Nouakchott

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Posté par hal 13/03/2009 @ 08:09

Tags : nouakchott, mauritanie, afrique, international

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Nouakchott

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Nouakchott est la capitale de la Mauritanie depuis 1957 (auparavant la capitale était Saint-Louis), située au bord de l'océan Atlantique. Nouakchott a été créée sur une zone de campement. Les nomades viennent de temps à autre séjourner autour de la capitale qui a pris rapidement l'aspect d'une ville moderne. Chaque quartier possède un marché.

L'endroit en lui-même est connu depuis longtemps par les nomades. Cependant la ville, à proprement parler, fut construite par les colons français, dans les années 1950.

En 1958, Amadou Diadié Bâ, Ministre mauritanien des ponts et chaussées a procédé à la pose de la première pierre pour la création de la capitale de la Mauritanie. Il a prononcé un important discours en présence du Général Charles De Gaulle et du Président mauritanien Mokhtar Ould Daddah. Cette cérémonie officielle a été à l’origine de la transformation d’un fort militaire avancé de l’armée française en une véritable métropole du continent africain. La première pierre que Amadou Diadié Ba a posé en compagnie des chefs d’États français et mauritanien est toujours visible dans la cour de la présidence de la république.

À cette époque, il y avait 500 habitants. À l'origine, il s'agissait d'un Ksar, c'est-à-dire un petit fort où quinze soldats français surveillaient la route commerciale qui reliait le Maroc au Sénégal. C'est en 1956 que l'on décide de créer à proprement parler la capitale. En 1959, l'architecte français Le Conte dresse le plan de la nouvelle capitale. Deux noyaux se dégagent : l'un autour du fort, qui deviendra le quartier européen de nos jours ; l'autre autour de la mosquée, donc un peu plus à l'écart à l'époque. Coupée en deux dans un premier temps, la ville se réunifie rapidement.

L'un des problèmes majeurs de la ville est le manque de gestion de sa croissance.

L'habitat et le logement informel sont des phénomènes courants dans les pays en voie de développement et les pays du monde arabo-musulman. Nouakchott en est un exemple, même si les particularités de l'habitat spontané ne peuvent être généralisées à l'ensemble des pays arabes.

Le cas de Nouakchott est un cas extrême en ce qui concerne l'habitat informel parce que le phénomène y est massif.

C'est aussi un cas très particulier car Nouakchott se trouve à la frontière de deux aires culturelles. La Mauritanie ne fait partie ni du monde arabe au sens strict _ des populations dites négro-africaines Soninkés, Toucouleurs et Wolofs peuplent le sud du pays_ ni de l'Afrique noire car les maures (se réclamant d'ascendance berbère ou arabe) qui parlent le dialecte hassanya (arabe) sont majoritaires dans le pays et à Nouakchott. La ville se trouve donc aux marges du monde arabo-musulman.

Quels ont été les cause de l'explosion urbaine de Nouakchott et ses conséquences sur les quartiers d'habitat spontané et leurs habitants?

La construction de la capitale commença en 1958 par la construction de la cité administrative où sont installés tous les ministères et les principales institutions mauritaniennes.

La fusion à terme de ces deux entités distinctes, devait donner lieu à la création d'une ville qui était au départ prévue pour 8 000 habitants à l'horizon 1970. Or à cette date là, le nombre d'habitants était déjà estimé à 40 000 personnes. Pour donner un autre ordre de grandeur, entre 1962 et 1990, la superficie de la ville est passée de 240 à 8000 hectares, et la population a été multipliée par 81 entre 1959 et 1988. Pourquoi une telle croissance?

