Nicolas Hulot

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Posté par marvin 03/03/2009 @ 00:11

Tags : nicolas hulot, politique, environnement

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Nicolas Hulot

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Nicolas Hulot, né le 30 avril 1955 à Lille, est un reporter, écologiste et écrivain français. À la suite de l'impact de son émission télévisée Ushuaïa Nature, il s'est engagé de plus en plus dans la protection de l'environnement et la sensibilisation du grand public sur les questions écologiques.

Il crée en 1990 la Fondation Ushuaïa qui devient en janvier 1995 la Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l'homme. Après avoir envisagé d'être candidat à l’élection présidentielle de 2007 pour que les questions écologiques urgentes pèsent dans la campagne électorale, il se retire en janvier 2007 après la signature du Pacte écologique par la plupart des candidats des partis « de gouvernement ».

Fils de Monique Hulot née Moulun, mère au foyer, devenue visiteuse médicale et de Philippe Hulot, aventurier, chercheur d'or au Venezuela et chef d'entreprise dans la confiserie à Paris puis dans la vente de plantes à Nice. Il a un frère, Gonzague, et une sœur, Béatrice. Son grand-père paternel, architecte, vivait dans l'immeuble du cinéaste Jacques Tati à qui il inspirera le personnage de Monsieur Hulot. Il fit ses études au lycée Saint Jean de Passy dans le 16e arrondissement de Paris.

La mère de Monique Hulot avait épousé Georges Moulun, d'une famille parmi les plus riches de France qui a tout perdu alors qu'elle avait fait sa fortune dans la construction des premiers barrages hydroélectriques. Philippe Hulot meurt d'un cancer et laisse une famille de trois enfants alors que Nicolas Hulot a tout juste 15 ans. Son frère, Gonzague, se suicide le jour de Noël alors que Nicolas Hulot a seulement 19 ans. C'est lui qui découvrit le corps de son frère, mais, ne voulant pas gâcher la fête de Noël de sa mère, il ne préféra révéler cette triste nouvelle que le lendemain.

Nicolas Hulot souhaite gagner sa vie très vite. Successivement plagiste, moniteur de voile, serveur puis photoreporter, il est engagé en 1973 par Gökşin Sipahioğlu, fondateur de l'agence de presse Sipa. En 1976, il part au Guatemala, suite au tremblement de terre qui a fait 20 000 morts. La même année, grâce à un ami, il part en reportage en Afrique du Sud avec le navigateur Éric Tabarly. En 1977, il est en Rhodésie, en pleine guerre d'indépendance et interviewe Ian Smith, le Premier ministre. Le 26 mars 1978, il manquera le cliché du baron Édouard Jean Empain. Le 2 novembre 1979, il refusa de photographier la mort de Jacques Mesrine alors qu'il est parmi les premiers sur les lieux de la fusillade.

Nicolas Hulot débutera sa carrière dans les médias à la radio. C'est Patrice Blanc-Francard qui le fait connaître sur les ondes de France Inter. Il fera ses débuts à la télévision dans une émission pour enfants Les visiteurs du mercredi, en 1980. Puis, il se fait connaître comme animateur-reporter en soirée sur France Inter sur des événements moto, sa chronique s'appelle La poignée dans le coin.

Dès 1987, il présente l'émission télévisée Ushuaïa, le magazine de l'extrême, diffusée sur TF1. Il devient grâce à cette émission un familier des téléspectateurs et un des grands porte-parole français de la sauvegarde de la nature de ces 20 dernières années.

En 1996, il présente Opération Okavango sur TF1.

En 2005, un sondage le place à la 60e place dans l'émission télévisée Le plus grand Français de tous les temps.

Il est l'inspirateur de la nouvelle chaîne Ushuaïa TV, lancée sur le câble en mars 2005 et appartenant au Groupe TF1.

Le magazine mensuel Ushuaïa voit le jour en 2006.

Il crée en 1990 la Fondation Ushuaïa qui devient en janvier 1995 la Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l'homme (reconnue d'utilité publique en 1996). Bernard Carton crée en 1996, la Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l'homme-Belgique. Depuis, les projets et les partenariats n'ont cessé de se développer.

Le 19 mai 2006, la FNHB a fêté son 10e anniversaire et a lancé à cette occasion le Défi pour la Terre en Belgique.

En 2005, l'agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et la fondation Nicolas-Hulot pour la nature lancent l’opération « Défi pour la Terre ». Elles invitent le public, les collectivités ou les entreprises à être dans les gestes de la vie quotidienne, plus respectueux de l’environnement.

Il reste un « électron libre » (comme il se décrit lui-même) mais est disponible à quiconque lui demande son avis. Il a ainsi conseillé plusieurs personnalités politiques telles que Laurent Fabius ou Jacques Chirac, dont il aurait refusé en 2002 la proposition de devenir Ministre de l’Écologie.

Nicolas Hulot est à l'origine de l'idée d'inclure une charte de l'environnement dans la Constitution, ce qui est effectif depuis mars 2005.

Le 29 juillet 2006, des rumeurs circulent selon lesquelles il pourrait être candidat à l'élection présidentielle française de 2007, mais il dément : « Je ferai tout pour ne pas être candidat ». Il se rend à l'université d'été de l'UDF, des Verts et de Cap 21 pour prôner aux politiques la nécessité d'agir d'urgence pour préserver notre environnement. Courant septembre, il annonce sur le site de sa Fondation qu'il présentera sa décision fin novembre.

Le 7 septembre, Le Nouvel Observateur met Nicolas Hulot à la une et publie une grande enquête en le surnommant : « L’homme qui veut sauver la Terre ».

Fin novembre 2006, Nicolas Hulot met à disposition sur un site Internet une pétition en ligne permettant à chacun de soutenir son action. Au 24 mai 2007, la pétition a été signée par plus de 740 300 personnes dont par certains candidats à l’élection présidentielle. À la suite de l'élection, une pétition intitulée «  Pacte contre Hulot » est mise en ligne sur internet par ses détracteurs.

Le 7 novembre 2006, il lance le Pacte écologique afin d'imposer l'écologie dans la campagne présidentielle française. Il souhaite ainsi interpeller les candidats, mobiliser les citoyens et nourrir le débat public. Son Pacte sera signé par 5 candidats sur 12 déclarés à la présidentielle (Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Marie-George Buffet et Dominique Voynet) et plus de 700 000 personnes. Deux autres candidats, qui n'ont pas signé le pacte, ont néanmoins réagi à l'initiative : Arlette Laguiller rejette la responsabilité de la situation sur le patronat et refuse en bloc les mesures proposées par M. Hulot tandis qu'Olivier Besancenot propose des solutions alternatives, selon lui plus efficaces que celles proposées par M. Hulot.

Ce lancement sera suivi par plusieurs semaines de lobbying écologique, au cours desquelles, il rencontrera un grand nombre de candidats - déclarés ou non - à l'élection présidentielle de 2007.

Le 22 janvier 2007, au cours d'une conférence de presse au Palais de la découverte, il annonce qu'il ne se présentera pas à l'élection présidentielle. Il déclare, au cours de cette conférence de presse relative à sa candidature, qu'il ne « supportera aucun candidat à l'élection présidentielle » laissant « l'impératif écologique au cœur de ses préoccupations ». Il déclare par ailleurs « faire confiance aux candidats à l'élection quant à leur engagement vis à vis du Pacte écologique ». À une question relative à son intérêt personnel pour un poste de vice-Premier ministre en charge des affaires environnementales, Nicolas Hulot déclare qu'« à ce poste nouveau, délicat, il faudrait quelqu'un qui, au-delà de ses compétences écologiques, ait une solide expérience des institutions ». Il continuera à promouvoir son Pacte en rassemblant le 31 janvier ses principaux signataires et des personnes de base.

