Nathalie Kosciusko-Morizet

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Posté par rachel 24/04/2009 @ 16:09

Tags : nathalie kosciusko-morizet, premier ministre, gouvernement, politique

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Nathalie Kosciusko-Morizet

Nathalie Kosciusko-Morizet, le 10 juin 2006.

Nathalie Kosciusko-Morizet, née le 14 mai 1973 à Paris, est une femme politique française, membre de l'Union pour un mouvement populaire (UMP).

Placée suppléante de Pierre-André Wiltzer pour les élections législatives de juin 2002, candidat assuré de sa réélection pour la 4e circonscription de l'Essonne et promis à entrer au Gouvernement, elle devient par conséquent députée, membre du groupe UMP, le 19 juillet 2002 lorsque celui-ci entre au gouvernement Raffarin. Elle conserve ce mandat en remportant les élections législatives de juin 2007, et laisse son poste à son suppléant en entrant au Gouvernement. Le 16 mars 2008, elle est élue maire de Longjumeau.

Le 28 mars 2008 elle est nommée secrétaire général adjoint de l'UMP.

Le 15 janvier 2009 elle est nommée secrétaire d'État à la prospective et au développement de l'économie numérique, auprès du Premier Ministre après avoir été depuis le 19 juin 2007 secrétaire d'État chargée de l'écologie auprès du ministre d'État, ministre de l'Écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire, au sein du deuxième gouvernement Fillon.

Nathalie Kosciusko-Morizet est issue d'une vieille famille politique française d'origine polonaise, les Kosciusko-Morizet. Son arrière-grand-père, Charles Kosciusko, était le descendant direct de Józef Tomasz Kościuszko (1743-1789), frère ainé du patriote polonais Tadeusz Kosciuszko. Elle est la fille du maire de Sèvres, François Kosciusko-Morizet, et de Bénédicte Treuille, enseignante. Elle est également la petite-fille de Jacques Kosciusko-Morizet, résistant gaulliste de la première heure et ambassadeur de France, et l'arrière-petite-fille d'André Morizet, sénateur-maire communiste puis SFIO de Boulogne-Billancourt. Elle est la sœur de Pierre Kosciusko-Morizet, PDG de PriceMinister.

Sa scolarité se passe au lycée de Sèvres, au lycée Daniélou de Rueil-Malmaison puis au lycée Louis-le-Grand à Paris. Polytechnicienne (promotion 1992), elle a choisi la biologie comme spécialité et l'École nationale du génie rural, des eaux et des forêts (ENGREF) comme école d'application, au sein du corps des ingénieurs du génie rural, des eaux et des forêts. Elle est également titulaire d'un MBA du Collège des ingénieurs (promotion 1997).

De 1997 à 1999, elle est agent contractuel, détachée à la direction de la prévision au ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie.

Elle est ensuite conseillère commerciale, responsable de la cellule environnement à la direction des relations économiques extérieures (Dree) au ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie de 1999 à 2001 avant de devenir chargée de mission auprès du directeur de la stratégie d'Alstom.

À partir de mai 2002, elle entre au cabinet de Jean-Pierre Raffarin comme conseiller technique pour l'écologie et le développement durable.

Proche du président de la République Jacques Chirac, elle est placée lors des élections législatives de juin 2002 suppléante de Pierre-André Wiltzer (UDF), qui doit être nommé membre du gouvernement (au ministère de la Coopération et de la Francophonie dans le gouvernement Jean-Pierre Raffarin (2)) après la victoire de la droite : elle est ainsi assurée d'être députée et devient la benjamine de l'Assemblée nationale.

Elle a été le rapporteur de la charte de l'environnement et de la mission d'information sur l'effet de serre. Elle s'est ainsi distinguée localement dans la défense de l'environnement (nuisances aériennes, projets d'infrastructures) et de l'emploi (Alcatel, Thales, Sanofi). Comme parlementaire, elle s'est aussi distinguée par son activisme en faveur de la défense du consommateur, notamment dans la lutte contre les frais bancaires abusifs imposés par les banques.

Membre de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), elle est d'abord responsable de l'environnement à la direction des études puis présidente du groupe parlementaire santé et environnement à partir de 2002. Depuis 2003, elle est secrétaire nationale chargée de l'écologie et depuis 2004, présidente de l'association Consodurable et administratrice de la Fondation Charles-de-Gaulle.

Depuis les élections régionales de mars 2004, elle est aussi conseillère régionale (UMP), pour la région Île-de-France.

Le 19 juin 2007, elle est nommée secrétaire d'État auprès de Jean-Louis Borloo, le ministre français de l'Écologie, chargée de l'Écologie dans le second gouvernement Fillon. C'est son suppléant Guy Malherbe, maire d'Épinay-sur-Orge qui devient donc le député de la 4e circonscription de l'Essonne.

Le 16 mars 2008, elle est élue maire de Longjumeau avec 39 voix d'avance.

Le 9 avril 2008, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui venait d'être nommée secrétaire générale adjointe de l'UMP, a déclenché un scandale dans la majorité UMP et au gouvernement. Contrairement aux consignes du gouvernement et de l'UMP, elle laisse voter à l'Assemblée nationale un amendement déposé par André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme (PCF), et qui précédemment avait été formulé de manière identique par Louis Giscard d'Estaing (député UMP du Puy-de-Dôme), destiné à limiter la culture des OGM. Elle a été ensuite « recadrée » par le Premier ministre François Fillon. Elle a alors stigmatisé, dans une interview au Monde datée du 10 avril, le groupe parlementaire UMP, son président, Jean-François Copé, et son propre ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo, dénonçant « un concours de lâcheté et d'inélégance entre Jean-François Copé, qui essaie de détourner l'attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo, qui se contente d'assurer le minimum ». Ayant rompu les règles de solidarité au sein du gouvernement, elle est sommée de s'excuser par le Premier ministre, ce qu'elle fait dans un communiqué. Elle sera « punie » en ne participant pas à la séance des questions écrites à l'Assemblée nationale, et sa participation au voyage officiel du Premier ministre au Japon, à partir du lendemain, est annulée,. Cette affaire a été notée par la presse soit comme un acte de courage, soit comme un premier accroc dans une carrière politique annoncée comme prometteuse. Selon un sondage IFOP, près de huit Français sur dix donnent raison à la secrétaire d'État à l'Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet sur la question des OGM.

Le 15 janvier 2009 elle est nommée Secrétaire d'État à l'économie numérique, prenant le poste d'Éric Besson promu, lui, Ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire.

Mariée depuis le 19 juillet 2003 à Jean-Pierre Philippe, actuellement professeur au Conservatoire national des arts et métiers de Paris, après avoir été directeur de la stratégie et de la communication chez EADS d'octobre 2005 à septembre 2007. Ils ont un fils, Paul-Élie, né le 25 mai 2005, et attendent un deuxième enfant pour l'été 2009. Son mari fut maire PS de Villefontaine dans l'Isère de 1989 à 1995 et candidat UMP à l'élection municipale de Longpont-sur-Orge en 2008.

