OPCVM

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Posté par rachel 10/04/2009 @ 22:07

Tags : opcvm, bourse, finance, economie

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Opcvm nourricier

Un OPCVM est dit "nourricier" lorsque son actif est investi en totalité et en permanence en parts ou actions d'un seul OPCVM (le "maître"), en instrument financiers à terme et en liquidités.

Par contre, un FCPE, un FCPR, un FCPI ou un FCIMT ne peuvent être considérés comme des nourriciers même s'il est possible pour un FCPE d'investir 100% de son capital dans un unique OPCVM de même type.

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Crise des subprimes

La crise des subprimes (en anglais subprime mortgage crisis) est une crise qui touche le secteur des prêts hypothécaires américains et qui a participé au déclenchement de la crise financière de 2007-2009, et notamment de la crise financière de 2008.

La crise des subprimes s'est déclenchée au deuxième semestre 2006 avec le krach des prêts immobiliers (hypothécaires) à risque aux États-Unis (les subprimes), que les emprunteurs, souvent de conditions modestes, n'étaient plus capables de rembourser. Révélée en février 2007 par l'annonce d'importantes provisions passées par la banque HSBC elle s'est transformée en crise ouverte lorsque les adjudications périodiques n'ont pas trouvées preneurs en juillet 2007. Compte tenu des règles comptables en cours, il est devenu impossible de donner une valeur à ces titres qui ont dus être provisionnés à une valeur proche de zéro. En même temps les détenteurs ne pouvaient plus liquider leur créance. La défiance s'est installée envers les créances titrisées (ABS, RMBS, CMBS, CDO) qui comprennent une part plus ou moins grande de crédits subprime, puis envers les fonds d'investissement, les OPCVM (dont les SICAV monétaires) et le système bancaire susceptibles de détenir ces dérivés de crédit.

Cette crise de confiance générale dans le système financier a causé une première chute des marchés boursiers à l'été 2007 provoquée par un arrêt temporaire de la spéculation. Le trouble était désormais localisé dans le marché interbancaire qui permet le refinancement des banques. La méfiance dans la liquidité des "collatéraux" et l'incertitude sur la localisation des titres contaminés a progressivement bloqué les relations interbancaires et commencé à mettre en difficulté nombre de banques à travers le monde. Les autorités ont d'abord cru à une crise de liquidité bancaire et les banques centrales n'ont cessé d'injecter massivement des liquidités dans le marché interbancaire. Le feu va ainsi couver jusqu'à ce que les premières faillites apparaissent, puis gagnent les premiers rôles de la finance internationale en septembre 2008.

À partir de l'été 2007, les banques du monde entier ont dû passer chaque trimestre dans leurs comptes des dépréciations de la valeur de leurs actifs liées aux subprimes, en particulier les ABS et les CDO. De l'été 2007 à l'été 2008, ces dépréciations ont totalisé 500 milliards de dollars américains, ce qui a fait chuter d'autant les capitaux propres des banques. Certaines ont épongé ces pertes grâce à des augmentations de capital, en vendant en Bourse de nouvelles actions.

Ces augmentations de capital ont totalisé 300 milliards de dollars de la mi-2007 à la mi-2008. Plusieurs fonds souverains, de pays asiatiques notamment, ont ainsi pris des participations significatives au capital des grandes banques américaines.

Mais ces recapitalisations sont restées inférieures de 200 milliards de dollars américains aux pertes constatées, une majorité de banques préférant reconstituer leurs réserves par une diminution de leur activité traditionnelle de crédit , et se contentant de respecter au strict minimum les ratios de solvabilité.

Les banques qui ont lancé des produits monétaires "dynamiques" doivent faire face à la stupéfaction de leur clientèle qui pensaient avoir investi à court terme et sans aucun risque dans les titres les plus liquides et qui ne peuvent plus récupérer leurs fonds. Jamais ils n'auraient cru prendre un risque en capital sur des titres de trésorerie à court terme. Ils découvrent que le concept de "dynamisme" recouvre en fait l'inclusion d'une partie du marché des crédits immobiliers américains à risque dans leur patrimoine "sans risque" sans qu'ils n'aient jamais été mis au courant. Partout à travers le monde les relations entre banques et clientèle se tendent. C'est à cette date que les accusations d'irresponsabilité des banques et de perte de tout sens commun commencent à germer. D'autant que beaucoup des titres en question ont été incorporés dans les comptes des particuliers et des trésoriers d'entreprise après le déclenchement de la crise immobilière américaine pendant tout le premier trimestre 2007. Des banques notamment en France ont racheté aux banques américaines, en contrepartie de très fortes commissions, des crédits devenus plus que dangereux. L'accusation de cupidité rapace pour obtenir des bonus gigantesques sur des transactions douteuses mais sans risque direct pour la banque date de là. Les plaintes commencent à s'accumuler dès l'été 2007. Elles conduiront certaines banques à rembourser les fonds subprimes qu'elles ont fourrés dans leurs SICAV monétaires au moins pour leur clientèle "non avertie". Ce sera par exemple le cas de ODDO en France au 31 décembre 2007. D'importants retraits de fonds ont lieu dans les banques qui ne suivent pas cette politique. UBS en Suisse perd une part considérable des fonds dont elle assurait la gestion, ce qui aggrave sa crise de liquidité. Elle devra chercher en panique des ressources nouvelles auprès de bailleurs moyen orientaux en même temps que toutes ses opérations "subprimes" aux Etats-Unis s'effondrent.

