Navigateurs

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Posté par talos 23/04/2009 @ 18:15

Tags : navigateurs, internet, high-tech

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Évolution de l'usage des navigateurs Internet

Une grossière estimation de la part de marché des principaux navigateurs web en fonction du temps.

L'évolution de l'usage des navigateurs internet est l'évolution de l'usage du logiciel de navigation web que les internautes ont observé à travers le temps. Elle est souvent la conséquence d'une compétition entre les compagnies développant ces logiciels pour la domination du marché. Cette évolution a surtout été marquée par le combat entre Microsoft Internet Explorer et Netscape Navigator (en particulier sur la plate-forme Windows) à la fin des années 1990. Depuis le début du XXIe siècle, le combat marquant est celui qui oppose Internet Explorer à Mozilla Firefox.

Le World Wide Web a commencé à croître exponentiellement avec l'apparition du navigateur web NCSA Mosaic en 1993. Ce navigateur était gratuit et développé par le National Center for Supercomputing Applications. Ce navigateur fut le plus utilisé durant un an, jusqu'à fin 1994, avec l'apparition de Netscape Navigator, développé par Netscape Communications Corporation qui a débauché la plupart des développeurs de NCSA Mosaic. Mosaic fut supplanté par Netscape Navigator en quelques mois.

En 1995, alors qu'Internet commence à être connu du grand public grâce au Web et au courriel, Microsoft préparait la sortie de Windows 95 en pensant que l'offre d'Internet était d'une qualité trop inégale pour le grand public. C'est ainsi que Microsoft lança Windows 95 avec The Microsoft Network, un réseau censé concurrencer Internet.

Pendant ce temps, suite notamment à la sortie du langage Java et à son intégration par plugin dans Netscape Navigator, le monde informatique commençait à sérieusement spéculer sur la possibilité de voir le web devenir une plate-forme de développement qui rende la plate-forme sous-jacente, soit le système d'exploitation, donc notamment Microsoft Windows, interchangeable. Cela signifierait que le monopole de fait détenu par Microsoft se transformerait en monopole de fait de Netscape Communications Corporation. En août 1995 Netscape entre en bourse à 28 dollars et l'action est immédiatement sujette à une très forte spéculation.

Microsoft, au vu du succès d'Internet et de Netscape, prit conscience du danger et du potentiel du web et créa Internet Explorer 1.0 grâce à l'acquisition d'une licence de Spyglass Mosaic (à ne pas confondre avec NCSA Mosaic).

Internet Explorer 1.0 fut alors inclus dans le Pack Plus Windows 95 en août 1995. La sortie d'Internet Explorer 2.0 trois mois plus tard marqua le début de la guerre. The Microsoft Network fut également pleinement intégré au web et MSN, son descendant, est aujourd'hui un des sites web les plus visités au monde.

Les versions de Netscape Navigator (Netscape Communicator plus tard) et d'Internet Explorer se succédèrent rapidement durant les quelques années qui suivirent. L'ajout précipité de fonctionnalités prit le pas sur le développement de spécifications techniques concertées, et cette guerre eut comme conséquences des navigateurs instables, de faible respect des standards alors naissants, de plantages fréquents, de trous de sécurité et de beaucoup d'autres problèmes pour les utilisateurs. Internet Explorer ne fut pas compétitif avant la version 3.0 (1996) qui incluait le support de scripts et les premières implémentations commerciales des feuilles de style en cascade.

Internet Explorer 4.0 sortit en octobre 1997. Un logo géant de trois mètres représentant la lettre « e » fut créé à l'occasion de la cérémonie de lancement à San Francisco. Les employés de Netscape découvrirent ce logo géant sur la pelouse de leur lieu de travail le lendemain matin, avec un écriteau « de la part de l'équipe d'IE ». Les employés de Netscape réagirent rapidement et posèrent dessus une maquette géante de leur mascotte, un dragon, tenant une pancarte déclarant « Netscape 72, Microsoft 18 » (pour illustrer les parts de marché).

Internet Explorer 4 fut un tournant de la guerre des navigateurs. Il était plus rapide et supportait mieux les spécifications du W3C que Netscape Navigator 4.0. Installer Internet Explorer 4.0 était considéré comme une évolution qui permettait par exemple de jouer des fichiers MP3 en arrière-plan.

Durant cette période, il était très fréquent pour les concepteurs de sites web d'afficher des logos « optimisé pour Netscape » ou « optimisé pour Internet Explorer ». Ces logos identifiaient souvent une version précise et proposaient un lien pour télécharger le navigateur « préféré ». D'une certaine façon, ces logos reflétaient une différence entre les « standards » supportés par les navigateurs et précisaient quel navigateur avait été utilisé pour tester les pages. Des défenseurs de la notion selon laquelle les sites web devraient être visibles avec n'importe quel navigateur entamèrent la campagne « visible avec n'importe quel navigateur ».