Au cours de la campagne, Nicolas Hulot est intervenu à plusieurs reprises pour rappeler l'exigence écologique. Les candidats, malgré la signature du pacte, ont relégué au second plan la question du réchauffement climatique et du développement durable.

Apprécié de l'opinion publique française,, Nicolas Hulot est marginalement sévèrement critiqué. Il est par exemple présenté par les représentants français du courant décroissant comme un homme surmédiatisé, acceptant des fonds de la part de grandes entreprises considérées comme polluantes à l'image d'EDF, L'Oréal ou Rhône-Poulenc. Vincent Cheynet écrit : « En fait, le diable en personne proposerait à Nicolas Hulot de figurer dans son comité de soutien en lui promettant de fermer le robinet en se lavant les dents que l'hélicologiste accepterait aussitôt. Ce qu'il y a de magique avec le Pacte écologique, c'est qu'il n'y a plus ni pollueurs ni pollués, ni droite ni gauche, ni bien ni mal, ni exploiteurs ni exploités, mais seulement des gentils consommateurs qui cliquent sur Internet pour sauver la planète ». Ils estiment que le Pacte écologique proposé par Nicolas Hulot aurait contribué à exclure d'emblée le thème de l'écologie de la campagne électorale 2007, ce thème étant considéré comme « déjà traité » dès lors que les candidats avaient signé le pacte. Ils reprochent à Nicolas Hulot son absence de critique du système économique capitaliste et financier et ses liens supposés compromettants avec le monde des grands patrons. C'est pourquoi les rédacteurs de La Décroissance ont publié sur Internet un « Pacte contre Hulot ».

Un éditorial de Thierry Jaccaud, paru dans L'Écologiste début 2007, analyse les propositions de Nicolas Hulot. Il les trouve trop restreintes et appelle l'animateur de télévision à aller plus loin que ce soit sur les OGM, le nucléaire, l'agriculture biologique ou la mondialisation.

En décembre 2006, dans une interview accordée à Sud Ouest, José Bové a émis ce jugement à l'encontre de Nicolas Hulot : « on ne peut pas défendre l’environnement sans remettre en cause l’ordre économique de la planète ».

Il est l'auteur de nombreux livres, parmi lesquels États d'âme ou plus récemment Le Syndrome du Titanic. Sa rencontre et son livre commun avec Pierre Rabhi en 2005 permettent de confronter ses idées avec un grand militant écologiste de terrain. En novembre 2006, dans le cadre de son engagement politique, il publia également Pour un pacte écologique, en collaboration avec les membres du Comité de veille écologique de sa fondation. Cet ouvrage s'inscrit pleinement dans son action puisque y sont décrits les engagements écologiques majeurs qu'il souhaite mettre en jeu durant l’élection présidentielle de 2007.

En haut



Campagne présidentielle française de 2007

Le dimanche 11 mars 2007, Jacques Chirac annonce qu'il ne "sollicitera pas les suffrages pour un nouveau mandat".

Dans un entretien avec Michel Drucker diffusé le 11 février 2007 dans une émission sur sa femme, Jacques Chirac, à la question « Qu'est-ce que vous allez faire le jour où vous quitterez l'Élysée, que ce soit dans quelques mois ou dans cinq ans ? », avait répondu qu'« il y a une vie après la politique, il y a une vie jusqu'à la mort ». Certains observateurs y avaient déjà vue un indice du fait que Chirac ne se représenterait pas.

Nicolas Hulot ne soutient officiellement aucun candidat, mais reste actif dans la campagne présidentielle, notamment au travers du pacte écologique.

Ségolène Royal a été désignée candidate officielle du PS par 60,60 % des 178 000 militants socialistes le 16 novembre 2006 et investie à la Mutualité le 26 novembre.

D'après un sondage IPSOS-Nouvel Observateur, 58 % des Français trouvent que les médias accordent une place trop importante à Nicolas Sarkozy. 63 % des Français pensent que les journalistes ne sont pas indépendants face aux pressions des partis politiques.

Or, s'il est vrai que Nicolas Sarkozy est le seul candidat de l'UMP, il n'est pas le seul candidat de la droite modérée. Hors l'extrême droite et le centre, il y a une dizaine de candidats à droite. Ils considèrent que les quatre précédents gouvernements de droite en France n'ont pas eu les résultats que l'on pourrait attendre, oubliant les réels principes fondateurs de la droite. Ils sont minoritaires, voire farfelus, et sont souvent loin d'avoir les 500 signatures d'élus indispensables pour continuer la campagne après le 16 mars. Néanmoins, il est utile de connaître cette insurrection discrète de nombreuses fractions de la droite modérée pour comprendre à quel point l'élection demeure ouverte.

Michèle Alliot-Marie avait annoncé, le 27 décembre 2006, dans une interview au journal Sud Ouest, qu’elle ne briguerait pas l’investiture de l’UMP mais qu’elle réfléchissait à une candidature hors parti. Finalement, le 12 janvier, après un entretien avec Nicolas Sarkozy au siège de l’UMP, elle décide de ne pas se présenter à l’élection présidentielle, et de se rallier à Nicolas Sarkozy.

Nicolas Dupont-Aignan, ex-membre de l’UMP où il se distinguait par une posture gaulliste à vocation souverainiste et sociale-démocrate, a annoncé sa candidature le 15 octobre 2005.

Dans un premier temps, il n’excluait pas de participer à la procédure interne de désignation du candidat qui sera soutenu par son ancien parti. Puis il se ravisa, considérant que ces « primaires » n’accorderaient pas une place équitable aux concurrents du président de l’UMP, Nicolas Sarkozy. Il annonça par conséquent son intention de se présenter à l’élection présidentielle sans l’investiture du parti mais avec le soutien de son propre courant, Debout la République. Il a d’ailleurs décidé de quitter l’UMP le samedi 13 janvier 2007, à la veille de l’investiture annoncée de Nicolas Sarkozy, après s’être vu refuser un temps de parole à l’un des congrès de ce parti.

Après avoir déclaré sur son blog, par une note en date du 11 décembre 2006, qu’il disposait déjà de 300 promesses de signature, il a annoncé dans le journal Aujourd'hui en France du 31 décembre qu’il ne lui manquait désormais que 150 signatures sur les 500 nécessaires à sa présence au premier tour.

Candidat du parti Alternative Libérale qui comme son nom l'indique est libéral. Son programme prévoit l’assouplissement radical du code du travail, la disparition du statut de la fonction publique et, selon lui, les entreprises nationales doivent être cédées à des investisseurs responsables de leur stratégie et de leurs résultats. Il s'est retiré le 13 mars et à fait savoir depuis qu'il ne donnerait pas de consigne de vote.

Philippe de Villiers se positionne d’abord comme le candidat contre l’Europe politique et contre "l'islamisation de la France". Il affirme sa grande différence et son réel désaccord avec Nicolas Sarkozy sur la Constitution européenne, qui souhaiterait selon lui faire voter une mini Constitution européenne par le Parlement en juin prochain. Il demande aussi la préparation de la sortie de la France de l’euro et se déclare contre le mariage homosexuel. Il a déclaré pour ses vœux en 2007 de « faire de la France ce qu’il a fait en Vendée », souhaitant ainsi une « France des PME ».

Les aspects de financement des campagnes jouent un rôle très important dans la vie politique.

