ORL

3.415570175465 (1824)
Posté par woody 30/03/2009 @ 23:10

Tags : orl, médecine, santé

Dernières actualités
Play-offs : Philadelphie-Orlando (96-94) - Ouest-France
Grâce à leur victoire 96-94 sur leur parquet, les 76ers de Philadelphie mènent désormais 2-1 dans la série qui les oppose au Orlando Magic de Pietrus. NBA - PLAY-OFFS (1ER TOUR) >Stats de Mickael Pietrus (ORL) : 19 minutes de jeu, 5 points, 5 rebonds,...
CLEVELAND Y EST PRESQUE - Sport365.fr
A Detroit, le meilleur marqueur, Hamilton, ne culmine qu'à 15 points. Avec 38% de réussite en moyenne, les Pistons ne pouvaient pas vraiment espérer mieux. > Stats de Mickael Pietrus (ORL) : 18 minutes de jeu, 6 points (2 sur 4 à trois points),...
« Nez, gorge, oreilles », un guide pratique sur les maux ORL - Santé AZ
Un point commun pourtant entre toutes ces affections : elles touchent notre sphère ORL. Le livret « Nez, gorge, oreilles : petit guide pour les bichonner toute l'année* » vous donne pleins de conseils pour éviter, reconnaitre et soigner ces maux qui...
Rockeur, une profession très physique - 20minutes.fr
«Je confirme: quand on fait du rock ou du métal, il faut un bon entraînement physique pour tenir, explique à 20minutes.fr Mathieu, 30 ans, chanteur du groupe My Own Private Alaska qui confie être suivi par un ORL pour surveiller la santé de ses...
Lancement de la première Web Tv de l'ORL - Categorynet.com (Communiqué de presse)
Le début du mois de mars a vu le lancement de la première WEBTV dédiée à la sphère ORL. En partenariat avec la SCORL (Société Collégiale des ORL), ORL Channel a été créée afin de satisfaire au besoin d'information des spécialistes....
85 % des cliniques et hôpitaux ne pourront plus opérer certains ... - Le Point
Six types de cancer sont concernés par ces seuils d'activité impératifs : les cancers digestifs, du sein, du poumon et du thorax, urologiques, gynécologiques et ORL. Lepoint.fr publie ci-dessous les listes des hôpitaux et cliniques concernés pour les...
Le reflux gastro-œsophagien chez l'enfant - MT Pédiatrie (Abonnement)
Le reflux gastro-œsophagien est pathologique, par exemple, lorsqu'il devient responsable de troubles ORL (angines ou otites à répétition) témoignant d'une inflammation de la région pharyngo-laryngée. Les complications respiratoires peuvent être une...
Santé : le chef de l'état inaugure l'hôpital général rénové de Dolisie - DENISASSOU.COM
... un bloc de services d'admission et d'urgence, un bloc de consultation externe de médecine générale, un bloc de consultation externe spécialisée (gynécologie, pédiatrie, médecine, chirurgie, l'ORL, l'ophtalmologie, stomatologie et physiothérapie),...
Thann / Centre hospitalier Saint-Jacques Une activité ORL de proximité - DNA - Dernières Nouvelles d'Alsace
Dans le cadre des relations entre les hôpitaux de Mulhouse et Thann, il a été décidé de développer la spécialité ORL à Thann. Les premières consultations auront lieu dès ce mercredi 8 avril. Après les mauvais jours de la fermeture de l'Unité de...
Chirurgie du cancer : les hôpitaux du Jura prônent l'union - Le Progrès
Voilà deux ans en effet que le choix de « se recentrer sur la chirurgie ambulatoire, l'orthopédie et l'ORL » a été fait. Toute activité en lien avec le cancer a donc été abandonnée. « Depuis au moins sept ans même pour ce qui concerne le cancer du sein...

Georges Portmann

Georges Portmann, né le 1er juillet 1890 et mort le 24 février 1985, est un professeur de médecine, spécialiste français de l'oto-rhino-laryngologie (ORL) et sénateur de la Gironde pendant près de quarante ans.

