Depuis, une unité de production persiste, la brasserie Michard, située place Denis Dussoubs, qui produit depuis 1989 des bières artisanales.

Mais la principale entreprise privée est, de loin, la société de matériel électrique Legrand ; cette multinationale est née de la reconversion réussie d'une entreprise de porcelaine victime d'un incendie. Elle a son siège social et plusieurs unités de production à Limoges.

La création d'Ester Technopole, en 1992, conçu comme un point de rencontre des industries et technologies de pointe, tente de donner un pôle de dynamisme à la commune. En fait, le principal pourvoyeur d'emplois sur la commune reste de nos jours les administrations et services publics, avec en tête le CHU et la municipalité. Limoges regroupe en effet de nombreuses administrations : le siège national du Centre national pour l'aménagement des structures des exploitations agricoles (CNASEA) était présent sur la commune jusqu'à sa fusion avec l'Agence de services et de paiement en 2009, qui a néanmoins gardé son siège à Limoges. Cependant, beaucoup de services ont tendance à quitter la ville pour des départements et villes jugés plus dynamiques (Poitiers, Bordeaux ou Clermont-Ferrand). Deux pôles de compétitivité ont été créés à Limoges, dont le pôle européen de la céramique, intervenant dans des domaines aussi variés que les prothèses médicales, l'optoélectronique ou les arts de la table.

Limoges est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Limoges et de la Haute-Vienne qui gère l'aéroport de Limoges Bellegarde, et fut le siège jusqu'à sa disparition en 2004 de la Chambre régionale de commerce et d'industrie Limousin-Poitou-Charentes.

En décembre 2005, le taux de chômage avoisine les 8 %. La ville possède un taux de chômage plus élevé que le taux moyen régional, qui reste un des plus faibles de France avec celui de l'Alsace, mais qui est cependant au même niveau que le taux national. Il faut toutefois remarquer que la baisse du chômage entre 1999 et 2005 est plus importante qu'au niveau national ; ainsi il est passé dans la capitale régionale de 13,5 % à 8 %, quand en France il passait de 12,9 % à 9,6 %. Il y avait en 1999 60 527 actifs à Limoges (45 % de la population), et 75 % des 20-59 ans étaient actifs. Les retraités représentaient 19,9 % de la population, les scolarisés 26,3 %, les non-actifs 8,6 %.

Le budget annuel de la ville est de 291 5 millions d'euros.

Limoges a une forte tradition industrielle, illustrée par la porcelaine, l'émail et le vitrail.

La fabrication de la porcelaine a pu se développer grâce au kaolin, matière première abondante dans la région (cf Saint-Yrieix-la-Perche, où Darnet a découvert les gisements en 1771). Depuis le XVIIIe siècle, Limoges est mondialement connue pour sa porcelaine, dont l’industrie a été lancée par l’intendant du roi Turgot. L’arrivée de la porcelaine à Limoges est donc très récente en comparaison de l’émail.

Le développement de l’émail date des XIIe et XIIIe siècles. L’émail peint, dont Limoges détient le quasi-monopole, date pour sa part de la fin du XVe siècle. Après deux siècles de décadence, un nouvel essor de l’émail a lieu dans les années 1880 / 1900, notamment grâce aux peintres passionnés d’art décoratif et aux artisans de la porcelaine. Actuellement, cet artisanat d'art traverse une certaine crise, avec la baisse du nombre des émailleurs et la suppression de la Biennale de l’Émail. Quelques fabricants dynamiques s’efforcent pourtant de redonner un certain prestige à cette technique ancestrale, en produisant des œuvres d’art originales.

L'art du vitrail s'est implanté à Limoges seulement au début du XXe siècle, avec Francis Chigot, dont les œuvres civiles, notamment, (gare de Limoges Bénédictins, maisons particulières, etc.) ont marqué durablement le patrimoine limougeaud. Aujourd'hui, « l'Atelier du Vitrail » tente de maintenir cette activité.

Limoges possède plusieurs zones industrielles : la Zone Industrielle Nord (ZIN), jumelée au centre routier de Grossereix, la Zone Industrielle de Magré-Romanet, au sud, et la zone industrielle de la route du Palais.

Outre les magasins de quartier, le petit commerce est implanté principalement dans quelques rues du Centre-Ville : rue Jean-Jaurès, du Clocher et Ferrerie. La place Sadi-Carnot constitue aussi un pôle pour le petit commerce, entre les boutiques ert les halles Dupuytren. Comme dans toutes les villes, banques et agences immobilières prennent souvent la place d'anciennes boutiques.

