Oloron-Sainte-Marie

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Posté par woody 24/03/2009 @ 02:12

Tags : oloron-sainte-marie, pyrénées-atlantiques, aquitaine, france

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Oloron-Sainte-Marie

Carte de localisation de Oloron-Sainte-Marie

Oloron-Sainte-Marie est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.

Son nom en gascon béarnais est Auloron-Senta-Maria en norme dite classique ("Aulouroû" en graphie mistralienne-fébusienne).

Les habitants sont appelés Oloronais.

Située au contact de l'Aquitaine et des Pyrénées, à 50 km de l'Espagne, et au confluent de deux gaves (torrents, dans les Pyrénées occidentales), les gaves d'Aspe et d'Ossau. Capitale du Haut-Béarn, la ville se situe à la naissance des trois vallées du Haut-Béarn : la vallée d'Aspe, la vallée d'Ossau et la vallée de Barétous.

La commune est le terminus provisoire de la ligne Pau-Canfranc avec 8 rotations TER quotidiennes. Le service est assuré au-delà d'Oloron par autocar.

Elle dispose d'un aéroport : aérodrome d'Oloron-Herrère.

Les terres de la commune sont arrosées par le gave d'Oloron (affluent du gave de Pau) formé dans la ville par la confluence du gave d'Aspe et du gave d'Ossau et par certains de ces affluents : le Vert (et ses tributaires, les ruisseaux le Littos, Coste-Darré et Bélandre), les ruisseaux l'Auronce, l'Escou, la Mielle, le Laberou, de Lamiellotte, l'Arrigastou, l'Ascle, de Rachette et du Termy. Des affluents du gave d'Aspe, les ruisseaux l'Ourtau (et son tributaire, le ruisseau de Laguns), Branas traversent également la commune. Le ruisseau la Lèze, tributaire du Luzoué et son affluent, le ruisseau l'Artigaus sont en outre présents sur le territoire de la commune.

Esquiule, Moumour, Ledeuix, Estos, Cardesse, Monein, Goès, Précilhon, Escout, Herrère, Ogeu-les-Bains, Buziet, Arudy, Escot, Asasp-Arros, Lurbe-Saint-Christau, Eysus, Gurmençon, Bidos, Agnos, Ance et Féas.

Le toponyme Oloron apparaît sous les formes Iluro (borne militaire), civitas Lurunensium : Elarona et civitas Elloronensium : Elinia (notice des provinces), Oloro civitas (506, concile d'Agde), Loron (1009, cartulaire de Saint-Sever), Elloreus (1073, inscription de Moissac), Holorna (vers 1080, cartulaire de Morlaàs), Eleron (XIe siècle, cartulaire de Bigorre), Oleron (1208, titres de Barcelone), Olero (1212, synode de Lavaur), Pagus Oloronensis (1235, réformation de Béarn), Sent-Grotz d'Oloron (1271, notaires d'Oloron), Oleiron (1286, registres de Bordeaux), Olaro (XIIIe siècle, chronique des Albigeois), Diœcesis Oleronensis (1289), Oloronium (1290, titres de Béarn), Oloroo (1343, notaires de Pardies), Oron (XIVe, Jean Froissart, livre III) et le Loron (1442, contrats de Carresse).

Le toponyme Sainte-Marie apparaît sous les formes Maria in Eleron (XIe siècle, cartulaire de Bigorre), Sancta-Maria de Olorno (1215, cartulaire d'Oloron), Nostre-Done de Lasee de Sancta-Maria et Nostre-Done de Lassee à Sente-Marie (1466, notaires d'Oloron) et Sainte-Marie-Légugnon (depuis la réunion de Légugnon, du 14 avril 1841 au 18 mai 1858).

Le toponyme Légugnon apparaît sous les formes Lugunhoo (1375, contrats de Luntz), Lugunhon (XIVe siècle, censier de Béarn), Sanctus-Johannes de Legunhon et Sanctus-Petrus de Legunhon (respectivement 1612 et 1619, insinuations du diocèse d'Oloron).