Originaire de Sainte-Eulalie en Gironde, il est un brillant étudiant en médecine à Bordeaux. Après son diplôme, il va suivre les cours d'Émile-Jules Moure (1855-1941), pionnier français dans le traitement des infections ORL. Ce dernier à ouvert en 1880 à Bordeaux un établissement d'enseignement libre en ORL (l'actuelle clinique Saint-Augustin). Cette école va acquérir une renommée internationale, formant des centaines de médecins français et étrangers. Moure cherche alors un successeur et choisit Georges Portmann, qui épousera sa fille. Il va mener une carrière brillante, devenant successivement chef de clinique en 1920, professeur agrégé en 1923 et professeur titulaire de la chaire d'ORL de la faculté de médecine, chaire créée pour Émile-Jules Moure en 1913 et première du genre en France.Il mènera de nombreux travaux plus particulièrement sur les vertiges ou les cancers de la tête et du cou.

Georges Portmann se lance en politique dans les années 1930. Il devient maire de Sainte-Eulalie et en 1933 est élu sénateur centre gauche de Gironde, poste qu'il n'abandonnera qu'au début des années 1970. En juillet 1940, il vote les pleins pouvoirs à Pétain. En janvier 1941, après le renvoi de Pierre Laval, Pierre-Étienne Flandin fait nommer Portmann comme Secrétaire général à l'Information dans le gouvernement de Vichy, poste qu'il perdra avec le retour de Laval au gouvernement en avril 1942. À la Libération, il sera un temps suspendu de l'Université mais reprendra assez vite son enseignement.

Depuis sa retraite à 77 ans, il s'abandonne à la peinture qui est sa passion comme en témoigne le libre qui est sorti le concernant  : Michel Portmann peintre, préfacé par Alain Juppé, a été publié en décembre 2005 aux éditions "Revue de Laryngologie". Sa femme, Claudine Portmann née le 24 septembre 1924, est décédée le 21 janvier 2008. Elle fut une grande figure de l’Audiologie Internationale.

Ils eurent 3 enfants, Annie Audiologiste, Nathalie, Architecte, et Didier qui est également aujourd'hui un oto-rhino-laryngologiste, gérant l'institut Georges-Portmann et la Revue de laryngologie.

En haut



Oto-rhino-laryngologie

Star of life2.svg

L'oto-rhino-laryngologie ( littéralement « étude de l'oreille du nez et du larynx » ) est une branche de la médecine spécialisée dans le diagnostic et le traitement des troubles du nez, de la gorge, de l'oreille, et de la région tête et cou. Les praticiens sont appelés oto-rhino-laryngologiste (ORL).

En haut



André Castex

Maladies du larynx, du nez et des oreilles - 1903

André Castex (1851 à Bordeaux – 1942 à Paris) est un médecin ORL français.

André Castex naquit à Bordeaux en 1851. Il étudia la médecine à Paris.