Les centres commerciaux les plus fréquentés sont ceux de la zone industrielle Nord (ZIN) située à Beaubreuil, le centre commercial de Corgnac et la zone commerciale des Quatre-Vents à Boisseuil. Limoges possède aussi une importante galerie commerciale en centre-ville, le Centre Saint-Martial, situé avenue Garibaldi.

Limoges fait partie des quatre villes françaises (avec Lyon, Nancy et Saint-Étienne) à posséder encore aujourd’hui un réseau de trolleybus, qu’elle continue à développer.

De nouveaux trolleybus Irisbus Cristalis ont été mis en place en mai 2006 sur la ligne no 1 et en janvier 2007 sur la ligne no 4.

Les transports sont gratuits pour les personnes de plus de 70 ans en dehors des heures de pointe.

Les lignes de transport en commun régulières, numérotées de 1 à 41 (dont les cinq lignes de trolleybus), desservent les communes de Limoges, Condat-sur-Vienne, Feytiat, Isle, Le Palais-sur-Vienne, Panazol, Boisseuil, Rilhac-Rancon et Saint-Just-le-Martel et sont exploitées par la STCL (Société des Transports en Commun de Limoges, souvent appelée TCL). À cela viennent s’ajouter deux lignes de nuit et cinq lignes circulant les dimanches et jours fériés.

Depuis le 4 septembre 2006, les dix-sept communes de la communauté d’agglomération sont reliées au réseau des bus de Limoges (TCL), contre six communes auparavant. Les huit communes de la Communauté qui ne sont pas desservies par les lignes régulières le sont par les bus dits « Télobus », transport à la demande.

La gare des Bénédictins, placée sur l’axe Paris-Toulouse, est la plus fréquentée mais perd de l’importance depuis la réduction des dessertes Paris-Toulouse via Limoges, au profit de Bordeaux.

La ville en 2006 n’est toujours pas desservie par le TGV, le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin étant revenu sur son engagement de créer le « POLT » (liaison Paris-Orléans-Limoges-Toulouse) par TGV pendulaire. Ces décisions ont provoqué la colère des certains élus. Un nouveau projet a été présenté en 2006, la ligne à grande vitesse entre Poitiers et Limoges, qui s’est concrétisé à l’automne 2006 avec la tenue du débat public, et récemment avec le lancement de la liaison TGV Lille-Brive, le 9 décembre 2007, qui bien que se faisant en vitesse classique entre Paris et le Limousin, entretient l'idée d'une ligne à grande vitesse d'ici dix à quinze ans.

Il faut environ trois heures pour rejoindre Paris et trois heures et demie pour rejoindre Toulouse. La desserte vers Lyon, Clermont-Ferrand ou Bordeaux reste mauvaise, du fait de l’enclavement relatif de la région sur l’axe Ouest-Est. Le projet Transline par la réalisation d'une liaison ferroviaire performante entre le sillon rhodanien et la façade atlantique pourrait nettement changer la donne.

La gare Montjovis est placée sur l’axe Limoges-Angoulême, mais son trafic est faible sur cette ligne, et les voyageurs préfèrent « embarquer » aux Bénédictins, gare plus pratique.

L’aéroport international de Limoges, doté récemment d'une nouvelle aérogare, est situé sur le territoire même de la commune de Limoges, à quinze minutes de voiture du centre-ville et des zones d'activités économiques. Il est géré par la chambre de commerce et d'industrie de Limoges. Le trafic, dopé par les compagnies low cost, telles FlyBe et Ryanair, a atteint les 391 000 passagers en 2007 et devrait dépasser les 400 000 passagers en 2008 avec l'ouverture prévue de lignes nouvelles.

Il propose des vols quotidiens vers les grandes villes françaises (Paris-Roissy et Paris-Orly, Lyon) et Nice en saison estivale, la Corse en saison (Figari). Il faut signaler une importante desserte du Royaume-Uni (vols quotidiens vers Londres et de une à plusieurs fois par semaine vers Liverpool, Southampton, Nottingham et Newcastle) ainsi que vers la Belgique (Bruxelles-Charleroi). L’aéroport de Limoges-Bellegarde propose également un programme saisonnier de vols charters vers de nombreuses destinations touristiques d’Europe, d’Afrique du Nord ou des DOM-TOM.

Limoges est située sur l’autoroute A20, « l'Occitane », qui relie Vierzon à Montauban. Elle permet d’inclure Limoges dans un grand axe autoroutier européen qui va des Pays-Bas à l’Espagne, via Paris et Toulouse.

