Orléans

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Posté par rachel 26/02/2009 @ 19:01

Tags : orléans, loiret, centre, france, environnement, pro a, basket-ball, sport

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Orléans

France Orleans Cathedrale rempart 01.jpg

Orléans, place de la République.

Orléans est une commune française, située dans le département Loiret et la région Centre. Ses habitants sont appelés les "Orléanais".

La ville fait partie d'un groupe de communes appelé Agglomération Orléans Val de Loire, dite AgglO. L'agglomération représente 22 communes pour un total de 275 000 habitants.

Orléans est située dans le coude septentrional de la Loire, qui la traverse d'est en ouest. Orléans appartient au secteur de vallée de la Loire situé entre Sully-sur-Loire et Chalonnes-sur-Loire, qui a été classé en 2000 par l’UNESCO Patrimoine mondial de l’humanité.

Capitale de l'Orléanais, à 133 kilomètres au sud-sud-ouest de Paris (A10), elle est en bordure nord de la Sologne dont le quartier de la Source fait partie, et en bordure sud de la Beauce et de la forêt d'Orléans.

Cinq ponts permettent le franchissement du fleuve : le Pont de l'Europe, le pont du Maréchal Joffre (appelé aussi pont Neuf), le Pont George V (appelé aussi pont Royal), servant de passage au tramway, le Pont René Thinat et le pont de Vierzon (ferroviaire).

Au nord de la Loire (rive droite), se trouve une petite butte (cote 102 au pont Georges-V, cote 110 à la place du Martroi) qui monte légèrement jusqu'à la cote 125 à la Croix Fleury, à la limite de Fleury-les-Aubrais.

Inversement, le sud (rive gauche) présente une légère dépression autour de 95 m d'altitude (à Saint-Marceau) entre la Loire et le Loiret. Ce secteur est classé en zone inondable.

À la fin des années 1960 a été créé le quartier Orléans-la-Source, à une dizaine de kilomètres au sud de la ville originelle, et séparée de cette dernière par le Val d'Orléans et la rivière du Loiret qui prend sa source dans le Parc floral de La Source. L'altitude de ce quartier varie de 100 à 110 m environ.

Orléans est un carrefour autoroutier : l'A10 (reliant Paris à Bordeaux) passe à proximité, et l'A71 y débute, allant vers la Méditerranée, via Clermont-Ferrand où elle devient A75. Par ailleurs, l'A19, en cours de réalisation, permettra de relier, sur 100 km environ, l’autoroute A10 (Paris-Orléans) au niveau d’Artenay au nord d’Orléans, à l’autoroute A6 (Paris-Auxerre-Beaune-Lyon).

Une ligne TGV est à l'étude entre Paris-Orléans-Bourges-Clermont-Ferrand-Lyon.

Distance en kilomètre.

Au niveau de la ville, la Loire est séparée longitudinalement en Grande Loire au nord, autrefois navigable, et en Petite Loire au sud par une digue submersible, appelée le dhuis. Cette digue est intégrée dans un ensemble plus vaste d'aménagements permettant la navigation de la marine de Loire.

Autrefois important axe de navigation et de transport de marchandises, la Loire n’est aujourd’hui plus navigable pour les plus gros bateaux que dans son estuaire, jusqu’à Nantes environ.

Les bateaux étaient traditionnellement à fond plat, avec un grand mât (pour prendre le vent au-dessus des berges) escamotable (pour passer sous les ponts) : gabarre, futreau.... Ces derniers, à des fins touristiques, sont toujours visibles près du pont Royal.

Le débit irrégulier du fleuve limitait fortement la circulation, en particulier la remontée de celui-ci, qui pouvait être cependant aidée par le halage des navires.

Un bateau à roues du type « Inexplosible » commandé par la mairie, est installé à quai au mois d'août 2007. Il accueille un bar, et est situé face à la place de la Loire.

Tous les deux ans, le Festival de Loire rappelle le rôle joué par le fleuve dans l'histoire de la Ville.

S'y abouche, rive nord du fleuve, près du centre ville, le canal d'Orléans, qui rejoint Montargis mais qui n'est plus en activité dans sa totalité. Son trajet orléanais est parallèle au fleuve, séparé de ce dernier par un muret, lieu de promenade. Son dernier bief avait été transformé en piscine extérieure dans les années 1960, puis comblé. Il a été rouvert en 2007 pour les fêtes de Loire, dans le but de le faire revivre en y installant un port de plaisance.

Cenabum fut une place forte gauloise, l'une des villes principales de la tribu des Carnutes dont l'assemblée annuelle des druides est restée célèbre. La métropole des Carnutes était alors Chartres. Port de commerce majeur pour la corporation des nautes de la Loire, elle fut le lieu d'un célébre massacre des marchands internationaux par un parti autochtone. Cet évènement donna un prétexte à César, alors en campagne pour la conquête de la Gaule. Elle fut conquise et détruite par César en 52 av. J.-C., puis reconstruite à la romaine. La ville connut un tel essor économique, que l’empereur romain Aurélien l'a refondée comme capitale d'une nouvelle cité détachée des Carnutes. Elle fut nommée cité d'Aurélien puis simplement Orléans par simplification et évolution phonétique. Pour une mise au point sur l'étymologie exacte de ce nom, voir aussi Cenabum, Aurelianis, Orléans de Jacques Debal (Coll. Galliae civitates, Lyon, PUL, 1996).