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Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire

Logo du Ministère.

Le Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire (MEEDDAT) est un ministère français créé par le décret du 18 mai 2007 relatif à la composition du premier gouvernement Fillon par la fusion de deux ministères (le ministère de l'écologie et du développement durable et le ministère des Transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer) et le rattachement de la partie du ministère de l'Industrie consacrée à l'énergie (l'ex-DGEFP). Le ministre titulaire a été Alain Juppé pendant un mois avant le remaniement du second gouvernement Fillon du 18 juin 2007 à partir duquel Jean-Louis Borloo occupe le poste.

Le nom actuel du ministère date du remaniement du 18 mars 2008 ; il se nommait précédemment ministère de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables (MEDAD).

Quatre secrétariats d'État sont rattachés à ce ministère : le Secrétariat à l'Écologie (poste occupé par Chantal Jouanno) et le Secrétariat aux Transports (poste occupé par Dominique Bussereau) créés le 19 juin 2007, ainsi que le Secrétariat chargé du Développement de la Région-Capitale (Christian Blanc) et le Secrétariat chargé de l'Aménagement du Territoire (Hubert Falco) créés le 18 mars 2008.

Le ministre et son cabinet occupent l’hôtel de Roquelaure, au numéro 246 du boulevard Saint-Germain à Paris ; l’administration centrale est localisé à La Défense (Arche de la Défense et Tour Pascal).

La création d'un grand ministère par la fusion de deux fonctions historiquement distinctes, l'écologie (Ministère de l'écologie et du développement durable) et les transports et l'équipement (ministre des Transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer) est décidée par le président de la République Nicolas Sarkozy lors de sa prise de fonction. Son but est de créer un grand ministère à confier à un ministre d'État et de respecter ainsi sa signature du « pacte écologique » de Nicolas Hulot qui stipulait la création d’un poste de « vice-premier ministre chargé du développement durable ».

D'autres fonctions sont confiées au ministère (mer, aménagement du territoire, énergie) tandis que la direction du tourisme auparavant rattachée au ministre des Transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer est confiée au ministère de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi.

Alain Juppé a inauguré le poste de ministre de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement durables (ministre d'État) entre le 18 mai et le 18 juin 2007 sous le premier gouvernement Fillon. Depuis le remaniement du 18 juin 2007, (deuxième gouvernement François Fillon), le ministère est dirigé par Jean-Louis Borloo.

Deux premiers secrétariats d'État rattachés au ministère on été créés le 19 juin 2007 : le secrétariat aux Transports (dirigé par Dominique Bussereau) et le secrétariat à l'Écologie (Nathalie Kosciusko-Morizet), siégeant tous deux 7e arrondissement à Paris, respectivement dans l'hôtel Le Play au n°40 rue du Bac (siège depuis plusieurs années des services ministériels en charge des transports) et au 20, avenue de Ségur (ancien ministère des PTT construit en 1939 et siège central de la Poste jusqu'en 1993, puis siège du ministère de l'Industrie et enfin du ministère de l'Écologie).

Le ministère de l'écologie a été créé en janvier 1971, le premier ministre de l'environnement fut Robert Poujade, sous le gouvernement de Pierre Messmer.

Le ministère de l'Équipement, auparavant appelé Ministère des Travaux Publics, a été créé en 1945 sous le nom de Ministère de la Reconstruction.

Le remaniement du 18 mars 2008 voit la création de deux nouveaux secrétariats d'État dépendant de ce ministère : le secrétariat chargé du Développement de la Région-Capitale (Christian Blanc), et le secrétariat à l'Aménagement du Territoire (Hubert Falco). Tous deux ont leurs bureaux à l'hôtel de Roquelaure.

Le 15 janvier 2009, Nathalie Kosciusko-Morizet est nommée secrétaire d'État chargée de la prospective et du développement de l'économie numérique auprès du Premier ministre et est remplacée comme secrétaire d'État chargée de l'Écologie, le 21 janvier, par Chantal Jouanno.

Pour mener à bien ses missions, les agents du ministère sont répartis au sein d'un réseau de directions, de directions générales, de services techniques centraux, de services à compétence nationale et de services déconcentrés.

Le réseau scientifique et technique (RST) constitue un réseau de seize mille experts rattachés au ministère de l'équipement, présents sur tout le territoire national et intervenant dans de très nombreux domaines (urbanisme, gestion du patrimoine et des infrastructures, exploitation de la route, sécurité routière, environnement, prévention des risques…).

Plusieurs de ces écoles constituent des établissements publics sous tutelle.

Ces entités sont des sociétés anonymes contrôlées partiellement par l’État, qui étaient auparavant des établissements publics à caractère industriel et commercial.

En 2008, le budget (dépenses ordinaires et crédit de paiement, fonctionnement et investissement) du MEEDDAT sera de 20,14 milliards d'euros.

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Villebon-sur-Yvette

Position de Villebon-sur-Yvette en Essonne.

L'hôtel de ville.

Villebon-sur-Yvette (prononcer ) est une commune française située à vingt kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l'Essonne et la région Île-de-France. Elle est le chef-lieu du canton de Villebon-sur-Yvette et le siège de la communauté d'agglomération Europ'Essonne.

Village agricole jusqu'à la fin du XIXe siècle, situé à l'extrémité de la vallée de Chevreuse, Villebon-sur-Yvette a connu dès le début du XXe siècle une urbanisation de villégiature puis de résidence avec l'arrivée du chemin de fer, qui en fait aujourd'hui une commune pavillonnaire recherchée de l'agglomération parisienne. Avantagée par la présence sur son territoire du parc d'activités de Courtabœuf, du Grand Dôme et de la zone commerciale de Villebon 2, c'est devenue une des communes les plus « riches » du département.

Ses habitants sont appelés les Villebonnais.

Villebon-sur-Yvette se situe dans la région naturelle du Hurepoix le long de la rivière l'Yvette, dans la vallée du même nom, aussi appelée Vallée de Chevreuse, sur un terrain composé de meulière, sable et argile. Elle occupe sept cent quarante-trois hectares dans un rectangle de 4,4 kilomètres de long et 2,1 kilomètres de large, entre le plateau de Courtabœuf et la vallée de l'Yvette, décomposés en quatre cent vingt-six hectares de constructions, deux cent quatre-vingt six hectares de bois et cent soixante-trois hectares de terrains agricoles dont quatre-vingt dix-sept exploités, protégés de toute construction par la présence du couloir aérien de l'aéroport Paris-Orly. L'institut géographique national donne les coordonnées géographiques 48°42'06" N et 02°14'45" E au point central de son territoire. Cette répartition des terrains a été en majeure partie figée en 2007 à la définition du plan local d'urbanisme et par le classement en zone préservée ou zone sensible des espaces boisés ou agricoles. Cinq ponts et quatre passerelles permettent de traverser l'Yvette qui matérialise la frontière avec Palaiseau.