La ville est aussi à un carrefour d’où partent plusieurs routes nationales : la N147 relie Limoges à Poitiers, Tours, Châtellerault, Saumur et Angers ; la N21 relie Limoges à Périgueux et Agen ; la N141 la relie à Angoulême, Saintes à l’ouest, et Aubusson, Clermont-Ferrand à l’Est.

Limoges est située entre deux carrefours importants : au Nord, la jonction entre la RN 145 (Route Centre-Europe-Atlantique : Suisse - Montluçon - Guéret, Poitiers et grand Ouest) et l’A20 (carrefour de La Croisière, près de La Souterraine) ; au Sud, entre l’A89 (Lyon - Bordeaux) et l’A20 à la hauteur de Brive-la-Gaillarde.

À l'intérieur de Limoges, plusieurs « voies pénétrantes » prolongent les routes rayonnant de Limoges jusqu'au cœur de la ville : rue François-Perrin pour la route de Périgueux, rue Armand-Dutreix pour la route d'Angoulême, avenue du Général-Leclerc et rue Françoix Chénieux pour la route de Paris, etc. Un boulevard périphérique, commencé dès les années 1970, vient d'être achevé par la liaison dite de liaison sud, entre le Clos-Moreau et l'autoroute A20 par le nouveau pont sur la Vienne.

En centre ville, les automobilistes disposent de plusieurs parkings souterrains payants (place de la République, place Franklin-Roosevelt, le Maupas, place d'Aine, place de la Motte) auxquels s'ajoute le vaste parking en plein air, également payant, de la place Winston-Churchill.

Limoges est traversée par la Vienne, rivière se jetant dans la Loire à Candes-Saint-Martin, et par deux de ses affluents : l'Aurence et l'Auzette. Ces cours d'eau ne sont commercialement pas navigables.

Le primaire regroupe 9 458 élèves. Le coût est de 2 000 euros par an et par élève.

Le projet d’une calandreta apparaît en 1992, avec la constitution d’une association. Avec le soutien du conseil régional, l’école maternelle ouvre en 1994, puis le cours préparatoire en 1998. Aujourd’hui, elle assure l’ensemble des classes de la maternelle et du primaire.

Limoges est le siège d'une université depuis 1968. Auparavant, elle dépendait de celle de Poitiers. Elle accueille près de 20 000 étudiants.

Elle est le siège de l'École Nationale Supérieure d'Ingénieur de Limoges, d’un institut, l’Institut d’Ingénierie Informatique de Limoges , de l’École nationale supérieure de céramique industrielle, et de l’École Nationale Supérieure d’Art de Limoges-Aubusson, qui regroupe les écoles nationales d’art décoratif de Limoges et d’Aubusson. Cette école, également connue sous le nom d’école des Beaux-Arts ou école d’art décoratif, est indépendante de l’université ; elle est sous la tutelle du ministère de la Culture. Elle offre des cursus d’art et de design. L’école est spécialisée dans la céramique et la tapisserie. Les diplômes sont obtenus après cinq ans. Il n’existe que cinq ENSA en France.

Limoges comprend également, au sein de son université, une faculté de droit avec de nombreuses formations, réputée notamment en droit de l'environnement, droit du sport, et droit notarial; une faculté de médecine et de pharmacie, une faculté des sciences, une faculté de lettres et sciences humaines; également, un institut universitaire de technologie de dix départements, un IAE depuis la rentrée 2007, un institut de préparation à l'administration générale, un institut universitaire spécialisé.

Limoges abrite une École Nationale d'arts décoratifs avec des spécialisations sur les arts du feu, un institut universitaire de formation des maîtres, un centre national de formation aux métiers de l'eau, plusieurs classes préparatoires aux grandes écoles, dix-neuf formations en BTS. L'école de commerce de Limoges, « l'ES2C », connaît une réputation grandissante.

Limoges accueille le Centre Hospitalier Régional Universitaire Dupuytren, le premier employeur de la région Limousin. Ce grand hôpital fut inauguré en 1976 par Jacques Chirac et Simone Veil, respectivement 1er ministre et ministre de la Santé. Il se situe au sud-ouest de la ville, au sein d'un ensemble de bâtiments de santé et de soins. Il est ainsi voisin du Centre Hospitalier Spécialisé Esquirol, et du récent Hôpital de la Mère et l'Enfant.

L'hospice Chastaingt a été fondé en 1899 grâce au legs d'un mécène, en faveur des personnes âgées en fin de vie.