Création romaine au Ier siècle de notre ère sur la voie du col du Somport, elle doit son nom, Iluro, aux peuples aquitains apparentés aux Ibères. Établie pour l'essentiel à Sainte-Marie sur la terrasse alluviale sur laquelle sera établie la future cathédrale, c'est aussi une citadelle dotée de remparts sur la butte de Sainte-Croix d'Oloron. Le promontoire de Sainte-Croix en est l'oppidum. En 506, Gratus, premier évêque connu assiste au Concile d'Agde et devient Saint-Grat, dont la fête est aujourd'hui encore célébrée à l'automne.

Les grandes invasions vont plonger l'histoire d'Iluro dans l'oubli. Mais vers 1058, il semblerait que quelques habitats aient subsisté car l'évêque Étienne de Lavedan s'installe sur la terrasse alluviale où se dresse encore une chapelle dédiée à la Vierge. En 1080, le vicomte Centulle V le Jeune vient bâtir la nouvelle ville d'Oloron (nom médiéval dérivé d'Iluro) sur l'ancien oppidum romain.

En ces temps médiévaux, aucun autre emplacement ne pouvait être plus sûr que ce promontoire bordé sur les côtés est-ouest par des cours d'eau. Ce vicomte incite les populations à venir résider et commercer à Oloron en instaurant des privilèges juridiques et économiques contenus dans l 'acte de « poblacion » (ou peuplement), privilèges qui seront repris et renforcés en 1220 créant ainsi le For d'Oloron, le plus ancien du Béarn.

Entre temps, l'ancienne cité d'Iluro renaît de ses cendres et porte désormais le nom de sa cathédrale, Sainte-Marie.

Les descendants du vicomte s'employèrent à la construction des monuments à leur retour de la Reconquista ou des Croisades. Cependant, en 1214, Gaston VI Moncade dut céder les terres de Sainte-Marie, puis plus tard, celles des villages environnants aux évêques, car il était compromis avec les Albigeois hérétiques.

En 1385, Oloron comptait 366 feux, Légugnon 11 et Sainte-Marie 85. Paul Raymond note que Légugnon comptait une abbaye laïque, vassale de la vicomté de Béarn.

On assiste alors à une séparation des deux parties : Oloron, ville vicomtale et Sainte-Marie, ville épiscopale, qui deviennent rivales durant huit siècles environ, Sainte-Marie demeurant économiquement dépendante d'Oloron. Au XIIIe siècle, profitant de la croisade des Albigeois, l'évêque obtient la seigneurie sur Sainte-Marie et son hameau de Saint-Pée ; Oloron fait élargir ses privilèges avec son for, puis se voit dotée d'une enceinte et de deux ponts. Aux XIVe siècle et XVe siècle, elle obtient droit de marché et de foires et sa croissance aboutit à la création de faubourgs. C'est bientôt la capitale économique du Béarn, grâce à son commerce de transit avec l'Espagne et à l'essor de son artisanat textile.

Les Guerres de religion puis la Révolution suspendent à deux reprises cette prospérité. La rivalité entre les deux villes ne prend fin qu'avec la réunion de Sainte-Marie à Oloron, imposée en 1858 par le Second Empire, favorisant l'arrivée du chemin de fer en 1883 et la substitution de l'industrie à l'artisanat.

Du 11 octobre 1795 au 5 mars 1796, Oloron eut le statut de chef-lieu du département des Basses-Pyrénées que détenait Pau.

Oloron, Légugnon et Sainte-Marie se sont unies le 18 mai 1858.

D'argent à la vache de gueules, accornée, colletée et clarinée d'azur, surmontée d'une croisette tréflée du même.

La commune est l'une des aires urbaines françaises, ensemble continu de communes constitué par un pôle urbain (agglomération offrant au moins 5 000 emplois) et par des communes adjacentes (la couronne périurbaine) dont au moins 40 % de la population résidente active travaille dans le pôle urbain ou cette couronne. La commune dispose d'un conseil des prud'hommes. Un peloton de gendarmerie de haute montagne y est stationné.