Accompagnés des Vandales, les Alains franchissent la Loire en 408. Un de leurs groupes, dirigé par Goar accepte de se joindre aux forces armées romaines. Aetius l'installe sur la Loire et à Orléans. Mais ces Alains, turbulents, sont très mal perçus par les autochtones. Un jour, estimant ne pas être payés assez vite ou suffisamment, ils n'hésitent pas à tuer des sénateurs d'Orléans.

À Orléans toujours, sous le roi Sangiban, les Alains se joignent aux forces d'Aetius qui s'opposent à Attila qui avait envahi la Gaule en 451 et prennent part à la bataille des Champs Catalauniques. Une centaine de localités de l'Orléanais se souviennent de l'installation de ce peuple : Allaines, Allainville, etc.

À l'époque mérovingienne Orléans fut la capitale du royaume d'Orléans à la suite du partage du royaume de Clovis Ier.

À l'époque capétienne, Orléans fut la capitale d'un comté puis d'un duché tenu en apanage par la maison de Valois-Orléans. La famille de Valois-Orléans accèdera au trône de France par Louis XII puis François Ier.

En 1108, Louis VI Le Gros est sacré dans la cathédrale d’Orléans par l'archevêque de Sens. Il s'agit d'un des rares sacres capétiens n'ayant pas eu lieu à Reims. Il empêche la création d’institutions communales en 1138.

La ville a toujours été un point de passage stratégique de la Loire car elle se situe sur le point du fleuve le plus au nord, donc au plus près de Paris. Or les ponts étaient rares et la Loire dangereuse. Au Moyen-Âge Orléans est l'une des trois villes les plus riches de France avec Rouen et Paris.

Sur la rive sud un châtelet dit « des Tourelles » protégeait l'accès au pont. C'est là qu'eut lieu la bataille qui permit à Jeanne d'Arc d'entrer dans la ville libérée le 8 mai 1429, aidée des grands généraux du royaume, Dunois et Florent d'Illiers (voir l'article Siège d'Orléans). Les habitants lui vouèrent dès lors une admiration et une fidélité qui durent encore aujourd'hui. Ils la nommèrent « la pucelle d'Orléans » et lui offrirent une maison bourgeoise dans la ville. Ils participèrent également à la rançon pour la délivrer lorsque celle-ci fut faite prisonnière, mais en vain car le Dauphin devenu Roi grâce à elle garda l'argent pour lui et Jeanne ne fut pas libérée.

Une fois la guerre de Cent Ans terminée, la ville recouvrit sa prospérité. Le pont lui rapportait l'argent des taxes ainsi que l'attractivité économique des commerçants de passage. Le roi Louis XI a largement contribué à sa prospérité. Il dynamisa l'agriculture de l'Orléanais. Les terres exceptionnelles de la Beauce favorisent les cultures. Il relança la culture du safran à Pithiviers. Plus tard à la Renaissance la ville bénéficia des passages des riches châtelains allant dans le val-de-Loire devenu très à la mode, à commencer par le roi lui-même, Chambord, Amboise, Blois, Chenonceau étant des domaines royaux.

L'Université d'Orléans a contribué aussi au prestige de la ville. Spécialisée dans le droit, elle était réputée dans toute l'Europe. Jean Calvin y fut reçu et hébergé. Il y écrivit une partie de ses thèses réformistes. En remerciement de cette protection, le roi d'Angleterre Henry VIII, inspiré des pensées du réformateur pour la religion anglicane, offrit une bourse à l'Université. La ville abrita de nombreux protestants.

Jean-Baptiste Poquelin, plus connu sous le pseudonyme de Molière, vint lui aussi y étudier le droit, mais il participa au carnaval pourtant interdit par les règles non laïques de l'Université et fut pour cela renvoyé de l'établissement.

Du 13 décembre 1560 au 31 janvier 1561, les États généraux y furent réunis. Ce fut à cette époque que mourut le roi François II, le fils ainé de Catherine de Médicis et d'Henri II, le 5 décembre 1560 dans l'Hôtel Groslot, a ses cotes sa femme Marie Stuart.

La cathédrale fut plusieurs fois reconstruite. La dernière version a vu sa première pierre posée par Henri IV, et les travaux s'étalèrent sur un siècle, offrant ainsi un mélange de style fin Renaissance et époque Louis XIV. Elle est l'une des dernières cathédrales construites en France et non des moins spectaculaires.

Lorsque la France colonise l'Amérique, son territoire conquis est immense, tout le fleuve Mississipi, baptisé fleuve Colbert, de l'embouchure jusqu'à sa source aux frontières du Canada. Ce sera la Louisiane. La capitale est nommée la Nouvelle-Orléans en l'honneur du régent de Louis XV, le duc d'Orléans. Elle est peuplée de 8 000 Français et Cajuns chassés du nord-est par les troupes britanniques.

