ONU

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Posté par talos 27/02/2009 @ 19:40

Tags : onu, organisations internationales, international

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Liste des numéros ONU

Cette liste répertorie les numéros ONU utilisés dans le transport de matières dangereuses.

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ONU Management and Control Interface

ONU Management and Control Interface, (abbrév. OMCI) Messages qui participent à la gestion des équipements OLT et ONU.

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Organisation des Nations unies

Dans ses opérations internationales, l'ONU utilise l'abréviation anglaise (UN) comme sigle distinctif

L'Organisation des Nations unies (ONU) est une organisation internationale dont les objectifs sont de faciliter la coopération dans les domaines du droit international, la sécurité internationale, le développement économique, le progrès social et les Droits de l'Homme. L'ONU est fondée en 1945 en remplacement de la Société des Nations, qui n'avait pas tenu son rôle en n'évitant pas la Seconde Guerre mondiale, pour mettre fin aux guerres entre les pays et pour fournir une plateforme de dialogue.

D'autres agences traitent de divers sujets spécifiques et constituent à cet égard le système des Nations unies. La figure publique la plus visible de l'ONU est le Secrétaire général qui est depuis 2007 le sud-coréen Ban Ki-moon.

En 2008, 192 États sont membres de l'ONU, soit presque tous ceux qui sont officiellement reconnus. De son siège qui se situe sur un territoire international dans la ville de New York aux États-Unis, l'ONU et ses agences spécialisées réparties dans d'autres États, prennent toute l'année diverses résolutions sur des sujets qui sont de leur domaine de compétence.

L'ONU est financé par des contributions volontaires et par les États membres, et a six langues officielles : l'arabe, le mandarin, l'anglais, le français, le russe et l'espagnol.

Là où la Société des Nations n'était qu'un espace de dialogue où les diplomates pouvaient se rencontrer pour établir des consensus, l'ONU peut, avec le Conseil de sécurité, prendre des décisions concrètes. Celles-ci peuvent déboucher, par exemple, sur l'autorisation d'employer une force armée - les fameux « casques bleus » - pour maintenir ou rétablir la paix.

L'ONU n'est pas un gouvernement mondial et ne légifère donc pas. Cependant, ses résolutions donnent une légitimité aux interventions des États et sont de plus en plus appliquées dans le droit national et international. Toutes ces actions se pérennisent au travers de la signature de traités ou conventions internationales entre les nations.

Les principaux travaux et débats sont interprétés ou traduits par écrit dans les 6 langues officielles de l'ONU : anglais, arabe, chinois, espagnol, français, russe, mais seuls l'anglais et le français sont les langues de travail du siège new-yorkais.

En plus de ces six organes principaux, l'ONU a créé au fil du temps de nombreuses agences spécialisées (comme l'OMS pour la santé ou l'UNESCO pour la coopération internationale en matière de développement de l'éducation, des sciences et de la culture mais aussi l'UNICEF pour les enfants).

Depuis l'adhésion du Monténégro en 2006, l'ONU compte désormais la quasi totalité des États du monde, soit 192 sur les 195 qu'elle reconnaît - les seuls États n'étant pas membres étant le Vatican (qui a cependant un statut d'observateur), les îles Cook et Nioué. Le Vatican est toutefois le seul État pleinement souverain et reconnu par les Nations unies qui n'en soit pas membre. Il n'existe aucun obstacle à son adhésion si les autorités vaticanaises souhaitent un jour rejoindre l'organisation.

Cependant, certaines entités prétendant à un statut d'État ne sont pas représentées à l'ONU (comme c'est le cas de la République de Chine ayant pour territoire Taïwan ou du Kosovo qui n'est reconnu que par certains pays), ou prétendant former des nations (comme l'Autorité palestinienne). Ainsi, contrairement à sa dénomination, c'est le statut d'État et non de Nation qui permet l'accès à l'Organisation.

Le financement de l'organisation des Nations unies et de ses agences spécialisées est assuré par les contributions obligatoires des pays membres et par des contributions volontaires de toutes organisations, entreprises ou encore particuliers (Ted Turner a par exemple fait un don de 1 milliard de dollars US).

Le budget ordinaire des Nations unies ( ~ 2 milliards de dollars en 2005), établi tous les deux ans, est basé sur les contributions obligatoires fixées par l'Assemblée générale. Pour des raisons d'indépendance, le niveau maximum de la plus grosse contribution a été fixé à 22 % (le seuil minimal est quant à lui de 0,01 % du budget global.

