Nicolas Dupont-Aignan

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Posté par hal 05/03/2009 @ 14:08

Tags : nicolas dupont-aignan, politique

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Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan interviewé à Paris, lors du meeting de Debout la République, le 16 octobre 2005

Nicolas Dupont-Aignan, né le 7 mars 1961 à Paris (15e arrondissement), est un homme politique français, maire RPR, RPF, UMP puis DLR de Yerres (Essonne), député RPR, UMP puis DLR depuis 1997, et un des leaders du non au référendum de 2005 sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe. Après avoir quitté l'UMP en janvier 2007, il se lance dans la course à la candidature à l'élection présidentielle, dont il annonce se retirer le 16 mars suivant, faute d'un nombre suffisant de parrainages. Il votera pour Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007 au second tour. Depuis le 17 janvier 2007, il siège à l'Assemblée sur le banc des « non-inscrits ». Le 10 juin de la même année il se fait réélire dans sa huitième circonscription de l'Essonne au premier tour des élections législatives avec 57,38% des suffrages exprimés.

En 1988, Nicolas Dupont-Aignan participe, dans le cadre de ses fonctions de sous-préfet, à une des réunions du club Convaincre animées par Michel Rocard, pour présenter un plan de schéma directeur pour les transports en Île-de-France.

Avant même l'échec d'Édouard Balladur à l'élection présidentielle de 1995, il entre au cabinet de Michel Barnier, ministre de l'Environnement en février 1995. Toutefois, à la différence de son « patron », il choisit de ne soutenir aucun des deux candidats issus du RPR. En février 1997, il est désigné directeur des études au sein du RPR, par son président Alain Juppé (également Premier ministre). Malgré la défaite de la majorité sortante, il devient député de l'Essonne.

En février 1998, le nouveau président du RPR, Philippe Séguin, dont il s'était rapproché dès avant la dissolution de l'Assemblée nationale l'année précédente, le nomme secrétaire aux fédérations.

Lors de sa première campagne électorale, Nicolas Dupont-Aignan milite pour Jacques Chaban-Delmas au premier tour de l'élection présidentielle de 1974.

Toutefois, en janvier 1999, après s'être prononcé contre la ratification du traité d'Amsterdam, il est remplacé dans ses fonctions de secrétaire aux fédérations, et amorce un rapprochement avec le souverainisme, notamment avec Charles Pasqua.

Le 3 février 1999 (d'après le Journal Officiel), il fonde le club Debout la République, au sein du RPR, et, pour les élections européennes du 13 juin 1999, appelle à voter pour la liste « souverainiste » conduite par Charles Pasqua et Philippe de Villiers.

Il quitte alors le RPR, le 15 juin, pour devenir dans la foulée le secrétaire général adjoint du Rassemblement pour la France, nouvelle formation lancée par Charles Pasqua, y étant plus particulièrement chargé des fédérations.

Toutefois, avant la rupture entre Charles Pasqua et Philippe de Villiers il choisit de démissionner du RPF en mai 2000.

S'ensuit une période de rapprochement avec Philippe Séguin (à cette époque candidat à la succession de Jean Tiberi, maire de Paris) puis, à l'automne 2001, une certaine proximité idéologique avec Jean-Pierre Chevènement, alors qualifié de « troisième homme » par certains médias français, dans la perspective de l'élection présidentielle de 2002. Il publie même, avec ce dernier, dans les colonnes du Figaro, le 24 octobre 2001, une tribune libre, « La République est morte, vive la République ! ».

La victoire du président sortant, Jacques Chirac, face à Jean-Marie Le Pen, le 5 mai 2002, le voit revenir dans l'orbite de la majorité présidentielle, qu'il rallie sans conviction et ne croyant guère au devenir de cette formation. Il est réélu député de l'Essonne dès le premier tour, le 9 juin.

Il adhère notamment à l'Union pour un mouvement populaire lors de sa création formelle, et se présente à la direction avec Sylvie Perrin et Christophe Beaudouin, le 17 novembre 2002, face à Alain Juppé, Rachid Kaci, Brigitte Freytag et Mourad Ghazli. Il obtient 14,91 % des suffrages des délégués.

Il se présente à nouveau à la présidence de l'UMP, le 28 novembre 2004, face à Nicolas Sarkozy et Christine Boutin, n'obtenant cette fois que 9,7 % des suffrages.

Incarnant toujours un gaullisme à vocation souverainiste et sociale, il semble désormais déterminé à incarner durablement ce courant au sein du parti majoritaire au sein de la droite parlementaire française. Il dénonce très tôt l'abandon des références gaullistes du nouveau parti majoritaire. En mai 2004, dans la perspective du futur référendum français sur la constitution européenne, il présente une motion intitulée « Pour une autre Europe » lors d'un conseil national de l'UMP, motion qui obtient près de 20 % des voix.

Il appelle naturellement à voter non lors du référendum du 29 mai 2005, après avoir lancé un « Comité pour le non à la constitution européenne ». Il est l'un des tenants de droite à faire voter Non au référendum du 29 mai 2005 sur le traité constitutionnel européen. Toujours dans sa ligne du gaullisme républicain, il s’oppose au CPE, à la privatisation de Gaz de France.

Le 14 octobre 2005, il annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 2007, dans un entretien publié le lendemain dans le Figaro. Dans un premier temps, il se réservait la possibilité de participer à des « primaires » si un système « crédible et honnête » de désignation du candidat de la majorité présidentielle était mis en place et si les candidats potentiels s'y ralliaient. Depuis, estimant qu'un tel système ne se met pas en place, il affirme qu'il sera candidat à la présidentielle de 2007 et ne participera pas aux primaires de l'UMP, « la présidentielle n' pas l'affaire des partis mais la rencontre entre un candidat et le peuple ».

Le 13 janvier 2007, il annonce son départ de l'UMP en raison de son désaccord avec Nicolas Sarkozy. Il siège depuis sur le banc des non-inscrits.

Le 16 mars 2007, il renonce à se présenter à l'élection présidentielle faute d'avoir pu rassembler les 500 signatures d'élus nécessaires.

Le 31 mars 2007, réuni à la maison de la chimie à Paris avec ses partisans, il institue "Debout La République" en tant que véritable parti politique. Le socle de ce parti, revendiquant la défense d'une "certaine idée de la France" gaulliste et républicaine, est le "Pacte pour la France" consignant les idées et les valeurs défendues par ce nouveau parti. Force politique nouvelle, ce parti a pour vocation de rassembler, dans un premier temps, l'ensemble des soutiens de Nicolas Dupont-Aignan à l'élection présidentielle. Dans ce sens, les mouvements Vive la République, Cercle Jeune France, Initiative Gaulliste, Union Gaulliste et Union du Peuple Français s'y étaient associés avant de refuser de suivre Debout La République dans la majorité présidentielle et de se regrouper au sein de l'Union du Peuple Français qui s'est transformée en confédération pour permettre ce rapprochement.