Un important site d'émission de radio et de télévision se trouve à Villebon-sur-Yvette. Il couvre le sud-ouest de la région parisienne.

Particularité remarquable, sous le plateau de Courtabœuf et les quartier de Villiers et des Sablons passe le tunnel de la LGV Atlantique, construit en 1985. Achevé en 1989, il aura nécessité l'extraction de 600 000 m³ de sable, la pose de 50 000 voussoirs et de 100 000 m³ de béton armé. La commune est aussi traversée en son centre dans un vallon encaissé par l'autoroute A 10 et par l'ancienne Ligne Paris-Chartres État devenue la RN 188. La RN 988 traverse la totalité de la commune d'est en ouest, elle serpente à travers la vallée de Palaiseau à Limours.

L'ancienne gare de Villebon - État, près du centre culturel, et certains ponts ou tunnels du quartier suisse sont les vestiges de la ligne Paris-Chartres par Gallardon. Une locomotive à vapeur est toujours exposée sur un tronçon de rail.

Villebon-sur-Yvette est située à vingt kilomètres au sud-ouest de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, dix-sept kilomètres au nord-ouest d'Évry, deux kilomètres au sud-ouest de Palaiseau, sept kilomètres au nord-ouest de Montlhéry, douze kilomètres au nord-ouest d'Arpajon, quatorze kilomètres au sud-est de Versailles, vingt-et-un kilomètres au nord-ouest de Corbeil-Essonnes, vingt-cinq kilomètres au nord-est de Dourdan, vingt-six kilomètres au nord-ouest de La Ferté-Alais, trente kilomètres au nord d'Étampes et trente-huit kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt.

La commune de Villebon-sur-Yvette est située à quatre-vingt trois kilomètres de son homonyme Villebon en Eure-et-Loir.

La commune est située sur la rive droite de l'Yvette qui fait office de frontière entre Villebon-sur-Yvette et Palaiseau puis Champlan. Le débit moyen de la rivière, mesuré dans la station communale s'étage entre huit cent soixante seize mètres cubes par seconde en septembre et deux mille trente mètres cubes par seconde en février. Le débit maximal instantané mesuré à dix huit mille deux cent mètres cubes par seconde intervint le 28 décembre 1999 lors d'une crue où la rivière atteint une hauteur de deux cent trente-trois centimètres. Plusieurs ruisseaux parcourent le territoire de la commune en descendant dans la vallée et se jettent dans la rivière. De l'amont à l'aval passent le ruisseau de la Butte Sainte-Catherine, le Vatancul, le Cretel, le ruisseau du Parc et à la limite avec Champlan le ruisseau de Paradis et la Boële. Dans la parc du château se trouve la source et le lac Sainte Geneviève.

Le relief de Villebon-sur-Yvette est caractérisé par sa situation dans la vallée de l'Yvette. En bas de la vallée, le point le plus bas se situe à quarante-trois mètres. Sur le plateau de Courtabœuf, le point le plus élevé est à cent soixante quatre mètres. Entre ces deux points, la distance est parfois inférieure à un kilomètre. Les pentes sont donc relativement fortes, notamment dans le quartier Suisse. Sur le flanc est, entre le plateau et la rivière se trouve une grande plaine cultivée en pente douce nommée La Plesse. Un escalier de cent soixante-deux marches sur cent trente mètre permet de gravir la butte Sainte-Catherine dans la rue Daubigny.

Villebon-sur-Yvette est située sur la rive droite de l'Yvette, qui la sépare du nord-ouest au nord-est de Palaiseau et à l'est de Champlan. Sur la même rive, à l'ouest, le bois de la Grille Noire la sépare d'Orsay et au sud-est, la zone d'activité de La Prairie est limitrophe de Saulx-les-Chartreux. Sur le plateau de Courtabœuf, au sud se trouve Villejust et au sud-ouest Les Ulis qui chacune partagent leur territoires pour accueillir le Parc d'activités de Courtabœuf.

Villebon-sur-Yvette, située en Île-de-France, bénéficie d'un climat océanique dégradé. En moyenne annuelle, la température relevée s'établit à 11,2°C avec une maximale de 14,8°C et une minimale de 7,1°C. La température réelle maximale intervient en août avec 24°C et la minimale en janvier avec 1°C. Elle se distingue de Paris par un écart constant de température négatif de 2°C, qui s'explique notamment par la différence de densité urbaine entre la capitale et sa banlieue. L'influence du climat continental engendre des records extrêmes avec -15,8°C relevés le 17 janvier 1985 et 38,2°C le 1er juillet 1952. L'ensoleillement est comparable aux régions du nord de la Loire avec 1 798 heures en moyenne sur l'année, et les précipitations sont également réparties avec une moyenne de cinquante millimètres par mois et un total de 615,4 millimètres de pluie. Le record de précipitations a été établi le 17 juin 1970 avec 78,9 millimètres tombés en vingt-quatre heures.

Le territoire communal est traversé par plusieurs grands axes. Le premier en importance est l'autoroute A10 qui traverse tout le territoire du nord au sud-ouest dans une tranchée séparant le centre-ville des espaces de culture. D'est en ouest, elle est traversée dans le bois des Gelles par la route départementale 188 qui reprend le tracé de l'ancienne voie ferrée de la ligne Paris - Chartres par Gallardon. Elle complète la route départementale 988, la route de Paris à Chartres qui traverse le nord-ouest sous l'appellation d'Avenue du Général de Gaulle. Enfin, la route départementale 59 relie le plateau de Courtabœuf à Palaiseau par les champs sous l'appellation d'Avenue de la Plesse. Au total, six ponts permettent la traversée de l'Yvette vers la commune voisine de Palaiseau.

Si la commune ne dispose plus de gare sur son territoire depuis la fermeture de la gare de Villebon - État, elle est traversée en souterrain par la LGV Atlantique du nord au sud-ouest dans un axe suivant approximativement l'autoroute. Elle est aussi fortement liée à la ligne de Sceaux utilisée par la ligne B du RER d'Île-de-France sur le versant nord de la vallée avec la gare de Palaiseau - Villebon et la gare de Lozère.

Ces deux gares sont d'ailleurs desservies par le service de transports en commun assuré par le service Les Cars d'Orsay sous la ligne 006.019 qui parcourt la commune de 5h30 à 23h30 et un service de transport à la demande qui est réservé aux personnes âgées, notamment vers les centres commerciaux et les marchés. S'ajoutent à cela la ligne de bus Noctilien N122 qui s'arrête à la station « Les Suisses-Lozère » entre 0h30 et 5h30 et les autobus du réseau de bus Daniel Meyer DM12 et DM153 depuis Massy-Palaiseau aux stations « La Bretêche » et « École de l'Île-de-France ».

