Nouveau Centre

3.3352534562358 (1736)
Posté par seb 05/04/2009 @ 04:11

Tags : nouveau centre, partis politiques, politique

Dernières actualités
Le Nouveau Centre rédige sa Déclaration des droits fondamentaux ... - LeMondeInformatique
Le Nouveau Centre, en partenariat avec la Fondation pour l'innovation politique, vient de dévoiler sa Déclaration des droits fondamentaux numériques. Composée de dix articles précédés d'un préambule, elle se veut calquée sur les grandes déclarations...
Clérisseau, une percée vers le nouveau centre - L'Express
Seul l'écologiste Silvain Pastor est remonté contre "cette percée haussmannienne qui va attirer des voitures dans le nouveau centre. Malgré quelques alibis sociaux, la stratégie de Fournier, c'est main basse sur la ville!"....
Régionales. Le Nouveau centre prépare sa rentrée politique - Le Télégramme
Réunis à Guer, samedi dernier, la coordination bretonne du Nouveau centre «appelle de ses voeux l'émergence aux élections régionales de l'an prochain d'une liste ouverte, rassemblant tous ceux qui se reconnaissent dans les valeurs du centre»....
Jean Arthuis fonde son propre parti politique - La Croix
À ma droite, dans la majorité, le Nouveau centre d'Hervé Morin et François Sauvadet. Mais la majorité présidentielle est sur le point de s'étoffer d'un nouveau parti sous la houlette de l'ancien ministre Jean Arthuis, président de la commission des...
Le Parlement adopte la réforme des hôpitaux - L'Express
Les groupes UMP et du Nouveau Centre (NC) ont voté pour. Quelques élus de la majorité, comme le député UMP Bernard Debré, se sont abstenus. Les groupes socialiste, radical et citoyen (SRC) et de la gauche démocrate et républicaine (GDR,...
Actualités – France – Le Nouveau Centre ne gagne rien dans le ... - Le Centrisme
L'allégeance du Nouveau Centre à Nicolas Sarkozy et son absence de listes aux élections européennes face à des listes UMP ne lui ont pas rapporté gros dans le nouveau gouvernement de François Fillion. Ainsi, si Hervé Morin, le président du parti...
L'Assemblée crée une mission d'information sur la burqa - Les Échos
Elle est composée de 32 députés (17 UMP, 11 socialistes, 2 Nouveau Centre et 2 membres du groupe de la Gauche démocrate et républicaine) et débutera ses travaux au mois de juillet. L'Assemblée nationale lui a donné six mois pour entendre et recenser...
Les principales réactions au discours - Challenges
Le Nouveau Centre a lui aussi salué un "discours volontariste et réformateur" qui a "donné à nos compatriotes des raisons d'avoir confiance en leur avenir". Pour le Parti radical du ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, le président de la...
Les conservateurs britanniques créent un nouveau groupe au ... - La Tribune.fr
Lors de son élection à la tête des conservateurs britanniques en 2005, David Cameron avait assuré que son parti se retirerait de la coalition de centre-droit PPE-DE après les élections européennes de 2009 pour créer un nouveau groupement de...
GE Energy crée un pôle d'excellence en France - Le Figaro
Au programme de ce nouveau centre, la conception de machines innovantes - l'usine de Belfort est spécialisée dans les turbines à gaz -, mais aussi l'émergence de solutions en matière d'efficacité énergétique et de réglementation environnementale....

Nouveau Centre

logo du Nouveau Centre

Le Nouveau Centre (NC) est une formation politique française du centre et de centre-droit. Son orientation est libérale au sens politique du terme, humaniste et européenne.

Les statuts ont été initialement déposés sous l'appellation de « Parti social libéral européen » par des anciens membres de l'UDF, qui étaient en désaccord avec la décision prise par François Bayrou et le conseil national du 10 mai 2007 visant à créer le Mouvement démocrate pour succéder à l'UDF.

Le Nouveau Centre inscrit son action au sein de la « majorité présidentielle » de Nicolas Sarkozy. Il est juridiquement et financièrement indépendant de l'Union pour un mouvement populaire.

Sa création a été officiellement annoncée le 29 mai 2007 à l'occasion d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale, réunissant ses principaux dirigeants autour d'Hervé Morin et d'André Santini, mais elle est officiellement confirmée à Nîmes par son congrès fondateur des 16 et 17 mai 2008.

Suite aux élections législatives de juin 2007 où il a obtenu 17 députés élus sous ce nom, il dispose à l'Assemblée nationale d’un groupe parlementaire, dénommé « groupe Nouveau Centre » rassemblant 21 membres (et 3 apparentés). En avril 2008, il déclare compter 7 000 membres.

Le Nouveau Centre (ou Parti social libéral européen, raison sociale à laquelle le parti ne fait plus référence) constitue un parti politique souhaitant accueillir le pôle centriste de la majorité présidentielle (XIIIe législature). Dans l'assemblée sortante, le pôle centriste était représenté par le groupe Union pour la démocratie française. Déposée au niveau national et dans plusieurs préfectures au niveau départemental, la création de cette nouvelle formation politique a été rendue publique dans la presse suite au dépôt des candidatures aux élections législatives françaises de 2007, dont la date limite était fixée au 18 mai.

Le 29 mai 2007, la création du parti, ainsi que son nom d'usage « Le Nouveau Centre » ont été officiellement rendus publics à l'occasion d'une conférence de presse et d'une tribune parue dans Le Monde du 30 mai. Il a également été annoncé la tenue de journées parlementaires à la rentrée (faisant suite à la création d'un groupe à l'Assemblée nationale en juin 2007) et d'un congrès fondateur du parti à l'automne (reporté, ce congrès s'est tenu les 16 et 17 mai 2008 à Nîmes).

« Nous avons créé le Nouveau Centre pour perpétuer l’existence d’un parti du centre au sein de la vie politique française et rassembler des femmes et des hommes attachés aux idées sociales, libérales et européennes, résolus à mettre en œuvre concrètement le message centriste. Ce parti constituera le pôle centriste de la majorité présidentielle nouvelle. Nous nous situons ainsi dans une longue tradition politique : sous la Cinquième République, la majorité présidentielle s’est toujours appuyée sur plusieurs piliers. En faisant le choix de maintenir une force politique au centre, nous manifestons notre refus de tourner le dos à l’histoire du centre et notre volonté de rester fidèle à la tradition de la famille centriste, libérale et démocrate-chrétienne. Nous nous situons au sein de la majorité présidentielle. Nous y conservons et conserverons toute notre liberté et notre autonomie. Ce choix n’est pas un reniement, ni un ralliement à l’UMP. C’est le choix de la raison et de la responsabilité, compte tenu du contexte politique et surtout compte tenu de ce que sont nos convictions, nos fidélités et nos principes. Nous voulons être utiles au pays. »     — Extrait du texte de présentation du Nouveau Centre, publié sur le site officiel du Nouveau Centre.