Mais Oloron est aussi connue comme étant la capitale du béret basque, qui comme son nom ne l'indique pas est d'origine béarnaise. Autrefois florissante, cette activité a subi de plein fouet la crise de l'industrie textile. Aujourd'hui, il ne reste qu'une seule société, Béatex, employant environ 80 personnes, sous la marque Pierre Laulhère. La commune a également une activité fortement agricole (élevage, polyculture, maïs).

La ville a obtenu le label Ville d'art et d'histoire en novembre 2006. Le festival du film web amateur a lieu chaque année au printemps à Oloron-Sainte-Marie. Son objectif est de montrer sur grand écran les meilleurs courts-métrages amateurs diffusés sur Internet et de récompenser le talent et l'inventivité de leurs jeunes réalisateurs.

Le festival d'Oloron, « Confluence des musiques et danses du monde », a lieu tous les deux ans (première édition : du 28 juillet au 3 août 2008) pour accueillir des artistes venus des quatre coins du monde afin de mélanger cultures et traditions.

La commune dispose d'un théâtre (espace culturel Pierre Jéliote) et d'une médiathèque intercommunale.

La commune a été récompensée de trois fleurs au concours des villes et villages fleuris 2006.

Chaque année, la ville élit le meilleur sportif oloronais de l'année.

Oloron a été élue « ville la plus sportive de France 2002 ».

La commune dispose de cinq écoles primaires, d'une école élémentaire confessionnelle, de deux collèges (collèges Tristan Derême et des Cordeliers), d'un lycée (lycée Supervielle), d'un lycée confessionnel, de deux lycées professionnels (lycées Guynemer et du IV septembre 1870) et d'un lycée d'enseignement professionnel agricole.

La commune possède une école Calandreta (Calandreta Auloronesa). La Calandreta, école laïque et gratuite où on parle béarnais, existe depuis 1981 à Oloron-Sainte-Marie. Elle accueille les enfants de la TPS (toute petite section à partir de 2 ans) jusqu'au CM2. Calandreta signifie alouette.

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Arrondissement d'Oloron-Sainte-Marie

L'arrondissement d'Oloron-Sainte-Marie est une division administrative française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.

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Aire urbaine d'Oloron-Sainte-Marie

L'aire urbaine d'Oloron-Sainte-Marie est une aire urbaine française centrée sur la ville d'Oloron-Sainte-Marie.

D'après la définition qu'en donne l'INSEE, l'aire urbaine d'Oloron-Sainte-Marie est composée de 25 communes, situées dans les Pyrénées-Atlantiques. Ses 21 994 habitants font d'elle la 245e aire urbaine de France.

8 communes de l'aire urbaine sont des pôles urbains.

Voici la liste des communes françaises de l'aire urbaine d'Oloron-Sainte-Marie.

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Cardesse

Carte de localisation de Cardesse

Cardesse est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques et la région Aquitaine.

Le terroir occupe un versant de coteau sur la rive gauche du Luzoué et s’étend en rive droite à la colline du Turon et, au sud-est, à la colline boisée et fourragère appelée Larrayadiu, « l’ensoleillée », donnée par le seigneur de Ledeuix en 1355 et arrachée aux revendications de la communauté de Monein après un long procès aux XVIIIe et XIXe siècles. Le village est traversé par la route départementale n° 9 reliant Orthez à Oloron-Sainte-Marie en passant par Monein, tracée au XVIIIe siècle par l’intendant d’Étigny.

La commune est traversée par le ruisseau le Luzoué et par son tributaire, le ruisseau la Lèze et les affluents de celui-ci, les ruisseaux de Malarode et l'Artigaus alimenté lui-même par le ruisseau de Labaigt.

Le toponyme Cardesse apparaît sous la forme Cardesa (1548, réformation de Béarn). Ce nom est très probablement rattaché à la culture du chardon à foulon, la cardèra, comme l'attestent d'autres lieudits, en particulier près de Nay.