L'aéroport Paris-Orly, situé à dix kilomètres au nord-est, est accessible par l'Orlyval avec correspondance à Antony par le RER B direction Saint-Rémy-lès-Chevreuse, la commune se trouve d'ailleurs dans l'axe du couloir aérien des pistes 3 et 4 de l'aéroport. L'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle situé à quarante-deux kilomètres au nord-est est accessible directement par le RER B direction Saint-Rémy-lès-Chevreuse. L'aviation d'affaires est orientée vers l'aéroport de Toussus-le-Noble à dix kilomètres au nord-ouest.

La commune se divise en trois ensembles séparés par des cultures ou le massif forestier. Ces ensembles disposent chacun de quartiers. Au nord-est, le site historique avec le Village, la Prairie, la Plesse, la Bretêche, le Regard et la Tournelle. Au sud-est, le hameau de Villiers et le Parc d'activités de Courtabœuf cernés par les cultures. Enfin, du sud-ouest au nord, dans la vallée, la ville résidentielle et ses quartiers d'habitations historiques ou récents des Sablons, Maraichers, les Roches, les Casseaux, les Foulons, le Quartier Suisse, Bel-Air, le Beau-Site, et Fourcherolles.

Le nom Villebon-sur-Yvette tire ses origines de la présence d'une villa romaine, la Villa Bona. En 1922 fut ajoutée la référence à la rivière pour distinguer la commune de son homonyme située en Eure-et-Loir.

Des fouilles préventives effectuées aux Sablons pour le percement du tunnel du TGV en 1984 ont mis au jour près de trois cents pièces, outils façonnés et déchets de tailles, datant du Paléolithique supérieur. Plus tard une Villa-Bona gallo-romaine donnera son nom à Villebon.

Une légende raconte qu'en 451, sainte Geneviève, après avoir protégé Paris de l'avancée des Huns s'arrêta pour se désaltérer dans une source qui porte son nom dans le parc actuel du château.

En 745, le roi Pépin le Bref fit don du terroir de Palaiseau à l'Abbaye de Saint-Germain-des-Prés. En 815, le recensement établit une population de deux cent quatre-vingt trois personnes sur le territoire de Villebon. En 992, une bataille se déroula dans la plaine entre La Plesse et Villefeu. Les belligérants étaient Bouchard, comte de Corbeil et vassal de Hugues Capet et Eudes Ier de Blois, soutenu par Richard Ier de Normandie. Villebon était alors à la frontière du domaine royal. Jusqu'en 1056, l'histoire de Villebon fut liée à celle de Palaiseau. À cette date, Fromand de Paris devint le premier seigneur de Villebon. C'est son fils, Aszo qui le premier prit le nom de Villabona en 1092. Il fit construire une ferme fortifiée sur l'actuel site du château. En 1196, Gautier de Villebon devint Grand chambellan de France. Il fut suivi de Pierre de Nemours, évêque de Paris de 1208 à 1219. Lambert de Villebon, lui, partit en croisade à Tunis en 1270 avec le roi Louis IX.

En 1474, le domaine de Villebon devint la propriété de la famille de Thou. En 1512, Augustin de Thou fit construire à la place de la demeure existante un petit château de style renaissance dont subsiste aujourd'hui le pavillon Henri IV. En 1563, Nicolas de Thou, seigneur de Villebon et évêque de Chartres, obtint du roi Charles IX l'établissement d'un marché tous les jeudis et deux foires, le 27 septembre et le 12 novembre, donnant ainsi à Villebon une certaine reconnaissance. En 1587, il fit bâtir une chapelle à Villebon sous l'invocation de Saints Côme et Damien.

En 1611, un incendie ravagea le château. Jacques-Auguste de Thou confia à Louis Métezeau, architecte du roi Henri IV sa reconstruction, qu'ils ne purrent finir. Le domaine fut alors vendu en l'état en 1626 à André Potier de Novion, Président au Parlement de Paris, qui acheva la restauration du château. Son fils, Nicolas Potier de Novion l'agrandit par deux ailes. Le 24 mai 1648, il obtint de l'archevêque de Paris d'ériger Villebon en paroisse, contre dédommagement au curé de Palaiseau. C'est aussi en 1648 que fut aménagé l'escalier de la rue Daubigny comptant cent soixante deux marches pour gravir la butte Sainte-Catherine. Le 8 juillet 1787 s'ouvrit le registre paroissial.

Le 16 avril 1789, l'assemblée du Tiers état rédigea le cahier de doléances. Le 31 janvier 1790, la population élit les membres du conseil général de la paroisse. En 1793, la Cour d'appel de Paris décida que l'Yvette sépare les deux communautés de Villebon et de Palaiseau. En 1806, la propriété de Villebon revint au comte Alfred-Félix de Montesquiou-Fezensac qui construisit le presbytère et l'orangerie du château.

Le domaine fut rapidement revendu en 1832 au baron Laurent-Antoine-Isidore de Nivière, maire de la commune, qui laissa par testament dix mille francs pour en distribuer les intérêts aux familles nécessiteuses. Son fils, Louis, offrit en 1855 le terrain qui accueille le nouveau cimetière. Élu maire à son tour, il accorda à quarante-huit familles de Villebon les soins médicaux gratuits. En 1846, Villebon fit l'acquisition d'une pompe à incendie. Le 6 septembre 1857 fut inaugurée l'école-mairie, actuel conservatoire de musique. En 1864 fut construit le Haras de Villebon et en 1889, la cloche de l'église fut bénie par le père Émile Lapchin, curé de Villebon.

En 1899, arrivée de l'éclairage au gaz dans les rues et à l'école. Suivie en 1906, de l'installation de l'électricité pour l'éclairage et le chauffage privé et en 1907, de l'éclairage électrique public. 1912 vit l'attribution d'un facteur-receveur pour la commune de Villebon. L'arrivée des lignes de chemin de fer jusque Paris au début du XXe siècle permit à Villebon, comme ses voisines, de développer une activité de villégiature pour les parisiens. De cette époque datent les quartiers Suisses, Bel-Air, Beau-Site et l'expansion de Villebon sur les coteaux de l'Yvette.

Le 23 juin 1920, la Société Immobilière de l'École de l'Île-de-France, représentée par M. Hawkins, ancien élève de Cambridge acquit le château, ses dépendances et les cent hectares de bois et prés alentour pour un million de francs. L'internat, divisé en quatre pavillons regroupant chacun vingt-cinq à trente élèves de sept à dix-huit ans, et deux maîtres accueillait les enfants d'officiers tués à la guerre, français et étrangers pour un coût de dix mille francs par an. Ils disposaient de l'électricité, du chauffage central, de l'« hydrothérapie » et du téléphone. Le 23 septembre 1920 fut inauguré le monument aux morts. En 1927 fut mise en service la gare de Villebon-État sur la ligne Paris - Chartres par Gallardon. Le 18 novembre 1933, un incendie ravagea le pavillon Sully et les salles de cours. L'école ferma ses portes. Une nouvelle école, tenue par les frères Lazaristes ouvrit en 1967 et ferma l'année suivante pour laisser la place à un centre de retraites spirituelles. Aujourd'hui, ce centre partage le domaine avec un collège et lycée privé qui utilisent toujours le nom d'Île-de-France.