Les ducs d'Orléans ne venaient presque jamais dans leur ville. En tant que frères ou cousins du roi, ils faisaient partie de sa Cour et avaient peu l'occasion la quitter. Officiellement leur château était celui de Blois. Le duché d'Orléans était le plus vaste de tous. Il débutait à Arpajon, continuait à Chartres, Vendôme, Blois, Vierzon, Montargis. Le fils du duc portait le titre de duc de Chartres. Les héritages de grandes familles et les mariages leurs ont permis d'accumuler une richesse colossale. On disait de Philippe Égalité qu'il était l'homme le plus riche du monde. Son fils Louis-Philippe Ier reçut en héritage les fortunes des Penthièvres et des Condés.

En 1852 est créée la Compagnie ferroviaire Paris-Orléans, qui édifie la célèbre gare d'Orsay.

Lors de la guerre contre les Prussiens en 1870, la ville se présente encore comme enjeu stratégique géographiquement. Le 13 octobre 1870, la ville est occupée par les Prussiens. L'armée de la Loire est constituée sous les ordres du général d'Aurelle de Paladines et se base en Beauce à proximité de la ville (voir l'article Bataille d'Orléans).

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les nazis font de la gare d'Orléans Fleury-les-Aubrais une gare centrale pour leur logistique ferroviaire. Le pont Georges V est rebaptisé « pont des Tourelles ». Un camp de transit sur le chemin de la déportation est bâti à Beaune-la-Rolande. À la Libération, l'aviation américaine bombarde intensément la ville et la gare. Les dégâts sont très importants. La ville est l'une des premières reconstruites après la guerre : le plan de reconstruction et d'aménagement de Jean Kérisel et Jean Royer est adopté dès 1943 et les travaux commencent dès le début de l'année 1945. Cette reconstruction se fait pour une part à l'identique comme la rue Royale et ses arcades mais aussi ailleurs par la mise en œuvre de procédés de préfabrication innovants, comme l'îlot 4 sous la direction de l'architecte Pol Abraham.

En 1969, la rumeur d'Orléans concerne la disparition supposée de jeunes femmes dans certaines boutiques de vêtements tenues par des Juifs. Edgar Morin en a fait une étude détaillée dans un essai éponyme, décrivant la naissance, la diffusion et l'extinction d'une rumeur publique dans des villes de moyenne importance.

La grande ville d'autrefois est aujourd'hui une ville moyenne de 320 000 habitants avec son agglomération.

De gueules, à trois cailloux en cœur de lys d'argent, deux et un, au chef d'azur, chargé de trois fleur de lys d'or.

On peut aussi trouver : D'or à trois coeurs de gueules. L'augmentation de chef de France n'est pas donnée.

De gueules à trois fleurs de lys d'argent, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.

Certains auteurs règlent le problème en parlant de tiercefeuille, laquelle est définie comme un trèfle sans tige (une feuille en haut deux en bas). Le blason deviendrait alors : de gueules, à trois tiercefeuilles renversées d'argent, etc.

Hoc vernant lilia corde (donnée par Louis XII, alors duc d'Orléans) : « C’est par ce cœur que les lis fleurissent » ou « Ce cœur fait fleurir les lys ».

Les codes postaux de la ville d'Orléans sont 45000 pour le nord de la ville et 45100 pour le sud. Le nord et le sud sont séparés par la Loire.

C'est la 31e ville de France par sa population.

Orléans est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie du Loiret. Elle gère l’Arboria, le port d’Orléans et le port de plaisance de Briare ainsi que le CFSA. La ville fait partie de l'Espace Metropolitain Val de Loire-Maine.

La gare SNCF d'Orléans est, avec la gare des Aubrais, l'une des deux principales gares ferroviaires de l'agglomération. Anciennement située place Albert 1er, elle a été reculée de quelques mètres pour céder la place à un centre commercial. Elle dispose de 7 voies à quai en impasse (terminus) et est fréquentée par environ 2 600 000 voyageurs par an.

La gare routière d'Orléans est située à proximité du centre commercial Place d'Arc et de la gare SNCF d'Orléans. Elle est utilisée pour les services de transport par autocar.

Les transports urbains de l'agglomération orléanaise sont assurés par la société d'exploitation des transports de l'agglomération orléanaise (sous le nom commercial de SEMTAO).

Orléans est équipé depuis le 20 novembre 2000 (date d'inauguration) d'une première ligne de tramway (d'axe nord-sud : Ligne A du tramway d'Orléans). Le projet d'une deuxième ligne est-ouest (ligne B) a été validé. Celle-ci devrait être réalisée dans l'intervalle 2007-2010.

Un service de location de vélos par bornes est progressivement mis en place depuis juin 2007 sous le nom commercial de Vélo'+. L'agglomération comptait 28 stations Vélo'+ début 2008, une extension à 33 stations étant prévue d'ici la fin de l'année. Orléans a ainsi été la troisième ville française à proposer ce type de service (après (Lyon et Rennes).