D’abord Interne des hôpitaux de Paris (1876 – 1879), puis Chef de clinique du Dr Krishaber (1877 – 1878), il obtint son doctorat en Médecine en 1881. Aide d'anatomie à la Faculté (1881 – 1882), prosecteur (1883 –1886), il fut nommé Chef de clinique chirurgicale de l'Hôtel-Dieu (1887 –1888). Il créa ensuite un Cours libre d'oto-rhino-laryngologie de 1891 à 1895 à Paris, puis un Cours complémentaire d’ORL à partir de 1896. Il fonda en 1898 le Bulletin de laryngologie, rhinologie et otologie. En parallèle à son activité hospitalo-universitaire, il exerça à l'Institution Nationale des sourds-muets de Paris (aujourd'hui Institut national des jeunes sourds). D’abord Chirurgien de la clinique de l’établissement, MédecinHéral O., (à paraître), Contribution à l'histoire de l'orthophonie en France André Castex (1851- 1942) : initiateur du Cours d'orthophonie (1903) à la clinique de l'Institution Nationale des Sourds-Muets et co-éditeur scientifique du Traité d'Orthophonie (1920), J. Réadapt. Méd..-Auriste, il y occupera le poste d’Auriste en chef. Il eut tout au long de sa carrière une intense activité éditoriale dans divers périodiques et traités (Bulletin de laryngologie, rhinologie et otologie bien sûr mais aussi Revue de chirurgie, Annales des maladies des oreilles et du larynx, Nouveau traité de chirurgie, Traité de Médecine et Thérapeutique, etc.) : 10 publications sur les maladies du pharynx, 28 sur celles du larynx dont L’Orthophonie : Correction des troubles de la parole et de la voix, dix consacrées à la physiologie et pathologie de la voix, vingt-sept aux maladies du nez et de ses cavités annexes, trente trois aux maladies des oreilles dont un Rapport à M. le ministre de l’Intérieur sur les Instituts de Sourds-Muets en Danemark, Norvège, Suède et Allemagne du Nord, quatre à la surdi-mutité, quatre aux maladies de l’œsophage, de la trachée, des parotides et douze à la chirurgie générale paraîtront jusqu’en 1906. Vingt-six autres publications s’échelonneront de 1907 à 1918, plusieurs consacrées aux blessures et surdités de guerre dont Rééducation des sourds de guerre : Présentation de militaires rééduqués, (Annales de Médecine), en 1916. Il avait été nommé dès le début du conflit Chef du centre d’otorhinolaryngologie à l’hôpital militaire Villemin de Paris. Il fut membre de plusieurs Sociétés savantes (anatomique, clinique, de médecine de Paris, de médecine et de chirurgie pratique, française d’otorhinolaryngologie - membre fondateur en 1891 puis Président en 1904, d’otorhinolaryngologie de Paris - Président en 1902, belge d’ORL). Il effectua plusieurs voyages scientifiques afin d’étudier l’enseignement ORL en Allemagne et Autriche (1896), en Russie (1897), en Angleterre et en Italie (1898). Il décéda à Paris en 1942.

En haut



Émile-Jules Moure

Émile-Jules Moure est un médecin français né en 1855 à Bordeaux et mort en 1941. Il fut à l'origine de l'oto-rhino-laryngologie.

Au milieu du XIXe siècle, les infections ORL étaient encore soignées séparément, jusqu'à ce qu'une poignée de jeunes médecins songent à créer une discipline commune. Emile-Jules Moure est l'un d'eux ; il se convainc du bien-fondé de ce choix après plusieurs séjours hors de France (Allemagne, Autriche, Russie et Grande-Bretagne). Il fut un des premiers ORL à exercer son activité dans les trois branches de la nouvelle discipline. En 1880, il décide d'implanter en Gironde son établissement d'enseignement libre d'ORL (l'actuelle clinique Saint-Augustin), le premier dans l'Hexagone. Cette école va former des centaines de médecins français et étrangers. Il fonde aussi à Bordeaux en 1880 la Revue mensuelle de Laryngologie, d'Otologie et de Rhinologie.

Si le champ de la spécialité ORL se trouva bien dessiné en quelques années, peu de spécialistes avaient la double compétence oto-laryngologique, la plupart étant des otologistes. Moure était un des rares véritables ORL de l’époque, comme Baratoux à Paris, à revendiquer des compétences dans les deux branches de la nouvelle spécialité. Ainsi, fait probablement unique dans l’histoire des spécialités médicales, la spécialité précéda les véritables ORL.

Devant l’absence de reconnaissance officielle de l’ORL, la formation des futurs spécialistes était laissée aux initiatives privées. On comprend le succès rencontré par la création d’une Société Française d’Otologie et de Laryngologie le 21 septembre 1882, à l’initiative d'Émile Moure, qui entrainait ce jour-là dans son projet quatorze parisiens, deux provinciaux et un belge (dont Baratoux, Bonnafont, Boucheron, Cadier, Garrigou-Désarènes, Gellé, Gougenheim, Lévi, Ménière, Miot, Moura-Bourouillou, etc.). La société changea de nom en 1892 pour devenir Société française d’otologie, de laryngologie et de rhinologie faisant officiellement état du troisième pilier de l’ORL.

La diffusion des connaissances reposait aussi sur les nombreux ouvrages qui furent publiés à cette époque de la fin du XIXe siècle, soit d’auteurs français, soit d’auteurs étrangers dont beaucoup bénéficiaient d’une traduction en français.