Le village de Cardesse est l’ancienne bastide de Barelhes (les façades des maisons autour de l’église reprennent le tracé des « places » primitives) fondée en novembre 1324 par le vicomte Gaston II de Foix-Béarn dans la vallée supérieure du Luzoué, aux confins de Lucq-de-Béarn, de Monein et des herms du Laring et de Lédeuix. Le nom de Barelhes ne s’imposa pas et le village prit finalement, dès la deuxième moitié du XIVe siècle, celui de « Cardesa », nom primitif du territoire (un herm) sur lequel il avait été bâti. En 1385, Cardesse, annexe de Monein, comptait 50 feux.

Fondé sur le territoire de Monein, le village de Cardesse constituait une « marque », un quartier, de Monein : les Cardessiens dépendaient de la communauté d’habitants de Monein. Mais en même temps, depuis l’origine du village, ils formaient une communauté particulière avec ses propres jurats, syndics et gardes. En 1790, l’Assemblée nationale reconnut Cardesse comme municipalité distincte de Monein. Après de vifs débats lors de la création des districts révolutionnaires, Cardesse fut rattaché à celui de Lucq, avant que la création des cantons ne lie finalement le village à celui d’Oloron-Est. Le canton reste à ce jour le seul rattachement institutionnel de Cardesse au Haut-Béarn.

En 1332, Gaston II de Foix-Béarn échangea le village et le terroir de Cardesse à Fortaner de Lescun, seigneur d’Esgoarrabaque, contre la viguerie de Monein. Cardesse n’était pas seigneurie noble et jusqu’au milieu du XVIe siècle elle fut une « dépendance » du fief noble d’Esgoarrabaque.

De nombreuses familles se sont succédé comme seigneurs de Cardesse : les Esgoarrabaque, les seigneurs fuxéens de Mignos puis de Castelbon au XIVe siècle. Les membres de la maison de Béarn la possédèrent au XVe siècle. On doit à Marguerite de Béarn et à son époux Jean de Méritein (sénéchal de Béarn) dame et seigneur d’Esgoarrabaque et de Cardesse la construction de la demeure seigneuriale de Cardesse, qui n’existait pas auparavant, sur l’emplacement de la maison et les terres appelées « d’Arimpné », acquises en 1480 à Arnaud d’Arimpné.

Au XVIe siècle, par Jean de Méritein, la seigneurie passa à la maison de Méritein puis, par sa fille Catherine, aux seigneurs de Sainte-Colomme. En 1566, après la défaite des catholiques, dans les rangs desquels s’était rangé Jacques de Saint-Colomme, les domaines d’Esgoarrabaque et de Cardesse furent saisis sur ordre de Jeanne d’Albret. En fuite en Espagne, Jacques de Sainte-Colomme réapparut en France dans l’entourage de Bernard de Nogaret de La Valette, frère du Duc d’Epernon. Déjà gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, il devint gouverneur militaire de Toulon, charge créée alors et dont il fut le premier titulaire.

La seigneurie de Cardesse, définitivement dissociée de celle d’Esgoarrabaque, appartint ensuite à des personnalités ou familles tantôt moneinchonnes, tantôt oloronnaises. Le premier de ceux-ci fut Arnaud de Faurie, trésorier de Béarn, jurat de Monein et protestant (1570-1597). Pierre de Lostal, fils d’un marchand d’Oloron, seigneur également de Saint-Dos et Buziet, conseiller d'État du roi, procureur général, puis vice-chancelier de Navarre la lui reprit (1597-1604). Gaillard de Lane, notable moneinchon et trésorier de Béarn, puis sa fille Marguerite (1604-1640) lui succédèrent. Son rachat par la famille oloronaise des Lassalle (ou La Salle) permit à celle-ci d’entrer aux États de Béarn (1640-1710). À leur suite, les Péborde (1710-début XIXe siècle), marchands oloronais, accédèrent de même à la noblesse et au Parlement de Pau, à la mairie de Pau, enfin à la présidence des États généraux de Béarn en 1788. En 1790, Marie-Anne de Péborde épousa à Cardesse Pierre-Clémen,t baron de Laussat, futur commissaire de Napoléon Ier lors de la vente de la Louisiane aux États-Unis, puis préfet colonial de Martinique et préfet maritime d’Anvers, enfin gouverneur de Guyane pendant la Restauration.

