Olivier Besancenot

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Posté par seb 01/03/2009 @ 09:03

Tags : olivier besancenot, politique

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Olivier Besancenot

Militants brandissant les drapeaux rouges de la LCR, à la la Mutualité à Paris, où avait été installé un écran géant, pendant qu'Olivier Besancenot tenait meeting.

Olivier Besancenot, né le 18 avril 1974 à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), est une personnalité politique française d'extrême gauche.

Facteur de profession, il est candidat de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) aux élections présidentielles de 2002 et 2007, où il recueille respectivement 1 210 562 et 1 498 581 voix.

Il est aujourd'hui porte-parole provisoire du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA).

Né dans le département des Hauts-de-Seine, il est le fils d'un professeur de physique au collège et d'une psychologue scolaire. Il est titulaire d'une licence d'histoire de l'université de Paris X – Nanterre.

Facteur depuis 1997, d'abord à Levallois-Perret, avant d'être affecté à Neuilly-sur-Seine à partir de 2000, il est aujourd'hui à temps partiel, à 80 %, travaillant du mercredi matin au samedi. Il déclare toucher 1 000 euros nets par mois,. En 2007, son patrimoine s'élève à 37 000 euros, 277 640 euros avec crédit. En 2003, avec sa compagne Stéphanie Chevrier, directrice littéraire chez Flammarion, il a un enfant.

Il se déclare athée, et se définit comme « militant révolutionnaire » et cite plus volontiers Rosa Luxemburg, Louise Michel ou Che Guevara que Trotsky.

Ses premiers actes de militantisme se font à Louviers, en 1988, à l'âge de 14 ans, dans le cadre de l'association SOS Racisme ; il intègre alors les Jeunesses communistes révolutionnaires (JCR). En 1991, il adhère à la LCR, et intègre le bureau national sept ans plus tard.

Il fonde, avec d'autres employés, une section CGT dans le supermarché Shopi de Levallois-Perret, où il travaille pendant ses études. Membre de Sud-PTT depuis 1997, il est attaché parlementaire d'Alain Krivine au Parlement européen entre 1999 et 2000, avant de reprendre son travail à La Poste.

Olivier Besancenot combat, avec son parti, le capitalisme. Ils dénoncent les profits réalisés par les entreprises, profits qui selon eux ont trop souvent tendance à se répartir davantage entre les « patrons et les actionnaires », au détriment d'une « redistribution des richesses » aux salariés. Selon les idées politiques de la LCR, cette « minorité concentrant la plupart des richesses » détiendrait entre ses mains l'avenir des décisions politiques, économiques et sociales, et ce en « exploitant la plupart des êtres humains ».

Devenu porte-parole de la LCR aux côté d'Alain Krivine et de Roseline Vachetta, il est désigné, au début de l'année 2002, pour représenter ses idées lors de l'élection présidentielle : à 28 ans, il est donc le plus jeune candidat. Dès son premier meeting, Olivier Besancenot donne le ton de sa campagne avec ce slogan : « Nos vies valent plus que leurs profits », avec notamment comme priorités une autre répartition des richesses, l'augmentation générale des salaires et des minima sociaux, l'interdiction des licenciements pour les entreprises bénéficiaires, la taxation des profits et des capitaux spéculatifs. Il obtient le soutien du philosophe Michel Onfray et du réalisateur britannique Ken Loach.

Inconnu du grand public lors de l'annonce de sa candidature, il connait cependant, lors des derniers jours de la campagne, une nette progression dans les sondages, passant de 0,5 à 4 %, dans les enquêtes de l'institut TNS Sofres. Le 21 avril 2002, il recueille 4,25 % des suffrages, soit 1 210 562 voix, et appelle à faire barrage au candidat du Front national, Jean-Marie Le Pen, au deuxième tour.

En juin 2004, lors des élections européennes, il est tête de liste LO-LCR en Île-de-France qui rassemble 2,78 % des suffrages, et n'obtient par conséquent aucun siège.

À partir de 2004, il se bat pour le « non » au référendum sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe, jugeant celui-ci libéral et antisocial. Le 29 mai 2005, le référendum est largement rejeté avec 54,67 % de « non ».

Cette même année, il devient membre et parrain du collectif « Devoirs de Mémoires ».

Les résultats du référendum motivent plusieurs groupes de la gauche antilibérale à poursuivre le rassemblement pour les élections de 2007.

En 2006, la LCR ne signe pas l'appel « pour un rassemblement antilibéral et des candidatures communes » car les formulations qu'il contenait laissaient « la porte ouverte à la reconstitution d'une gauche plurielle n° 2, c'est-à-dire l'alliance gouvernementale avec Ségolène Royal ou le soutien parlementaire à sa politique ».

Par conséquent, le 25 juin 2006, la conférence nationale de la LCR annonce la candidature d'Olivier Besancenot pour l'élection présidentielle de 2007. Dans le même temps, la conférence nationale de la LCR propose de retirer son candidat au profit d'un candidat unitaire si les clarifications sont faites quant aux relations avec la direction du Parti socialiste.

Le 20 décembre 2006, le PCF choisit Marie-George Buffet « pour porter le rassemblement antilibéral à l'élection présidentielle » ; le 21 décembre 2006, Olivier Besancenot appelle la gauche antilibérale à se rassembler autour de sa propre candidature. Le 29 décembre 2006, il reconnaît rencontrer des difficultés pour obtenir les 500 signatures de parrainage nécessaires pour être candidat à l'élection présidentielle française de 2007, mais il les obtient finalement.

Le 16 avril 2007, en meeting à Rennes, il déclare que « le vote LCR est un vote utile, un vote avec le cœur et avec la tête » avant de dénoncer la «  "droitisation" de la classe politique ».

Le 18 avril 2007, jour de son anniversaire, en meeting à la Mutualité à Paris devant plus de 4 000 spectateurs, ce qui en fait le plus gros meeting parisien du parti depuis 1968 et plusieurs milliers d'internautes, il expose son programme proposant l'interdiction des licenciements, une augmentation de tous les salaires de 300 €, un SMIC à 1500 € net tout de suite, la construction d'un million de logements sociaux et la création d'un service public de la petite enfance ainsi que du quatrième âge.

Le 22 avril 2007, il recueille 1 498 581 voix, soit 4,08 %, ce qui représente une augmentation de 287 019 voix par rapport à 2002 et le place en 5e position. Parmi les six candidats situés à la gauche du PS, il est le seul à échapper à la déroute. Avant le second tour qui oppose Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal, Olivier Besancenot appelle ses électeurs à manifester le 1er mai pour les « mesures d’urgence sociales » qu'il a défendues durant la campagne, avant d'appeler à « voter contre Nicolas Sarkozy, sans pour autant soutenir Ségolène Royal » dans ce qui lui semble être un « référendum anti-Sarkozy ».

Alors que Nicolas Sarkozy vient d'être élu à la présidence de la République le 6 mai 2007 avec 53,06 % des voix contre 46,94 % pour Ségolène Royal, Olivier Besancenot pose le constat (à propos des tentatives de rapprochements du PS avec le MoDem dans l'entre-deux tours) que « quand la gauche court après la droite, elle perd ».

Le 6 novembre 2008 à Paris, lors du premier meeting du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) dont la fondation, d'abord annoncée en janvier 2009, a été repoussée à février 2009, Olivier Besancenot a appelé à « changer ce monde avant qu'il ne nous écrase », légitimant la création d'un nouveau parti par une crise mondiale qui n'en est « qu'au début ».

À partir de début 2007, un texte diffamatoire circule sur Internet et notamment sur les sites d'extrême droite, lui prêtant une vie de luxe cachée et des connivences avec les médias, conduisant les journalistes de Rue89 à mener une enquête et à démentir la rumeur.

Le 11 mai 2008, Olivier Besancenot, devenu une figure du paysage médiatique français, est invité à l'émission de variétés de Michel Drucker Vivement dimanche. Cette médiatisation hors des débats politiques télévisés classiques va susciter des critiques y compris à gauche. Olivier Besancenot réplique que cela lui donne l'occasion de « plaider des causes en profitant d'une tribune permettant de s'adresser à des millions de personnes ». Son passage est un succès, puisque l'audience de l'émission a réuni jusqu'à 2,7 millions de téléspectateurs.

Bien qu'il ait réprouvé tout recours à la lutte armée, une controverse est née en juin 2008 de l'adhésion au NPA de Jean-Marc Rouillan, libéré après avoir passé dix-huit ans de prison pour deux homicides volontaires, puis réincarcéré à la suite d'une interview publiée par l'hebdomadaire L'Express.

Olivier Besancenot, qui dénonce les dangers du pistolet Taser depuis 2006, déclare lors du Grand Journal de Canal + le 2 novembre 2007 : « Le problème de ce petit pistolet, qui a l'air d'un jouet tout simple et très sympathique, c'est que ça a déjà causé des dizaines de morts aux États-Unis », allant jusqu'à avancer le chiffre de 150 morts sur un site internet et sur son blog. Cette quantification serait tirée d'un rapport d'Amnesty International qui anime notamment une coalition contre le Taser au Canada,. Aussitôt, la société Taser France, en fait la société SMP Technologies, distributeur exclusif en France du pistolet Taser, assigne en diffamation le porte parole de LCR. Cette affaire a fait l'objet d'une seconde audience devant le tribunal correctionnel de Paris le 22 octobre 2008. Noël Mamère est venu renforcer la défense d'Olivier Besancenot. Taser France a été déboutée de son action en diffamation par jugement du tribunal de grande instance de Paris, le 24 novembre 2008 : le tribunal donne à Olivier Besancenot le bénéfice de la bonne foi, en relevant qu'il s'exprimait en tant que responsable politique, dans le cadre du débat démocratique.

Entre temps, l'affaire rebondit lorsque le 5 mai 2008, le magazine L'Express révèle qu'Olivier Besancenot a été espionné entre octobre 2007 et janvier 2008 par une officine de renseignement privée, pour le compte de cette société. L'Express évoque ainsi des documents de l'officine faisant état des investigations sur le couple, par exemple, des photographies de la compagne d'Olivier Besancenot et de leur enfant au pied de leur immeuble, la localisation de leur appartement, des détails de leurs comptes bancaires, etc. Olivier Besancenot dénonce immédiatement les faits et porte plainte contre X pour atteinte à l'intimité de la vie privée, violation de secret professionnel et recel de violation de secret professionnel, souhaitant qu'une éventuelle enquête puisse déterminer l'origine de ces filatures et de ces agissements. Le 16 octobre 2008, Antoine Di Zazzo, PDG de SMP Technologies, ainsi que six autres personnes, sont mises en examen à l'issue de leur garde à vue. Cette dernière fait suite à la découverte de « liens comptables » entre le cabinet parisien de détective privé Dussaucy et la société SMP Technologies,.

Après une manifestation ayant eu lieu le 10 novembre 2008, Jean-Baptiste Casanova, directeur du centre de tri de la La Poste à Nanterre, porte plainte à titre personnel « pour violences volontaires aggravées en réunion, ». Olivier Besancenot était venu soutenir des salariés grévistes qui dénonçaient les « pressions » de La Poste les concernant, alors qu'ils mettaient en cause leur conditions de travail, la privatisation du service public et réclamaient une augmentation des salaires. Accusé d'avoir une responsabilité dans la bousculade au cours de laquelle, après une altercation houleuse, le directeur du centre de tri est tombé et se serait blessé, Olivier Besancenot est convoqué le 20 janvier 2009, au commissariat de Nanterre, avec deux autres syndicalistes de Sud-PTT pour s'expliquer. Selon lui, la chute du directeur serait une « simulation honteuse » et il serait en possession d'une vidéo montrant la réalité des faits. Pour sa part, La Poste a précisé que le directeur s'est vu délivrer un arrêt de travail de trois jours. À la sortie de cette convocation, Olivier Besancenot déclare que le plaignant aurait été « incapable de dire devant les policiers que l'un de nous l'avait bousculé ou touché ». Il annonce qu'il compte déposer plainte à son tour pour « dénonciation calomnieuse ».

Olivier Besancenot lors d'un meeting à Montpellier, en novembre 2008.

À Paris, en mars 2008.

Lors d'une manifestation contre le plan de réorganisation « Power 8 » à Toulouse, en mars 2007.

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Toulouse

Toulouse Vu par le Satellite SPOT

Toulouse (en occitan : Tolosa ) est une ville du Sud-Ouest de la France. C'est le chef-lieu de la Haute-Garonne et de la région Midi-Pyrénées.

Avec 437 715 habitants en 2006, elle est la quatrième commune de France en termes de population et son agglomération, la cinquième de France, regroupait en 2006 851 000 habitants et son aire urbaine 1 103 000. Ville à l'architecture caractéristique, Toulouse est surnommée la « ville rose » en raison de la couleur du matériau de construction traditionnel local, la brique de terre cuite. Autre surnom « fleuri » : la « Cité des violettes ». Il existe une Confrérie de la violette à Toulouse, où la production de cette fleur était très importante. La Violette est l'une des récompenses décernées par l'Académie des Jeux floraux de Toulouse.

Dans le passé, elle était appelée la « Cité Mondine » (la Ciutat Mondina en occitan), en référence à la dynastie des comtes de la ville qui se sont souvent nommés Raymond.

Berceau de la firme Airbus, Toulouse est aujourd'hui une technopole européenne qui regroupe de nombreuses industries de pointe en matière d'aéronautique, d'informatique et de spatial, ainsi que de nombreux instituts de recherche. C'est également une ville étudiante, la troisième de France avec 97 000 étudiants, dotée d'équipements culturels de prestige comme le centre des congrès, la médiathèque José-Cabanis, le Zénith, le musée d'art moderne et contemporain des Abattoirs, la cité de l'Espace ou encore le Théâtre national de Toulouse (TNT).

La ville rose connaît une forte attraction démographique et est considérée comme une des grandes villes européennes intermédiaires comme Lyon, Marseille, Florence, Hambourg ou Zurich. Si la croissance démographique se poursuit au rythme actuel, son agglomération entrera bientôt dans le cercle des agglomérations françaises de plus d'un million d'habitants. En 2005 et en 2008 une étude la classe deuxième ville française pour sa qualité de vie selon une plusieurs critères pré-définis.

La devise de la ville est « Per Tolosa totjorn mai » (« Pour Toulouse, toujours plus »).

Le nom de Tolosa n'apparaît pas antérieurement à des écrits en latin du IIe siècle av. J.-C. associé à celui des Volques Tectosages.

L'origine du nom de Toulouse est aujourd'hui encore incertaine. Toujours est-il que le toponyme serait antérieur à l'arrivée des Volques Tectosages, puisqu'il est difficilement explicable par le celtique.

Certains linguistes le considèrent comme ibère, voire aquitanique (ancêtre lointain du basque). Les premiers habitants de Tolosa auraient donc été des Aquitains, un peuple apparenté aux Basques. Des chercheurs pensent que le nom Tolosa pourrait être issu d'un terme *Tolso qui signifie « torsadée, tordue » tout comme la Garonne à cet endroit.

Enfin, selon une légende en vogue à la Renaissance, la ville rose aurait été fondée par Tholus, petit-fils de Japhet, lui-même deuxième fils de Noé, qui aurait donné son nom à la cité.

Par la suite, le nom latin Tolosa devient Tholose en Français, avant de se transformer en Toulouse, probablement sous l'influence de la prononciation occitane, vers la fin du XVIIe siècle.

Toulouse est située dans le Midi de la France, au nord du département de la Haute-Garonne, sur l'axe de communication entre la mer Méditerranée et l'océan Atlantique. Elle est située sur un coude de la Garonne qui, provenant des Pyrénées, s’oriente au nord-est avant de changer de direction au niveau de Toulouse pour se diriger au nord-ouest vers l’océan Atlantique. Vers le sud par temps clair, la chaîne de montagnes pyrénéenne est souvent visible. C'est sur ce coude de la Garonne, carrefour naturel des voies de communication que les premiers hommes à l'origine de Toulouse se sont implantés.