Le problème de Nouakchott réside dans le fait que la société mauritanienne a connue d'importantes mutations sociales en 50 ans. Un processus de sédentarisation couplé à une croissance démographique importante (démographie de transition) ont entraîné une émigration importantes des villages aux villes. En effet, le milieu naturel mauritanien ne permet pas une forme d'agriculture capable de nourrir et de faire travailler l'ensemble de sa population. Le milieu est essentiellement saharien ou sahélien (hormis aux abords du fleuve Sénégal), et l'agriculture mauritanienne repose essentiellement sur un modèle agro-pastoral (avec un nomadisme développé). La fragilité du milieu naturel ne pouvait donc pas absorber la croissance démographique. De plus, le colonialisme avait déjà en partie remis en cause les valeurs qui permettaient le nomadisme, fondé sur l'autorité des chefs. Les sécheresses des années 68 à 73 ont accéléré de manière spectaculaire la sédentarisation: les seules possibilités de se prémunir de la famine résidaient alors dans les villes (distribution de nourriture, soins...), et les nomades une fois sédentarisés étaient peu disposés à repartir vers les zones rurales. Cette sécheresse a ruiné les éleveurs et réduit fortement la production céréalière pour quelques années. On peut aussi ajouter différentes motivations à l'émigration vers les villes, notamment l'attrait que la ville constitue pour l'ensemble de la population (emplois, accès à l'éducation et à la santé, meilleures conditions de vie...), cela est d'autant plus vrai pour Nouakchott qui est une capitale aux fonction politiques, administratives et culturelles (administration, justice, armée, enseignement...).

Les cause de l'explosion urbaine sont d'ordre à la fois économiques, sociologiques et psychologique.

Ce double phénomène de croissance démographique et de sédentarisation a donc entraîné une croissance urbaine sans précédent qui a entraîné le dépassement des plans successifs d'urbanisation de la ville de Nouakchott et donc une augmentation régulière de l'habitat informel.

Pour donner une idée de ce changement en profondeur de la société mauritanienne, entre 1962 et 1985 le nomadisme est passé de 75% à 15% environ de la population (tendance encore accentuée aujourd'hui mais manque de données). La population urbaine représentait 6,4% de la population totale en 1962, et Nouakchott représentait alors 0,6% de la population. Aujourd'hui Nouakchott représente à elle seule entre 25 et 30% de la population mauritanienne.

On peut constater que le développement de la ville de Nouakchott est linéaire (le long de certains axes) et discontinu.

Pour donner une idée de la typologie de l'habitat à Nouakchott, cf cartes. Ce sont des cartes remises à jour en 1984, la ville s'est étendue vers le sud et l'est de manière assez importante (les vides ont été comblés), il est assez probable que les zones d'habitat informel (kébbés) ont été repoussées vers les périphéries et que les kébbés sont devenus des zones d'habitat évolutifs.

Le noyau de la ville est constiué du Ksar, noyau originel de Nouakchott, et du quartier du marché (médina) séparés par la cité administratives (ministères, présidence). C'est « le Nouakchott que tout le monde connaît ». Cet ensemble qui est la jonction entre l'ancien Ksar et la partie de la ville ayant la fonction de capitale a été construit avant 1975. Ce noyau est bordé par une zone d'habitat de moyen standing qui était au départ prévu pour accueillir l'ensemble des fonctionnaires de la cité administrative. Il était prévu d'y construire des habitats collectifs (barres de trois étages max) pour les logés. Une première vague a été construite, 200 logements. Mais rapidement les fonctionnaires les plus aisés et les expatriés ont quitté ces barres peu agréables pour des quartiers plus agréables à vivre (quartier nord-ouest, résidentiel de haut standing). Cet forme d'habitat a été délaissé, mal utilisé (familles nombreuses), et le projet abandonné. L'habitat de moyen standing est plutôt classique pour un pays musulman, comparable à l'habitat de la médina, il évolue souvent en même temps que la famille et ses revenus (agrandissements successifs), sur une base carrée ou rectangulaire, parfois avec une cour carrée au milieu.