La panique et la colère des épargnants qui se voient floués est un multiplicateur de la crise de liquidité.

Au printemps 2008, le gouvernement britannique nationalise la banque Northern Rock victime d'une ruée sur ses dépôts comme on n'en avait plus vu au Royaume Uni depuis des décennies. Mais il a fallu attendre l'automne pour voir d'autres nationalisations : le 8 septembre, les sociétés de refinancement américaines Freddy Mac et Fannie Mae sont prises en charge, puis l'assureur AIG le 16 septembre le lendemain de la faillite acceptée de la Banque Lehman Brothers qui a exposé l'ensemble du système bancaire américain. En Europe continentale, Fortis a été la première grande banque nationalisée, le 29 septembre. Au Royaume-Uni, trois des quatre plus grandes banques ont accepté le 8 octobre le principe d'une recapitalisation imposée par le premier ministre Gordon Brown. Le 11 octobre, la France et l'Allemagne ont annoncé aussi qu'elles pourraient éventuellement recapitaliser des banques mais sans donner de noms.

Tous les établissements n'ont pas été secourus. Le 15 septembre 2008, le gouvernement américain a laissé la banque d'affaire Lehman Brothers faire faillite sans intervenir, après s'être assuré que ses créanciers étaient assez nombreux pour que l'impact soit dispersé. Cette décision a obligé les banques à prendre des mesures d'urgence. Pour bénéficier du soutien de la FED plusieurs grandes banques d'investissement américaines se transforment en banque de dépôts. D'autres se font racheter afin de sauver leur activité : Bear Stearns, Merrill Lynch, Washington Mutual et Wachovia.

Ces banques d'affaires étaient en première ligne dans la fabrication des CDS et des CDO, dont elles ont gardé une grande partie dans leurs comptes, toutes n'ayant pas eu comme Golden Sachs, l'astuce de s'en débarrasser en masse soit auprès d'autres institutions financières soit de leur clientèle privée au dernier trimestre 2006 et au premier semestre 2007. Les mécanismes d'assurance s'avèrent vains compte tenu de l'importance des sommes concernées. Assureurs et rehausseurs de crédit ne disposent pas d'assez de capitaux propres pour tenir des engagements qu'ils n'ont pas su appréciés correctement et qui ne sont pas provisionnés suffisamment. Ils se sont retrouvés en faillite, entraînant celle de clients aussi "prestigieux" que la banque d'affaires Merrill Lynch. Elle portera plainte...

L'effet est catastrophique : désormais partout la population craint non seulement pour son épargne placée mais aussi pour ses dépôts en banque.

Aux États-Unis, l'État s'est résolu à procéder à la nationalisation au cas par cas d'établissements en difficultés, après avoir présenté sans grand succès début septembre puis fait voter en deux temps début octobre le plan Paulson, qui prévoit que l'État rachète 700 milliards de dollars américains d'actifs à risque. En Europe, les différents plans nationaux annoncés autour du week-end des 11-12 octobre se chiffrent à 1 700 milliards d'euros, comprenant des garanties de refinancement, mais aussi des mesures de recapitalisation-nationalisation, dont le détail est annoncé au Royaume-Uni vers la fin d'octobre 2008.

Dans la semaine qui avait précédé, les marchés boursiers européens avaient tous perdu plus de 20%. La crainte d'une sous-capitalisation globale et durable du système bancaire, nuisible à l'économie, avait entraîné dès l'été 2008 une crise de solvabilité, suivie à partir du 6 octobre d'un krach boursier d'autant plus profond qu'il intervenait après un an de baisse régulière de la bourse. En France, l'indice CAC 40 a ainsi perdu 22% de sa valeur en une seule semaine, du 6 au 10 octobre.

La crise avait entraîné depuis le début 2008 une raréfaction progressive et de plus en plus marquée du crédit bancaire à travers le monde, ce qui a aggravé le ralentissement économique en cours. Le krach boursier de la semaine du 6 au 10 octobre a ainsi accompagné de très mauvais indicateurs économiques pour le mois de septembre, en Europe comme aux États-Unis.

Les banques françaises ont été parmi les plus actives dans le développement des rehausseurs de crédit: deux d'entre eux ont pour principal actionnaires des groupes français.

Les rehausseurs de crédit sont au cœur du système, en créant une demande inespérée pour les créances hypothécaires risquées ABS, issus des subprime. Ils mélangent ces ABS avec d'autres créances moins risquées, pour créer des CDO, placements présentés aux investisseurs sous la notation financière la plus sûre, le AAA. Ce tour de passe-passe fait croire à un placement à la fois sûr et très rentable. Or en finance, risque et rentabilité vont normalement de pair.

Le taux d'intérêt élevé des ABS, regroupements de subprime, augmente le rendement total du placement CDO, tandis que le caractère plus sûr des autres créances est censé suffire à garantir sa sécurité.