Les cliniques privées du Colombier, François-Chénieux et des Émailleurs complètent le dispositif sanitaire de Limoges. Une maison médicale assure une continuité de consultations médicales les nuits et les week-ends, boulevard Gambetta.

Limoges dispose d'un commissariat de police, de deux casernes de gendarmerie et d'une caserne de Compagnie républicaine de sécurité (CRS 20).

Limoges est réputée nationalement être une ville relativement calme, sauf dans certaines cités où une petite délinquance sévit de façon assez endémique. En centre-ville, la présence de marginaux sans domicile fixe a suscité des incidents récents.

En tant que chef-lieu de région, Limoges dispose d'un ensemble judiciaire important (tribunal de grande instance, cour d'assises, conseil des prud'hommes, cour d'appel).

La prison départementale, construite en 1856 place Winston-Churchill, offre l'avantage d'être située en centre ville, proche du tribunal ; les familles peuvent aisément venir visiter leurs détenus et les transferts de prisonniers sont facilités. En contrepartie, la prison est qualifiée de vétuste et reste surpeuplée.

Ville de garnison ancienne (établissement d'un état-major de subdivision militaire en 1852 et construction de nombreuses casernes à partir de 1874), Limoges est aujourd'hui siège de l'état-major de force n° 4, de l'état major de la 3e brigade mécanisée, du 15e bataillon du train et de nombreux services. L'armée envisage d'abandonner le site de Limoges en 2010. L'annonce a déclenché l'incompréhension de plusieurs élus, le départ des militaires aurait ainsi une influence sur la démographie et l'économie communale.

Limoges est le siège d'un évêché. Elle possède plusieurs églises : la cathédrale Saint-Étienne, Saint-Michel-des-Lions, Saint-Pierre du Queyroix et Sainte-Marie auxquelles il faut ajouter l'église Saint-Jean-Baptiste de Beaune-les-Mines et la chapelle Saint-Aurélien. Du XIXe siècle datent les églises Saint-Martial-de-Landouge, Saint-Joseph, Saint-Paul-Saint-Louis, Saint-Antoine des Papillons et Sainte-Valérie. Le Sacré-Cœur, Sainte-Jeanne-d'Arc, les Saints-Anges et Saint-Martial de Beaubreuil, ont été bâtie au XXe siècle. Sainte-Bernadette a été reconstruite il y a quelques années après un incendie.

Quelques communautés religieuses sont implantées dans la ville, dont un couvent de carmélites à Crochat, une communauté franciscaine rue Charles-Gide. La petite communauté jésuite de la rue Jules-Noriac s'est dispersée il y a quelques années. Une petite communauté catholique traditionnaliste se réunit dans une chapelle de l'avenue des Bénédictins et célèbre des offices dans la chapelle Saint-Antoine des Papillons. Une maison, dite du Bon-Pasteur, établie rue des Pénitents-Blancs et tenue par des religieuses, accueille des personnes âgées. La communauté des Petites-Sœurs-des-Pauvres, qui hébergeaient des personnes âgées indigentes, est en cours de disparition. L'ancien séminaire du Sablard héberge divers services diocésains et un foyer de prêtres âgés.

Pour la communauté protestante, un temple se trouve rue de la Réforme. Il y a également des lieux de culte adventiste, mormon, pentecôtiste et pour les Témoins de Jéhovah. La ville compte quatre lieux de culte musulman et une mosquée est en cours d'achèvement rue Émile Zola. Un lieu de culte destiné à la communauté turque est installé dans un ancien entrepôt en zone industrielle Nord. Une synagogue, rue Pierre-Leroux, dessert la petite communauté juive, mais il n'y a pas de rabbin à Limoges. Il existe également une église copte. Rue des Coopérateurs se trouve un temple maçonnique, et des loges se réunissent aussi au Moulin de la Garde. De nombreux autres ateliers des différentes loges existent dans d'autres lieux.

Depuis le XIXe siècle, l'incroyance a pris une ampleur importante à Limoges, avec des formes allant jusqu'à une certaine hostilité envers la religion. La Libre Pensée est fortement représentée. La pratique religieuse est assez faible mais, tous les sept ans, les ostensions rassemblent toujours des foules non négligeables.

Limoges est quadrillé par un réseau assez dense de bureaux de poste.

En zone industrielle Nord se trouve le centre de tri qui traite le courrier des trois départements limousins.

À Limoges se trouvent également un centre financier (chèques postaux et caisse d'épargne), le Centre des Mandats et Titres Optiques, la direction régionale courrier et une direction de la Banque postale ; le tout est situé rue de la Céramique.