Les motivations ayant présidé à la création du Nouveau Centre sont un rejet des choix opérés par François Bayrou, notamment un rapprochement avec la gauche française et Ségolène Royal. De plus, pour les députés UDF sortants, « suivre la voie de l'indépendance choisie par M. Bayrou les aurait exposés au risque de devoir affronter des candidats de l'UMP », selon le journaliste Patrick Roger. Cela contribue également à expliquer le soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy, parfois dès le 1er tour de l'élection présidentielle, d'un certain nombre d'élus membres de l'UDF.

Au sein de la majorité présidentielle, les députés Nouveau Centre se démarquent en partie des choix du président et de l'UMP ; ils défendent notamment une « gestion budgétaire saine et responsable ». À la veille de son premier congrès (à Nîmes), en mai 2008, selon Le Monde, « les prétentions du Nouveau Centre commencent d'ailleurs à agacer dans les rangs de l'UMP ».

Quatre porte-feuilles sont attribués au Nouveau Centre au sein du gouvernement François Fillon.

Une tribune dans le Monde, signée par dix-huit députés du groupe UDF, fait émerger les premiers membres : Jean-Pierre Abelin, Bernard Bosson, Charles de Courson, Stéphane Demilly, Francis Hillmeyer, Olivier Jardé, Yvan Lachaud, Maurice Leroy, Claude Leteurtre, Hervé Morin, Nicolas Perruchot, Jean-Luc Préel, François Rochebloine, André Santini, Rudy Salles, François Sauvadet, et Francis Vercamer.

D'autres députés et élus sont réputés appartenir au Nouveau Centre au moment de sa création, mais n'ont pas signé la tribune : Pierre-Christophe Baguet (qui a finalement rejoint l'UMP), Christian Blanc, Jean Dionis du Séjour, Philippe Folliot, Michel Hunault, Philippe Vigier (candidat aux élections législatives). Ils sont également pour certains signataires de l'appel « Pour un centre libre dans la majorité présidentielle », paru dans Le Figaro du 9 mai 2007.

Jean-Christophe Lagarde qui s'est présenté sans étiquette, mais avec le soutien officiel du MoDem, a finalement décidé de rejoindre le groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale.

Yves Pozzo di Borgo, sénateur de Paris, a rejoint le Nouveau Centre et constitué un groupe « Nouveau Centre et indépendants » au Conseil de Paris.

Le 16 décembre 2007, le Nouveau Centre tint son premier conseil national à la Maison de la Chimie (Paris). Plus de 1 500 membres, dont des membres du gouvernement (Valérie Létard, André Santini), des députés et des élus locaux, étaient présents. Une très large majorité des présents déclarent n'avoir pas voulu suivre « celui qui est parti avec les clés de la maison UDF ».

Le programme politique du Nouveau Centre demeure très largement inspiré de celui adopté par l'UDF lors de la candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle.

Le 1er congrès, fondateur, du Nouveau Centre s'est tenu à Nîmes les vendredi 16 et samedi 17 mai 2008. Selon les organisateurs, il aurait rassemblé plus de 400 élus et 2 000 militants, un millier selon les médias.

À la veille de ce congrès, le Nouveau Centre cherche selon certains médias à « se démarquer de l'UMP tout en justifiant son appartenance à la majorité » afin d'« être respecté au sein de la majorité et mieux contrer le MoDem de François Bayrou ».

Lors du congrès, Hervé Morin a été élu avec 87 % des suffrages (contre 13 % à Mireille Benedetti). À la suite de son élection une direction nationale a été désignée.

L'adoption du projet d'orientation du parti a été reporté à un congrès ultérieur.

« Nous avons donc aujourd’hui un parti, un siège, rue de Grenelle, un groupe parlementaire, des sénateurs, 2 000 élus locaux, des présidents de départements ; et nous avons réussi un formidable congrès. Ce congrès de la refondation et de la renaissance montre que nous avons réussi notre premier défi ; ancrer la renaissance d’un parti du centre et de centre droit indépendant (...). Au moment où les conservatismes et les corporatismes montent de toute part, soyons le parti du changement, le parti de ceux qui veulent la réforme, la réforme audacieuse mais aussi de la réforme juste. Le parti de la modernité, du changement mais du changement juste. (...) Nous qui voulons assurer la renaissance du centrisme, nous ne devons pas compter sur nos vieilles habitudes conceptuelles.C’est pourquoi, un parti centriste ne suffit pas : nous voulons un grand parti centriste ! (...) Il faudra forcer un peu notre nature, car, vous le savez, par culture, nous repoussons le dogmatisme dont l’engagement partisan est parfois l’une des expressions. (...) Nous sommes forts. Le déclin, peut-être temporaire, du vote d’extrême droite réaffirme notre rôle pivot. Intellectuellement, jamais nos idées n’ont à ce point été en phase avec la marche du monde. C’est à nous qu’il revient de modérer les emportements idéologiques, à droite comme à gauche, d’œuvrer au consensus national sur les questions essentielles, d’assurer la défense et la promotion des valeurs d’humanisme, de liberté, de responsabilité et de solidarité. »     — Extraits du discours prononcé par Hervé Morin à l'issue de son élection, publié sur le site officiel du Nouveau Centre (17/05/2008).

L'ambition du parti est bien de reprendre la place qui était celle de l'UDF, en rassemblant « le centre et le centre droit ». Plusieurs personnalités membres d'autres partis politiques ont assisté au congrès, dont Jean-Marie Cavada et Éric Besson, ou encore le député Thierry Benoit.

Le NC a renoncé pour le moment à un nouveau nom proposé : « Solid » (pour « Social, libéral, démocrate ») mais la décision finale est repoussée « au plus tard début septembre » .

