Otages

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Posté par woody 26/02/2009 @ 22:40

Tags : otages, international

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Prise d'otages de Beslan

Photos de jeunes victimes de la prise d'otages de Beslan.

La prise d'otages de Beslan commence le 1er septembre 2004 lorsque des terroristes séparatistes tchétchènes armés prennent des centaines d'enfants et d'adultes en otage dans l'école numéro 1 de Beslan en Ossétie du Nord (fédération de Russie) dans le cadre de la seconde guerre de Tchétchénie.

Le 3 septembre après trois jours de siège, les forces spéciales russes donnent l'assaut. Celui-ci fut sanglant : selon le bilan officiel, il y aurait eu 344 civils tués, dont 186 enfants.

Chamil Bassaïev en prend la responsabilité.

En Russie, le premier septembre est une fête très populaire dans toutes les écoles. Chaque enfant accompagné de ses parents et des membres de sa famille célèbre le « jour de la connaissance ». Après avoir écouté les discours du corps professoral, les plus grands reçoivent des fleurs des plus petits. Cette tradition fut délibérément utilisée par les terroristes pour prendre le maximum de personnes en otage.

À 9h30 heure locale (GMT+3) le 1er septembre 2004, un groupe d'environ 30 hommes et femmes envahit l'école numéro 1 de Beslan, où se trouvaient des élèves âgés de sept à dix-huit ans. La plupart des assaillants portaient des cagoules noires et quelques uns étaient munis de ceintures d'explosifs. Après un bref échange de coups de feu avec la police au cours duquel cinq policiers et un assaillant sont tués, les terroristes pénètrent dans le bâtiment. Plus de 1 300 personnes se retrouvent alors prises en otage. Une cinquantaine réussissent à s'échapper dans la confusion du début.

Au départ, il y a une incertitude sur le nombre d'otages réels, les autorités russes disent 350, alors que d'autres sources citent le chiffre de 1 000. Des coups de feu sont entendus peu de temps après ; on apprendra par la suite que les assaillants avaient tué une vingtaine d'adultes afin d'intimider les forces de sécurité. Un cordon de sécurité est établi autour de l'école, composé de membres de la police russe et des forces spéciales dont les Spetsnaz.

Les assaillants réunissent alors les otages dans le gymnase, minant les autres bâtiments. Afin d'entretenir un climat de terreur, ils menacent de tuer 50 otages pour chaque preneur d'otage tué par la police et 20 otages pour chaque blessé. Ils menacent aussi de faire sauter l'école à la moindre tentative d'action des forces spéciales.

Au départ, le gouvernement russe tente de négocier, il envoie le pédiatre Leonid Rochal qui avait déjà participé aux pourparlers de la prise d'otages du théâtre de la Doubrovka à Moscou en 2002, pendant la représentation de Nord-Ost.

Une réunion spéciale du conseil de sécurité des Nations unies est organisée le soir du 1er septembre. Il y est demandé "la libération inconditionnelle des otages de Beslan".

Le 2 septembre 2004, les négociations entre Rochal et les preneurs d'otages s'avèrent infructueuses, ils refusent que l'on amène de la nourriture ou des médicaments et même que l'on enlève les corps des personnes mortes durant l'assaut. Beaucoup d'otages, spécialement les enfants sont obligés d'enlever leurs vêtements à cause de la chaleur étouffante à l'intérieur du gymnase. Ils n'ont rien à boire et doivent boire leur urine. Une image qui choquera le monde entier.

Dans l'après-midi, 26 mères et leurs enfants sont libérés suite aux négociations avec l'ancien président ingouche Rouslan Aouchev.

Vers 15h30, deux explosions se font entendre. On apprendra plus tard qu'il s'agit de deux grenades lancées par les terroristes afin d'empêcher une tentative d'infiltration des forces de sécurité.

Le matin du 3 septembre, les preneurs d'otages autorisent les services médicaux à venir évacuer les corps des 21 otages abattus car, la chaleur et l’humidité aidant, ils commencent à se décomposer. L'équipe, composée d'hommes du FSB, commence à s'approcher de l'école, mais à 13h04, les terroristes ouvrent le feu et deux grosses explosions se font entendre. Deux membres de l'équipe médicale meurent et une trentaine d'otages tentent de s'enfuir par la brèche ouverte par l'explosion, mais ils se retrouvent sous le feu croisé de l'armée russe et des preneurs d'otages.

L’explosion fut le signal d'une bataille chaotique entre les forces spéciales, l'armée régulière, les troupes du ministère de l'intérieur et les terroristes. De gros moyens sont mis en œuvre, des hélicoptères, des tanks et beaucoup de civils armés se joignent aux combats.