Le 14 février 2008, il signe, avec 16 autres personnalités politiques de tous bords, l'« Appel du 14 février » pour une vigilance républicaine lancé par l'hebdomadaire Marianne.

Nicolas Dupont-Aignan est aussi vice-président d'EUDemocrats, parti européen dont Debout la République est membre.

Nicolas Dupont-Aignan est membre de la commission des lois. En outre, il fait partie de différents groupes d'amitié : - Afrique du Sud - Brésil - Canada - Italie - Québec - Russie - Suède - Tunisie. Tout particulièrement investi dans les relations Franco-Sud africaine, il a préfacé l'ouvrage L'Afrique du Sud, en territoire Xhosa de Guillaume Chassang, où il exprime sa crainte sur les vives tensions sociales et communautaristes persistantes.

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EUDemocrats

EUdemocrats.png

EUDemocrats est un parti politique européen, rassemblant divers partis de pays de l'Union européenne de positionnements politiques divers. En France, le parti Debout la République présidé par Nicolas Dupont-Aignan (vice-président d'EUD) en est membre.

Le parti a été fondé selon la loi danoise le 7 novembre 2005, puis comme parti politique européen à Bruxelles le 8 novembre 2005. Son premier congrès a eu lieu à Bruxelles le 24 février 2006. Le positionnement politique du parti transcende le clivage droite-gauche. Le parti cherche en effet seulement à replacer les politiques menées par l'Union européenne sous le contrôle démocratique des citoyens de ses différents pays. Jens-Peter Bonde, député danois, est à l'origine de sa création.

Le parti voudrait limiter l'influence européenne là où elle lui semble le plus nécessaire, laissant aux différents pays membres une large autonomie. Il est opposé au transfert des pouvoirs toujours plus importants vers l'Union européenne, surtout qu'il aboutit à une concentration des pouvoirs entre les mains d'institution non élues (Commission européenne, CJCE).

Le parti a récemment fait campagne pour le non au traité de Lisbonne, saluant le « non » irlandais.

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Partis et mouvements politiques français

Cet article fait partie de la série sur la politique de la France, sous-série sur la politique.

Cette liste présente les partis et mouvements politiques existant actuellement en France. Cette liste est scindée en trois groupes, les partis parlementaires, les partis non parlementaires et les partis locaux et/ou « régionalistes ». La liste des partis politiques ayant disparu est indiquée sur cette page.

Les partis parlementaires dits « nationaux » sont ceux présents sur l'ensemble du territoire français (à tout le moins sur l'ensemble du territoire métropolitain). Les partis parlementaires dits « régionaux » sont, en général, des partis d'outre-mer affiliés/associés ou non à une formation métropolitaine.

Les partis parlementaires sont les partis ayant des élus à la représentation nationale (Assemblée Nationale et/ou au Sénat).

Ils sont ici classés du plus à gauche au plus à droite.

Parti dirigé par Marie-George Buffet (député de la Seine-Saint-Denis). Partagée entre 3 courants principaux : - « Refondateur » (dont Patrick Braouezec, député de Saint-Denis), représente autour de 20% du parti; - « Orthodoxe » (André Gerin, député-maire de Vénissieux, Jean-Claude Danglot, ex-secrétaire fédéral du Pas de Calais), environ 20% du parti aussi; - « Huiste » prônant une alliance avec le PS et le courant de la direction qui pousse à l'ouverture vers le mouvement social et les autres forces de gauche, majoritaire dans le parti. Lors des élection législatives de 2007, le PCF est parvenu à faire élire 15 députés. À ceux-ci s'ajoutent un apparenté, M. Brard (Seine-Saint-Denis) de la CAP et un orthodoxe en rupture de ban, M. Gremetz (communiste dissident, élu de la Somme) : les 17 députés communistes et apparentés appartiennent au groupe de la Gauche démocrate et républicaine. Le PCF a 22 sénateurs, membres du groupe CRC-SPG. Il compte aussi 3 eurodéputés membres du groupe Gauche unitaire européenne - Gauche verte nordique au Parlement européen.

Parti politique fondé en 1994 par des dissidents du PCF, du Parti Socialiste. Compte actuellement 1 député (Jean-Pierre Brard), apparenté communiste et membre du groupe de la Gauche démocrate et républicaine. La survivance du mouvement du même nom, compte quelques élus et quelques fédérations maintenues après la scission d'une partie des militants qui ont rejoint l'AREV.

Dissidence du Parti socialiste, fondé le 12 novembre 2008 par Marc Dolez et Jean-Luc Mélenchon. Il compte 2 députés (Jacques Desallangre et Marc Dolez) appartenant au groupe GDR et 2 sénateurs (Jean-Luc Mélenchon et François Autain) membres du groupe CRC-SPG. En plus du parti Pour la République Sociale et du courant Forces Militantes, il a aussi absorbé une partie de la tendance Utopia et Jacques Généreux également venus du PS. Le MARS-GR (ex-chevenementistes) et le MGP (ex-communistes de la Sarthe) ont rejoint le PG.

Républicain socialiste, ancien Mouvement des citoyens (MDC) fondé par Jean-Pierre Chevènement (ancien député et maire de Belfort) et Georges Sarre (ancien député de Paris et maire du XIe arrondissement), dissidents du PS, élargi en 2002 en un Pôle républicain, à l'occasion des élections présidentielle et législatives de 2002. Le MRC compte actuellement 1 député (M. Christian Hutin, Nord, gaulliste de gauche, ex-RPR), apparenté au groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche et 1 sénateur (M. Jean-Pierre Chevènement, Territoire de Belfort), vice-président du groupe Rassemblement démocratique et social européen.

Principal parti de la gauche et principal parti de l'opposition à l'Assemblée nationale. Le PS est partagé entre : - Une « aile droite », que l'on pourrait qualifier de sociale-libérale, (l'ancien premier ministre Lionel Jospin, François Hollande, Dominique Strauss-Kahn, Bertrand Delanoë ou encore Ségolène Royal sont de cette tendance), 40% du parti. - Une "aile gauche", beaucoup plus à gauche sur les questions économiques et sociales (on y trouve les figures historiques Jean-Luc Mélenchon et Henri Emmanuelli, ainsi que Gérard Filoche, 25% du parti. - Une autre aile, qui regoupe par exemple le Premier Secrétaire actuel Martine Aubry, ou encore Laurent Fabius et ses partisans, qui sont passés de l'aile droite à l'aile gauche de par leur rejet de la constitution européenne, se situent à mi-chemin entre ces deux ailes, 35% du parti. Au 1er janvier 2009, le PS compte 186 députés à l'Assemblée nationale, (membres du groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche), ainsi que trois « dissidents » (MM. René Dosière, Rogemont et Chambefort), apparentés au groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche ; A la même date, le PS compte également 102 sénateurs, membres du groupe socialiste du Sénat ainsi que 31 députés européens, membres du groupe Parti socialiste européen au Parlement européen.

