Nick Mallett

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Posté par rachel 30/03/2009 @ 19:14

Tags : nick mallett, rugbymen, rugby, sport

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Nick Mallett

Nicholas Vivian Howard Mallett, dit Nick Mallett, né le 30 octobre 1956 à Haileybury en Angleterre, est un ancien joueur puis entraîneur de rugby à XV sud-africain.

Bien que né en Angleterre, il passe son enfance en Rhodésie que ses parents ont rejoint quelques semaines après sa naissance. Il est ensuite diplomé de l'université du Cap. Durant cette période universitaire, il est sélectionné pour jouer avec la Western Province. En 1979, il part étudier à Oxford en Angleterre, gagnant également sa place dans les équipes de rugby et de cricket d'Oxford.

Il revient en Afrique du Sud. Il joue à nouveau pour la Western Province avec qui il remporte quatre saisons de suite la Currie Cup. Durant cette période, il joue deux matchs avec les Sprinboks. En 1985, il quitte à nouveau l'Afrique du Sud, jouant quelque temps en Italie à Rovigo puis jouant et entraînant en France, à Saint-Claude puis ACBB rugby, aux cotés d'Internationaux Francais comme Michel Tachdjian, Jean-Pierre Genet ou Jean-Louis Cissé. Après sept ans en France, il retourne en Afrique du Sud. Après avoir entrainé un club puis une province sud-africaine, il rentre dans le squad des Springboks, tout d'abord comme assistant en 1996 avant de prendre en charge la sélection sud-africaine.

Sous sa direction, et malgré des débuts marqué par une défaite par deux à un dans la série contre les Lions en 1997, les Springboks réalisent une série record de dix sept matchs victorieux consécutifs, série qui s'achève en décembre 1998 contre les Anglais à Twickenham. La même année, l'Afrique du Sud remporte le tri-nations.

La coupe du monde 1999 commence par une polémique nationale au sujet de l'exclusion du capitaine Gary Teichmann du groupe. Malgré des scores record contre l'Italie puis l'Angleterre (44-21), l'Afrique du Sud est éliminée en demi-finale par les futurs vainqueurs, les Australiens.

L'exclusion de Teichman, ses critiques publiques envers la SARFU, l'obligent à démissionner de son poste en 2000. En 2002, il signe au Stade français Paris. Il y remporte le titre de champion de France avant de rédiciver l'année suivante. A la surprise générale, il quitte le club pour des raisons familiales, retournant au Cap où il est nommé directeur des operations rugby de la Western Province.

Nick Mallett a été nommé mercredi 3 octobre 2007 à la tête de la sélection italienne en remplacement de Pierre Berbizier.

Il a disputé deux matches en équipe d'Afrique du Sud les 20 et 27 octobre 1984, respectivement à Pretoria et au Cap contre les South American Jaguars, une sélection de joueurs d'Amérique du Sud (victoires des Sud-Africains 32-15 puis 21-12).

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Équipe d'Afrique du Sud de rugby à XV

Bryan Habana lors de la Coupe du monde de rugby à XV 2007

L'équipe d'Afrique du Sud de rugby à XV est l'équipe qui représente l'Afrique du Sud dans les principales compétitions internationales de rugby à XV.

En raison de son palmarès, elle est considérée comme l’une des meilleures sélections nationales au monde. Au 25 août 2008, elle est deuxième au classement des équipes nationales de rugby.

Elle porte le surnom de « Springboks » (ou « Springbokke » en afrikaans et « Amabokoboko » en zoulou), du nom des gazelles d'Afrique méridionale, et dispute chaque année le Tri-nations contre les équipes de Nouvelle-Zélande et d’Australie ; elle effectue aussi régulièrement des tournées pour se confronter aux équipes européennes qu'elle affronte tous les quatre ans lors de la coupe du monde de rugby.

Rivale séculaire des All Blacks, l'équipe néo-zélandaise, la sélection sud-africaine a souffert de son isolement. Longtemps mise à l'index en raison de la politique d'apartheid, l'équipe d'Afrique du Sud n'a pas attendu longtemps pour retrouver son rang dans la hiérarchie mondiale. Les Springboks enlèvent en effet le titre de champion du monde à domicile en 1995 pour leur première participation à la coupe du monde de rugby, titre renouvelé en 2007 en France.

Le rugby est introduit en Afrique du Sud par les Britanniques. Les premiers joueurs de rugby sont des soldats de la Couronne britannique, présents pour imposer la pax britannica aux Zoulous et surtout aux Boers, installés depuis deux siècles. Un instituteur anglais, Canon George Oglivie, enseigne au Diocesan College du Cap où il introduit le football tel qu'il est enseigné au Collège de Winchester, c'est-à-dire le rugby-football. Un premier match oppose en 1862 des militaires à des civils du Cap, tous sont sujets de sa royale Majesté. Le match se conclut sur le score de 0-0.

Le rugby se développe au détriment du football. Des clubs de quartier poussent dans les agglomérations, comme Johannesburg, Le Cap et Pretoria. Le premier club, le Hamilton Rugby and Football Club, naît au Cap en 1875, puis c'est la Western Province Rugby Union en 1883. Le Griqualand West suit en 1886, l'Eastern Province en 1888, et le Transvaal en 1889. Le South African Rugby Board naît en 1889. Les jeunes Boers appréciant ce sport, et pour réunir un effectif suffisant, les clubs se composent de Britanniques et d'Afrikaners. Le rugby accueille deux communautés qui ne s'apprécient pas car la guerre des Boers (1899-1902) a laissé des traces.

Le rugby y gagne en popularité, il est même pratiqué par les prisonniers de guerre qui peuvent ainsi se changer les idées. La légende veut que la guerre soit interrompue en 1902 pour un « match » Angleterre-Afrique du Sud. Mais, selon l'historien du rugby Paul Dobson, le cessez-le-feu ne s'est jamais réellement matérialisé, car un groupe de Boers, les descendants des premiers colons européens d'origine néerlandaise, « ont, dans la nuit, pris en embuscade des militaires anglais et en ont tué quelques-uns ».

La première tournée des Lions britanniques a lieu en 1891, son déplacement est financé par Cecil Rhodes le Premier ministre de la colonie du Cap et par Paul Kruger, le président de la république du Transvaal. Ce sont les premiers matchs représentatifs disputés par les équipes sud-africaines qui apprennent encore le jeu. Les touristes jouent et gagnent un total de vingt parties, ne concédant qu'un seul essai durant toute la tournée. Trois matchs disputés contre des équipes régionales sont considérés comme des tests, quoique l'« Afrique du Sud » n'existe pas encore comme unité politique en 1891, et se terminent sur des scores serrés: 4-0, 3-0 et 4-0. Un des évènements marquants de la tournée est le fait que l'équipe britannique offre la Currie Cup au Griqualand West pour avoir fourni la meilleure opposition. Les Britanniques n'ont battu ces derniers que par 3-0 au Newlands Stadium du Cap .

La tournée suivante des Lions britanniques a lieu en 1896. La série est perdue 3 tests à 1 par la colonie, mais elle voit la première victoire des Sud-africains contre les Lions britanniques par 5-0 à Newlands Stadium. Les avants sud-africains sont déjà impressionnants.

L’équipe d'Afrique du Sud dispute trois test matchs en 1903 contre les Lions britanniques. Le temps des tournées faciles est terminé. Le 12 septembre 1903 l'équipe conduite par Ferdie Aston remporte le troisième test match contre les Lions britanniques 8-0, après deux matchs nuls. Il faudra attendre un demi-siècle pour que les Sud-africains perdent une série de test matchs à domicile ou à l'extérieur. Plusieurs britanniques jouent alors dans l'équipe sud-africaine, l'Écossais Saxon McEwan, l'Irlandais H.H.Ferris et le Gallois J.E.C.Partridge. La tournée a lieu peu de temps après la fin de la guerre entre Boers et Britanniques, plusieurs joueurs sud-africains avaient combattu dans les rangs des Boers . Les Lions disputent 22 matchs durant cette tournée, ils remportent 11 victoires, perdent 8 matchs et font 3 matchs nuls.

Les Sud-africains font une tournée en Grande-Bretagne et en Irlande en 1906. Ils y gagnent un nom, les Springboks et ils marquent l'histoire. Ils perdent contre l'Écosse 6-0 et l'emportent 15-12 contre l'Irlande. Mais surtout ils battent ensuite le pays de Galles 11-0 à Swansea, le pays de Galles en plein premier « Âge d'or ». Les Gallois invaincus en 1905 viennent de battre les All Blacks, et sont la seule équipe à parvenir à battre les Originals à Cardiff, par 3-0. Les Sud-africains font match nul 3-3 contre l'Angleterre,. Au cours de cette tournée, les Sud-africains disputent 28 matchs, ils remportent 25 victoires, ne perdent que deux matchs et font un match nul. La réussite de cette tournée a permis de rapprocher les Boers et les Britanniques, quatre ans seulement après la fin de leur conflit.

Le dernier match non officiel de la tournée donne lieu à une large victoire des Springboks par 55 - 6 sur la France à Paris, avec 13 essais à leur actif. La France est représentée par les deux clubs parisiens: le Stade français et le Racing Club de France, car l'équipe officielle joue en même temps contre l'Angleterre. Ces matchs se déroulent quatre ans seulement après la Guerre des Boers qui a divisé le pays opposant les « Afrikaners » aux « Coloniaux britanniques ». Les Springboks rassemblent les deux parties autour d'un maillot et d'une cause : battre les équipes de rugby à XV britanniques et irlandaise.

L'équipe d'Afrique du Sud de rugby à XV dispute la tête du rugby mondial aux All Blacks, aucune nation ne pourra les battre dans une série de test matchs pendant cinquante ans.

En 1910 les Lions britanniques se déplacent en Afrique du Sud. Deux victoires et une défaite permettent aux Springboks de remporter la série.

Avant une interruption due à la Première Guerre mondiale les Springboks font une tournée en Grande-Bretagne, en Irlande et en France en 1912-1913. Les Springboks rentrent dans l’histoire : ils l’emportent sur l'Écosse 16-0, l’Irlande 38-0, le pays de Galles 3-0; ils battent ensuite l’Angleterre 9-3 et la France au Bouscat 38-5. C'est leur premier grand chelem.