Ainsi, il est reconnu que la prolifération des petits candidats a pour principale cause l'existence, d'une part, d'une avance sur le remboursement forfaitaire de leurs dépenses de campagne d'un montant de 153 000 euros, et, d'autre part, du remboursement, à titre forfaitaire, des dépenses exposées dans le compte de campagne à hauteur du vingtième du plafond, soit 808 300 euros pour tout candidat, quel que soit le nombre de voix recueillies lors de l'élection.

Le seuil des 5 % de voix exprimées est extrêmement important : il fait passer le plafond de financement de l'État à 50 % du plafond de dépenses, c'est-à-dire que le montant maximum du remboursement forfaitaire passe à 8,083 millions d'euros, pour un candidat éliminé au premier tour.

Enfin, les campagnes ne peuvent être financées que par des contributions de personnes physiques, avec un plafond de 4 600 euros par personne.

Les candidats peuvent cependant bénéficier d'apports en nature ou en argent de partis politiques déclarés, sans aucune limite. Cela peut inciter certains candidats à créer un parti politique ad hoc pour préparer leur campagne. C'est ce qu'a fait par exemple Ségolène Royal avec la création de « Désirs d'avenir », association enregistrée comme parti politique.

Le Parti des Travailleurs, seul, se bat contre le financement des partis et des campagnes des candidats par l'impôt, mais ce financement est imposé pour être reconnu parti légal.

Résumer synthétiquement la position de chacun des candidats sur les thèmes complexes évoqués ci-dessous est un exercice difficile qui ne devrait se faire qu'avec la plus grande des objectivités. Nous remercions par avance le lecteur de prendre un minimum de recul par rapport à certains des passages qui suivent.

Les écarts entre les recettes et les dépenses de l'ensemble des régimes de protection sociale, créant un endettement et une baisse du niveau de l'offre de soin considérables, demandent des réponses à la hauteur de cet enjeu humaniste et financier.

L'allongement de la durée de la vie, le départ massif à la retraite des baby-boomers de l'après-guerre, un taux de natalité insuffisant ainsi que l'entrée plus tardive des jeunes dans la vie active devraient faire de la réforme des retraites un des enjeux majeur de l'élection présidentielle de 2007.

La conjugaison de ces facteurs menace en effet l'équilibre du régime général par répartition, celui-ci devant à terme être complété par un régime de retraite par capitalisation.

Nicolas Sarkozy est opposé à la carte scolaire car il estime qu'elle ne remplit plus son objectif de mixité sociale. Il propose à la place d'accorder de l'autonomie aux établissements, et de laisser les parents choisir librement leur établissement tout en obligeant ceux-ci à réserver un certain nombre de places aux élèves de milieux défavorisés.

Philippe de Villiers est sur la même longueur d'onde que le candidat UMP sur la carte scolaire. Il souhaite par ailleurs que l'école revienne davantage à ses fondamentaux (Maitrise de la langue française, Histoire...) Il est pour la suppression du collège unique.

François Bayrou fait de l'éducation sa "priorité absolue". Il est pour sa part est favorable à un assouplissement de la carte scolaire, mais contre son abandon.

En janvier 2006, à Angers, Ségolène Royal a proposé, non publiquement, une réforme du temps de présence dans les établissements pour les enseignants du collège : permettre aux enseignants de travailler à l'intérieur de l'établissement hors de leurs heures de cours et ce afin d'améliorer le soutien scolaire, afi. Une vidéo de cette déclaration a circulé sur Internet pendant la campagne d'investiture socialiste, avant d'être reprise par les média traditionnels. Elle s'est également prononcé pour le déserrement de la carte scolaire, l'idéal étant d'après elle sa suppression.

Gérard Schivardi veut la réouverture de l'ensemble des écoles et classes, collèges, lycées fermés depuis quinze ans, et le respect scrupuleux de la carte scolaire. Il se prononce pour la laïcité de l'instruction, pour l'argent public à l'école publique, de même pour les universités et la recherche. Il se prononce pour les diplômes nationaux reconnus par les conventions collectives.

Issue de la différence négative entre recettes et dépenses publiques, la dette publique n'a cessé d'augmenter au cours des trente dernières années pour atteindre aujourd'hui plus de 1100 milliards d'euros. Les seuls intérêts de la dette publique représentent 40 milliards par an, soit un montant similaire à celui de l'impôt sur le revenu de l'ensemble des Français.

La réduction de cette dette publique est l'une des clés de l'avenir économique à long terme ; cet enjeu devrait être présent dans la campagne présidentielle actuelle.

François Bayrou souhaite inscrire dans la Constitution l'interdiction de présenter un budget en déséquilibre de fonctionnement.

Plutôt que de s'opposer aux stock options, Nicolas Sarkozy souhaite en faire un outil d'intéressement salarial en étendant leur applications à tous les salariés. Il souhaite la suppression des droits de succession pour les petits et moyens patrimoines, mais s'oppose à la suppression de l'ISF. Il propose par ailleurs de modifier le bouclier fiscal et de plafonner l'ensemble des impôts à 50 % des revenus d'un contribuable (contre 60 % actuellement). Pour rendre l'économie française plus compétitive, il pense qu'« il faut prévoir de porter notre effort de recherche et développement à 3 % du PIB, soit 15 milliards d’euros dont 4 milliards pour la puissance publique ».

Philippe de Villiers souhaite "libérer le travail à l'intérieur et le protéger à l'extérieur". Il entend par là baisser les charges fiscales qui pèsent sur les PME et assouplir les différents contrats de travail. Aussi veut-il "protéger le marché Français" en remettant des taxes douanières fluctuantes. Il se prononce par ailleurs pour la suppression de l'ISF. Pour faire baisser la dette publique il souhaite inscrire dans la Constitution le taux maximal des prélèvements obligatoires à 33%.

En matière économique, Ségolène Royal explique dans Les Échos être favorable à une nouvelle donne économique (« un bon deal ») alliant performance économique et justice sociale.

Elle envisage, entre autres, d'instaurer un statut fiscal incitatif pour les investissements dans la recherche, l'innovation et l'environnement. Elle n'est également pas opposée à des assouplissements concertés sur le code du travail (modulation du temps de travail, 35 heures, etc.) à condition que le CDI reste une référence et que de nouvelles sécurités soient trouvées pour compenser une plus grande flexibilité. Elle se pose comme objectif de réduire les déficits par une politique économique favorable à la croissance, mais également de réduire le train de vie de l'État (éviter les gaspillages, éliminer les doublons, etc.).

Pour réduire le coût du travail (causé par les charges selon elle), elle propose de transférer les cotisations maladie et famille sur la fiscalité. Enfin, elle se prononce pour une augmentation du SMIC et insiste sur le fait que personne ne doit être payé à ne rien faire.

Ségolène Royal (ainsi que Nicolas Sarkozy) est de plus opposée à l'indépendance de la BCE (Banque centrale européenne) dans la conduite de sa mission. Elle a en effet déclaré vouloir que « la Banque centrale européenne soit soumise à des décisions politiques  ».

Cette position va donc à l'encontre du traité de Maastricht, qui avait été soumis par référendum au peuple français en 1992, et qui prévoit que, si la mission de la BCE lui est bien dictée par les États de l'Eurogroupe, la conduite de sa mission se fait de manière indépendante. Ségolène Royal fait là écho aux positions de certains opposants au projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe.