Microsoft disposait de deux gros avantages dans cette guerre. Le premier était tout simplement lié aux ressources : Netscape a débuté avec 90 % de parts de marché et une bonne dose de bienveillance de la part du public, mais c'était une société relativement petite dont la majeure partie des revenus étaient issue d'un seul produit (Navigator et ses dérivés) ; elle était donc vulnérable financièrement. Le produit financier total de Netscape n'a jamais dépassé les intérêts créditeurs générés par les fonds de caisse de Microsoft.

L'autre avantage de Microsoft, le plus important, était le quasi monopole qu'il détenait sur le marché des systèmes d'exploitation et qu'il put utiliser comme levier afin d'établir IE dans une position dominante. IE était incorporé à chaque copie de Windows ; Microsoft a ainsi été capable d'augmenter ses parts de marché bien que les premières versions de IE aient été sensiblement moins performantes que Netscape. De plus, IE restait gratuit tout en profitant des énormes recettes de Windows pour son développement et son marketing. IE a ainsi pu se développer rapidement jusqu'à être équivalent à Netscape, ce qui a alors incité à l'utiliser au lieu de télécharger et installer Netscape.

La guerre des navigateurs prit fin lorsque Internet Explorer cessa d'avoir des concurrents sérieux. Cela entraîna également la fin des innovations dans les navigateurs web ; il n'y eut pas de nouvelle version d'Internet Explorer entre la version 6.0, sortie en 2001 et la version 7 (2006).

Fin 2004, la guerre a été relancée suite à la sortie du navigateur Firefox qui est basé sur le moteur Gecko du navigateur de Netscape, projet lancé par des anciens employés de Netscape, rejoints par une communauté de développeurs code source libre se structurant autour de la Fondation Mozilla. En septembre 2007, après plus de 400 millions de téléchargements, Firefox a augmenté ses parts d'utilisation par rapport à Internet Explorer. En Europe ce chiffre est de près de 27,7% (le plus fort taux est de 45,4% en Finlande) et en Océanie il a passé les 30%.

En 2006, Microsoft n'ayant toujours pas mis à jour IE et son obsolescence commençant à agacer les développeurs web et les responsables de sécurité, des navigateurs alternatifs modernes, respectueux des standards et sécurisés tels que Firefox, Konqueror, Safari et Opera font leur apparition dans les statistiques des sites web.

Du côté de Konqueror et Safari, l'épisode des contributions de code par Apple à KHTML semble se diriger vers une convergence avec WebKit, utilisé également par le navigateur mobile de Nokia.

Dans le marché des mobiles et assistants, Opera semble se tailler la part du lion. D'autres initiatives confidentielles existent dont Minimo de la Fondation Mozilla.

Microsoft riposte en annonçant que Internet Explorer 7, qui initialement ne devait être qu'une version renommée de la version 6 pour Windows Vista, fonctionnerait également sur Windows XP et serait une évolution majeure.

IE7, sorti en octobre 2006 intègre donc beaucoup de fonctions jugées essentielles, comme la navigation par onglets ou un moteur de recherche à droite de la barre de navigation. Il ne comble cependant qu'une partie des retards acquis ces dernières années, et bénéficie toujours de son monopole sur le poste de travail.

La guerre des navigateurs a encouragé deux attitudes spécifiques parmi ses protagonistes.

Les standards du web ont par la suite été affaiblis à cause de la domination d'une seule société sur le marché des navigateurs. Plusieurs standards ne sont pas bien supportés par Internet Explorer, comme les évolutions des feuilles de style en cascade (CSS), le format d'image PNG, et le XHTML. Cela a pour effet une stagnation du développement du web et l'utilisation de techniques inutilement complexes (comme l'abus des tableaux pour la mise en page, alors qu'il est préférable d'utiliser les feuilles de style). Beaucoup de développeurs web écrivent également leurs pages pour fonctionner avec les idiosyncrasies d'Internet Explorer plutôt que de coller aux standards, et cela signifie que les pages ne peuvent être vues correctement qu'avec Internet Explorer.