Le relief est marqué par la convergence des vallées d’affluents de la Garonne. L’Ariège au sud est dominée par les coteaux pentus de Vieille-Toulouse qui dominent la ville sur le promontoire de Pech David. L’Hers-Mort, qui se jette dans la Garonne au nord de Toulouse, forme une vaste plaine dite de « Lalande ». Elle est séparée à l’est par une ligne formée des collines de Montaudran et de Jolimont. À l'ouest de la ville, à bonne distance du centre-ville (six à sept kilomètres en moyenne), trois terrasses s'étagent pour atteindre les coteaux de Gascogne.

Elle est à la croisée de grands itinéraires européens, comme les axes majeurs Est Ouest E80 Rome Lisbonne, Nord Sud E9 Paris-Barcelone ou le futur itinéraire de désenclavement de la diagonale continentale Saragosse-Lyon.

Elle est distante de 243 kilomètres (A61-E80) de Montpellier en région Languedoc-Roussillon (environ 3 heures en voiture), 343 kilomètres (A64-E80) de Saint-Sébastien (en Espagne) (environ 3 heures de route), 330 kilomètres (A66-E9) de Barcelone par le tunnel du Puymorens (environ 2 heures 30 de route), 678 kilomètres (A20-E9) de la capitale française Paris (environ 7 heures de route), 244 kilomètres (A62-E72) de Bordeaux en région Aquitaine (environ 3 heures de trajet).

Géographiquement, elle se localise à 122 kilomètres du pic d'Aneto (3 404 mètres) point culminant des Pyrénées, source de la Garonne dans le massif de la Maladeta (Espagne), 144 kilomètres de la mer Méditerranée à Gruissan dans l'Aude à l'est, 233 kilomètres de l'océan Atlantique à Capbreton dans les Landes à l'ouest.

Toulouse connaît la particularité de se trouver à la jonction des trois types de climats tempérés : on y trouve un climat tempéré océanique, à influences méditerranéenne et continentale, caractérisé par un été sec et trés chaud, un automne bien ensoleillé, un hiver frais et un printemps marqué par de fortes pluies et des orages violents. Les vents dominants sont, par ordre d'importance, le vent d'ouest (amenant généralement l'humidité de l'océan Atlantique), le vent d'autan (venant du sud-est) et le vent du nord, nettement moins fréquent et généralement froid et sec (amenant l'air de masses anticycloniques froides placées sur le nord de l'Europe). Le vent d’autan est aussi appelé « le vent qui rend fou », voire « le vent du diable » en raison de l'influence sur les comportements humains et animaux (irritabilité, trouble du rythme cardiaque, accroissement du nombre des accouchements...) qui serait due à la forte ionisation de l'air qu'il apporte. Parfois, ce vent peut devenir très puissant comme le 4 mai 1916, où il renversa le train Toulouse-Revel.

Toulouse connaît en moyenne 24 jours de fortes chaleurs et 33 jours de gel par an. La température moyenne annuelle est de 14 °C. La température la plus chaude jamais enregistrée à Toulouse fut de 44 °C le 8 août 1923 (record français) et la température la plus froide de –18,6 °C le 15 février 1956. Le jour le plus arrosé eut quant à lui une pluviométrie de 82,7 mm le 7 juillet 1977 selon les sources de Météo-France.

Toulouse fut frappée par une tornade le 15 mai 1980 vers 20 h 15. La tornade s'était formée sur l'aéroport de Blagnac avant de continuer en direction de Toulouse pour finir sa course vers le quartier de Casselardit, près de Purpan. Cette tornade, classée F2, avec des vents de 200 km/h, arracha des toits et causa d'autres dommages importants. Le 3 février 1959 est le jour le plus enneigé avec 21 cm de neige.

Les températures moyennes sont:.

La rive droite de Toulouse se trouve sur une terrasse insubmersible sur laquelle la ville romaine s'est établie. C'est aussi sur cette terrasse que la ville marchande et commerciale de Toulouse s'est formée. De l’autre côté de la Garonne, se trouve la rive gauche avec l'ancien faubourg Saint-Cyprien, longtemps quartier pauvre car construit en dehors des remparts de la ville et en zone inondable : situé en contrebas de quelques mètres par rapport à la rive droite, le quartier Saint-Cyprien a souvent été soumis à de fortes inondations. Ainsi en 1875, le quartier Saint-Cyprien fut submergé par les eaux de la Garonne et plusieurs ponts furent emportés. Cette situation basse explique l'évolution de la courbe du fleuve au fil des siècles du côté de la rive gauche, entre la rivière Touch qui se jette au nord de Purpan et l’actuelle chaussée du Bazacle.

Le canal du Midi, œuvre de Pierre-Paul Riquet, qui reprend une courbe artificielle de la Garonne vers la Méditerranée, remonte au sud-est la vallée de l’Hers mort et traverse la rive droite de la ville.

La commune de Toulouse a une superficie de 11 830 hectares, soit environ 1 300 hectares de plus que Paris et 7 000 hectares de plus que Lyon, mais 12 000 de moins que Marseille.

Depuis plusieurs décennies, le dynamisme économique et la forte poussée démographique sont à l'origine d'une profonde mutation des infrastructures, des logements et des installations industrielles (forte artificialisation du territoire).

Sous le mandat de M. Moudenc, la ville de Toulouse a été divisée par la mairie en dix-sept grands quartiers possédant chacun une mairie de quartier et un maire délégué s'occupant de celui-ci. Ce découpage suivait le découpage historique de petits quartiers, d'anciens bourgs ou de villages comme Saint-Martin-du-Touch. Mais, il ne suivait pas le découpage cantonal qui coupe certains quartiers historiques en deux, comme le quartier des Minimes.

Depuis le 21 mars 2008, un redécoupage provisoire de Toulouse en six secteurs, a pour vocation, selon la nouvelle équipe municipale, à servir de support à un nouvel essor de la démocratie locale. Un nouveau découpage territorial doit être défini en concertation avec tous les Toulousains, avant l'automne 2008.

Amidonniers, Quartier Arnaud-Bernard, Bayard, Béarnais, Belfort, Bourse, Le Busca, Capitole, Carmes, Chalets, Compans-Caffarelli, Concorde, Dalbade, Daurade, Dupuy, Esquirol, Montplaisir, Port Saint-Sauveur, Saint-Aubin, Saint-Étienne, Saint-Georges-Occitane, Saint-Michel, Saint-Sernin / Taur, Salin, Université, Victor-Hugo.

Arènes, Bagatelle, Bordelongue, Bourrasol, Croix de Pierre, Saint-Cyprien, Desbals, Fer à Cheval, Fontaines, Fontaine-Lestang, La Faourette, Oustalous, Papus, Patte d’Oie, Rapas, Sainte-Cécile, TOEC.

Barrière de Croix-Daurade, Barrière de Paris, Borderouge, Croix-Daurade, Ginestous, Grand Selve, La Salade, Les Izards, Mazades, Minimes, Négreneys, Paleficat / Virebent, Ponts-Jumeaux, Raisin, Rixens, Sept Deniers, Trois Cocus.

Amouroux, Argoulets, Ayga, Bonhoure, Bonnefoy, Château de l’Hers, Côte Pavée, Gramont, Guilhemery, Jolimont, La Colonne, La Gloire, La Grande Plaine, Limayrac, L'Ormeau, Marengo-Périole, Montblanc, Montredon, Moscou, Pinel, Roseraie, Soupetard.

Crampel, Empalot, Île du Ramier, Jules-Julien, La Terrasse, Le Palays, Lespinet, Montaudran, Parc du Canal, Parc Toulousain, Pech-David, Pont des Demoiselles, Pouvourville, Rangueil, Les Récollets, Saint-Agne, Sauzelong.

Ancely, Arènes Romaines, Baluffet, Barigoude, Basso-Cambo, Bellefontaine, Casselardit, Guilhermy, La Cépière, Lafourguette, Lardenne, Les Capelles, Les Pradettes, le Mirail, Purpan, Reynerie, Saint Martin du Touch, Saint-Simon, Tabar.

L'architecture de Toulouse est marquée par la brique, dont la couleur chaude rouge-orangée lui confère le surnom de « ville rose ». Ce matériau a été introduit par les romains au Ier siècle av. J.-C., comme le montrent les ruines du rempart romain place Saint-Jacques. Autrefois, la brique était couramment recouverte d'enduit car elle était considérée comme la pierre du pauvre.

Elle est majoritairement utilisée dans la région car la pierre de taille y est rare et son transport très coûteux. Au contraire, l'argile est abondante et facilement malléable. Aujourd'hui, la brique est mise en valeur comme un symbole de la ville. Cependant, dans les constructions modernes, elle n'est utilisée que comme parement décoratif.

Toulouse comptait 226 154 logements en 1999. Les constructions neuves sont peu présentes puisqu'en 1999, seulement 16,8 % des résidences principales dataient de 1990 ou après. Près de la moitié du parc de logements date d'entre 1949 et 1974. 88,2 % des logements sont des résidences principales, réparties à 17,7 % en maisons individuelles et à 82,3 % en appartements (respectivement 68,2 % et 31,8 % dans la région). En effet, Toulouse compte de nombreux immeubles anciens, dont la majorité sont des résidences principales.

31,4 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre 64,1 % qui ne sont que locataires (respectivement 58,9 % et 35,6 % dans la région)'.

À noter qu’avec 28 642 logements HLM, soit 14,4 % du parc en 1999 (8,5% pour la région), la ville ne respectait pas les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes. En outre, en 1999, 9,4 % des logements étaient vacants, contre seulement 7,5 % dans la région. Depuis, la ville a atteint quasiment les 19% de logements sociaux, et impose dans tous les nouveaux quartiers un seuil de 30% de logements sociaux, au lieu de 20.

La plupart des habitations possèdent 4 pièces (36 %), ou 3 pièces (24,3 %), puis 2 pièces (21,8 %). Les petits logements restent peu nombreux (studios : 17,8 %). La ville possède par conséquent des logements de taille assez importante,. Enfin il faut préciser que ces logements sont bien dotés puisque 96,4 % ont le chauffage central et 53,9 possèdent un garage, box ou parking (respectivement 80% et 66,6 % pour la région).

Le prix du mètre carré en 2003 hors charge pour l'ensemble des logements est de 6,79 €/m2 soit 406,10 € pour 60 m2. Pour les logements en relocation, il est de 7,49 €/m2 soit 420,11 € pour 56 m2 et pour les logements datant d’après 1990, il est de 8,19 €/m2 soit 413,89 € pour 51 m2. Comme beaucoup de grandes villes françaises, Toulouse connaît depuis une quinzaine d'années une importante hausse des loyers. Elle concerne tous les types de logements. La hausse des loyers en 2003 pour les appartements est 2,8 % pour l'ensemble et 6 % pour un appartement reloué en 2002. Pour les maisons, la hausse est de 3,8 % pour l'ensemble et de 6,3 % pour une maison relouée. Les secteurs les plus chers sont le centre de Toulouse et le sud-est mais aussi de nouveaux quartiers comme Borderouge.

De nombreux projets sont inscrits dans l'optique du développement de la ville et de sa diversification économique. Une Ligne TGV Toulouse - Bordeaux est encore en cours de réflexion depuis le printemps 2001. Toulouse a longtemps utilisé sa plate-forme aérienne pour se rendre à Paris mais elle souhaite désormais augmenter son offre de transport en accueillant le TGV. Cette connexion se ferait via Bordeaux à l'horizon de l'année 2017. Mais cette ligne demande un financement important de 3 milliards d'euros qui est difficile à obtenir.

Le Tramway ligne « E » prévu pour 2010 sera la première ligne de tramway de la ville de Toulouse. Elle mesurera 11,2 kilomètres de Beauzelle près de l'AéroConstellation, site de construction de l'A380 d'Airbus, jusqu'à la station de métro des Arènes en centre-ville. Il n'est cependant pas prévu de desservir l'aéroport de Blagnac, même si le sujet est soumis à la réflexion du SMTC.

Un projet de grand contournement autoroutier de Toulouse ou de nouvelle rocade est aussi en réflexion pour permettre au trafic autoroutier de l'axe Bordeaux-Narbonne d'éviter l'agglomération toulousaine. Le débat sur l'utilité de ce contournement est en cours et son tracé n'est pas encore arrêté. Une liaison autoroutière entre Toulouse et Castres est également envisagée à la demande des laboratoires Pierre Fabre.

D'autres projets sont évoqués comme le projet de deuxième aéroport, celui de de ligne TGV Toulouse-Montpellier-Perpignan ou l'Aerospace Valley, d'un centre d'affaires d'au moins 500 000m² sur le site Raynal-Périole-Matabiau.

Les environs de Toulouse sont occupés dès le Paléolithique inférieur mais ce ne sont que des traces d'occupation humaine du Néolithique qui sont retrouvées sous forme de village comme à Villeneuve-Tolosane. D'autres traces d'occupations par l'homme au VIIIe siècle av. J.-C. et au VIIe siècle av. J.-C. ont été trouvées comme en témoigne la nécropole du quartier Saint-Roch (vers la rue du Feretra), mise au jour en 2002.

Dès la moitié du IIIe siècle av. J.-C., bien avant l'installation romaine, le Languedoc occidental est occupé par une confédération de peuples gaulois, les Volques Tectosages, parmi lesquels un peuple, celui des Tolosates, occupe les environs de Toulouse. Au IIe siècle av. J.-C., une vaste agglomération, Tolosa, est constituée et devient le siège de la capitale des Volques Tectosages. Des témoignages de cette occupation ont été retrouvés dans le sud du site actuel de la ville (quartier Niel), mais aussi à Vieille-Toulouse et sur le promontoire de Pech David. Les Tolosates entretiennent des liens commerciaux avec l'Espagne et l'Italie et le reste de la Gaule par l'échange de vin, le blé et de métaux. De nombreuses amphores ont été retrouvées et prouvent la vigueur de ces échanges.

D'abord alliés de Rome, les Volques Tectosages se révoltent et sont défaits par les Romains en 107 av. J.-C., et Toulouse (Tolosa en latin) devient romaine. La ville protohistorique est alors un important centre administratif et militaire de la province Narbonnaise. Sous Auguste, vers la fin du Ier siècle av. J.-C., une ville nouvelle est établie à l'emplacement du centre historique actuel de Toulouse. Les Gallo-Romains, comme en d'autres grandes villes, édifient des aqueducs ainsi que de nombreux bâtiments maintenant détruits : un théâtre, un amphithéâtre de 14 000 places, des thermes et plusieurs temples. Dès l'an 30, ils entourent la ville d'un grand mur d'enceinte fait de briques dont des pans sont encore debout de nos jours.

En 250, Toulouse est marquée par le supplice de Saturnin de Toulouse qui deviendra Saint-Sernin. Cet épisode marque l'apparition d'un culte minoritaire dans le Haut-Empire. Le IIIe siècle et IVe siècle est prospère et la ville grandit. La première basilique Saint-Sernin est construite en 403 avec l'essor du christianisme dans la région. La brique est largement utilisée comme matériau de construction. En 413, les Wisigoths envahissent la ville et choisissent Toulouse comme capitale de leur royaume. Ayant une culture et une religion différente, les Gallo-romains et les Wisigoths se côtoient à Toulouse sans se mélanger jusqu'en 508 lorsque Clovis prend la ville, après avoir vaincu les Wisigoths à la bataille de Vouillé (en 507).