En matière fiscale, François Hollande a dévoilé une série de mesures qui seraient prise en cas de victoire de la candidate à l'élection présidentielle de 2007. Sont notamment prévues une hausse de l'impôt sur le revenu sur les dernières tranches du barème, la suppression du bouclier fiscal ainsi que la création d'une nouvelle contribution pour financer les retraites (sorte de « CSG-retraite ») payée par les entreprises et les salariés.

Gérard Schivardi se prononce pour un très fort secteur public, en rétablissant et renforçant tous les services publics nationaux, en nationalisant les secteurs clés de l'économie et de l'industrie, mesures vecteurs de plein emploi selon lui. Il se prononce pour une répartition de l'impôt sur les revenus, au détriment des grandes fortunes. Il veut l'arrêt des différentes formes de subventions et exonération diverses des entreprises privées, 50 milliards annuellement, considérant que l'argent public ne peut aller qu'aux services et entreprises publics. En particulier il demande la restitution des 175 milliards d'Euros d'exonérations, au profit des entreprises privées et ce depuis 1992, de cotisations sociales.

Particulièrement, Gérard Schivardi se prononce pour la nationalisation de toutes les banques, et la rupture avec la Banque Centrale Européenne, abandonnant l'Euro pour revenir à une monnaie nationale, ainsi il annulerait la dette publique récupérant ainsi les 40 Milliards d'Euros versés annuellement en intérêts, considérant que le peuple en a bien suffisamment payé aux actionnaires et aux fonds de pensions.

Nicolas Sarkozy,François Bayrou et Philippe de Villiers dénoncent tous les trois les trop fortes charges et préconisent respectivement l'exonération et l'allègement des charges sur les heures supplémentaires. François Bayrou demande aussi une exonération de charges des entreprises qui créent des emplois et une généralisation du contrat de travail universel à durée indéterminée, adaptable selon les secteurs d’activités.

En matière syndicale Nicolas Sarkozy se prononce pour qu'en cas de conflit dans les huit jours soit organisé un vote des salariés à bulletin secret. Nicolas Sarkozy, Philippe de Villiers Jean-Paul Le Guen, Romdane Ferdjani, Sylvain Poirier et Édouard Fillias veulent également modifier la législation du droit de grève afin notamment d'instituer un service minimum dans les transports publics.

Philippe de Villiers qui veut notamment supprimer les 35 heures entend également mettre fin au monopole syndicale pour permettre à tous les salariés non syndiqués de se présenter aux élections professionnelles et il veut aussi supprimer le financement public des syndicats.

De nombreux candidats de droite prônent, quant à eux, le télétravail.

Ségolène Royal considère que les 35 heures ont été un progrès pour une majorité de salariés, mais une régression pour d'autres. Le deuxième chapitre du livre édité sur son site Internet, intitulé les désordres du travail, développe cette idée, s'inspirant notamment des travaux de La République des idées qui a démenti tout lien avec Ségolène Royal.

Gérard Schivardi veut en arriver au plein emploi par les mesures économiques signalées plus haut, et par de nouveaux projets porteurs, éventuellement en coopérations bi ou multilatérales, Européenne principalement. Il prône le strict retour à la liberté de négociation de la loi de 1950, et, est contre la syndicalisation obligatoire. Il est pour 35 heures aux mêmes conditions que les 39 heures auparavant, dénonçant les lois Aubry sur les 35 heures comme un outil de flexibilisation, de surexpolitation, permettant entre autre de ne pas payer en heures supplémentaires un grand nombre d'heures. Il rétablirait entièrement le code du travail.

Nicolas Sarkozy, Philippe de Villiers, Jean-Paul Le Guen, Romdane Ferdjani, Sylvain Poirier et Édouard Fillias sont en faveur de l'alignement sur le régime général des régimes spéciaux dont bénéficient certains fonctionnaires. Sarkozy souhaite par ailleurs réduire leur nombre en ne remplaçant qu'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Certains autres candidats de droite souhaitent carrément mettre un terme au fonctionnariat en lui élargissant le Code de Travail tel qu'il est appliqué dans le privé pour les salariés. Gérard Schivardi compte rétablir pleinement tous les statuts des fonctionnaires d'État en parallèle avec le rétablissement de toutes les institutions, services et entreprises publics.

Nicolas Sarkozy est favorable au vote des étrangers en situation régulière aux élections municipales, à la condition toutefois que leur pays d'origine accorde ce même droit aux expatriés français qui y sont installés (« principe de réciprocité » tel qu'il est appliqué dans d'autres pays européens). Il entend faire cette proposition sienne, mais refuse qu'elle soit inscrite dans le programme de l'UMP.

Il s'engage à maintenir le regroupement familial, sous condition de ressources : la personne faisant venir des membres de sa famille devant alors prouver qu'elle peut leur fournir un logement et des conditions de vie « décentes » (cette disposition a d'ailleurs été mise en place en 2006).

Philippe de Villiers veut une meilleure maitrise de l'immigration pour, à terme, y mettre fin. Selon lui, cela passe par une grande politique de co-développement avec les pays d'Afrique sur la base de ce qu'il a réalisé avec le Bénin en Vendée.

Ségolène Royal est en accord avec les positions officielles du Parti Socialiste sur les questions d'immigration. Elle est donc favorable aux dispositifs administratifs d'intégration et de naturalisation des personnes immigrées arrivées légalement ou clandestinement sur le territoire national.

Elle se prononce contre le principe même d'« immigration choisie » voulue par Nicolas Sarkozy, estimant « insupportable » que la France aille « piller la matière grise de ces pays après avoir pillé pendant des années et des années leurs matières premières en tant que pays colonisé » et prône le codéveloppement des pays en voie de développement.

Gérard Schivardi refuse toute discrimination : il considère tout étranger travaillant sur le sol français comme étant un travailleur français, et devant avoir exactement les mêmes droits, puisqu'il a les mêmes devoirs, de par le grand principe républicain d'égalité en droit. Il est donc pour la régularisation de tous les travailleurs sans papier et de leur famille. Il a particulièrement dénoncé les entrepreneurs ne déclarant pas leurs salariés et les payant misérablement, entre autre dans le secteur des BTP.

Regrettant que les relations entre la France et les États-Unis « souffrent de trop d'incompréhensions causées par un manque de dialogue et parfois par un poil de mauvaise foi », Sarkozy souhaite reconstruire la relation entre ces deux pays « pour relever des défis mondiaux communs ». Mais d'autres candidats de droite, tels que Nicolas Dupont-Aignan et Philippe de Villiers, considèrent que le partenariat avec les États-Unis ne devrait pas être aussi exacerbé.

Lors d'un voyage aux États-Unis, Sarkozy s'affirme fier de son amitié pour ce pays même s'il reconnaît qu'elle lui vaut en France des « critiques substantielles ». Bien qu'officiellement opposé à l'invasion de l'Irak en 2003, il critique la position de la France au Conseil de sécurité de l'ONU, parlant d'« arrogance » et jugeant qu'« il n'est pas approprié d'essayer d'embarrasser un allié ou de donner l'impression de se moquer de ses difficultés ».

Elle critique la politique étrangère effacée de la France alors qu'elle est membre du Conseil de sécurité et que sa géographie et son histoire la mettent au contact de l'Afrique, de l'Asie et du Moyen-Orient, d'où viennent certes des menaces, mais aussi de solides amitiés. Elle dit avoir honte du classement international de la France en matière d'aide au développement, au 18e rang sur 21 pays. Elle dénonce, sans citer de pays, qu'une partie de cette aide irait à des pays peu démocratiques. Elle ironise sur la performance de la France concernant les ventes d'armes aux dictatures.