En plus de cela, Internet Explorer a implémenté plusieurs extensions propriétaires, rendant beaucoup de pages incompatibles avec les autres navigateurs ou plates-formes (le VBScript et les ActiveX en sont des exemples, ainsi que les techniques DHTML spécifiques à Microsoft (qui sont clairement antérieures au standard DOM officiel, mais restent néanmoins utilisées). L'adoption quasi-universelle d'Internet Explorer a également été facteur du succès massif des vers informatiques, qui exploitent les failles logicielles pour se propager, car plus il y a de machines exposées, plus le ver aura de facilité à se propager. Un logiciel utilisé par beaucoup est plus fréquemment cible de pirates informatiques, qu'il s'agisse d'Internet Explorer ou, à moindre échelle, de Firefox.

Enfin, comme le nom Internet Explorer comporte le mot « Internet », beaucoup d'utilisateurs inexpérimentés peuvent être trompés et assimiler le navigateur à l'Internet lui-même, ce qui rend difficile l'idée de changement de navigateur. À ce titre, la version d'Internet Explorer incorporée à Windows 95 se lançait du « bureau » par une icône intitulée « Internet ». Or, l'Internet est un réseau de réseaux d'ordinateurs, alors que les navigateurs ne sont que des clients pouvant accéder à un aspect particulier d'Internet, le World Wide Web.

En 1998, les développeurs de Netscape ont libéré le code source de Navigator, en le renommant Mozilla. Mozilla a par la suite été réécrit entièrement et amélioré sous plusieurs angles. En 2002, Mozilla a atteint la version 1.0 et est devenu populaire dans la communauté du logiciel libre. Plusieurs produits dérivés ont été créés, parmi lesquels Firefox, le navigateur multi-plateforme allégé de Mozilla. Mozilla et les navigateurs issus de Mozilla ont créé une niche en expansion dans le marché des navigateurs.

Le navigateur du monde Unix Konqueror fait partie du projet KDE et est en concurrence avec Mozilla sur les systèmes Unix. KHTML, le moteur de Konqueror a également été utilisé par Apple pour son navigateur Safari, qui est maintenant le navigateur par défaut sur Macintosh. Prévu pour Konqueror, KHTML permet à toutes les autres applications KDE d'afficher une page HTML voire d'embarquer un mini navigateur en quelques lignes de code, et plusieurs applications qui ne sont pas des navigateurs à la base s'en servent. Le lecteur de musique Amarok affiche par exemple la biographie présente sur Wikipédia de l'artiste ou du compositeur du morceau écouté. Cette idée a été reprise par Apple, et exploitée par des navigateurs concurrents de Safari (OmniWeb) ou d'autres programmes Macintosh.

En 2003, Microsoft annonçait qu'Internet Explorer 6.0 SP1 serait la dernière version indépendante de son navigateur et que les améliorations futures dépendraient de la prochaine version de Windows, dont le nom est Microsoft Windows Vista. Windows Vista inclura de nouveaux outils comme Windows Presentation Foundation et le XAML (un langage XML propriétaire) qui permettra aux développeurs de créer des applications web extensibles, et que l'on peut approximativement comparer au concept multiplate-forme de Mozilla, le XUL (XML-based user interface language).

Opera dispose d'une petite part sur le marché des micro-ordinateurs, mais est un navigateur populaire sur les appareils mobiles comme les smartphones ou la Wii. Initialement payante sous la forme d'un partagiciel, puis financée par un bandeau publicitaire ou l'achat d'une licence, sa version PC est devenue totalement gratuite et sans publicités en septembre 2005.

En 2008, Google présente Google Chrome, qui selon XiTiMonitor atteindra une part de marché proche de 1,6 % le jour de sortie, puis descendra et se stabilisera les jours suivants autour de 1 %.

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Groupe d'avis aux navigateurs

Le groupe d'avis aux navigateurs est une revue hebdomadaire du SHOM qui regroupe les corrections à apporter aux cartes marines et aux documents nautiques dont le SHOM a la responsabilité. Il est disponible sur format papier via un abonnement payant, ou gratuitement sur le site du SHOM.

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Avis urgent aux navigateurs

Un avis urgent aux navigateurs, communément abrégé en AVURNAV, est en France, un message à caractère urgent destiné aux navigateurs et diffusé généralement par radiotéléphonie, navtex ou Inmarsat, qui concerne des modifications récentes importantes à prendre en compte pour la sécurité de la navigation. Ces modifications peuvent être d'origine accidentelle (disparition de balise, épave,...) ou programmée (chantier sur le domaine maritime, tir d'artillerie, ...). Elles peuvent concerner l'apparition de dangers, les infrastructures, la topographie et l'hydrographie. En France, le détail de tous les AVURNAV en cours dans une zone donnée peut-être consulté dans les capitaineries des ports attenant à la zone maritime concernée.