Formation écologiste, partagée entre : - Une aile droite proche de la gauche parlementaire (elle comprend la tendance de Dominique Voynet l'OAI, ou encore Noël Mamère, la tendance RECV et la tendance UNIR. - Une aile plus proche de la gauche altermondialiste, voire de l'extrême gauche, dite « radicale », avec la tendance ADEP. - Une aile purement « écologiste » (Yves Cochet, député de Paris, est de cette tendance), elle s'est divisée entre les différentes tendances mais plutot UEUS. - Une aile intermédiaire, avec la tendance de Cécile Duflot, EEA Ils comptent 4 députés, membres du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, 5 sénateurs, rattachés au groupe socialiste du Sénat et 5 Membres du groupe des Verts européens au Parlement européen. Cécile Duflot est l'actuelle n°1 des Verts.

Dissidence du Parti radical, divisé entre les partisans : - D'un lien fort ("satellisation", d'après ses détracteurs) avec le PS (Jean-Michel Baylet, sénateur du Tarn-et-Garonne et patron de la Dépêche du Midi), - Et d'autres plus autonomistes, plus républicains et plus à gauche (Émile Zuccarelli, maire de Bastia). Jean-Michel Baylet était favorable à un rapprochement avec le Parti radical valoisien avant de se rétracter devant la réaction des militants. Il compte 8 députés (parmi lesquels deux députés ultra-marins, cf. plus bas), apparentés au groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche, et 10 sénateurs, membres du Rassemblement démocratique et social européen (RDSE).

Formation démocrate fondée en juin 2007 par François Bayrou avec les membres de l'Union pour la démocratie française refusant de rallier la majorité présidentielle de Nicolas Sarkozy. Il regroupe des libéraux modérés, des démocrates-chrétiens et des radicaux (cf. le club Convergences fondé par Thierry Cornillet, ancien président du Parti radical valoisien, de 1997 à 1999). Lors des dernières élections législatives, en 2007, le MoDem est parvenu à faire élire 4 députés (MM. Bayrou, Lassalle, Benoit et Aly), qui siègent en tant que non-inscrits (en 2008, Th. Benoit s'est apparenté au Nouveau Centre). Au Sénat, le groupe Union centriste-UDF regroupe des sénateurs du MoDem et du Nouveau Centre. Il a 7 Membres dans le groupe du Parti démocrate européen et du groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe au Parlement européen.

Parti de centre-droit, fondé en septembre 2007, par Jean-Marie Bockel, ancien partisan au sein du PS de la ligne "sociale-libérale ou "blairiste". Il a rallié Nicolas Sarkozy qui en a fait son ministre de la Coopération. La Gauche moderne en tant que parti succède au club du même nom. Elle compte un sénateur parmi ses adhérents, Daniel Marsin, également adhérent du parti guadeloupéen GUSR.

Parti fondé par les membres de l'UDF refusant la stratégie d'indépendance de François Bayrou. Il s'est allié avec l'UMP pour les élections législatives de 2007 dans la majorité présidentielle. Des 29 députés de l'ex-UDF, 22 ont adhéré à la majorité présidentielle avant le second tour du 6 mai 2007 et 18 ont déclaré faire partie du Nouveau Centre. La présidence du Nouveau Centre est revenue à Hervé Morin, ancien président du groupe UDF de l'Assemblée nationale et nouveau ministre de la Défense. Le Nouveau Centre compte 21 députés, auxquels s'ajoutent le député de Drancy Jean-Christophe Lagarde, qui s'était présenté sans étiquette ; tous sont membre du groupe Nouveau Centre. Au Sénat, le groupe Union centriste regroupe des sénateurs du MoDem et du Nouveau Centre.

D'inspiration catholique et sociale, fondé par Christine Boutin, ministre du logement. Il compte actuellement trois députés, membres du groupe UMP : Jean-Frédéric Poisson, Jean-François Chossy et Dino Cinieri.

Parti gaulliste et républicain fondé par Nicolas Dupont-Aignan pour marquer son opposition à l'UMP devenue selon lui un parti uniquement libéral et non gaulliste. DLR compte 2 députés, Nicolas Dupont-Aignan (Essonne) et François-Xavier Villain (Nord), tous deux députés non-inscrits.

Parti libéral et conservateur. Le 8 avril 2000, Annick du Roscoät en est élue Présidente à l'unanimité des voix. Le CNI a deux députés à l'Assemblée Nationale (membres du groupe UMP) et 1 sénateur.

Parti conservateur, relativement libéral sur le plan économique et eurosceptique. Fondé et dirigé par Philippe de Villiers. Le MPF compte deux députés (non-inscrit), deux sénateurs et trois députés au Parlement européen. Membre fondateur du groupe eurosceptique Indépendance/Démocratie au Parlement européen.

Partis concourant auprès des français de l'étranger et envoyant des membres au Sénat. Les sénateurs des trois "partis" français de l'étranger se répartissent dans les différents groupes et partis présents dans l'hexagone.

On appelle partis « non-parlementaires » les partis n'ayant pas de représentants au niveau national. Ils peuvent avoir des représentants locaux et/ou européens.

Notons le débat sur l'appartenance même de l' anarchisme à l' extrême gauche où à l' ultra-gauche .

Le parti est à l'heure actuelle, principalement implanté en PACA et Rhône-Alpes.

La Fédération permet la double appartenance, ce qui permet à des militants de formations non membres de la rejoindre comme : les communistes unitaires de l'ACU (Patrick Braouzec par exemple) membres du PCF ou les Verts d'Alter Ekolo (Fancine Bavay) et d'Ecologie Solidaire (Martine Billard).

Partis généralement proches du centre, de la droite, ou « indépendants ».

Liste des partis politiques locaux (représentations locales des tendances nationales, parfois ces partis sont affiliés/associés à des formations métropolitaines, d'autres fois, il s'agit de scission de la fédération locale : c'est le cas dans les DOM-TOM) et régionalistes, au sens le plus vague du terme (soit l'étiquette utilisée par la presse et les institutions en charge des élections, pour caractériser les partis ou candidats indépendantistes, autonomistes, régionalistes proprement dits).

Le Rassemblement du peuple franc-comtois (RPFC), formation franc-comtoise, en fit partie.

Résumé de l'article : Politique de la Martinique.

Le MPM, le MDM et le Mouvement des citoyens (MDC) sont issus tous les trois du mouvement dit Soroda.

S'inspire de la page : Politique en Nouvelle-Calédonie.

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Campagne présidentielle française de 2007

Le dimanche 11 mars 2007, Jacques Chirac annonce qu'il ne "sollicitera pas les suffrages pour un nouveau mandat".