Du coup, les banques ont vu le système des CDO sous l'angle du succès très rapide d'un placement de père de famille, jugé à la fois sûr et rentable, et ont multiplié des produits dit "garantis", qui se sont vendus comme des petits pains chez les épargnants. La croissance de la demande a tiré à son tour celle des créances immobilières risquées (subprime), qui se voyaient offrir ainsi un débouché inespéré.

Les agences de notation financière ( Moody's, Standard and Poor's, Fitch, etc.) ont pendant plusieurs années donné la meilleure notation financière (AAA) aux placements de type CDO avant de se rendre compte qu'il fallait brutalement l'abaisser. Le plus souvent, ces agences de notation financière se sont contentées de collecter les données communiquées par les créateurs des titres financiers: les organismes de crédit immobilier dans le cas des ABS, les rehausseurs de crédit pour l'émission des CDO, et les banques dans le cas des contrats d'échanges censés protéger contre le risque de non remboursement, appelés CDS.

Cette indulgence peut s'expliquer par le fait que les rehausseurs de crédit soient devenus du fait de leur croissance des clients importants pour les agences de notation financière, pour la notation des CDO qu'ils émettaient. Par ailleurs, ces CDO ont trouvé une clientèle importante dans les réseaux commerciaux des banques, elles aussi clientes stratégiques des agences de notation. L'analyste financier d'une agence de notation financière avait donc commercialement intérêt à ne pas se poser trop de questions.

Les efforts pour donner de la vérité aux bilans avaient conduit les autorités internationales à proposer des règles de valorisation des actifs à leur valeur du moement et non plus comme précédemment à leur coût d'achat historique. En cas de blocage des adjudications, il n'y a plus de marché, donc plus de prix actuel. La norme comptable IASB disait : il faut les provisionner à zéro. Des pertes virtuelles devenaient donc des pertes actuelles et immédiates. Compte tenu des autres règles prudentielles, il fallait pour les banques aussitôt compléter leur capital au moment même où la valeur boursière de leurs actions étaient mises à mal. Le blocage des adjudications de juillet 2007 a donc entraîné mécaniquement une série d'effets de bords comptables et boursiers particulièrement pénalisants, aggravant la crise. On dira que les nouvelles règles étaient "procycliques", c'est à dire aggravaient la crise. La révision des règles comptables a dès lors été mis en chantier partout. Aujourd'hui dans nombre de pays, les anciennes règles d'actualisation des valeurs de titres ne sont plus appliquées.

CDO et CDS sont des contrats compliqués qui ont été mis au point à partir du milieu des années 1990 par des spécialistes de la banque-assurance, utilisant des lois de probabilité dont l'actuariat a l'habitude. Cette innovation financière a d'abord été vue avec méfiance, malgré la caution de prix Nobel de l'économie comme l'économiste américain Merton, fondateur de LTCM qui fera une faillite gravissime dans les turbulences de la crise dites des "pays émergents". Bien que ces contrats complexes n'aient pas concernés que les produits liés aux prêts hypothécaires à risque, ils ont joué leur rôle pour masquer la réalité du risque qui était diffusé dans l'ensemble des circuits financiers mondiaux. La caution donnée par le président de la FED, Alan Greenspan, à ces techniques que certains cherchaient à réguler, provoquera leur envolée sur les marchés internationaux bien qu'ils fussent incompris de la plupart des dirigeants des banques et pire encore par les superviseurs internes et externes du risque. La crise forcera les banques a fermer la plupart des départements qui s'occupaient de ces constructions. Néanmoins, les changes flottants continuent d'imposer des mécanismes de "hedging" comme les CDS et différentes formes de swaps dont l'encours reste très élevé, sans que les risques associés puissent être réellement appréciés. C'est pour cela que l'on parle dans les coulisses du G.20 de créer une chambre de compensation internationale des CDS afin de sortir des opérations de gré à gré qui empêhent d'apprécier les risques et de les valoriser.

Les causes de cette crise sont imputées à la FED Federal Reserve Bank qui a pratiqué entre 2003 et 2004 des taux directeurs très faibles, suivi d'un réhaussement brutal de ces taux. Les taux d'intérêts bas ont incité à la distribution « agressive » de crédits aussi bien qu'à la recherche par les investisseurs et les épargnants de « suppléments » de rémunération, obtenus par le développement massif de prêts risqués à des personnes pas toujours solvables, avec des taux d'intérêts plus élevés. Le réhaussement des taux a entrainé l'augmentation brutale des mensualités pour les emprunteurs.

Parmi les responsables politiques ayant favorisé directement les conditions de cette crise par des mesures économiques et sociales, le Guardian cite Bill Clinton, George W. Bush, Gordon Brown, ainsi que, dans le domaine de la finance, les pdg anciens et actuels de la compagnie d'assurance American International Group Inc., des banques Goldman Sachs, Lehman Brothers, Merrill Lynch, Halifax Bank of Scotland, Royal Bank of Scotland, Bradford & Bingley, Northern Rock, Bear Stearns, Bank of England et des personnalités telles que le financier George Soros, le milliardaire Warren Buffet et le président d’un fonds d’investissement US John Paulson.