Grâce à Moure, le premier enseignement officiel de l'ORL en France fut créé à Bordeaux sous la forme d'un "Chargé de cours" d'ORL, en 1891. Puis il lui revint l'honneur d'être le titulaire de la première chaire d'ORL créée en France, en 1913. Il publia plusieurs traités intéressant les différents domaines de l’ORL.

A la fin de sa carrière, Moure cherche un successeur pour diriger son école. Ce fut Georges Portmann (1890-1985), brillant étudiant bordelais à qui il espère donner les clefs de sa clinique et à qui il accorde d'abord la main de l'une de ses filles en 1918.

Son gendre Georges Portmann est reconnu mondialement dans le domaine de l'oto-rhino-laryngologie.

Son petit-fils est Michel Portmann (né en 1926), reconnu mondialement comme l'un des plus grands spécialistes de l'oto-rhino-laryngologie. Il a été professeur de médecine à l'université de Bordeaux et chercheur, spécialiste aussi en oto-rhino-laryngologie et pionnier de la micro-chirurgie de l'oreille. En effet, il sera enseignant - agrégé en 1955, titulaire de la chaire créée par son aïeul en 1978, professeur honoraire de l'université Victor-Segalen, Bordeaux 2 - et de chercheur: spécialisé dans le traitement des troubles de la communication, il est à l'origine du Laboratoire d'audiologie expérimentale (Inserm) de Bordeaux . Depuis sa retraite à 77 ans, il s'adonne à la peinture qui est sa passion comme en témoigne le libre qui est sorti le concernant  : Michel Portmann peintre, préfacé par Alain Juppé, a été publié en décembre 2005 aux éditions "Revue de Laryngologie". Sa femme Claudine Portmann (24 septembre 1924-21 janvier 2008) fut une grande figure de l’Audiologie Internationale.

Ils eurent 3 enfants, dont Didier, qui est également un oto-rhino-laryngologiste, gérant l'institut Georges-Portmann et la Revue de laryngologie.

En haut



Jean Tarneaud

Jean Tarneaud est un médecin ORL qui développa la phoniatrie en France.

Il exerça comme Laryngologiste à l'Hôpital Bellan et au Conservatoire national de musique de Paris. Il fut chef des travaux de Phoniatrie à la Faculté de Médecine de Paris. Il fit adopter le terme phoniatrie en 1932. Il fonda en 1947, avec Richard Luchsinger (1900 - 1993) et Miloslav Seeman (1892 - 1975), la revue Folia Phoniatrica et Logopaedica, International Journal of Phoniatrics, Speech Therapy and Communication Pathology, organe officiel de l'International Association of Logopedics and Phoniatrics (IALP).

En haut



Syndrome du nez vide

Le Syndrome du Nez Vide (SNV), de l’anglais Empty Nose Syndrome (ENS), est un état qui apparaît quand une quantité excessive de tissu nasal producteur de mucus (les cornets ou turbinates en anglais) a été chirurgicalement enlevée du nez, laissant un vide trop important dans les cavités nasales.

Cette opération chirurgicale, connue sous le nom de résection de cornet, turbinectomie, ou encore conchotomie, est pratiquée par un chirurgien oto-rhino-laryngologiste (ORL) ou un chirurgien plasticien pour différentes raisons.

La raison la plus courante est que les cornets deviennent gonflés de façon chronique et bloquent trop les voies respiratoires nasales.

L'opération de turbinectomie ne devrait donc être pratiquée qu'après de sérieuses tentatives pour diagnostiquer et traiter la cause initiale qui a provoqué le gonflement des cornets.

En dehors de ce pour quoi il est le plus célèbre, c'est-à-dire d'être un élément caractéristique du visage humain et un organe olfactif, le nez est un organe très important car il est aussi le véhicule respiratoire le plus important jusqu'aux poumons.

Il agit comme le gardien des poumons en réchauffant, humidifiant et filtrant l'air inspiré avant qu'il n'entre dans les poumons.

Le nez a aussi pour fonction de détecter et de sentir le flux d'air inspiré et d'enrichir nos vies avec tout une gamme de sensations qui sont cruciales pour maintenir les modèles de bien-être associés aux fonctions cérébrales sexuelles, cognitives et émotionnelles et aux comportements.