Les zones dites d'habitat évolutif (ou Gazra) et de kébbé sont les zones d'habitat informel ou d'ancien habitat informel. Ce sont les zones produites par l'explosion urbaine de Nouakchott et la périurbanisation (extension des espaces périurbains). Le kébbé est la zone par excellence de l'habitat informel: c'est le nom de ce que l'on nomme globalement bidonville. Ce sont des quartiers d'habitat spontané sous-intégrés. Le terme de kébbé, viendrait du mot hassanya (langue arabo-berbère) ordure. L'habitat évolutif est l'habitat basé sur l'évolution de certains kébbés légalisés par les autorités, on les appelle aussi Gazra. Ces anciens kébbés ressemblent à de véritables quartiers par un processus de consolidation et de construction, grâce à certains des occupants qui cherchent à valoriser ces zones. Ils bénéficient par la suite d'un meilleur accès à l'eau, aux transports, à l'éducation et à la santé qui sont les problèmes récurrent des kébbés.

Les kébbés de Nouakchott ont des particularités spécifiques. Les bidonvilles, quel que soit l'endroit dans le monde, sont des zones d'habitat sous intégrés d'habitat spontané: non prévu par les plans d'urbanisme et non légal. Ces quartiers constituent souvent une zone de transition entre la ville au sens propre et l'espace rural d'où proviennent les populations de ces quartiers. C'est particulièrement vrai pour les kébbés, qui en plus de cela conservent certaines traces du nomadisme.

En effet, les kébbés sont l'agglomération de plusieurs espaces fonctionnels contigus délimités ou non par un enclos. Les abris se résument souvent à la baraque (matériel de récupération) ou à la tente (persistance d'une culture nomade), parfois les deux en même temps. kébbé type: tente, baraque, coin cuisine, enclos à animaux.

Tente pour les heures les plus chaudes de la journée (pratique cependant en recul). Baraque pour dormir, coin cuisine à l'extérieur. Présence d'animaux dans un enclos ou vacants librement autour, mal nourris (J.-R. Pitte). C'est une ressource d'appoint pour les familles. Ces ensembles forment un enchevêtrement dense et inorganisé, c'est un quartier sans plan où l'on passe où on veut entre les tentes et baraques. Les constructions en dur sont rares ( dut à la situation juridique précaire de cet habitat).

Le mode de vie du kébbé est symbolique de la transition du modèle agro-pastoral dominant en Mauritanie, au mode de vie urbain. Cette solution transitoire est parfois préférée à l'installation dans les unités standardisées, préfabriquées des constructions étatiques (même si ce modèle est limité à Nouakchott par l'absence de moyens étatiques). Les kébbés sont aussi les lieux d'une culture à la croisée des chemins: métissage des cultures peuls, toucouleurs, wolofs avec la culture maure malgré une tendance à la séparation de la ville en quartiers éthniques facilement explicable par le fait qu'un nouveau venu s'installe d'abord près des gens qu'il connait ou qui ont la même origine.

Il y a une réelle corrélation entre les habitants de ces quartiers et ceux des quartiers dits d'habitat évolutif et l'économie informelle qui constitue l'un des principaux moyens de subsistance (commerce de rue, emplois non déclarés, micro-entreprises non déclarées, travail à domicile...).

L'extension de la ville s'est faite par l'extension non contrôlée des kébbés, seule solution pour les populations émigrés et défavorisée arrivant à Nouakchott pour résoudre le problème du logement de manière économique. Cette extension non-contrôlée de la ville a longtemps été la règle, la prise de conscience de ce phénomène d'extension massive de l'habitat informel a été relativement tardif et longtemps considéré comme dût à une situation conjoncturelle par les autorités. Ce n'est qu'à partir de 1974 que les autorités, face au risque de bibonvillisation généralisée de la ville ont pris la mesure de la chose.

Données : Les estimations les plus récentes (basées sur des chiffres de la fin des années 80, début 90) concernant l'habitat informel à Nouakchott font état de 37 à 42% (I. Sachs) de la population vivant dans des quartiers illégaux de type kébbés, et d'environ un autre tiers de la population qui vivrait dans des quartiers certes légaux mais dénués d'équipement. Mais la proportion d'habitants vivants dans les kébbés a été par moment, proportionnellement plus importante que cela (durant les années suivant les sécheresses de 68-73). Les principaux problèmes de ces quartier sont ceux de l'accès à l'eau, capitale dans cette région, de la déserte en transports (goudronnage des routes) ainsi que l'accès à l'éducation, à la santé...