Cette politique de bas taux a été justifiée par la volonté de la Federal Reserve Bank d'éviter la récession aux États-Unis suite à l'éclatement de la bulle internet à partir de mars 2000 et aux attentats du 11 septembre 2001. Ainsi, durant l'année 2001, Alan Greenspan abaisse 11 fois le taux directeur de la Federal Reserve Bank, le ramenant à 1,75 %. Alan Greenspan continue les baisses jusqu'à ramener le taux à 1 % en juillet 2003, le plus bas niveau depuis 1954. Ce taux plancher restera en vigueur un an. Compte tenu de l'inflation, les taux d'intérêt sont donc devenus négatifs ! Puis, le taux a été remonté 17 fois, d'abord par Alan Greenspan puis par Ben Bernanke, pour atteindre 5,25 % au milieu de l'année 2006.

Outre les transgressions des règles de prudence régissant la distribution du crédit, l'ampleur de cette crise vient du contournement des ratios réglementaires de solvabilité bancaire par la titrisation des créances américaines risquées. Celles-ci furent en parties revendues sous forme d'obligations à des épargnants un peu partout dans le monde donnant à cette crise une dimension mondiale.. Mais de nombreuses banques américaines ou étrangères avaient acquis pour leur gestion propre des masses de CDO.

Le marché des « subprimes » est constitué de prêts risqués qui peuvent être hypothécaires (immobiliers ou rechargeables), des cartes de crédit, de la location de voitures et autres, accordés à une clientèle peu solvable ou à l'historique de crédit difficile. Ce marché s'est largement développé aux États-Unis à partir de 2001, passant d'un montant de 200 milliards USD pour les prêts hypothécaires en 2002 à 640 milliards USD en 2006. Ce montant représentait 23 % du total des prêts immobiliers souscrits.

Les emprunteurs à risque peuvent contracter un emprunt immobilier sur ce marché, moyennant un taux d'intérêt révisable généralement indexé (par exemple sur le taux directeur de la Fed), majoré d'une « prime de risque » pouvant être très élevée. Typiquement, les premières années du prêt (1, 3 ou 5 en général) sont couvertes par un taux d'intérêt fixe promotionnel qui devient ensuite variable. Les emprunteurs hypothécaires américains ont la possibilité d'emprunter jusqu'à 110 % de la valeur de l'immeuble objet du prêt, d'avoir la possibilité de ne rembourser que la partie intérêt de leur mensualité, un intérêt d'ailleurs entièrement déductible d'impôts.

La croissance de ce marché a tout d'abord été encouragée par des taux historiquement bas qui ont incité les institutions de crédit à accroître la part du subprime dans leur portefeuille et à profiter des importantes marges de risque imposées à ces crédits. Selon l'éditorialiste conservateur Thomas Sowell, elles étaient encouragées en cela par une législation de 1977 (Community Reinvestment Act) : un établissement peut demander et obtenir une garantie de ses dépôts par l'État (Federal Deposit Insurance Corporation) s'il s'engage en contrepartie à prêter à des personnes à revenus modestes, auxquelles de tels prêts ne seraient sans cela pas accordés. Par ailleurs, ce mouvement a été accéléré par l'utilisation de la titrisation comme outil d'évacuation du risque de crédit, utilisation encouragée par la demande croissante de produits rentables par des investisseurs et par l'afflux de liquidités disponibles à la recherche d'investissements attractifs. Certains établissements financiers avaient fait du subprime leur spécialité en se spécialisant dans l'octroi de crédits subprime aussitôt revendu dans le marché de la titrisation. Cette revente élimine instantanément les risques associés au prêt pour l'établissement financier qui accorde le prêt et le risque est transmis aux acheteurs de titres de type PCAA (papier commercial adossé à des actifs). Cette déresponsabilisation des institutions prêteuses a sans doute incité certaines d'entre elles à accorder davantage de prêts à haut risque.

Ces prêts à des personnes à la cote de crédit insuffisante ont participé à la création d'une bulle immobilière qui elle-même nourrissait la bulle de crédits : tant que l'immobilier augmente, la maison acquise et mise en hypothèque assure que l'opération ne peut que bien se terminer, puisqu'en cas de défaillance, la banque pourra rembourser le crédit en saisissant, puis en vendant la maison.

Par conséquent, les emprunteurs se retrouvèrent confrontés à une hausse rapide de leurs mensualités, et les plus fragiles furent incapables de faire face à leurs remboursements. Dans un contexte de hausse du marché de l'immobilier, ou lorsqu'il est limité à des cas isolés, le défaut de paiement est couvert par les créanciers : grâce à une politique de gestion du risque, les organismes sont censés pouvoir supporter le délai nécessaire au recouvrement de créances des débiteurs en saisissant les biens portés en garantie lors de l'emprunt et en les revendant. Mais dans un contexte de baisse du marché de l'immobilier, l'organisme créancier peut se retrouver en situation difficile, surtout s'il s'agit d'un défaut de paiement en masse. Or, en 2007, le taux de non-remboursement sur ces crédits s'est élevé aux alentours de 15 % .

Avec la baisse du marché immobilier américain, la valeur des habitations est devenue inférieure à celle du crédit qu'elles devaient garantir. Ainsi, les établissements de crédit, censés pouvoir récupérer leurs mises en vendant les habitations hypothéquées, se retrouvèrent sans moyen rapide de redresser leur bilan, puisque vendre ces biens ne suffisait plus à couvrir leurs pertes. L'afflux de mises en vente des biens saisis a même aggravé le déséquilibre du marché immobilier où les prix se sont effondrés.