Le Nouveau Centre (PSLE) a présenté un total de quatre-vingts candidats selon le site officiel du Nouveau Centre et le Ministère de l'intérieur, mais entre 84 et 89 selon d'autres décomptes, certains candidats centristes qui n'ont pas manifesté leur adhésion au MoDem, s'étant présentés sous des étiquettes variées : « majorité présidentielle », « UDF », « UDF-majorité présidentielle », etc.

Les 18 députés sortants de l'UDF ayant fondé le Nouveau Centre ne se sont pas vu opposer au 1er tour de candidats investis par l'UMP.

Une polémique est née de la candidature à la députation sous l'étiquette Nouveau Centre (PSLE) de plusieurs membres de la famille d'élus sortants (conjoints, enfants) et de leurs anciens collaborateurs (attachés de presse et chauffeurs). Cette pratique a été révélée par Le Monde et dénoncée par plusieurs responsables de l'UDF-MoDem estimant qu'elle n'avait d'autre but que de tenter d'assurer au Nouveau Centre un accès au financement public des partis politiques (environ 1,63 euro par voix et près de 44 400 euros par élu), lequel est conditionné au dépôt d'au moins 50 candidatures réunissant 1 % des suffrages exprimés au 1er tour. Ce seuil n'a finalement pas été atteint par le PSLE, selon la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. Un candidat Nouveau Centre, Nicolas Perruchot (qui se représentait dans le Loir-et-Cher) a, quant à lui, expliqué ces candidatures par la décision tardive de ces députés ex-UDF de se reconstituer en parti et leur impossibilité de s'appuyer sur une structure partisane et militante pré-existante .

Le 10 juin 2007, le Nouveau Centre a obtenu 416 361 voix (2,04 % ; 2,37 % avec les possibles apparentés) et revendique 7 élus dès le premier tour dont Christian Blanc qui ne se présentait pas sous l'étiquette PSLE.

Le ministre de la Défense Hervé Morin a été réélu au premier tour dans l'Eure (50,05 %) ainsi que François Sauvadet (Côte d'Or), Charles de Courson (Marne), Rudy Salles (Alpes-Maritimes), l'apparenté UDF Christian Blanc (Yvelines) et Francis Hillmeyer (Haut-Rhin). Pour sa part Philippe Vigier (Eure-et-Loir), non sortant, a été élu, dès le premier tour.

Le 17 juin 2007, à l'issue du second tour des élections législatives, 11 députés PSLE sont élus. Le nombre total (1er et 2nd tours) de députés du PSLE élus est donc de 17. Deux députés sortants sont battus.

Le Nouveau Centre a privilégié la conclusion d'alliances électorales avec les partis de la majorité parlementaire (UMP principalement) et la constitution de listes communes. Il a également présenté des listes indépendantes, comme à Annecy, et conclu des alliances avec des listes menées par des candidats MoDem, comme à Arras.

À l'issue du scrutin, le parti perd Blois au profit du PS, conserve notamment Annecy (en dépit de la présence au 1er tour d'une liste menée par un député UMP et d'une liste MoDem), Meudon, Montrouge, Vanves, Issy-les-Moulineaux, Vincennes, Drancy et conquiert plusieurs villes comme Agen et Châtellerault. Il conserve également des élus dans la plupart des villes conservées ou remportées par l'UMP, ainsi qu'un groupe au conseil de Paris.

Concernant les élections cantonales, le Nouveau Centre perd le conseil général de la Somme au profit du PS, conserve le département de Loir-et-Cher et succède à l'UMP à la tête de celui de Côte-d'Or. Ses candidats obtiennent 2 % des suffrages exprimés (soit 265 318 voix) au premier tour sur l'ensemble du territoire, puis 2,35 % (soit 161 575 voix) au second tour.

Le 10 avril 2008, lors d'une conférence de presse, le Nouveau Centre a indiqué son intention de présenter des listes autonomes aux prochaines élections européennes. Mais face à des sondages (Paris Match, 27 et 28 novembre 2008) qui ne lui donnaient que 2 % des voix, il préfère s'allier à l'UMP et désigne des « chefs de file » le 28 janvier 2009 afin que ceux-ci puissent négocier avec leur allié.

Le 7 mars 2009, Hervé Morin confirme qu'il n'y aura pas de listes autonomes mais que les listes de l'UMP comporteront 20 % de candidats NC (toujours en négociation) : « Je ne voulais pas risquer de jeter le parti, sur un coup de dés, dans une aventure dont l'issue était incertaine » a-t-il expliqué tout en assurant que « s'engager sur des listes d'union, ce n'est pas renier notre identité. » « Les négociations se poursuivent, mais je peux vous dire aujourd'hui que nous aurons au moins trois candidats en position éligible sur les listes d'union, et un quatrième en situation charnière, » a-t-il déclaré, précisant qu'il y aurait parmi les candidats éligibles « au moins un jeune centriste. » Le NC aura en revanche une liste autonome dans la circonscription d'outre-mer « avec l'ambition d'avoir un élu dans la zone Pacifique ».

Afin de promouvoir l'Europe en France, mais aussi préparer un programme pour les élections de 2009 la « Ruche européenne » (commission Europe du Nouveau centre) a été mise en place autour de Brigitte Fouré, députée PPE-DE (Nouveau centre) au Parlement européen, et de Jean-Louis Bourlanges, ancien député ADLE (UDF).

Le 19 janvier 2009, le Nouveau Centre a organisé à Paris la « 1re conférence européenne des centres » à l'occasion de laquelle une résolution « Europe : nouveau défis, nouvelles réponses » a été adoptée et cosignée par des représentants de partis politiques de sept autres États membres de l'Union européenne : Nouvelle démocratie chrétienne (Italie), Union chrétienne démocrate - Parti populaire tchécoslovaque, Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU), Parti social-démocrate (Portugal), Mouvement réformateur (Belgique), Parti populaire suédois (Finlande), Nouvelle Démocratie (Grèce). Il a également été annoncé lors de cette conférence la mise en place d'un comité de liaison qui aura la charge de rédiger une « plate-forme partagée » qui sera rendue publique lors d'une prochaine conférence, devant se tenir à Prague en mars 2009.

Le 19 juin 2007, 22 députés se réclamant du Nouveau Centre ont élu François Sauvadet, ancien porte-parole du groupe UDF, président de groupe par 13 voix contre 8 (et un bulletin blanc) pour Charles de Courson qui sera son vice-président. « Nous sommes le second pôle de la majorité. Nous voulons être au rendez-vous de l'action » a déclaré le nouveau président lors de son élection. Nicolas Perruchot en est le porte-parole .