Quelques chiffres clefs : 22 communes desservies, 30 lignes de bus, dont 3 navettes et 8 lignes de service à la demande, 1 ligne tramway (une deuxième en construction), 201 bus, 22 rames de tramway 23,4 millions de voyageurs.

Bien que la ville ait beaucoup souffert des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux bâtiments et quartiers anciens ont subsisté parmi les constructions plus contemporaines.

Il faut se promener dans les quartiers les plus anciens de la ville (autour de la rue de Bourgogne, descendre vers la Loire) pour admirer certaines façades d'architecture médiévale. D'autre part les façades XIXe siècle de la rue de la République et de la place du Martroi n'ont pas toutes été détruites pendant la guerre, même si on devait les maintenir debout. Elles ont été conservées et rénovées. Depuis quelques années, toutes les façades de la ville ont été rafraîchies ou sont en train de l'être.

Orléans est le siège d’un diocèse catholique romain. La ville fait partie du doyenné d’Orléans. Le territoire de la commune occupe tout ou partie de quatre zones pastorales (Orléans centre, Orléans est, Orléans nord et Orléans sud).

Le Centre-ville relève de la zone Orléans centre, qui comprend le groupement paroissial Sainte-Croix / Saint-Paterne, qui inclut la cathédrale, ainsi que les quatre paroisses Saint-Donatien, Sainte-Jeanne-d'Arc, Saint-Laurent et Saint-Vincent.

La zone d'Orléans est comprend les paroisses de Saint-Marc et de Saint-Jean-Bosco. Une seule paroisse de la zone Orléans nord se troue sur le territoire de la commune : il s'agit de Notre-Dame-de-Consolation, rattachée au groupement paroissial de Fleury-les-Aubrais.

Au sud de la Loire, les deux paroisses sont Saint-Marceau pour le quartier du même nom et Saint-Yves pour la Source.

L’Église réformée de France dispose d’un temple en centre-ville.

La chapelle du Campo-Santo est mise à disposition de la paroisse orthodoxe du Christ-Sauveur, qui relève de la Métropole orthodoxe grecque de France et donc de l’Église orthodoxe de Constantinople.

La ville possède également 5 lieux de cultes musulman, mosquées et salles de prière. .

Orléans a aussi une synagogue, installée dans une chapelle dépendant autrefois de l'évêché.

Orléans a servi de décors dans plusieurs films dont Police Python 357 (1977, Alain Corneau), Canicule d'Yves Boisset en 1983 (quartier Dessaux et place de l'étape), La Vie rêvée des anges (1998) et plusieurs épisodes des Brigades du Tigre, série télévisuelle.

Orléans n'est pas jumelée à La Nouvelle-Orléans. Toutefois, le 2 septembre 2005, la municipalité d’Orléans annonce dans un communiqué qu'elle veut venir en aide à sa « cousine » américaine, ravagée par l’ouragan Katrina. Elle a ainsi effectué des dons en direction des sinistrés de Louisiane.

La ville d'Orléans accueille le rectorat de l'académie d'Orléans-Tours, dont elle est le chef-lieu, ainsi que l'Inspection académique du Loiret.

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Arrondissement d'Orléans

L'arrondissement d'Orléans est une division administrative française, située dans le département du Loiret et la région Centre.

Cette réforme n'a pas modifié les limites des arrondissements. Elle s'est bornée à un redécoupage des cantons.

Lors du redécoupage général des arrondissements en 1926, l'arrondissement de Gien et l'arrondissement de Pithiviers furent supprimés.

Un nouveau redécoupage, en 1942, restaura l'arrondissement de Pithiviers dans son état originel, tandis que la suppression de celui de Gien devenait définitive.

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Diocèse d'Orléans

Cathédrale Sainte-Croix d'Orléans

Le diocèse d'Orléans est un diocèse catholique français, qui épouse les limites du département du Loiret depuis la Révolution. Il est suffragant de Tours depuis 2002.

La cathédrale est Sainte-Croix d'Orléans.

Le diocèse d'Orléans a été fondé au IIIe siècle.

Le diocèse est divisé en quatre zones pastorales, 18 doyennés et 294 paroisses, dont 48 seulement avaient un curé résident au 15 novembre 2004.

La zone pastorale d'Orléans est la seule zone majoritairement urbaine. Elle correspond approximativement à l'Agglomération Orléans Val de Loire. Le doyenné de la Bionne est le plus rural de tous.

La zone pastorale de la Beauce est rurale, sauf autour des villes de Malesherbes et Pithiviers. Elle se compose de trois doyennés.

Cette zone recouvre le Gâtinais et les environs de Gien, mais aussi la partie berrichonne du Loiret. Elle se compose d'un doyenné urbain pour Montargis et ses environs, et de quatre doyennés ruraux.

Cette zone pastorale comprend le Val de Loire hors de l'agglomération orléanaise ainsi que le nord de la Sologne. Elle comprend quatre doyennés ruraux.