Des explosions sont déclenchées par les terroristes et le gymnase est totalement détruit vers 15h, soit deux heures après le début des combats. Les troupes russes déclarent avoir le contrôle de la situation même si des combats sporadiques se poursuivent : ainsi, au sous-sol, trois preneurs d'otages se sont réfugiés avec des otages, ils sont tués ainsi que leurs otages ; une maison où se sont réfugiés des terroristes, située à une quarantaine de mètres du gymnase, est détruite vers 23h au lance-flammes et avec l'aide de tanks.

Le président russe Vladimir Poutine ordonne deux jours de deuil national le 6 et le 7 septembre 2004. 135 000 personnes se rassemblent sur la Place Rouge à Moscou.

Les responsables principaux de cette prise d'otage semblent être Chamil Bassaïev et Magomet Yevloyev. En effet le 17 septembre, Bassaïev revendique cette action dans une lettre publiée sur internet.

Au départ pourtant, l'identité des assaillants n'est pas très claire. On suppose rapidement qu'il s'agit de rebelles tchétchènes, mais Aslambek Aslakhanov dément cette information : « Ils ne sont pas tchétchènes, lorsque j'ai commencé à parler avec eux en tchétchène, ils m'ont répondu : Nous ne te comprenons pas, parle russe ». Le leader séparatiste tchétchène Aslan Maskhadov nie aussi toute implication dans cette affaire et condamne toutes les attaques contre des civils.

Cette affaire est néanmoins similaire aux attaques de l'hôpital de Boudionnovsk en 1995 et du théâtre de Moscou en 2002 qui avaient impliqués les rebelles tchétchènes.

Le gouvernement russe suppose pour sa part qu'il s'agit d'un groupe international comprenant des Kazaks, des Tchétchènes, des Arabes, des Tatars, des Ouzbeks et même des Russes.

Au 12 septembre 2005, le procureur a annoncé que seulement 22 des 30 corps ont été identifiés. La liste ci-dessous est donc sujette à caution.

La Russie affirme qu'un responsable d'Al-Qaida, Abu Omar as-Seif a apporté sa contribution financière à cette attaque. Cette information est à prendre avec circonspection, le gouvernement russe tentant de relier la guerre en Tchétchénie avec la « guerre au terrorisme » afin de justifier sa politique dans le Caucase.

Le seul preneur d'otage capturé, Nour-Pachi Koulaïev, 24 ans, est identifié par les otages. Durant son interrogatoire, il affirme que le groupe était commandé par un Tchétchène nommé « Polkovnik » (le Colonel) et par Khodov, 28 ans, un suspect dans l'affaire de la bombe du train Moscou-Vladikavkaz du 15 mai 2004.

Koulaïev aurait identifié un corps petit et trapu avec une barbe rousse comme étant celui de Polkovnik. Les autorités ont identifié le nommé Polkovnik comme étant Rouslan Tagirovich Khotchoubarov né dans le village de Galachki en République tchétchène en 1972.

Cependant cette version officielle est réfutée dans un message attribué à Basaïev. Dans ce message, il est dit que Polkovnik serait en fait un colonel des forces indépendantistes tchétchènes, nommé Orstkhoïev. Le message laisse entendre que la déposition de Koulaïev aurait été biaisée par les interrogateurs.

Les autorités ont identifié un des corps comme étant celui de Magomet Yevloïev dit Magas. Magas est un Ingouche de Grozny qui, avec le chef de guerre Chamil Basaïev, ont préparé l'attaque du 22 juin 2004 en Ingouchie dans laquelle 98 personnes furent tuées.

À la conférence de presse du 7 septembre 2004, Vladimir Poutine rejette l'idée d'une enquête publique, préférant une enquête parlementaire diligentée par la Douma.

La commission parlementaire conclut sur la négligence des autorités locales.

Le 26 décembre 2005 les procureurs russes en charge de l'affaire déclarent que les autorités n'ont fait aucune erreur dans le traitement de la crise, infirmant par là même les conclusions de la commission parlementaire.

Le 17 mai 2005, le seul preneur d'otages survivant, Nourpachi Koulaïev, est traduit devant la cour de la république d'Ossétie du Nord à Vladikavkaz. Aucun avocat ne veut le défendre, et Albert Pliev est commis d'office. Les habitants de Beslan réclament le lynchage ou la peine de mort. 1 343 personnes sont partie civile dans ce procès. Koulaïev est accusé de meurtre, terrorisme, kidnapping et d'autres crimes, il plaide non coupable aux huit chefs d'accusation prononcés contre lui. Le 26 mai 2006, le tribunal le condamne à la peine de mort. Compte-tenu du moratoire sur la peine de mort, cette sentence a été commuée en prison à perpétuité.