Dans un entretien avec Michel Drucker diffusé le 11 février 2007 dans une émission sur sa femme, Jacques Chirac, à la question « Qu'est-ce que vous allez faire le jour où vous quitterez l'Élysée, que ce soit dans quelques mois ou dans cinq ans ? », avait répondu qu'« il y a une vie après la politique, il y a une vie jusqu'à la mort ». Certains observateurs y avaient déjà vue un indice du fait que Chirac ne se représenterait pas.

Nicolas Hulot ne soutient officiellement aucun candidat, mais reste actif dans la campagne présidentielle, notamment au travers du pacte écologique.

Ségolène Royal a été désignée candidate officielle du PS par 60,60 % des 178 000 militants socialistes le 16 novembre 2006 et investie à la Mutualité le 26 novembre.

D'après un sondage IPSOS-Nouvel Observateur, 58 % des Français trouvent que les médias accordent une place trop importante à Nicolas Sarkozy. 63 % des Français pensent que les journalistes ne sont pas indépendants face aux pressions des partis politiques.

Or, s'il est vrai que Nicolas Sarkozy est le seul candidat de l'UMP, il n'est pas le seul candidat de la droite modérée. Hors l'extrême droite et le centre, il y a une dizaine de candidats à droite. Ils considèrent que les quatre précédents gouvernements de droite en France n'ont pas eu les résultats que l'on pourrait attendre, oubliant les réels principes fondateurs de la droite. Ils sont minoritaires, voire farfelus, et sont souvent loin d'avoir les 500 signatures d'élus indispensables pour continuer la campagne après le 16 mars. Néanmoins, il est utile de connaître cette insurrection discrète de nombreuses fractions de la droite modérée pour comprendre à quel point l'élection demeure ouverte.

Michèle Alliot-Marie avait annoncé, le 27 décembre 2006, dans une interview au journal Sud Ouest, qu’elle ne briguerait pas l’investiture de l’UMP mais qu’elle réfléchissait à une candidature hors parti. Finalement, le 12 janvier, après un entretien avec Nicolas Sarkozy au siège de l’UMP, elle décide de ne pas se présenter à l’élection présidentielle, et de se rallier à Nicolas Sarkozy.

Nicolas Dupont-Aignan, ex-membre de l’UMP où il se distinguait par une posture gaulliste à vocation souverainiste et sociale-démocrate, a annoncé sa candidature le 15 octobre 2005.

Dans un premier temps, il n’excluait pas de participer à la procédure interne de désignation du candidat qui sera soutenu par son ancien parti. Puis il se ravisa, considérant que ces « primaires » n’accorderaient pas une place équitable aux concurrents du président de l’UMP, Nicolas Sarkozy. Il annonça par conséquent son intention de se présenter à l’élection présidentielle sans l’investiture du parti mais avec le soutien de son propre courant, Debout la République. Il a d’ailleurs décidé de quitter l’UMP le samedi 13 janvier 2007, à la veille de l’investiture annoncée de Nicolas Sarkozy, après s’être vu refuser un temps de parole à l’un des congrès de ce parti.

Après avoir déclaré sur son blog, par une note en date du 11 décembre 2006, qu’il disposait déjà de 300 promesses de signature, il a annoncé dans le journal Aujourd'hui en France du 31 décembre qu’il ne lui manquait désormais que 150 signatures sur les 500 nécessaires à sa présence au premier tour.

Candidat du parti Alternative Libérale qui comme son nom l'indique est libéral. Son programme prévoit l’assouplissement radical du code du travail, la disparition du statut de la fonction publique et, selon lui, les entreprises nationales doivent être cédées à des investisseurs responsables de leur stratégie et de leurs résultats. Il s'est retiré le 13 mars et à fait savoir depuis qu'il ne donnerait pas de consigne de vote.

Philippe de Villiers se positionne d’abord comme le candidat contre l’Europe politique et contre "l'islamisation de la France". Il affirme sa grande différence et son réel désaccord avec Nicolas Sarkozy sur la Constitution européenne, qui souhaiterait selon lui faire voter une mini Constitution européenne par le Parlement en juin prochain. Il demande aussi la préparation de la sortie de la France de l’euro et se déclare contre le mariage homosexuel. Il a déclaré pour ses vœux en 2007 de « faire de la France ce qu’il a fait en Vendée », souhaitant ainsi une « France des PME ».

Les aspects de financement des campagnes jouent un rôle très important dans la vie politique.

Ainsi, il est reconnu que la prolifération des petits candidats a pour principale cause l'existence, d'une part, d'une avance sur le remboursement forfaitaire de leurs dépenses de campagne d'un montant de 153 000 euros, et, d'autre part, du remboursement, à titre forfaitaire, des dépenses exposées dans le compte de campagne à hauteur du vingtième du plafond, soit 808 300 euros pour tout candidat, quel que soit le nombre de voix recueillies lors de l'élection.

Le seuil des 5 % de voix exprimées est extrêmement important : il fait passer le plafond de financement de l'État à 50 % du plafond de dépenses, c'est-à-dire que le montant maximum du remboursement forfaitaire passe à 8,083 millions d'euros, pour un candidat éliminé au premier tour.

Enfin, les campagnes ne peuvent être financées que par des contributions de personnes physiques, avec un plafond de 4 600 euros par personne.

Les candidats peuvent cependant bénéficier d'apports en nature ou en argent de partis politiques déclarés, sans aucune limite. Cela peut inciter certains candidats à créer un parti politique ad hoc pour préparer leur campagne. C'est ce qu'a fait par exemple Ségolène Royal avec la création de « Désirs d'avenir », association enregistrée comme parti politique.

Le Parti des Travailleurs, seul, se bat contre le financement des partis et des campagnes des candidats par l'impôt, mais ce financement est imposé pour être reconnu parti légal.

Résumer synthétiquement la position de chacun des candidats sur les thèmes complexes évoqués ci-dessous est un exercice difficile qui ne devrait se faire qu'avec la plus grande des objectivités. Nous remercions par avance le lecteur de prendre un minimum de recul par rapport à certains des passages qui suivent.

Les écarts entre les recettes et les dépenses de l'ensemble des régimes de protection sociale, créant un endettement et une baisse du niveau de l'offre de soin considérables, demandent des réponses à la hauteur de cet enjeu humaniste et financier.

L'allongement de la durée de la vie, le départ massif à la retraite des baby-boomers de l'après-guerre, un taux de natalité insuffisant ainsi que l'entrée plus tardive des jeunes dans la vie active devraient faire de la réforme des retraites un des enjeux majeur de l'élection présidentielle de 2007.

La conjugaison de ces facteurs menace en effet l'équilibre du régime général par répartition, celui-ci devant à terme être complété par un régime de retraite par capitalisation.