Les changements suivants sont annoncés par des AVURNAVs : le déplacement d'un banc de sable, une nouvelle épave, l'extinction puis le rallumage d'un feu ou d'un phare, la disparition d'une balise, la modification de l'apparence d'une balise, la pose provisoire d'une bouée, la présence d'un chantier fixe sur le domaine maritime constituant un risque potentiel pour la navigation aux abords de la côte ou au large, une campagne de relevé hydrogaphique ou sismique (navire peu manoeuvrant), un exercice de tir en mer depuis la terre (missile, artillerie), la présence d'une épave flottant entre deux eaux (bille de bois, conteneur, ...), des changements affectant le chenal d'accès et plus généralement les abords d'un port, etc.

Sur l'AVURNAV sont indiqués au minimum l'autorité émettrice, la description et la position de l'endroit concerné, la nature de la modification ou du danger et, si elle résulte d'une action programmée, la date de fin.

Par analogie, en France, le site Bison futé , centralise les informations qui pourraient être du type avis urgents aux usagers de la route.

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Les Navigateurs de l'infini

Série Science-fiction

Les Navigateurs de l'infini est un roman de science-fiction écrit en 1925 par J.-H. Rosny aîné.

Une mission d'exploration atterrit sur Mars où elle découvre une race extra-terrestre, les Tripèdes, dotés de trois jambes, six yeux et irradiant une surnaturelle beauté. Ces Martiens sont les derniers représentants d'une espèce très ancienne et très évoluée qui disparaît peu à peu, cédant la place à une nouvelle forme de vie, les Zoomorphes. Ces créatures minérales, moins intelligentes que les Tripèdes, sont toutefois plus jeunes et plus dynamiques. Lors de son retour sur Terre, l'expédition ramène avec elle deux Martiens, un père et sa fille. Cette dernière étant amoureuse de l'un des astronautes terriens et le mode de reproduction de Martiens étant quasi parthénogénétique, elle donne naissance à un hybride en pensant très fort au père qu'elle souhaite pour son enfant.

Selon Jacques Sadoul : « Les Navigateurs de l'infini, qui date de 1925, est peut-être le chef-d'œuvre de Rosny aîné. Assez curieusement, il reprend la situation de La Mort de la Terre, à savoir la lente agonie de la race dominante d'une planète, mais en la transposant sur Mars ».

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Feuilles de style en cascade

CSS (Cascading Style Sheets : feuilles de style en cascade) est un langage informatique qui sert à décrire la présentation des documents HTML et XML. Les standards définissant CSS sont publiés par le World Wide Web Consortium (W3C). Introduit au milieu des années 1990, CSS devient couramment utilisé dans la conception de sites web et bien pris en charge par les navigateurs web dans les années 2000.

L'un des objectifs majeurs de CSS est de permettre la stylisation hors des documents. Il est par exemple possible de ne décrire que la structure d'un document en HTML, et de décrire toute la présentation dans une feuille de style CSS séparée. Les styles sont appliqués au dernier moment, dans le navigateur web des visiteurs qui consultent le document. Cette séparation fournit un certain nombre de bénéfices, permettant d'améliorer l'accessibilité, de changer plus facilement de présentation, et de réduire la complexité de l'architecture d'un document.

CSS permet de définir le rendu d'un document en fonction du média de restitution et de ses capacités (type de moniteur ou de dispositif vocal), de celles du navigateur (texte ou graphique), ainsi que des préférences de son utilisateur.

D'autres types de media sont théoriquement prévus par la spécification CSS2.1, mais ne sont pas implémentés par les agents utilisateurs : braille et embossed pour les tablettes brailles et les embosseuses, ainsi que tty pour les téléscripteurs.

Dans chaque média, les styles de présentation déterminés par l'auteur du document se combinent avec ceux par défaut de l'agent utilisateur et ceux issus des préférences de l'utilisateur et de sa configuration personnelle.

Les capacités du récepteur peuvent être prises en compte par les auteurs, à destination des agents utilisateurs implémentant le module CSS3 « media queries » : celui-ci permet de conditionner la prise en compte d'une feuille de style à des contraintes concernant notamment la résolution ou la capacité de restitution des couleurs.

Le rendu d'un document stylé est déterminé par les concepts de boîte et de flux. Le moteur de rendu CSS établit une « structure de formatage » reflétant l'arbre logique du document. Chaque élément de cette structure génère une ou plusieurs zones dotées de propriétés d'affichage ou de rendu vocal paramétrables. L'affichage ou la lecture s'effectuent à partir du flux des boîtes successivement générées pour chaque élément tel qu'il apparaît dans l'ordre linéaire de la structure de formatage.

Les caractéristiques applicables aux boîtes CSS sont exprimées sous forme de couples propriété: valeur.