Jean-Christophe Lagarde, investi par le MoDem mais ayant fait campagne sous une étiquette non partisane, a rejoint ce groupe parlementaire, ainsi que brièvement Abdoulatifou Aly, soutenu par le MoDem au second tour, en tant qu'apparenté, avant de rejoindre les non-inscrits comme les deux autres députés du MoDem.

Au 24 septembre 2008, le groupe compte 21 membres et 2 apparentés.

Les huit sénateurs membres du Nouveau Centre siègent actuellement au sein du groupe Union centriste (UC). Les membres de ce groupe, en présence de son président Michel Mercier (MoDem) et à l'invitation de Jean Arthuis et Yves Pozzo Di Borgo, se sont réunis le 19 juin 2007 pour étudier l'adoption d'une motion de soutien à la majorité présidentielle de Nicolas Sarkozy. Cette réunion informelle ne constitue pas une position officielle du groupe, les noms des sénateurs présents n'ayant pas été rendus publics.

Jean-Léonce Dupont, vice-président du Nouveau Centre, a annoncé le 2 juillet 2007, à l'occasion d'une conférence de presse, que « 15 à 20 » sénateurs sur les 30 que compte le groupe Union centriste « partagent les idées » du Nouveau Centre. Ce nombre semble cependant surévalué, dans la mesure où il aurait permis aux sénateurs membres du Nouveau Centre de constituer un groupe, ou à tout le moins de revendiquer la présidence du groupe UC, ce qui n'a jamais été le cas depuis la création du parti.

Au titre du financement des partis politiques pour l'année 2009, 10 sénateurs ont déclaré leur rattachement en décembre 2008 au Fetia Api (et donc par contre-coup au Nouveau Centre) contre 19 à l'UDF-MoDem.

Janelly Fourtou (ex-UDF), qui n'a pas rejoint le MoDem et dont l'appartenance au Nouveau Centre était présumée, est membre fondatrice d'Alliance citoyenne pour la démocratie en Europe créée autour du député européen Jean-Marie Cavada en janvier 2008.

Le Nouveau Centre revendique un réseau de 2500 élus locaux .

En gras, conseils généraux dont le président est membre du NC.

En gras, villes et intercommunalités dont le maire ou le président est membre du NC.

La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) n'a pas accordé au Nouveau Centre de financement public, seuls 43 candidats sous l'étiquette « PSLE » , au lieu des 50 requis, ayant dépassé le seuil de 1 % des suffrages.

Une proposition de loi, a été déposée par des députés membre du NC et inscrite par le gouvernement en urgence le 24 octobre 2007 à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale, visant à modifier la loi n° 88-227 du 11 mars 1988. Cette proposition aurait permis d'introduire une nouvelle possibilité de financement pour les partis politiques ayant obtenu l'élection d'au moins 15 députés. Malgré le soutien d'une majorité des députés communistes et d'une partie de membres de l'UMP, cette loi est finalement retirée suite à l'opposition du Parti socialiste et de François Bayrou. Ses opposants lui reprochaient d'être uniquement déposée pour permettre le financement du NC en modifiant a posteriori les règles en vigueur lors du scrutin précédent.

Après l'échec de leur proposition de loi, les députés Nouveau Centre ont annoncé le 19 novembre 2007 avoir conclu une « convention de financement » avec un parti partenaire de Polynésie française, le Fetia Api.

18 députés et 5 sénateurs NC ont pu se rattacher à ce parti polynésien, qui en vertu des règles plus souples en vigueur outre-mer, perçoit le financement public afférent. Grâce à la convention de financement, le Fetia Api reverse l'essentiel de ce financement au Nouveau Centre, conservant 20 000 euros pour son propre fonctionnement. Ce montage complexe, bien que considéré comme légal par la CNCCFP, a suscité la perplexité, voire l'opposition de plusieurs parlementaires du Nouveau Centre, dont Christian Blanc.

En vertu du décret fixant les montants des fonds attribués aux partis politiques au titre de l'année 2008, le parti Fetia Api percevra 1 023 326,71 euros. Au total, 23 parlementaires métropolitains (18 députés et 5 sénateurs) ont déclaré leur rattachement à ce parti.

En 2009, le décret n° 2009-92 du 27 janvier 2009, pris pour l'application des mêmes articles, attribue un financement de plus de 1 408 147,51 euros, un plus grand nombre de parlementaires (32 dont 10 sénateurs) ayant déclaré leur rattachement au Fetia Api.

En haut



Nouveau Centre (groupe parlementaire)

Le groupe Nouveau Centre (ou NC) est un groupe parlementaire constitué le 26 juin 2007 à l'Assemblée nationale par les élus du Nouveau Centre et des apparentés. La très grande majorité de ses membres l'étaient du groupe UDF lors de la précédente législature.

Sous la XIIIe législature, il fait partie de la majorité avec le groupe Union pour un mouvement populaire. Son président est François Sauvadet. Il compte vingt-et-un membres et deux apparentés, dont, un temps, Pierre Lang, qui n'est pas adhérent du Nouveau Centre mais de l'UMP, et Thierry Benoit, qui s'est toujours revendiqué comme adhérent de l'UDF (sans être membre du MoDem).

D'après Le Monde et certains analystes politiques, ce groupe n'a pu se constituer que « grâce à la bienveillance de l'UMP ».

En haut



Nouveau centre Hospitalier de la Région Annécienne

Le Nouveau centre Hospitalier de la Région Annécienne (NHRA) est implanté sur la commune de Metz-Tessy située au nord d'Annecy en Haute-Savoie.

Cet établissement de santé s'étend sur 54 199 m². Il a une capacité de 652 lits. Son coût est estimé à plus de 227 millions d'euros. Il a pour but de doter le bassin annécien d'un équipement de haut niveau en matière de santé.

En effet, par rapport au Centre Hospitalier de la Région Annécienne (CHRA) actuel connu sous le nom de Centre Hospitalier d'Annecy, le NHRA aura deux réels points forts reconnus en Rhône-Alpes. La première spécialisation est la cardiologie avec un centre de cardiologie interventionelle et un service d'angioplastie coronaire. La seconde spécialité attribuée à cette nouvelle structure la gestion des grossesses à risques et la création d'un service de néonatalogie, il s'agira du pole mère-enfant qui sera par la suite voué à se développer encore davantage dans ce même domaine. Le NHRA est aussi dôté d'un service de réanimation néo-natale.