Un nez estropié peut avoir un impact énorme sur la qualité de vie d'une personne. Il peut causer une dépression, ralentir et altérer les processus cognitifs ainsi qu'inhiber les activités sexuelles et sociales. Il peut aussi occasionner chez une personne un sentiment d'épuisement et de faiblesse.

Lorsqu'une quantité excessive des cornets est ôtée, le nez perd ses capacités à convenablement pressuriser, diriger, tempérer, humidifier, filtrer, sentir et détecter le flux d'air inspiré. La synchronisation respiratoire naturelle entre le nez, la bouche et les poumons est également perturbée et le résultat est un nez infirme et sec qui se sent à la fois trop vide et obstrué.

Cet état n'apparait qu'un an environ après la resection d'une partie des cornets.

Le patient souffrant désormais du Syndrome du Nez Vide est constamment essoufflé, son sommeil devient très superficiel et beaucoup développent une apnée de sommeil.

Le patient est déprimé quasiment en permanence, ou anxieux ou les deux et évite les interactions sociales. La douleur provenant des sinus est parfois aussi un problème.

Le principal danger avec un Syndrome du Nez Vide qui perdure, est de développer une Rhinite Atrophique qui consiste en une maladie dégénérative et inflammatoire des cavités nasales et des sinus, caractérisée par la dégénérescence du tissu et du cartilage nasal, des cavités nasales évasées et un dysfonctionnement total de la muqueuse nasale restante. Ceci est souvent accompagnée d'odeurs fétides (ozène), des saignements de nez et des croûtes.

Pendant de nombreuses années, les personnes souffrants du SNV ont été automatiquement étiquetées comme souffrant de Rhinite Atrophique Secondaire. "Secondaire" afin de souligner que l'état chronique d'atrophie nasale a été causé par la chirurgie, en opposition à "primaire" dans laquelle l'atrophie se déclenche pour d'autres raisons que celle d'une intervention médicale.

Le SNV est une infirmité iatrogène ( c'est-à-dire directement causée par une procédure médicale), mais il n'est pas la Rhinite Atrophique, bien qu'il en soit très similaire et puisse y dégénérer.

Les tissus muqueux restants semblent en bonne santé et normaux (en dehors du fait qu'une grande portion de muqueuse nasale ait été perdue dans la turbinectomie). Avec les années, cette muqueuse restante peut devenir de plus en plus sèche et le danger existe qu'elle subisse une métaplasie et s'atrophie. Alors seulement pourra-t-on diagnostiquer une Rhinite Atrophique.

Le Syndrome du nez vide peut causer une large variété de symptômes, certains directement reliés au nez et d'autres relatifs à d'autres parties du corps. Tous les symptômes listés ci-dessous peuvent affecter de manière significative la qualité de vie d'une personne. Il y a beaucoup de similitudes avec l'intoxication au mercure .

Il y a différents types de traitement disponibles pour le SNV.

Du sérum physiologique (eau de mer avec 0,9% de chlorure de sodium) peut être utilisé pour tenter d'évacuer le mucus sec et humidifier la cavité nasale.Cela peut aussi empêcher les infections.

Certaines personnes parviennent à augmenter leurs sécrétions nasales en consommant plus de produits laitiers et trouvent ainsi un soulagement. Les vitamines A et D peuvent aider à la production de mucus.

Les humidificateurs peuvent être utilisés pour soulager la sécheresse nasale, et en cas de respiration perturbatrice pour le sommeil, un appareil à pressurisation d'air avec humidificateur intégré peut être employé.

Ces traitements peuvent aider à améliorer la condition de sécheresse nasale, et d'une façon indirecte à améliorer la physiologie nasale globale, mais ils ne restaureront pas une sensation normale. La seule manière de restaurer des sensations normales est au moyen de l'implantation de biomatériaux solides et viables.

S'il subsiste une portion significative d'un cornet, il peut être augmenté avec du derme acellulaire Alloderm ou du SIS, deux biomatériaux connus, présentant de faibles taux de d'absorption et de rejet.

Alloderm et SIS sont homologués aux États-Unis mais il reste à vérifier s'ils le sont au sein de l'Union Européenne.

Lorsqu'un de ces matériaux est implanté dans la zone désirée, les implants s'incorporent au tissu environnant et en adoptent la plupart des propriétés.