Les Francs ne restent cependant pas à Toulouse et la ville, maintenant coupée de la Méditerranée, perd de son influence. Elle sert surtout de place-forte face à la Septimanie à l'est et l'Espagne au sud, détenus par les Wisigoths. Elle reprend néanmoins son indépendance pour former en 629 l'éphémère Royaume de Toulouse puis devient au VIIe et VIIIe siècle la capitale d'un grand duché dont les frontières vont des Pyrénées à la Loire, et de Rodez à l'Océan. En 721, la ville est assiégée par l'armée arabe, qui est finalement défaite lors de la bataille de Toulouse le 9 juin 721, signant la fin de sa progression vers le nord. Au Moyen Âge, la ville reste longtemps indépendante. Les comtes de Toulouse étendent leur domaine sur la plus grande partie du Midi de la France. Témoin de la présence des comtes de Toulouse, les restes des fondations du château comtal ont été récemment mis au jour près de la porte sud de la ville médiévale à l'emplacement de la place du Salin. Le christianisme s'impose à Toulouse et de nombreuses églises sont construites. En 1096, le pape Urbain II se rend à Toulouse pour consacrer la basilique Saint-Sernin. La cathédrale Saint-Étienne est édifiée au XIIIe siècle.

En 1152, un conseil commun de la Cité et des Faubourgs est mis en place par le comte. C'est le « capitoulat » formé de douze capitouls qui assurent dans un premier temps un rôle judiciaire. Puis ils acquièrent du pouvoir en rendant des ordonnances, percevant des taxes, levant une milice et assurant l'ordre et la justice dans la ville. En 1190, ils acquièrent une maison commune contre les remparts à proximité de la porte nord, qui deviendra le Capitole, aujourd'hui symbole de la ville. Cette période permet l'instauration de nombreuses libertés municipales. À la suite de la révolte du 6 janvier 1189, le Comte ne conserve plus que le pouvoir de battre la monnaie, et de lever des troupes en cas de menace extérieure.

A la même époque, le catharisme se développe et provoque en 1209, le lancement de la Croisade des Albigeois. Malgré une victoire occitane, qui se dessina après bien des vissicitudes, celle-ci ruine le comté de Toulouse et provoque sa chute avec la signature du traité de Paris le 12 avril 1229. En 1271, il est intégré au domaine royal français et devient le Languedoc. L'Université de Toulouse est fondée à la même époque (en 1229).

Au XIVe siècle, la ville prospère grâce au commerce et devient la quatrième ville du royaume de France. Mais, en 1348, la ville est touchée par la peste noire qui reviendra en 1361 puis au XVe siècle. Elle doit aussi assurer l'effort de la guerre de Cent Ans et subir le brigandage. Les faubourgs sont détruits et la ville se replie derrière ses fortifications.

Durant la Renaissance, de la fin du XVe au XVIe siècle, Toulouse connaît une période de grande prospérité, grâce à l'industrie du pastel. C'est l'époque de construction de grands hôtels particuliers comme l'hôtel de Bernuy ou l'hôtel d'Assézat. La ville prospère et s'agrandit malgré le Grand incendie de Toulouse du 7 mai 1463 qui détruit les trois quarts de la cité et ruine plusieurs églises, couvents et autres édifices publics. Toulouse est la quatrième ville de France à accueillir l'imprimerie, en 1476. En 1560, les protestants et les catholiques s'affrontent dans de sanglants combats.

Au XVIIe siècle, le catholicisme triomphe. Les églises sont très fréquentées et de nombreux couvents s'installent en ville. Deux symboles de la ville, le Pont-Neuf et le canal du Midi, sont réalisés respectivement en 1632 et en 1682. Le Capitole est reconstruit, quant à lui, au XVIIIe siècle. En 1762, se déroule l'affaire Calas : le cas d'un protestant injustement condamné provoque une célèbre intervention de Voltaire.

Toulouse entre dans la Révolution sans grand heurt. Seuls quelques pillages et quelques attaques de châteaux se produisent, le pouvoir du Parlement est respecté car il fait vivre la ville. Des conflits éclatent lorsque la suppression des provinces et des Parlements et la réforme ecclésiastique sont déclarées en 1790 et 1791. Les jacobine parviennent à la maintenir hors de la révolte fédéraliste (ce qui est déterminant pour éviter la jonction entre l'Ouest et le Sud Est). De même, en 1799, les Républicains parviennent à faire échouer une révolte Royaliste. La ville est privée de son rang de capitale régionale et devient le chef-lieu de la Haute-Garonne.

Le 10 avril 1814, la bataille de Toulouse oppose les Hispano-Britanniques du maréchal Wellington aux Français du maréchal Soult, qui, bien que parvenant à résister, sont contraints de se retirer. La ville rose a donc été le théâtre de la dernière bataille franco-anglaise sur le sol français. La ville se rallie au roi Louis XVIII et à la Restauration après la chute de Napoléon Ier. Les Républicains et les Légitimistes sont majoritaires à Toulouse et il est difficile aux partisans de Louis-Philippe ou de Napoléon III de lutter contre leur alliance de circonstance. Les Républicains, en particulier Armand Duportal sont très actifs ; en 1848, la République est proclamée par Henri Joly depuis le balcon du Capitole ; en 1871 une Commune échoue.

Le 23 juin 1875, Toulouse connaît sa plus forte crue. Au débit de 8 000 m³ d’eau par seconde (300 m³ en temps normal), la Garonne monte à 9,47 m, inondant la quasi-totalité de la rive gauche, détruisant le pont d’Empalot, le pont Saint-Pierre et le pont Saint-Michel. Seul le Pont Neuf résiste. On dénombre 208 morts, plus de 1 200 maisons détruites et 25 000 sans-abri. Le 26 juin, le maréchal Mac-Mahon se rend à Toulouse. À la vue du spectacle, il prononce la désormais célèbre phrase « Que d’eau, que d’eau ! ».

L'arrivée au pouvoir des radicaux, commerçants et entrepreneurs républicains soutenus par le journal La Dépêche du Midi où écrit Jean Jaurès se traduit par de grands travaux urbains avec la construction des grandes rues de type haussmannien comme la rue Alsace-Lorraine et la rue de Metz ; la ville s'agrandit progressivement du fait de l'immigration espagnole et de l'exode rural.

Après la Première Guerre mondiale, Toulouse entre enfin dans l'ère industrielle avec la poudrerie, l'aviation et la cartoucherie, alors qu'elle était restée à l'écart de la révolution industrielle jusque là. Toutefois, paradoxalement, la population ouvrière était nombreuse, voire majoritaire, dans cette ville sans grande industrie: les multiples petites entreprises (chemiserie...) opposaient une foule d'ouvriers (socialistes) des petits indépendants (radicaux) et une population de tradition plus rurale (très catholique). Entre 1904 et 1924, les radicaux laissent progressivement la place à un socialisme municipal que dirigent Bedouce puis Billières.

Dans les années 1920, Toulouse est la ville des pionniers de l'aviation, sous l'impulsion de Pierre-Georges Latécoère, qui met en place des liaisons avec Casablanca et Dakar. En 1927, est créée l'Aéropostale, avec des figures comme Antoine de Saint-Exupéry et Jean Mermoz. Pierre-Georges Latécoère était venu dans la ville rose pour créer des wagons de chemin de fer, mais, lorsque la guerre éclate, il est chargé par le gouvernement de développer des avions sur son site industriel de Montaudran. Quand la guerre se termine, il reste passionné par l'aviation et son site initial de fabrication de wagons est désormais une chaîne de montage d’avions de guerre. C'est à ce moment qu’il relève le défi de créer l’Aéropostale. Avec les anciens avions de guerre, Latécoère désire acheminer le courrier de Toulouse à Dakar, et pourquoi pas en Amérique du Sud. Ainsi de 1920 à 1933, plus de 120 pilotes se succèdent sur les pistes de Montaudran, notamment Daurat, Jean Mermoz, Antoine de Saint-Exupéry. Il exploite des nouvelles lignes comme Toulouse-Casablanca, Casablanca-Dakar et Toulouse-Rio de Janeiro-Recife au Brésil. L'Aéropostale relie bientôt la France à l'Amérique du Sud, après que la première traversée de l'Atlantique Sud a été assurée par Mermoz. Elle développe de nombreuses autres lignes aériennes entre les villes de l'Amérique du Sud, parfois au-dessus de la cordillère des Andes. Les récits d'Antoine de Saint-Exupéry lui assureront aussi une certaine notoriété, tel le roman Vol de nuit.

Les premiers pas de l'aérospatiale seront posés par un ancien mécanicien : Émile Dewoitine qui va concevoir les premiers avions en métal avec pare-brise, et cela dès 1920. Par la suite, l'État va soutenir l'industrie aéronautique toulousaine.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville est épargnée par les combats, mais la résistance s'y développe fortement. Les troupes d'occupation allemandes l'abandonnent le 19 août 1944 peu après le débarquement de Provence.

Au début des années 1960, de nombreux rapatriés d'Algérie viennent s'installer à Toulouse et s'ajoutent aux nombreux réfugiés républicains espagnols arrivés après la victoire de Franco en 1939.

La ville est choisie pour devenir l'une des métropoles d'équilibre du pays en accueillant les activités aéronautiques et spatiales lors de la décentralisation. La ville devient rapidement la préfecture de la région Midi-Pyrénées. Le nombre d'habitants de la commune augmenta très rapidement, de 269 000 habitants en 1954 à 380 000 en 1968 puis 390 350 habitants en 1999 pour atteindre les 426 700 habitants en 2004. Cet afflux démographique provoque la mise en place de grandes opérations d'urbanisme comme la construction de nouveaux quartiers : le Mirail, Empalot et Bagatelle.

Le 21 septembre 2001, l'usine AZF explose, traumatisant durablement les Toulousains. Cette catastrophe industrielle, la pire que la France ait connu depuis 1945, fait 30 morts, 10 000 blessés et détruit de nombreux bâtiments et logements, principalement dans les quartiers populaires du Mirail et d'Empalot. La thèse de l'accident est retenue par les enquêteurs. Le procès de la catastrophe de l'usine AZF devrait s'ouvrir en 2009. Le site de l'usine a, depuis, été rasé et dépollué. La construction du cancéropôle, projet impulsé par la municipalité et l'État, a débuté en septembre 2006. Le cancéropôle de Toulouse devrait à terme être le plus grand d'Europe.

En 2007, Toulouse est la quatrième ville de France avec 437 100 habitants (population intra muros) et la cinquième agglomération avec 872 290 habitants (estimation 2007). Elle constitue aussi la cinquième aire urbaine avec 1 117 000 habitants (estimation 2007) après Paris, Lyon, Marseille et Lille.

La population de la ville de Toulouse augmente principalement grâce à un solde migratoire largement positif, dû à son positionnement géographique privilégié lui conférant un climat agréable, une situation stratégique entre plusieurs bassins touristiques (Pyrénées, mer Méditerranée, côtes basque et landaise) et ses terroirs midi-pyrénéens, mais aussi grâce à une image fortement positive sur sa qualité de vie, la variété de ses filières de formation, son positionnement socio-économique sur des industries et ses services à forte valeur ajoutée (aéronautique, espace, biotechnologies, systèmes embarqués, électronique, météorologie).

Selon l'AUAT et l'INSEE, en 2007, l'agglomération toulousaine aurait gagné plus de 110 000 habitants depuis le dernier recensement de 1999. Chaque année, l’agglomération gagne environ 14 000 nouveaux habitants et l'aire urbaine 19 000 habitants.

Toulouse possède ainsi une forte attractivité par rapport aux autres métropoles françaises et européennes ; deux tiers des nouveaux toulousains sont originaires d'une région autre que Midi-Pyrénées et 11 % viennent même d'un pays étranger. Cette arrivée massive de population renforce le caractère métropolitain de Toulouse, les nouveaux Toulousains rajeunissent la population et augmentent le niveau de qualification des actifs (souvent des cadres, professions intellectuelles supérieures, techniciens, ingénieurs).

Enfin, de nombreux projets futurs à dimension nationale et internationale contribuent à accroître la renommée de la ville : la construction du plus grand cancérôpole d'Europe est prévue sur l'ancien site AZF et en 2007-2008, Galileo, l'équivalent européen du GPS, devrait avoir son siège social sur les anciennes pistes de Montaudran, au sud-est de la ville.

La population de Toulouse est très jeune puisque plus de 45% des habitants ont moins de 29 ans. La ville ne suit pas les mêmes tendances que la région Midi-Pyrénées. La part des 15-29 ans est la plus représentée: elle compte 31,0 % des femmes et 31,8 % des hommes en 1999 (respectivement : 19,7 et 18,1 % pour la région). La proportion de personnes âgées y est semblable au reste de la région avec 9,1 % des femmes et 5,6 % des hommes en 1999. (contre 10,9 et 7 %)'.

A l'instar des autres grandes métropoles françaises (Lyon, Marseille), Toulouse est une ville cosmopolite et aux multiples influences dont 7,8 % de la population est étrangère.

L'empreinte espagnole est donc forte à Toulouse, faisant d'elle la plus grande ville espagnole de France avec Montpellier. Son relais direct est la Casa de España qui existe depuis 1986 et abrite une association socio-culturelle et socio-éducative, qui regroupe huit associations espagnoles. Toulouse attire aussi plus largement d'autres communautés du monde hispanique (basques, andorrans, catalans, valenciens, andalous, argentins, cubains...). Ainsi, on retrouve dans la ville rose une atmosphère très « latine », avec de nombreux bars à tapas, des clubs de flamenco, de salsa, de tango, de cha cha et d'autres danses latines ainsi qu'une ambiance nocturne très festive qui rappelle celles de Barcelone ou Madrid. L'espagnol est la deuxième langue parlée à Toulouse.

On observe aussi à Toulouse près de 50 000 habitants originaires d'Afrique du Nord (Tunisiens, Algériens, Marocains, mais aussi des Libanais et des Turcs). Le quartier Arnaud-Bernard, dans le centre ville, auparavant peuplé majoritairement d'immigrés italiens et espagnols, est surnommé « le petit souk », du fait de la présence de nombreuses petites échoppes arabes. Cependant, la gentrification du centre-ville par des catégories socio-professionnelles élevées s'est désormais étendue à ce quartier qui tend donc à perdre de plus en plus son caractère populaire, à l'instar du quartier Saint-Cyprien. Cette communauté d'Afrique du Nord, étant majoritairement de religion musulmane, il existe quatre Mosquées à Toulouse : une dans le quartier d'Empalot, une autre dans le quartier des Izards et deux dans le quartier du Grand Mirail, à Bellefontaine et à la Reynerie.

Les communautés africaine (Afrique noire), antillaise, réunionnaise, malgache, mahoraise et comorienne sont réparties sur l'ensemble de la commune. Outre une présence sur les divers marchés du centre ville, ces communautés sont particulièrement établies dans le quartier Saint-Cyprien où l'on trouve des salons de coiffure afros et divers restaurants et épiceries exotiques. Aussi, le quartier Saint-Michel est connu pour être le quartier de la plus importante communauté caribéenne de Toulouse.

La commune de Toulouse héberge aussi un peu plus de 15 000 Italiens et 8 500 Corses, une des plus importantes communautés de la ville. Depuis 1995, le consulat d'Italie de Toulouse, situé en plein centre ville à l'intersection de la rue de Metz et de la rue d'Alsace-Lorraine, gère les régions Midi-Pyrénées, Aquitaine et Poitou-Charentes, soit 20 % du territoire français.

Les Britanniques sont arrivés plus récemment, notamment avec l'essor d'Airbus ; ils sont aujourd'hui de plus en plus nombreux à rejoindre Toulouse. Ils seraient quelques 10 000 dans l'agglomération. Les Allemands, attirés également par l'industrie aéronautique, sont un peu moins nombreux (ils seraient environ 7 000). D'autres communautés diverses sont présentes : Cubains, Irlandais, Américains, Asiatiques (principalement Vietnamiens), Portugais, Brésiliens avec des clubs de forro, de samba, de bossa-nova, de capoeira et d'autres danses brésiliennes.

L'agglomération étant particulièrement étendue et morcelée entre zones d'habitat, zones commerciales et pôles d'emplois bien distincts, les trajets moyens sont longs. Le réseau de transports en commun est encore insuffisant, prenant en charge en 2004 seulement 7 % des trajets de l'agglomération, et un réseau de voiries secondaires trop peu développé. Du fait d'un manque de réflexion conjoint sur l'ensemble du territoire de l'agglomération qui a miné la mise en place des transports collectifs et n'a pas permis la construction d'une agglomération compacte, la voiture règne comme le mode principal de déplacements dans l'agglomération (64 % des déplacements).