Une deuxième maison noble, au titre contesté aux XVIIe et XVIIIe siècles cependant, existait à Cardesse : la maison Lembeye, semble-t-il anoblie en 1472 par la reine Madeleine de Navarre. La maison « Lembeye » resta jusqu’au XVIIIe siècle aux mains de la famille du même nom. Au début de ce siècle, Bernard Lacoarret, originaire d’Accous et avocat au Parlement de Navarre, épousa damoiselle Marie de Lembeye. Leur fils, Jean-Victor Lacoarret était cité en 1759 comme « bourgeois ». Les Lacoarret cessèrent le faire-valoir direct pour donner les terres et une partie des bâtiments en métayage. La « maison » était la plus importante propriété de Cardesse en superficie après le domaine des seigneurs de Cardesse.

La commune fait partie des zones AOC du vignoble du Jurançon et Béarn. L'activité est principalement agricole (vigne, élevage, pâturages).

Au sommet de la colline appelée « Le Turon », dominant le village de Cardesse, une terrasse, délimitée par un talus de six à huit mètres et, à ses extrémités sud-est et nord, par deux escarpes et contre-escarpes, possède toutes les apparences d’une enceinte de type protohistorique. De sa fonction, nous ne savons rien. Un acte daté de septembre 1685 indique finalement que les habitants de Cardesse ayant érigé trois croix « au som deu turon », avaient transformé le site, particulièrement dominant, en calvaire.

Dans et à l’aval du vallon dit de « Broucas », deux grosses pierres (30 x 50 x 60 cm environ) pourraient être, sous toutes réserves, les bornes placées en 1324 lors de la délimitation par Gaston II de Foix-Béarn du bois et herm du Laring que les communautés d’habitants d’Oloron, Goès et Monein se disputaient.

En 1771, un nouveau procès donna lieu à un nouveau bornage, matérialisé par des pierres blanches (30 x 20 x 40 cm environ). On en trouve quatre aux abords de Cardesse, sur le coteau du Trépé, en amont et en aval du vallon de « Broucas », au bas de la colline au sommet de laquelle se trouve la maison appelée « Malarode ».

Le texte encadre une frise au décor végétal ; on retrouve ce motif de tige à feuilles opposées sur le linteau du portail de la maison « Casaux dit Tourné » et sur une dalle funéraire sur le sol de l’église.

Dans deux maisons, les consoles de cheminées sont ornées de sculptures, dans l’une de figurines de forme fœtale, dans l’autre de visages humains ornés d’une collerette ou d’une fraise dans l’une ; l’un est coiffé (frange haut sur le front) et porte le bouc et la moustache ; les regards sont vides, les bouches entr’ouvertes.

Ces deux moulins étaient, sous l’Ancien Régime, propriétés des seigneurs de Cardesse.

Au pied du pont de la Pouble, fut construite à la fin du XIXe siècle une scierie dont l’énergie était fournie par une retenue d’eau dont les vestiges maçonnés subsistent encore dans le lit de la rivière.

Outre quelques gués, cinq ponts franchissent le Luzoué à Cardesse. Outre les deux ponts successifs à l’entrée de Cardesse en venant de Monein, à parapets en galets pierres maçonnées et au tablier plat (l’un franchissant le baniu aval du moulin de Minvielle, l’autre le Luzoué), sont surtout remarquables les ponts à arche unique maçonnée en berceau de « la Pouble » (XIXe siècle), de « Guilhem », enfin celui de la maison Lacroutz. Des passerelles enfin servaient aux piétons : les tabliers ont disparus mais elles ont laissé sur les berges du Luzoué leurs piles d’ancrages en pierre de taille et galets maçonnés, aujourd’hui cachées par les hautes herbes et le lierre : une menait vers le moulin de Haut (une cinquantaine de mètres en amont du pont sur la route départementale 9), une autre sert encore au « Barta » de Capdevielle.