François Bayrou est favorable à une simplification du projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe et à un nouveau référendum pour son approbation.

Nicolas Sarkozy prévoit également cette simplification du traité, mais son adoption par ratification de l'Assemblée Nationale.

Le projet socialiste prévoit de proposer l'élaboration d'un texte court visant à mieux organiser, démocratiser et responsabiliser les instances européennes. Ce texte, une fois négocié, serait soumis à un référendum populaire.

Yves Salesse, José Bové et les autres présidentiables de la gauche antilibérale souhaitent proposer une autre Europe moins libérale. Gérard Schivardi particulièrement, se distingue par sa volonté très clairement affirmée de rupture totale, non pas avec l'Europe, mais contre toutes les institutions de l'Union Européenne.

François Bayrou, tout comme Nicolas Sarkozy et Philippe de Villiers qui est souverainiste, est opposé à l'entrée de la Turquie dans l'Europe. Nicolas Sarkozy a ainsi déclaré : « la Turquie est en Asie mineure, pas en Europe, sa place n'est pas dans l'Union européenne. L'Europe, c'est fait pour les États européens ».

Philippe de Villiers veut mettre en place une Europe des Etats et de la coopération. Il dénonce la mise en place d'une Europe fédérale qui, selon lui, détruit la culture et l'Histoire de chaque Nation. Pour lui la France ne doit pas abandonner sa souveraineté à Bruxelles.

Ségolène Royal a déclaré lors de sa conférence de presse à l'Assemblée nationale, le 11 octobre 2006, qu'elle se rangerait à l'avis des Français.

Concernant la « guerre contre le terrorisme » déclarée par les États-Unis, Ségolène Royal estime que les guerres préventives aggravent plus les problèmes qu'elles prétendent traiter, qu'il n'y a plus que George W. Bush pour penser que le monde est plus sûr depuis l'occupation de l'Irak et que le conflit au Liban vient de confirmer l'expérience de l'impuissance de la force. Elle qualifie de « simpliste » la théorie de l'Axe du Mal avancée par George W. Bush et considère la peur comme une mauvaise conseillère.

D'autre part elle s'oppose à ce que l'Iran développe, même pour un usage civil et énergétique, une capacité nucléaire, arguant du fait que l'Iran ne se conforme pas aux demandes d'inspection de ses sites et que de fait il perd tout droit garanti par le traité de non-prolifération nucléaire.

Une polémique, à laquelle contribuent certains membres de l'UMP, est née suite à son passage au Liban début décembre 2006 où après une conversation avec le député du Hezbollah Ali Ammar, elle dit ne pas avoir entendu que celui-ci faisait un parallèle entre l'État d'Israël et le nazisme.

Cette version est confirmée par l'ambassadeur de France au Liban, qui bénéficiait de la même traduction qu'elle, différente de celle des journalistes.

Lors d'une conférence de presse à Jérusalem, elle déclare à propos du « mur de séparation » : « Quand c'est nécessaire pour la sécurité, je crois qu'effectivement une construction est sans doute justifiée. Encore faut-il que les choses se fassent dans une bonne entente et qu'en particulier le problème du tracé de ce mur puisse être résolu. » Les critiques portent aussi sur d'autres points abordés lors du voyage. Pierre Lellouche pointe ainsi la contradiction suivante : elle défend le survol par Israël du Liban au motif que « ces survols sont liés à la défense de la sécurité d'Israël », après les avoir condamnés quelques heures plus tôt lors de son passage à Beyrouth : « Je crois que les survols doivent cesser parce que c'est à la fois l'intérêt d'Israël et l'intérêt du Liban. Il faut respecter le mandat de l'ONU, le mandat de la Finul et donc il faut que ces survols cessent. » Il note également sa proposition d'une conférence internationale sur le Liban alors même qu'une telle conférence est déjà prévue le 24 janvier 2006 (à l'initiative de Jacques Chirac) et son plaidoyer pour la reprise de l'aide économique aux Palestiniens bien que celle-ci soit en fait déjà reconduite (et en augmentation sur l'année précédente).

Interrogée le 22 janvier 2007 par un journaliste de Radio Canada au sortir d'un entretien avec André Boisclair, chef du Parti québécois, Ségolène Royal a dit avoir en commun avec son interlocuteur les valeurs de « la souveraineté et la liberté du Québec ». Cette déclaration provoque une vive polémique en France ainsi qu'au Canada où les membres de l'UMP dénoncent un dérapage de la candidate socialiste dans le domaine de la politique étrangère.

Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, affirme le lendemain que Ségolène Royal ne s'était pas prononcée pour l'indépendance du Québec.

À propos de la délinquance, Nicolas Sarkozy déclare : « Je réformerai l'ordonnance de 1945, et je demanderai que pour un mineur récidiviste entre 16 et 18 ans, l'excuse de minorité soit automatiquement supprimée, il doit être condamné comme s'il était un majeur. ». Il souhaite l'instauration de peine plancher pour les délinquants multirécidivistes et la création d'« établissements spécialisés pour les détenus ayant des problèmes psychiatriques ».

Philippe de Villiers partage cette vision du candidat UMP. Il souhaite aussi instaurer la castration chimique pour les criminels sexuels et proposer aux Français un référendum sur le rétablissement de la peine de mort pour les crimes les plus odieux (viols ou actes de barbarie suivis de meurtre).

En juin 2006, Ségolène Royal révèle certaines des solutions qu'elle envisage pour « tarir la source de la délinquance ». Elle surprend jusque dans son camp par un discours de fermeté, proposant notamment de placer « dans un service à encadrement militaire à vocation humanitaire ou pour apprendre un métier » les mineurs de plus de 16 ans dès « le premier acte de délinquance ». À l'occasion de la campagne pour l'investiture socialiste à l'automne 2006 elle insiste sur le fait que toutes les alternatives à la prison doivent être développées et que des camps humanitaires encadrés par des militaires peuvent permettre à un mineur délinquant de « reconquérir l'estime de soi ». Elle reconnait cependant que tous ne pourront en profiter pour des raisons matérielles.

Elle évoque également la « mise sous tutelle des allocations familiales au premier acte d'incivilité de l'enfant » pour « responsabiliser » les parents et propose la création d'« écoles de parents » où seraient tenus de se rendre les parents d'enfants ayant commis des incivilités répétées. Enfin, elle propose la création de « tuteurs de collèges » qui permettraient à certaines classes d'être encadrées par deux adultes.

Elle déclare par ailleurs qu'elle souhaite l'amnistie des faucheurs volontaires d'OGM.

Gérard Schivardi a déclaré qu'en donnant un vrai travail aux jeunes, un logement, l'essentielle de la petite délinquance serait éliminée. Il est pour le retour strict à l'ordonnance de 1945.

Les sondages lui attribuèrent jusqu’à 11% des suffrages, mais devant le nombre de candidats ayant finalement acceptés de signer son pacte il retire sa candidature le 22 Janvier 2007. Le 31 Janvier, 10 des signataires sont venu réitérer leur engagement, lors d’un grand oral et devant un parterre de journaliste. Le retrait de Nicolas Hulot, n’a par ailleurs pas servi aux candidates écologistes, Corinne Lepage, et Dominique Voynet toujours au plus bas dans les sondages.

15 candidats potentiels (François Bayrou, Leila Bouachera, Marie-George Buffet, Nicolas Dupont-Aignan, France Gamerre, Jean-Marc Governatori, Jean-Michel Jardry, Corinne Lepage, Nicolas Miguet, Rachid Nekkaz, Jean-Christophe Parisot, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, Dominique Voynet, Antoine Waechter) ont signé le pacte écologique de Nicolas Hulot.