La rivalité entre les Springboks et les All Blacks commence en 1921 à l'occasion d'une tournée des Springboks en Nouvelle-Zélande. Cette première confrontation se conclut sur une égalité entre les deux équipes (une victoire, une défaite et un match nul). La rivalité entre All Blacks et Springboks se poursuit aujourd’hui avec les trois rencontres annuelles du Tri-nations. À noter qu'après cette tournée, les Springboks refusent de jouer contre des Māori pendant 35 ans, jusqu'à une autre tournée effectuée en 1956, et que la fédération néo-zélandaise a ainsi longtemps accepté les exigences de la fédération sud-africaine.

En 1924 les Lions britanniques reviennent en Afrique du Sud, trois victoires et un nul consacrent les Springboks.

Les All Blacks font leur première tournée en Afrique du Sud en 1928, cette tournée se solde par une égalité entre les deux équipes. Les Néo-zélandais perdent à Durban (0-17) et à Port Elizabeth (6-11) mais l'emportent à Johannesburg (7-6) et au Cap (13-5).

Les Springboks font une tournée en Grande-Bretagne et en Irlande en 1931-1932. Ils battent le pays de Galles 8-3 à Swansea, ils l’emportent 8-3 contre l’Irlande. Ils gagnent ensuite le 2 janvier contre l’Angleterre par 7-0, puis contre l’Écosse par 6-3 avec deux essais de Danie Craven et du capitaine Bennie Osler. C’est un nouveau grand chelem pour les Springboks qui comptent aussi Flip Nel dans leurs rangs.

Les Wallabies australiens effectuent leur première tournée en Afrique du Sud en 1933 pour une série de cinq test matchs qui est gagnée par les Springboks par 3 victoires à 2. Ce sont alors leurs premières confrontations.

En 1937, les Springboks rendent visite d'abord aux Wallabies (2-0), puis les Springboks remportent leur série contre les All Blacks (2-1) lors d'un passage en Nouvelle-Zélande. Les All Blacks remportent le premier test match mais s’inclinent lors des deux suivants. Ils ont affaire à forte partie car cette équipe d’Afrique du Sud de 1937 est parfois décrite comme la meilleure qui ait joué en Nouvelle-Zélande. Ferdie Bergh, Gerry Brand, Danie Craven, Boy Louw, Fanie Louw, Flip Nel et Dai Williams participent à la tournée.

En 1938 les Lions britanniques font une nouvelle tournée en Afrique du Sud, la série est remportée une nouvelle fois par les Springboks qui comptent deux victoires et une défaite.

Après une interruption de onze ans due à la Seconde Guerre mondiale, le premier test match d’une série de quatre matchs est disputé en 1949 contre l’équipe de Nouvelle-Zélande. Les All Blacks n'emportent aucun match de cette série, perdant 15-11, 12-6, 9-3 et 11-8. Danie Craven débute comme entraîneur en 1949 et il commence sa carrière en réalisant un exploit : une série victorieuse 4-0. Les Springboks enchaînent 10 victoires consécutives, ils font une tournée en Grande-Bretagne, en Irlande et en France en 1951-1952, période pendant laquelle ils ont marqué l'histoire. Ils l’emportent sur l'Écosse 44-0, l'Irlande 17-5, sur le pays de Galles 6-3, puis ils battent l'Angleterre 8-3. Ils gagnent ensuite à Paris 25-3 contre la France après une victoire contre les Barbarians. Hansie Brewis, Salty Du Rand, Chris Koch, Hennie Muller font partie de cette tournée.

En 1953, les Springboks disputent une série de 4 matchs contre les Wallabies, le premier test disputé à l’Ellis Park se termine sur une victoire de l’Afrique du Sud 25-3. Les Australiens sortent applaudis debout le 5 septembre 1953 à Newlands au Cap après leur victoire 18-14 remportée lors du second test. Le capitaine wallaby John Solomon est porté en triomphe par deux joueurs sud-africains. C’est la première défaite des Springboks depuis 15 ans (en 1938),. Les deux matchs suivants se traduisent par deux victoires sud-africaines.

En 1955 les Lions britanniques se déplacent en Afrique du Sud. Deux victoires et deux défaites aboutissent à un résultat équilibré. L’année suivante, les Springboks gagnent les deux rencontres contre les Wallabies.

Les Sud-africains se déplacent ensuite en Nouvelle-Zélande, et la série est perdue trois défaites à une au bénéfice des All Blacks. La tournée des Springboks en Nouvelle-Zélande de 1956 voit la suprématie mondiale du rugby changer de tête : les Springboks perdent la place de numéro 1 au bénéfice du pays du long nuage blanc. La machine verte et or Sud-africaine n’avait jamais été battue dans une série depuis 1896. Dans les deux premières tournées des Springboks en Nouvelle-Zélande ils avaient réalisé un bilan équilibré (1921 : 1 victoire, 1 défaite, 1 match nul) et remporté la seconde série (1937 : pour les Springboks 2 victoires, pour les All Blacks 1 victoire).

Les Springboks affrontent les Français en 1958 dans une série historique pour les Bleus. Le 16 août 1958, l’équipe de France remporte sa première victoire par 9-5 face aux Springboks à l’Ellis Park de Johannesburg, sous la conduite de Lucien Mias,, le Docteur Pack. La tournée en Afrique du Sud de l'équipe de France, pourtant handicapée par plusieurs absences, est un succès complet car lors du premier match elle avait fait match nul 3-3.

En 1960, après avoir battu les Écossais lors de leur premier match, les Springboks disputent à domicile une série de quatre matchs contre les All Blacks. Le résultat est satisfaisant : victoire 13-0, défaite 3-11, match nul 11-11 et une dernière victoire 8-3 leur permet de remporter la série. En 1960, les critiques internationales de l'apartheid prennent de l'ampleur et le ton du Royaume-Uni change à la suite du massacre de Sharpeville, survenu le 21 mars 1960, qui heurte l'opinion mondiale. Une campagne de protestations a lieu en Nouvelle-Zélande avec le slogan « No Maoris, No Tour » (« pas de Māori, pas de tournée ») et la pétition obtient le soutien de 150 000 signatures. Même avant l'entrée en vigueur de l'apartheid en 1948, les équipes sportives en tournée en Afrique du Sud prennent la précaution de sélectionner seulement des joueurs blancs. Les équipes de Nouvelle-Zélande de rugby à XV ont ainsi exclu George Nepia et Jimmy Mill en 1928.

Les Springboks enchaînent sur une tournée en Grande-Bretagne, en Irlande et en France en 1960-1961. L’équipe de 1960-1961 rejoint les glorieuses générations précédentes dans l'histoire en réalisant un grand chelem. Ils l’emportent sur le pays de Galles 3-0, l’Irlande 8-3, ils battent l’Angleterre 5-0 et enfin l’Écosse 12-5. Ils jouent ensuite à Paris et concèdent un nul 0-0 contre la France. Johan Claassen, Frik du Preez, Jannie Engelbrecht, John Gainsford font partie de cette tournée.

L’équipe d'Afrique du Sud dispute quatre test matchs en 1962 contre les Lions britanniques. Les Springboks gagnent les trois derniers tests après le match nul initial. Johan Claassen dispute là ses dernières sélections.

En 1963 la réception des Australiens est sanctionnée par un partage des victoires 2-2. Les Wallabies gagnent même deux matchs consécutifs en Afrique du Sud, performance jamais plus réalisée depuis une tournée des Lions britanniques en 1896. En 1964, si les Gallois sont largement battus, la France l'emporte 8-6 en Afrique du Sud, début d’une série de sept défaites consécutives pour les Springboks. L’Irlande, l’Écosse, l’Australie deux fois, enfin la Nouvelle-Zélande par deux fois aussi, battent les Springboks. L’équipe est assez inexpérimentée devant, seul Frik du Preez compte une dizaine de sélections. Une victoire sur les All Blacks met fin à cette série calamiteuse.

En 1967 les Springboks et les Français s’affrontent à quatre reprises, le dernier mot revient aux Sud-africains. Les Bleus ont gagné durant cette décennie leurs lettres de noblesse. Le bilan des Bleus contre l'équipe d'Afrique du Sud, de 1961 à 1968, est de quatre défaites (dont deux à Colombes), deux victoires et un match nul. Les Français ont battu deux fois les Springboks sur leur terrain, à Springs en 1964 par 8-6 et en 1967 à l’Ellis Park sur le score de 19-14.

En 1968, l’Afrique du Sud gagne de nouveau trois test matchs pour un match nul contre les Lions. Elle se déplace en France pour la tournée d'automne., puis en l'année suivante elle remporte une série victorieuse 4-0 contre les Wallabies.

Les Springboks font une tournée en Grande-Bretagne et en Irlande en 1969-1970. Ils n’emportent aucun match : défaites contre l’Écosse 6-3, l’Angleterre 11-8, nuls contre l’Irlande 8-8 et le pays de Galles 6-6.

En 1970, les Springboks reçoivent pour une série de quatre matchs les All Blacks. Le résultat est favorable à l'Afrique du Sud : victoire 17-6, défaite 8-9, victoire 14-3 et la dernière victoire 20-17 leur permet de remporter la série.

En 1971, avant la tournée des Springboks en Australie, des appels sont lancés pour couper les liens avec la république d'Afrique du Sud en raison de la politique d'apartheid. La tournée a cependant lieu, appuyée par le gouvernement fédéral australien, et elle soulève une mobilisation et des manifestations anti-apartheid,. Si les Sud-africains l’emportent 3 victoires à 0 sur des scores de 18-6, 14-6 et 19-11, il n’y aura plus de confrontation pendant 21 ans.

La France effectue une tournée en Afrique du Sud en 1971, avec Roger Bourgarel, joueur antillais de couleur et ailier du stade toulousain qui joue les deux test matchs, aux côtés de son capitaine Jean Trillo.

En 1973, la tournée des Springboks en Nouvelle-Zélande est annulée par le Premier ministre de Nouvelle-Zélande sous prétexte que la sécurité des joueurs et des spectateurs n'était pas assurée, cette annulation a en fait permis le bon déroulement, sans boycott, des Jeux du Commonwealth en Nouvelle-Zélande en 1974 .