L’acte de fondation de la bastide en 1324 ne prévoyait pas la construction d’un lieu de culte : hameau et quartier de Monein, le village neuf dépendait de la paroisse de Monein ; pour suivre la messe et recevoir les sacrements, ses habitants devaient se rendre à l’église Saint-Pé de Monein (l’actuelle église Saint-Girons n’étant pas encore construite) située à quelques 7 km, à un peu plus d’une heure de marche environ.

Vers 1333, à la demande des habitants qui se plaignaient de l’éloignement de l’église de Monein, Fortaner de Lescun seigneur d’Esgoarrabaque et nouveau seigneur de Cardesse, finança la construction d’un oratoire fondé sous l’invocation de Notre-Dame ; il était de la forma et deu gran et de la condition et estament de la glisie destialesc. La porte dite « des cagots » (qui s’ouvre aujourd’hui sur le bas-côté nord de l’église) pourrait être un vestige de l’oratoire primitif. Son encadrement en pierre et le linteau, en pierre calcaire des carrières de Lasseube ou d’Estialescq, semblent en effet de facture ancienne. Le linteau, à soffite surélevé, est décoré d’un arc en accolade délardé sur deux ressauts de moulure au profil en cavet droit. L’accolade est reprise sur le front par une moulure en canal.

Le service de ce nouveau lieu de culte, et l’autorité et les droits spirituels et temporels de l’abbé laïque et du curé de Monein sur ses paroissiens de Cardesse furent définitivement assurés par la fondation en 1517 (par ces mêmes paroissiens) d’une prébende ou chapellenie perpétuelle en l’église paroissiale de Saint-Girons de Monein. Dédiée à l’invocation de Notre Dame, elle avait pour patron l’abbé laïque de Monein.

Dotée d’une somme de 400 florins, la prébende dispensait les paroissiens et habitants de Cardesse de certaines charges qu’ils étaient tenus de faire au curé de Monein, ainsi que de certaines oblations et devoirs pour lesquels ils étaient tenus d’aller certains jours de l’année en l’église paroissiale de Monein. Cette somme devait encore servir à la rémunération du nouveau vicaire nommé pour servir a la glisie et parrochiantz deudit Cardessa et administrar los sacramentz et autres necessaris aixi que cascun rector es tengut. Les paroissiens et habitants de Cardesse, demandant enfin, instamment, que le vicaire fasse residencie à Cardesse, promirent, pour cela, de lui donner ou (faire) construire une mayson honesta.

Après l’intermède protestant, l’église est citée en 1578 comme lo tenple de Cardessa, la vicairie perpétuelle de Cardesse fut érigée au milieu du XVIIe siècle en paroisse succursale dont l’abbé laïc de Monein restait cependant patron. Située au cœur d’une vaste zone d’habitat dispersé, l’église de Cardesse servait également aux habitants des quartiers de Monein, Lucq, Goès et Lédeuix dont les maisons étaient plus éloignées de leurs églises paroissiales respectives.