La thématique de l’écologie est surtout abordée dans le cadre du réchauffement climatique et des émissions des gaz à effet de serre. Les débats autour des OGM, ou du nouveau réacteur EPR ont également été évoqué.

En ce qui concerne l'écologie, Nicolas Sarkozy souhaite utiliser la fiscalité pour défendre l'environnement. Il prône ainsi le doublement sur 5 ans de la fiscalité sur la pollution, et à l'inverse pour les particuliers et entreprises un crédit d'impôt pour encourager les investissements écologiques : « C'est quand même extravagant qu'acheter une voiture qui pollue moins, ça soit plus cher qu'acheter une voiture qui pollue ! ».

Il souhaite par ailleurs la formation d'un grand ministère de l'environnement qui prendrait en charge des fonctions dispersées dans d'autres ministères : gestion de l'eau, transports, énergie. Pour décourager le transport routier, il désire l'instauration d'une redevance pour les camions étrangers traversant la France, qui « serait affectée au financement des grandes infrastructures dont nous avons besoin, pour développer le TGV, le ferroutage et le transport fluvial ».

Enfin à l'échelle internationale, il est en faveur de la création d'une agence internationale de l'environnement et d'un droit de l'environnement pour éviter le « dumping écologique ».

Philippe de Villiers, lui, propose de faire de la France le premier pays producteur de pétrole vert, de lancer des grands programmes de recherche sur les énergies renouvelables et le recyclage des déchets d'instaurer le principe « pollueur-payeur » et de multiplier les dégrèvements fiscaux pour les investissements en faveur de l’environnement.

Ségolène Royal n'est pas favorable à une dépénalisation du cannabis qui serait, selon elle, « un signal qui consisterait à banaliser l'usage de la drogue ». Quant à la question de la légalisation de la prostitution (sur le modèle allemand), elle se dit contre ce qu'elle appelle « la vente des corps » et qu'elle considère contraire à la charte internationale des Droits de l'homme.

Elle a de plus estimé que « le mariage, c'est une institution bourgeoise ».

Ségolène Royal veut faire de la défense des femmes sa priorité majeure et déclare ainsi que « la première loi qui sera déposée sur le bureau de l'assemblée nationale si je suis élue sera une loi contre la violence faite aux femmes ». Elle a par le passé vivement critiqué la pornographie, la publicité et en 2003 le port du string : « Aux yeux des garçons, le string réduit les jeunes filles à leur postérieur Après, on s'étonne que les adolescentes soient victimes d'attouchements ou de violences sexuelles ».

Après s'être opposée au mariage homosexuel, Ségolène Royal déclare en juin 2006 dans le magazine Têtu qu'elle appliquerait le programme du Parti socialiste qui comprend le mariage des couples de même sexe et de leur droit à l'adoption en cas de victoire socialiste.

Les célébrations et lois mémorielles en faveurs des minorités opprimées ont été un sujet de très forte polémiques dans la société particulièrement en 2005 et 2006, et qui pourtant se trouve occulté par les affirmations sur la nation de part et d'autre.

Philippe de Villiers souhaite inscrire dans la Constitution que le mariage est l'alliance d'un homme et d'une femme dans le but de former une famille.

Les débats de société sont très marqués depuis quelques année par le retour de la question laïque que ce soit pour la société comme pour les institutions. Le premier sommet majeur de ce retour en avait été la tenue de la Commission Stasi, suite aux pressions sur la société de comportement religieux problématiques, comme le port du voile à l'école, puis son rapport remis au Président de la République qui fit alors voter la loi sur "les signes d'appartenance religieuse et politique dans les établissements scolaires".

La discussion sur le traité pour une constitution pour l'Union Européenne montra la place prépondérantes des Églises dans la discussion institutionnelle et dans les principes constitutif de l'Union européenne, entre autre le Principe de subsidiarité, mais surtout posant la question de la transformation profonde de la laïcité à la française, dans le sens d'un nouveau concordat de fait, via la suprématie des lois de l'Union Européenne sur celle de la République Française.

Dans le même sens la volonté de soutenir les communautés de toutes sortes, celles religieuses étant prépondérantes, tant par le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy que par certains dans le Parti socialiste ou à l'extrême gauche.

En 2005 les diverses célébrations du centenaire de la loi de Séparation des Églises et de l'État en 1905 ont permis d'approfondir le débat et à Nicolas Sarkozy d'envisager un toilettage profond de cette loi, appuyé par le rapport Machelon envisageant une plus grande souplesse dans le financement des cultes par les pouvoirs publics.

Dans un soucis de défense de la laïcité, selon lui, Philippe de Villiers veut interdire tout financement public dans la construction de mosquées.

Ségolène Royal s'est prononcée pour le non-cumul des mandats (prévu dans le projet du Parti socialiste) et par souci de « cohérence » elle a décidé de ne pas poser sa candidature au renouvellement de son mandat de député des Deux-Sèvres qu'elle cumule avec la présidence du conseil régional de Poitou-Charentes depuis 2004.

Invitée par Arnaud Montebourg le 20 août 2006 à Frangy-en-Bresse, elle se prononce pour une nouvelle république et pour le partage du pouvoir actuellement concentré entre les mains du chef de l'État.

Le 22 octobre 2006, elle déclare qu'elle souhaite limiter à deux le nombre de mandats pour le Président de la République et limiter dans le temps celui de tous les élus.

Pour impliquer les citoyens dans les processus politiques, elle émet l'idée de faire évaluer l'action des élus par des jurys citoyens. Cette proposition a soulevé immédiatement de vives réactions à droite comme à gauche d'hommes politiques et d'éditorialistes, ainsi que des critiques de l'Association des maires de France.

Francois Bayrou souhaite interdire à des entreprises détenant des médias de concourir pour des marchés publics et l'élection du Garde de sceaux par la majorité des trois quarts par l'Assemblée nationale avec obligation de défendre une fois par an sa politique pénale devant le parlement. En contrepartie de cette indépendance, celui-ci pourra être renversé à la majorité simple.

Philippe de Villiers veut instaurer le référendum d’initiative populaire (organisé à l’initiative d’une fraction du corps électoral, il permettrait aux électeurs de poser un droit de veto sur certains textes adoptés par le Parlement). Il se pronoce par ailleurs pour la suppression de l'amnistie de hommes politiques.

Gérard Schivardi a mis en avant de son programme la convocation d'une Assemblée Constituante souveraine, rompant totalement avec les institutions de la 5e République et de l'Union Européenne. Le président de la République rendrait ainsi au peuple souverain, via ses délégués, tous les pouvoir qu'il détient. Il prône le retour à la République Une et indivisible, la disparition des institutions de la régionalisation, de rendre en particulier aux communes toutes leurs prérogatives de libre administration, refaisant des départements les outils de l'égalité en droit sur tout le territoire national.

L'initiative candidats.fr de l'April a invité les candidats à se prononcer sur divers sujets en relation avec les logiciels libres.

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Grenelle de l'environnement

Le Grenelle Environnement (appelé "Grenelle de l'environnement" par abus de langage) est un ensemble de rencontres politiques organisées en France en octobre 2007, visant à prendre des décisions à long terme en matière d'environnement et de développement durable. Le terme « Grenelle » renvoie aux accords de Grenelle de mai 1968, et désigne par analogie un débat multi-partie réunissant des représentants du gouvernement, d'associations professionnelles et d'ONG.