En 1922, suite à certaines confusions avec la commune de Villebon en Eure-et-Loir, la commune adopta le nom de Villebon-sur-Yvette, en référence à la rivière qui coule sur son territoire.

L'Entre-deux-guerres vît la ville se moderniser, généralisation de l'électricité, du gaz, de l'eau courante et du téléphone, modernisation de la gare de Palaiseau-Villebon, construction du groupe scolaire des Casseaux (1931), construction de la chapelle Saint-Sébastien (1938). Le 14 août 1938 à 18h30, la station d'émission de Villebon-sur-Yvette diffusa son premier programme, un concert.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le château fut occupé par les allemands qui en firent une kommandantur et un poste de la Waffen-SS. À quelques centaines de mètres de là, Jacques Duclos, dirigeant du PCF clandestin se cacha de 1941 à 1944 dans la villa de l'Oasis au hameau de Villiers. Comme la région, la ville fut libérée le 24 août 1944 par la Division Leclerc. Durant cette période, deux villebonnaises se sont illustrées et ont été récompensées par le titre de Juste de France, Lucienne Reuter en 1995 et Julie Thelliez en 2002.

En 1961, l'OAS sabota l'émetteur de Villebon mais il fut remis en état et complété en 1965 d'une deuxième antenne. Le 1er janvier 1968, après le démembrement de la Seine-et-Oise, Villebon-sur-Yvette fut intégrée au nouveau département français de l'Essonne et abandonna son ancien code postal, le 78661. En 1969, la commune accueilli le départ du prologue de la course cycliste Paris-Nice. En 1975, fut créé le canton de Villebon-sur-Yvette.

Cette modernisation de Villebon-sur-Yvette se poursuivit après-guerre avec la construction du collège Jules Verne, le développement des parcs d'activités de Courtabœuf et La Prairie, les grands travaux de 1988 avec l'inauguration de l'Hôtel de Ville par Charles Pasqua, du nouveau centre-ville avec l'école Andersen et de la résidence pour personnes âgées Alphonse Daudet, du centre sportif Saint-Éxupéry, du Centre culturel Jacques Brel, du conservatoire Erik Satie et plus récemment, Le Grand Dôme et la zone commercial de Villebon 2.

Des débuts du recensement des personnes jusqu'au début du XXe siècle, le village rural a connu une relative stabilité du nombre d'habitants. À partir du deuxième quart du XXe siècle, l'engouement des parisiens pour le caractère champêtre de la commune entraîna un doublement de la population jusqu'au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Cependant, la commune perdit quatre-vingt une personnes lors des combats de 1914-1918 et 1939-1945. Les années 1960 et 1970 virent la construction de lotissements pavillonnaires puis d'immeubles collectifs par la municipalité de gauche. L'évolution continua avec la création du nouveau centre-ville dans les années 1980 et de nouveaux logements dans les années 1990 pour se rapprocher du palier des dix mille habitants au début du XXIe siècle. Toutefois, l'accroissement se fait moins rapidement, les terrains constructibles étant presque tous occupés. En 1999, 10,5 % des foyers étaient des familles monoparentales, 4,7 % de la population était étrangère. Parmi cette population d'origine étrangère, la plus importante est celle venant du Portugal avec 2,5 % du total.

Villebon-sur-Yvette est une commune à la population relativement jeune, caractérisée par une forte présence de baby boomers et de génération suivante, en âge d'être actifs professionnellement. Les personnes âgées sont relativement peu représentées, caractéristique commune à l'ensemble de la région, lieu d'immigration de travail puis d'émigration en fin de vie. La part des enfants et adolescents est plus importante que dans les communes voisines, signe de la présence de nombreuses jeunes familles. En 1999, 31,8 % de la population villebonnaise avait moins de vingt-cinq ans.

Villebon-sur-Yvette est chef-lieu du canton dans l'arrondissement de Palaiseau. Son maire actuel, Dominique Fontenaille (DVD) est aussi conseiller général. Elle est rattachée à la quatrième circonscription de l'Essonne représentée par le député Guy Malherbe (UMP), et la conseillère régionale Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP). Vingt-neuf élus siègent au Conseil municipal, répartis en vingt-trois conseillers de sensibilité divers droite, cinq élus de sensibilité PS et un élu divers gauche. L'Insee lui attribue le code 91 3 35 661. La commune disposait en 2007 d'un budget de 32 945 487 euros dont 24 860 645 euros de fonctionnement et 8 084 842 euros d'investissement, en 2004 elle employait quatre cent quatre personnes et gérait 54 448 mètres carrés de locaux et trente et un kilomètres de voirie communale. La commune est rattachée à la juridiction d'instance de Palaiseau, de grande instance et de commerce d'Évry, à la cour d'appel de Paris. Les taux d'impositions en 2007 s'élevaient à 10,51 % pour la taxe d'habitation, 14,46 % et 38,69 % pour la taxe foncière (bâti et non bâti), 15,15 % pour la taxe professionnelle, commune à toutes les communes membres de la Communauté d'agglomération Europ'Essonne. L'importance du budget en regard du nombre d'habitants (comparable au budget de commune deux ou trois fois plus peuplées) et la faiblesse relative des taxes communales valent à Villebon-sur-Yvette le surnom de « Monaco essonnien » dans les milieux politiques du département. En 2004, la commune, avec trois cent quarante-trois logements, ne comptait que 9,6 % de logements sociaux, loin de respecter la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains.

La commune adhère aux syndicats intercommunaux Europ'Essonne pour le développement économique, Courtabœuf Développement pour le développement coordonné de la zone d'emploi, au SIAHVY pour l'aménagement de la rivière, au SIAGV pour l'accueil des gens du voyage, au SIOM pour le traitement des ordures ménagères, au Syndicat intercommunal du Gaz et de l'Électricité en Île-de-France, au Syndicat intercommunal pour l'enfance inadaptée, et au syndicat intercommunal du plan d'eau de Saulx-les-Chartreux.

Vingt-cinq maires se sont succédé à la tête de l'administration municipale de Villebon-sur-Yvette depuis l'élection du premier en 1790.

Une section du Parti socialiste est présente sur la commune. La commune se caractérise par une ambivalence politique marquée, avec une reconduction depuis vingt-cinq ans du conseil municipal et du conseiller général de droite et une prédominance du vote de gauche aux élections supra-locales, se distinguant ainsi des autres communes du canton ou du département dans sa globalité. Ainsi lors de l'élection présidentielle de 2007, Ségolène Royal est arrivée en tête à Villebon-sur-Yvette avec 51,21 % des suffrages alors que le département choisissait Nicolas Sarkozy à 52,08 %, de même la députée Nathalie Kosciusko-Morizet fut réélue à 56,09 % sur l'ensemble de la quatrième circonscription alors que les électeurs villebonnais choisissaient le dissident Olivier Thomas (PS) à 50,01 % des voix. Cette tendance au vote à gauche s'est aussi manifesté en 2002 lors de l'élection présidentielle avec le rejet de l'extrême-droite où Jean-Marie Le Pen n'a recueilli que 10,39 % contre 15,04 % en Essonne et 14,43 % en Île-de-France. À l'inverse, le chiffre record de 58,54 % pour le Oui au Référendum de 2005 montre une nette divergence avec le reste du département qui rejetait le texte à 50,71 %. L'analyse des élections municipales et cantonales de 2008, qui ont nettement accordées la majorité des voix à l'équipe sortante divers droite dès le premier tour (respectivement 56,33 % et 51,47 %) tend à montrer que les électeurs villebonnais distinguent les élections nationales des élections locales, favorisant une certaine continuité locale depuis maintenant vingt-cinq ans et au contraire choisissant la rupture ou la contestation aux échéances nationales.