En 2005, la composition était la suivante : États-Unis (22 %), le Japon (19,5 %), l'Allemagne (8,6 %), la France (6,5 %), le Royaume-Uni (6,1 %), l'Italie (4,9 %), le Canada (2,8 %), l'Espagne (2,5 %), la République populaire de Chine (2 %), la Corée du Sud (1,8 %).

Les contributions obligatoires ne sont pas toujours remplies à temps par les États membres. Seuls 31 États sur 192 l'ont fait en février 2007. L'ONU étant de plus en plus souvent engagée dans des opérations de maintien de la paix dans le monde (objectifs qui n'étaient pas formellement prévus dans sa Charte), cela a un impact important sur son budget en raison du coût élevé de ces interventions. Le résultat est que les Nations unies ont une dette de plus de 2,5 milliards de dollars américains. Pour résoudre ce problème récurrent, de nombreux États souhaitent une réforme en profondeur des Nations unies de manière à réduire la lourdeur bureaucratique de l'Organisation.

Précurseur de l'ONU, la Société des Nations avait été introduite en 1919, suite au traité de Versailles et dans le but de conserver la paix. Elle n'a malheureusement pas joué pleinement ce rôle.

Les premières bases des Nations unies furent posées lors de l'élaboration de la Déclaration des Nations unies, qui fut signée le 1er janvier 1942 à Washington DC. L'expression Nations unies est due au président des États-Unis, Franklin D. Roosevelt ; elle avait pour but de signifier que des États avaient décidé de se réunir pour prévenir les conflits armés de manière à ce que des guerres telles que la Première et la Seconde Guerre mondiale ne se reproduisent plus jamais, ayant à l'esprit que ces guerres se sont produites deux fois en « l'espace d'une vie » comme le dit la Charte des Nations unies. Mais c'est avec la Conférence de Dumbarton Oaks à Washington DC et surtout la conférence de San Francisco en 1945 qu'ont été définis exactement le but et le fonctionnement de l'ONU.

Le texte fondateur de l'ONU est la Charte des Nations unies, elle fut signée à la fin de la Conférence de San Francisco par les représentants des 50 États fondateurs le 26 juin 1945. La Pologne, qui n'avait pas été représentée à la Conférence de San Francisco, la signa plus tard, mais elle fait néanmoins partie des 51 États membres originels, parce que son gouvernement en exil avait précédemment signé la Déclaration des Nations unies.

C'est le 24 octobre 1945, lors de la ratification par la majorité des pays signataires, que l'ONU naquit officiellement. Depuis, la Journée des Nations unies est célébrée le 24 octobre de chaque année.

La paix entre les nations est la mission fondatrice des Nations unies.

Le Siège des Nations unies, à la demande des parlementaires américains, fut construit à New York le long de l'East River sur un terrain acquis grâce à une donation de John Davison Rockefeller Junior. Il a été inauguré le 9 janvier 1951. Le siège des Nations unies jouit de certains privilèges diplomatiques. Propriété de l’Organisation des Nations unies, le site du Siège est territoire international. C'est-à-dire que, par exemple, aucun membre de la sécurité américaine ne peut y entrer sans la permission du Secrétaire général.

Cinq des six organes principaux de l'ONU y sont localisés. Seule la Cour internationale de justice (CIJ), de création plus ancienne, a son siège à La Haye aux Pays-Bas. De nombreuses agences importantes des Nations unies (OMS, OMM, OMPI, OIT, UIT, HCR, HCDH) ont leur siège à Genève, siège européen de l'ONU et ancien siège de la SdN, où se déroulent toujours deux tiers des activités du système des Nations unies. D'autres agences sont également situées ailleurs dans le monde, comme l'UNESCO à Paris, l'Agence internationale de l'énergie atomique¬AIEA à Vienne, ou l'OACI à Montréal.

Avant 1950, l'URSS pratiquait la politique de la chaise vide pour contester la reconnaissance de la Chine nationaliste (Taiwan), au lieu de la Chine communiste (Pékin). À la suite de la Guerre de Corée, où les États-Unis ont pu faire reconnaître la Corée du Nord comme État agresseur et décider l'envoi de troupes sous l'égide des Nations unies, l'URSS s'est rendue compte qu'il était dans son intérêt de siéger et son représentant n'a plus jamais quitté son poste.