Les propriétés sont libellées à l'aide de mots-outils anglais tels que « width » (largeur), « font-size » (taille de la police de caractères) ou « voice-volume » (volume sonore du rendu vocal).

Les valeurs peuvent être selon les cas exprimées à l'aide d'unités normalisées par ailleurs, ou de mots-clés propres à CSS. Par exemple, une couleur de fond ou de texte peut être exprimée à l'aide du modèle RGB ou des mots clés black, blue, fuchsia, etc.

Les propriétés CSS ont été établies selon un compromis entre deux contraintes opposées : faciliter la lecture des feuilles de styles par les agents utilisateurs en multipliant les propriétés individuelles, ou faciliter leur écriture par les auteurs en recourant à un nombre plus réduit de propriétés combinées. Par exemple, la position d'une image d'arrière-plan est déterminée par une propriété unique (background-position), combinant les deux valeurs d'abscisse et d'ordonnée, et non par deux propriétés distinctes. De même, il existe des propriétés raccourcies permettant aux auteurs de simplifier l'écriture d'une série de propriétés : le raccourci font permet, par exemple, de résumer en une seule règle l'ensemble des propriétés de police de caractères, de taille, de hauteur de ligne, de casse, de graisse et d'italique. Mais l'utilisation du caractère « / » rend beaucoup plus complexe l'analyse syntaxique des feuilles de styles par les agents utilisateurs.

Bien que ce code CSS ne décrive pas la totalité de la présentation d'un document, il constitue à lui seul une feuille de style à part entière. Il fixe pour les éléments p (paragraphe), le paramètre de taille à la valeur 110% et le paramètre de police à la valeur Helvetica, ou, si Helvetica est indisponible, une police générique sans serifs.

Des sélecteurs contextuels, formés par combinaisons de sélecteurs simples, permettent de viser des éléments selon leur position dans le document : a img ne désignera par exemple que les images présentes dans des liens.

Les feuilles de styles sont donc des documents textuels, dont la syntaxe se veut simple et intuitive, pour permettre leur lecture et leur écriture aussi bien directement par l'auteur qu'à l'aide d'un logiciel.

Le concept de feuille de style est présent dès l'origine du World Wide Web : le premier navigateur web (« WorldWideWeb », renommé par la suite « Nexus ») permet de mettre en forme les documents à l'aide de ce qui serait aujourd'hui considéré comme une « feuille de style utilisateur ». De même, les navigateurs Viola en 1992 et Harmony en 1993 recourent à un mécanisme similaire permettant de déterminer le rendu des polices de caractères, des couleurs ou de l'alignement du texte.

Il ne s'agit cependant pas de styles déterminés par l'auteur du document. Les premières implémentations HTML ne comportant pas non plus d'éléments de présentation, une pression croissante s'exerce alors pour que les navigateurs permettent aux auteurs de déterminer eux-mêmes la mise en forme des pages web, dans une démarche issue de la publication imprimée électronique. C'est dans ce contexte, en 1994-1995, que le tout nouveau Netscape Navigator introduit les premiers éléments HTML de présentation à l'initiative de Marc Andreessen, tandis qu'apparaissent concurremment les premières propositions de formats de styles externes : le « stylesheet proposal » de Pei Wei (créateur de Viola), les « Stylesheets for HTML » de Robert Raisch (O'Reilly), et enfin les «  Cascading HTML Style Sheets » (CHSS) d'Håkon Wium Lie. L'apparition de CSS répond à une volonté de « proposer une alternative à l'évolution du HTML d'un langage de structuration vers un langage de présentation ».

Une troisième voie de développement est également ouverte à la même époque : le langage de transformation DSSSL des documents SGML, élaboré par James Clark, suggère la possibilité d'un format de styles qui ne soit pas seulement descriptif, et se rapproche d'un véritable langage de programmation. Cette voie est suivie par Netscape, qui propose en 1996 au W3C les « JavaScript-Based Style Sheets » (JSSS), implémentée par Netscape Navigator 4 en 1997.

La première proposition de Cascading HTML Style Sheets formulée par Håkon Wium Lie retient l'attention de Dave Raggett, qui est alors le principal éditeur du projet de spécification HTML3.0. Partisan d'un HTML purement structurel, il encourage la publication d'un document de travail CHSS, afin que celui-ci puisse être présenté et discuté à la seconde conférence internationale sur le WWW (Mosaic and the web', Chicago, 1994). Il modifie également avec Håkon Lie le navigateur Arena, afin de permettre de tester ce format, et en fait la démonstration lors de la troisième conférence WWW en 1995.