En haut



Mouvement démocrate (France)

Francois Bayrou au premier meeting du Mouvement démocrate au Zénith, le 24 mai 2007

Le Mouvement démocrate (MoDem) est un parti politique créé par François Bayrou (alors président de l'UDF) à la suite de l'élection présidentielle de 2007. Le MoDem entend rassembler les démocrates soucieux d'un positionnement indépendant et central sur l'échiquier politique. En s'abstenant lors du vote de confiance au gouvernement Fillon, les quatre députés revendiqués à l'époque par le MoDem ont confirmé le positionnement « indépendant » de leur formation, à la fois en dehors de la majorité et de l'opposition parlementaires. Le MoDem compte aussi des députés européens, des sénateurs et des élus locaux. Le mouvement de jeunesse du Mouvement démocrate s'appelle les Jeunes Démocrates.

Depuis 1978 et la fondation de l'UDF comme confédération des partis du centre et de la droite non gaulliste, le centre français a été associé à la droite. L'UDF a été, dès 1978, l'alliée traditionnel du RPR, malgré des velléités d'indépendance des centristes (groupe parlementaire Union du centre dans la législature 1988-1993, liste du Centre conduite par Simone Veil aux élections européennes de 1989).

Sous l'impulsion de François Bayrou, élu président du parti en 1998, l'UDF a opéré un recentrage progressif, au prix de déchirements internes : départ de Démocratie libérale en 1998, liste UDF aux élections européennes de 1999. La rupture se fait après l'élection présidentielle de 2002 : Jacques Chirac et Alain Juppé créent l'UMP comme parti unique de la droite et du centre ; la majorité des députés UDF sortants rejoignent l'UMP. L'UDF parvient cependant à préserver un groupe parlementaire aux élections législatives françaises de 2002. L'UDF n'est pas associée à la constitution du gouvernement Juppé. Un de ses adhérents, Gilles de Robien, y siège cependant jusqu'en 2007, contre l'avis de François Bayrou.

En 2004, l'UDF quitte le Parti populaire européen et fonde le Parti démocrate européen avec notamment les Italiens de centre-gauche de la Margherita ; à l'Assemblée nationale, il affirmera de plus en plus franchement ses divergences de vues avec l'UMP. Cap 21, parti écologiste classé à droite jusqu'en 2002, se rapproche du centre en présentant des listes communes avec l'UDF aux régionales de 2004.

Gilles de Robien appelle fin 2005 l'UDF à revenir à l'alliance à droite. Pour trancher ce choix d'orientation, François Bayrou convoque le congrès extraordinaire de Lyon, en janvier 2006, où est approuvée par 92 % des votants sa motion qui définit l'UDF comme un « parti libre ».

La campagne présidentielle de 2007 voit, pour la première fois depuis Raymond Barre en 1988, une personnalité du centre rassembler un soutien important et être considérée comme éligible. François Bayrou annonce le 3 mars 2007 dans Le Monde qu'en cas d'élection, il créera "un grand Parti démocrate".

Ni l'UDF, ni François Bayrou lui-même n'appellent à voter pour l'un des deux candidats restant en lice. Cependant, après le débat Sarkozy-Royal du 2 mai, François Bayrou indique à un journaliste du Monde qu'il ne votera pas pour Nicolas Sarkozy. Selon les sondages, les électeurs de François Bayrou au 1er tour de l'élection présidentielle de 2007 ont alors été aussi nombreux à choisir au second tour Ségolène Royal que Nicolas Sarkozy (40 % chacun selon TNS Sofres).

Le 10 mai 2007, les conseillers nationaux de l'UDF réunis à la Mutualité, appellent à la création du Mouvement démocrate par un vote à main levée, à l'unanimité moins 4 voix « contre » et 4 abstentions.

L'intention annoncée de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions aux élections législatives de 2007, s'est traduite par la présentation de 535 candidats (sur 577 circonscriptions), chiffre qui n'avait jamais été atteint par l'ancienne ou la nouvelle UDF. Cependant, parmi 23 députés UDF de 2002 qui entre les deux tours avaient soutenu Nicolas Sarkozy, 18 créent, à la demande du Président de la République, le Nouveau Centre, qui se définit comme de centre-droit et dans la majorité présidentielle.

Le lancement public du Mouvement démocrate s'est déroulé le 24 mai 2007 au Zénith de Paris.

L'existence depuis 1978 du Mouvement démocrate français (formation politique gaulliste et souverainiste) ne semble pas être sujette à polémique.

Les statuts de l'UDF, comme ceux de la plupart des autres partis, excluent une double appartenance : ceux du MoDem n'ont été rendus publics que le 1er décembre 2007 et le Conseil national de l'UDF ayant approuvé la création du MoDem, cette double appartenance n'a pas créé de difficulté et de nombreux adhérents ont eu à la fois une carte UDF de 2007 et une carte MoDem de 2007.

Depuis le 30 novembre 2007, tous les adhérents UDF et de Cap21, à jour de cotisation au 1er décembre 2007, sont considérés comme membres fondateurs du MoDem. Au 1er décembre 2007, le MoDem revendique « entre 50 000 et 60 000 adhérents ».

Lors de la consultation des adhérents, en juin 2008, le Mouvement démocrate revendique plus de 70 000 adhérents. L'UDF ne prenant plus d'adhésions depuis fin 2007, tous les adhérents UDF de 2006 et de 2007 devront adhérer au Mouvement démocrate lors de l'appel à cotisation de 2008.

Parmi les personnalités de la société civile qui ont revendiqué leur adhésion au MoDem lors de sa création, on peut citer l'acteur Vincent Lindon et l'historien Jean-Pierre Rioux.

Le Mouvement démocrate, émanation des adhérents réunis en Congrès, est structuré par des instances nationales (Conseil national et Conférence nationale pour la prise de décisions, Président et Bureau exécutif pour la mise en œuvre de ces décisions) et des instances locales, les Mouvements départementaux. La majorité des membres de ces instances est élue par les adhérents tous les trois ans.