L'ONU est restée pendant très longtemps paralysée durant la guerre froide. Les deux superpuissances, les États-Unis et l'URSS étant des membres permanents du Conseil de sécurité, paralysèrent l'Organisation des Nations unies en abusant de leur droit de veto (il fut utilisé 242 fois en 45 ans).

Pour tenter de contrer cette paralysie, la résolution Acheson fut adoptée à l'initiative des États-Unis; elle permettait à l'Assemblée d'émettre des recommandations aux États membres de l'ONU. Cependant, celle-ci ne fut que très peu utilisée en pratique,.

Depuis la fin de la guerre froide, l'ONU se retrouve de plus en plus sur le devant de la scène pour prévenir ou régler les différents conflits, grâce à l'aide des casques bleus.

L'avenir de l'ONU passe de plus en plus par une réforme en profondeur de son fonctionnement. Jusqu'à maintenant, elle fut repoussée, mais le problème du budget (sa dette) et celui du fonctionnement du Conseil de sécurité (l'arrivée de nouveaux membres permanents et l'extension de son domaine de compétence) deviennent de plus en plus pressants.

Durant son mandat, l'ancien secrétaire général, Kofi Annan, a commandé de nombreuses études sur les voies à suivre pour réformer l'organisation. Mais, par manque de consensus au sein des membres permanents du Conseil de sécurité, elles sont pour l'instant restées lettre morte. En particulier, John R. Bolton, représentant permanent des États-Unis en août 2005, soutient une position ne faisant pas l'unanimité et gèle ainsi les possibilités de réforme.

Le 7 mars 2006, le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a proposé, dans un rapport à l'Assemblée générale, aux États membres une vaste réforme de l'administration de l'ONU, attendue par les dirigeants mondiaux après que l'Organisation eut été secouée par une série de scandales. M. Annan a présenté une série de mesures allant de la délocalisation de certains services au renforcement du système de passation des marchés. Celui-ci a été ces dernières années mis à mal par le scandale du programme « pétrole contre nourriture » de l'ONU en Irak et lorsqu'une enquête interne a découvert des pratiques contestables dans le secteur du maintien de la paix, ayant occasionné des dizaines de millions de dollars de pertes pour l'Organisation.

Intitulé Investir dans l'Organisation des Nations unies pour lui donner les moyens de sa vocation mondiale, ce rapport de 34 pages reconnaît l'inadaptation des structures administratives actuelles aux défis que l'ONU est censée relever chaque jour, 61 ans après sa création. Il souligne l'augmentation vertigineuse, depuis la fin de la Guerre froide, des activités de terrain de l'ONU, notamment des opérations de maintien de la paix, qui absorbent plus de 70 % du budget de l'ONU, évalué à quelque 10 milliards de dollars, sans tenir compte des agences onusiennes (Unicef, PAM, PNUD…), qui ont un budget équivalent. M. Annan propose de « refondre complètement l'ensemble du secrétariat, ses règles, sa structure, ses rouages, pour qu'il soit mieux adapté aux réalités d'aujourd'hui » et de « remettre entièrement à neuf » l'ensemble de l'organisation.

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Organisation internationale du travail

L'Organisation internationale du travail (OIT) est une institution tripartite spécialisée de l'ONU qui rassemble gouvernements, employeurs et travailleurs de ses Etats membres dans une action commune pour promouvoir le travail décent à travers le monde.

Son siège est à Genève en Suisse et son Directeur général est depuis 1999 le chilien Juan Somavía. L'organisation reçoit le Prix Nobel de la paix en 1969.

En 1919 avec la résolution du premier conflit mondial, conscients du fait « qu'il existe des conditions de travail impliquant pour un grand nombre de personnes l'injustice, la misère et les privations, ce qui engendre un tel mécontentement que la paix et l'harmonie universelles sont mises en danger », les États signataires du Traité de Versailles créent l'Organisation internationale du Travail (OIT). Sa constitution débute en affirmant qu'« une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale ».

Cette nouvelle organisation, existant parmi les institutions de la Société des Nations (SdN) est la seule qui survit à la Seconde Guerre mondiale et à la disparition de la SdN. L'OIT devient alors une institution spécialisée de l'Organisation des Nations unies (ONU) en 1946 et compte en 2008 182 États membres.