Au 1er novembre 2005, 132 prêtres séculiers étaient incardinés dans le diocèse, dont 93 y exerçaient un ministère effectif. En outre, 20 prêtres incardinés dans un autre diocèse résidaient dans le diocèse d'Orléans, dont 17 avec un ministère effectif. Le diocèse comptait aussi 17 religieux ou membres de sociétés de prêtres. À la même date, le clergé comprenait également 33 diacres permanents.

Par ailleurs, 33 laïcs s'étaient vus confier une mission diocésaine.

Le diocèse abrite six maisons d'instituts masculins dont le plus célèbre est l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire. Les instituts féminins sont au nombre de deux pour les congrégations de vie contemplative et de dix-neuf de vie apostolique, aux effectifs réduits. Sept instituts séculiers sont également présents dans le diocèse.

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Louis Philippe d'Orléans (1747-1793)

Louis Philippe en roi de pique.

Louis Philippe II Joseph d’Orléans, duc de Chartres, puis duc d'Orléans (1785-1792), ayant changé son nom en Philippe Égalité après 1792, est né au château de Saint-Cloud le 13 avril 1747 et mort guillotiné à Paris le 6 novembre 1793.

Fils de Louis Philippe d'Orléans (1725-1785), duc d'Orléans, dit « le Gros », et de Louise Henriette de Bourbon-Conti († 1759), il fut titré duc de Montpensier à sa naissance (1747-1752), puis porta le titre de duc de Chartres de la mort de son grand-père à celle de son père (1752-1785). Il devint alors duc d'Orléans et premier prince du sang. Il descendait en ligne masculine du régent Philippe d’Orléans et du roi Louis XIII.

Le père de Philippe d’Orléans avait d’abord envisagé de le marier à la princesse Cunégonde de Saxe, fille d’Auguste III de Saxe roi de Pologne et sœur de la Dauphine de France Marie-Josèphe. Mais cette dernière insista auprès de Louis XV pour qu’il s’oppose à ce projet, considérant que Chartres était de trop petite naissance pour prétendre épouser sa sœur Cunégonde.

L’abbé de Breteuil, chancelier de la maison d’Orléans, fut donc chargé de négocier, en substitution, un mariage avec Louise Marie Adélaïde de Bourbon (dite « Mademoiselle de Penthièvre »), petite-fille du comte de Toulouse, bâtard légitimé de Louis XIV et de Madame de Montespan, qui amenait dans la maison d’Orléans, avec encore un peu plus du sang des bâtards de Louis XIV, l’héritage fabuleux du duc de Penthièvre.

Philippe d’Orléans quant à lui descendait, par sa mère, d’une bâtarde de Louis XIV et de la marquise de Montespan (Mademoiselle de Nantes) et d’autre part une des arrière-grand-mères paternelles de Philippe d’Orléans était également une bâtarde de Louis XIV et de la marquise de Montespan (la seconde Mademoiselle de Blois).

Le mariage eut lieu à Versailles le 5 avril 1769. La dot, sans doute la plus importante qu’on ait jamais vue, se montait à 6 millions de livres, dont 3 865 000 livres étaient remis sur-le-champ, sous forme d’une dotation produisant un revenu annuel de 245 000 livres. Le duc d’Orléans s’engageait de son côté à loger, meubler, faire servir les époux et à leur assurer au surplus un revenu de 400 000 livres par an.

Le duc d’Orléans eut des bâtards, entre autres avec deux de ses maîtresses connues: une fille naturelle - Pamela Brûlart de Sillery (v. 1777-1831) - avec Félicité de Genlis avec laquelle il avait entamé une liaison à la fin des années 1760. Il eut aussi au moins un fils - Victor Leclerc de Buffon (1792-1812), dit également le chevalier de Saint-Paul- avec Marguerite Françoise Bouvier de la Mothe de Cépoy, comtesse de Buffon, qu'il avait rencontrée au Palais-Royal au début des années 1780.

Le duc de Montpensier et le comte de Beaujolais moururent tous deux, l’un au Royaume-Uni et l’autre à Malte, d’une tuberculose contractée lors de leur séjour en prison pendant la Révolution. Leur frère Louis-Philippe y avait échappé en quittant la France en même temps que Dumouriez, provoquant l’arrestation de toute la famille par mesure de représailles.

À force d’intrigues compliquées, Madame de Genlis parvint à être seule chargée de l’éducation de ces enfants - elle fut pensionnée en qualité de "gouverneur" des enfants d'Orléans à la suite du chevalier de Bonnard -, sur lesquels elle expérimenta ses idées pédagogiques "modernes".

Chartres avait eu la promesse, au moment de son mariage, que son beau-père solliciterait pour lui la survivance de sa charge de grand amiral de France. Il s’y prépara en faisant une carrière d’officier de marine. En 1772, il s’embarqua sur le vaisseau l'Alexandre avec le grade de garde-marine (aspirant). Après deux campagnes en 1775 et 1776, il fut promu lieutenant général des armées navales (contre-amiral). En 1778, lorsque les hostilités recommencèrent avec la Grande-Bretagne, il se vit confier le commandement de l’arrière dans l’escadre commandée par le comte d’Orvilliers. Le 27 juillet 1778, au large d’Ouessant, la bataille s’engagea. Une manœuvre commandée par d’Orvilliers amena les vaisseaux du duc de Chartres sur l’avant ; le prince n’hésita pas à foncer sur les vaisseaux britanniques, mais à la suite d’une mauvaise communication avec le vaisseau amiral, une erreur fut commise qui permit aux vaisseaux britanniques de prendre la fuite. La bataille se soldait par un demi-succès.