Assemblée générale du MoDem, le Congrès se compose de l'ensemble des adhérents. Le Congrès détermine les grandes orientations du MoDem et élit le président du parti tous les trois ans. Il se réunit au moins tous les trois ans, à la convocation du président (il peut également être convoqué par la majorité du Conseil national ou encore par un quart des adhérents représentants au moins dix départements). Hors Congrès, les adhérents peuvent également être directement consultés sur la stratégie du MoDem (comme en juillet 2008, quand une contribution de François Bayrou fut soumise à un vote par correspondance) ou sur le choix d'un candidat à l'élection présidentielle française.

Le Congrès fondateur du MoDem ayant eu lieu en décembre 2007 à Villepinte, le prochain Congrès devra être réuni avant janvier 2011.

Représentant du Mouvement, élu tous les trois ans par le Congrès, le Président convoque, préside et fixe l'ordre du jour du Congrès, de la Conférence nationale, du Conseil national et du Bureau exécutif national. Il peut s'entourer d'un directeur de cabinet, de vice-présidents et de secrétaires nationaux. La nomination des six premiers vice-présidents du MoDem, Marielle de Sarnez (coordination et projet européen), Corinne Lepage (commissions), Jacqueline Gourault (élus et formation), Jean-Marie Vanlerenberghe (organisation), Jean Peyrelevade (questions économiques), Jean-Luc Benhamias (vie associative et syndicale), du trésorier (Michel Mercier) et du directeur de cabinet du président (Bernard Lehideux) a été approuvée par le Conseil national du 8 juin 2008.

Composé du Président, de 30 membres - dont le trésorier, les vice-présidents- nommés par lui (nominations approuvées par le Conseil national) et du président élu des Jeunes Démocrates, le Bureau exécutif national se réunit toutes les semaines et met en œuvre la politique définie par la Conférence nationale. Il dispose également d'un droit d'initiative et de proposition auprès des deux assemblées délibératives nationales.

Le Conseil national se compose des membres du Bureau exécutif et de trois collèges : un collège de 180 représentants régionaux, un collège des présidents des Mouvements départementaux, et un collège de 60 représentants des élus locaux ou nationaux. Il se réunit au moins une fois par trimestre, sur convocation du président ou à la demande des deux tiers de ses membres.

Assemblée des représentants, la Conférence nationale est une version élargie du Conseil national, se réunissant moins souvent que ce dernier. François Bayrou voit cette réunion comme « un Congrès entre les Congrès » et souhaite qu'elle ait lieu deux fois par an. Elle se prononce sur les programmes ainsi que sur la stratégie électorale et vote des motions. Réunie au moins une fois par an sur convocation du président (ou de celle du tiers du Conseil national), elle peut être saisie par 1% des adhérents sur tout sujet de politique nationale et européenne. Outre les représentants départementaux (élus pour trois ans), la Conférence nationale comporte un collège de 300 élus locaux ou nationaux, ainsi que les membres du Bureau exécutif et ceux du Conseil national (plus, pendant une période transitoire, un collège de 300 représentants de l'UDF et de CAP 21).

Le MoDem s'organise en Mouvements départementaux, composés d'un organe délibératif, le conseil départemental, et d'instances exécutives, la présidence (assurée par un collège de 5 à 7 membres, dont un président et quatre vice-présidents) et le bureau départemental. Ce dernier regroupe la présidence, le délégué départemental (qui assume les relations entre les instances nationales et le Mouvement départemental), le président des Jeunes Démocrates locaux, le trésorier et les membres locaux du Conseil national.

Outre l'animation du mouvement au niveau local, les Mouvement départementaux ("MoDep") sont responsables des investitures aux élections municipales (dans les communes de moins de 10 000 habitants) et cantonales.

Les Mouvements départementaux se regroupent en Unions régionales (chargées notamment d'éclairer le Bureau et le Conseil nationaux sur les candidatures aux élections régionales françaises).

Les Mouvements départementaux, à l'instar des représentants départementaux à la Conférence nationale, sont élus tous les trois ans par les adhérents.

Les valeurs du Mouvement démocrate sont celles de l'humanisme, qui place l’Homme au centre de son action. Le Mouvement démocrate est par ailleurs engagé à promouvoir les idéaux républicains et le développement durable par l'édification d'une démocratie de responsabilité dans la vie politique nationale, européenne et mondiale comme dans la vie économique et sociale.

Dès avant la création du Mouvement démocrate, François Bayrou a lancé le Parti démocrate européen, initié en avril 2004 aux côtés de Francesco Rutelli, et dont le président d'honneur est Romano Prodi. Le Parti démocrate européen a créé en 2005 avec les Nouveaux démocrates, composante "clintonienne" du Parti démocrate américain, une Alliance mondiale des Démocrates.

Les députés européens élus lors des dernières élections européennes sous l'étiquette UDF siègent dans l'ADLE au Parlement européen — les éventuels élus du MoDem aux élections européennes de 2009 devraient aussi y sièger.

Les premières candidatures du nouveau parti l'ont été sous la dénomination « UDF - Mouvement démocrate », à l'occasion des élections législatives de juin 2007, soit moins d'un mois après sa création - où il présente des candidats dans presque toutes les circonscriptions. Selon une carte du journal Le Monde basée sur le résultat de François Bayrou à l'élection présidentielle, un très grand nombre de circonscriptions législatives auraient pu faire l'objet d'une triangulaire avec le Centre. Pour se maintenir au second tour, un candidat doit en effet avoir rassemblé sur son nom au moins 12,5 % des suffrages des électeurs inscrits sur les listes électorales. Ce pronostic se basait donc sur les circonscriptions dans lesquelles au moins 12,5 % des électeurs inscrits avaient apporté leur voix à M. Bayrou lors du premier tour de l'élection présidentielle.

D'après le ministère de l'Intérieur, les 535 candidats de l'« UDF-Mouvement démocrate » ont obtenu 1 981 107 voix, soit 7,61 % des suffrages exprimés, le 10 juin 2007, au terme du premier tour des élections législatives. Ce score, supérieur à celui de l'ancienne UDF lors du scrutin de 2002, fait du MoDem le 3e parti au niveau national, nettement devant les 2,04 % du Nouveau Centre, mais loin derrière l'UMP et le PS.

Dans l'autre triangulaire envisageable (dans la circonscription de François Bayrou des Pyrénées-Atlantiques), l'UMP décide de retirer son candidat — en ballottage défavorable, comme le candidat PS — face à François Bayrou dans un « geste d'amitié ».