En 1976, les Springboks accueillent les All Blacks et rééditent la performance de 1970. Cette tournée de l’équipe nationale de rugby néo-zélandaise en Afrique du Sud intervient alors juste après les émeutes de Soweto. Elle fait l'objet d'une polémique internationale. Pour protester contre la tournée de la Nouvelle-Zélande en Afrique du Sud, plus de vingt pays africains refusent de participer aux jeux Olympiques d'été à Montréal.

En 1977, le Commonwealth signe un document dénommé le Gleneagles Agreement pour mettre au ban le sport sud-africain et protester contre la politique d'apartheid.

En 1980, les Lions britanniques se déplacent en Afrique du Sud. L'équipe des Lions remporte les 14 rencontres hors test mais elle perd les trois premiers tests avant de s’imposer lors du dernier.

Le 30 mai 1981 est un jour historique : pour la première fois, un non-blanc Errol Tobias, demi d'ouverture du club métis de Caledon, porte le maillot des Springboks lors d'un test match contre l'Irlande au Cap (23-15). Les blancs considèrent qu'eux seuls ont le droit de porter le maillot vert et or et s’opposent à cette décision, comme les métis et les noirs qui reprochent au joueur d'apporter une caution à la politique du gouvernement. Lui veut simplement jouer au rugby et prouver que la couleur de peau ne compte pas comparée au talent. Le second test, toujours contre l'Irlande, a lieu le 6 juin au Kings Park de Durban (12-10). Certes, il évolue au poste de deuxième centre, et non à son poste de prédilection d'ouvreur, mais Tobias est entré dans l'histoire.

Tobias participe ensuite à la tournée en Nouvelle-Zélande. Il appartient à la province du Boland, qui n'a fourni que douze Springboks dans toute son histoire, et non aux provinces les plus huppées que sont (Western Province, Northern Transvaal et Transvaal). Il est le premier joueur de cette province à être sélectionné depuis la dernière cape du légendaire Dawie de Villiers en 1970.

La tournée faite par les Springboks en 1981 en Nouvelle-Zélande est marquée par des mouvements de protestation contre la politique d'apartheid de l'Afrique du Sud,. Les Springboks font cette tournée à l'invitation de la fédération néo-zélandaise, le gouvernement ne s'y oppose pas sous prétexte qu'il ne faut pas mélanger sport et politique. Les All Blacks remportent cette série (2 victoires et 1 défaite), mais cette tournée reste dans les mémoires comme celle de la violence dans les villes et des matchs annulés.

La tournée en Afrique du Sud de 1986 est annulée à la suite d'une action en justice de la part des opposants à cette tournée qui ont démontré qu’elle était contraire au règlement de la fédération néo-zélandaise NZRU. Une tournée non officielle est cependant effectuée par une équipe appelée les Cavaliers et qui comprend de nombreux All Blacks. Les joueurs des Cavaliers sont suspendus à leur retour en Nouvelle-Zélande.

Pour tenter de briser leur isolement, l’Afrique du Sud rencontre une sélection de l’Amérique du Sud à huit reprises, de 1980 à 1984, à defaut de pouvoir jouer contre les Pumas.

En 1989, un XV mondial est invité à rencontrer les Springboks lors du centenaire de la fédération sud-africaine de rugby. Les espèces trébuchantes certes permettent d'organiser quelques matchs mais le rugby, lui, a incontestablement perdu , . Le soutien de l’International Rugby Board à l'Afrique du Sud doit beaucoup au président de la Fédération française, Albert Ferrasse, grand ami de Danie Craven.

Jusqu'aux années 1990, le bilan cumulé des Springboks dans les confrontations directes avec chaque nation affrontée est positif. La politique de l’apartheid est abolie le 30 juin 1991, par suite l’équipe d'Afrique du Sud de rugby à XV est de nouveau admise dans le concert international en 1992, mais il lui faut d'abord progresser pour retrouver le haut niveau.

Le retour des Springboks sur la scène internationale a lieu le 15 août 1992 lors de la tournée des All Blacks en Afrique du Sud. Celle-ci a lieu dans un contexte tendu après le massacre de Boipatong. Le Congrès national africain (ANC) a exigé que lors du test match à Johannesburg, une minute de silence soit observée avant le coup de sifflet initial et que le drapeau sud-africain ne soit pas levé ni l'hymne national Die Stem van Suid Afrika entonné. Or, ce 15 août 1992, aucune des conditions posées par l'ANC n'est respectée. Louis Luyt, le patron de la Transvaal Rugby Union, fait jouer l'hymne proscrit repris en cœur par le public et par les joueurs Sud-africains, le drapeau national abondamment brandi par les spectateurs et la minute de silence bafouée par des cris, des hurlements et des insultes . Cette première rencontre voit les Springboks perdre 27-24 à domicile contre les All Blacks. Seuls Naas Botha et Danie Gerber ont une dizaine de sélections à leur actif. Les résultats difficiles s'enchaînent, sans que ces fois là, l'hymne national ne soit diffusé ou entonné : défaite 26-3 à domicile contre les Wallabies le 22 août 1992, une victoire 20-15 et une défaite 29-16 contre la France, une défaite 33-16 contre les Anglais lors de la tournée d'automne 1992.

Les Sud-africains perdent les séries contre la France et l'Australie lors de la tournée de juin 1993 des Bleus (1 nul, 1 défaite 17-18) et la visite en juillet-août des Springboks en Australie (1 victoire, 2 défaites). Après une tournée en Nouvelle-Zélande durant l'été 1994, qui se solde par 2 défaites et un nul, Ian McIntosh (avec un bilan de 4 victoires, 2 nuls et 6 défaites) est renvoyé n'ayant guère fait mieux que John Williams (1 victoire et 4 défaites) en 1992. Kitch Christie prend les rênes de l'équipe, il la mènera à 14 victoires consécutives, l'heure est pourtant au doute avant le grand rendez-vous que constitue la coupe du monde de rugby à XV 1995 qui s'est tenue en Afrique du Sud du 25 mai au 24 juin 1995.

Pour leur coupe du monde, les Sud-africains jouent dans le groupe A avec l’Australie, la Roumanie et le Canada. Les Sud-africains battent l’Australie tenante du titre 27-18, puis la Roumanie 21-8 et le Canada 20-0. Les Sud-africains terminent premiers de poule et battant les Samoa en quart de finale sur le score de 42-14. Le samedi 17 juin 1995, la France en demi-finale est opposée à l'Afrique du Sud, chez elle, dans son stade du Kings Park de Durban. La pelouse est inondée ce qui entraîne que le coup d’envoi de la partie est retardé. Le match se déroule tout de même mais dans des conditions difficiles, les Sprinboks gagnent par 19-15 et se qualifient pour la finale.

Les All Blacks sont favoris pour la finale : ils sortent premiers de leur poule puis éliminent l'Écosse en quart de finale et l'Angleterre en demi-finale. Jonah Lomu se met en évidence en marquant quatre essais lors de la demi-finale. Malgré tout, les Néo-zélandais s'inclinent de peu en finale contre les Springboks (12-15) au terme d'un match très disputé pendant lequel aucun essai n'est marqué. Thierry Lacroix est le meilleur réalisateur (112 points), Mark Ellis et Jonah Lomu sont les meilleurs marqueurs d’essais avec 7 essais chacun. Cette coupe du monde est forte en symboles : François Pienaar, capitaine des Springboks, reçoit des mains de Nelson Mandela, premier président noir du pays, le trophée William Webb Ellis, Mandela portant le maillot de François Pienaar. Elle symbolise la naissance d’une nation, puisque jusqu’au début des années 1990, les ethnies vivaient séparées par l'apartheid. Chester Williams est le seul joueur non-blanc de l'effectif d'Afrique du Sud qui est victorieux de la Coupe du Monde 1995.

Le milieu des années 1990 fait entrer le rugby sud-africain dans une nouvelle ère. La création des tournois du Tri-nations et du Super 12, et le passage à l'ère du rugby professionnel donnent au rugby à XV une vitrine. Ils attirent les médias et les sponsors, révolutionnent la préparation physique et améliorent le niveau de vie des meilleurs joueurs. Le rugby se professionnalise en 1995. Les trois nations principales de l’hémisphère Sud dans le domaine du rugby se regroupent et forment SANZAR qui est chargé de vendre les droits de diffusion télévisuelle du Super 12 et du Tri-nations.

Les Springboks sont les premiers joueurs sud-africains qui adoptent le statut de joueur professionnel proposé par le World Rugby Championship, mais très vite la SARFU leur propose un contrat plus avantageux qu'ils acceptent, ce qui ne se traduit pas par de meilleurs résultats pour les Springboks en 1996-1997.

Si tout un peuple a soutenu les Springboks lors de la coupe du monde en 1995 (« Une équipe, un pays », slogan de Morne du Plessis), l'ouverture au peuple noir se fait attendre et des crises éclatent. Kitch Christie, atteint de leucémie, doit quitter son poste. L’entraîneur Andre Markgraaff part en 1997 à cause de commentaires racistes et son successeur Carel du Plessis est renvoyé en 1997 et remplacé par Nick Mallett. Sous sa direction, les Springboks réalisent une série record de dix sept matchs victorieux consécutifs, série qui s'achève en décembre 1998 contre les Anglais à Twickenham. La même année, l'Afrique du Sud remporte le Tri-nations. La dernière rencontre au Parc des Princes de la France voit les Springboks infliger une sévère défaite 52-10 aux Bleus le 22 novembre 1997. Le groupe s’appuie sur des avants solides et conquérants, James Dalton, Adrian Garvey, Mark Andrews, André Venter et Gary Teichmann, le capitaine de l'équipe, et sur des demis efficaces Joost van der Westhuizen et Henry Honiball.

La coupe du monde 1999 commence par une polémique nationale à la suite de l'exclusion du capitaine Gary Teichmann du groupe. Malgré des scores record contre l’Italie puis l’'Angleterre (44-21), l’Afrique du Sud est éliminée en demi-finale par les futurs vainqueurs, les Australiens.