Parallèlement, Bert Bos, qui travaillait alors sur le navigateur Argo, et qui avait soumis au W3C son propre projet « Stream-based Style Sheet Proposal » (SSP), décide de joindre ses effets à ceux d'Håkon Lie. SSP ayant été développé avec l'idée d'être applicable non seulement à HTML, mais aussi à d'autres langages de balisage, Bert Bos et Håkon Lie reprennent cet objectif, et en font une des caractéristiques clés de ce qui devient alors CSS proprement dit.

Un autre aspect de CSS s'avère alors déterminant face aux alternatives existantes : CSS est le premier format à inclure l'idée de « cascade » (feuille de style en cascade), c'est-à-dire la possibilité pour le style d'un document d'être hérité à partir de plus d'une « feuille de style ». Cela permet d'arbitrer entre plusieurs sources concurrentes de mise en forme d'un élément, et répond donc à la nécessité de composer entre les préférences stylistiques des auteurs et des utilisateurs.

Le World Wide Web Consortium (W3C) devient opérationnel en 1995, et la liste de discussion www-style est alors créée. La même année se tient à Paris un « W3C style sheet workshop » décisif pour l'avenir des CSS. Y est notamment affirmée la volonté de conserver les feuilles de style sous une forme simple, ce qui exclut l'hypothèse JSSS de Netscape. Par ailleurs, Thomas Reardon (Microsoft) y annonce le support à venir de CSS dans les futures versions d'Internet Explorer : dès lors, lorsque le W3C crée à la fin de l'année l'« HTML Editorial Review Board » (HTML ERB) pour ratifier les futures spécifications HTML, DOM et CSS, Netscape, représenté par Lou Montulli, se rallie finalement au projet CSS mené par Bert Bos et Håkon Lie.

Contrairement aux logiciels, les spécifications CSS ne sont pas développées par versions successives, qui permettraient à un navigateur de se référer à une version en particulier. CSS est développé par « niveaux », ce qui contraint chaque nouveau niveau à intégrer le précédent, et chaque implémentation à être compatible avec la précédente : CSS1 est donc développé pour être un sous-ensemble de CSS2, qui est lui-même développé pour être un sous-ensemble de CSS3. Ceci explique en partie la lenteur de l'avancement normatif de CSS.

La spécification CSS1 finale est publiée le 17 décembre 1996, et définit une cinquantaine de propriétés. CSS1 se définit comme un « mécanisme de feuille de style simple, permettant aux auteurs et aux lecteurs d'attacher des styles (…) au document HTML ». Cette simplicité se traduit par le choix d'un langage qui peut être aisément lu et écrit directement par ses utilisateurs humains, et d'une terminologie conforme aux usages courants dans la publication informatique. Le choix éventuel d'exprimer CSS dans une syntaxe XML ou SGML, régulièrement évoquée pour éviter l'implémentation d'un nouveau mode d'analyse syntaxique, est donc définitivement écartée.

CSS1 ne décrit pas uniquement sa propre grammaire : ce premier niveau décrit en effet une grammaire destinée à permettre aux niveaux ultérieurs d'ajouter de nouvelles fonctionnalités, tout en autorisant la lecture de ces futures feuilles de styles par les implémentations d'origine. Ces nouvelles fonctionnalités ne seront pas comprises par les implémentations d'origine, mais pourront être identifiées en tant que telles, et ignorées. CSS garantit ainsi sa compatibilité ascendante.

CSS1 définit essentiellement les propriétés de rendu typographique du texte : fontes (polices), couleur, taille des caractères, graisse, espacements, bordures et gestion des marqueurs de liste. Il n'est donc pas encore question de « mise en page » : la propriété float, qui sera par la suite massivement utilisée pour la mise en page CSS globale des designs web, n'est alors conçue que comme un moyen de placer localement, côte à côte, une portion réduite du contenu, tel qu'une image, et le reste du texte. Compte-tenu des implémentations problématiques de CSS1, le détournement de l'élément HTML table pour gérer la mise en page globale reste dans l'immédiat la solution la plus couramment retenue par les auteurs de contenu web.

En 1996, Internet Explorer 3.0 est le premier navigateur commercial à implémenter partiellement CSS alors que celle-ci est encore en cours de formulation. Cette implémentation anticipée, menée par Chris Wilson ne correspond pas à la spécification finale. En 1997, Internet Explorer 4.0 voit la naissance d'un nouveau moteur de rendu, Trident, à l'origine du support croissant mais problématique de CSS dans les différentes versions de ce navigateur sous Windows, jusqu'à IE7 inclus.