Nicolas Sarkozy est opposé à la carte scolaire car il estime qu'elle ne remplit plus son objectif de mixité sociale. Il propose à la place d'accorder de l'autonomie aux établissements, et de laisser les parents choisir librement leur établissement tout en obligeant ceux-ci à réserver un certain nombre de places aux élèves de milieux défavorisés.

Philippe de Villiers est sur la même longueur d'onde que le candidat UMP sur la carte scolaire. Il souhaite par ailleurs que l'école revienne davantage à ses fondamentaux (Maitrise de la langue française, Histoire...) Il est pour la suppression du collège unique.

François Bayrou fait de l'éducation sa "priorité absolue". Il est pour sa part est favorable à un assouplissement de la carte scolaire, mais contre son abandon.

En janvier 2006, à Angers, Ségolène Royal a proposé, non publiquement, une réforme du temps de présence dans les établissements pour les enseignants du collège : permettre aux enseignants de travailler à l'intérieur de l'établissement hors de leurs heures de cours et ce afin d'améliorer le soutien scolaire, afi. Une vidéo de cette déclaration a circulé sur Internet pendant la campagne d'investiture socialiste, avant d'être reprise par les média traditionnels. Elle s'est également prononcé pour le déserrement de la carte scolaire, l'idéal étant d'après elle sa suppression.

Gérard Schivardi veut la réouverture de l'ensemble des écoles et classes, collèges, lycées fermés depuis quinze ans, et le respect scrupuleux de la carte scolaire. Il se prononce pour la laïcité de l'instruction, pour l'argent public à l'école publique, de même pour les universités et la recherche. Il se prononce pour les diplômes nationaux reconnus par les conventions collectives.

Issue de la différence négative entre recettes et dépenses publiques, la dette publique n'a cessé d'augmenter au cours des trente dernières années pour atteindre aujourd'hui plus de 1100 milliards d'euros. Les seuls intérêts de la dette publique représentent 40 milliards par an, soit un montant similaire à celui de l'impôt sur le revenu de l'ensemble des Français.

La réduction de cette dette publique est l'une des clés de l'avenir économique à long terme ; cet enjeu devrait être présent dans la campagne présidentielle actuelle.

François Bayrou souhaite inscrire dans la Constitution l'interdiction de présenter un budget en déséquilibre de fonctionnement.

Plutôt que de s'opposer aux stock options, Nicolas Sarkozy souhaite en faire un outil d'intéressement salarial en étendant leur applications à tous les salariés. Il souhaite la suppression des droits de succession pour les petits et moyens patrimoines, mais s'oppose à la suppression de l'ISF. Il propose par ailleurs de modifier le bouclier fiscal et de plafonner l'ensemble des impôts à 50 % des revenus d'un contribuable (contre 60 % actuellement). Pour rendre l'économie française plus compétitive, il pense qu'« il faut prévoir de porter notre effort de recherche et développement à 3 % du PIB, soit 15 milliards d’euros dont 4 milliards pour la puissance publique ».

Philippe de Villiers souhaite "libérer le travail à l'intérieur et le protéger à l'extérieur". Il entend par là baisser les charges fiscales qui pèsent sur les PME et assouplir les différents contrats de travail. Aussi veut-il "protéger le marché Français" en remettant des taxes douanières fluctuantes. Il se prononce par ailleurs pour la suppression de l'ISF. Pour faire baisser la dette publique il souhaite inscrire dans la Constitution le taux maximal des prélèvements obligatoires à 33%.

En matière économique, Ségolène Royal explique dans Les Échos être favorable à une nouvelle donne économique (« un bon deal ») alliant performance économique et justice sociale.

Elle envisage, entre autres, d'instaurer un statut fiscal incitatif pour les investissements dans la recherche, l'innovation et l'environnement. Elle n'est également pas opposée à des assouplissements concertés sur le code du travail (modulation du temps de travail, 35 heures, etc.) à condition que le CDI reste une référence et que de nouvelles sécurités soient trouvées pour compenser une plus grande flexibilité. Elle se pose comme objectif de réduire les déficits par une politique économique favorable à la croissance, mais également de réduire le train de vie de l'État (éviter les gaspillages, éliminer les doublons, etc.).

Pour réduire le coût du travail (causé par les charges selon elle), elle propose de transférer les cotisations maladie et famille sur la fiscalité. Enfin, elle se prononce pour une augmentation du SMIC et insiste sur le fait que personne ne doit être payé à ne rien faire.

Ségolène Royal (ainsi que Nicolas Sarkozy) est de plus opposée à l'indépendance de la BCE (Banque centrale européenne) dans la conduite de sa mission. Elle a en effet déclaré vouloir que « la Banque centrale européenne soit soumise à des décisions politiques  ».

Cette position va donc à l'encontre du traité de Maastricht, qui avait été soumis par référendum au peuple français en 1992, et qui prévoit que, si la mission de la BCE lui est bien dictée par les États de l'Eurogroupe, la conduite de sa mission se fait de manière indépendante. Ségolène Royal fait là écho aux positions de certains opposants au projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe.

En matière fiscale, François Hollande a dévoilé une série de mesures qui seraient prise en cas de victoire de la candidate à l'élection présidentielle de 2007. Sont notamment prévues une hausse de l'impôt sur le revenu sur les dernières tranches du barème, la suppression du bouclier fiscal ainsi que la création d'une nouvelle contribution pour financer les retraites (sorte de « CSG-retraite ») payée par les entreprises et les salariés.

Gérard Schivardi se prononce pour un très fort secteur public, en rétablissant et renforçant tous les services publics nationaux, en nationalisant les secteurs clés de l'économie et de l'industrie, mesures vecteurs de plein emploi selon lui. Il se prononce pour une répartition de l'impôt sur les revenus, au détriment des grandes fortunes. Il veut l'arrêt des différentes formes de subventions et exonération diverses des entreprises privées, 50 milliards annuellement, considérant que l'argent public ne peut aller qu'aux services et entreprises publics. En particulier il demande la restitution des 175 milliards d'Euros d'exonérations, au profit des entreprises privées et ce depuis 1992, de cotisations sociales.

Particulièrement, Gérard Schivardi se prononce pour la nationalisation de toutes les banques, et la rupture avec la Banque Centrale Européenne, abandonnant l'Euro pour revenir à une monnaie nationale, ainsi il annulerait la dette publique récupérant ainsi les 40 Milliards d'Euros versés annuellement en intérêts, considérant que le peuple en a bien suffisamment payé aux actionnaires et aux fonds de pensions.

Nicolas Sarkozy,François Bayrou et Philippe de Villiers dénoncent tous les trois les trop fortes charges et préconisent respectivement l'exonération et l'allègement des charges sur les heures supplémentaires. François Bayrou demande aussi une exonération de charges des entreprises qui créent des emplois et une généralisation du contrat de travail universel à durée indéterminée, adaptable selon les secteurs d’activités.