Dotée d'une structure tripartite unique, elle réunit sur un pied d'égalité les représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs pour débattre des questions relatives au travail et à la politique sociale. Le secrétariat de l'Organisation, le Bureau international du travail (BIT), a son siège à Genève en Suisse et gère des bureaux extérieurs dans plus de 40 pays.

En février 2002, l'OIT créée une Commission mondiale sur la dimension sociale de la mondialisation. Cet organe indépendant a pour but d'amener le débat à quitter le terrain de la confrontation pour celui du dialogue et de jeter ainsi les bases de l'action pour faire en sorte que la mondialisation profite à davantage de personnes.

Le 10 juin 2008, l'OIT adopte à l'unanimité sa nouvelle déclaration de foi, la « Déclaration sur la justice sociale pour une mondialisation équitable ».

La Conférence internationale du Travail, qui réunit une fois par an les mandants de l'OIT (représentants gouvernementaux, représentants travailleurs et représentants employeurs), oriente les travaux de l'Organisation. Elle adopte également de nouvelles normes internationales du travail ainsi que le programme et le budget de l’Organisation. Entre deux sessions de la Conférence, c'est le Conseil d’administration, composé de 28 membres gouvernementaux, de 14 membres employeurs et de 14 membres travailleurs, qui oriente les activités de l’OIT.

Il existe actuellement 188 conventions et 199 recommandations, dont certaines remontent à la création de l'OIT en 1919.

Ces principes sont également énoncés dans la Déclaration de l'OIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail de 1998.

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Liste des États membres des Nations unies

Les États membres des Nations unies (ONU) sont en 2008 au nombre de 192. Soit presque la totalité des États existant.

Cette liste reprend les dénominations de pays utilisées par l'ONU. Elles peuvent différer de celles généralement utilisées dans Wikipédia.

Cette liste reprend les dénominations de pays utilisées par l'ONU. Elles peuvent différer de celles généralement utilisées dans Wikipédia.

Les îles Cook et Nioué sont sous souveraineté néo-zélandaise, étant juridiquement des territoires dépendants en libre association avec la Nouvelle-Zélande. En tant qu'États non-souverains, il leur est impossible de devenir membres des Nations unies. Le Vatican est donc le seul État pleinement souverain et reconnu par les Nations unies qui ne soit pas membre des Nations unies. Il n'existe aucun obstacle à son adhésion si les autorités vaticanaises souhaitent un jour rejoindre l'organisation.

Un peu moins d'une soixantaine d'organisations intergouvernementales, comme le Comité international de la Croix-Rouge, la Communauté européenne (qui représente juridiquement l'Union européenne), possèdent également un statut d'observateur .

La République fédérale d’Allemagne et la République démocratique allemande ont été admises à l’ONU le 18 septembre 1973. Du fait du rattachement de la République démocratique allemande à la République fédérale d’Allemagne, qui a pris effet le 3 octobre 1990, les deux États allemands se sont unis pour former un seul État souverain.

Le Tanganyika a été admis à l’Organisation des Nations unies le 4 décembre 1961 et Zanzibar le 16 décembre 1963. À la suite de la ratification, le 26 avril 1964, du traité d’union entre le Tanganyika et Zanzibar, les deux États ont été représentés à l’Organisation avec un siège unique sous le nom de République Unie de Tanganyika et de Zanzibar et, à partir du 1er novembre 1964, sous le nom de République Unie de Tanzanie.

La République arabe du Yémen a été admise à l’Organisation des Nations Unies le 30 septembre 1947 et la République démocratique populaire du Yémen le 14 décembre 1967. Le 22 mai 1990, les deux États ont fusionné et sont depuis lors représentés comme un seul et même État, le Yémen.

Entrées à l’Organisation des Nations Unies le 24 octobre 1945, l’Égypte et la Syrie étaient membres fondateurs de l’Organisation. Après le plébiscite du 21 février 1958, l’Égypte et la Syrie se sont unies pour former la République arabe unie, qui a continué à être représentée à l’Organisation avec un siège unique. Le 13 octobre 1961, la Syrie a recouvré son statut d’État indépendant et repris son siège à l’Organisation des Nations Unies. Le 2 septembre 1971, la République arabe unie a changé son appellation en République arabe d’Égypte.