La commune est rattachée à l'académie de Versailles. Plusieurs structures accueillent les élèves de la ville, le jardin d'éveil Jacques Brel, trois crèches, Joachim du Bellay, Les Casseaux et La Basse-Roche et la crèche familiale, trois écoles maternelles et élémentaires, La Roche, Les Casseaux, maternelle Charles Perrault et élémentaire Andersen, le collège public Jules Verne, qui dispose d'une section SEGPA et un collège et lycée privé catholique de l'Île-de-France, le centre de loisirs au Bois des Gelles.

La ville accueille aussi des locaux de l'ESAA qui forme les officiers administratifs de la DGA et participe aux journées d'appel de préparation à la défense. L'association Interval vient en aide à la jeunesse en difficulté sur la commune.

La commune ne dispose pas d'établissement de santé sur son territoire mais trois hôpitaux sont à proximité sur Orsay, Longjumeau et Massy. Elle a mis en place un Centre communal d'action sociale et une résidence pour personnes âgées indépendantes offrant de multiples services. Quinze médecins et cinq chirurgiens-dentistes exercent sur la commune et trois pharmacies sont implantées sur son territoire. En outre, la Croix-Rouge et le Secours catholique possèdent des locaux sur la commune.

En dehors des services et infrastructures dépendants de la mairie, la ville dispose d'un bureau de Poste et d'un centre de tri du courrier. Les casernes de pompiers et de gendarmerie de Palaiseau assurent la sécurité de Villebon-sur-Yvette.

En regard de sa taille modeste, la commune dispose de nombreuses infrastructures culturelles, parmi lesquelles, la ludothèque des Casseaux, la médiathèque des Maraîchers, le conservatoire Erik Satie qui accueille six cent élèves, la MJC Boby Lapointe, le Centre culturel Jacques Brel, salle polyvalente de six cent cinquante places, la salle polyvalente Le Grand Dôme et trois salles de réunion à Villiers, aux Foulons et à la Boissière.

Trois manifestations d'importances rythment la vie de la commune : les Puces de Villebon, un vide-greniers, qui se tiennent chaque année lors du week-end de Fête des mères, les Guinguettes de l'Yvette, en association avec la commune de Palaiseau, traditionnellement les premiers samedi et dimanche de juin, l'occasion de retrouver l'ambiance des bords de la rivière du début du XIXe siècle et la fête de la saints Côme et Damien, fête de la commune pour laquelle sont organisés un bal, un feu d'artifice et des rencontres avec les habitants des communes jumelées.

Douze associations dont le Lions Clubs et les Scouts et Guides de France animent la vie culturelle de Villebon-sur-Yvette. Une maison des arts et sports de Villebon et une maison des arts graphiques coordonnent les intervenants.

Le Centre culturel Jacques Brel et la statue monumentale de Don Quichotte par Alex Garcia.

Le Grand Dôme.

Villebon-sur-Yvette dispose de plusieurs installations sportives dont le centre sportif Saint-Exupéry, équipé de deux gymnases, un mur d'escalade, deux terrains de football, neuf courts de tennis, un centre de tir sportif et de tir à l'arc, un boulodrome, la piscine en association avec la commune de Palaiseau, un minigolf et un practice d'entraînement au golf à Villiers, un hippodrome de gazon.

Une École Municipale des Sports et vingt-cinq associations regroupant plus de trois milles licenciés forment les jeunes et moins jeunes villebonais aux sports.

Le RC Villebon 91 s'est illustré à de nombreuses reprises en compétitions nationales et internationales. La ville accueille un club d'escrime important au niveau régional.

La paroisse catholique de Villebon-sur-Yvette dépend du diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes et du doyenné de Palaiseau. Elle dispose de l'église dédiée aux saints-Côme-et-Damien et de la chapelle dédiée à saint-Sébastien. De plus la commune accueille un institut bouddhiste vietnamien Truc Lhâm.

L'Église saints-Côme-et-Damien.

La Chapelle saint-Sébastien.

L'Institut Bouddhique Trùc Lhâm.

L'hebdomadaire Le Républicain diffuse une édition pour le Nord-Essonne qui traîte en partie des informations du secteur. La chaîne de télévision régionale Télif, qui a repris les programmes de Téléssonne, diffuse des informations locales sur le réseau satellite et ADSL. S'ajoute la chaîne France 3 Paris Île-de-France Centre disponible dans tout le bassin parisien.

Villebon-sur-Yvette, intégrée au bassin d'emploi d'Orsay par l'Insee qui rassemble 126 000 habitants, dispose d'un tissu économique riche grâce notamment aux zones d'activités de Courtabœuf et sa pépinière d'entreprises Apis Développement, qui occupe quatre-vingt treize hectares sur le territoire de la commune, de La Prairie, la Bretêche et à la zone commerciale de Villebon 2. Elle accueille plus de 445 entreprises, dont cent un commerces, cinquante-sept professions libérales, vingt-deux artisans et soixante-seize associations représentant un total de 10 681 emplois, bien supérieur aux 4 904 personnes classées parmi la population active. Le taux de chômage était de 4,62 % en 2005, à comparé aux 6,7 % départemental. En 2004, elle disposait d'un budget de 33 280 575 € et le revenu moyen par habitant était de 25 094 € par an, 64,1 % des habitants sont propriétaires de leur logement. La commune propose cinquante-trois chambres d'hôtel, principalement dédiées au tourisme d'affaire des zones d'activités. Particularité en Île-de-France, la commune dispose encore d'exploitations agricoles sur près de quatre-vingt dix-sept hectares, principalement dédiées au maraîchage. Avec mille salariés, Microsoft France est le premier employeur de la commune, suivi de prêt par JM Bruneau et ses huit cent salariés.

Dans l'optique d'accueillir les Jeux de la Francophonie en 1994, le département décide la construction d'une salle polyvalente. Le site de Villebon-sur-Yvette est choisi pour ses facilités d'accès, l'espace disponible et la proximité du grand parc d'activités. Cette salle deviendra Le Grand Dôme. À proximité de ces infrastructures, la ville dispose d'un refuge animalier, l'Arche Essonne.