En août 2007, un site spécialisé faisait état de plus d'un million de défauts de paiement constatés, mais chaque constat de défaillance ne mène pas à la faillite de l’emprunteur. Les banques essayant généralement de trouver des solutions de rééchelonnement de prêts lorsqu’elles pensent que le débiteur ne traverse qu’une difficulté passagère.

Le président de la Commission bancaire du Sénat des États-Unis, Christopher Dodd, estime qu'un à trois millions d'Américains pourraient perdre leur logement suite à cette crise.

L'insolvabilité des débiteurs et la chute des prix de l'immobilier ont provoqué la chute ou la faillite de plusieurs entreprises de prêts hypothécaires à risque ((en) subprime mortgage lenders), tels que la New Century Financial Corporation en avril 2007, conduisant à l'effondrement du prix des actions de l'industrie du crédit.

Les premiers effets sur le marché de l'emploi dans le secteur financier se sont faits sentir dès l'été 2007. Les sociétés financières américaines ont annoncé 35 752 suppressions d'emplois en août 2007, selon le cabinet Challenger, Gray and Christmas.

En avril 2007, la Fed estimait que les pertes pour les banques pourraient s'élever de 100 à 150 milliards USD pour un marché de 8 400 milliards d'encours de crédit. La Deutsche Bank estimait fin octobre que ce chiffre pourrait s'élever à 400 milliards de dollars ; la banque d'investissement Goldman Sachs plaçait pour sa part en novembre 2007 le curseur à 2 000 milliards de dollars.

Le Fonds monétaire international a estimé dans un rapport du 9 avril 2008 que « le montant des pertes pourrait atteindre quelque 945 milliards de dollars ».

Le vendredi 31 août 2007, le président américain George W. Bush a annoncé une série de mesures destinées à empêcher que les ménages qui font face à des taux d'intérêt particulièrement élevés ne se retrouvent en situation de défaut de paiement et ne soient contraints de vendre leur maison. Il a notamment proposé que la Federal Housing Administration modifie ses règles de manière à assouplir les conditions de refinancement exigées des emprunteurs, ainsi que de modifier le régime fiscal pour faire en sorte que des sommes radiées de la valeur d'une maison par des institutions financières ne soient taxées par le gouvernement fédéral. Il estime tout de même que le rôle du gouvernement américain dans ce dossier est limité, et qu'il n'est pas de son ressort de se porter à la rescousse de spéculateurs ou d'investisseurs ayant pris de mauvaises décisions.

Par ailleurs, les agences de notation (Standard & Poor's, Moody's, Fitch) sont accusées d'avoir mal évalué le risque de ces produits et, partant, la notation associée à ces produits. En outre, avec la baisse importante des émissions de produits structurés qui représentaient la moitié de leurs revenus, ces agences ont dû lancer des plans de licenciement : Standard & Poor's a annoncé le 8 décembre 2007 un plan pour réduire ses effectifs de 3 %.

Les représentants du G7 ont appelé à plus de transparence dans le travail des agences de notation. La ministre française de l'Économie Christine Lagarde a développé cette position en indiquant préférer à de nouvelles lois une régulation du système bancaire par lui-même. Elle a repris cette idée en septembre 2008, déclarant que les problèmes des marchés financiers étaient principalement dus à une absence de marché et non à son supposé excès.

Au delà de la chaîne des effets directs (insolvabilité des emprunteurs subprime, faillite des sociétés de crédit spécialisées, pertes de la part des grandes banques qui les détenaient ou travaillaient avec elles), l'essentiel des effets de la crise du subprime est indirect.

La première courroie de la crise réside dans le phénomène de la titrisation de créances. La titrisation est l'opération financière, méconnue de l'emprunteur, par laquelle une banque revend ses créances sur des marchés spécialisés, souvent groupées avec d'autres valeurs. Ce qui lui permet à la fois de se refinancer et de réduire son risque (qui est reporté sur les investisseurs qui achètent ces créances). La titrisation est devenue un phénomène courant depuis le début des années 2000. Les créances titrisées sont rachetées par des investisseurs (fonds d'investissements classiques, fonds plus spéculatifs, etc.).

Le marché du subprime a été massivement financé par la titrisation, les créances étant regroupées dans des véhicules de financement ad hoc et transformées en titres négociables souscrits par des investisseurs.

Cependant, à partir du début 2007, la crise des crédits subprimes a jeté le doute sur l'ensemble des véhicules de titrisation de créances, en premier lieu les créances hypothécaires portant spécifiquement sur l'immobilier d'habitation américain ((en) residential mortgage backed security, ou RMBS), mais aussi les paquets de créances diversifiées appelés CDO ((en) Collateralised debt obligation). Ce sont en fait toutes les formes de véhicules de titrisation de crédit (ABS, RMBS, CDO et leurs variantes) qui sont devenus suspectes, aux yeux des investisseurs, au début et surtout durant l'été 2007, de peur qu'ils ne portent des créances à risque en général et subprimes en particulier.