Le Grenelle de l'environnement a été annoncé le 18 mai 2007 par Alain Juppé, alors ministre de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement durables, un mois avant sa démission du premier gouvernement Fillon après sa défaite au second tour des élections législatives. Il fait suite au Pacte écologique précédemment proposé par Nicolas Hulot et a donné lieu à un projet de loi (dit «Grenelle I») adopté à la quasi-unanimité à l’Assemblée en octobre 2008, examiné à partir de janvier 2009 et validé le 11 février 2009 par le Sénat, qui devra ensuite examiner le « Grenelle II » avant son futur passage au Parlement.

Le débat a été organisé autour de six groupes de travail rassemblant chacun 40 membres répartis en 5 collèges. Ces collèges ont pour vocation de représenter les acteurs du développement durable : l’État, les collectivités locales, les ONG, les employeurs et les salariés.

Chaque groupe devait se réunir quatre fois, mais la complexité de certains sujets a obligé la majorité des groupes à organiser une ou deux réunions supplémentaires.

Deux ateliers intergroupes ont aussi été crées : l'atelier OGM et l'atelier Déchets.

Les groupes de travail ont tenu leur dernière réunion le 25 septembre 2007. Les synthèses et les rapports de chaque groupe ont été rendus publics le jeudi 27 septembre 2007 à 11h. Suite à cela, des réunions locales en régions et une consultation du public sur Internet ont eu lieu, avant d'arriver à la table ronde du Grenelle les 24 et 25 octobre 2007.

Pour la phase dite 4, 33 « chantiers opérationnels » sont mise en place.

Présidée par Nicolas Sarkozy, la table ronde du Grenelle de l'environnement a eu lieu les 24 et 25 octobre 2007 en présence de Wangari Maathaï, d'Al Gore, tous deux prix Nobel de la paix et de José Barroso, président de la Commission européenne, afin d'aboutir à la définition d'un certain nombre de propositions, mesures et annonces.

Le rapport général reprend le contenu consensuel issu des travaux préparatoires et se présente comme un « cadre de cohérence pour action publique » selon trois priorités que sont la lutte contre le réchauffement climatique, la protection de la biodiversité et la réduction des pollutions. Ce document est une synthèse des travaux, mais n'est pas un exposé d’un programme ni une sélection ou hiérarchisation de propositions, mais plutôt « le socle de ce qui pourrait être une stratégie de développement durable fondée sur le triple objectif de lutte contre le réchauffement climatique, de préservation de la biodiversité et de réduction des pollutions » et donc comme un « exposé des motifs de la future loi de programme dont s’accompagnera la mise en œuvre du Grenelle ».

Dans le discours, qu'il a donné en conclusion des journées de travail des 24 et 25 octobre 2007, le président de la république s'est prononcé sur les éléments qui ont été moins consensuels (ou non-consensuels) au cours des travaux et débats entamés l'été 2007 lors des ateliers, en annonçant ou confirmant un certain nombre de propositions, et en s'engageant à faire siennes et celles du gouvernement les propositions du Grenelle.

Sur le sujet de la taxe carbone, Nicolas Sarkozy a estimé qu'il fallait « que la révision générale des prélèvements obligatoires se penche sur la création d'une taxe « climat-énergie » en contrepartie d'un allègement de la taxation du travail pour préserver le pouvoir d'achat et la compétitivité ».

Il est envisagé la création d'un programme d'un milliard d'euros sur quatre ans pour les énergies et les moteurs du futur.

Fixation de nouveaux seuils dans le public et le privé. Promotion de l'écoconstruction.

Un « document d'orientation préliminaire » sur l'éducation au développement durable, a été rendu par le groupe de travail du Grenelle sur l'éducation au développement durable début janvier 2008. Il propose un cadre sur les questions de la pédagogie, de partenariat, de formation et de financement pour le champ scolaire (y compris enseignement supérieur, agricole, sportif, de la santé et de tous les publics « non-scolaires »). L'éducation au développement durable (EDD) y est jugée «  indispensable pour tous les types d'établissements d'enseignement, à tous les niveaux ». Un Comop (Comité opérationnel n° 34 : «Sensibiliser, informer et former le public aux questions d’environnement et de développement durable») a été mis en place sous la présidence de Hervé Brossard, président de l’Association des agences conseils en communication (AACC). Ce Comop n° 34 a rendu ses conclusions à Jean-Louis Borloo le 13/01/2009.

Elles visent à favoriser la mobilisation de tous pour passer de l’étape de la prise de conscience à celle d’une vraie modification de comportements individuels et collectifs. Leur objectif est de s’appuyer sur la richesse des initiatives existantes ou en développement, le plus souvent partenariales. A cette fin, le comité opérationnel a commencé par procéder à un repérage d’expériences et actions déjà réalisées, susceptibles d’être étendues ou partagées, et répondant à la question : «Comment agir ensemble, pour convaincre le public que le développement durable est désirable, et qu’il repose sur la mobilisation de tous, citoyens, consommateurs, salariés, décideurs et relais ?».

Principale proposition du Comité opérationnel  : le lancement avant mi-2009 d’un plan national d’engagements pour un développement durable, pour orchestrer, coordonner, mettre en valeur et développer les initiatives de nature à rendre le développement durable plus proche, plus concret et plus crédible pour le grand public. Construit autour d’un cahier des charges invitant les différents acteurs associatifs, privés et publics à s’associer et valoriser ensemble leurs actions, sa première étape serait un appel large à initiatives, relayé par un événement festif national. Le Comité opérationnel suggère que la semaine du Développement durable en avril prochain en soit une nouvelle démonstration.

D’autres propositions, dans les domaines de l’information, de la sensibilisation et de la formation professionnelle sont identifiées dans le rapport, pour développer les synergies, profiter des multiples voies de contact avec le public, agir ensemble et dans la durée.

Par ailleurs, la mise en place d'une Haute autorité indépendante a également été entérinée, ainsi qu'un triplement en cinq ans de l'agriculture biologique, qui devra bénéficier de 20% des commandes publiques en matière de restauration collective.

Un autre rendez-vous est prévu autour du 15 décembre pour la présentation des programmes.

Le gouvernement se donne 12 semaines supplémentaires pour arbitrer sur la gestion des déchets. Selon Jean-Louis Borloo, « on compte aujourd'hui 350 kg/an et par habitant, il faut au minimum réduire de 7 kilos par an ».

Un comité d'évaluation chargé de faire le point sur la mise en œuvre des mesures sera mis en place dans un an, « à la date anniversaire du Grenelle ».

Le jeudi 6 décembre, le parlement a voté la mise en place en 2008 d'un système de bonus et de malus à l'achat de voiture neuve, en conséquence du Grenelle de l'environnement.

Dans son discours du 24 octobre devant les participants au Grenelle, le 1er ministre François Fillon s’est « solennellement » engagé « à ce que toutes les conclusions précises, concrètes et consensuelles soient mises en œuvre ». « Pour ce qui est des divergences, le président de la République, le Gouvernement et le Parlement trancheront » a-t-il ajouté.

Dans son discours du 25 octobre le président de la République a globalement repris le contenu du rapporteur général, en précisant ce à quoi il s'engageait parmi les propositions qui n'avaient pas été tout à fait consensuelles durant les travaux du Grenelle.

Le 7 janvier 2009, L'Alliance pour la planète publie sur son site internet la liste des projets nationaux qu'elle juge « Grenello-incompatibles ».