Pendant la période allant de 1990 à 1999, l’équipe d'Afrique du Sud a disputé 82 matchs et remporté 54 victoires, soit 66% de réussite.

Les Springboks jouent 4 matchs contre les Écossais et comptent 4 victoires, 6 matchs contre les Argentins pour 6 victoires, 3 matchs contre les Irlandais pour 3 victoires. Ils gagnent également 100% de leurs rencontres contre les Italiens, le Canada, l’Espagne, les Fidji, la Roumanie, les Samoa, le Tonga. Les Sud-africains jouent 6 matchs face aux Gallois et ils en remportent 5, alors que contre les Français leur bilan est de 6 victoires pour 2 défaites et un nul, avec une série de 5 victoires consécutives entre 1994 et 1999. Le XV de la rose est largement dominé par les Springboks (5 défaites, 3 victoires) dans les duels qui les opposent, en particulier le quart de finale de la CM 1999.

Les Springboks ont moins de réussite face aux nations de l'hémisphère Sud, ils présentent à cette époque le bilan le plus défavorable contre ces nations (Afrique du Sud-Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud-Australie). Ils ont certes un bilan équilibré face aux Wallabies avec sept victoires pour sept défaites, dont une victoire par 27-18 en match de poule de la CM 1995 et une défaite serrée en demi-finale de la CM 1999, par contre, les Springboks sont dominés par les All Blacks (11 défaites, 5 victoires, 1 nul). Les Sud-africains ont à leur actif d'avoir remporté leur duel lors de la finale de la CM 1995 et lors de la petite finale de la CM 1999.

Les Springboks débutent l'année 2000 par une victoire contre le Canada alors que leurs deux rencontres contre le XV de la Rose se soldent par une victoire et une défaite. Après un Tri-nations 2000 assez morose, Nick Mallett démissionne de son poste. Il est remplacé par Harry Viljoen qui reste quatorze mois à la tête des Springboks, avec un bilan de huit victoires, un nul et six défaites. L’Angleterre et la France gagnent à deux reprises contre les Springboks, imités par la Nouvelle-Zélande qui l’emporte lors du Tri-nations 2001.

Rudolf Straeuli succède à Harry Viljoen comme entraîneur des Springboks pour la période 2002-2003, il ne réussit pas mieux que son prédécesseur avec un bilan de treize victoires pour douze défaites. Les résultats sont décevants dans le Tri-nations et la coupe du monde 2003 : l'Afrique du Sud ne remporte que deux des dix-sept rencontres disputées contre les six meilleures nations mondiales, elle termine dernière des Tri-nations 2002 et 2003 et, pour la première fois, elle n’atteint pas les demi-finales de la coupe du monde. Les Springboks subissent même une défaite historique contre l’Angleterre, le 23 novembre 2002 ils sont battus sur le score sans appel de 53-3.

La coupe du monde 2003 commence pour les Sud-africains par un score élevé contre l'Uruguay 72-6, mais l'Angleterre remporte le match au sommet de la poule 25-6 à leurs dépens. L'Afrique du Sud est par suite seconde de poule, puis elle est éliminée en quart de finale par les All Blacks. La préparation dans le camp d'entraînement Kamp Staaldraad avant la Coupe a jeté encore plus de discrédit sur la prestation des Springboks.

En février 2004, Jake White devient le nouveau sélectionneur. Il a eu auparavant en charge l'équipe qui a gagné la coupe du monde des moins de 21 ans en 2002.

Les Springboks débutent l'année 2004 par deux matchs victorieux contre l'Irlande. Après une victoire sur le pays de Galles et les îles du Pacifique, le Tri-nations 2004 sert de test. L'équipe d'Afrique du Sud remporte le tournoi avec seulement deux victoires, les Sud-africains ambitionnent alors de faire aussi bien que leurs glorieux anciens et tentent un grand chelem en tournée dans les îles britanniques et irlandaise, fin 2004. Ils perdent contre les Anglais après avoir été battus de manière controversée lors du match contre les Irlandais. Même si l'objectif ambitieux n'est pas atteint, les Springboks ont battu le pays de Galles et l'Écosse. Ils ont dominé l'année 2004 et trustent des titres, certes sans importance: meilleur équipe, meilleur entraîneur et meilleur joueur du Monde IRB avec un jeune talent de 21 ans, Schalk Burger. Avec la deuxième ligne Bakkies Botha-Victor Matfield, le capitaine John Smit, le retour d'Os du Randt et de Percy Montgomery, l'Afrique du Sud dispose d'un solide cinq de devant et d'un buteur efficace.

La première rencontre de 2005 contre l'Uruguay permet aux Sud-africains de réaliser un score record (134-3) et Tonderai Chavhanga dépasse le record d'essais inscrits sur un match, ce record était auparavant détenu par Stefan Terblanche avec six réalisations. L'équipe termine deuxième du Tri-nations, mais son bilan est meilleur qu'en 2004 avec des victoires sur l'Australie (22-16), la Nouvelle-Zélande (22-16), l'Australie (22-19) pour une défaite finale contre la Nouvelle-Zélande (31-27). Ce sont les All Blacks qui remportent le Tri-nations car ils terminent également avec trois victoires mais comptent davantage de points de bonus.

En 2006, après deux victoires contre l'Écosse, la situation dégénère pour les Springboks avec cinq défaites successives : une à domicile contre la France, qui met fin à une longue invincibilité à domicile, une autre par 49-0 à Brisbane contre les Wallabies, et trois autres défaites dans le Tri-nations. Les Sud-africains relèvent la tête ensuite en battant les All Blacks et les Wallabies. Leur tournée d'automne en Europe s'achève sur une victoire 25-14 en Angleterre après une première défaite contre ces mêmes Anglais et une défaite en début de tournée contre les Irlandais.

En 2007, à l'occasion d'une tournée effectuée en mai-juin, les deux rencontres qui opposent les équipes d'Afrique du Sud et d'Angleterre se soldent par deux très nettes victoires des Springboks.

Le Tri-nations 2007 est l'occasion d'un dernier test avant la Coupe du monde 2007. Les Springboks battent les Wallabies (22-19) et s'inclinent contre les All- Blacks (26-21), par la suite Jake White fait tourner l'effectif et privilégie la préparation de la Coupe du monde de rugby 2007 qui est l'objectif principal pour 2007 et dont l'Afrique du Sud fait partie des favoris pour la victoire finale.

Elle entame la Coupe du monde contre les Samoa qu'elle bat 59-7. Pour le choc contre les Anglais, tenants du titre, les Springboks sont encore une fois présents, très appliqués dans le jeu au pied et très réalistes, et ils s'imposent 36-0. Après deux autres victoires contre le Tonga et les États-Unis, l'Afrique du Sud termine première de sa poule et affronte le Fidji en quart de finale pour une victoire difficile 37-20. En demi-finale, les Springboks confirment leur suprématie sur les Argentins (douze victoires et aucune défaite) et se qualifient pour la finale. Bryan Habana rejoint Jonah Lomu comme meilleur réalisateur lors d'une coupe du monde avec huit essais inscrits. En finale, les Sud-africains confirment leurs belles prestations en s'imposant contre les Anglais par 15 à 6, au cours d'un match sans aucun essai marqué.

L'Afrique du Sud, qui n'avait pas été invitée aux deux premières coupes du monde (1987 et 1991) pour cause d’apartheid, présente un excellent bilan : deux titres (1995-2007), une défaite en demi-finale contre l'Australie futur vainqueur (1999) et une présence en quart de finale (2003). Elle devient également numéro un au classement IRB. La victoire des Springboks est fêtée dans toute l'Afrique du Sud bien que des voix s'élèvent, notamment au gouvernement, contre le fait que la population noire soit sous représentée dans l’équipe nationale,, . Cela n'empêche pas le Président Thabo Mbeki de revêtir le maillot des Springboks lors d'une réunion de son Cabinet, en hommage aux vainqueurs de la coupe du monde de rugby 2007.

Les Springboks ont été invaincus pendant la compétition, ils possèdent le meilleur réalisateur de l'épreuve, Percy Montgomery et le meilleur marqueur d'essais, Bryan Habana, qui est désigné comme le meilleur joueur de rugby à XV de l'année par l'IRB.

Même si sur la durée la meilleure équipe depuis vingt ans (ou huit ans) est celle des All Blacks (sur la base des résultats contre toutes les autres nations et des résultats du Tri-nations), les Springboks sont avec les Wallabies l'une des deux seules sélections qui ont remporté deux titres de champion du monde.

Peter de Villiers succède à Jake White comme entraîneur des Springboks pour 2008. Les Springboks débutent l'année 2008 par trois victoires contre le pays de Galles et l'Italie. Les résultats sont décevants dans le Tri-nations. L'Afrique du Sud joue les trois premières rencontres à l'extérieur, elle s'impose le 12 juillet 2008 à Dunedin et gagne enfin en Nouvelle-Zélande après dix ans de disette. Mais le 16 août 2008, ils sont battus sur le score sans appel de 19-0 à domicile. Percy Montgomery a à cette occasion obtenu sa centième sélection. Une nouvelle défaite à domicile contre les Wallabies compromet les chances des Springboks pour le Tri-nations 2008. Le dernier match est gagné largement 53-8. Percy Montgomery annonce qu'il met un terme à sa carrière internationale.

Les Springboks jouent en vert et or. Le maillot a toujours comporté un col de couleur or. Les joueurs portent également un short blanc et des chaussettes vertes avec deux cercles jaunes et le logo de l'équipementier. Le drapeau national est visible sur la manche. Les joueurs ont également un maillot alternatif de couleur blanche. Quand l’équipe d'Australie fait sa première tournée dans le pays en 1933, les visiteurs portent des maillots bleu ciel afin d'éviter toute confusion, les deux équipes étant toutes les deux en vert sombre à l’époque. En 1953, lors d’une nouvelle tournée des Wallabies, les hôtes portent un maillot blanc. Lors d’un test match contre l’Irlande en novembre 2006, les Sud-africains portent une réplique du maillot porté par leurs prédécesseurs en 1906 : un tee-shirt vert avec un col blanc, un short bleu et des chaussettes bleues et aucun sponsor n’apparaît. Toutefois le springbok sur le maillot saute dans la direction opposée à d’habitude.