Les implants aident à normaliser les pressions nasales et l'aérodynamique du flux d'air, à recouvrer des sensations nasales normales et à améliorer l'humidité nasale. D'autres matériaux peuvent être utilisés comme implants, mais aucun n'a montré le même taux de succès que l'Alloderm.

Une autre moyen qui a été utilisé est de transplanter de la graisse provenant du patient lui-même (par exemple de son ventre) dans la zone désirée.

Il existe aussi une forme micronisée et récemment homologuée de Alloderm dont le nom de marque est Cymetra, et qui peut être injectée sous une forme liquide. Une fois en place, elle se solidifie et devient comme de l'Alloderm. Il est difficile ou virtuellement impossible de n'utiliser que du Cymetra pour mener à bien une implantation de grande taille, mais il peut être utilisé avec succès pour augmenter encore davantage de précédents implants Alloderm, perfectionnant ainsi le résultat initial obtenu avec l'Alloderm. Un des dangers possibles avec les formes liquides injectables est la cécité par endommagement de l'orbite oculaire.

Les implants Alloderm ont, depuis quelques années, déjà été implantés avec succès sur un petit nombre de patients mais sans cesse grandissant. Après un suivi de 2 ans, les résultats semblent stables et encourageants, et des articles de recherche rapportant des études de cas sont prêts à être publiés.

SIS a été utilisé avec succès pour d'autres défauts du nez interne, comme les perforations nasales mais n'a pas encore été utilisé pour traiter le SNV. En théorie, il devrait être aussi bon et même encore meilleur que l'Alloderm. Mais, se présentant dans des formes plus fines et plus délicates que l'Alloderm, il nécessite de plus grandes quantités et il devient très dur à utiliser quand un implant gros et protubérant est nécessaire. Pour cette seule raison, l'Alloderm lui a été préféré jusqu'ici.

La probabilité de succès, en ce qui concerne la chirurgie d'implant pour le SNV, dépend de la quantité de cornet originel restant, de l'état des tissus nasaux restants, de l'état de santé global du patient et, bien sûr, de la compétence du chirurgien qui doit avoir une profonde compréhension des complexités de la physiologie nasale et particulièrement de ses aspects aérodynamiques.

Dans les cas où trop de tissu turbinal a été ôté, et que le chirurgien estime que le cornet ne peut être augmenté avec succès, d'autres solutions chirurgicales peuvent être toujours être tentés et peuvent améliorer les symptômes. Par exemple, augmenter le septum opposé au cornet mutilé ou encore d'autres astuces que seul un chirurgien connaissant le Syndrome du Nez Vide peut connaître.

Il n'existe pas de statistiques officielles sur les taux de succès à long terme de ces transplantations.

Un chirurgien ORL américain de renom et qui a acquis beaucoup d'expérience sur les augmentations de cornets est le docteur Steven Houser de Cleveland (cf les liens externes pour le site internet du Dr Houser et son tutoriel sur le SNV). Il porte un intérêt scientifique prononcé pour la recherche, la compréhension et le traitement du SNV.

Il faut espérer que les médeçins, étant de plus en plus conscients de nos jours du Syndrome du Nez Vide, parviendront à une meilleure compréhension des effets à long terme que ce syndrome exerce sur la qualité de vie et le bien-être des personnes qui en souffrent. Ceci encouragerait de plus en plus de chirurgiens à développer les compétences et les thérapies nécessaires à la reconstruction des cornets nasaux sectionnés.

Les cornets sont une superposition d'os longs, étroits et courbes (en forme de coquillage étiré), recouverts d'une épaisse couche de tissu, très vascularisée, érectile et glandulaire.

Ils sont placés latéralement dans les cavités nasales et s'enroulent de façon médiale et vers le bas à l'intérieur des voies respiratoires nasales.

Il existe 3 paires de cornets. Une paire de cornets dispose d'un cornet dans chacune des 2 cavités nasales. Les 2 cavités nasales sont séparées par la cloison nasale appelée septum.

Les cornets maintiennent le plus gros de la respiration fonctionnelle ainsi que le tissu muqueux du nez.