Les déplacements sont difficiles dans l'agglomération, le périphérique étant souvent encombré aux heures de pointe (jusqu'à 140 000 voitures par jour sur certaines sections selon la DRE, soit le seuil de saturation d'une 2*3 voies). Le grand contournement de l'aire urbaine de nature a faciliter l'axe Rotterdam - Barcelone, a été rejeté en juin 2008 par le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo. Il n'avait le soutien ni du nouveau maire de Toulouse, Pierre Cohen ni du président de région Midi-Pyrénées, Martin Malvy.

Cependant, la construction de nouvelles lignes de transports en commun amorce un mouvement inverse depuis l'ouverture de la seconde ligne de métro fin juin 2007, complété en 2010 par une ligne de tramway qui reliera Toulouse (station métro des Arènes) à la commune de Beauzelle via Blagnac.

Toulouse possède un réseau routier et autoroutier dense et étendu. Six autoroutes se rejoignent sur le périphérique de Toulouse. Le réseau ferré est plus faiblement développé. Les lignes principales sont les lignes Bordeaux-Narbonne, Toulouse-Bayonne, Toulouse-Rodez et Toulouse-Paris qui se rejoignent à la gare Matabiau. Enfin, le transport aérien est très développé autour de l'aéroport Toulouse Blagnac classé au quatrième rang des aéroports de province.

La ville est le chef-lieu de la région Midi-Pyrénées, du département de la Haute-Garonne et de l'arrondissement de Toulouse. Elle est par ailleurs le siège de l'académie de Toulouse et de la province ecclésiastique de Toulouse. Elle est également à la tête de la communauté urbaine du Grand Toulouse.

Le conseil municipal est composé de soixante-neuf membres, dont le maire et vingt-six adjoints au maire, dix conseillers municipaux délégués, dix-sept conseillers municipaux délégués chargés de mission et quinze conseillers municipaux. Dix-sept des adjoints du maire ont en charge une des mairies de quartier de la ville de Toulouse, dont l'objectif est de faciliter l'accès aux administrations de la ville.

Le maire de Toulouse est Pierre Cohen depuis le 21 mars 2008. Il est aussi le vice-président de la communauté urbaine du Grand Toulouse et président de la commission des Transports. Le conseil municipal se réunit publiquement plus d'une fois par trimestre dans la salle du conseil municipal en l’Hôtel de ville.

Un conseil municipal des enfants a été mis en place, dont les membres sont élus tous les deux ans au cours du 1er trimestre de l’année scolaire, dans les écoles élémentaires qui adhèrent au projet. Il est formé de 41 élèves de CE2 et CM1, élus le 15 novembre 2005 (21 élèves issus des écoles publiques et 20 des écoles privées).

Politiquement, Toulouse est une ville de gauche comme une grande partie de la région, même si la droite avait systématiquement remporté les élections municipales depuis 1971 (jusqu'à 2008, où un maire socialiste a été élu). Pour les autres élections, la gauche arrive généralement en tête.

À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Lionel Jospin avec 20,23 %, suivi de Jacques Chirac avec 17,34 %, puis de Jean-Marie Le Pen avec 14,65 % et enfin Noël Mamère avec 8,75 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 7 %. Au second tour, les électeurs ont voté à 86,06 % pour Jacques Chirac contre 13,94 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 21,88 % (nationalement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %).

Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Toulousains ont voté pour la Constitution Européenne, avec 51,31 % de Oui contre 48,69 % de Non avec un taux d’abstention de 33,65 % (France entière : Non à 54,67 % ; Oui à 45,33 %). Ces chiffres sont contraire à ceux du reste du département de la Haute-Garonne (Non à 53,90 % ; Oui à 46,10 %), l'électorat ayant choisi le vote positif étant, selon les analystes politiques, le fait d'un niveau social supérieur à la moyenne des Français.

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer en tête Ségolène Royal avec 36,15 %, suivie par Nicolas Sarkozy avec 29,75 %, François Bayrou avec 19,21 %, puis Jean-Marie Le Pen avec 6,35 %, et Olivier Besancenot avec 3,64 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu arriver en tête Ségolène Royal avec 57,60 % (résultat national : 46,94 %) contre 42,40 % pour Nicolas Sarkozy (national : 53,06 %).

Toulouse dépend de l'académie de Toulouse, l’une des plus grandes de France. Olivier Dugrip est recteur de l'académie de Toulouse depuis le 6 février 2008.

Pour le premier degré d'éducation, Toulouse possède 104 écoles maternelles et 93 écoles primaires publiques et 22 écoles élémentaires privées. Pour le secondaire, Toulouse dénombre 24 collèges publics et 12 collèges privés. La ville possède 12 lycées publics dont les plus connus sont le lycée Pierre-de-Fermat, le lycée Saint-Sernin, le lycée Ozenne et 13 lycées privés dont l'Ensemble Scolaire Saint-Joseph.

Au cours de l'année scolaire 2005-2006, l'agglomération de Toulouse comprenait 97 000 étudiants. Il s'agit de la troisième ville étudiante de France après Paris et Lyon. L'Université de Toulouse a été fondée en 1229. Les trois pôles universitaires qui lui ont succédé sont l'université Toulouse I - Sciences sociales (UT1 - Toulouse I), l'université de Toulouse-Le Mirail (UTM - Toulouse II) et l'Université Paul-Sabatier (UPS - Toulouse III). Cette dernière est la plus grande Université de Toulouse, la seconde de Province, avec 28 056 étudiants. À ces trois pôles s'ajoute l'INPT (Institut National Polytechnique de Toulouse) qui a le statut d'université.

La ville de Toulouse compte de nombreuses classes préparatoires aux grandes écoles, réputées dans toute la France et bien placées dans les classements nationaux, signe de la réussite de ses étudiants. Le lycée Pierre-de-Fermat héberge les CPGE scientifiques ainsi que des sections littéraires, notamment la prépa École des Chartes, une des seules de l'hexagone. On trouve les CPGE économiques et commerciales au lycée Ozenne. Au lycée Saint-Sernin, ce sont les CPGE littéraires qui ont élu domicile.

Dans le privé, Toulouse possède l'Institut catholique de Toulouse qui est un établissement d'enseignement supérieur privé comprenant plusieurs facultés (droit, philosophie, théologie, etc.) et écoles supérieures professionnelles ou d'ingénieur. Ainsi, l'école de journalisme de Toulouse (EJT) et l'école d'ingénieurs de Purpan font partie de cette université.

Toulouse possède aussi plusieurs grandes écoles spécialisées dans l'aéronautique comme l'ISAE (Institut Supérieur de l'Aéronautique et de l'Espace), rapprochement de SUPAERO (École nationale supérieure de l'aéronautique et de l'espace) et de l'ENSICA (École nationale supérieure d'ingénieurs de constructions aéronautiques), l'ENAC (École nationale de l'aviation civile) ou comme l'IPSA (Institut polytechnique des sciences avancées), mais aussi en météorologie comme l'ENM (École nationale de la météorologie) et sur le cadastre avec l'école nationale du cadastre et enfin diverses écoles plus généralistes comme l'INSA (Institut national des sciences appliquées), l'ICAM (Institut catholique des arts et métiers) et l'IST (Institut supérieur de technologie), l'ENSEEIHT ( École nationale supérieure d'électrotechnique, d'électronique, d'informatique, d'hydraulique et des télécommunications), l' ISEG (institut supérieur européen de gestion).

Enfin, d'autres écoles sont installées à Toulouse et couvrent de nombreux domaines comme la politique avec l'Institut d'études politiques de Toulouse ou le commerce avec l'Institut d'administration des entreprises de Toulouse (IAE Toulouse), l'École supérieure de commerce de Toulouse (ESC Toulouse), l'Institut de la promotion supérieur du travail, l'IFAG, l'institut de formation aux affaires et à la gestion, l'école supérieure de commerce et de management (ESARC) et le Centre de formations commerciales et administratives en alternance (CEFIRE). L'art et la publicité sont représentés par l'école nationale supérieure d'architecture de Toulouse, l'école supérieure des beaux-arts de Toulouse et l'institut supérieur de communication et publicité (ISCOM). Toulouse est également fortement dotée en écoles spécialisées dans les nouvelles technologies et l'informatique comme l'école supérieure en informatique appliquée (Exia), une antenne de l'école privée Supinfo, l'EPITECH (École pour l'informatique et les nouvelles technologies) et l'ENSIACET (École nationale supérieure des ingénieurs en arts chimiques et technologiques). L'école nationale vétérinaire de Toulouse assure la formation de nombreux vétérinaires. Enfin l'école nationale supérieure agronomique de Toulouse (ENSAT) fait partie des cinq Agro de France (avec Paris, Montpellier, Rennes, et Nancy) ou encore le lycée professionnel Inhni, un des 9 en France.

L'importance de la vie universitaire à Toulouse se manifeste également par la richesse et la diversité des laboratoires de recherche présents sur les campus universitaires et les centres hospitalo-universitaires. Avec 11 000 chercheurs (biotechnologies, aéronautique, chimie, etc.), l'agglomération se positionne comme le troisième pôles de recherche français après Paris et Grenoble. Le CNES est également basé à Toulouse.

Le Centre National de Calcul de Météo-France installé depuis 1982 pour les prévisions météorologiques. Au sein de ce centre sont effectués les prévisions météorologiques pour la France entière. Il regroupe sur 50 hectares près de 1 400 météorologues soit plus du quart des météorologues du service public. La Météopôle regroupe également le Centre national de recherches météorologiques (CNRM) pour la recherche et l'école nationale de la météorologie pour l'enseignement.

Dès le XIIe siècle, Toulouse possède de nombreux hospices et maison de Dieu qui accueillent les démunis, les orphelins et surtout les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle.. En 1505, tous ces établissements sont rattachés à l'Hôpital Saint-Jacques qui devient l'Hôtel-Dieu. L'hôpital de La Grave reste indépendant sur le rive gauche de la Garonne pour traiter les pestiférés. Les hospitaliers de St Jean ou chevalier de l'ordre de malte y installent un prieuré et fondent dans une de leur dépendance :le village de Goutz une école de Chirurgie. Au XIXe siècle, des médecins comme Dominique Larrey et Jean-Étienne Esquirol pratiquent dans les hôpitaux toulousains.

Le CHU de Toulouse regroupe plusieurs établissements implantés sur la ville de Toulouse : Purpan, le groupe hospitalier Rangueil/Larrey, l'hôpital des Enfants l'hôpital Paule de Viguier (gynécologie maternité), l'hôpital de La Grave/Casselardit, ainsi qu’un établissement en dehors de Toulouse La Fontaine Salée à Salies-du-Salat. L'hôtel-Dieu Saint-Jacques accueille aujourd'hui l'essentiel de l'administration de ces hôpitaux.

L'Hôpital Joseph Ducuing est un hôpital général du centre ville de Toulouse. Il est de statut privé associatif, sans but lucratif et participe à l'exécution du service public hospitalier depuis 1976.

Toulouse possède diverses cliniques comme la clinique Ambroise Paré, la clinique saint Jean Languedoc, la Nouvelle Clinique de l’Union, la Clinique Pasteur et la polyclinique du Parc.

Toulouse a aussi une ville d'adoption :  Câmpia Turzii (Roumanie).

Lors du vote du budget primitif principal 2003, la section de fonctionnement présentée se montait à la somme de 195 000 000 € et la section investissement présentée se montait à 181 000 000 € (les deux équilibrés en dépenses et recettes). Depuis le remboursement de sa dette via le transfert du réseau d'eau à Vivendi, la mairie a pour objectif de maintenir une dette zéro, impliquant son auto-financement, le maintien la pression fiscale et un investissement par habitant parmi les plus élevés des villes de France. Ce budget tient compte des remboursements des assurances et des investissements dus aux dégâts de la catastrophe de l'usine AZF de Toulouse. Les quatre taxes de 2003 furent votées par le conseil municipal de Toulouse pour des taux de : 19,02 % pour la taxe d'habitation, 21,36 % pour la taxe foncière bâti, 82,49 % pour la taxe foncière non bâti, et 18,64 % pour la taxe professionnelle (taux intercommunal).

La fiscalité directe locale est supérieure à la moyenne départementale pour les communes de population équivalente. Cette situation s'explique par le fait que Toulouse subit une pression démographique et urbaine importante. Elle attire une grande partie de la population et de l'économie du département. Cet attrait nécessite de la part de la municipalité de gros efforts d'aménagement et d'investissement qui se répercutent sur la fiscalité.

En 2006, la section allouée aux investissements a atteint 222 000 000 euros.

Le nombre d'effectif total de policiers à Toulouse (sans compter la police municipale) en 2008 est de 870 (ADS compris). Le taux de criminalité de la circonscription de police de Toulouse est de 111,49 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005) ce qui en fait le plus élevé de la Haute-Garonne, largement supérieur à la moyennes nationale (83/1000). Ce taux est aussi largement supérieur au taux de criminalité de la région Midi-Pyrénées (85,46/1000). Le taux de résolution des affaires par les services de police est de 22,8 %, le plus faible du département et de la région et assez éloigné des moyennes régionale (28,25 %) et nationale (28,76 %). En 2008, le nombre de faits élucidés par policier s'élevait à 14,1, pour une moyenne nationale de 10,6.

La ville de Toulouse connaît un niveau de délinquance élevé par rapport au reste de la région. La mairie, en accord des associations de commerçants, a donc décidé d'installer une douzaine de caméra réparties dans la ville pour prévenir la délinquance. Depuis juillet 2007, elles permettent de surveiller 24h/24h et 7j/7j plusieurs quartiers. Deux mois plus tard, Toulouse est officiellement une ville placée sous vidéosurveillance.

La bonne santé de l'économie toulousaine est principalement liée aux industries de pointe de l'aéronautique et du spatial. Mais depuis plusieurs années, la municipalité tente de diversifier les secteurs d'activité. Le PIB de l'aire urbaine était d'environ 30 milliards d'euros en 2004, ce qui la classait au quatrième rang des aires urbaines de France au regard de son poids économique, derrière Marseille, Lyon et Paris, mais devant Nice et Lille. La commune de Toulouse se caractérise aussi par son très faible taux d'endettement : un des plus bas en Europe pour une ville de cette taille.

Le taux de chômage était de 9,9 % en 2005, de 9,1 % en décembre 2006 et de 8,6 % en décembre 2007.

Toulouse est classée ville d'art et d'histoire. Les boulevards de ceinture déterminent le plus grand secteur sauvegardé de France (220 hectares). Le patrimoine de bâtiments religieux comprend notamment l'église des Jacobins (nef à piliers centraux en palmiers). Toulouse est la ville française qui compte le plus d'hôtels particuliers de la Renaissance, dus à l'âge d'or du pastel, et le plus de carillons intra-muros (quatorze de neuf cloches et plus).

Des lieux touristiques se sont développés plus récemment, tels la visite des sites d'Airbus (dont les chaînes de montage de l'A380), le Musée d'art moderne et contemporain (les Abattoirs) et la Cité de l'espace.

Toulouse regroupe de nombreux bâtiments remarquables. Le plus connu est le Capitole qui abrite l'Hôtel de Ville, la Salle des Illustres (où se trouvent des chefs-d’œuvre d’artistes toulousains du XIXe siècle), un opéra et un orchestre symphonique, ainsi que la place du même nom. À l'arrière du Capitole, le donjon du Capitole est situé dans un parc et regroupe les locaux de l'office du tourisme. La place Wilson situé à l'entrée du centre-ville en bas des allées Jean-Jaurès est une place dont les bâtiments en brique sont construit de façon concentriques autour d'un parc arboré. C'est un lieu animé avec ses nombreuses terrasses de bars, de cafés et ses cinémas.