Le sous-sol de Limoges possède deux ou trois niveaux de caves voûtées et de souterrains (souvent des aqueducs), soit creusés dans le tuf, soit maçonnés, et formant un impressionnant réseau. Leur construction s’étale probablement sur plusieurs siècles. Durant ces vingt dernières années, le nombre de cavités et de galeries souterraines que compte Limoges a bien malheureusement considérablement diminué, sous les effets combinés de l’urbanisme, des travaux de voirie, et d’une certaine négligence.

Limoges abrite plusieurs musées, dont les principaux se sont donnés pour tâche la mise en valeur du célèbre patrimoine industriel que sont la porcelaine et l'émail. Le premier est le musée Adrien Dubouché, du nom d'un mécène de la seconde moitié du XIXe siècle qui fut notamment maire de Limoges. Il est situé place Winston Churchill, non loin de la place Denis Dussoubs. Le bâtiment, construit par Henri Mayeux et inauguré en 1900, accueille plusieurs collections de porcelaine, de faïence, de grès, de verre et de poterie.

Situé dans le quartier historique de la Cité, le musée de l'Évêché, qui accueille environ 70 000 visiteurs par an, est un musée municipal. Installé dans l’ancien palais épiscopal du XVIIIe siècle construit par l'architecte Joseph Brousseau, il abrite l'une des plus importantes collections d’émaux du monde (émaux champlevés médiévaux, émaux peints de la Renaissance, émaux contemporains...), ainsi que des collections de sculptures, d’archéologie et de peintures (Auguste Renoir, Armand Guillaumin de l’école de Crozant, et aussi des œuvres de Fernand Léger, Maurice Denis, Marc Chagall, Eugène Delacroix, Henri Matisse, ...) et d'égyptologie. L'entrée monumentale de cet ensemble classique a été récemment défigurée par les travaux remodelant le nouveau musée (construction d'un "bunker").

Terre de résistance, illustrée par de célèbres maquisards comme Georges Guingouin et par le terrible massacre d'Oradour-sur-Glane, le musée de la résistance et de la déportation est temporairement installé dans l'abbaye de la Règle, dans l'attente de travaux.

La maison traditionnelle de la Boucherie, située dans la rue et le quartier du même nom, est une ancienne maison de bouchers, reconstituée avec sa boutique, sa cuisine, son écurie-tuerie, sa chambre, son grenier-séchoir à peaux. Plusieurs salles d'exposition présentent les traditions de la corporation des bouchers de Limoges, leur dévotion à saint Aurélien, leurs outils, etc. Des visites sont organisées par l'office de tourisme.

La galerie des Hospices, installée derrière la bibliothèque francophone multimédia, accueille des expositions temporaires.

Les compagnons du tour de France, installés près de la cathédrale, dans le quartier de la Cité, présentent au sein de la Cité des Métiers et des Arts de Limoges, une exposition permanente d'œuvres de la Fédération compagnonnique des métiers du bâtiment et des meilleurs ouvriers de France. Le sous-sol accueille diverses expositions temporaires. Des conférences et des activités de découverte des métiers sont également données tout au long de l'année, notamment lors des journées du Patrimoine.

Depuis 1982, le Fonds régional d'art contemporain (FRAC Limousin), est présent à Limoges. Il est installé dans la galerie des Coopérateurs, ancien entrepôt industriel, depuis 1991, tout près du théâtre de l'Union. Il possède plus de 1 200 œuvres, présente des expositions tout au long de l'année, notamment en partenariat avec d'autres FRAC et des établissements d'art contemporain régionaux, et en prête pour des expositions dans de nombreux lieux nationaux et internationaux.

Le réseau des bibliothèques municipales de Limoges bénéficie depuis septembre 1998 d'un site en centre-ville de tout premier plan : la bibliothèque francophone multimédia de Limoges, communément appelée par les limougeauds la « BFM », est installée dans un vaste bâtiment moderne situé tout près de la mairie. Labellisé « Bibliothèque Municipale à Vocation Régionale » par le Ministère de la Culture, pôle associé à la Bibliothèque Nationale de France dans le domaine du théâtre et de la poésie francophone, pôle associé à la BnF également au titre du dépôt légal imprimeur en région Limousin, ce vaste ensemble culturel de 14 800 m² fait référence tant en France qu'à l'étranger. Un fonds Limousin et un fonds périodiques sont installés dans l'aile conservée de l'ancien hôpital régional.