Le 28 août 2006, le député russe du parti nationaliste Rodina, Iouri Saveliev, par ailleurs spécialiste en balistique et en explosifs ainsi que membre de la commission d'enquête parlementaire officielle, publie un rapport personnel de 700 pages incriminant les autorités russes. Il avance que les explosions survenues peu après 13h00, précédant l'intervention des forces gouvernementales, ont été causées par les tirs de deux roquettes (dont une incendiaire) tirées depuis un toit voisin par les forces de l'ordre. D'autre part il avance que la police de Beslan aurait été prévenue trois heures avant le début de la prise d'otages sans en avertir quiconque. De plus, les hommes de Bassaïev auraient été au moins 60 et non 32 comme le rapportait la « version officielle » jusque là.

Le président de la commission officielle, Stanislav Kesaïev, affirme qu'il a confiance en les conclusions de Saveliev du fait qu'il dispose de plus de ressources que la commission et qu'il est spécialisé en balistique, tandis qu'un autre membre de la commission, Arkady Baskaïev, rejette ses conclusions. Selon lui, les trajectoires des explosifs ne sont pas convaincantes. D'autres membres parlent de "falsification des faits" et de "spéculation", accusant Saveliev de faire de la politique politicienne.

Cependant, la commission ad-hoc de la Douma russe, fondée le 21 septembre 2004 et présidée par le sénateur et juriste Alexandre Torchine, a présenté en décembre 2006 un rapport d'experts qui a établi que « l'explosion dans l'école s'était produite par la faute des terroristes, et non pas à cause des actions des unités spéciales. » « L'acte terroriste a été rendu possible en raison de l'absence de contrôle de l'exécution des consignes du ministère de l'Intérieur au niveau local. Les mesures de protection de l'ordre public et de sécurité des citoyens le Jour du savoir, le 1er septembre, étaient purement formelles », lit-on dans le rapport.

En juillet 2007, le Comité des mères de Beslan a publié sur internet une vidéo des événements du 7 septembre remettant en cause la version officielle. L'association a reçu cette vidéo anonymement, par la poste. Des parents des victimes ont déposé plainte à la Cour européenne des droits de l'homme, accusant la justice russe de ne pas avoir mené l'enquête correctement.

En réalité, la froideur des médias occidentaux vis-à-vis des victimes de Beslan et leur rapidité à condamner le gouvernement russe a-priori, provoquera une fracture de l'opinion publique russe par rapport au traitement des médias occidentaux de leur pays qui n'auront plus pour eux l'importance qu'ils avaient auparavant.

Cette prise d’otages met en avant les difficultés de la politique de Vladimir Poutine au Caucase du Nord, et les risques d’extension du conflit tchétchène vers les régions voisines.

À la suite de cette affaire, Vladimir Poutine tend à raffermir et à centraliser ses pouvoirs, justifiant ses positions, entre autres, par la lutte anti-terroriste. Cette soudaine remise en question des acquis démocratiques suscite l'inquiétude au niveau international. Une opération militaire de représailles contre les Tchétchènes a d'ailleurs été envisagée un temps par Vladimir Poutine dans un discours. La Douma a ainsi adopté un texte « sur la sécurité nationale face au terrorisme international » qui prévoit notamment de revoir la législation « sur la liberté de mouvement des citoyens et le choix du lieu de résidence » et évoque des « mesures spéciales » pour la délivrance des passeports et visas.

Le 13 septembre 2004, les gouverneurs régionaux, élus jusqu'ici au suffrage universel, seront nommés par le Kremlin, avant d'être avalisés par les parlements locaux. Les députés, dont une partie concourait dans des circonscriptions, seront maintenant tous élus sur des listes à la proportionnelle.

À l'intérieur du pays, les médias tirent la sonnette d'alarme et les intellectuels ne semblent pas rassurés, critiquant la gestion « déplorable » de la prise d'otage de Beslan et l'impuissance du pouvoir russe en Tchétchénie.

Selon les autorités russes, 1 200 personnes à Beslan ont besoin d'une aide psychologique directe à la suite de la prise d'otages qui a fait de nombreuses victimes. Mais, d'après la Croix-Rouge russe, des milliers d'autres nécessiteront un soutien psychologique à long terme, notamment les familles et amis des ex-otages.

Ce sera dans tous les cas un travail de longue haleine qui devra perdurer durant de longues années.

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Otages coréens en Afghanistan de juillet 2007

L'affaire des otages coréens en Afghanistan désigne l'enlèvement de 23 Sud-Coréens par les talibans le 19 juillet 2007 dans le centre de l'Afghanistan.

Le 19 juillet 2007, les talibans enlèvent 23 Coréens, 18 femmes et 5 hommes, tous protestants évangélistes, sur la route reliant Kaboul à Kandahar. Le porte-parole taliban, Qari Yousef Ahmadi, propose d'échanger les Coréens contre 23 talibans détenus par les autorités afghanes, alors que des troupes afghanes et américaines ont pris position autour du district de Qarabagh, dans la province de Ghazni, lieu probable de détention des otages. Kaboul refuse officiellement l'échange.