En matière syndicale Nicolas Sarkozy se prononce pour qu'en cas de conflit dans les huit jours soit organisé un vote des salariés à bulletin secret. Nicolas Sarkozy, Philippe de Villiers Jean-Paul Le Guen, Romdane Ferdjani, Sylvain Poirier et Édouard Fillias veulent également modifier la législation du droit de grève afin notamment d'instituer un service minimum dans les transports publics.

Philippe de Villiers qui veut notamment supprimer les 35 heures entend également mettre fin au monopole syndicale pour permettre à tous les salariés non syndiqués de se présenter aux élections professionnelles et il veut aussi supprimer le financement public des syndicats.

De nombreux candidats de droite prônent, quant à eux, le télétravail.

Ségolène Royal considère que les 35 heures ont été un progrès pour une majorité de salariés, mais une régression pour d'autres. Le deuxième chapitre du livre édité sur son site Internet, intitulé les désordres du travail, développe cette idée, s'inspirant notamment des travaux de La République des idées qui a démenti tout lien avec Ségolène Royal.

Gérard Schivardi veut en arriver au plein emploi par les mesures économiques signalées plus haut, et par de nouveaux projets porteurs, éventuellement en coopérations bi ou multilatérales, Européenne principalement. Il prône le strict retour à la liberté de négociation de la loi de 1950, et, est contre la syndicalisation obligatoire. Il est pour 35 heures aux mêmes conditions que les 39 heures auparavant, dénonçant les lois Aubry sur les 35 heures comme un outil de flexibilisation, de surexpolitation, permettant entre autre de ne pas payer en heures supplémentaires un grand nombre d'heures. Il rétablirait entièrement le code du travail.

Nicolas Sarkozy, Philippe de Villiers, Jean-Paul Le Guen, Romdane Ferdjani, Sylvain Poirier et Édouard Fillias sont en faveur de l'alignement sur le régime général des régimes spéciaux dont bénéficient certains fonctionnaires. Sarkozy souhaite par ailleurs réduire leur nombre en ne remplaçant qu'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Certains autres candidats de droite souhaitent carrément mettre un terme au fonctionnariat en lui élargissant le Code de Travail tel qu'il est appliqué dans le privé pour les salariés. Gérard Schivardi compte rétablir pleinement tous les statuts des fonctionnaires d'État en parallèle avec le rétablissement de toutes les institutions, services et entreprises publics.

Nicolas Sarkozy est favorable au vote des étrangers en situation régulière aux élections municipales, à la condition toutefois que leur pays d'origine accorde ce même droit aux expatriés français qui y sont installés (« principe de réciprocité » tel qu'il est appliqué dans d'autres pays européens). Il entend faire cette proposition sienne, mais refuse qu'elle soit inscrite dans le programme de l'UMP.

Il s'engage à maintenir le regroupement familial, sous condition de ressources : la personne faisant venir des membres de sa famille devant alors prouver qu'elle peut leur fournir un logement et des conditions de vie « décentes » (cette disposition a d'ailleurs été mise en place en 2006).

Philippe de Villiers veut une meilleure maitrise de l'immigration pour, à terme, y mettre fin. Selon lui, cela passe par une grande politique de co-développement avec les pays d'Afrique sur la base de ce qu'il a réalisé avec le Bénin en Vendée.

Ségolène Royal est en accord avec les positions officielles du Parti Socialiste sur les questions d'immigration. Elle est donc favorable aux dispositifs administratifs d'intégration et de naturalisation des personnes immigrées arrivées légalement ou clandestinement sur le territoire national.

Elle se prononce contre le principe même d'« immigration choisie » voulue par Nicolas Sarkozy, estimant « insupportable » que la France aille « piller la matière grise de ces pays après avoir pillé pendant des années et des années leurs matières premières en tant que pays colonisé » et prône le codéveloppement des pays en voie de développement.

Gérard Schivardi refuse toute discrimination : il considère tout étranger travaillant sur le sol français comme étant un travailleur français, et devant avoir exactement les mêmes droits, puisqu'il a les mêmes devoirs, de par le grand principe républicain d'égalité en droit. Il est donc pour la régularisation de tous les travailleurs sans papier et de leur famille. Il a particulièrement dénoncé les entrepreneurs ne déclarant pas leurs salariés et les payant misérablement, entre autre dans le secteur des BTP.

Regrettant que les relations entre la France et les États-Unis « souffrent de trop d'incompréhensions causées par un manque de dialogue et parfois par un poil de mauvaise foi », Sarkozy souhaite reconstruire la relation entre ces deux pays « pour relever des défis mondiaux communs ». Mais d'autres candidats de droite, tels que Nicolas Dupont-Aignan et Philippe de Villiers, considèrent que le partenariat avec les États-Unis ne devrait pas être aussi exacerbé.

Lors d'un voyage aux États-Unis, Sarkozy s'affirme fier de son amitié pour ce pays même s'il reconnaît qu'elle lui vaut en France des « critiques substantielles ». Bien qu'officiellement opposé à l'invasion de l'Irak en 2003, il critique la position de la France au Conseil de sécurité de l'ONU, parlant d'« arrogance » et jugeant qu'« il n'est pas approprié d'essayer d'embarrasser un allié ou de donner l'impression de se moquer de ses difficultés ».

Elle critique la politique étrangère effacée de la France alors qu'elle est membre du Conseil de sécurité et que sa géographie et son histoire la mettent au contact de l'Afrique, de l'Asie et du Moyen-Orient, d'où viennent certes des menaces, mais aussi de solides amitiés. Elle dit avoir honte du classement international de la France en matière d'aide au développement, au 18e rang sur 21 pays. Elle dénonce, sans citer de pays, qu'une partie de cette aide irait à des pays peu démocratiques. Elle ironise sur la performance de la France concernant les ventes d'armes aux dictatures.

François Bayrou est favorable à une simplification du projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe et à un nouveau référendum pour son approbation.

Nicolas Sarkozy prévoit également cette simplification du traité, mais son adoption par ratification de l'Assemblée Nationale.

Le projet socialiste prévoit de proposer l'élaboration d'un texte court visant à mieux organiser, démocratiser et responsabiliser les instances européennes. Ce texte, une fois négocié, serait soumis à un référendum populaire.

Yves Salesse, José Bové et les autres présidentiables de la gauche antilibérale souhaitent proposer une autre Europe moins libérale. Gérard Schivardi particulièrement, se distingue par sa volonté très clairement affirmée de rupture totale, non pas avec l'Europe, mais contre toutes les institutions de l'Union Européenne.

François Bayrou, tout comme Nicolas Sarkozy et Philippe de Villiers qui est souverainiste, est opposé à l'entrée de la Turquie dans l'Europe. Nicolas Sarkozy a ainsi déclaré : « la Turquie est en Asie mineure, pas en Europe, sa place n'est pas dans l'Union européenne. L'Europe, c'est fait pour les États européens ».