La Fédération de Malaisie a été admise à l’Organisation des Nations unies le 17 septembre 1957. Le 16 septembre 1963, elle a pris le nom de Malaisie à la suite de l’admission de la nouvelle Fédération de Singapour, Sabah (Bornéo septentrional) et Sarawak. Singapour est devenu un État indépendant le 9 août 1965 et est entré à l’Organisation des Nations Unies le 21 septembre 1965.

Entrée à l’Organisation des Nations unies le 24 octobre 1945, la Tchécoslovaquie était membre fondateur de l’Organisation. Dans une lettre datée du 10 décembre 1992, son représentant permanent a informé le Secrétaire général que la République fédérative tchèque et slovaque cesserait d’exister le 31 décembre 1992 et que les États successeurs demanderaient à être admises à l’Organisation des Nations unies. La République tchèque et la Slovaquie sont ainsi devenues, le 19 janvier 1993, des États membres de l’ONU.

La République fédérale socialiste de Yougoslavie fut l’un des membres fondateurs de l’ONU, elle en a signé la Charte le 26 juin 1945 et l’a ratifiée le 19 octobre 1945.

Suite à la partition du pays entre la Serbie et le Monténégro le 3 juin 2006, la Serbie a conservé le statut d'État membre, tandis que le Monténégro l'est devenu le 28 juin 2006.

La Biélorussie a informé l’ONU le 19 septembre 1991 que son nom serait désormais Bélarus.

La République de Chine fut un membre fondateur des Nations unies en 1945. En 1949, à la fin de la guerre civile chinoise, le gouvernement de la République de Chine se réfugia à Taïwan, laissant le contrôle de la majeure partie du pays aux mains du gouvernement de la République populaire de Chine.

Le siège chinois à l'ONU fut occupé en conséquence par la République de Chine jusqu'au 25 octobre 1971, date à laquelle il fut attribué à la République populaire de Chine dans toutes les instances de l'ONU par le vote à l'Assemblée générale de la résolution 2758.

Depuis les années 1990, les demandes répétées de la République de Chine (Taiwan) pour une participation aux Nations unies ont été refusées, principalement à cause de l'opposition de la République Populaire de Chine qui dispose du droit de veto au Conseil de Sécurité. La République de Chine (Taiwan) s'est présentée comme représentant uniquement la population de Taiwan, non celle du continent chinois, en utilisant tour à tour les noms de « République de Chine à Taiwan », « République de Chine (Taiwan) » ou seulement « Taiwan » (selon la proposition du Parti démocrate progressiste actuellement au pouvoir). Il a également été refusé à Taiwan le statut d'« État non membre observateur » dont bénéficie le Vatican, ainsi que celui d'« entité invitée à participer en qualité d'observateur » actuellement accordé à la Palestine. Taiwan poursuit ses appels à la communauté internationale pour une reconnaissance du droit des 23 millions de citoyens de l'île à participer aux réunions et aux activités des Nations unies et des organisations qui leur sont associées. A ce jour, 23 Etats-membres de l'ONU ainsi que le Vatican (qui possède la souveraineté sur la Ville du Vatican) ont des relations diplomatiques avec la République de Chine.

Pour rejeter la demande de la République de Chine (Taiwan), l'ONU s'appuie sur la résolution 2758, qui reconnaît le gouvernement de la République populaire de Chine comme le seul gouvernement légitime de la Chine. Le gouvernement de la République populaire de Chine applique la politique d'une seule Chine selon laquelle Taiwan fait partie de la Chine, et s'oppose donc fermement à ce que toute autorité représentant Taiwan participe à l'ONU. De son côté, le gouvernement de la République de Chine (Taiwan) estime que Taiwan ne fait pas partie de la Chine et que la résolution 2758 n'empêche pas la participation de Taiwan à l'ONU en tant que nouveau membre.

Le 18 juillet 2007, le Président de Taïwan Chen Shui-bian a écrit au Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon pour demander que son pays soit accepté comme membre des Nations unies. La demande a été refusée avec comme explication que la résolution 2758 interdit une telle chose. Selon Chen Shui-bian, la résolution ne définit en rien le statut de Taïwan. De plus, le refus a été réalisé sans en référer au Conseil de sécurité ni à l'Assemblée générale, ce qui selon le ministre des affaires étrangères de Taïwan James Huang est contraire à la procédure normale .