Ce réseau comprend aussi cinq bibliothèques de quartier : l’Aurence, Beaubreuil, la Bastide, Landouge et le Vigenal. Avec plus de 700 000 documents dont 350 000 en libre accès, entre 55 000 lecteurs et 62 000 lecteurs inscrits les fréquentent, générant près de 1,2 million de prêts par an.

Limoges est de plus une des rares villes de plus de 100 000 habitants (avec Lille et Nice) où l’inscription et le prêt sont totalement gratuits (tous supports et pour tous les lecteurs, quelque soit leur lieu de résidence).

Limoges possède un ensemble de centres culturels municipaux (CCSM), proposant des spectacles de musique, de théâtre, jeune public, des expositions, des stages et des animations tout au long de l'année. Un abonnement est proposé. La programmation est souvent saluée par le public et les critiques. Il y a ainsi cinq centres répartis sur le territoire communal : Jean-Gagnant, Jean-Moulin, Jean-Le Bail, John Lennon et Jean-Macé.

S'ajoutent à ces lieux plusieurs théâtres indépendants : le théâtre de l'Union-Centre dramatique national, le théâtre Jules-Noriac, le théâtre Expression7, le théâtre de la Passerelle.

L'Opéra-Théâtre de Limoges, ouvert au début des années 1960 en plein centre-ville, membre de la Réunion des Théâtres Lyriques de France, propose chaque année une saison d'opéras.

Le Zénith de Limoges, ouvert en mars 2007, accueille désormais la quasi-totalité des manifestations importantes, des spectacles et des grands concerts.

Le château de la Borie, situé entre Limoges et Solignac, sur cette dernière commune, abrite l’Ensemble baroque de Limoges au sein du centre culturel de rencontres « La Borie en Limousin », dans un cadre naturel remarqué.

La fédération « Hiero » de Limoges gère également la programmation de nombreux spectacles de musiques actuelles, au sein de plusieurs salles comme le centre culturel John Lennon, et café-concerts dont les plus connus des Limougeauds et des habitants de la région sont le « Woodstock Boogie Bar » et « la Fourmi ».

La qualité des manifestations limougeaudes est souvent saluée, bien que leur portée soit rarement audible au niveau national, en dehors des habitués. Le Festival des Francophonies en Limousin, festival international des théâtres francophones, qui se déroule tous les ans fin septembre-début octobre fêtera sa 25e édition en 2008.

La vie culturelle de Limoges est également marquée par une importante biennale de la danse contemporaine, Danse émoi, l’une des plus importantes de France, ou le festival Pop sur la Ville, organisé par l’association Melting Pop, qui est un festival pour la promotion d’artistes de musique Pop, et qui se déroule courant octobre ou novembre et qui a fêté ses dix ans en 2007.

La culture du Web est également à l'honneur avec le Festival International du Webdesign, qui réunit chaque année des webdesigners pour sa grande finale internationale. Ils doivent ainsi créer un site Web sur un thème imposé en 24h non stop. Des conférences sur les thèmes du design interactif, du Web 2.0, du Webdesign, de la sécurité du Web, du design sonore et du design sensoriel sont organisées en parallèle du festival et sont accessibles à tous ses participants.

La littérature n'est pas oubliée, avec le festival Lire à Limoges, salon du livre, tous les ans en avril, qui a accueilli 60 000 visiteurs en 2004. Un festival de poésie baptisé Manifesten a aussi été lancé en 2007.

Le jazz n'est pas en reste, avec le festival Éclats d'émail, lancé en 2006, qui se déroule tous les ans au mois de novembre.

L'association Festiv'Art a créé en 1999 un festival du court-métrage, qui se tient au cinéma le Lido en mars.

Tous les ans au mois d'août, a lieu le festival de cuivres et percussions Epsival.

Limoges se situe au nord de la zone culturelle de la langue d’oc (Croissant). On y parle donc l’occitan sous sa forme limousine.

Les premiers textes occitans que l’on peut retrouver à Limoges sont parmi les plus anciens de cette langue (les poésies de l’abbaye Saint-Martial, notamment). Ainsi dès le Moyen Âge, Limoges est un centre culturel de première importance pour le Sud de l’Europe. Les communautés municipales et les bourgeois de Limoges font le choix du dialecte limousin comme langue d’administration malgré la concurrence du français royal.

Mais, comme partout en France, la langue officielle progresse au fil des siècles, même si l’usage de la langue vernaculaire perdure. Il existe ainsi une littérature importante d’expression occitane produite et publiée à Limoges depuis le XVIIIe siècle. Le mouvement félibréen venu de Provence aur sa place en Limousin avec un majoral.