La deuxième courroie de transmission de la crise est constituée des fonds d'investissement qui ont eux-mêmes acheté les créances titrisées.

Les crédits subprime, offrant des rendements élevés ((en) high yield) dus au paiement par l'emprunteur d'un taux d'intérêt plus élevé que pour le marché prime, les investisseurs ont exercé une forte demande de ce type de produits afin de doper les performances de leurs fonds d'investissement ou OPCVM.

Ces fonds se sont trouvés en difficulté du fait de la chute de la valeur de leurs actifs. L'effondrement de la valeur de deux fonds d'investissement de la banque américaine Bear Stearns, révélé le 17 juillet 2007, a donné le signal de la crise de confiance. L'annonce, intervenue le soir même d'une séance record à la New York Stock Exchange (14 000 points atteints en séance), va donner le signal de la baisse. Ce sont désormais tous les fonds d'investissement qui vont à leur tour devenir suspects.

Certains fonds avaient cependant, dès 2006, envisagé qu'une crise immobilière se préparait et avaient pris des positions inverses à tout le monde en spéculant sur l'effondrement des produits financiers adossés aux crédits immobiliers à risque.

En troisième lieu, ces fonds d'investissement appartiennent ou sont financés par les banques (les hedge funds se financent par effet de levier, c'est-à-dire avec peu de capitaux et beaucoup d'emprunts). Les banques reprennent donc par ce biais les risques qu'elles avaient dans un premier temps confiés aux marchés. La communauté financière s'est alors rendu compte, vers la fin juillet 2007, que l'ensemble du système bancaire supportait des risques de crédits, non seulement dans les fonds que les banques finançaient, mais aussi dans les fonds qu'elles géraient. Ainsi, des créances titrisées à haut rendement (et donc à haut risque selon le Medaf) étaient elles-mêmes présentes dans certaines SICAV monétaires, placements jusque-là jugés sans risque, les « sicav monétaires dynamiques ». D'où une brutale chute de valorisation des sicav monétaires dynamiques dans les premiers jours d'août 2007.

Le 9 août 2007, la première banque française par ses fonds propres, BNP Paribas, annonce le gel (réalisé le 7 août) des actifs de trois fonds monétaires dynamiques OPCVM d'une valeur totale de 1,6 milliard d'euros (gérés par BNP Paribas ABS Eonia, BNP Paribas ABS Euribor et Parvest Dynamic ABS) (liés aux sécurités des prêts aux États-Unis). La banque était incapable de chiffrer les actifs de ces fonds depuis que les négociations des (en) mortgage securities étaient virtuellement arrêtées et donc empêchaient les investisseurs de pouvoir déterminer le prix de marché security. Le 29 août, BNP Paribas annonce la fin du gel. Les fonds ont rouvert courant septembre avec des décotes d'au maximum 1,21 %.

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Tracker (finance)

Un fonds indiciel coté (J.O. du 30 janvier 2005) ou en anglais tracker ou Exchange Traded Fund est un organisme de placement collectif en valeurs mobilières indiciel coté. Cet OPCVM a pour objet de répliquer la performance d’un indice boursier qui peut être un indice actions, un indice obligataire ou encore un indice de matières premières.

Comparés à des OPCVM classiques, les trackers sont négociables à chaque instant de la séance et présentent des frais de gestion nettement réduits. Un autre avantage de ce genre de produit est que la plupart d'entre eux sont éligibles au PEA même si leur exposition porte sur un indice étranger hors Union Européenne. En juin 2007, NYSE Euronext accueillait 201 trackers (dont 165 sur Euronext Paris).

En France, les trackers sont cotés sur le compartiment Nextrack d'Euronext de 09h05 à 17h40.

Les ETF (Exchange-Traded Fund) se négocient aussi facilement sur Euronext Paris qu’une action ordinaire. La cotation se fait en continu de 9h à 17h25, les ETF sont identifiés par leur code Isin ou par leur mnémonique. Les opérations sur actions, comme l’achat ou la vente à cours limité, « stop-loss », ordres dits à « révocation » sont aussi possibles. Cependant les opérations d’éligibilité au Service de règlement différé, ou au plan d'épargne en actions ne sont pas systématiques, et l’investisseur doit s’informer sur la validité et les conditions d’éligibilité. D’autre part la liquidité des ETF est confiée à deux teneurs de marché, en plus des sociétés émettrices, qui fournissent en permanence des prix à l’achat ou à la vente assurant de cette manière une grande accessibilité de ces produits.

Les ETF reflètent fidèlement l’indice auquel ils se réfèrent. Toutes les 15 secondes la mise à jour de la valeur liquidative indicative (VLi) permet une comparaison instantanée du cours de bourse d’un Tracker à sa valeur liquidative (valeur théorique). Ainsi, si la VLi est supérieure (inférieure) au cours de bourse du Tracker, celui-ci subit une décote (surcote). Cet écart, s’il existe, reste éphémère et en tout état de cause la valeur d’un cours coté d’un ETF ne peut s’écarter - sous peine de suspension - de plus de 1,5% de la valeur liquidative indicative. En plaçant ses ordres en fonction de la valeur liquidative, il est possible de se positionner sur le marché afin d’obtenir le prix le plus réaliste.