Philippe de Villiers veut mettre en place une Europe des Etats et de la coopération. Il dénonce la mise en place d'une Europe fédérale qui, selon lui, détruit la culture et l'Histoire de chaque Nation. Pour lui la France ne doit pas abandonner sa souveraineté à Bruxelles.

Ségolène Royal a déclaré lors de sa conférence de presse à l'Assemblée nationale, le 11 octobre 2006, qu'elle se rangerait à l'avis des Français.

Concernant la « guerre contre le terrorisme » déclarée par les États-Unis, Ségolène Royal estime que les guerres préventives aggravent plus les problèmes qu'elles prétendent traiter, qu'il n'y a plus que George W. Bush pour penser que le monde est plus sûr depuis l'occupation de l'Irak et que le conflit au Liban vient de confirmer l'expérience de l'impuissance de la force. Elle qualifie de « simpliste » la théorie de l'Axe du Mal avancée par George W. Bush et considère la peur comme une mauvaise conseillère.

D'autre part elle s'oppose à ce que l'Iran développe, même pour un usage civil et énergétique, une capacité nucléaire, arguant du fait que l'Iran ne se conforme pas aux demandes d'inspection de ses sites et que de fait il perd tout droit garanti par le traité de non-prolifération nucléaire.

Une polémique, à laquelle contribuent certains membres de l'UMP, est née suite à son passage au Liban début décembre 2006 où après une conversation avec le député du Hezbollah Ali Ammar, elle dit ne pas avoir entendu que celui-ci faisait un parallèle entre l'État d'Israël et le nazisme.

Cette version est confirmée par l'ambassadeur de France au Liban, qui bénéficiait de la même traduction qu'elle, différente de celle des journalistes.

Lors d'une conférence de presse à Jérusalem, elle déclare à propos du « mur de séparation » : « Quand c'est nécessaire pour la sécurité, je crois qu'effectivement une construction est sans doute justifiée. Encore faut-il que les choses se fassent dans une bonne entente et qu'en particulier le problème du tracé de ce mur puisse être résolu. » Les critiques portent aussi sur d'autres points abordés lors du voyage. Pierre Lellouche pointe ainsi la contradiction suivante : elle défend le survol par Israël du Liban au motif que « ces survols sont liés à la défense de la sécurité d'Israël », après les avoir condamnés quelques heures plus tôt lors de son passage à Beyrouth : « Je crois que les survols doivent cesser parce que c'est à la fois l'intérêt d'Israël et l'intérêt du Liban. Il faut respecter le mandat de l'ONU, le mandat de la Finul et donc il faut que ces survols cessent. » Il note également sa proposition d'une conférence internationale sur le Liban alors même qu'une telle conférence est déjà prévue le 24 janvier 2006 (à l'initiative de Jacques Chirac) et son plaidoyer pour la reprise de l'aide économique aux Palestiniens bien que celle-ci soit en fait déjà reconduite (et en augmentation sur l'année précédente).

Interrogée le 22 janvier 2007 par un journaliste de Radio Canada au sortir d'un entretien avec André Boisclair, chef du Parti québécois, Ségolène Royal a dit avoir en commun avec son interlocuteur les valeurs de « la souveraineté et la liberté du Québec ». Cette déclaration provoque une vive polémique en France ainsi qu'au Canada où les membres de l'UMP dénoncent un dérapage de la candidate socialiste dans le domaine de la politique étrangère.

Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, affirme le lendemain que Ségolène Royal ne s'était pas prononcée pour l'indépendance du Québec.

À propos de la délinquance, Nicolas Sarkozy déclare : « Je réformerai l'ordonnance de 1945, et je demanderai que pour un mineur récidiviste entre 16 et 18 ans, l'excuse de minorité soit automatiquement supprimée, il doit être condamné comme s'il était un majeur. ». Il souhaite l'instauration de peine plancher pour les délinquants multirécidivistes et la création d'« établissements spécialisés pour les détenus ayant des problèmes psychiatriques ».

Philippe de Villiers partage cette vision du candidat UMP. Il souhaite aussi instaurer la castration chimique pour les criminels sexuels et proposer aux Français un référendum sur le rétablissement de la peine de mort pour les crimes les plus odieux (viols ou actes de barbarie suivis de meurtre).

En juin 2006, Ségolène Royal révèle certaines des solutions qu'elle envisage pour « tarir la source de la délinquance ». Elle surprend jusque dans son camp par un discours de fermeté, proposant notamment de placer « dans un service à encadrement militaire à vocation humanitaire ou pour apprendre un métier » les mineurs de plus de 16 ans dès « le premier acte de délinquance ». À l'occasion de la campagne pour l'investiture socialiste à l'automne 2006 elle insiste sur le fait que toutes les alternatives à la prison doivent être développées et que des camps humanitaires encadrés par des militaires peuvent permettre à un mineur délinquant de « reconquérir l'estime de soi ». Elle reconnait cependant que tous ne pourront en profiter pour des raisons matérielles.

Elle évoque également la « mise sous tutelle des allocations familiales au premier acte d'incivilité de l'enfant » pour « responsabiliser » les parents et propose la création d'« écoles de parents » où seraient tenus de se rendre les parents d'enfants ayant commis des incivilités répétées. Enfin, elle propose la création de « tuteurs de collèges » qui permettraient à certaines classes d'être encadrées par deux adultes.

Elle déclare par ailleurs qu'elle souhaite l'amnistie des faucheurs volontaires d'OGM.

Gérard Schivardi a déclaré qu'en donnant un vrai travail aux jeunes, un logement, l'essentielle de la petite délinquance serait éliminée. Il est pour le retour strict à l'ordonnance de 1945.

Les sondages lui attribuèrent jusqu’à 11% des suffrages, mais devant le nombre de candidats ayant finalement acceptés de signer son pacte il retire sa candidature le 22 Janvier 2007. Le 31 Janvier, 10 des signataires sont venu réitérer leur engagement, lors d’un grand oral et devant un parterre de journaliste. Le retrait de Nicolas Hulot, n’a par ailleurs pas servi aux candidates écologistes, Corinne Lepage, et Dominique Voynet toujours au plus bas dans les sondages.

15 candidats potentiels (François Bayrou, Leila Bouachera, Marie-George Buffet, Nicolas Dupont-Aignan, France Gamerre, Jean-Marc Governatori, Jean-Michel Jardry, Corinne Lepage, Nicolas Miguet, Rachid Nekkaz, Jean-Christophe Parisot, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, Dominique Voynet, Antoine Waechter) ont signé le pacte écologique de Nicolas Hulot.

La thématique de l’écologie est surtout abordée dans le cadre du réchauffement climatique et des émissions des gaz à effet de serre. Les débats autour des OGM, ou du nouveau réacteur EPR ont également été évoqué.