Entrée à l’Organisation des Nations unies le 24 octobre 1945, l’Union des républiques socialistes soviétiques était membre fondateur de l’Organisation. Par une lettre datée du 24 décembre 1991, le Président de la Fédération de Russie, Boris Eltsine, a informé le Secrétaire général que la Fédération de Russie, avec l’appui des 11 pays membres de la Communauté des États indépendants, succédait à l’Union soviétique au Conseil de sécurité et dans tous les autres organes de l’ONU.

Du 20 janvier 1965 au 28 septembre 1966, l’Indonésie s'est retirée de l’Organisation des Nations Unies pour protester contre l'adhésion de la Malaisie.

L'URSS pratiquait la politique de la chaise vide à l'ONU depuis la reconnaissance de la Chine nationaliste au lieu de la Chine communiste (voir supra, Chine et Taiwan).

En 1950, suite à l'invasion de la Corée du Sud par la Corée du Nord, les États-Unis purent faire voter la décision de reconnaître la Corée du Nord comme agresseur et celle de l'envoi de troupes sous la tutelle des Nations unies. Ayant reconnu cette erreur tactique, l'URSS a ensuite assisté à toutes les réunions et a paralysé le conseil pendant 30 ans (jusqu'à la fin de la Guerre froide) en usant de son droit de véto.

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Convention internationale des droits de l'enfant

La Convention internationale des droits de l'enfant est un traité international rédigé sous l'égide l'ONU en 1989 dans le but de reconnaitre et protéger les droits spécifiques des enfants.

La France a émis des réserves au regard de l'article 30 qui porte sur le droit des enfants des minorités linguistiques et culturelles (Dans les États où il existe des minorités linguistiques , un enfant appartenant à une de ces minorités ne peut être privé du droit d'avoir sa propre vie culturelle, d'employer sa propre langue en commun avec les autres membres de son groupe.). Elle considère notamment qu'il n'existe pas de minorités (ni culturelles, ni linguistiques) sur son territoire, et annule cet article en totalité sur le territoire de la République (y compris pour ce qui concerne les minorités religieuses et ethniques également mentionnées dans l'article 30 de la convention), en vertu de l'article 2 (qui ne porte que sur la langue française) de la Constitution (qui reconnaît pourtant l'existence de minorités culturelles ethniques dans les pays d'outre-mer avec des statuts juridiques spécifiques). Le Conseil économique et social des Nations unies a, en 2008, « recommandé » à la France de retirer cette réserve.

Le Canada, bien qu'ayant signé et ratifié la convention, ne l'a pas encore totalement appliquée dans sa législation domestique, notamment en matière des droits de l'enfant dans les affaires criminelles, ce qui bloque l'application complète de la convention.

La France a présenté lors de la 46ème session du Comité des droits de l'enfant (17 septembre 2007 au 5 octobre 2007) ses rapports concernant l'application en France de ces deux protocoles facultatifs : Protocole OPSC et Protocole OPAC.

Les observations du Comité de Genève concernant l'application par la France de ces deux protocoles facultatifs sont disponibles en français : Observations concernant le protocole OPSC , Observations concernant le protocole OPAC.

La France a remis en septembre 2007 son 3ème et 4ème rapport périodique et ses annexes concernant l'application de l'ensemble de la Convention internationale des droits de l'enfant en vue de la prochaine audition qui aura lieu lors de la 50ème session du Comité des droits de l'enfant (janvier-février 209).

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Maintien de la paix

Une mission de maintien de la paix est une action militaire ou de police entreprise par l'ONU ou par un ou plusieurs pays en réponse à une crise régionale dont ils ne sont pas les protagonistes. Lorsque cette mission est entreprise directement par l'ONU, celle-ci demande à ses pays membres une participation en troupes (les casques bleus et/ou observateurs). Le chapitre VII de la Charte des Nations unies relatif à l' « action en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d'acte d'agression » dispose que c'est au Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) de décider s'il y a lieu de créer une opération de maintien de la paix (OMP).

L'ONU peut également confier une telle mission à une organisation internationale (OTAN, UE, UA ...) ou à un pays dirigeant une force multinationale, qu'elle mandate alors par une résolution prise en Conseil de sécurité des Nations unies. En vertu de la résolution "Union pour le maintien de la Paix" (ou Résolution Acheson), l'assemblée générale a pu créer des Opérations de maintien de la paix, en cas de blocage du Conseil. En tout hypothèse, elle pourrait autoriser une action coercitive.