Les quais et les berges de la Garonne ont été aménagés au XVIIIe siècle. Les quais Henri Martin et les quais de Tounis construits en brique pour contenir les inondations permettent de se promener le long du fleuve et de découvrir les anciens ponts de Toulouse. Le pont-Neuf, d’une longueur de 220 mètres, est le plus vieux pont de Toulouse. Le pont Saint-Pierre est un pont métallique datant de 1987. Un peu plus en aval sur la Garonne se trouve le Bazacle, un gué où les premiers toulousains se sont installés. Il forme aujourd'hui une digue permettant de maintenir un niveau d'eau suffisant à la Garonne durant les mois d'été. Au bord du fleuve, l'hôpital de La Grave et sa chapelle Saint-Joseph de la Grave sont visibles grâce au dôme de la chapelle fabriqué en cuivre. Près de la Garonne se trouve aussi le château d'eau de Toulouse qui renferme une galerie d'expositions photographiques.

Enfin, quelques bâtiments publics sont remarquables comme la gare Matabiau située au bord du canal du Midi, la prison Saint-Michel et le Palais Niel qui a été construit sur les anciennes fortifications de Toulouse pour l’installation du Maréchal de France Adolphe Niel. Et l'amphithéâtre romain de Purpan-Ancely est l'un des seuls édifices pratiquement intact de l'époque romaine.

Toulouse possède de nombreux cafés qui étalent leurs terrasses sur les rues semi-piétonnes du centre-ville. Plusieurs quartiers sont très fréquentés aux beaux jours comme la place Wilson, la place Saint-Georges, la place Saint-Pierre et la place Esquirol et Trinité. La grande période des cafés s'est déroulée de la fin du XIXe siècle à la première moitié du XXe siècle. Les plus beaux établissements se trouvaient autour de la place Wilson (anciennement nommée le square Lafayette). En 1900, quatre hommes d'affaires créent la Société anonyme des Grands Cafés et possèdent à l'époque cinq établissements : le Lafayette, le grand café glacier Albrighi, le grand café des Américains, le grand café de la Comédie et le grand café Sion. Le grand café des Américains était remarquable par sa terrasse (la plus grande de France) dont l'orchestre animait tout le café en 1960.

Aujourd'hui encore, quelques cafés sont de véritables monuments comme sur la place du Capitole, le café Bibent qui possède une décoration baroque classé monuments historiques en 1978, le café Florida et Mon Café. Les cafés ont joué un rôle lors de la seconde guerre mondiale car des résistants comme Jean Cassou ou le colonel Cahuzac tenaient des réunions sur leurs terrasses. Plus récemment, la place Saint-Pierre est le lieu estudiantin de la ville avec les célèbres Bar basque et Chez Tonton avec son pastis « ô maître ».

Sur la place du Capitole, plusieurs hôtels ont une architecture caractéristiques. Le Grand Hôtel de l'Opéra s'élève sur l'emplacement de l'ancien collège Saint-Martial. C'est un hôtel de luxe depuis 1980. À l'angle opposé se trouve l'hôtel du Grand-Balcon qui hébergeait des grands noms comme Jean Mermoz ou Antoine de Saint-Exupéry à l'époque de l'Aéropostale.

Depuis quelques années, Toulouse est promue comme capitale française des discothèques. Parmi les plus connues figurent l'Inox Electronic Club, la Dune, le Frigo, la Villa Garden. L'Omega, plus grande discothèque de France avec 8 salles et 3 restaurants, est fermée suite à un incendie survenu en août 2008.

Les monuments catholiques sont nombreux à Toulouse et plusieurs sont des bâtiments remarquables. La basilique Saint-Sernin située dans le quartier du même nom est classée en 1998 au Patrimoine mondial, au titre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France. C'est une église de style roman méridional qui a été consacrée basilique en 1878.

L'église des Jacobins et son cloître, situés entre la Garonne et la place du Capitole, est une construction monastique des XIIIe et XIVe siècles, entièrement réalisé en briques, joyau de l'art gothique languedocien. Elle possède une double nef séparée par des colonnes de vingt-deux mètres de haut, d'où jaillissent des voûtes d'ogives. La dernière colonne offre un exemple rare du rayonnement de ses voûtes d'ogives formant un « palmier ». C'est dans l'enclos conventuel des Jacobins que la dépouille de Thomas d'Aquin, décédé en 1274, fut déposée en 1369. Déplacés à Saint-Sernin pendant la Révolution, les restes de Thomas d'Aquin retournèrent aux Jacobins en 1974, pour le 7e centenaire de la mort de l'Aquinate.

La cathédrale Saint-Étienne est la cathédrale de Toulouse construite aux alentours de 1070. Son aspect est particulier car elle est composée d'éléments architecturaux de diverses époques.

D'autres églises sont caractéristiques comme l'église Notre-Dame du Taur qui possède un clocher-mur, la basilique de la Daurade, l'église Saint-Aubin, l'église Saint-Nicolas, l'église Notre-Dame de la Dalbade, le Couvent des Augustins, abritant le musée du même nom, et la chapelle des Carmélites qui est le seul bâtiment restant du couvent des Carmélites.

Toulouse possède aussi des monuments protestants comme le temple de la place du Salin et le vieux temple de la rue Pargaminières. Deux monuments orthodoxes existent aussi comme l'église Saint-Saturnin située avenue de Lavaur et l'église Saint-Nicolas située avenue de Grande-Bretagne. Une nouvelle synagogue et un grand centre communautaire de construction récente représentent les monuments juifs de la ville. Enfin, plusieurs mosquées existent sur la commune comme la mosquée Ennour du quartier d'Empalot, avec son minaret, sa coupole, ses trois niveaux sur 2 100 m² encore en construction, la mosquée Al-Rahma, la mosquée Al Hoceine, la mosquée Salam et la mosquée Abou Bakr.

En plus des berges de la Garonne et du canal du Midi, Toulouse bénéficie de nombreux espaces verts représentant un ensemble de 1 000 hectares en 2005 avec 160 jardins et 600 points verts. En 1998, la ville de Toulouse est classée trois fleurs pour la qualité de son fleurissement. C'est en 1754 que Toulouse aménage son premier jardin public, le jardin Royal qui s'étend au-delà des vielles fortifications médiévales. Cet aménagement est le projet Mondran dont le but était d'ouvrir un espace pour la promenade, l'hygiène et l'ouverture de larges perspectives. Ainsi, cette politique de grands travaux, avec le Grand Rond, les quais et les façades le long de la Garonne, transforment la ville. Plus tard, au XIXe siècle, le jardin des plantes est créé à Toulouse. Dans les années 1970, plusieurs projets de jardins de quartier sont aménagés en ville au plus près des habitants. En parallèle, des projets d'urbanisme permettent de créer des parcs comme celui de Compans-Cafarelli, le parc de la Maourine ou celui de la Reynerie.

Les parcs et jardins de la ville sont diversifiés allant du jardin japonais du quartier d'affaires de Compans-Caffarelli au parc de la prairie des Filtres au bord de la Garonne. D'autres jardins comme le jardin des Plantes, le Grand-Rond et le Jardin Royal sont très anciens. Enfin, en périphérie, le parc de la Reynerie offre un havre de paix tandis que quatre zones vertes à vocation sportive entourent la ville depuis 1971, au quatre points cardinaux en périphérie de la ville : À l'ouest, le parc de la Ramée possède un lac de 38 hectares et un espace vert de 280 hectares. Au sud, les côtes de Pech David de 280 hectares dominent la ville et la zone industrielle. Au nord, la zone de loisirs de Sesquières dispose de 117 hectares de parcs et un lac de 13 hectares sur lequel le ski nautique est possible et à l'est le parc des Argoulets.

Enfin, la reconversion du site du parc des expositions due a son déménagement, devrait permettre la creation d'un véritable Central Park toulousain sur l'ile du Ramier, en plein cœur de la ville.

Les avenues, les allées et les voies d'eau sont plantées de nombreux arbres. Les espèces dominantes sont le platane (environ 9 000), le peuplier (environ 5 000), le tilleul (environ 4 000), le micocoulier (environ 3 000), le pin parasol (environ 1 500) et le cèdre (environ 700). La commune est plantée d'environ 500 000 dont 160 000 sont gérés par la municipalité. En plus des arbres, les services municipaux produisent plus de 450 000 plantes à massifs chaque année pour le fleurissement de la ville grâce aux serres municipales.

La vie culturelle toulousaine est riche de nombreux apports. D'abord ceux liés à diverses vagues d'immigration (espagnole durant la guerre civile, pied-noir dans les années 1960, maghrébine dans les années 1970) mais également de la diversité et de la jeunesse de la population estudiantine et de la mouvance culturelle alternative.

Les nombreux musées de la ville présentent un patrimoine historique important. Le musée Saint-Raymond situé près de la basilique Saint-Sernin a été créé en 1892. Il est consacré à l'art et à l'archéologie de l'Antiquité. Le musée du Vieux Toulouse est un musée privé exposant des objets ou des documents anciens évoquant le passé de la ville. Le musée Paul-Dupuy présente quant à lui une collection d'objets liés aux arts graphiques et décoratifs allant du Moyen Âge à 1939. Le musée Georges-Labit présente une collection d'objets exotiques récoltés par l'aventurier Georges Labit.

Le musée des Augustins est le musée des Beaux-Arts de Toulouse créé en 1795. C'est le plus vieux musée de la ville mais aussi de France après le Muséum central de Paris. Il regroupe une collection de peintures de primitifs méridionaux, une collection de peintures italiennes et une collection de tableaux de peintres hollandais et flamands. il possède aussi une collection de sculptures. L'Hôtel d'Assézat renferme aussi la fondation Bemberg qui regroupe une collection de livres, de tableaux et de sculptures. Le musée d'art moderne et contemporain des Abattoirs, créé en 2000, occupe les anciens bâtiments de l'abattoir de la ville. Il regroupe des œuvres de la seconde moitié du XXe siècle.

Toulouse possède d'autres musées comme le musée des instruments de médecine des hôpitaux de Toulouse, le musée départemental de la Résistance et de la Déportation, le centre Méridional de l’Architecture et de la Ville, le centre municipal de l'affiche, de la carte postale et de l'art graphique.

Le museum d'histoire naturelle après rénovation a rouvert ses portes en octobre 2007. Enfin, il faut signaler le parc dédié à l'espace qu'est la Cité de l'espace.

La médiathèque José Cabanis a été récemment réalisée dans la prolongement des allées Jean Jaurès par l'architecte Jean-Pierre Buffi. Le bâtiment forme une arche moderne aux couleurs de la brique. Elle offre plus de 150 000 titres en consultation et en prêt, de nombreux CD et DVD. Son nom a été donné en hommage au critique littéraire José Cabanis.

La bibliothèque municipale d'étude et du patrimoine de Toulouse est hébergé dans un bâtiment art-déco construit dans les années 1930 par Jean Montariol dans la rue du Périgord. Elle conserve une collection d'ouvrages de livres anciens et de manuscrits rares ainsi qu'un important fond patrimonial et régional.

Dès l'invention de la photographie par Nicéphore Niepce, plusieurs toulousains s'approprient cette nouvelle technique. Ainsi en 1875, Charles Fabre créé la Société toulousaine de la photographie. Il publiera aussi des ouvrages importants sur la photographie comme le Traité encyclopédique de photographie. Enfin, il met en place en 1892 un enseignement supérieur de la photographie.

Sous l'impulsion de Jean Dieuzaide avec le concours du Cercle photographique des XII, la ville de Toulouse ouvre la galerie du Château d'eau en 1974. Elle est située dans un ancien château d'eau en brique construit en 1824. Elle met en scène régulièrement des expositions photographiques dirigées par Jean Dieuzaide qui en fut un acteur renommé et souvent exposé. Elle regroupe deux salles d'expositions, un centre de documentation, une vidéothèque et une diapothèque. Toulouse possède aussi deux galeries privées, la galerie Sollertis et la galerie du Forum de l'Image.

Enfin, des événements autour de la photographie comme le « Printemps de septembre » ou le « Forum de l'image » sont également organisés sous forme de festivals.

Le quartier Saint-Étienne possède de nombreuses galeries d'arts ainsi que de nombreuses boutiques d'antiquaires.

Toulouse a été le terreau d'éclosion de compagnies de théâtre de rue comme Royal de Luxe et de tout un mouvement d'artistes liés à la scène urbaine. Mais le principal théâtre est le théâtre de la Cité TNT qui est un bâtiment important ouvert en 1998 construit par l'architecte Alain Sarfati. Il possède un amphithéâtre de 898 places, un petit théâtre de 250 places et un studio de 74 places. Il accueille jusqu'à 100 000 spectateurs par an. Deux autres théâtres ressortent du lot : le théâtre de la Digue et le théâtre de la Garonne. Le premier présente des pièces régionales tandis que le second est un théâtre situé dans un esprit de recherche et de création originale. Plusieurs scènes comme le théâtre de la cité, le théâtre Daniel Sorano, le théâtre du Pavé, le Grenier-Théâtre accueillent aussi de nombreuses pièces chaque année. Citons aussi des scènes proches tel Altigone à Saint-Orens-de-Gameville ou Odyssud à Blagnac. L'église Saint-Pierre-des-Cuisines héberge aussi un auditorium de 400 places. La vie théâtrale amateur connaît également une activité importante que sert par exemple le théâtre Jules Julien. D'autres bâtiments publics servent de salle de théâtre comme la Halle aux Grains, le café-théâtre des Minimes, le café-théâtre les 3T, le Casino Barrière de Toulouse, le Théâtre de la Violette, le Théâtre du Grand Rond et le Théâtre du Fil à Plomb.

Toulouse possède de nombreuses salles de spectacles plus ou moins grandes. Le Zénith de Toulouse est la plus grande salle de spectacle de la ville. C'est la quatrième salle couverte de France (9 000 personnes) après le Palais omnisports de Paris-Bercy (15 000 personnes), le Grand Hall de Tours (11 500 personnes) et le Zénith de Strasbourg (10 000 personnes). Le Palais des Sports de Toulouse reconstruit après la catastrophe d’AZF est aussi une des grandes salles de Toulouse. D'autres salles permettent d'accueillir du public comme Le Bikini, petite salle mythique de Toulouse, où de nombreux artistes de renom s'y sont produits. La salle à été soufflée lors de l'explosion d’AZF. Sa reconstruction au bord du canal du Midi est initialement prévue pour 2005, dans une configuration un peu plus grande (1 200 personnes) ; dans l'attente, la salle des fêtes de Ramonville accueillait la programmation. Sa réouverture a finalement eu lieu en 2007 au Parc technologique du Canal de Ramonville Saint Agne (500 à 1500 places). Le havana-café est aussi une petite salle de spectacles et de concerts à Ramonville-Saint-Agne, près de Toulouse. On peut aussi citer le Mandala, proche du musée des abattoirs qui est une petite salle chaleureuse où ont débuté de grands artistes comme Art Mengo et où jouent de grands musiciens comme Peter Erskine. Enfin, l'église Saint-Pierre des Cuisines a été récemment ouverte comme auditorium et salle de spectacle. La mairie de Toulouse édite Toulouse Blogsur lequel on retrouve la programmation des salles publiques et privées.

Toulouse est le lieu de tournage de films comme Le bruit, l'odeur et quelques étoiles, un film réalisé par Éric Pittard avec le groupe Zebda, Garonne, film français réalisé par Claude d'Anna en 2002, 17 fois Cécile Cassard, long métrage français réalisé par Christophe Honoré, sorti en France la même année, Trois Amis, un film de Michel Boujenah sorti en août 2007, ou encore Disparitions, série télévisée de France 3 à la rentrée 2008.

L'hymne de Toulouse est La Toulousaine du compositeur Louis Deffès chantée par Benjamin Auriol, accompagné au piano par Nino Pavlenichvili.