Après la première guerre mondiale, la langue perd de son importance dans les quartiers populaires comme celui des Ponts. Certaines figures la font néanmoins vivre. Ainsi, André Dexet, alias Panazô, la restitue au travers de ses romans, mais aussi de ses articles dans la presse locale. Panazô anime aussi, sur FR3 Limousin, un magazine de treize minutes tous les quinze jours en alternance avec l’Institut d'Études Occitanes (IEO) de Haute-Vienne. La chaîne publique locale retransmet également quelques émissions de FR3 Aquitaine dans les années 1980. D’autres personnalités prennent la parole dans les médias limougeauds. Limoges a aussi une revue plus littéraire et linguistique : La Clau lemosina.

À Limoges, le mouvement félibréen a pris la forme de groupes folkloriques comme l’Eicola dau Barbichet, Lou Roussigno dau Limouzi et l’Eglantino do Lemouzi. Mais ces groupes ne sont pas les seuls, et les années 1990 ont vu la création de nouveaux groupes, à l'image des autres régions occitanes, cette fois-ci sans costumes et au public plus diversifié, auxquels on préfère, à l'image de la pratique enseignée au Conservatoire, le terme de traditionnel à celui de folklorique.

Actuellement, la langue et la culture occitanes sont toujours présentes à Limoges bien que dans les médias, la situation soit moins riche que dans les années 1980-1990. Cependant, un département de musique traditionnelle, le 1er en France, a donc été créé en 1987 au conservatoire à rayonnement régional de Limoges (CRR). L’IEO (Institut d'Études Occitanes) dau Lemosin, outre sa librairie, propose des cours pour adultes, des stages de chants et de danse, ainsi qu’un atelier d’écriture.

La présence de la langue d’oc est aussi un atoût touristique pour Limoges. Ainsi, l’office de tourisme organise depuis l’été 2006 des visites en occitan de la ville.

Des associations et des personnalités politiques demandent la double signalisation des panneaux indicateurs, particulièrement les panneaux de rue, comme à Toulouse par exemple.

De nombreuses foires, marchés ou brocantes animent la ville tout au long de l'année, telles les Puces de la Cité, brocante se déroulant tous les deuxièmes dimanches du mois dans le quartier de la Cité, le Marché de Noël de la place de la Motte, la Foire des Saints Innocents, le dernier week-end de décembre, ou la foire traditionnelle et la Foire à l’ancienne de la Saint Loup, le dernier week-end de mai.

Les loisirs sont à l'honneur avec la grande fête foraine d’hiver, entre la mi-décembre et début janvier au Champ de Juillet et la Foire exposition de Limoges, tous les ans pendant la semaine de l’Ascension en mai.

Limoges ne renie pas ses traditions : les Ostensions limousines ont lieu tous les sept ans, lors desquelles les limougeauds et les limousins célèbrent leurs saints (Saint Martial, Saint Aurélien, Saint Loup, Saint Junien, ...), lors de manifestations religieuses et populaires. Cette tradition remonte à l’an 994. Les dernières Ostensions ont eu lieu les 18 et 19 avril 2009.

La traditionnelle fête des ponts, sur les bords de Vienne, se tient à la mi-juin et donne lieu à un défilé de barques à fond plat décorées et ornées, à différentes animations.

La Frairie des petits ventres, le 3e vendredi d’octobre, triperie traditionnelle dans la rue médiévale de la Boucherie, rassemble chaque année des milliers de Limougeauds autour de diverses spécialités culinaires limousines (rognons blancs, boudin aux châtaignes, cidre, vin rosé de Verneuil-sur-Vienne...) et donne lieu à une grande soirée de festivités bien connue des jeunes limougeauds.

Le grand défilé de Carnaval entourant Mardi Gras n'est pas oublié et réunit chaque année des milliers de spectateurs dont de nombreux enfants déguisés et maquillés, comme le veut la coutume.

Les activités de loisirs sont nombreuses dans la région. Citons le parc d’attractions de Bellevue, loin des parcs titanesques Disneyland et autres Futuroscope, c’est ici un parc familial proposant des attractions ludiques et traditionnelles, tels les manèges ou les piscines ludiques, dans un cadre naturel arboré.

Un autre site, dévolu aux animaux, est l'aquarium du Limousin, situé face à la mairie. Cet aquarium de 600 m², ouvert en 1993, possède quarante bassins, trois-cents espèces et environ deux-mille-cinq-cents animaux, du silure au piranha en passant par l’esturgeon ou la limule. Sur le territoire de la commune du Vigen est présent un parc animalier et paysager, le parc du Reynou (130 espèces différentes).