La Caisse des dépôts et consignations a mis en place un fond de compensation pour la biodiversité via une filiale nouvelle nommée « CDC Biodiversité ». L'éligibilité sera contrôlée par un comité scientifique et par des représentants d'associations de défense de l’environnement, pour aider les acteurs économiques à restaurer ou de compenser les dommages créés par les infrastructures et aménagements.

De nombreuses associations françaises ont fustigé ou critiqué l'initiative gouvernementale du "Grenelle environnement" dès l'été 2007, appelant à animer un « Contre-Grenelle de l'environnement ». Le mensuel La Décroissance s'en fait l'écho et Jean-Luc Porquet note pour Le Canard enchaîné : « Et si le Grenelle de l'environnement constituait une pure et simple supercherie ? » Il rapporte que selon Stéphane Lhomme « les neuf ONG représentant officiellement l'écologie au Grenelle ont été désignées par le gouvernement, et d'autres carrément exclues, comme (…) Réseau Sortir du nucléaire ou Réseau Action Climat ».

Les linguistes, quant à eux, critiquent vivement l'incohérence étymologique et syntaxique de la locution "Grenelle environnement" et des néologismes qui en ont été tirés et sont promus sans clairvoyance lexicale par le ministère de tutelle de ces rencontres : "intranelle" (intranet du Grenelle) et "grenellocompatible" (compatible avec les orientations des rencontres sur l'environnement).

A l'opposé de ces critiques, Éric Le Boucher, rédacteur en chef du journal Le Monde chargé des questions économiques a critiqué le « malthusianisme » des associations écologistes, estimant que les mesures prônées par les associations écologistes menacaient et la croissance et l'environnement au nom d'un refus du progrès scientifique. Il écrit ainsi : « L’alliance objective entre un ministre incompétent en la matière, mais en mal d’exposition médiatique, et les militants écologistes professionnels du tam-tam » à « une vague de propositions destinées à montrer que la France est le phare vert de l’humanité polluée, bien symboliques, bien morales, mais plus antiéconomiques les unes que les autres ».

L’ADEME a été associée à 2 des 6 groupes de travail (sur le changement climatique et l’énergie, et sur la croissance écologique) de même qu'à l’intergroupe « Déchets ». L'Agencelle a ensuite été maître d’œuvre de 4 comités opérationnels en tant que chef de projet : sur les énergies renouvelables, la rénovation du bâti existant, l’agriculture et l’éco-fonctionnalité (Vendre un service ou l’usage d’un bien plutôt que ce bien lui-même).

L’Ademe travaillera aussi (appels à projet, évaluations) sur les bio ou agro-carburants, les véhicules plus efficients, le « captage et stockage du carbone » (CSC) et la réduction de la pollution lumineuse, avec un budget de soutien pour la communication. Par contre le domaine des sites et sols pollués verrait son budget diminuer (11 millions € en 2009 contre 15 millions en 2008).

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Casseurs de pub

Casseurs de pub est une association à but non lucratif qui publie une revue annuelle. La revue est diffusée en kiosque et par abonnement à 43 000 exemplaires sur tout le territoire français. Depuis 2005, la publication de la revue Casseurs de pub consiste en un dossier annuel joint au journal mensuel La Décroissance.

Revue et association se veulent libres et indépendantes : c'est pourquoi la revue ne comporte pas de publicité, dont la présence apparaîtrait comme contradictoire avec son propos.

La revue est illustré, entre autres, par des dessins de Lefred-Thouron, Colcanopa, Piccolo, Pierre Druilhe, Andy Singer, Raoul Anvélaut, Ward Sutton.

Le but est de mener un « combat non-violent fondé sur l’argumentation » contre la publicité. Casseurs de pub défend les droits de l'Homme, la démocratie, la non-violence, la décroissance soutenable, les valeurs républicaines, humanistes, combat toutes les formes de discrimination et de totalitarisme. Casseurs de pub assure que ces valeurs doivent ne pas être de simples marchandises. Ces idées sont aux antipodes des valeurs que diffuserait la publicité, qui seraient « le fric, la compétition et la loi du plus fort ».

L'idéologie de casseurs de pub est l'arrêt, ou au moins la réduction, de la publicité qui est vue comme une « machine à casser ». Les arguments sont multiples, on peut citer pèle-mêle que « la publicité détourne le sens originel des mots dans leur slogans », détruisant l'écologie en favorisant la consommation, la distribution de tracts et la grande distribution. La publicité n'est pas la seule visée, les médias (vecteurs de diffusion) sont également la cible. Patrick Le Lay, président directeur général de la chaîne de télévision TF1, donna un exemple parfait de ce que condamne Casseurs de pubs : il avait en effet déclaré que son travail consistait à « vendre le temps de cerveau disponible à Coca-Cola ».

Afin de faire parler de leurs causes, les Casseurs de pub organisent des campagnes et participent à quelques manifestations. La liste des campagnes ci-dessous n'est pas exhaustive mais ce sont là les principales.

Jugeant que « la société de consommation est aveugle » et en reprenant les thèmes de la décroissance, à savoir « qu'il n’y a pas de croissance et de développement économique infinis possibles sur une planète dont les ressources sont limitées », Casseurs de pub participe activement à la journée sans achat. Cette manifestation est internationale, des évènements ont été organisés à cette occasion dans de nombreuses villes en France : Amiens, Bordeaux, Chambéry, Grenoble, La Rochelle, Montpellier, Rennes, Saint-Genis-Laval (sud de Lyon), Toulouse.

L'association se mobilise également contre les pratiques des industriels qui élaborent des mallettes pédagogiques et des kits gratuits contenant des publicités pour leurs produits. Cette manifestation se fait notamment à travers une lettre ouverte que tout le monde est invité à envoyer à son député (54 avaient déjà alerté le gouvernement à ce sujet) afin d'interdire la rentrée des publicitaires dans les écoles.

Chaque année est organisée une manifestation afin de demander « de supprimer le Grand Prix de France de formule 1 » avançant comme principal argument que « la tenue du Grand Prix de formule 1 alors que s’engage la déplétion mondiale de l’extraction du pétrole est aujourd’hui inadmissible ». En 2006, par exemple, des militants étaient partis de la tour Eiffel pour se rendre à l'Hôtel Matignon et déposer un courrier au Président de la République et au Premier ministre.

La démarche de la semaine contre la télévision vise à faire prendre conscience aux citoyens qu'il s'agit d'un objet « polluant à fabriquer, polluant à faire fonctionner, puis polluant comme déchet ». Mais la télévision est la cible des Casseurs de pub car elle est le principal vecteur de la publicité, en effet chaque Français la regarde en moyenne 3h30 par jour.

L'association lance un pacte contre Nicolas Hulot pour dénoncer les « écotartuffes médiatiques ».

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Monsieur Hulot

Monsieur Hulot est un personnage de cinéma créé et interprété par Jacques Tati, notamment en 1953 dans Les Vacances de monsieur Hulot.

Sa démarche caractéristique, ainsi que son éternel imperméable, sa pipe et son chapeau, son inadaptation à la société en font un personnage attachant.

Monsieur Hulot est un personnage échappé du cinéma muet dans le monde du parlant. Il se heurte à la technologie, à un monde impersonnel et gadgétisé. Jacques Tati s'est servi de ses capacités de mime pour le confronter aux dérèglements, aux rites et au ridicule d'un monde en mutation.

Monsieur Hulot s'inscrit dans la lignée des burlesques Max Linder, Charlot, Harold Lloyd, Buster Keaton, etc.

Jacques Tati s'est inspiré, pour la création de son personnage, de son voisin architecte (le grand père de Nicolas Hulot).

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Source : Wikipedia