Les opéras sont proposés par le Théâtre du Capitole de Toulouse dont l'Orchestre national du Capitole de Toulouse s'est fait une réputation internationale dans le domaine de la musique classique, porté dans les premiers rangs de la scène nationale par le chef d'orchestre Michel Plasson, et placé sous la direction actuelle de Tugan Sokhiev. Au XVIIe et XIXe siècle, de grandes voix comme Pierre de Jélyotte et Victor Capoul se sont formés à Toulouse. D'autres s'y illustrent comme Mady Mesplé, Jean-Philippe Lafont ou Pierre Nougaro. Notons aussi la résidence principale de l'orchestre, la Halle aux Grains. Par ailleurs, la création d'un second orchestre permanent dédié exclusivement à l'opéra est en projet (l'Orchestre national de l'Opéra de Toulouse). L'orchestre ainsi créé résiderait alors dans un nouvel opéra dont l'édification est à l'étude, ce qui ferait de Toulouse la troisième ville de France à être dotée d'un orchestre d'opéra permanent, aux côtés de Paris et Lyon.

Le 13 février 2008, les 15e victoires de la musique classique (le plus grand concert annuel de musique classique en France) se sont déroulées à la Halle aux Grains de Toulouse. Durant la cérémonie, il a longuement été fait l'éloge de l'Orchestre national du Capitole, et de sa renommée internationale en tant que l'un des meilleurs orchestres au monde.

L'Orchestre national du Capitole est par ailleurs l'orchestre français qui a enregistré le plus de concerts durant l'année 2007.

Également réputé, l'Orchestre de chambre de Toulouse, fondé par Louis Auriacombe, est actuellement dirigé par le violoniste Gilles Colliard. Ses multiples initiatives ont considérablement accru le rayonnement de cet ensemble, dont le répertoire varié va de la musique baroque à la musique moderne. Il se produit en divers lieux du Grand Toulouse, notamment à l'auditorium de l'église Saint-Pierre des Cuisines, à la chapelle Ste-Anne, au cinéma Utopia de Tournefeuille, etc.

Plusieurs artistes et groupes toulousains se sont fait une réputation nationale dans de nombreux styles musicaux comme Claude Nougaro, Art Mengo, Diabologum, Émile & Images, Zebda ou Acide Lyrique. Le rap est aussi représenté par des artistes ou groupes comme Dadoo, Fabulous Trobadors, KDD et plus de 200 artistes de rap toulousain,, le ska avec Spook & The Guay, les Beautés Vulgaires, le rock métal avec Psykup, Sidilarsen ou Punish Yourself ainsi que la musique électronique avec Electrosexual et le DJ Laurent Wolf.

Dirigé par Gérard Duran, le Conservatoire à rayonnement régional de Toulouse compte parmi les grands pôles d'excellence dans le domaine de l'enseignement de la musique en France. Différents établissements dispersés dans la ville enseignent les disciplines instrumentales et vocales, la composition et les disciplines théoriques, les disciplines chorégraphiques, la musique ancienne ainsi qu’une initiation à l’art dramatique.

Toulouse est doté de nombreux cinémas. Plusieurs cinémas indépendants sont accessibles en centre-ville comme l'Utopia, situé rue Montardy. Ce cinéma a reçu notamment le Trophée de la meilleure salle Art et Essai de France en 2001. Un autre cinéma Utopia est situé à Tournefeuille. L'ABC est le plus ancien cinéma d'Art et Essai de Toulouse, situé rue Saint-Bernard. C'est un cinéma associatif et indépendant, qui comprend également une salle de réunion, une salle d'exposition et un centre de documentation. Il fait partie du réseau Europa Cinémas. Le Cratère est aussi un cinéma d'Art et Essai de la Grand Rue Saint Michel, dont la ligne éditoriale est constituée à 80 % de reprises après les grandes salles d'Art et Essai du centre ville.

Enfin, la cinémathèque de Toulouse est un cinéma associatif créé en 1965 qui comprend également une bibliothèque. Elle a longtemps été dirigée par Daniel Toscan du Plantier. C'est le deuxième fond cinématographique de France après la cinémathèque de Paris. Elle possède plus de 24 000 copies de longs-métrages et courts-métrages, ainsi qu'en ensemble de collections de documents autour du cinéma. Toulouse possède aussi l'école supérieure d'Audiovisuelle (ESAV) qui se trouve rue du Taur près de la cinémathèque depuis 2002. C'est un centre de recherche qui accueille plusieurs chercheurs et de nombreux étudiants du troisième cycle.

Il existe aussi des cinémas commerciaux comme l'UGC, cinéma du groupe européen d'exploitation cinématographique UGC situé allée du Président-Roosevelt, juste à côté de la place Wilson et le Gaumont, cinéma du groupe de la société française de production Gaumont. Un des deux cinéma se situe place Wilson. Le deuxième est à Labège, agglomération au sud de Toulouse.

Toulouse abrite plusieurs chaînes de télévision locales. France 3 Sud a son siège à Toulouse et ses studios sont situés à la Cépière. Elle propose chaque jour l'actualité régionale ainsi qu'une émission à thème tourné en occitan, Viure al Païs. M6 a un décrochage local situé avenue Jean Jaurès et TLT est la télévision locale de Toulouse, dont les locaux se trouvent à la médiathèque José-Cabanis, à Marengo (à l'origine son siège était à Compans-Caffarelli). Enfin, d'autres diffusions télévisuelles sont transmises depuis Toulouse comme TV Bruits qui regroupent des télévisions associatives et OC-TV qui diffuse la télévision sur Internet.

En plus des stations de radio nationales, la ville est couverte par de nombreuses stations locales dont Sud Radio contrôlée par le groupe Start, le Mouv' émission lancée dans les années 1990 à Toulouse, Canal Sud, FMR, Toulouse FM (92.6), NRJ Toulouse, Fun Radio Toulouse, RTL Toulouse, RMC Toulouse, Europe 1 Toulouse, Radio-Radio, Booster FM, Radio Plus, Radio Campus, Radio Mon Païs et Radio Occitania.

La presse est représentée majoritairement par le quotidien régional de La Dépêche du Midi, qui y possède son siège social. Ce titre est fortement implanté dans la région toulousaine et devance tous ses concurrents. Plusieurs grands groupes d'éditions ont tenté de diffuser de nouveaux hebdomadaires. Ainsi, entre 1982 et 1988, les hebdomadaires Toulouse Matin, Courrier Sud et Journal de Toulouse sont lancés et arrêtés très rapidement faute de public. Le journal Le Monde lance Tout-Toulouse en 2000, mais là encore c'est un échec.

Il existe aussi d'autres magazines comme l'hebdomadaire économique, la Gazette du Midi, créé en 2005, La Croix du Midi ciblant un public catholique, rebaptisé la Voix du Midi, le Satiricon, un journal satirique et Toulouse Mag, un magazine généraliste d'information locale, qui appartiennent au groupe la Dépêche. La ville est aussi le siège des éditions Milan créés en 1980 et qui éditent des journaux pour enfants et pour adulte comme Pyrénées Magazine.

Durant l'année, la ville accueille plusieurs festivals de musique, de cinéma ainsi que des festivals divers et variés. Ainsi, le festival populaire de musiques du monde Rio Loco se déroule chaque mois de juin sur le thème d'un pays invité . Le Piano aux Jacobins propose des concerts de piano à l'église des Jacobins. De même, Toulouse les Orgues est un festival international d'orgues. D'autres festivals de musique existent aussi comme Les siestes électroniques , Novelum ou Convivencia. Le Grand Fénétra, Festival des danses et musiques traditionnelles populaires, a lieu chaque année le dernier week-end de juin.

Les Rencontres du Cinéma italien à Toulouse se déroulent en avril au cinéma l'ABC. D'autres festivals de cinéma sont à l'honneur comme les rencontres du cinéma d'Amérique Latine, le festival du cinéma espagnol de Toulouse Midi-Pyrénées Cinespaña et le Festival International Séquence Court-Métrage qui met le format court à l'honneur.

Enfin, l'année est ponctuée par divers festivals et événements comme Le Printemps du rire devenu le premier festival d'humour européen, le Printemps de septembre transformant Toulouse en espace dédié à l'art contemporain, le Forum de l'image, le Houfastival, le Marathon des mots, le festival Occitània, le festival N7, l'Inox Electronic Festival, Toulouse Plage, la féria Tolosa Toros de Toulouse-Fenouillet et la Marche des fiertés de Toulouse. Plus récemment la ville a crée la Festa Tolosa transformée en Festa Europa à l'occasion de la candidature au titre de capitale de la culture 2013. Même si la ville n'a pas été retenue, l'évènement devrait néanmoins être reconduit dans l'avenir.

Un nombre important de personnalités ont vu le jour à Toulouse : parmi les plus renommées, on trouve des hommes ou femmes comme Jean-Luc Reichmann, Sylvain Augier, Laetitia Barlerin, Claude Nougaro, Évariste Huc, Ticky Holgado, Bernard Werber, Catherine Falgayrac, Jean-Louis Debré, Laurent Baffie, Christine Albanel, Laurent Wolf et bien d'autres.

Détail méconnu, Tintin et Milou passèrent tout l'été 1940 à Toulouse, suite à l'invasion de la Belgique le 10 mai précédent, comme l'atteste leur 1re apparition dans Le Soir Jeunesse, le 17 octobre 1940 (couverture Tintin et Milou sont revenus. Passant par la Gare Matabiau de Toulouse le vendredi 31 août 1923, Hergé découvre quant à lui les Pyrénées toute proches autour de Bagnères-de-Bigorre, lors d'un camp de scouts durant trois semaines (tome 1, page 56). Il revint 50 ans plus tard dans la "Ville Rose" lors du 1er Salon de la Bande Dessinée de Toulouse, organisé au Parc des Expositions de la ville en 1973.

En 50 avant JC, déjà, Astérix et Obélix y passaient déjà quelques heures durant une belle journée, à rechercher la spécialité locale de la saucisse (voir ci-après).

L'occitan est la langue vernaculaire de Toulouse. La particularité de la ville est d'être située sur la frontière entre les dialectes languedocien et gascon. La légende veut que le gascon soit parlé sur la rive gauche de la Garonne (quartier de Saint-Cyprien) et le languedocien dans le centre de la ville. Le parler languedocien de Toulouse, le toulousain (tolosan en occitan), parfois appelé la langue mondine (de Raymond, référence à la dynastie comtale), est un parler sud-languedocien. La ville a donné d'illustres écrivains et poètes de langue d'oc, dont Pierre Goudouli. En 1323, furent créés les Jeux floraux, plus vieux concours de poésie encore en cours, récompensant chaque année un auteur de langue d'oc d'une violette dorée à l'or fin. Suite à ce concours, Guilhem Molinièr rédige Las Leys d'Amor (les Lois d'Amour), décrets linguistiques qui recommandent le toulousain comme écriture préférentielle dans les divers pays occitans (sauf la Provence et la Gascogne).

Longtemps interdit d'enseignement dans l'Education Nationale, l'occitan a cessé d'être régulièrement parlé dans la rue vers les années 1920 en dehors de quelques quartiers populaires comme Lalande et Saint-Cyprien où l'on pouvait l'entendre jusque dans les années 1960. Le français pénétra les classes aisées de la ville à la fin du Moyen Âge et le changement de langue (au moins a l'écrit et dans les registres) par l'élite se passa entre 1500 et 1530. Le français parlé à Toulouse a encore (mais de moins en moins) une empreinte occitane, que se soit dans la prononciation (dit accent toulousain), dans la syntaxe ou dans le vocabulaire (voir l'article Liste de mots et expressions de Toulouse).

Au cœur du Sud-Ouest, Toulouse occupe une place stratégique à proximité de la Gascogne. Les restaurants de la ville servent donc de nombreuses spécialités à base de canard (gras de préférence). Cependant le plat qui est le plus connu est sans doute le cassoulet, à base de saucisse de Toulouse et de haricots blancs (tarbais), alimentant une querelle ancestrale entre les partisans du cassoulet de Castelnaudary contre ceux du cassoulet de Toulouse sur ses origines et pour les départager en qualité gustative. Le Cachou Lajaunie a été inventé en 1880 par Léon Lajaunie, pharmacien à Toulouse.

Les autres plats et spécialités caractéristiques de Toulouse sont l'aillade toulousaine (croûton de pain frotté d'ail avec des cerneaux de noix et arrosé d'huile d'olive), la brique du Capitole (bonbons feuilletés au praliné), les escargots toulousains, l'estouffat toulousain (bœuf, pomme de terre, oignon, ail, lardons, carottes, pied de porc, vin et vinaigre), le fénétra (gâteau toulousain au citron, aux amandes et une douzaine de violettes), le foie gras, la poularde à la toulousaine (truffes, foie gras, champignons, ris de veau, etc...), le poulet sauté à la toulousaine (poulet, saucisse de Toulouse, pommes de terre frits, oignon frit, ail, lardons, feuille de sauge et de l'huile d'olive), le ragoût de foie d'oie (foie d'oie, oignon, ail, persil et avec la blanquette de Limoux), la ratatouille à la toulousaine (saucisse de Toulouse, huile d'olive, aubergine, courgette, oignons, ail, poivrons rouge et vert, basilic, tomates, sel et poivre), la salade toulousaine (saucisse de Toulouse, pommes de terre confites et froides, salade batavia, foie gras chaud de canard, gésiers, magret de canard, lardons, ail, oignon et huile d'olive) et la saucisse de Toulouse avec plusieures recettes différentes. Puis le tourrin toulousain (soupe à l'ail, à l'oignon et à l'huile d'olive) et beaucoup d'autres recettes.

De nombreux restaurateurs ont gagné leurs étoiles à Toulouse dans les années 1970-1980 comme Dominique Toulousy, Pierre Roudgé et Lucien Vanel avant eux. De grands chefs comme Michel Sarran, Patrick Donnay ou Yannick Delpech participent au rayonnement de la gastronomie toulousaine et du Sud-Ouest.

La violette est un autre symbole fort liée à la ville de Toulouse. De nombreuses spécialités sucrées y font référence (pétales de violettes cristallisés, bonbons à la liqueur, etc.), que l'on peut trouver dans certaines confiseries spécialisées du centre ville.

Toulouse a été classée ville la plus sportive de France par le magazine sportif « L'Équipe » en octobre 2007. Toulouse possède 368 installations sportives réparties sur 70 sites et jusqu'à 3 500 000 usagers par an d'inscrits dans les clubs de sport de la ville. L'île du Ramier accueille le complexe Nakache dès le début du siècle et la construction de nouveaux sites n'a sans cesse évoluée. Toulouse accueille plusieurs manifestations sportives comme le cross des violettes, le tournoi international de handball, le tournoi international d’épée Marcel Dutot, la coupe du monde de paint-ball, le grand prix de tennis de la ville de Toulouse, le championnat du monde de danse sportive et acrobatique, le tour de France féminin, l’open de France de gymnastique, la coupe du monde de handball, le championnat de France de rugby à XV, la coupe du Monde de rugby à XV, le Volant d'OR Open international de badminton, etc.

Plus de 500 clubs évoluent à Toulouse ce qui représente près de 85 000 licenciés, affiliés à toutes les fédérations sportives, scolaires et universitaires.

Le sport emblématique de Toulouse est le rugby avec son équipe phare, le Stade toulousain, qui joue en Top 14. Le club est présidé par Jean-René Bouscatel et entraîné par Guy Novès. Créé en 1907, il est devenu le club le plus titré d'Europe avec dix-sept titres de champion de France, trois coupes de France et trois coupes d'Europe. Le club, compte aussi de nombreux supporters dans 100 départements français, dans le continent européen et même dans le monde. On parle souvent de diaspora toulousaine. Son stade, Ernest-Wallon, peut accueillir 20 000 personnes. Pour les plus grandes affiches, que ce soit en championnat ou en Coupe d'Europe, le Stade toulousain s'exile chez son voisin du TFC au Stadium.

Le Toulouse Football Club (TFC, www.tfc.info), fondé en 1970, est une équipe de Ligue 1 qui s'est distinguée en 2007 en se qualifiant pour le troisième tour préliminaire de la Ligue des Champions. Il dispute sa sixième saison consécutive dans l'élite depuis le titre de champion de France de deuxième division en 2003. Le TFC compte de nombreux supporters dans la France entière, en Europe et dans le monde. Le club est présidé par Olivier Sadran et entraîné par Alain Casanova.