Le MoDem a revendiqué son indépendance et son refus de la bipolarisation en choisissant une stratégie du « cas par cas » en fonction des enjeux et des projets locaux. Le parti a ainsi été conduit à présenter des listes indépendantes dans certaines villes ou à s'allier à d'autres formations politiques, soit à droite (comme à Bordeaux avec Alain Juppé) soit à gauche (comme à Dijon avec François Rebsamen). Les adversaires du MoDem et certains médias ont souvent qualifié d'« illisible » ou d'« opportuniste » cette stratégie. Ces élections ont confirmé d'une part la difficulté qu'a le MoDem de construire une nouvelle force politique centrale et indépendante, comme l'ont montré certaines dissensions internes comme à Lyon, et d'autre part l'avantage de son positionnement qui lui ont permis d'apparaître au soir du 1er tour la « clé du deuxième tour » selon certains analystes.

À l’issue du premier tour, le MoDem a obtenu 594 960 voix soit 3,70 % des suffrages exprimés dans les communes de plus de 3 500 habitants, selon le décompte réalisé par le Ministère de l'intérieur (les candidats centristes alliés la majorité présidentielle dont le Nouveau Centre et certains MoDem ayant quant à eux rassemblé 3,49 % des suffrages exprimés). Le site officiel du MoDem a préféré mettre en avant le résultat du parti réalisé dans les 350 villes où il présentait des listes indépendantes, soit une « moyenne de près de 16 % des voix » relevant également que « 15 villes ont été gagnées au premier tour dont 2 de plus de 40 000 habitants ».

Au second tour, la stratégie fut aussi choisie en fonction des situations locales. Dans 60 villes, les candidats ont maintenu leur liste (comme à Saint-Étienne ou à Rennes et à Quimper), parfois après avoir exprimé sans succès leur volonté de fusionner avec d'autres listes (comme à Paris). Dans d'autres villes, les listes MoDem pouvant se maintenir se sont retirées, le plus souvent sans donner de consignes de vote (comme à Lyon ou Blois). Enfin, d'autres listes ont fait le choix de fusionner (comme Jean-Luc Bennahmias avec la liste PS à Marseille, Jean-Luc Forget avec la liste UMP à Toulouse ou avec le PCF à Aubagne, ce dernier choix ayant été condamné par François Bayrou).

À l'issue du second tour, les résultats du MoDem se traduisent souvent par des défaites. Malgré un faible écart de voix, c'est symboliquement le cas de François Bayrou à Pau dont la candidature était un enjeu majeur du parti.

Autre enjeu majeur, à Paris, où le MoDem ne réussit à conserver qu'un seul siège de conseiller de Paris, en la personne de Marielle de Sarnez. Il n'est donc plus en mesure de constituer un groupe au sein du Conseil et n'aura pas contribué à modifier sensiblement l'équilibre des forces entre droite et gauche, le PS, l'UMP et leurs alliés, conservant respectivement 12 contre 8 arrondissements, comme durant la précédente mandature.

Le MoDem gagne ou conserve cependant un certain nombre de villes comme Saint-Leu, Biarritz, Castelsarrasin, Épinay-sur-Seine, Mont-de-Marsan ou Saint-Brieuc et parvient à réaliser quelques scores notables dans d'autres villes, comme à Saint-Étienne, où son maintien au second tour favorise la victoire du Parti socialiste contre le maire radical valoisien sortant.

Lors des élections sénatoriales de septembre 2008, où les élus municipaux ont formé 95 % des grands électeurs, le faible score du MoDem aux élections municipales de mars a constitué un handicap. Le MoDem perd les deux sièges de ses sénateurs sortants qui étaient renouvelables. L'équilibre au sein du groupe Union centriste-UDF, divisés entre partisans de la stratégie d'indépendance du MoDem et ceux se positionnant dans la majorité présidentielle, s'en trouve modifié. Les sénateurs MoDem soutenant sans réserves François Bayrou ne sont en effet plus que 7 sur les 15 élus du groupe membres du parti (cf. infra). Le poids stratégique du groupe Union centriste-UDF pourrait néanmoins s'affirmer en raison du renforcement des groupes de gauche et l'affaiblissement numérique de celui de l'UMP. En effet, la majorité relative détenue par ce dernier à la Haute Assemblée lui impose d'obtenir l'appui de sénateurs siégeant aux groupes RDSE et UC-UDF.

Les sénateurs centristes (MoDem, Nouveau Centre, association Union centriste-UDF et indépendants) sont pour la plupart restés membres du groupe Union centriste-UDF. Si une majorité est aujourd'hui membre du MoDem (9 sénateurs sur les 30 membres du groupe ont adhéré au Nouveau Centre), un certain nombre d'entre eux sont membres en raison de leur adhésion à l'UDF, qui est désormais une composante du MoDem.

Certains sénateurs peuvent donc être membres du MoDem sans forcément soutenir pleinement la démarche qui a vu l'intégration de l'UDF en son sein. Toutefois, cette situation sera clarifiée en 2008 avec l'appel de renouvellement des cotisations du MoDem.

Les positions de certains sénateurs peuvent également être duales, comme c'est le cas de Michel Mercier, membre du bureau exécutif du MoDem au niveau national mais qui a abandonné la présidence de la fédération départementale de son parti en février 2008 en raison de dissensions internes locales. Il convient également de tenir compte du contexte électoral, certains sénateurs attendant l'issue du prochain renouvellement du Sénat (septembre 2008) pour adopter une ligne de conduite définitive à l'égard du MoDem.

Au titre du financement des partis politiques pour l'année 2008, 26 sénateurs ont déclaré leur rattachement en décembre 2007 à l'UDF-MoDem et 5 au Nouveau Centre.

Au titre du financement des partis politiques pour l'année 2009, 19 sénateurs ont déclaré leur rattachement en décembre 2008 à l'UDF-MoDem et 10 au Nouveau Centre.

Le 21 mai 2008, 17 sénateurs membres du groupe UC-UDF ont signé un appel publié sur le blog de Jean Arthuis. Cet appel fait état de l'attachement des signataires à « l’UDF maison commune et référence identitaire dans le paysage politique français ». Ils annoncent également la création d'une « plate-forme de réflexions et de propositions d’actions », qui sera lancée à l'occasion d'une réunion publique qui se tiendra au Sénat le 29 juin 2008. Cet appel est également co-signé par des parlementaires ayant quitté le MoDem (dont Jean-Marie Cavada) ou n'ayant pas soutenu sa création tout en se déclarant toujours membres de l'UDF (dont Thierry Benoit).