Les ETF cotés à Paris sont classés selon le type d’indices de référence : actions, obligations ou matières premières. Les trackers sur actions sont les plus nombreux. Ils couvrent des pays comme le Brésil, l’Inde, la Russie, Taïwan et la Chine, sans oublier la France, le Japon et les États-Unis. D’autres trackers couvrent des zones géographiques : le monde, l’Europe, l’Asie et l’Amérique du Nord ou les grands secteurs de l’économie (Banque, Assurance, Pétrole, etc.). Sur une telle variété d’horizons il semble difficile de pouvoir investir aussi facilement et à meilleur compte que par le biais de trackers.

Les ETF sont des OPCVM. De ce fait, la fiscalité applicable aux ETF est celle des OPCVM. En particulier, les plus-values réalisées lors de la vente des parts sont imposables, dès le premier euro, si le montant annuel des cessions réalisées au cours de l’année excède, par foyer fiscal, le seuil actuellement fixé à 20 000 € (porté à 25 000 € pour les cessions intervenant en 2008). Elles sont imposables à un taux global de 30,1 % à partir du 1er janvier 2009, soit 18 % plus 12,1 % de contributions sociales. Les moins-values sont imputables sur les gains de même nature réalisés au cours de l’année de la cession ou des 10 années suivantes, à condition que le seuil de 20 000 € (ou 25 000 € selon l'année) soit dépassé l’année de réalisation des moins-values. Comme pour toutes valeurs mobilières, les produits perçus par le fonds peuvent ou non être distribués aux porteurs ou actionnaires et conservent leur nature d’origine. Dans le cas de distribution, les sommes versées ont une nature de dividendes d’actions françaises et ouvrent droit à l’abattement annuel applicable aux produits d’actions françaises. L’abattement est actuellement de 1 525 € pour les personnes célibataires, veuves, divorcées ou mariées imposées séparément, et de 3 050 € pour les couples mariés soumis à une imposition commune, sans oublier un abattement préalable de 40 %. Notons enfin que certains ETF sont admissibles au PEA. Ces informations ne constituent qu’un résumé du régime fiscal applicable au 1er janvier 2007 aux résidents français réalisant des opérations sur valeurs mobilières à titre occasionnel (leur situation particulière doit être étudiée avec leur conseiller habituel).

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Plan d'épargne en actions

La dénomination plan d'épargne en actions (PEA) concerne une forme de compte-titres de droit français.

Il bénéficie de certains avantages fiscaux pour les résidents français. En pratique les plus-values réalisées sur ce compte sont, sous certaines conditions, notamment de durée de détention, exonérées d'impôts.

Le PEA a été créé en 1992 dans le dessein d'encourager l'investissement en bourse des particuliers, notoirement bas en France.

Toute personne majeure domiciliée fiscalement en France métropolitaine ou dans un département d'outre-mer, à l'exclusion des territoires d'outre-mer, peut ouvrir un PEA auprès d'une banque ou d'un courtier, à condition qu’elle ait son propre foyer fiscal. Les personnes soumises à une imposition commune, ne peuvent être titulaire que d'un PEA par conjoint ou par partenaire de PACS. L'ouverture d'un PEA en compte indivis ou compte joint est impossible et est interdite : Le PEA est un compte mono-titulaire.

Le PEA fonctionne fondamentalement comme un compte-titres habituel, avec certaines contraintes de versements et de retraits pour bénéficier de sa fiscalité spécifique.

Le montant total des versements d'espèces sur un PEA ne peut excéder un certain plafond (132 000 € depuis le 1er janvier 2003), le double pour un couple. Les dividendes et autres fruits du capital n'entrent pas dans le décompte de ce plafond ; de fait le solde du PEA peut donc dépasser 132 000 €. En revanche il n'existe aucun minimum de souscription fixé par le codé monétaire et financier.

Le PEA accueille toutes sortes de titres : actions, OPCVM (Si c'est une SICAV elle doit être constituée d'au moins 60% de titres éligibles et 75% si c'est un FCP), trackers investis en actions, pour peu que ceux-ci soient émis par des entreprises (ou qu'ils contiennent des titres d'entreprises) françaises ou ayant leur siège dans Union européenne ainsi que la Norvège et l'Islande, et soumises à l'IS. Bien qu'il se présente comme un compte titre classique, le PEA ne permet pas d'investir à découvert (via l'usage du Service de règlement différé) ou dans des options, MATIF, produits dérivés (Warrants). Depuis le 1er janvier 2002 il est par contre possible d'investir - dans le cadre du PEA - sur des FCPR et FCPI.

Tout retrait avant 8 ans entraîne automatiquement la clôture du PEA. Tout retrait avant 5 ans entraîne en plus la perte de l'avantage fiscal ; il est donc conseillé de garder un PEA au moins 5 ans même si ce n'est pas une obligation.

L'avantage premier du PEA est l'attrait fiscal qu'il procure, et c'est ce qui le différencie d'un compte-titre ordinaire. Un investisseur dépassant le seuil de cession (25 000 euros en 2008 et 25 730 euros en 2009) dans le cadre d'un compte-titre ordinaire verra ses plus-values imposées au taux de 30,1% (18% auquel s'ajoutent 12,1% de prélèvement sociaux). Si ces plus-values sont réalisées dans le cadre du PEA, et même si le seuil de cession est atteint ou dépassé, l'investisseur ne sera pas imposé sur les plus-values, à condition qu'il respecte la détention minimum de 5 ans du PEA. De plus, les dividendes versés dans le cadre du PEA sont eux aussi exonérés d'impôt et donnent droit à un crédit d'impôt l'année suivante.