Netscape Navigator 4.0 suit le mouvement en 1997, malgré ses réticences historiques vis-à-vis de CSS : dans le contexte de la guerre des navigateurs, il s'agit alors principalement d'éviter que Microsoft ne puisse s'affirmer comme le navigateur le plus conforme. Cependant, cette implémentation précipitée, basée sur des méthodes javascript internes, se révèle finalement peu exploitable par les producteurs de contenus. Netscape Navigator 4.0 apporte également une implémentation JSSS, qui restera sans lendemain. Il faudra attendre le nouveau moteur de rendu Gecko et son intégration dans Netscape 6 pour parvenir à une véritable implémentation de CSS1.

En 1998, alors que s'achève la guerre des navigateurs opposant Netscape et Microsoft, Opera 3.5, dont Håkon Lie est entre-temps devenu le directeur technique, parvient à une implémentation plus complète de CSS1, facilitée par la publication de la première « Test suite for Cascading Style Sheets (CSS) Level 1 » créée principalement par Eric Meyer pour le W3C. La présence de ces suites de test se révèle un atout majeur à la fois pour les implémentations dans les navigateurs et pour l'appropriation des techniques CSS par les auteurs (en fournissant des exemples détaillés des propriétés et de leurs valeurs).

Enfin, sous l'impulsion de Tantek Çelik, Internet Explorer 5.0 pour Macintosh lancé en mars 2000, basé sur Tasman, un moteur de rendu spécifique sans rapport avec Trident, est le premier navigateur à supporter complètement (à plus de 99 %) CSS1. Pour assurer la compatibilité avec les précédentes pratiques de codage propre à chaque implémentation (la « soupe de balises »), et permettre un affichage correct des documents web qu'ils soient respectueux ou non des standards CSS et HTML, il est également le premier à mettre en œuvre la technique du doctype switching. Adoptée par la suite par tous les navigateurs, celle-ci devient par la suite l'une des clés de l'implémentation progressive de CSS : elle permet en effet au navigateur de conserver d'anciennes implémentations propriétaires pour des raisons de compatibilité, tout en ayant la possibilité d'opter, en fonction de la syntaxe de la déclaration de type de document de la page, pour un mode de rendu conforme à de nouvelles implémentations standards.

Durant cette période de la fin des années 1990, la conception web est avant tout dépendante de l'utilisation d'HTML en tant que format de présentation. La défaite de Netscape à l'issue de la guerre des navigateurs, le renouveau qui s'en suit via le projet Mozilla, l'apparition d'IE5 Mac, et à un moindre titre l'évolution d'Internet Explorer Windows 5.x, amorcent cependant au début des années 2000 une nouvelle étape dans l'évolution des pratiques de conception des sites web par les auteurs : ces navigateurs permettent en effet de montrer que les pratiques historiques datant de l'époque de la guerre des navigateurs, mêlant structure et présentation, peuvent réellement être abandonnées au profit d'une démarche basée sur les feuilles de styles et le respect plus général des standards du web (au sens d'HTML et CSS). Jeffrey Zeldman, co-fondateur du Web Standards Project et fondateur d'A List apart en 1998, apparaît alors comme la figure emblématique de ce mouvement de promotion des standards. Il est également l'inspirateur d'une démarche de conception « hybride », tirant profit des techniques CSS tout en demeurant temporairement dans le cadre d'une mise en forme des documents basée sur les tableaux de présentation.

Pour répondre aux besoins que la première spécification CSS1 ne couvrait pas encore, CSS est attribué en 1997 à un nouveau groupe de travail au sein du W3C, présidé par Chris Lilley. En 2007, ce groupe comporte notamment des représentants d'Apple, Google, IBM, Microsoft, Adobe, de la Fondation Mozilla et d'Opera.

CSS 2.1 corrige CSS2 sur de nombreux points de détail, en supprime certaines sections en tout ou partie (les styles vocaux défini sous le type de media « aural », les styles d'impression, les polices téléchargeables, dont les définitions plus probantes sont repoussées à la future CSS3), et l'explicite à partir des constats mis à jour lors des implémentations (la gestion avancée des blocs flottants via les « contextes de formatage »).

Après avoir connu 8 versions successives, CSS 2.1 est en juillet 2007 une recommandation candidate, c'est-à-dire le standard que doivent suivre les implémentations.

En 2007, aucun navigateur n'a en effet achevé l'intégration de CSS 2.1 : celle-ci serait implémentée à 56 % par Internet Explorer 7, 91 % par Firefox 2 et 94 % par Opera 9. Par ailleurs, seule une partie des navigateurs graphiques ont passé avec succès ou retenu comme objectif le test Acid2, lancé en 2005 par le Web Standards Project, à l'initiative d'Håkon Lie, pour favoriser notamment l'implémentation d'un choix de fonctionnalités CSS 2.1 considérées comme les principales avancées nécessaires : positionnement d'éléments lors de l'affichage, généralisation du modèle de rendu en tableau à tous les éléments, contenu généré via CSS. L'utilisation professionnelle de CSS reste donc limitée à un sous-ensemble arbitraire de celle-ci, déterminé par les implémentations communes.