Le maillot est actuellement fabriqué par la société Canterbury of New Zealand et sponsorisé par Sasol.

Les Sud-africains sont surnommés Springboks en référence au springbok, une gazelle d'Afrique méridionale dont le nom afrikaner signifie « bouc sauteur » de par son aptitude à exécuter de grands bonds lorsqu'il est poursuivi par un prédateur tel que le guépard, le lion ou le léopard. Il constitue la seule espèce du genre Antidorcas.

Le nom trouve ses origines dans la première tournée de 1906-1907 en Grande-Bretagne et n'était réservée qu’à l'équipe formée de joueurs blancs. La Nouvelle-Zélande venant de se produire dans ce pays et les médias britanniques l'ayant baptisée All Blacks, il avait été suggéré aux Sud-africains de se trouver un surnom.

Le logo de l'équipe d'Afrique du Sud est dans le coin supérieur gauche du maillot. Un bouquet de protéa royale (fleur emblème traditionnelle du pays et symbolique des équipes noirs de rugby) a été ajouté à la célèbre antilope en 1992. Les deux emblèmes ont été encore modifiés en 1996 pour représenter la nation « arc-en-ciel ». Ansi, l'antilope a été changée de sens et une plus grande fleur de Protéa placée au-dessus à sa gauche.

Contrairement aux équipes nationales européennes, l’équipe nationale ne joue pas pour les rencontres à domicile dans un stade spécifique. Elle joue, en effet, dans la plupart des grands stades d’Afrique du Sud, ce qui permet à la fédération sud-africaine de ne pas privilégier un État par rapport à un autre. Parmi les stades utilisés se trouve l’Ellis Park de Johannesburg, avec une capacité de 60 000 spectateurs. Les Springboks jouent également au Lotus Versfield de Pretoria, au Newlands Stadium du Cap, à l’ABSA Stadium de Durban, à l’EPRFU Stadium de Port Elizabeth, lieu de leur première rencontre internationale. La plupart des stades utilisés appartiennent aux fédérations provinciales.

Les Springboks ont un net avantage sur les équipes en tournée quand ils jouent en altitude dans la province de Gauteng. Les matchs à l’Ellis Park ou au Loftus Versfeld posent des problèmes physiques et influent sur des facteurs du match, comme la longueur plus grande des coups de pied de déplacement. Des joueurs pensent au contraire que c’est un problème d’état d’esprit plutôt qu’une difficulté physique.

Depuis 1902, l’équipe nationale de rugby à XV, les Springboks, ont leur quartier général à l'université de Stellenbosch (les Maties sont le surnom des étudiants de Stellenbosch) où se situe leur stade d'entraînement.

Fondée en 1679, Stellenbosch est devenue rapidement une des villes les plus afrikaners de la province du Cap et un grand centre universitaire afrikaner avec l'Université de Stellenbosch (15 000 étudiants). Au XXe siècle, elle fut un bastion du Parti national et l’Université de Stellenbosch, un foyer des théoriciens nationalistes comme Hendrik Verwoerd. De nombreux hommes politiques afrikaners y sont passés.

L'université de Stellenbosch est historiquement un bastion afrikaner. Elle est aujourd'hui une des dernières universités sud-africaines à garder un enseignement en afrikaans aux côtés de l'anglais alors que les autres universités, autrefois afrikaners, se sont vu imposer par le pouvoir politique un enseignement exclusivement en anglais.

C'est dans cette université que s'est formée l'élite de l'apartheid et… de l'équipe nationale de rugby. À fin 2004, Stellenbosch a produit cent quarante-neuf Springboks (dont seulement cinq Anglophones et deux métis) et donné quatorze capitaines (dont Dawie de Villiers, qui est ensuite devenu ministre, Morne du Plessis, Tiaan Strauss, Bob Skinstad et Corne Krige). Stellenbosch reste le bastion springbok.

Au stade Danie Craven (ancien Matie, ancien joueur international de 1931 à 1939, capitaine puis entraîneur des Boks de 1949 à 1956 et ancien président de la Fédération), tout le savoir-faire, l’expérience, les moyens et le vivier sont en place pour produire des champions.

Danie Craven, parallèlement à la pratique du rugby, poursuit des études très poussées, qui le mènent à trois (!) doctorats (anthropologie, psychologie, éducation physique), et enseigne dans un collège de Grahamstown. Peu avant la guerre, il étudie l’éducation physique en Allemagne et voyage dans toute l’Europe, notamment en Angleterre, et réfléchit à son sport en termes plus cérébraux en observant les sportifs européens. Il met au point une approche nouvelle pour l'époque en développant les méthodes d'entraînement, la technique individuelle et collective, notamment à Stellenbosch qui devient l'« usine à Springboks ». Le stade de l'université porte d'ailleurs aujourd'hui son nom. Danie Craven devient entraîneur de l'équipe des Springboks en 1949 et par la suite président de la Fédération.

Le tableau suivant dresse le bilan des matchs contre tous les adversaires de l'équipe d’Afrique du Sud, il est mis à jour au 31 août 2008.

L'équipe d’Afrique du Sud présente un bilan négatif par rapport à une seule autre équipe majeure du rugby à XV, à savoir la Nouvelle-Zélande. Elle dépasse cependant l'Australie et toutes les nations européennes qui disputent le Tournoi des six nations, l’Angleterre, l’Écosse, la France, le pays de Galles, l’Irlande et l’Italie.

La plus large victoire de l'Afrique du Sud a été acquise sur le score de 134 à 3 contre l'équipe d'Uruguay le 11 juin 2005. Sa plus large défaite a été concédée sur le score de 53 à 3 contre l'Angleterre le 23 novembre 2002.

Le tableau suivant récapitule les performances des Sud-africains en coupe du monde. Les Springboks ont gagné l'épreuve dès leur première participation.

Le Tri-nations est un championnat annuel entre les équipes de Nouvelle-Zélande, Australie et Afrique du Sud, la première édition a eu lieu en 1996. L'Afrique du Sud l'a remporté en 1998 et en 2004.

À partir de l’édition 2006, chaque équipe rencontre trois fois ses adversaires, soit un total de six matchs par équipe.

La liste suivante dresse le bilan des records de sélections pour l'équipe d'Afrique du Sud de rugby à XV, il est mis à jour au 31 août 2008. La liste met en valeur les joueurs des 30 dernières années, il faut noter qu'un classement par nombre de sélections ne dépend pas que de la qualité du joueur mais aussi du nombre de rencontres internationales. La naissance de la coupe du monde en 1987, la fin de l'isolement de l'Afrique du Sud, la périodicité désormais bi-annuelle des tournées et la création du Tri Nations influent sur ce classement et doivent donc être rappelés. Les joueurs en activité apparaissent en italique.

Joost van der Westhuizen est le joueur qui a marqué le plus grand nombre d'essais avec l'Afrique du Sud. Son record sera difficile à battre. Cependant si Bryan Habana continue au rythme de 3 essais inscrits pour 4 matchs disputés, il battra vite le record.

Le record de points marqués est détenu par Percy Montgomery avec 893 points. Percy Montgomery bute régulièrement en équipe nationale depuis 2004. Il détient également le record de points inscrits en un seul match : 35 contre la Namibie, le 18 août 2007 au Cap (1 essai, 12 transformations, 2 pénalités). La liste met en valeur les joueurs des 30 dernières années, le nombre de rencontres internationales par saison n'est pas comparable dans les années 1930, 1980 et 2000. Le poste de buteur et celui de demi d'ouverture sont particulièrement exposés à la critique, à la concurrence. Il apparaît clairement une grande instabilité au poste-clé de buteur de 1992 à 2003, contrairement aux autres grandes nations rugbystiques (Angleterre, Australie, Nouvelle-Zélande) exceptée la France, qui a le même souci.

Le record de capitanats est détenu par John Smit avec 52 sélections comme capitaine.

La liste suivante comporte les 22 joueurs sélectionnés pour la rencontre contre l'Australie le 30 août 2008 dans le cadre de la dernière rencontre du Tri-nations 2008.

L'équipe d'Afrique du Sud a compté de nombreux joueurs internationaux. Il n’est pas possible de les citer tous ici, on se reportera à Catégorie:Joueur sud-africain de rugby à XV pour en avoir une liste plus complète.

La liste suivante est limitée à des joueurs qui ont au moins 60 sélections en équipe d'Afrique du Sud, plus quelques personnalités marquantes (capitaines des Springboks, membres du Temple international de la renommée du rugby, joueurs comptant moins de sélections mais ayant évolué à une époque où il y avait moins de matchs internationaux).

Parmi ces joueurs emblématiques, le tableau suivant distingue quelques joueurs qui possèdent le meilleur palmarès en termes de nombre de sélections et de titres remportés avec l'équipe d'Afrique du Sud. Par leur activité, ils couvrent la période 1924-2007.

Danie Craven devient entraîneur de l'équipe en 1949. Il entame sa nouvelle carrière en remportant 4 victoires à 0 une série contre l'autre grand du rugby mondial, les All Blacks, ce qu'aucune autre équipe n'avait jamais réalisé, et n'a réalisé depuis. Puis, il mène les Springboks à une tournée triomphale dans les îles Britanniques et en France, au cours de laquelle ils remporteront 30 de leurs 31 matchs, dont un grand chelem contre les cinq équipes du Tournoi des cinq nations. Avec une victoire supplémentaire contre l'Australie, les Springboks restent invaincus pendant 10 matches, une éternité à l'époque, avant de tomber lors du deuxième test de 1953 contre les Wallabies. Au total, il conduit son équipe à 17 victoires lors des 23 tests qu'il aura dirigés en tant qu'entraîneur.

Kitch Christie dirige les Springboks d'octobre 1994 à novembre 1995. Avec son capitaine François Pienaar, il gère au mieux un groupe qui compte avec lui 14 victoires en 14 matchs. Il offre à un pays uni et réconcilié le trophée tant convoité, la coupe du monde.