Habitat informel =>Conditions de vie difficiles : insalubrité, risques sanitaires (maladies), insécurité sociale (risque d'expulsion), surexposition aux dangers naturels (pour Nouakchott les inondations, et les tempêtes de sable)... on l'aura compris, la vie en bidonville est rarement la panacée.

On peu assez aisément dire que la résorption de cet habitat précaire est important pour l'amélioration des conditions de vie des habitants.

Pour résorber l'habitat spontané et stopper la bidonvilisation de la ville les autorités ont à leur disposition une palette de politiques différentes.

Le déguerpissement, envisagé et appliqué au début des années 80 mais face à la généralisation des kébbé, les politiques ont préférer préserver la paix sociale et envisager des solutions plus consensuelles. Mais cela a laissé des traces au niveau des craintes de la population.

La construction immobilière : 1.Par des investissements publics accompagnés d'un certain volontarisme d'état... se heurte aux réalités Mauritaniennes et au manque de moyens étatatiques. 2.Par des investissements privés, comme dans les pays pétroliers... ce la suppose un dynamisme économique que Nouakchott n'a pas (en tout cas pas selon les critères de l'économie mondialisée).

Vague de régularisation quartier par quartier des parcelles occupées illégalement, solution largement employée à Nouakchott créant un enjeu autour du foncier et de la notion de propriété (qui était au départ relativement étrangère aux populations rurales), et de nombreuses spéculations, profitant plutôt aux plus aisés (seuls à pouvoir construire sur les terres accordées par l'état).

Lutte contre la centralité: cette politique est parfaitement envisageable pour remédier aux problèmes de Nouakchott. Création de villes nouvelles, meilleures distribution des ressources entre les villes pour les rendre plus attrayantes aux candidats à l'émigration et soulager ainsi Nouakchott. Lutte contre la macro-céphalie de Nouakchott. Cela ne semble pas être une option envisagée pour Nouakchott, le PDU (programme de développement urbain entré en vigueur le 30 avril 2002 et qui doit durer jusqu'au 30 juin 2009) lancé par la Banque mondiale consacre 54 millions de dollars rien que pour Nouakchott sur les 70 millions initialement accordés pour la Mauritanie (le montant réel sera plus proche de 85 millions de dollars compte tenu de la baisse du dollar).

Il y a bien évidemment tout un ensemble d'autres mesures possibles, mais cependant moins utilisées dans cette partie du monde, exemple des ONG. La question des ressources alloués à ces politiques reste récurrente.

L'État est le principal acteur de la politique d'urbanisme en Mauritanie car c'est le seul possesseur de la terre. En effet, depuis la création de l'état Mauritanien, l'état a cherché à s'approprier la terre en dépossédant les tribus qui fondaient leur droit à la terre sur la coutume (pas de propriété telle qu'on l'entend chez nous). Ce processus d'appropriation de la terre par l'état s'est terminé en 1983. Pour devenir propriétaire en Mauritanie il faut obtenir ne autorisation d'occuper le terrain par un Hakem (fonctionnaire), ce permis est souvent considéré comme un droit de propriété en lui mm par la population, alors que ce titre n'a aucune valeur définitive. Il est délivré contre le prix du terrain et les frais de bornage. À partir de ce moment, le bénéficiaire a deux ans pour construire (selon les règles d'urbanisme) avant de pouvoir réclamer le titre définitif de propriété. Ce circuit est complexe et très lent. Il y eut de nombreuses dérives : occupation illégale, spéculation foncière, délivrance de titre par d'ancien hakem congédiés... Cette réforme a suscité le phénomène des gazra en insinuant dans l'esprit de la population que l'occupation d'un terrain entraîne son appropriation légale ou au moins légitime. L'absence de plans cadastraux et d'archives dignes de ce nom du fait que la notion de propriété ne soit pas ancienne à cause de la tradition nomade. À partir de ce moment, l'informalisation du marché immobilier et foncier n'a pas connu de réelles limites et s'est poursuivie avec toutes les dérives d'urbanisme, les tensions et les spéculations qui s'en suivent. Même lorsque l'état distribue quelques milliers de parcelles à des populations défavorisées, celle-ci, n'ayant pas les moyens de construire revendent ces parcelles à des gens plus aisés qui spécules ensuite dessus, afin de se réinstaller plus loin pour éventuellement construire en plus dur. Cela créé évidemment une spéculation foncière qui profite aux plus riches. Voir à ce sujet CHOPLIN A., 2006 ; CHOPLIN, CIAVOLELLA, 2008.