L'atmosphère, la vie politique et sociale de la ville, mais aussi fortement l'image de celle-ci ailleurs en France et par exemple à Paris, ont souvent influencé les artistes, en particulier les écrivains. Ainsi, Molière, dans Monsieur de Pourceaugnac, imagine un héros simple d'esprit et rustre, campagnard limousin originaire de Limoges, quand le Limousin donne la vision d'un territoire éloigné, isolé et mystérieux.

Une des dix pièces (la septième) de la célèbre œuvre pour piano du compositeur russe Modeste Moussorgski, Les Tableaux d'une exposition, écrite en 1874 et orchestrée 48 ans plus tard par Maurice Ravel, met en scène le marché de Limoges.

Le passé historique de Limoges et de la région est représenté dans plusieurs œuvres cinématographiques, comme récemment le téléfilm français Les Camarades, relatant la vie de jeunes résistants communistes après la Libération, à l'image de Georges Guingouin, dirigeant du maquis du Limousin.

L'Histoire a également donné naissance à de nombreux airs et chansons populaires, au travers par exemple des grèves et manifestations ouvrières de 1905, réunis dans un enregistrement baptisé rue de la Mauvendière, enregistré en 1986 et réédité en 2005, pour le centenaire des évènements.

D'autres films ont été tournés à Limoges, tels le drame de Patrice Chéreau Ceux qui m'aiment prendront le train, sorti en 1998, avec des scènes se déroulant au cimetière de Louyat, « le plus grand d'Europe », Providence, d'Alain Resnais, illustration de la psychanalyse couronnée du César du meilleur film en 1977, Mes Petites Amoureuses de Jean Eustache en 1974 (avec Maurice Pialat), ou encore Un peu de soleil dans l'eau froide, adaptation d'un livre de Françoise Sagan, ainsi qu'une scène de Quelques jours avec moi, de Claude Sautet.

Vraisemblablement le plus célèbre des Limougeauds, le peintre Auguste Renoir, n'a jamais fait figurer sa ville natale dans son œuvre importante. Limoges est pour ainsi dire absente des tableaux des grands peintres, mais beaucoup d'artistes locaux l'ont représentée, comme Paul-Laurent Courtot ou Auguste Aridas, qui peignit notamment le monde ouvrier de la seconde moitié du XIXe siècle.

Un spot publicitaire pour le parfum Chanel N°5, destiné à être diffusé à la télévision en 2009 en France, réalisé par Jean-Pierre Jeunet, avec Audrey Tautou comme égérie, a été tourné à la gare des Bénédictins en mai 2008.

Limoges est principalement connue pour son club de basket-ball, le Limoges CSP, plusieurs fois champion de France et champion d'Europe en 1993, remplacé par le Limoges CSP Élite en 2004. Son club de rugby à XV, Limoges rugby, évoluera en Fédérale 1 pour la saison 2008-2009.

Les équipements sportifs sont concentrés au parc des Sports de Beaublanc (stades, piscine olympique, palais des Sports qui accueillait les spectacles jusqu'à l’ouverture du Zénith et les matchs du mythique CSP), et au parc des Sports de Saint-Lazare (stade du club de football, golf municipal situé à l’emplacement de l’ancien aérodrome, piscine et à proximité le dojo Robert Lecomte et la salle d’arme).

Il y a cinq piscines sur le territoire communal : deux à Beaublanc (une d'été et une couverte), Les Casseaux, non loin de la cathédrale, Beaubreuil et Saint-Lazare.

Traditionnellement, l'arrivée du tour cycliste du Limousin se fait à Limoges dans la 2e quinzaine d’août.

Limoges a déjà accueilli diverses manifestations sportives, telles des matchs de la coupe de France de basket-ball, de la Fed Cup, les championnats de France Handisport, des étapes du tour de France, ...

Le principal quotidien régional diffusé sur Limoges est le Populaire du Centre, du groupe Centre France (surnommé le Popu), qui est aussi le quotidien de la région Limousin. S’y ajoutent l’Écho du Centre et Info Magazine. En 2008, à l'occasion des élections municipales, un magazine mensuel gratuit, baptisé Libre à Limoges, a été lancé.

La direction de la communication de la mairie a créé en 1996 une chaîne d’information locale continue, 7 à Limoges, qui diffuse des annonces, des reportages...

France Bleu Limousin est la radio régionale qui émet sur les départements de la Corrèze et de la Haute-Vienne.

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Source : Wikipedia