Trois représentants toulousains de sports majeurs se sont qualifiés pour la coupe d'Europe en 2007. Le Stade toulousain et le Toulouse FC dans la plus prestigieuse de leur discipline, les Spacer's dans la seconde.

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Jeunesses communistes révolutionnaires

Logo des JCR

Les Jeunesses communistes révolutionnaires étaient l'organisation de jeunesse en solidarité politique avec la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), parti politique français d'extrême gauche. Son fonctionnement était autonome par rapport à celle-ci, lui permettant entre autres une plus ample liberté d'action et de décisions tout en restant étroitement liée à la LCR. Créées en 1979, les JCR regroupaient pour l'essentiel des étudiants et des lycéens mais aussi des jeunes salariés et des jeunes chômeurs.

Les JCR se sont dissoutes le 13 décembre 2008, à l'occasion de leur dernier congrès national, en vue d'intégrer le Nouveau Parti anticapitaliste.

Les JCR se définissaient comme une organisation révolutionnaire de jeunesse. Leurs bases théoriques puisaient dans le marxisme, les idées de la IVe Internationale (fondée par Léon Trotsky en 1938 et dont la LCR était la section française). Ils rejetaient donc le capitalisme qu'ils combattaient et luttaient pour l'établissement d'une société socialiste. Les JCR défendaient le fait qu'une rupture révolutionnaire serait nécessaire pour abolir le capitalisme car toutes les tentatives de le réformer ont échoué. Selon eux, ce sont les travailleurs qui seraient aptes à renverser le système capitaliste, aptitude conférée de par leur position au cœur du système de production. Ils rejetaient aussi fermement les idées et les régimes issus du stalinisme qu'ils n'estimaient pas correspondre au socialisme. Les JCR étaient aussi une organisation fermement opposé à toute forme de discrimination ou d'inégalité, sexisme , racisme , homophobie.

Il ne faut pas confondre les Jeunesses communistes révolutionnaires avec la Jeunesse communiste révolutionnaire. Bien qu'elles aient été liées, ces deux organisations furent créées a des moments différents et n'existèrent pas en même temps.

En 1979, la LCR décide de se doter d'une organisation de jeunesse. À cette fin elle fonde les Jeunesses Communistes Révolutionnaires, nom choisi en mémoire de la Jeunesse communiste révolutionnaire. Dans les années 80 les JCR interviennent dans les campagnes de soutien au régime sandiniste du Nicaragua, dans les lycées, participent à la marche des beurs et au mouvement anti-raciste. En 1986, juste avant les grandes grèves étudiantes et lycéennes, ils animent dans l'UNEF-ID une tendance qui pèse 5%. Après le mouvement de 86 la tendance syndicale pèse 6 fois plus. Après la campagne de soutien à Pierre Juquin (issu du PC sur une base de gauche) lors de la présidentielle de 1988 (il obtiendra environ 2% des suffrages), les JCR sont traversées par un débat important sur le type d'organisation à construire et donc sur l'apparition de celle-ci. C'est aussi cette année qu'Olivier Besancenot a rejoint les JCR à l'âge de 14 ans. En 1990, les JCR scissionnent avec d'un côté les JCR Égalité et de l'autre les JCR Autre Chose. La LCR a donc deux organisations de jeunesse. En 1993, les JCR Égalité sont exclus, pour avoir décidé de présenter leur propre candidat aux élections législatives. La majeure partie forme la Gauche révolutionnaire (certains sont revenus à la LCR au début des années 2000) ; mais une partie, les JCR Égalité Sociale restent en solidarité politique avec la LCR ; les JCR Autre Chose deviennent les RED. En 1994, les deux organisations de jeunesse se réunifient dans les JCR-RED.

Au niveau local les JCR étaient structurées en cercles. Généralement, il y avait un cercle par université et par lycée où les JCR étaient présents. L'ensemble des cercles d'une ville, ou d'une agglomération constituaient une section. Celle-ci était coordonnée au moyen d'un Bureau de Ville (BV) élu par les militants en congrès local. Le BV pouvait être changé en assemblée générale de section. Avant chaque congrès national, les sections organisaient des congrès locaux auxquels participaient l'ensemble des militants. Les congrès locaux élisaient un nombre de délégués pour le congrès national proportionnel au nombre de militants de la section.

Au niveau national, les JCR fixaient les grandes lignes de leur orientation via le congrès national. Celui-ci avait lieu tous les un an et demi à deux ans. Le congrès national élisait la Direction Nationale (DN) composée d'environ 40 personnes. Celle-ci devait mettre en œuvre le mandat du congrès et prendre des orientations en fonction de la situation.

A la fin du congrès national, juste après son élection, la Direction Nationale élisait le Bureau National (BN) composé de 7 à 9 personnes membres de la DN. La DN se réunissait environ tous les 3 mois. Le BN était chargé de la mise en œuvre des orientations définies en DN. Il était amené à prendre des décisions qui n'avaient pas forcément été débattues en DN et devait s'en expliquer à la DN suivante. S'il y avait des désaccords, la DN avait la capacité de révoquer le BN. Le BN pouvait convoquer des DN extraordinaires. Si une majorité des 2/3 des militants le demandaient, il pouvait y avoir un congrès national extraordinaire. Les militants du Bureau national n'avaient pas de privilèges supplémentaires liés à leurs mandats, ils étaient tenus de se rendre dans les instances de bases pour y effectuer les tâches militantes de terrain et y prendre là aussi, un rôle de direction.

Toutes les instances étaient révocables et tous les militants avaient le droit d'y assister (BN, DN, BV, ainsi que les commissions). Les JCR possèdaient aussi des commissions chargées de diverses thématiques (antiracisme, femmes, internationalisme, jeunes travailleurs, écologie et LGBTI.).

Les plus gros cercles en région parisienne étaient Nanterre (92) et Jussieu (Paris).

Les congrès nationaux sont comptés à partir du congrès de réunification de 1994.

Les JCR ont participé à la campagne contre la guerre en Irak, témoignant de leur opposition idéologique à celle-ci. Les JCR affichaient aussi leur solidarité envers la résistance irakienne. Ce soutien était lié au droit à l'autodétermination des peuples. Ainsi si les JCR soutenaient inconditionnellement la résistance irakienne dans toutes ses composantes, ils se permettaient d'émettre des critiques à son égard. Dans la même mouvance, les JCR affichaient également un total soutien envers la cause palestinienne et participaient aux manifestations sur le sujet. Ce pôle « anti-guerre » des JCR était concrétisé par leur participation aux collectifs « Agir contre la guerre ».

Les JCR ont soutenu divers mouvements de grève de jeunes travailleurs, dans des entreprises telles que McDonald's, Pizza Hut, Maxi Livres. Ce soutien s'est notamment manifesté par l'organisation de collectes de soutien aux grévistes ou par la participation aux occupations de locaux.

Cette position tranche avec la position de la quasi-totalité de l'extrême gauche, qui n'a pas fait campagne contre cette loi.

Les JCR souhaitaient ainsi défendre le droit de choisir des femmes, c'est pourquoi ils affirmaient également soutenir les femmes forcées de porter le foulard et qui voulaient le retirer. Ils ont ainsi mené une campagne de solidarité internationale avec les femmes afghanes persécutées. Dans cette optique ils ont participé à la fondation du collectif « Une école pour tous-tes » et furent signataires de l’Appel des Indigènes de la République.

En 2004, après que Sébastien Nouchet, jeune homosexuel, a été brûlé vif dans le Nord, les JCR ont participé au collectif « Égalité des droits », pour le droit au mariage et à l’adoption pour les couples gays et lesbiens. Les JCR se prononcaient aussi pour la disparition des normes sexuelles et contre toute vision normative de la sexualité. Chaque année, les JCR participaient à la Marche des fiertés lesbiennes, gays, bi et trans (LGBT) et à l’Existrans (marche des transsexuels, transgenres et trans).

Les JCR participaient régulièrement aux divers mouvements étudiants et lycéens. Ils ont ainsi été présents lors du mouvement étudiant de 2003 contre la réforme ECTS/ LMD et la privatisation des universités. Les JCR ont eu un rôle non négligeable dans le mouvement lycéen contre la loi Fillon (2005). Ils ont été à l'origine de la Coordination Lycéenne. Les JCR ont encouragé les occupations de lycées et leurs militants lycéens y ont participé. De plus les JCR ont apporté un important soutien logistique aux lycéens. Ils ont fini par supplanter les syndicats lycéens. À la suite de ce mouvement un certains de nombre de militants JCR ont été condamnés par la justice.

Les JCR ont pris part à la campagne contre la constitution européenne. Ils ont été à l'origine de collectifs pour le NON dans certaines universités. Ils se sont associés à l'appel des 200 contre la constitution et à sa déclinaison « jeune ». Leur présence à la place de la Bastille le soir du 29 mai 2005 a été très remarquée au point que plusieurs grands journaux, en France et à l'étranger, ont publié des photographies des JCR pour cet évènement.

Les JCR se sont prononcés, lors des émeutes de 2005 dans les banlieues françaises, contre l'état d'urgence décrété par le gouvernement. Selon eux les raisons de ces émeutes étaient sociales. Estimant le gouvernement responsable de la situation et reprochant à Nicolas Sarkozy ses propos jugés racistes, les JCR ont fait campagne pour l'amnistie des émeutiers incarcérés. Les JCR ont été à l’origine d’une réunion de toutes les organisations de jeunesse de gauche contre l’état d’urgence. Dans le fil de ces évènements les JCR ont demandé le retrait de la loi du 23 février 2005 qui affirmait le rôle positif de la colonisation française.

Les JCR dénoncaient la Loi pour l'Egalité des Chances et notamment l’amendement instaurant le Contrat Première Embauche, qu'ils appellaient « Contrat Précarité Exploitation ». Pour cela, les JCR ont fait partie du collectif Stop CPE aux niveaux national et local. Les JCR ont poussé à la formation de cortèges unitaires de toute la jeunesse dans l'ensemble des manifestations. Les JCR ont été dans une très large mesure à l'origine de la Coordination Nationale Étudiante dans le but de permettre l'auto-organisation du mouvement. Les JCR ont défendu l'extension des revendications à l'ensemble de la loi sur l'égalité des chances et du CNE. Une fois ces revendications reprises par le mouvement les JCR ont défendu les mots d'ordre de démission du gouvernement, qui furent aussi repris par le mouvement.

Les JCR et la Quatrième Internationale ont organisé en juillet 2006 des Brigades de solidarité avec « la Révolution Bolivarienne », qui se sont rendues au Venezuela afin d'apporter leur soutien au processus révolutionnaire. Cela a permis des rencontres avec des militants politiques, syndicaux et autres afin de mieux cerner le processus en cours et d'effectuer un compte-rendu de la situation au Venezuela.

Les JCR ont activement pris part à la campagne présidentielle d'Olivier Besancenot en 2007. L'organisation a mobilisée près d'un tiers de ses militants pour partir avec leurs aînés de la LCR à la recherche des 500 parrainages nécessaires pour présenter la candidature d'Olivier Besancenot à la présidence de la République. Ils ont ainsi pris la parole lors des meetings se tenant dans une ville où une section existe, organisé des meetings dans des universités, des réunions publiques dans des quartiers ou des lycées. Ils ont également organisé un concert dans le cadre de la campagne le 18 mars au Cabaret Sauvage (Paris) avec plusieurs groupes de ska (Skunk) et de rap (Ministère des affaires populaires, Poison de Ménage à trois...).

Les JCR ont lancé, conjointement avec l'UEC, SUD étudiant et la FSE le Collectif étudiant contre l'autonomie des universités (CECAU) afin de lancer une campagne nationale contre le projet de Valérie Pécresse. Sur le terrain les JCR ont cherché à organiser des assemblées générales sur les universités puis les lycées. Ils ont pris une part active à la grève et ont comme durant le mouvement CPE participé à l'organisation d'une coordination nationale étudiante. Au sein de l'Unef les JCR ont pris part à un appel de militants contre la LRU.

Les militants JCR intervenaient, en plus de leurs actions en leur nom propre, au sein des syndicats étudiants Unef et SUD étudiant. Bien que critiques envers ces organisations, les JCR firent le choix d'y militer, notamment en raison de la présence de nombreux étudiants de tendances diverses ainsi que pour unifier les luttes et assurer une audience à leurs idées. Au sein de l'Unef, les JCR participaient à la Tendance pour une Unef unitaire et démocratique (TUUD) ; SUD étudiant ne permet pas la constitution de tendances. Dans les mouvements sociaux les JCR prônaient la stratégie de « front unique », c'est à dire qu'ils recherchaient l'unité la plus large des organisations de gauche sans exclusive (partis, syndicats, associations) en toute indépendance du gouvernement et du patronat et dans l'objectif d'une extension et une radicalisation à la majorité des participants. Ils défendaient constamment cette stratégie au sein de Sud étudiant et de l'Unef. Dans ce dernier syndicat, les JCR se retrouvaient dans l'aile gauche, qui affirmait à leurs yeux une volonté de lutte et de structuration cohérente et unitaire du mouvement. Il arrivait ainsi assez souvent que les militants des JCR se trouvent en opposition à la direction syndicale de cette organisation.

À la suite du mouvement contre le CPE, en 2006, la Tendance majorité nationale (TMN) de l'UNEF avait exclu 40 adhérents dont plusieurs militants des JCR. Ils fondèrent les Collectifs pour une Unef unie et Démocratique (CUUD). Les CUUD, la Tendance tous ensemble (TTE) et des militants de la TMN ont fondés la TUUD lors du 80e Congrès de l'UNEF (avril 2007). Les CUUD (dont les militants exclus en septembre 2006) furent réintégrés à l'UNEF en juillet 2007.

Un débat traversait les JCR sur l'intervention qu'ils devaient avoir au sein des syndicats qui organisent la classe ouvrière. Ainsi, des militants organisèrent une intervention politique au sein de la CGT dans le but de défendre leur orientation au sein du syndicat et y prendre des responsabilités.

Dés lors, la présence de militants JCR fut constatée dans la plupart des échéances, initiatives et actions impulsées par les associations et syndicats de chômeurs et précaires. Lors de la réunion des associations de chômeurs le 25 octobre 2007, des militants JCR prirent pour la première fois la parole pour y défendre leur programme, pour discuter avec ce milieu et tisser des liens. Étant donné que la précarité frappe une grande partie de la jeunesse ouvrière, plusieurs militants JCR estimaient nécessaire d'avoir une intervention politique sur ce terrain.

La commission « Jeunes Travailleurs » des JCR éditait par ailleurs un bulletin mensuel qui était diffusé sur plusieurs centres de formation d'apprentis, principalement en région parisienne.

Tous les ans, depuis 1983, les JCR participaient aux Rencontres internationales de jeunes (RIJ), qui est le camp d'été des jeunes de la IVe Internationale.

Les jeunes du Nouveau Parti Anticapitaliste devraient prendre le relais et continuer à y participer à l'avenir, selon des modalités qui restent à définir.

Les participants à ces rencontres sont issus de nombreux pays, européens ou non. Le programme est politique, avec débats, échanges d'expériences, mais aussi festif avec entre autres des soirées spéciales « Femmes » et LGBT.

Le camp de 2003 a eu lieu au Portugal, celui de 2004 en Espagne, en 2006 il s'est déroulé en Italie du 29 juillet au 4 août. Le camp de 2008 a eu lieu à Besalu dans le nord de l'État Espagnol.

Le Camp de 2009 aura lieu près de Ioannina, dans le nord-ouest de la Grèce, du 25 au 31 juillet.

Les JCR ont organisé les camps de 2005 et 2007 qui ont eu lieu à Barbaste en France près d'Agen. En plus des militants du continent européen, des délégations du Mali, des Philippines, du FPLP de Palestine, du Liban, du Venezuela, du Maroc et du Mexique sont régulièrement présentes.