En ce qui concerne l'écologie, Nicolas Sarkozy souhaite utiliser la fiscalité pour défendre l'environnement. Il prône ainsi le doublement sur 5 ans de la fiscalité sur la pollution, et à l'inverse pour les particuliers et entreprises un crédit d'impôt pour encourager les investissements écologiques : « C'est quand même extravagant qu'acheter une voiture qui pollue moins, ça soit plus cher qu'acheter une voiture qui pollue ! ».

Il souhaite par ailleurs la formation d'un grand ministère de l'environnement qui prendrait en charge des fonctions dispersées dans d'autres ministères : gestion de l'eau, transports, énergie. Pour décourager le transport routier, il désire l'instauration d'une redevance pour les camions étrangers traversant la France, qui « serait affectée au financement des grandes infrastructures dont nous avons besoin, pour développer le TGV, le ferroutage et le transport fluvial ».

Enfin à l'échelle internationale, il est en faveur de la création d'une agence internationale de l'environnement et d'un droit de l'environnement pour éviter le « dumping écologique ».

Philippe de Villiers, lui, propose de faire de la France le premier pays producteur de pétrole vert, de lancer des grands programmes de recherche sur les énergies renouvelables et le recyclage des déchets d'instaurer le principe « pollueur-payeur » et de multiplier les dégrèvements fiscaux pour les investissements en faveur de l’environnement.

Ségolène Royal n'est pas favorable à une dépénalisation du cannabis qui serait, selon elle, « un signal qui consisterait à banaliser l'usage de la drogue ». Quant à la question de la légalisation de la prostitution (sur le modèle allemand), elle se dit contre ce qu'elle appelle « la vente des corps » et qu'elle considère contraire à la charte internationale des Droits de l'homme.

Elle a de plus estimé que « le mariage, c'est une institution bourgeoise ».

Ségolène Royal veut faire de la défense des femmes sa priorité majeure et déclare ainsi que « la première loi qui sera déposée sur le bureau de l'assemblée nationale si je suis élue sera une loi contre la violence faite aux femmes ». Elle a par le passé vivement critiqué la pornographie, la publicité et en 2003 le port du string : « Aux yeux des garçons, le string réduit les jeunes filles à leur postérieur Après, on s'étonne que les adolescentes soient victimes d'attouchements ou de violences sexuelles ».

Après s'être opposée au mariage homosexuel, Ségolène Royal déclare en juin 2006 dans le magazine Têtu qu'elle appliquerait le programme du Parti socialiste qui comprend le mariage des couples de même sexe et de leur droit à l'adoption en cas de victoire socialiste.

Les célébrations et lois mémorielles en faveurs des minorités opprimées ont été un sujet de très forte polémiques dans la société particulièrement en 2005 et 2006, et qui pourtant se trouve occulté par les affirmations sur la nation de part et d'autre.

Philippe de Villiers souhaite inscrire dans la Constitution que le mariage est l'alliance d'un homme et d'une femme dans le but de former une famille.

Les débats de société sont très marqués depuis quelques année par le retour de la question laïque que ce soit pour la société comme pour les institutions. Le premier sommet majeur de ce retour en avait été la tenue de la Commission Stasi, suite aux pressions sur la société de comportement religieux problématiques, comme le port du voile à l'école, puis son rapport remis au Président de la République qui fit alors voter la loi sur "les signes d'appartenance religieuse et politique dans les établissements scolaires".

La discussion sur le traité pour une constitution pour l'Union Européenne montra la place prépondérantes des Églises dans la discussion institutionnelle et dans les principes constitutif de l'Union européenne, entre autre le Principe de subsidiarité, mais surtout posant la question de la transformation profonde de la laïcité à la française, dans le sens d'un nouveau concordat de fait, via la suprématie des lois de l'Union Européenne sur celle de la République Française.

Dans le même sens la volonté de soutenir les communautés de toutes sortes, celles religieuses étant prépondérantes, tant par le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy que par certains dans le Parti socialiste ou à l'extrême gauche.

En 2005 les diverses célébrations du centenaire de la loi de Séparation des Églises et de l'État en 1905 ont permis d'approfondir le débat et à Nicolas Sarkozy d'envisager un toilettage profond de cette loi, appuyé par le rapport Machelon envisageant une plus grande souplesse dans le financement des cultes par les pouvoirs publics.

Dans un soucis de défense de la laïcité, selon lui, Philippe de Villiers veut interdire tout financement public dans la construction de mosquées.

Ségolène Royal s'est prononcée pour le non-cumul des mandats (prévu dans le projet du Parti socialiste) et par souci de « cohérence » elle a décidé de ne pas poser sa candidature au renouvellement de son mandat de député des Deux-Sèvres qu'elle cumule avec la présidence du conseil régional de Poitou-Charentes depuis 2004.

Invitée par Arnaud Montebourg le 20 août 2006 à Frangy-en-Bresse, elle se prononce pour une nouvelle république et pour le partage du pouvoir actuellement concentré entre les mains du chef de l'État.

Le 22 octobre 2006, elle déclare qu'elle souhaite limiter à deux le nombre de mandats pour le Président de la République et limiter dans le temps celui de tous les élus.

Pour impliquer les citoyens dans les processus politiques, elle émet l'idée de faire évaluer l'action des élus par des jurys citoyens. Cette proposition a soulevé immédiatement de vives réactions à droite comme à gauche d'hommes politiques et d'éditorialistes, ainsi que des critiques de l'Association des maires de France.

Francois Bayrou souhaite interdire à des entreprises détenant des médias de concourir pour des marchés publics et l'élection du Garde de sceaux par la majorité des trois quarts par l'Assemblée nationale avec obligation de défendre une fois par an sa politique pénale devant le parlement. En contrepartie de cette indépendance, celui-ci pourra être renversé à la majorité simple.

Philippe de Villiers veut instaurer le référendum d’initiative populaire (organisé à l’initiative d’une fraction du corps électoral, il permettrait aux électeurs de poser un droit de veto sur certains textes adoptés par le Parlement). Il se pronoce par ailleurs pour la suppression de l'amnistie de hommes politiques.

Gérard Schivardi a mis en avant de son programme la convocation d'une Assemblée Constituante souveraine, rompant totalement avec les institutions de la 5e République et de l'Union Européenne. Le président de la République rendrait ainsi au peuple souverain, via ses délégués, tous les pouvoir qu'il détient. Il prône le retour à la République Une et indivisible, la disparition des institutions de la régionalisation, de rendre en particulier aux communes toutes leurs prérogatives de libre administration, refaisant des départements les outils de l'égalité en droit sur tout le territoire national.

L'initiative candidats.fr de l'April a invité les candidats à se prononcer sur divers sujets en relation avec les logiciels libres.

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Source : Wikipedia