Nick Mallett devient entraîneur de l'équipe en 1997. Sous sa direction, les Springboks réalisent une série record de dix sept matchs victorieux consécutifs, série qui s'achève en décembre 1998 contre les Anglais à Twickenham. La même année, l'Afrique du Sud remporte le tri-nations 1998. La coupe du monde 1999 est réussie : larges victoires contre l'Italie puis l'Angleterre (44-21), élimination en demi-finale par les futurs vainqueurs, les Australiens. L'exclusion de Teichman, ses critiques publiques envers la SARFU, l'obligent à démissionner de son poste en 2000 sur un bilan de 38 matchs pour 27 victoires.

Jake White entraîne l'équipe d'Afrique du Sud de 2004 à 2007. Les Springboks enlèvent le Tri-nations en 2004, une victoire qui leur échappe depuis 1998. En 2005 ils remportent de nouvelles victoires contre les Wallabies et les All Blacks (seule défaite des Blacks en 2005). Les résultats des Springboks sont cependant moins bons en 2006, mais Jake White croit au potentiel de ce groupe et prépare sereinement la coupe du monde 2007.

La coupe du monde est réussie tant sur le plan du jeu que sur les résultats. Les Springboks sont invaincus pendant la compétition, ils possèdent le meilleur réalisateur de l'épreuve, Percy Montgomery, et le meilleur marqueur d'essais, Bryan Habana, qui est désigné comme le meilleur joueur de rugby à XV de l'année par l'IRB. Après ce succès en coupe du monde 2007, Jake White démissionne et quitte effectivement son poste à la fin de la saison 2007. Depuis 2008, Peter de Villiers dirige les Springboks.

L'Afrique du Sud a compté des succès sportifs dans des domaines autres que le rugby à XV, comme par exemple en football. Vainqueur de la CAN 1996 à domicile, puis qualifiée pour les phases finales des Coupe du monde 1998 et 2002, l'Afrique du Sud organisera la Coupe du monde 2010, ce sera la première fois qu'un pays africain organisera une phase finale. L'équipe d'Afrique du Sud de cricket est une des dix meilleures équipes mondiales. Mais c'est de loin le rugby à XV qui lui a procuré le plus grand nombre de succès et une plus grande visibilité dans le monde.

Contrairement aux Australiens, aux Anglais ou aux Gallois, jamais le rugby à XIII n'a pu s'implanter et concurrencer le rugby à XV. Le rugby à XV est un sport très populaire en Afrique du Sud, celui qui est pratiqué de préférence par les sportifs les plus talentueux du pays et celui qui attire le plus de spectateurs chez la minorité blanche. Depuis les premiers succès de l'équipe sud-africaine au début XXe siècle, le rugby à XV a permis à l'Afrique du Sud d'être mieux connue sur le plan international. Près d'un siècle plus tard, les succès des Springboks lors des coupes du monde de 1995 et 2007 ont fait d'elle une grande nation du sport.

Depuis près de cent ans les Sud-africains blancs sont fiers des performances de leur équipe de rugby à XV, les Springboks sont connus dans le monde entier, même par des non spécialistes du rugby.

A partir de 1906, quatre ans seulement après la Guerre des Boers qui a divisé le pays opposant les « Afrikaners » aux « Coloniaux britanniques », les Springboks rassemblent les deux parties autour d'un maillot, d'une cause : battre les équipes de rugby à XV britannique et irlandaise, puis plus tard les équipes australes.

Le rugby va progressivement devenir l'apanage de la communauté afrikaner dès les années 20 et la langue afrikaans s'imposer comme langue de travail à égalité avec l'anglais dès 1930 . Parallèlement, les étudiants originaires de l'université afrikaner de Stellenbosch vont dominer les sélections provinciales (Transvaal) et internationales .

Cette place donnée au rugby par les Afrikaners s'explique d'abord par son rôle intégrateur entre les deux communautés anglaises et afrikaners mais aussi par le fait que les vaincus de la guerre des Boers trouvent dans ce sport de combat collectif, rude, dur, où il faut s'imposer pour « survivre », un corollaire à leurs fondements identitaires. Ceux-ci se basent notamment sur la conception d'appartenance à un même peuple, soudé par son histoire, sa religion et sa culture, langue comprise mais aussi par le mode de vie des Boers du XIXe siècle, leur lutte pour l’existence contre les Anglais et les populations africaines. Le rugby va ainsi constituer au cours de la première moitié du XXe siècle, un instrument privilégié de reconnaissance culturelle commune à tous les Afrikaners et par conséquent une véritable assise favorable à la divulgation du nationalisme afrikaner. Non seulement, l'université de Stellenbosch va ainsi devenir une pépinière de joueurs de rugby mais la South African Rugby Board elle-même sera infiltrée par les membres de l'Afrikaner Broederbond, la société secrète dont l'ambition est de promouvoir et défendre les intérêts des Afrikaners en Afrique du Sud face aux anglophones et aux noirs. Ainsi, entre 1960 et 1972, sur un total de 58 rencontres, les 52 titulaires du capitanat springbok seront des Afrikaners membres du Bond.

Par contre, la majorité noire a assimilé le rugby au pouvoir blanc et les ghettos de Soweto ont longtemps aimé exclusivement le football, délaissant le rugby ou même supportant les adversaires des Springboks.

En 1995, une nation unie a soutenu les Springboks. La victoire de ces derniers lors de la coupe du monde de rugby de 1995 fut considérée par de nombreux commentateurs et hommes politiques comme un symbole de la fin de l'apartheid et de la marche en avant vers la réconciliation des Sud-africains. Une image symbolise le fait que la victoire des Springboks a favorisé la réconciliation des blancs et noirs en Afrique du Sud, ce fut celle du Président Nelson Mandela et de l'archevêque Desmond Tutu portant tous deux le maillot des Boks.

Pendant la période qui sépare les coupes du monde de 1995 et 1999, le rôle symbolique des Springboks dans la politique de réconciliation montre cependant ses limites car la composition de l'équipe sud-africaine donne lieu à de nombreuses discussions et contestations, notamment sur le fait qu'elle comprend peu de joueurs noirs et que des quotas devraient être imposés.

Mais l'intégration de joueurs métis et noirs ne s'est pas faite sans scandale et facilement. Le président Thabo Mbeki, au lendemain de la victoire dans la Coupe du monde 2007, demande que l'Afrique du Sud soit prête à perdre un ou deux matchs s'il le faut pour atteindre le but de l'intégration raciale.

Le club de rugby de Soweto a été créé en 1998, des clubs comme celui-ci font que près de la moitié des 450 000 pratiquants du pays sont noirs ou métis en 2007. Mais le groupe des trente Springboks de la Coupe du monde 2007 reflète un déséquilibre : deux métis sur les quinze joueurs titulaires, six joueurs noirs, métis ou indiens sur les trente pour une moitié des pratiquants qui sont joueurs noirs, métis.

Il est prévu que l'équipe parade à travers tout le pays. Les responsables de la fédération sud-africaine annulent la présentation prévue à Soweto, sous des prétextes de logistique et font marche arrière devant l'indignation soulevée. Ce sont toutefois tous les Sud-africains qui fêtent ensemble le titre de champion du monde.

Le rugby à XV étant resté un sport amateur jusqu'en 1995, les joueurs n'ont pas pu bénéficier pendant longtemps de leurs performances et valoriser leur talent en Afrique du Sud ou à l'étranger. Cette situation a changé avec l'avènement du professionalisme en 1995, de nombreux joueurs sud-africains se sont expatriés en Europe pour avoir des contrats plus lucratifs que dans leur pays. Plusieurs joueurs springboks renommés sont venus jouer en Angleterre, en France, en Irlande, au Pays de Galles ou en Italie. C'est le cas par exemple de Naas Botha (Italie), Francois Pienaar (Angleterre), Percy Montgomery (Pays de Galles et France), Stefan Terblanche (Pays de Galles), Cobus Visagie (Angleterre), Grant Esterhuizen (France), Butch James (Angleterre), Victor Matfield (France), John Smit (France) et Ashwin Willemse (France). La fédération a longtemps rendu inéligibles (pour la sélection) les joueurs expatriés pour promouvoir le championnat national. Jake White décide en 2004 de s'autoriser à aligner des joueurs ne jouant pas en Afrique du Sud comme Percy Montgomery.

La SARFU a mandaté la SA Rugby (Pty) Ltd pour manager la branche professionnelle du rugby sud-africain. Dès 2000, cette activité représente un chiffre d'affaires de 400 millions de rands (ou 40 millions d'euros) en droits de retransmission, revenus par les sponsors, ventes de tickets. SA Rugby a conclu alors un accord avec Supersport pour la retransmission exclusive des matchs des Springboks.

L'intégration de l'Afrique du Sud à la Coupe du monde de rugby, la création du SANZAR et la notoriété acquise par le Tri-nations et le Super 14 ont attiré plus de sponsors dans le rugby, ce qui a profité aux meilleurs joueurs qui ont pu avoir de meilleurs contrats.

Les droits de retransmission télévisuelle du Tri-nations et du Super 14 et la visualisation de marques sur les panneaux publicitaires dans les stades représentent des sources de revenu importantes pour l’économie sud-africaine, on peut ajouter aussi la vente de maillots des Springboks.

Plusieurs grands groupes industriels sponsorisent le rugby à XV et, en particulier, le Tri-nations. Pour ces groupes, le rugby représente l'esprit d'équipe, la convivialité, la solidarité, la puissance. Autant de valeurs auxquels ils souscrivent et souhaitent être associés. Les sponsors bénéficient d'une excellente visibilité pendant la retransmission des matchs.

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Équipe d'Italie de rugby à XV

Ballon de Rugby italien.

L'équipe d'Italie de rugby à XV rassemble les meilleurs joueurs d'Italie sous l'autorité de la federazione italiana rugby (F.I.R.) (fondée en 1928).

Les Italiens jouent en blanc et bleu. Le Quinze italien évolue à domicile au Stade Flaminio de Rome. L'ancien international français Pierre Berbizier, qui avait succédé au Néo-Zélandais John Kirwan (2002-2005), a été l’entraîneur de la sélection nationale entre avril 2005 et la fin de la coupe du monde de rugby 2007 ; Nick Mallett lui a succédé à ce poste.