Ils disposent d'un réseau d'approvisionnement sanguin et nerveux très riche qui leur donne des capacités d'érection considérables (très semblables au pénis), de turgescence et de décongestion, en réponse aux conditions climatiques et aux besoins sans cesse fluctuants du corps.

Par exemple, si une personne doit soudainement se mettre à courir pour éviter un danger, les cornets vont automatiquement se rétrécir, permettant ainsi une plus grande absorption d'air à chaque inspiration.

D'un autre côté, si une personne essaie de se reposer dans un environnement froid et sec, les cornets vont gonfler afin de fournir une surface muqueuse d'exposition à l'air plus importante, garantissant ainsi que tout l'air aspiré par le nez traverse ces tissus et soit suffisamment rechauffé (ajustement à la température corporelle), humidifié (jusqu'à 98%) et filtré.

Le filtrage est assuré par une couche mince appelée « épithélium alvéolaire » qui recouvre le tissu érectile des cornets, lui-même appelé « couche endothéliale » ou « lamina propria ».

Cette couche est faite de cellules à gobelet qui sécrètent le mucus destiné à recouvrir les cavités nasales et transportent le serum lymphatique contenant des agents anti-bactériens et anti-viraux et jouant un rôle majeur dans la première ligne de défense respiratoire du corps.

Toutes les particules aéroportées de plus de 2 à 3 micromètres restent emprisonnées dans le mucus et sont neutralisées par le serum lymphatique. L'ensemble du mucus produit ainsi que les déchets sont périodiquement propulsés vers l'arrière du nez jusqu'à ce qu'ils soient avalés par la gorge au niveau du nasopharynx.

Le mucus est entraîné vers la gorge par la couche supérieure de l'épithélium alvéolaire, garnie de cils.

Cette couche ciliaire est semblable à un tapis de millions de cils microscopiques qui piègent les irritants aériens et les propulsent vers le nasopharynx à la façon du mouvement d'une vague.

Si le mucus est suffisamment dilué et que le nez n'est pas trop sec, on ne sentira même pas que l'on est, de fait, en train d'avaler du mucus de manière permanente. Une personne en bonne santé avale en moyenne 0,65 litre de mucus par 24 heures.

Si les cils sont endommagés ou paralysés, comme lors d'une infection nasale grave, le mucus s'accumule dans le nez et la gorge et devient épais et jaunâtre. Dans les cas de sécheresse sévère, le mucus sèche dans dans le nez et forme des croûtes douloureuses.

Les cornets divisent les voies respiratoires nasales en 3 passages aériens semblables à des sillons, les méats inférieur, moyen et supérieur, forçant ainsi l'air à s'écouler selon un modèle constant et équilibré autour de la plus grande surface possible de cils et de tissu.

Les cornets sont essentiellement le radiateur et le moteur du nez.

Sans eux, le flux d'air serait turbulent (causant une obstruction nasale connue sous le nom de « obstruction paradoxale »), ne rencontrerait pas une quantité suffisante de tissu muqueux et ne serait donc pas nettoyé, réchauffé et humidifié. Ceci signifie que la gorge et les poumons seraient submergés d'air sale, froid et sec.

Les cornets sont également riches de récepteurs nerveux sensibles au flux aérien (liés au circuit nerveux « trigéminé », le cinquième nerf crânien).

Ces récepteurs détectent la pression et la température et aide ainsi, par un mécanisme encore inconnu, à l'activation des récepteurs d'odeurs situés dans les régions supérieures du nez.

Les cornets inférieurs sont les plus grands des cornets et sont les principaux tissus humidifiants, réchauffants, filtrants et orienteurs du flux aérien.

La majeure partie du flux d'air inhalé voyage dans le méat moyen, entre les cornets inférieurs et les cornets moyens.

Les cornets moyens sont plus petits et se projettent vers le bas à partir des sinus ethmoïdes. Ils abritent les ouvertures jusqu'aux maxillaires et aux sinus ethmoïdes et agissent comme des tampons d'air pour que les sinus ne soient pas en contact direct avec le flux d'air pressurisé nasal.

Les cornets supérieurs protègent le bulbe olfactif et sont également innervés avec une multitude de terminaisons nerveuses olfactives qui se prolongent quelque part dans les cornets moyens.

En haut



Source : Wikipedia