La commune de Villebon-sur-Yvette abrite l'un des quatre émetteurs de la TNT en Île-de-France, mis en service dès 1935, aujourd'hui intégré au parc de courtabœuf. Le projet de développer l'accès à Internet en très haut débit est en cours. Depuis novembre 2005, la commune est au cœur de l'opération d'Intérêt National de Massy Palaiseau Saclay Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.

En 1960 est décidée l'implantation d'un parc d'activité sur le plateau de Courtabœuf. La commune comme ses voisines doit céder des espaces de culture pour accueillir en 1967 la première structure : Atochem. Ce parc d'activité aujourd'hui premier parc tertiaire d'Europe est connu sous le nom de Parc d'activités de Courtabœuf.

L'installation du centre commercial Villebon 2 a été entamée en 1988 par l'ouverture d'un hypermarché accompagné d'une galerie commerciale. À partir de 1998, des enseignes de hard-discount ont accru l'offre commerciale. En 2006, une nouvelle phase d'agrandissement et une réorganisation de l'offre ont permis l'installation d'enseignes milieu de gamme.

En 2000, l'enquête du Plan local d'urbanisme recensait cinq exploitations agricoles pour un total de soixante-dix neuf hectares, principalement tournées vers le maraîchage. En 1999, l'agriculture occupait vingt-quatre villebonais, soit 0,5 % des actifs. Ces terrains sont aujourd'hui protégés par la municipalité et l'activité maintenue. En outre, la commune est associé au « Triangle Vert des villes maraîchères du Hurepoix » qui vise à promouvoir une agriculture péri-urbaine économiquement viable et garantissant un développement durable.

Villebon-sur-Yvette bénéficie d'un cadre naturel préservé et mis en valeur. Deux cent quatre-vingt six hectares, soit 38 % du territoire de la commune sont des surfaces boisées ou protégées. On trouve ainsi le Parc de la Mairie, la Promenade de l'Yvette, le Minigolf de Villiers, un vaste espace forestier avec le Bois des Gelles (seize hectares) et des étendues de maraîchage. Elle s'est vu décerner trois fleurs au concours des villes et villages fleuris. Le GR 655, ancien sentier de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle passe par la commune en suivant les rives de l'Yvette. Le réseau d'eau potable de la commune est depuis 2008 certifié comme respectant les critères de la norme ISO 14001. En outre, la municipalité s'est engagée dans une politique de construction ou rénovation des bâtiments communaux selon les préconisations de la démarche HQE. Un projet de station d'épuration est en cours.

Le Château de Villebon-sur-Yvette de style renaissance a été construit au XVe siècle. Le lavoir du hameau de Villiers date de 1588 et fut restauré en 1865. Plusieurs ponts ont été construits au début du XXe siècle pour permettre le passage de la ligne de chemin de fer, dont le pont à deux niveaux de la rue Muller équipé d'un quai de déchargement et le pont de sept mètres, caractérisé par les sept de hauteur et de largeur de sa voûte.

L'église Saints-Côme-et-Damien, datant du XVIe siècle, est située à proximité du château. La chapelle Saint-Sébastien, dans le quartier des Casseaux, est de construction plus récente (1938) en brique rouge. L'Institut Bouddhique Trùc Lhâm est situé rue de Neuchâtel dans le quartier suisse.

Les constructions récentes (Hôtel de Ville, Centre Culturel, Centre sportif) ou réhabilitées (Conservatoire, Ecole de La Roche) présentent une unité dans l'utilisation de structures métalliques apparentes colorées.

Les armes de Villebon-sur-Yvette se blasonnent : D'argent au chevron de sable accompagné, en chef, de deux taons et en pointe un mortier, le tout du même.

Dessiné par M. Le Gallo, dessinateur-héraldiste et adopté en 1975 par le conseil municipal, le blason de Villebon-sur-Yvette regroupe les éléments qui ont marqué l'histoire de la ville depuis le Moyen Âge. Le chevron symbolise l'Yvette, rivière frontière avec Palaiseau, les taons rappellent la famille de Thou, seigneurs de Villebon, le mortier symbolise saints Côme et Damien, patrons des apothicaires et saints patrons de la paroisse.

Ce blason apparaît sur la rame de TGV 313 et de la motrice immatriculée 8718B au titre du parrainage des locomotives par les communes.

La commune s'est aussi dotée d'un logotype reprenant le graphisme du blason.

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Quéménès

L'île de Quéménès vue depuis le sud, à marée basse et avant la restauration de sa ferme

L’île de Quéménès (Kemenez, en breton) est une petite île bretonne située au large du Finistère. Elle fait partie de l’archipel de Molène, en mer d’Iroise.

Elle se trouve à 2 milles marins de l’île de Molène et mesure 1,6 km de long et 400 m de large. Une île plus petite, le Lédénes de Quéménès, lui est souvent associée, les deux îles étant reliées par une cordon de galets émergé à marée basse.

Comme les îles voisines, Quéménès a probablement été occupée dès le néolithique, comme en témoignent des menhirs et des chambres mégalithiques.

Des fouilles archéologiques ont également permis de mettre au jour des pièces de monnaie datant du Moyen Âge. À la fin de cette période, l'île appartient à l'abbaye de Saint-Mathieu.

Sous l'Ancien Régime, elle est — comme le reste de la région — soumise à des attaques britanniques récurrentes, comme celle de 1758, durant laquelle le bétail de l'île fut saisi.

Le 5 juillet 1923, elle est achetée (en partie) par Mme Levasseur. Le 20 juin 1958, une partie de l'île est cédée par l'abbaye de Saint-Mathieu à François Kerlec'h.

Cependant, ses propriétaires n'occupent l'île qu'à partir des années 60. Madame Floc'h, qui passa 50 ans sur l'île dont 17 ans veuve, mena l'exploitation agricole et la récolte du goémon à la belle saison, en ayant jusqu'à une trentaine d'ouvriers sous ses ordres. Ensuite, la famille Tassin loua l'île à partir de 1953 puis l'acheta en 1960 à Mme Bellanger, pour l'occuper en permanence jusqu'à 1973.

L'exploitation agricole y fut la plus prospère de tout l'archipel molénais, sur 24 hectares de terre labourable, comptant jusque 10 chevaux, 12 vaches et porcs, des moutons et des volailles. Ce fut aussi un lieu privilégié pour la récolte du goémon, à tel point qu'on y monta une petite (et éphémère) usine d'iode.

Le 10 mars 2008, le passage d'une tempête a révélé la présence de quatre squelettes (trois hommes et une femme) non identifiés sous la plage. Selon une première analyse de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, ils auraient été enterrés là entre 1966 et 1976. Cependant, une datation au carbone 14 réalisée par le centre de datation par radiocarbone de l'Université de Lyon I, plus fiable, fait remonter la mort de ces individus avant 1640. L'hypothèse d'un lien avec un centre de redressement fermé au début des années 1960 sur l'île voisine de Trielen, qui a défrayé la chronique (tout en étant incohérente avec la première datation des squelettes), est définitivement écartée.