Le développement du troisième niveau des feuilles de styles en cascade commence dès 1999, parallèlement à celui de CSS 2.1.

CSS3 devient « modulaire », afin de faciliter ses mises à jours, mais aussi son implémentation par des agents utilisateurs aux capacités et aux besoins de plus en plus variés (navigateurs graphiques, navigateurs pour mobiles, navigateurs vocaux). Les navigateurs peuvent ainsi implémenter des sous-ensembles de CSS3.

Dès lors, le degré d'avancement de CSS3 varie selon les modules et le degré de priorité qui leur a été donné par le groupe de travail CSS. En 2007, les modules les plus avancés (recommandations candidates) concernent la mise en forme des annotations ruby, la négociation de style entre serveurs et agents utilisateurs (« Media Queries »), le rendu web TV, la gestion des couleurs ou encore la prise en compte de la configuration de l'interface utilisateur. Dans d'autres cas, des modules peuvent atteindre le stade de recommandation candidate, mais être par la suite ramené au stade de document de travail en raison des difficultés mises à jour suite à l'appel à implémentation. C'est par exemple le cas du module de typographie « CSS Text ».

De même, les implémentations varient selon les stratégies et les besoins des différents navigateurs. Opera implémente par exemple les « Media Queries », qui répondent à ses besoins spécifiques de navigateur multi-plateforme embarqué sur des clients ayant des capacités d'affichage très variées. Firefox, davantage orienté vers le navigateur exploité en tant que plateforme, privilégie en revanche des modules appropriés à cet usage comme le module sélecteurs avancés.

En 2008, aucun module n'est considéré comme terminé par le W3C, et l'implémentation dans les navigateurs est donc marginale, souvent à titre de test, comme les fonctions -moz-xxx du moteur Gecko, dont le préfixe limite l'utilisation aux seuls navigateurs basés sur Gecko.

CSS ambitionnait initialement l'indépendance entre structure et présentation d'un document.

Ainsi, le site du CSS Zen Garden, créé en 2003 par Dave Shea, se veut la démonstration de la possibilité de modifier librement le rendu affiché d'une même page web, uniquement grâce à CSS et sans aucune modification de son code HTML : il présente, en décembre 2006, 986 désigns différents de sa page d'accueil . Cependant, la plupart de ces designs reposent en tout ou partie sur le remplacement du contenu textuel de la page par des images CSS qui le reproduisent en enrichissant son aspect : la liberté graphique repose toujours partiellement sur la transformation du texte en image. D'autre part, le CSS Zen Garden reste un exercice de style limité à un document unique, à la structure doublée d'éléments et attributs sémantiquement neutres, qui ne servent qu'à donner appui à des sélecteurs CSS.

S'il existe de nombreux exemples de documents HTML pour lesquels plusieurs feuilles de style ont été développées, il n'existe guère d'exemples de feuilles de style génériques, indépendantes de la structure du document. Les styles par défaut des agents utilisateurs en sont un exemple, mais limité à des effets typographiques simples, sans définition de mise en page. En général, les feuilles de style dépendent étroitement de la structure du document à styliser et sont difficilement réutilisables sur des documents différemment structurés. C'est davantage à travers la création de design patterns HTML CSS que s'exploite cette indépendance potentielle des styles envers la structure spécifique des documents.

CSS favorise l'accessibilité d'une page web en donnant en dernier ressort à l'utilisateur le contrôle du rendu d'un document dans son navigateur : il est ainsi possible de l'adapter à des contraintes ou à des préférences concernant par exemple la taille d'affichage des caractères ou les couleurs. En séparant structure et présentation, CSS favorise également l'écriture de documents structurés de manière sémantique, potentiellement plus exploitables par les aides techniques : la liberté de présentation des éléments de titrage permet par exemple de respecter strictement l'ordre hiérarchique formel de ceux-ci, ce qui permet en retour aux aides techniques d'en établir une table des matières navigable. Enfin, en donnant aux auteurs les moyens d'enrichir la mise en forme du texte, CSS permet de limiter le recours aux textes mis en images.

Les méthodes d'application des directives d'accessibilité des contenus web (RGAA, UWEM par exemple) définissent donc des règles d'usages des styles CSS.

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Source : Wikipedia