La nef, dans ses dimensions actuelles, fut construite au XVe siècle ou au XVIe siècle. Le XVIIe siècle fut essentiellement une période de travaux d’entretien et de réparations (toit, murs, clocher). En 1701, le marguillier se rendit à Lescar afin d’obtenir la permission de réhabiliter l’église qui ere censade poluade a cause dun acciden qui arriva le jour de saint Jean d’autant qu’il y eut effusion de sang ! Un clocher-mur, ou « pene », d’une hauteur de trois cannes (5,50 m environ) se dressait à l’ouest ; celui-ci subsiste peut-être encore dans les épaulements du clocher visibles dans sa partie médiane, au-dessus du toit de la nef. En 1734, il fut remplacé par le clocher-porche actuel, aux trois arches en berceau. Celui-ci fut rapidement bouché, sur deux de ses entrées, par deux appentis servant l’un de sacristie, l’autre d’école. Jusqu’au milieu du XIXe siècle, était accolée au chœur (selon un acte de 1709, sa porte répondait au grand autel) une petite chapelle privée, dite « chapelle de Lacroutz », du nom de la famille qui l’avait faite construire lors de la fondation et construction de l’église Notre-Dame de Cardesse. D’autres travaux eurent lieu à la fin du XVIIIe siècle ; à cette occasion fut posée, au-dessus de la porte d’entrée de l’église sous le porche, la plaque en pierre blanche sculptée d’une croix et des inscriptions « INRI » et « 1780 ». Enfin, à la fin du XIXe siècle, l’église s’agrandit d’un bas-côté, au sud, gagné sur le cimetière transféré alors à la sortie du village. Cette extension rendit aveugles les deux anciens vitraux latéraux de la nef (aux motifs identiques de croix de Saint-Louis, croisillons et motifs végétaux). Elle rompit également l’alignement, par delà la rue principale, de l’ancienne façade méridionale de l’église avec celle de la demeure seigneuriale. Les murs extérieurs, près du porche, où se mêlent pierres de taille (dont une pierre ayant servi d’affûtoir et portant la marque des couteaux et autres outils contre laquelle ils furent aiguisés et une autre gravée d’une date dont on ne devine que les deux premiers chiffres « 16… »), briques et galets liés avec du mortier, laissent voir les traces des nombreuses et successives reprises de l’édifice. A l’intérieur, près de l’entrée, un bénitier rectangulaire en marbre gris, dont seules trois faces sont visibles, est sculpté, à l’intérieur d’aires circulaires, de croix de Malte et de motifs floraux à six pétales rayonnants. Sur une face, de part et d’autre d’une croix de Malte sont gravés les chiffres « 17 » et « 33 », pour la date 1733 ; le « 1 » est toutefois masqué, le bénitier étant engagé dans le mur. Une tribune en bois à deux étages surplombe l’entrée. Sur le sol de la nef, on verra, par endroits, quelques dalles funéraires des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, gravées de croix latines, de Malte et de motifs végétaux (frises) ou floraux rayonnants et des noms et dates des défunts. Les deux vitraux du chœur représentent à droite Saint Jean-Baptiste et à gauche Saint Georges armé et revêtu de son armure, le dragon terrassé à ses pieds.

Le maître-autel est orné en façade de motifs végétaux dorés entrelacés et, en position centrale, d’un agneau pascal couché sur un autel drapé d’or. Il est posé sur une estrade de bois à deux degrés, marquetée d’une croix de Malte et d’un motif floral rayonnant, respectivement centrés et inscrits dans un cercle. Deux niches dorées et situées de part et d’autre du tabernacle accueillent des statues dorées également de Saint-François et Sainte-Claire. Le tabernacle, doré, qui présente sur sa face un ciboire encadré des bustes en médaillon, est surmonté d’un crucifix doré et couronné d’un dôme soutenu par deux colonnes ; l’arrière plan représente enfin la colombe du Saint-Esprit. Le retable, disjoints du maître autel (signe d’hétérogénèse ?), comporte des ornements que l’on retrouve dans l’église Saint-Jacques de Saint-Goin et dans la chapelle Saint-Joseph de l’église de Géronce : buste de Dieu-le-Père sur le fronton (celui-ci toutefois triangulaire et brisé), ailerons aux volutes de feuilles d’acanthe, tableau central, têtes de chérubins ornant l’entablement de la partie médiane du retable, doubles rameaux d’olivier noués sur la base des ailerons du retable (église de Préchacq-Josbaig). Le tableau central représente la Sainte Vierge dans un style inspiré de Murillo. La tradition rapporte que le maître-autel et son retable proviendraient de la chapelle de l’ancien couvent des Capucins de Pau : à la Révolution, le couvent devenu bien national fut adjugé au Baron de Laussat ; lors de la démolition du couvent, peut-être Pierre-Clément de Laussat fit-il transporter dans l’église de Cardesse, où il se maria, un des autels des quatre chapelles que comptait le couvent ?