A Paris, chacun rendit d’abord hommage à la belle conduite du duc de Chartres avant qu’on ne reçût le témoignage des marins ayant participé à la bataille. Par peur d'exposer la vie du prince de sang royal, le capitaine du navire avait prétendu ne pas avoir compris l'ordre de manœuvre de l'amiral : il avait mis en panne sa division et envoyé un canot pour prendre les ordres de vive voix. Le retard ainsi provoqué empêcha le mouvement de la flotte française et permit aux Britanniques de s'échapper. Les moqueries qui s'ensuivirent dans tout Paris affectèrent profondément le duc.

L’année suivante, il commanda l’escadre d’évolutions qui fit le tour des îles britanniques et revint par les Pays-Bas. À son retour, il trouva son beau-père inquiet car on l’avait persuadé que Chartres voulait le dépouiller de sa charge de grand amiral. Le duc de Chartres écrivit à Louis XVI pour le détromper et, dans un souci d’apaisement, renonça à la marine en sollicitant le roi de créer pour lui un emploi de colonel général des troupes légères, ce à quoi Louis XVI consentit.

Mais en 1780, le roi lui refusa la permission de faire partie du corps expéditionnaire de Rochambeau qui partait pour l’Amérique.

Pair de France, Philippe d’Orléans fit de bonne heure preuve d’indépendance. Comme tous les princes des branches cadettes de la maison de Bourbon, il prit le parti des Parlements en 1771 et refusa de siéger au « parlement Maupeou ».

En 1771, il se fit élire grand maître du Grand Orient de France, qui venait d’être organisé. Adepte des idées nouvelles et grand admirateur des institutions britanniques, le duc de Chartres manifesta plus d’une fois avant la Révolution son hostilité au régime et à la Cour, notamment lors de l’assemblée des notables (1787).

À partir de 1785, devenu duc d’Orléans, il offrit au Palais-Royal - "l'anti-Versailles" - un centre et un point de ralliement aux ennemis de la cour. Chef du 3e bureau à l’Assemblée des notables (1787), il déclara que les États généraux avaient seuls le droit de voter les impôts, et protesta contre les édits bursaux : il fut exilé.

Dès le début des années 1780, le duc de Chartres avait connu des difficultés financières.

Son train de maison, tant en France qu'en Angleterre, était extrêmement dispendieux, et absorbait l’essentiel de son revenu. Par l'intermédiaire de Nathaniel Parker-Forth - ministre plénipotentiaire du roi d'Angleterre auprès de la cour de France et premier agent d'influence du gouvernement britannique et intrigant intéressé selon le comte de Montesquiou -, qui avait su se rendre indispensable pour lui et Mme de Genlis, Chartres effectuait avec sa suite nombreuse des voyages réguliers en Angleterre. À Londres, il avait obtenu du roi d'Angleterre l'autorisation exceptionnelle de disposer d'un palais princier à Portland place et une autre maison située Chapel Street, n°3 à Park Lane. De 1779 à 1789, Parker-Forth le mit peu à peu dans une dépendance dangereuse: à la fois affective - il supervisa l'adoption prétendue des filles du duc et de Mme de Genlis - et financière.

Il réalisa une spéculation immobilière restée célèbre au Palais-Royal. Depuis son remariage morganatique avec Madame de Montesson, son père le duc d’Orléans avait cessé d’habiter le Palais-Royal. Il en fit concession à son fils en 1776, et le lui abandonna en toute propriété en 1780. Peu après, en juin 1781, la salle de théâtre dite du Palais-Royal, qui se trouvait du côté de l’actuelle rue de Valois, brûla une nouvelle fois. Le duc de Chartres la fit reconstruire de l’autre côté par l’architecte Victor Louis (c’est l’actuelle salle de la Comédie-Française) et en profita pour réaliser une vaste opération immobilière autour des jardins du Palais-Royal : il fit édifier des immeubles uniformes, comportant des galeries marchandes au rez-de-chaussée surmontées d’appartements d’habitation. Les rues bordant l’ensemble furent baptisées des noms des fils du duc : Valois, Montpensier et Beaujolais.

Cette opération fut vivement critiquée. Le public, qui avait toujours été admis librement dans les jardins du Palais-Royal, critiqua leur rétrécissement. On jugea l’architecture mesquine. Louis XVI se serait moqué du duc de Chartres en lui lançant : « Eh, bien, mon cousin ! Il paraît que vous ouvrez boutique ? On ne vous verra plus que le dimanche ? ». Authentique ou non, le mot courut Paris, avec des dizaines d’épigrammes et de chansons. Mais l’affaire ne fut pas excellente et tarda à s’équilibrer, le duc ayant dû emprunter 4 millions pour financer les constructions, qui s’avérèrent difficiles à vendre et à louer.