Le PEA permet à l'épargnant de bénéficier de la progression des cours boursiers en contrepartie des risques propres à ce type de placements. C'est en particulier une alternative ou un complément aux placements d'épargne rapportant un simple taux d'intérêt. C'est essentiellement un outil de diversification des placements.

Au terme de la 5e année, les plus-values réalisées et les revenus sont exonérés d'impôt, hors prélèvements sociaux (CSG, CRDS, RSA etc. soit 12,1% en 2009). Tout retrait entraîne la clôture du plan.

Après 8 ans, il est toujours possible de continuer à faire des versements tant qu'il n'y a pas de retrait. Le retrait partiel est possible sans clôture du PEA, mais tout nouveau versement reste interdit.

Le PEA devient donc fort intéressant pour le contribuable enregistrant des plus-values et dépassant le seuil de cession, puisque dans le cadre d'un compte-titre ces plus-values seraient imposées. Sous réserve de respecter les durées de détentions, le PEA peut permettre de défiscaliser des sommes importantes.

Ces deux problèmes ont conduit les épargnants à investir majoritairement dans des OPCVM, gérés par des professionnels de la finance de marché.

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Billet de trésorerie

Un billet de trésorerie, d'une durée d’un jour à un an, est un crédit interentreprises, c'est-à-dire que les entreprises (généralement les plus grandes) qui sont en phase de besoin de trésorerie, vont émettre elles-même des billets de trésorerie qui vont être achetés par d’autres entreprises ayant des facilités de trésorerie.

Les entreprises ne peuvent pas émettre facilement des billets de trésorerie, elles doivent satisfaire à des conditions de notation financière très précises établie par des organismes indépendants (les entreprises doivent établir des notes de gestion sur les six derniers mois pour justifier de leur santé financière et de leur solvabilité).

La France est au troisième rang mondial sur le marché des trésoreries – au premier rang dans l'Union européenne.

La croissance des billets de trésorerie a coincïcidé avec le passage à l’euro, et la vague des fusions-acquisitions, qui ont créé des besoins de financement importants.

La rémunération de ces billets est très intéressante, proche des taux du marché monétaire. Le marché est très concentré, avec 20 entreprises en France (LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton, Vivendi, France Télécom...) émettrices et des investisseurs : autres grandes entreprises et établissements de crédit (banques) et OPCVM (organisme de placement en valeurs mobilières).

Les Billets de Trésorerie (BT) sont des titres de créance négociable (TCN) émis par les entreprises (françaises ou étrangères) ayant accès au marché monétaire. D'une durée allant de 1 jour à 1 an, d'un montant minimal de 152000 euros, le BT peut être émis à taux fixe ou avoir un coupon indexé sur une référence variable (le plus souvent l'EONIA). Lorsqu'il est émis à taux fixe les intérêts peuvent être payés à la fin (postcomptés) ou payés d'avance (IPA).

La notation financière du programme par une agence de notation (S&P, Moody's, Fitch) n'est pas obligatoire si l'émetteur est côté sur une place européenne (soit à la bourse ou éventuellement s'il existe des obligations côtées de ce même émetteur). Dans la pratique, rares sont les entreprises ayant un programme de BT non noté car de plus en plus d'investisseurs refusent d'acheter des BT non notés.

Le marché français du BT, créé en 1985 avec comme modèle l'USCP américain, a connu une progression significative tant en volume qu'en nombre d'émetteurs.

Le billet de trésorerie a été introduit à la Bourse de Paris le 18 décembre 1985.

S'il devait initialement permettre aux entreprises ayant une trésorerie excédentaire de placer leur cash en achetant des BT émis par des entreprises ayant des besoins de financement à court terme, le plus gros des achats (environ 70%) est aujourd'hui réalisé par les fonds monétaires (Sicav, FCP) ainsi que par les sociétés d'assurances. C'est d'ailleurs ce gisement d'investisseurs (50% des fonds monétaires européens sont gérés en France) qui a contribué au succès de ce marché.

Aujourd'hui il est quasiment totalement intermédié par les banques et dans une moindre mesure par les courtiers. Les banques jouent le rôle d'agent placeur (dealers) mais ont par rapport aux courtiers l'avantage de pouvoir faire de la "prise ferme", c’est-à-dire d'acheter les BT sans avoir d'investisseur déclaré au moment de la négociation. Elles peuvent alors garder une partie des BT achetés en cas de non revente, on dit alors qu'elles "portent" le papier dans leurs "books" et sont donc en risque de crédit sur l'émetteur de la créance. Toutes les grandes banques actives sur ce marché ont un book de BT (plus généralement de TCN ce qui englobe les Certificats de dépôts mais également les Euros commercial papers ou les US commercial papers). La taille de celui-ci varie selon les établissements et peut aller jusqu'à 10 milliards d'euros.

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Source : Wikipedia