Tous les plans envisagés par les autorités pour Nouakchott depuis sa création ont été mis en échec par l'expansion rapide de la ville, je ne citerais là qu'une des tentatives pour améliorer l'accès au logement: La SOCOGIM (société de Construction et de gestion Immobilière) a été créée en 74 pour favoriser l'accès au logement par la construction rapide de logements, en dix ans 12 000 logements ont été construits, 16 000 parcelles accordées. Ce fut largement insuffisant face à l'afflux massif d'émigrés. C'est un des nombreux échec de mise en place d'une réelle politique d'urbanisme.

Après avoir laissé faire ou mené pendant des années des politiques parfois contradictoires ou vouées à l'échec par manque de moyens, l'État se lance aujourd'hui dans un réengagement dans le domaine foncier et immobilier. PDU lancé avec l'aide de la Banque mondiale en 2000, 54 millions de dollars sur 10 ans pour Nouakchott. Le but est de densifier l'habitat plutôt que de continuer à étendre la ville, éviter le développement radial de la ville pour un développement plus concentrique, et éviter les sites impropres. Le PDU envisageait aussi un cadastrage général et précis mis à jour à l'aide de photos satellites. Ce programme ambitieux voulait éviter le distribution de parcelles supplémentaires dans le mesure du possible, or ce n'est pas ce qui semble se passer (exemple au nord: attribution de parcelles en zone inconstructibles en droit et en fait par le manque d'infrastructure). On peut dès lors se demander si malgré l'accalmie dans le nombre de nouveaux venus à accueillir, Nouakchott arrivera à rattraper son retard en terme d'aménagement urbain otut en continuant d'intégrer les nouveaux migrants.

Un exemple de réussite : Kébbé d'El Mina : opération de restructuration pour régulariser les habitations et viabiliser la zone. Déplacement des 2300 familles vivant sur les terrains destinés aux infrastructures (voirie et écoles), recasées dans le même quartier. Chaque famille a un terrain de 120 m², propriété accordée au bout de trois ans si les familles restent sur les terrains sur cette période (but: enraciner les bénéficiaires ds le quartier). Depuis le lancement en 2003, presque toutes les familles ont construit en dur, l'objectif qui devait être atteint en trois an l'a été à 90% au bout de 10 mois. Système d'aide sous tutelle du commissariat au droits de l'homme, avec ONG de micro-crédit (unité de 10 familles, remboursement collectif). Cette réussite a demandé la coopération de tous les acteurs capables de fournir un effort: état, ONG (cf. Le GRET), institution internationale, avec le soutien des habitants. Peut être que la localisation de ce bidonville a pu aider pour parvenir à ce résultat.

La résorption de l'habitat spontané est un enjeu majeur pour Nouakchott, comme d'ailleurs pour les autres villes du monde arabe. Les autorités commencent à prendre conscience de la nécessité politique de ne pas abandonner ces populations (le danger islamiste provient souvent des bidonvilles comme au Maroc, ou des fiefs de l'opposition comme c'est le cas en Mauritanie). Mais la résorption de cet habitat précaire n'est pas non plus exempte de manipulation politique, de népotisme et même sous certains aspect cela entraîne la création de nouvelles notabilités.

Nouakchott connaît de nombreux problèmes (Cf. COUREL M.F., 1998, « Nouakchott, site à risques multiples »), in FREROT A.-M. (dir.), Espaces et sociétés en Mauritanie, pp. 33-46).

La modification des courants côtiers marins due en grande partie à la construction du port, entraine une déstablisation rapide du cordon dunaire côtier. Alors que paradoxalement s'intensifie l'urbanisation derrière ce cordon, dans une zone légèrement plus basse que le niveau de l'océan.