La spéculation des arcades du Palais-Royal qui entraina aussi des procès nombreux de la part des riches riverains qui se trouvèrent privés de la vue sur les jardins, ne fut pas aussi rentable qu'il l'escomptait, tandis que le nombre des pensions qu'il accordait à ses protégés ne faisait qu'augmenter avec le temps (une association des créanciers du duc d'Orléans réunissant ces pensionnaires viagers fut d'ailleurs créée en 1792).

Ses dépenses excédaient de beaucoup ses revenus, et l’héritage de son père en 1785, qui était grevé de 2 millions de dettes, ne suffit pas à rétablir sa situation financière.

A la mort de son père en 1785 le duc de Chartes devenu duc d’Orléans avait pu obtenir du roi l’autorisation d’émettre un emprunt de 6 millions de livres (le prix de 2 vaisseaux de lignes ou de 3 frégates) portant création de 240 000 livres de rentes viagères tontinières à 4%, dit « tontine d’Orléans » (27 novembre 1785).

Pressé par ses créanciers, il obtint de la duchesse d'Orléans qu'elle consentît à engager sa dot, ce qu'elle fit. Puis il commença à aliéner un certain nombre de ses biens mobiliers et immobiliers en France pour les placer avantageusement, croyait-il, à la City. La mesure la plus connue et la plus spectaculaire est la vente à Londres de la magnifique collection de tableaux de maître des ducs d'Orléans, constituée par Richelieu puis par le Régent dont se chargèrent Edouard de Walckiers, Jean-Joseph Laborde de Méréville et John Christie, commissaire priseur à Londres.

Continuant de restructurer et placer ses biens mobiliers, il réunit un ensemble de bijoux et diamants de la famille d'Orléans qu'il fit passer en Angleterre via Saint-Omer en 1790 par l'intermédiaire de Nathaniel Parker-Forth, puis, en 1792, une cassette de diamants qu'il confia à Edouard de Walckiers pour être déposée chez Boyd et Benfield, banquiers Dover Street à Londres.

À la fin de 1789, il gagea la créance représentée par le capital de la dot de la reine d’Espagne d’un montant de 4 millions (V. biens de la maison d'Orléans).

En 1792 et 1793, il mit en ventes d'immenses terrains dans la région d'Avesnes, puis, à Paris, il vendit plusieurs immeubles dont la Chancellerie d'Orléans, rue des Bons-Enfants, les Ecuries d'Orléans, rue Saint-Thomas du Louvre, et d'autres immeubles dont le fameuse "Civette" dans le quartier du Palais-Royal.

Sous la pression du gouvernement britannique qui, selon le ministre des Affaires étrangère Montmorin et le comte de La Luzerne son ambassadeur à Londres, cherchait à fomenter des troubles en France, il fit procéder à d’importants achats spéculatifs de blé, qui avec la disette de 1789 déclencha les premières émeutes et particulièrement l'affaire du 6 octobre 1789. Dans cette affaire, le gouvernement Pitt joua un rôle essentiel puisque l'on sait aujourd'hui que c'est la banque britannique Turnbull et Forbes qui solda au nom du gouvernement britannique, auprès de la Municipalité de Paris, les acquisitions de blé à destination de l'Angleterre.

Pour accroître son revenu le duc souscrivit avec le prince de Galles, le duc d'York et le duc de Clarence, les trois fils du roi d'Angleterre trois emprunts obligataires à taux élevés, gagés sur le duché de Cornouailles. Cette longue négocation de deux ans (1789-1790) fut menée par Nathaniel Parker-Forth avec les notaires Rouen et Brichard. Il était entendu que le duc commencerait à percevoir ses dividendes après la mort du roi d'Angleterre.

Pendant la Révolution, l'expression "faction d'Orléans" revient souvent. Elle désigne généralement les individus politisés qui, entre 1788 et 1792, appartinrent à l'entourage du duc d'Orléans, tant reçus par lui à Monceau ou au Raincy, que par les membres de son entourage immédiat, principalement à Bellechasse chez le marquis et la marquise de Sillery-Genlis. Camille Desmoulins a parfaitement exposé les choses dans le Vieux Cordelier en réponse à une question de Charles Barbaroux sur son éventuelle appartenance à la "faction d'Orléans".

Si, les premières années, le duc d'Orléans n'a pas protesté publiquement lorsque le bruit courait qu'il pourrait être désigné par l'Assemblée comme Lieutenant général du royaume ou "régent", il s'en est défendu dès son retour d'Angleterre et il l'a publié et signé dans les journaux en août 1791. À partir de cette date, on peut assurer que l'expression "faction d'Orléans" ne le désigne pas et que l'on entend par là, par commodité de langage, ceux et celles qui, se réclamant de lui ou de son fils aîné, ne désespèrent pas, comme Laclos, Clarke ou Lauzun, de l'établissement d'une dynastie orléaniste.

Délégué aux deux assemblées des notables, le duc d'Orléans avait été élu député de la noblesse aux États généraux de 1789, s'était prononcé pour les idées nouvelles et fut du nombre des nobles qui donnèrent l’exemple de se réunir au tiers état.