Les JCR participaient aux divers Forums sociaux européens (FSE) et envoyaient parfois des délégués aux Forums sociaux mondiaux (FSM).

Les JCR participaient tous les ans avec la LCR à la manifestation du 1er mai célébrant la fête des travailleurs.

Tous les ans les JCR participaient à la Marche des fiertés LGBT (« Gaypride »). Les JCR souhaitaient donner à cet évènement un aspect plus politique et revendicatif.

Les JCR participaient aux manifestations du 8 mars à l'occasion de la journée internationale des femmes.

Les JCR éditaient un journal mensuel nommé Red, signifiant Révolution Égalité Démocratie. Il pouvait arriver que Red devienne hebdomadaire lors de mouvements importants afin de mieux analyser l'actualité comme ce fut le cas lors du mouvement contre la Loi sur l'Egalité des Chances et le CPE. Ce journal était écrit par les militants eux-mêmes, tout militant pouvant proposer sa participation. Cependant il existait un comité de rédaction, élu par la Direction nationale, et chargé de donner une ligne correspondant aux orientations de l'organisation.

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Michel Onfray

Lutte de Jacob avec l'Ange d'Eugène Delacroix, inspirant la couverture du Traité d'athéologie

Michel Onfray, né le 1er janvier 1959 à Chambois près d'Argentan, est un philosophe français contemporain.

Il a publié de nombreux ouvrages dont certains ont connu d'importants succès de librairie. Ses cours d'histoire de la philosophie sont régulièrement diffusés sur France Culture.

Né d’un père ouvrier agricole et d’une mère femme de ménage à Chambois dans l’Orne, il passe une partie de son enfance dans un pensionnat catholique à Giel qui fait office d'orphelinat et qu'il décrira dans la préface d'un de ses ouvrages, La Puissance d'exister. Il devient docteur en philosophie et enseigne cette matière dans les classes terminales du lycée technique privé Sainte-Ursule de Caen de 1983 à 2002. Refusant l’enseignement de la philosophie tel qu’il est dispensé (selon lui, l’éducation nationale enseigne l’histoire officielle de la philosophie et n’apprend pas à philosopher), il démissionne en 2002 pour créer l’Université populaire de Caen et en écrit le manifeste en 2004 (La Communauté philosophique).

Michel Onfray estime qu’il n’y a pas de philosophie sans psychanalyse, ni sociologie, ni sciences. Un philosophe pense en fonction des outils de savoir dont il dispose, sinon il pense en dehors de la réalité.

Ses écrits célèbrent l’hédonisme, les sens, l’athéisme, le philosophe, dans la lignée des penseurs grecs célébrant l’autonomie de pensée et de vie. Affichant un athéisme sans concession, il expose en quoi les religions sont indéfendables en tant qu’outils de domination et de coupure avec la réalité. Il parvient grâce à son sens du « mot » à expliquer ses théories au sein de médias réputés conservateurs (où il est souvent invité « pour être l’athée de service », dixit lui-même).

Michel Onfray se revendique d’une lignée d’intellectuels proches du courant individualiste libertaire parmi lesquels les philosophes cyniques (Diogène), cyrénaïques (Aristippe de Cyrène) mais aussi au travers de toute l’histoire de la philosophie (les Frères du Libre-Esprit, les penseurs libertins, l’École de Francfort, …).

Il contribue aussi régulièrement à l'hebdomadaire satirique Siné Hebdo créé par le dessinateur Siné et participe aussi à son capital,.

Michel Onfray se réclame essentiellement de l'héritage intellectuel de philosophes comme Nietzsche, La Mettrie, Aristippe de Cyrène. Ces trois penseurs ont en commun d'inviter à une ascèse hédoniste : l'important n'est pas la lettre, mais l'esprit.

Michel Onfray emprunte à la pensée nietzschéenne sa vision de l'Occident, de la morale et sa critique essentielle du christianisme. D'Aristippe de Cyrène, il retient le grand oui à la vie, l'hédonisme dynamique, la pulsion exacerbée, et la sagesse tragique des philosophes de Cyrène (ainsi que l'athéisme de certains, faisant fonctionner à plein régime l'arithmétique des plaisirs (un plaisir est mauvais s'il est suivi d'un déplaisir plus important, ou d'un trouble). De La Mettrie il a en commun le patronyme, en effet, le philosophe matérialiste s'appelait Julien Offray (ou Onfray en français moderne) de La Mettrie ; en ajoutant à son forfait celui de réactualiser sa doctrine pour les temps post-modernes.

Il propose une pensée résolument matérialiste dont il fait l’éloge et la présentation dans différents domaines qui l’intéressent particulièrement : éthique et politique, usage ludique du corps, rapports amoureux, esthétique, etc. : le tout étant regroupé sous la rubrique de la philosophie existentielle. Pour le philosophe normand, la probité et la connaissance du monde sont des clés incontournables : « Il faut partir du réel et construire avec celui-ci ». Il travaille à la déconstruction des mythes guidés par la « pulsion de mort », c’est-à-dire le refus du monde et de l’existence au profit des chimères et des contes. C'est avec le bâton du cynique qu'il dénude les chimères qui le font déboucher sur un « athéisme radical et militant ».

Il propose une pratique existentielle de l'hédonisme, son œuvre est un pont jeté entre le lecteur et le monde de la culture des arts et du savoir, ce qui implique à long terme : épanouissement, plaisir, et une harmonisation et une réconciliation du rapport à soi, à autrui, et au monde. Il faut se rappeler que le nom d'Onfray signifie celui qui apporte la paix, dans un sens comme dans l'autre. Cette indication n'est pas à négliger puisqu'elle entretient un rapport chamanique avec la thèse de René Major selon laquelle les noms propres déterminent les destins (on pensera ici à De Gaulle, ou encore Épicure (qui signifie le secoureur en grec ancien, pour constater que la thèse ne manque pas d'exemples concrets)). Le disciple de Dionysos déconstruit (pas nécessairement au sens de Derrida) les formes d’aliénations et de douleurs qu'il impute aux religions et aux dogmes politiques et économiques, il replace l’individu au centre de son existence en l’invitant à « penser en homme d'action et agir en homme de pensée » (Sorel) : « principe d’une éthique solaire et souveraine ». Il aborde dans Théorie du corps amoureux : pour une érotique solaire la question de la sexualité et tente de réactualiser le libertinage : il y critique les philosophies qui font l'éloge d'un amour désincarné au détriment du plaisir du corps (comme Platon par exemple).

Pour Michel Onfray, l'amour doit se construire de manière immanente, dans l'en deça, ici et maintenant ; il veut le paradis sur terre, et pas au-delà, pas ailleurs. Il se construit au quotidien grâce à une infatigable « sculpture de soi  » qui nécessite des choix dans tous les domaines : philosophique bien sûr, mais aussi esthétique, politique, gastronomique, etc.

La notion d'hapax existentiel fut introduite par Vladimir Jankélévitch (voir l'article hapax pour plus de détails sur ce terme issu de la linguistique). Cette notion fut reprise par Michel Onfray qui la définit comme l'occurrence qui ne se produit qu'une seule fois, ce qu'il transpose sous la modalité de la métaphore dans la vie d'un individu, notamment la sienne. Chacun de ses livres débute par un bref passage autobiographique qui est comme un prolégomène à l'œuvre. Dans son premier livre, « Le ventre des philosophes », il rapporte son hapax existentiel le plus déterminant, qui l'a conduit à écrire et à publier : juste après avoir frôlé la mort à cause d'un infarctus le surprenant à l'orée de ses vingt-huit ans, il écrit (en quatre jours selon ses dires) sa première œuvre, tout en entretenant un rapport mystique avec elle. L'hapax existentiel est ainsi une épiphanie de l'existence, un événement qui à la manière de la foudre vient couper en deux un paysage ; cet accident a été l'aiguillon qui l'a conduit à des aurores nouvelles, qu'il ne cesse, après une trentaine d'ouvrages, de retrouver à chaque réveil. D'autres philosophes ont connu pareils événements, le Cyrénaïque du XXIe siècle voit un exemple d'hapax existentiel dans la chute de cheval de Michel de Montaigne, où ce dernier, à deux doigts de la mort, prend conscience de la matérialité fragile de son être, et de la facilité qu'il y a mourir, pendant un instant il consent à sa mort comme la chose la plus agréable qui puisse lui arriver dans l'instant. Montaigne expérimente l'intimité de son âme et de son corps, et de la forte contingence des faits qui composent l'existence humaine. L'hédoniste évoque également le philosophe Jules Lequier, qui enfant, posa sa main sur un buisson, faisant débusquer un petit oiseau qui s'envola, puis se fit happer par un autre oiseau de proie qui passait au même moment. Cet événement terrorisa Lequier autant qu'il l'obséda, ainsi il effectua toute sa vie des travaux sur le déterminisme et la liberté humaine. Dans Le portrait du philosophe en libertin, il présente l'origine de la pensée hédoniste et matérialiste de ce philosophe, qu'il fait remonter à 1742, au moment où La Mettrie est médecin aux gardes françaises auprès du duc de Gramont pendant la guerre des Flandres. Sur le champ de bataille, La Mettrie constate alors que lorsque « la chair fait défaut, la pensée n'a pas lieu ». Enfin, il mentionne la conversion d'Augustin d'Hippone, lorsque le vent aurait ouvert sa Bible à une page particulièrement frappante, alors qu'il se trouvait dans un jardin.

Michel Onfray reprend le terme de personnage conceptuel cher à Gilles Deleuze. Comme le nom l'indique ce sont des personnages conceptuels qui servent de porte-parole aux philosophes qui les mettent en scène dans des récits mythiques, ou semi-mythiques ; il en est pour lui ainsi du Socrate de Platon, du Jésus des évangiles, du Candide de Voltaire, de l'Émile de Rousseau, du Zarathoustra de Nietzsche.

Il a déclaré avoir voté (élection présidentielle française de 2002) pour le candidat de la LCR Olivier Besancenot estimant que « la gauche doit être de gauche » pour combattre ce qu’il appelle la misère sale (voir son livre Politique du rebelle), et une gauche qui se réactualise en permanence.

Parmi ses dernières déclarations Michel Onfray explique être favorable à ce qui pourrait être « un capitalisme libertaire », à une « gestion libertaire du capitalisme » opposée à une gestion libérale du capitalisme.

Invité de Stéphane Paoli sur France Inter mercredi 22 mars 2006, Michel Onfray déclare « ne pas être contre le capitalisme » et pour la « propriété privée ».

En 2006, à la Fête de l'Humanité, au cours d'un débat avec Régis Debray, il déclare soutenir activement l'entreprise de construction d'une alternative unitaire à gauche, laquelle a pour objectif de désigner un candidat unique à la gauche antilibérale, qu'il appelle « radicale », pour l'Élection présidentielle française de 2007. Il appelle de ses vœux une grève générale en cas d'un deuxième tour confrontant Jean-Marie Le Pen à Nicolas Sarkozy.

En décembre 2006, au cours d'une interview accordée au journal Le Monde, Michel Onfray déclare qu'il considère catastrophique l'incapacité de la gauche de la gauche à présenter un candidat unique à l'élection présidentielle de 2007. Il y voit essentiellement un problème d'ego et d'état major au sein du parti communiste et de la ligue communiste révolutionnaire. Il dit penser que cette absence d'unité entraînera une hausse importante du vote utile à gauche par un report massif de voix en faveur de Ségolène Royal. En ce qui le concerne, il déclare exclure de voter en faveur de Marie-George Buffet, Olivier Besancenot ou Arlette Laguiller dont l'idéologie relève, selon lui, d'un cryptomarxisme assez délirant.

Le 7 janvier 2007, Michel Onfray signe une pétition lancée par le collectif « Unis avec Bové » pour demander le retour de José Bové qui avait annoncé le retrait « provisoire » de sa candidature le 24 novembre 2006 pour s'opposer aux comportements respectifs du PCF et de la LCR.

Le 9 février 2007, Michel Onfray inaugure un blog présentant ses prises de positions politiques pour la présidentielle de 2007 et sur lequel on découvre, entre autres, chez Nicolas Sarkozy, une vision de la vie totalement déterministe.

Déçu par l'attitude de José Bové, il annonce le 4 avril 2007 sur son blog son soutien, comme en 2002, en faveur d'Olivier Besancenot, candidat de la LCR, car il fait la meilleure campagne à la gauche de la gauche .

Au second tour de l'élection, il déclare sur son blog qu'il votera blanc, sans que cela soit un appel. Une très vive polémique va s'ensuivre.

L'étiquette « libertaire » revendiquée à plusieurs reprises par Michel Onfray a été contestée par les organisations et les militants du mouvement libertaire. S'il est proche de la Fédération anarchiste et de son hebdomadaire Le Monde libertaire, dans lequel il a écrit des articles, Michel Onfray a en revanche été attaqué par Alternative libertaire après son engagement électoraliste en 2007. L'essayiste libertaire Claude Guillon l'a également éreinté au sujet de son soutien au capitalisme dans une lettre ouverte au Monde libertaire puis, plus récemment, au sujet de son attitude dans l'affaire des inculpés de Tarnac.

Le succès médiatique du Traité d'athéologie a conduit à faire penser que la question de la religion était centrale dans la pensée d'Onfray, voire qu'Onfray était avant tout un théoricien de l'athéisme. Si Onfray est athée, c'est la défense de l'hédonisme qu'il met d'abord au cœur de son travail. Le Traité d'athéologie avait été écrit en 2005 suite aux débats qui avaient suivi la parution de son ouvrage Fééries anatomiques dans lequel il remet en question les a-priori chrétiens dans le domaine des questions bioéthiques.

Le Traité d'athéologie, vendu à plus de 300 000 exemplaires, a clairement montré un regain d'intérêt, en France, en 2005, pour les questions sur les religions, que les analyses soient menées par des tenants de l'athéisme ou par des religieux.

Dans sa Contre Histoire de la Philosophie, il défend particulièrement la Thèse mythiste (Jésus non historique). Il considère que Jésus est un personnage conceptuel (concept qu'il reprend à Gilles Deleuze), tout comme le Zarathoustra de Friedrich Nietzsche ou le Socrate de Platon.

Sa critique du christianisme, s'adressant au catholicisme en particulier, se veut objective. Elle est néanmoins reçue avec réserve ou hostilité par d'autres intellectuels qui lui reprochent un aveuglement passionnel et un manque excessif de connaissance de la nature même du phénomène religieux, chrétien en particulier. L'écrivain Mathieu Baumier s'attache à démonter le système Onfray qui relève selon lui, plus du sophisme que de la philosophie, dans son ouvrage L'anti traité d'athéologie, préfacé par le philosophe Régis Debray. Pour autant, la pensée de Michel Onfray est particulièrement suivie dans certains milieux intellectuels en Italie, .

Le succès médiatique du Traité d'athéologie fait écho à celui d'autres livres athées publiés en anglais récemment, et qui ont été des très grands succès de publication, tel que The God Delusion de l'américain Richard Dawkins (publié en français sous le titre « Pour en finir avec dieu »), Breaking the Spell: Religion as a natural phenomenon de Daniel Clement Dennett, The end of faith de Sam Harris ou God is not great: How religion poisons everything de Christopher Hitchens. On peut voir dans le succès éditorial de ces publications le sentiment, particulièrement dans le monde anglo-saxon, que les athées doivent être plus revendicatifs de leurs droits en tant que citoyens à ne pas croire en une religion, défendre la séparation de l'église et de l'État contre les mouvements fondamentalistes, et doivent donc pour cela être plus actifs en tant que mouvement.

Le 4 mars 2006, Michel Onfray se voit attribuer par Raël le titre de prêtre honoraire du Mouvement Raëlien, mais le refuse. La presse s'empare de l'affaire, ce qui conduit Michel Onfray à publier un droit de réponse virulent le 16 mars 2006,.

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Source : Wikipedia