Hamid Karzaï, président de l'Afghanistan, demande aux talibans de relâcher les 18 femmes en invoquant les « valeurs islamiques et afghanes ». Qari Yousef Ahmadi répond en affirmant que les militaires occidentaux retiennent des femmes dans les bases de Bagram et de Kandahar. Les ravisseurs répartirent les 22 otages en plusieurs groupes, probablement détenus dans trois provinces différentes, afin de compliquer une éventuelle opération de sauvetage.

Le 25 juillet, les talibans abattent Bae Hyng-kyu, chef du groupe de l'Église presbytérienne Saem-mul.

L'envoyé spécial du président sud-coréen Roh Moo-hyun propose de l'argent contre les otages alors que le porte-parole taliban déclare : « Nous demandons au gouvernement de la Corée du Sud, à son Parlement et à son peuple de faire pression sur le gouvernement afghan pour qu'il accepte nos demandes ou nous allons tuer d'autres otages » et renouvelle l'ultimatum.

Le 30 juillet, un deuxième otage, Shim Sung-min, 29 ans, est abattu d'une balle dans la tête.

Le 1er août, Kaboul réclame une prolongation de 48 heures de l'ultimatum pour les otages sud-coréens alors que les talibans déclarent que deux femmes sont « gravement malades », précisant qu'« il y a un risque qu'elles meurent». Mahmoud Gailani, un des négociateurs du gouvernement afghan, déclare que « les oulémas ont condamné la mort d'un nouvel otage et demandé aux talibans d'arrêter de les tuer ». Des hélicoptères lâchent des tracts libellés ainsi : « Le ministère de la Défense veut lancer une opération militaire dans la région. Afin de garantir votre sécurité et de ne pas être affecté par cette opération, nous vous appelons à quitter les lieux pour des zones plus sûres contrôlées par les forces gouvernementales ». Le chef du district de Qarabagh, Khawaja Siddiqi, a déclaré qu'une opération militaire avait été lancée pour libérer les otages.

Le même jour, en dépit des divergences politiques entre les deux Corées, la Corée du Nord appelle à la libération des otages sud-coréens encore détenus.

Le vendredi 3 août, les talibans refusent la visite d'une équipe médicale afghane pour soigner les otages malades: « on n'a pas besoin de médecins. S'ils sont inquiets pour la santé des otages, ils doivent relâcher deux des nôtres qui sont prisonniers en échange des deux otages qui sont très malades » déclare le porte-parole des talibans.

Le 12 août, les deux Sud-coréennes malades sont confiées à un chef tribal, Haji Zahir qui les remet au Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Le 29 août, après longues négociations entre les représentants des Talibans et ceux du gouvernement sud-coréen à Ghazni, trois groupes d'otages sont relachés et remis au CICR : le premier composé de 3 femmes, le second, composé de 4 femmes et d'un homme et le dernier de 3 femmes et d'un homme. Ces libérations font suite à l'accord intervenu la veille : la Corée du Sud s'est engagée à retirer ses 200 militaires d'Afghanistan d'ici la fin de l'année 2007 (cette décision avait été prise unilatéralement par les coréens avant même que la prise d'otages n'aie lieu) et à ne plus envoyer de missionaires chrétiens dans le pays. En revanche, les talibans ont abandonné leur exigence de libérations de militants islamistes emprisonnés en Afghanistan, permettant la reprise des négociations.

Le 30 août, les derniers otages sont relachés en deux groupes distincts.

Le 31 août, Song Min-soon, ministre sud-coréen des affaires étrangères, remercie la Russie pour son rôle dans la libération des otages en déclarant que "c'est dans le besoin qu'on reconnaît ses vrais amis". Les Talibans réfutent avoir recu une rançon comme l'a déclaré anonymement un de leurs chefs à un journaliste.

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Procès des otages

Le Procès des otages (officiellement The United States of America vs. Wilhelm List, et al.) a été le septième des douze procès pour crimes de guerre fait par les autorités américaines dans leur zone d'occupation en Allemagne à Nuremberg après la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Ce procès est aussi connu comme « L'affaire du Sud-Est » car les accusés étaient tous des généraux allemands dirigeant des troupes allemandes dans le Sud-Est de l'Europe pendant la campagne des Balkans, à savoir en Grèce, en Albanie et ce qui était alors la Yougoslavie. Ils ont été accusés de prises d'otages de civils et de leur exécution, mais également de l'éxécution de « partisans » que les troupes allemandes y ont commises vers 1941.

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Source : Wikipedia