Des formes de football où l'on jouait avec les mains étaient pratiquées en Italie depuis l'époque romaine jusqu'au Moyen-Âge. Il est souvent dit que des étudiants français de l'université de Milan ont introduit le rugby dans la péninsule en 1911, mais il a été établi que des communautés de Britanniques l'avaient déjà fait à Gênes entre 1890 et 1895. Il demeure encore plus pratiqué dans le nord que dans le Mezzogiorno.

La première rencontre dont une trace a été conservée est un match de démonstration qui a opposé le Racing club de Paris au Servette de Genève en 1910, à Turin. L'entreprise qui a organisé la partie est dissoute après cette rencontre, mais ce sport est désormais connu à Milan. La première rencontre jouée par une équipe italienne a lieu l'année suivante entre Milan et Voiron (France). Le 25 juillet 1911 un Comité de propagande est érigé. Il deviendra Fédération italienne de rugby( Federazione Italiana Rugby, F.I.R.) en 1928. La même année Ambrosiana Milano (Milan) vainc le R.C.T. Bucarest 15 à 3.

En 1929 a lieu le premier championnat d'Italie, gagné par Ambrosiana Milano. Il regroupe alors 6 des 16 équipes existant en Italie. C'est en mai de la même année que l'équipe nationale joue sa première rencontre internationale, contre l'Espagne, à Barcelone, et perd 9 à 0.

Après la formation de la FIRA en 1934, qui regroupe les équipes nationales italiennes, françaises, espagnoles, tchécoslovaques, roumaines et allemandes, le rugby à XV se répand en Italie, notamment dans les villes de Milan, Rome, Turin, Bologne, Padoue, Naples, Gênes, Brescia, Trévise, Rovigo et Parme.

En 1937 l'Italie affronte la France et perd 43 à 5.

La Seconde Guerre mondiale interrompt la pratique du rugby. Après le conflit se fait sentir le désir de revenir à une pratique normale, et le rugby à XV entre dans une nouvelle dimension grâce à l'aide des troupes alliées présentes en Italie. L'Italie prend la France pour modèle jusque dans les années 1970. La Vénétie (Rovigo, Padoue et Trévise) domine rapidement le rugby italien, gagnant le surnom de République du rugby italien. Parme et Aquila sont alors aussi des centres importants du rugby à XV.

Dans les années 1970 le rugby à XV italien connaît d'importants progrès grâce à des joueurs (John Kirwan, Botha, Campese, Lynagh) et à des entraîneurs (Saby, Bish, Greenwood, Nelie Smith) étrangers évoluant dans le championnat d'Italie. Des entraîneurs étrangers sont également choisis pour s'occuper de l'équipe nationale, comme Georges Coste. En 1973 l'équipe nationale, entraînée par l'ancien joueur sud-africain Amos du Ploony fait une tournée en Afrique du Sud. D'autres ont lieu en Angleterre, en Écosse, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

À partir de 1980 l'Italie caresse le rêve de participer au tournoi des V nations, et les victoires obtenues contre des membres de la Coupe d'Europe des nations (Roumanie, Espagne, Géorgie), voire contre la France, l'Écosse, le Pays de Galles et l'Irlande font des Italiens des candidats sérieux. L'Italie participe au premier match de la coupe du monde de rugby en 1987 contre la Nouvelle-Zélande le 22 mai 1987. La défaite est lourde pour l'équipe italienne : 70 à 6.

En 1995 ils sont battus par l'Angleterre 20 à 27. Durant les années 1990 les Italiens construisent une bonne équipe qui rencontre des succès face aux équipes des V nations, comme ces deux victoires contre l'Irlande le 4 janvier 1997 (37-29) et le 20 décembre de la même année (37-22).

Le 22 mars 1997 ils gagnent pour la première fois une rencontre contre la France 40 à 32 à Grenoble. En janvier 1998, c'est l'Écosse qui tombe (25-21). La même année durant les qualifications pour la coupe du monde de 1999 ils perdent contre l'Angleterre 23 à 15 mais se plaignent au sujet d'un essai d'Alessandro Troncon que l'arbitre a annulé.

En 2000 l'Italie rejoint le tournoi des cinq nations mais cela coïncide avec le départ de plusieurs de leurs meilleurs joueurs. Malgré tout l'équipe gagne son premier match dans cette compétition, contre l'Écosse par 34 à 20. Depuis leur participation au tournoi est remise en question, mais ils y ont répondu en pratiquant un jeu plus discipliné. En 2001 et 2002 ils ne gagnent pas une seule rencontre du tournoi, et l'entraîneur Brad Johnstone est licencié en 2002.

Il est alors remplacé par John Kirwan. Les Italiens gagnent un deuxième match en 2003 contre le Pays de Galles 30 à 22. Pour la première fois l'équipe ne termine pas à la dernière place de la compétition. Elle remporte ensuite deux matchs durant la coupe du monde de 2003, mais échoue lors du tournoi des VI nations (à cause d'un calendrier dur : 4 matchs en 14 jours). Il faut attendre 2004 pour voir la squadra azzura connaître une nouvelle victoire, cette fois-ci face à l'Écosse. En 2005 l'Italie termine dernière du tournoi des six nations, sans gagner un match, et John Kirwan est remplacé par les Français Pierre Berbizier et Jean-Philippe Cariat. Par la suite les Italiens réalisent une tournée en Argentine où ils créent la surprise en gagnant l'une des deux rencontres 30 à 29. Toutefois les Pumas tiennent leur revanche lorsqu'ils battent l'Italie lors d'une rencontre à Gênes (39-22).

En 2006, lors du tournoi des six nations, les Italiens opposent une forte résistance à leurs adversaires. Ils obtiennent leur premier succès à l'extérieur dans cette compétition avec un match nul contre le Pays de Galles (18 à 18) et ne s'inclinent face à l'Écosse (13 à 10) qu'à cause d'une pénalité accordée à l'Écosse en fin de partie.

Grâce à la présence de joueurs italiens participant aux compétitions européennes de clubs, le niveau de jeu de l'équipe nationale s'accroît constamment, mais il faudra attendre longtemps avant qu'elle remporte le tournoi. De plus en plus d'Italiens regardent les matchs de rugby. L'une des raisons d'être optimiste pour le rugby italien est que leurs meilleurs joueurs sont plutôt jeunes et vont probablement s'améliorer avec le temps. De plus le budget de la Fédération Italienne de Rugby a connu une forte augmentation : il atteint actuellement vingt-et-un millions d'euros.

En 2007, l'Italie joue dans la poule C de la coupe du monde, où elle affronte la Nouvelle-Zélande, l'Écosse, la Roumanie et le Portugal. Elle termine troisième de sa poule, derrière la Nouvelle-Zélande et l’Écosse.

Toujours en 2007, l'Italie signe sa première victoire à l'extérieur dans le cadre du tournoi des six nations face à l'Écosse, à Murrayfield sur le score de 17-37. Deux semaines plus tard, la Squadra s'impose contre le Pays de Galles, au Stadio Flaminio. Le résultat, 23 à 20, est historique. C'est en effet la première année depuis son insertion en 2000 que l'Italie remporte deux matchs dans le Tournoi.

La liste suivante indique les joueurs pré-retenus pour disputer la coupe du monde 2007. Le deuxième ligne Carlo Del Fava, initialement retenu, est remplacé par Fabio Staibano en raison d'une blessure.

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Athletic club de Boulogne-Billancourt rugby

L'Athletic club de Boulogne-Billancourt rugby (ou ACBB rugby) est un club français de rugby à XV basé à Boulogne-Billancourt, section du club omnisports de l'Athletic club de Boulogne-Billancourt. Le club évolue actuellement en Fédérale 2.

Depuis 1935 existait à Boulogne un club de rugby fleurant bon l’Occitanie, Lou Païs A.C. qui s’était élevé, à la veille de la guerre, jusqu’à la division d’honneur. L’ACBB fut crée en 1943 par la fusion des principales associations sportives boulonnaises. Le rugby fut une des 6 sections fondatrices. On jouait alors, pour une cotisation annuelle de 5 Francs, sur le stade de la porte de Saint-Cloud. Le club accéda à la 3è division en 1955, mais n’y resta que 2 ans.

Après la descente, Marcel Draghi, un grand monsieur, remit la section sur les rails, suivi par Louis Béranger et Jacques Thibault. Michel Francazal, n°9 alors, la plus belle passe d’Ile de France, se souvient :"C’est Louisou Estournès qui m’a amené en 1962. Il y avait Garapit, entraineur-joueur, List, Marchal, Crampes, Saint-Pé, et, plus tard Saint-André, Giniès, Aubriet, Fréville ... Je suis devenu capitaine-entraineur en 1966. J’ai impliqué les joueurs dans la gestion de la section, dont les structures devaient s’étoffer : depuis lors, nous avons toujours eu un bureau solidement organisé autour d’ancien joueurs. Après la fusion avec le B.A.C., le club de Renault dirigé par Jean Gouet, et l’arrivée de Marais, Bordachar, Courant, Boucard, des frères Lafarge, dont un fut internationale et d’André Darquié, nous sommes remontés en DIII en 1971. Beltramo, éducateur hors pair, avait créé une école de rugby qui devait fournir l’ossature de la montée en DII, en 1981. C’est aussi de cette époque que date notre tradition des tournées internationales, 22 à ce jour, dont nous avons été les pionniers avec le PUC".

Entre-temps, le stade Léo-Lagrange a fait place au périphérique : la section a été relogée au Fond des Princes, à l’emplacement de l’actuel central de Roland-Garros. Après un intermède au stade Le Gallo, sur les quais, nous avons intégré en 1985 notre écrin du Saut-du-Loup, inauguré par Guy Drut, alors adjoint au Maire de Paris.

Pendant cette période, ont joué de fortes personnalités qu’on nous pardonnera de ne pouvoir les citer toutes ici : dans les années 70, les Munari, Bordaisco, Laffargue, Pousson, Fleureau, Esclafer, Deloffre, Walter, Decès, Benoit, dans les années 80, Maybel (international Junior), Robert, Tachousin, Reguengo (international Universitaire), Lavau, Orditz (international B.), Poncelet (international Militaire), Lavernhe, Chelly, etc ...