Chacun des deux bas-côtés est doté d’une chapelle. L’autel de celle dédiée à Saint-Joseph (bas-côté sud) est un ancien autel à la Vierge, comme en attestent les monogrammes toujours visibles sur le devant de l’autel et sur les côtés du retable semblables à celui inscrit sur le fronton du retable de la chapelle de la Vierge de l’église de Géronce. La statue de Saint-Joseph trône finalement sous un dais ; elle n’est pas sans ressemblances encore, au moins pour le vêtement, avec celle de la chapelle Saint-Joseph de l’église de Géronce. L’autre, au bas-côté nord, dédié à la Vierge Marie, porte une statue de la Vierge à l’enfant (très expressifs), tous deux couronnés de diadèmes, en bois doré. Le devant d’autel porte un médaillon doré au monogramme marial couronné d’une croix enhendée sur motif solaire. La porte du tabernacle présente, dans une niche, une statuette du Christ aux outrages ; sur les côtés et les ailes, quatre autres niches sont aujourd’hui vides, à l’exception de celle du panneau droit du tabernacle accueillant une statuette en bois doré de Saint-Paul. Selon la tradition encore, cet autel proviendrait de la chapelle de Lacroutz.

Les derniers travaux de restauration (ravalement des murs de façades extérieurs, réfection des peintures intérieures, restauration du tableau de la Vierge du retable du maître autel) eurent lieu en 1992 et furent en partie menés ou coordonnés par les paroissiens.

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Jacques Dyssord

Jacques Dyssord, né à Oloron-Sainte-Marie en 1880 et mort à Villejuif en 1952, est un poète et écrivain français.

Le 4 janvier 1880 naît à Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques), petite ville du Béarn, Édouard Jacques Marie Joseph Moreau de Bellaing, deuxième enfant d’une famille aristocratique et très religieuse. Après des études à Toulouse chez les Jésuites il obtient une licence de droit. Son père espère une carrière militaire pour son fils mais le jeune Édouard préfère l’écriture. Il décide d’aller au bout de sa passion et part s’installer à Paris malgré l’opposition familiale.

En 1909 il publie sous le nom de Jacques Dyssord un recueil de poèmes Le Dernier Chant de l’Intermezzo. Les milieux littéraires remarquent alors ce jeune noctambule épris de liberté, c’est le succès. Il fréquente Guillaume Apollinaire, Tristan Derème, Jules Supervielle, se lie d'amitiés avec Francis Carco, André Billy, André Salmon, Laurent Tailhade, Jérôme et Jean Tharaud et Paul-Jean Toulet.

Il est tour à tour poète, romancier, journaliste, essayiste, auteur de pièces de théâtre. Travailleur infatigable, son Béarn natal, sa vie de bohème, ses voyages à l’étranger (Autriche, Tunisie, Grande-Bretagne) ainsi que des personnages historiques l’inspirent. Il écrit des chroniques, des nouvelles et des critiques littéraires, dans de nombreux journaux et revues, sous les pseudonymes de Jacques Dyssord mais aussi de Lazarille et de Jean Cardesse.

Il fait partie de la Société des gens de lettres (1929) et de l’Académie des lettres pyrénéennes.

Sa rencontre avec Marguerite Clot dite Margot va lui apporter la stabilité. Il adopte le fils de la jeune femme, William, qui mourra malheureusement au camp de Mauthausen en 1944 à l’âge de 32 ans.

Victime d’attaques concernant sa participation aux journaux parisiens pendant la guerre, Jacques Dyssord se retire en 1945 de la vie littéraire et décède le 19 décembre 1952 à Villejuif.

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Source : Wikipedia