Le rapprochement de CAP21 avec le Mouvement démocrate s'explique essentiellement par la volonté de Corinne Lepage de refonder l'écologie politique sur trois idées essentielles : dépasser le clivage gauche-droite; réunir les associatifs, les écologistes et les scientifiques. « Il faut voir comment ce parti nouveau pourra effectivement trouver sa place dans le sillage du Parti démocrate ». Selon des analyses, CAP21 pourrait s'associer au Modem, sur le modèle de l'association du Parti radical valoisien avec l'UDF puis l'UMP.

Le Congrès de CAP21 du 23 juin 2007 a adopté à une quasi-unanimité la participation de CAP21 à la fondation du Mouvement démocrate confiant un mandat au bureau politique pour l'élaboration des statuts et de la charte des valeurs. CAP21 est membre fondateur du MoDem depuis le congrès de Villepinte mais conserve son autonomie politique et financière.

Le 15 juin 2008, le congrès statutaire de CAP21 entérine son adhésion au Mouvement démocrate. CAP21 conserve son autonomie politique et financière. Cette disposition laisse penser que le resserrement des liens entre CAP21 et le Mouvement démocrate permettra une émulation entre leurs projets et propositions.

Le Mouvement écologiste indépendant (MEI) a soutenu la candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle de 2007. Il a par la suite proposé une alliance pour des candidatures communes MEI-Modem aux élections législatives de 2007 mais aucun accord électoral n'a eu lieu.

L'Union des républicains radicaux, issu du Pôle républicain, « se réjouit de la création de ce mouvement voulant jouer un rôle dans l'équilibre des pouvoirs ».

Le Parti national basque a soutenu les deux candidats du Modem aux élections législatives de 2007.

Après avoir milité pour la candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle de 2007, deux partis polynésiens ont soutenu la création du Modem : le No oe e te nunaa et le Fetia Api. Deux de leurs candidates ont été investies par le MoDem. Depuis le Fetia Api a passé un accord financier avec le Nouveau Centre, accord qui rattache la formation polynésienne à la formation centriste ayant rejoint la majorité présidentielle et lui permettra de bénéficier d'un financement public qui lui aurait été, sinon, refusé.

Le MDM a soutenu François Bayrou lors de l'élection présidentielle de 2007. Abdoulatifou Aly est un candidat dissident du MDM, puisqu'il est issu de la « Force de l'alternance » (minoritaire au MDM). Il a obtenu l'investiture du Modem entre les deux tours de l'élection législative de 2007 et siège en tant que non-inscrit avec les députés MoDem. Le Modem soutient la départementalisation de Mayotte qui est aujourd'hui une collectivité d'outre-mer.

La liste MoDem pour les municipales 2008 à Rennes présentait également des candidats du Parti breton dont Frank Darcel, ex-guitariste du groupe rock rennais Marquis de Sade. Christian Guillemot, secrétaire du Parti breton et co-fondateur de la société Ubisoft, était le président du comité de soutien de Caroline Ollivro.

Plusieurs personnalités de l'UDF ont exprimé leur opposition ou leur scepticisme quant à la création du Mouvement démocrate, considérant que le "centre" ne doit exister qu'au sein de la majorité présidentielle de Nicolas Sarkozy, en la pondérant, et non dans l'opposition.

Certains, comme Jean-Louis Bourlanges ou Jean Arthuis considèrent à titre personnel que la constitution d'une force politique centriste complètement indépendante repose sur une stratégie difficile à tenir dans le cadre des institutions de la Ve République (élection présidentielle au suffrage universel direct, mode de scrutin majoritaire aux élections législatives).

Au 12 juillet, sur les 530 membres du bureau politique de l'UDF, 80 avaient été radiés pour avoir rejoint le Nouveau Centre.

La plupart d'entre eux sont aujourd'hui regroupés au sein du Parti social libéral européen (PSLE), le Nouveau Centre, qui s'est allié à l'UMP à l'occasion des élections législatives de juin 2007. Quelques uns ont également fait le choix de rejoindre l'UMP, comme Gisèle Gautier, sénatrice de Loire-Atlantique ou Pierre-Christophe Baguet, député des Hauts-de-Seine.

Plusieurs personnalités de l'UDF ont souhaité la création d'un nouveau parti de centre-droit, indépendant de l'UMP mais qui serait son allié fidèle. « L’idée est de créer un parti de centre-droit, indépendant de l’UMP », a expliqué le sénateur UDF Yves Pozzo di Borgo, qui fait partie des parlementaires centristes soutenant la candidature de Nicolas Sarkozy.

Trois anciens membres de l'équipe de campagne présidentielle de François Bayrou se sont clairement opposés dès le 7 mai 2007 à la création du Mouvement démocrate. Hervé Morin, président du groupe UDF à l'Assemblée nationale annonce son ralliement définitif à la majorité présidentielle de Nicolas Sarkozy, et donc implicitement qu'il n'adhérera pas au Mouvement démocrate. François Sauvadet, porte-parole de l'UDF a pris la même position. Tout comme Maurice Leroy, député du Loir-et-Cher.

Plusieurs parlementaires de l'UDF prennent également leurs distances avec plus de nuances.

En mars et avril 2008, Jean Arthuis et Thierry Cornillet ont fortement remis en cause la stratégie adoptée par le parti durant le scrutin avant de quitter le MoDem. Ils ont également appelé à une refondation du « Centre » autour de l'ancienne UDF et en partenariat avec le Nouveau Centre, à l'époque où se créait à l'Élysée un "Comité de liaison de la majorité" chargé, entre autres, de renforcer ou renouer les liens entre la majorité présidentielle et les élus centristes.

En réponse à ces démarches, François Bayrou proposa de soumettre au vote des adhérents une contribution, c'est-à-dire une déclaration de principes sur l'orientation politique du MoDem d'au maximum 5000 signes, dans laquelle il défend sa stratégie d'indépendance.

Thierry Cornillet (soutenu par les sénateurs Yves Détraigne, Françoise Férat, Philippe Nogrix et Catherine Morin-Desailly) ayant renoncé à soumettre une contribution, seul le texte du président du MoDem fut proposé aux adhérents au début du mois de juillet 2008 : il obtint l'approbation de 98 % des votants (les bulletins de vote comportaient deux cases à cocher : "J'approuve" et "Je n'approuve pas").

En haut



Source : Wikipedia