Lié à Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau, espérant peut-être un temps le trône de Louis XVI, il dut s’exiler en Grande-Bretagne après les journées populaires du 4, 5 et 6 octobre 1789, pour éviter d'avoir à s'expliquer dans le cadre de l'instruction menée au Châtelet de Paris pour déterminer les responsabilités de ces journées révolutionnaires. C'est à Londres, à cette époque qu'il put négocier ses emprunts avec la couronne britannique.

Revenu en France en 1790, il décida de ne plus s'occuper de politique malgré la pression énorme de son entourage qui envisageait depuis 1789 un changement de dynastie en sa faveur.

Membre du Club des Jacobins depuis sa fondation, il était aussi membre fondateur du club de Valois qui s'opposait au club monarchique.

Après la fuite de Louis XVI à Varennes et la fusillade du Champ-de-Mars, le duc d'Orléans déclara solennellement, par écrit, qu'il renonçait absolument à toute intention de prendre la régence en France.

En 1792, il se rendit avec ses fils à l’armée du Nord, mais après la défection du général Dumouriez, il reçut l’ordre de la quitter.

Candidat à la Convention nationale en 1792 par le département de la Seine, il prit le nom de Philippe Égalité et fut élu grâce au soutien de la Commune de Paris. Une lettre écrite en 1793 de prison à son avoué Jean-Baptiste Lemaire, montre qu'il n'a jamais signé autrement: "Pourquoi m'appelez vous "Orléans" nom que vous savez que je n'ai pas signé depuis le début de l'assemblée constituante qui défendait de porter aucun titre ni nom de terre ? Est-ce qu'il y a un décret qui m'ordonne de m'appeler "Orléans" ? J'ai déjà fait cette question aux citoyens Gérard et Voidel, mais je n'y ai reçu aucune réponse; peut-être serai-je plus heureux en m'adresant à vous. Je désire le savoir car s'il y en a un, il est trop ridicule à moi de continuer a signer "Egalité". Cependant ce ridicule serait bien involontaire puisque je n'ai aucune connaissance que je doive signer autrement".

Quand son fils aîné (le futur Louis-Philippe Ier) suivit le général Charles-François Dumouriez dans son aventure personnelle, il devient suspect aux yeux des Montagnards.

Il fut décrété alors d'accusation, comme "partisan" des Girondins avec lesquels il n'avait pourtant jamais eu de relations. Arrêté le 6 avril 1793, le ci-devant duc d'Orléans, sa sœur la duchesse de Bourbon, et ses enfants furent détenus dans le fort Saint-Jean à Marseille.

Décrété d'accusation, il fut ramené à Paris, envoyé à la Conciergerie et jugé par le Tribunal révolutionnaire puis guillotiné le 6 novembre 1793.

Dans la requête présentée au tribunal de Paris par la duchesse d'Orléans pour obtenir sa séparation de biens (1792), elle déclarait qu'après avoir reçu en dot 6.100.000 livres et une rente perpétuelle de 50 000 livres, elle s'était vue contrainte d'engager toute sa fortune pour cautionner son mari qui ne lui allouait pour toute pension que 1000 livres par mois. Cette requête révèlait en outre que l'actif de Philippe, évalué 66.698.000 livres était absorbé par un passif de 75. 234.648 livres, réparti entre trois mille créanciers. Le jugement définitif de séparation ne fut rendu que le 8 octobre 1793, peu de jours abvant la mort d'Égalité dont la ruine était attribuée à ce que lui avait coûté la Révolution, mais en réalité, une grosse partie de sa fortune était en Angletterre.

Ses biens considérables furent en partie spoliés, et son fils Louis-Philippe 1er n'en recouvra qu'une partie. Une lettre du comte de Montesquiou qui s'est chargé des intérêts du fils aîné du duc, futur roi des Français, écrivait à ce sujet, pour ce qui concerne la partie placée en Angleterre: "Au moyen des indications que je peux vous donner, je crois qu'il ne vous sera pas difficile de remonter à la source des différents dépôts que feu M. le duc d'Orléans a faits en Angleterre, d'en constater les valeurs et d'en prévenir l'abus que les dépositaires pourraient être tentés d'en faire. J'aperçois un danger auquel il est important de parer. Les papiers de M. le duc d'Orléans, saisis à Paris, ont fort bien pu mettre, entre les mains de quelques membres des comités de la Convention nationale, les titres de ses propriétés anglaises; ceux-ci peuvent avoir été trafiqués, et peut-être même quelques dépositaire infidéle aurait pu négocier la remise de ces pièces.. Voilà ce qui rend important d'accélerer les informations afin de pouvoir mettre obstacle à ce brigandage". Deux noms ont été avancés, Bertrand Barère de Vieuzac, rapporteur et membre éminent du Comité de salut public, l'oganisateur de la Terreur, et le conventionnel Merlin de Douai, rédacteur de la loi des suspects, tous deux pensionnés par le duc d'Orléans et donc intéressés au contrôle de sa succession.

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Source : Wikipedia