Mais c’est l’arrivée d’une paire 8-9 exceptionnelle, Nick Mallett (international Springboks) et Pierre Boudet, et l’éclosion de Yann Lemeur (international et champion du monde universitaire), qui a permis l’accession du club en première division en 1992. Avec l’appui des Jean-Pierre Genet, Michel Tachdjian (toux deux internationaux), Bill Le Clerc (baby black), Dubreuille, Lacroix, Duhamel, Levallet, Maureau et consorts, l’équipe fanion a même flirté avec le groupe A et a été pendant deux saison n°2 d’Ile de France.

Avec la retraite de ses vedettes et le développement du professionnalisme, l’ACBB a dû revoir ses ambitions à la baisse : ce fut la descente en D2 en 1996, puis en D3 en 1998. Le club échoue encore aux portes de la D2 lors la saison 2006-2007. Mais ce mécompte sportif ne doit pas masquer les progrès de l’ensemble du club. La nouvelle équipe dirigeante s’est attachée à donner de fortes structures au club, spécialement au niveau des équipes de jeunes et des éducateurs. Avec près de 500 adhérents, nous sommes parmi les 5 plus gros clubs d’Ile de France et constituons un pôle d’attraction pour les pratiquants de l’Ouest Parisien. Ce travail de fond a permis au club de remonter en Fédérale 2 au terme de la saison 2007/2008 et d'entretenir d'autres objectifs de progression.

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Football club de Saint-Claude

Image:Logo fcsc2.jpg

Le Football club san-claudien ou FC Saint-Claude est un club de rugby à XV français basé à Saint-Claude (Jura). Il évolue actuellement en Fédérale 2.

Il appartient au comité de Franche-Comté après avoir longtemps dépendu du Lyonnais. Ses couleurs sont le bleu ciel et le blanc.

Le Football-Club San-Claudien est créé le 30 mars 1900, au Café de France, par Aimé Bouland et ses amis. Le club vient de la "Franc-comtoise", société gymnique locale fondée en 1889, dont les membres avaient été conquis par le rugby, découvert alors qu’ils s’étaient rendus à Genève pour disputer un concours. C’est le plus ancien club du Jura.

Les premières couleurs du club sont le noir. Le premier match a lieu le 9 août 1900 entre deux équipes formées de joueurs du club. Afin de les distinguer, les joueurs portent sur leurs maillots noirs des écharpes rouges ou jaunes.

En novembre 1901, le club adhère à l'U.S.F.S.A (Union des Sociétés Françaises de Sport Athlétique) comme société pratiquant « la course à pied et généralement toutes activités sportives selon la saison et les possibilités » (premiers statuts du club). Mais le rugby restera la discipline phare.

Le club relève alors du comité de l’Est, dont le siège est à Dijon, qui autorise les matches, alors uniquement amicaux, à se tenir sous son égide. L’un des problèmes majeurs que rencontre le club est le manque d’adversaires proches. Il faut alors faire beaucoup de kilomètres dans des conditions parfois difficiles (routes peu praticables, pas de train, moyens financiers limités etc.) pour organiser les matchs. Le premier « vrai » déplacement a lieu le 30 mars 1902… en Suisse sur le terrain de l’AC Genève.

En 1903, le F.C.S.C s'inscrit au premier championnat régional de Première Série du comité de l’Est. Il y affronte le Lycée Carnot (Dijon), le RC Bourguignon (Dijon), et Chalon-sur-Saône.

Dès 1905, le club compte pas moins de trois équipes, ce qui est tout à fait exceptionnel en cette période pionnière et vu la taille modeste de la vile (environ 12 000 habitants à l’époque). Le club dispute toujours quelques matches amicaux. En 1907, Saint-Claude s’incline en finale du championnat de l’Est de Deuxième Série contre Chalon.

C'est le 28 février 1910 que le F.C.S.C devient « ciel et blanc ». La même année, le club obtient son affiliation au comité du Sud-Est/Lyonnais, à Lyon, beaucoup plus actif et comprenant beaucoup d’équipes. Dès sa première saison (1910-11), il devient champion du Lyonnais en battant le Sport Athlétique de Lyon 9-3.

F.C.S.C récidive en 1912 et à ce titre dispute la phase finale du championnat de France, dont il atteint la finale à Paris, conclue par une défaite 14-0, après avoir éliminé une très forte équipe du Creusot en demi-finale.

Sous la houlette de Lucien Rozier, arrivé de Grenoble en 1926, le F.C.S.C. va devenir un club de premier plan. Il atteint d’abord les sommets du championnat Promotion (demi-finale en 1928), et se qualifie pour le championnat Honneur (1929), ce qui lui permet d’évoluer en Excellence (Première Division), mais le comité du Lyonnais préfère engager un autre club à sa place, comme il en avait alors le pouvoir. En 1930, Saint-Claude atteint la finale du championnat de France Honneur contre l’US Bortoise de Bort-les-Orgues, mais s’incline (0-5). Cette fois-ci, pourtant, il accède pour la première fois à l'élite.

Il y fait bonne figure. Au lendemain d’une rencontre perdue à Narbonne, un quotidien du Languedoc loue la qualité du jeu d’attaque et « l’élégance » des Jurassiens, qu’il surnomme « les Basques de l’Est », en hommage aux grandes équipes basques, notamment l’Aviron bayonnais, d’avant-guerre. Ce surnom devait coller au club pendant de longues décennies.

En 1933, c’est la descente. La crise économique touche durement cette région de petite industrie et il est difficile de retenir les jeunes au pays. Rozier repart pour Grenoble l’année suivante.

En 1936, c’est le sursaut : le club dispute la finale du championnat de France de Promotion (Troisième Division), mais doit s’incliner d’un rien contre le SC Graulhet (0-3). Il demeure en Promotion jusqu’à la guerre, qui éprouve durement la région et le club (beaucoup de jeunes tomberont, victimes de l’Occupation allemande ou seront déportés).

Le club repart en Promotion mais ne peut se maintenir. Jules Monneret, président de 1945 à 1958, reconstruit alors un club structuré, sain, misant sur la formation, les clubs devant désormais engager des équipes dans des compétitions juniors. En 1951, c’est la consécration avec un premier titre de champion de France, celui de Promotion (Troisième Division), grâce à une victoire sur l’US Montréjeau (3-0). Malgré cela, la réorganisation des championnats fédéraux ne permet pas à Saint-Claude d’accéder à la Deuxième Division, et le club demeure dans le championnat Honneur-Promotion.

C’est André Pagès (1953-1964), ancien de l’USAP et du CS Vienne qui va donner l’impulsion décisive. Entraîneur-joueur,il bâtit une équipe de plus en plus redoutable et redoutée et, avec Jacky Arbarettaz, forme des joueurs du cru qui ont un bagage technique suffisant pour l'accession vers la Nationale. En 1954, le club revient en Troisième Division (Excellence), puis dès l’année suivante (1955) en Deuxième Division, malgré la défaite en finale du championnat de France contre Quillan à Châteaurenard (3-6).

Enfin, en 1958, c’est le retour des Bleus et Blancs en Première Division pour la première fois en 25 ans. Bagnères-de-Bigorre en seizièmes et Poitiers en huitièmes (après prolongations) s’inclinent. Le match décisif est un quart de finale contre Foix, que Saint-Claude remporte 3-0 le 28 avril. La défaite contre Le Boucau en demi-finale n’est qu’anecdotique.

Débute alors la plus belle période du club qui demeurera dans l’élite (y compris le Groupe B de Première Division) pendant une trentaine d’années. Son symbole sera l’international Roland Crancée (2 sélections en équipe de France avec le FC Lourdes en 1960 et 1961), deuxième ligne doté d’un coup de pied très puissant, qui y sera entraîneur-joueur de 1964 à 1975. Il remplace André Pagès, qui dès l’année suivante fera monter Bourgoin en Première Division !

Saint-Claude souffre régulièrement mais parvient tout de même à se qualifier à trois reprises pour les seizièmes de finale de Première Division (1960-61, 1968-69, 1971-72). Il chute en Groupe B en 1973.

Les San-Claudiens vont alors faire l’ascenseur entre le Groupe A, le Groupe B et la Deuxième Division. Promu en Groupe A en 1974, Saint-Claude retombe immédiatement dans le Groupe B. En 1976, nouvelle remontée sous la direction de Jean-Paul Raymond et Pierre Delavenna en groupe A pour une saison, (1976-77), avant la redescente en Groupe B, puis en Deuxième Division (1979). Frappé par la crise économique qui touche les industries de la région (bois, bijoux), dont les dirigeants soutiennent traditionnellement le club, Saint-Claude éprouve de plus en plus de mal à demeurer au plus haut niveau.

En 1980 arrive Nigel Horton, ancien international anglais. En 1982, l'équipe monte en groupe B pour redescendre aussitôt en Deuxième Division. Nouvelle accession en Groupe B après une demi-finale du Championnat de Deuxième Division en 1984. Le club y restera jusqu’en 1989.

1985 est une grande année pour le F.C.S.C : il fête son 85ème anniversaire par un match de gala contre le Leicester de Dean Richards et voit arriver un ancien international sud-africain, Nick Mallett, troisième ligne, en provenance du club italien de Rovigo, et futur sélectionneur des Springboks, comme entraîneur-joueur et tiendra le bar, dont la gérance était promise aux entraîneurs du club, puisque le professionnalisme était interdit . Il ne peut empêcher la descente en 1989, mais dès l’année suivante, en 1990, le F.C.S.C dispute la finale du Championnat de France contre l'ASPTT Paris, à Montchanin devant 6.000 supporters, perdue 18-10. Mais la remontée en Groupe B est assurée.

Nick Mallett quitte le club en 1990 pour l'AC Boulogne-Billancourt et c’est son frère Dave, qui lui succède. L’ancien international toulonnais Bernard Herrero prend ensuite le poste (1992-1995). L’équipe retombe en Deuxième Division, puis revient en Groupe B entre 1993 et 1996. Saint-Claude se retrouve à nouveau en Deuxième Division à la fin des années 90.

Avec la réorganisation des championnats fédéraux au début des années 2000, Saint-Claude s’est retrouvé en Nationale 2/Fédérale 2, niveau où il se trouve toujours.

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Source : Wikipedia