Le Département des opérations de maintien de la paix est dirigé par le diplomate français Jean-Marie Guéhenno, remplacé par un autre Français Alain LE ROY depuis juillet 2008 nommé en 2000 par Kofi Annan, Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l'ONU. À ce poste, il a succédé à Bernard Miyet.

Elle n'a en général pas de vocation offensive et ne doit pas ouvrir le feu autrement qu'en cas de légitime défense. Ces missions ne suffisent généralement pas à instaurer une paix solide et durable.

Une opération sous mandat peut recevoir une mission plus intrusive, on parle alors de missions de rétablissement de la paix (peace making) ou d'imposition de la paix (peace enforcement). Après les échecs des missions en Somalie (ONUSOM) et en Ex-Yougoslavie (FORPRONU), le conseil de sécurité préfère utiliser le phénomène de l'autorisation ou habilitation, qui autorise des États membres à intervenir, leurs troupes étant mieux équipées, et plus aptes à rétablir militairement la paix (e.g Interventions de l'OTAN en Bosnie-Herzégovine).

Par ailleurs, les Nations unies se consacrent de plus en plus à des missions de consolidation ou de rétablissement de la paix, l'action visant à soutenir les structures qui renforceront et consolideront la paix, l'agenda pour la paix parle alors de "peace building".

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Union postale universelle

Monument de l'UPU (Weltpostdenkmal) à Berne

L'Union postale universelle (UPU) est une institution spécialisée de l'ONU. Son but est de favoriser le bon développement, ainsi que la coopération, des différents systèmes postaux existants.

Le siège de l'UPU se trouve à Berne, en Suisse. La langue officielle de l'UPU est le français. L'organisation internationale compte aujourd'hui 191 États membres.

Avec la révolution industrielle, le besoin de communication devint de plus en plus important entre les différents pays. Il fut donc nécessaire de créer un organisme où les différents États pourraient se rencontrer pour fixer les modalités de fonctionnement permettant à leurs systèmes postaux de travailler ensemble.

Dès 1841-1842, l'Allemand J. Herrfeldt évoque dans ses articles une « union postale universelle ».

L'invention du timbre postal faisait dorénavant payer le port par l'expéditeur. Or, pour les expéditions vers l'étranger, seuls des accords bilatéraux existaient. Le calcul des frais de port d'après les pays traversés et les moyens de locomotions employés était donc d'une grande complexité au risque de voir le pli ou le colis taxé.

En août 1862, Montgomery Blair, le directeur général de la poste des États-Unis signale au secrétaire d'État les problèmes rencontrés par les entreprises américaines dans leur courrier et leur commerce avec l'étranger. Blair reçoit l'appui du président Abraham Lincoln, et c'est sous l'impulsion du directeur général qu'une conférence internationale, regroupant 15 pays d'Europe et d'Amérique, eut lieu à Paris, en mai 1863. Cette conférence avait pour but d'établir des modalités de fonctionnement communes et des tarifs postaux plus simples à calculer. Malheureusement, aucun accord véritablement applicable ne fut trouvé, même si cette « Première Conférence postale internationale » aboutit à une simplification des tarifs postaux.

Le 15 septembre 1874, Heinrich von Stephan, directeur du service postal de la Confédération d'Allemagne du Nord, organisa la Conférence internationale de la poste qui avait pour but de créer une union postale internationale. La conférence s'ouvrit à Berne, la capitale de la Suisse et accueillit les représentants de 22 pays.

Le résultat de cette conférence fut le Traité de Berne, le 9 octobre 1874, qui créa l'Union générale des postes. En raison de l'augmentation du nombre de ses membres, il fut décidé à Paris en 1878 de rebaptiser l'organisation internationale en Union postale universelle.

Le 4 juillet 1947, l'UPU signe un accord avec l'ONU et devient ainsi l'une de ses institutions spécialisées.

Le financement de l'UPU est totalement indépendant de celui de l'ONU, seuls les États membres financent l'organisation. Chaque État peut choisir une des 10 classes de financement lors de son admission au sein de l'UPU.

Suite à la crise de financement des organisations internationales, l'UPU a décidé depuis 1992 de pratiquer la politique de la croissance zéro. Depuis 1992, la croissance du budget voté par le congrès est ainsi égale voire inférieure à l'inflation mondiale. Il est d'environ 22 500 000 euros.

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Source : Wikipedia