La quasi-totalité des nouakchottois est musulmane. Il convient cependant de noter la présence à Nouakchott d'une minorité chrétienne et juive.

Il y a plusieurs centaines de mosquées à Nouakchott.

Les deux plus connues, construites après l'indépendance, sont d'une part celle dite "marocaine", dont l'architecture ne manque pas de rappeler la Koutoubia de Marrakech, et d'autre part la mosquée appelée "saoudienne", un édifice imposant aux minarets élancés offert par l'Arabie saoudite.

Celles-ci, comme les autres en Mauritanie, sont inaccessibles aux visiteurs non musulmans, car les mosquées sont uniquement réservées à la prière.

Il existe un évêque à Nouakchott. La cathédrale se situe au carrefour de l'ambassade de France, dans la commune de Tevragh-Zeine où habitent les Mauritaniens les plus aisés et la majorité des Occidentaux. Elle est destinée aux étrangers puisque les Mauritaniens sont officiellement musulmans à 100%, mais comme ils le soulignent, le Coran lui-même prescrit la tolérance. Elle accueille des Occidentaux et surtout des Africains, issus essentiellement du golfe de Guinée. Des messes ont lieu deux fois par semaine.

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École normale supérieure de Nouakchott

L'École normale supérieure de Nouakchott est un établissement d'enseignement supérieur situé à Nouakchott en Mauritanie et chargé de former les enseignants, professeurs et inspecteurs de l'enseignement secondaire.

Elle a été fondée le 20 septembre 1970 et est placée sous la tutelle du Ministère de l'Éducation nationale. En 2007, l'école comptait 46 professeurs mauritaniens et accueillait 301 élèves. Elle en a formé 5 279 en tout depuis la première promotion en 1972.

L'école entretient des programmes de relations et d'échanges avec de nombreux établissements d'enseignement du Maghreb, d'Afrique francophone et avec l'Institut universitaire de formation des maîtres de Lyon.

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Christianisme en Mauritanie

Le christianisme est une religion anecdotique en Mauritanie dont la population est presqu'intégralement de confession musulmane.

Certaines sources chrétiennes évoque un pourcentage de 0,26 % de la population qui serait de confession chrétienne. La communauté catholique compterait 4500 personnes (0,2 % de la population). Environ 0,01 % serait de confession protestante.

Il y a des églises au moins à Nouakchott, à Atar, à Zouerate, à Nouadhibou et à Rosso.

Suivant les règles de l'Islam, les velléités de conversion de l'Islam au Christianisme sont interdites ainsi que la distribution de matériel religieux non-islamique . Il est illégal de posséder des bibles dans des maisons non privées. Aucune organisation chrétienne n'est reconnue. Les programmes de radio chrétiens sont interdits.

Le diocèse catholique romain de Nouakchott (latin: Dioecesis Nuakchottensis) a été fondé le 18 décembre 1965. Depuis le 7 octobre 1995, l'évêque en est Martin Albert Happe, succédant à l'archevêque Michel Bernard Robert (de 1966 à 1973) et Marie Jean Victor de Chevigny (de 1973 à 1995).

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El-Ouali Moustapha Sayed

El-Ouali Moustapha Sayed (v. 1948 à Bir Lehlou-1976 à Nouakchott) était un dirigeant du Front Polisario et de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) (non reconnue par l'ONU).

Au début des années 70, El-Ouali quitte les bancs de l'université Mohammed V de Rabat oú il était étudiant et membre de l' UNEM, l'Union des Etudiants Marocains. Le 10 mai 1973, il est élu premier secrétaire général du Front Polisario. Après l'invasion du Sahara occidental par le Maroc et la Mauritanie en 1975, il se réfugie en Algérie, dans les camps de Tindouf. Il participe à la fondation de la RASD, et en devient le premier président. Il meurt le 9 juin 1976, tué par balles lors d'un raid du Front Polisario à Nouakchott, la capitale mauritanienne.

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Source : Wikipedia