Le 8 octobre 2008, l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) de Rosny-sous-Bois rend ses conclusions au sujet d'une petite sphère de plomb trouvée près des squelettes au mois de juillet précédent. Il s'agirait d'un projectile utilisé dans des « armes à feu à chargement par la bouche », selon les dires du procureur de la République de Brest, Xavier Tarabeux, qui conclut : « Maintenant, c’est à l’Histoire de prendre le relais ». L'IRCGN précise que les munitions de ce type étaient utilisées entre 1617 et 1848, ce qui corrobore les analyses du centre de datation de Villeurbanne.

Après son acquisition en 2003 par le Conservatoire du littoral, un projet d'exploitation maraîchère et d'élevage (moutons et volaille) et d'accueil du public avec chambres d'hôte et actions d'éducation à l'environnement marin a vu le jour. Après la rénovation des 11 bâtiments que compte l'île et son équipement en matériel fournissant de l'énergie renouvelable (panneaux solaires, éolienne), l'activité a démarré à l'été 2008. Toutefois, l'île ne sera pas habitée de façon permanente : le couple choisi par le Conservatoire du littoral pour y vivre et gérer cette exploitation, Soizic et David Cuisnier, fera 4 mois de relâche sur le continent en hiver.

Le magazine télévisé Thalassa, sur France 3, a diffusé le 30 mai 2008 un reportage portant sur l'année de préparation de l'exploitation et des chambres d'hôtes et le 28 novembre 2008 une enquête sur les squelettes découverts en mars.

L'île a reçu la visite le 18 juillet 2008 de la secrétaire d'État à l'Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet et de la ministre de la Justice Rachida Dati lors d'un déplacement dans le Finistère pour parler des écosystèmes marins et de la répression des pollutions marines.

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Ballainvilliers

Position de Ballainvilliers en Essonne.

L'hôtel de ville.

Ballainvilliers (prononcer ) est une commune française située à vingt kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l'Essonne et la région Île-de-France.

Hameau dépendant de Longjumeau jusqu'en 1265, élevé au rang de baronnie en 1661, domaine viticole devenue plaine de maraîchage au XIXe siècle, Ballainvilliers est aujourd'hui un village aux portes de la capitale mêlant vastes espaces de culture au sud et village résidentiel récent au nord. C'est aussi le premier territoire rural préservé rencontré sur la route nationale 20 au sortir de l'agglomération parisienne. Son château construit au XVIIe siècle est aujourd'hui devenu le centre culturel municipal.

Ses habitants sont appelés les Ballainvillois.

Ballainvilliers est située dans la grande agglomération parisienne, au nord du département français de l'Essonne, au cœur de la région naturelle du Hurepoix. Le territoire communal occupe quatre cent un hectares au sud du pays de Longjumeau sur un espace relativement plat du plateau surplombant les vallées de l'Yvette au nord et de l'Orge à l'est. Le terrain s'étage entre cent six mètres au sud-ouest et soixante mètres au nord-est. Le ruisseau le Rouillon suit cette déclivité en traversant la commune du sud-ouest au nord-est avant d'entrer sur le territoire de Longjumeau pour se jeter dans l'Yvette. Une grosse majorité de ce territoire se compose de terres rurales (60 %), seulement un tiers de la commune est encore occupé par l'espace urbain. L'institut géographique national donne les coordonnées géographiques 48°40'34" N et 02°17'50" E au point central de son territoire.

La route nationale 20 matérialise la frontière sur la quasi totalité du côté ouest de la commune, avec Saulx-les-Chartreux au nord et La Ville-du-Bois au sud. Axe important pour la région, c'est le seul qui traverse la commune, restée à l'écart des voies ferrées ou axes routiers principaux.

Ballainvilliers est située à vingt kilomètres au sud-ouest de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, douze kilomètres au nord-ouest d'Évry, six kilomètres au sud-est de Palaiseau, cinq kilomètres au nord-est de Montlhéry, dix kilomètres au nord-est d'Arpajon, seize kilomètres au nord-ouest de Corbeil-Essonnes, vingt-deux kilomètres au nord-ouest de La Ferté-Alais, vingt-six kilomètres au nord-est de Dourdan, vingt-neuf kilomètres au nord-est d'Étampes et trente-trois kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt.

Le territoire de la commune est arrosé par le ruisseau le Rouillon, qui entre par l'ouest de la commune venant de La Ville-du-Bois et traverse vers le nord-est pour se jeter dans l'Yvette à Longjumeau.

Le territoire s'étage de cent six mètres au sud-ouest dans le hameau de Villebouzin et soixante mètres au nord-est dans le bois des Daunettes, suivant une pente douce empruntée par le ruisseau du Rouillon. La partie urbanisée occupe en majeure partie le bas de ce territoire, dominé à l'ouest par le massif du rocher de Saulx-les-Chartreux.

La commune est limitrophe au nord et nord-est de son ancienne ville de rattachement, Longjumeau. À l'est se trouve Épinay-sur-Orge, au sud-est, la plus petite commune du département, Villiers-sur-Orge, au sud, Longpont-sur-Orge, au sud-ouest, la route nationale 20 forme une frontière avec La Ville-du-Bois. Enfin, à l'ouest et nord-ouest, le territoire du village de Saulx-les-Chartreux poursuit les espaces agricoles.

Ballainvilliers est située en Île-de-France, elle bénéficie d'un climat océanique dégradé aux hivers frais et aux étés doux, et est régulièrement arrosée sur l'ensemble de l'année. En moyenne annuelle, la température s'établit à 10,5°C, avec une maximale de 14,9°C et une minimale à 6,2°C. Les températures réelles relevées sont de 24,3°C en juillet au maximum et 0,4°C en janvier au minimum, mais les records enregistrés sont de 38,2°C le 1er juillet 1952 et -19,6°C le 17 janvier 1985. Du fait de la moindre densité urbaine entre Paris et sa banlieue, une différence négative de un à deux degrés celsius se fait sentir. L'ensoleillement est comparable à la moyenne des régions du nord de la Loire avec 1 798 heures par an. Les précipitations sont également réparties sur l'année, avec un total de 610 millimètres de pluie et une moyenne approximative de cinquante millimètres par mois.

Le seul et plus important axe de communication est la route nationale 20 qui traverse la partie ouest du territoire du nord au sud et draine soixante mille véhicules par jour. Elle est complétée en centre-bourg par la route départementale 35 de moindre importance et la route départementale 186 qui coupe d'ouest en est. Sur la commune voisine de Longjumeau passent deux axes majeurs, la route départementale 117, dite « Route de Corbeil » et la ligne de Grande Ceinture utilisée par la ligne C du RER d'Île-de-France avec les gares de Gravigny-Balizy, Chilly-Mazarin et Longjumeau. Toutefois, la commune n'est située qu'à quatre kilomètres au sud de l'échangeur entre les autoroutes A6 et A10 et six kilomètres au nord de la Francilienne.

Les lignes DM153, DM151, DM17A et B et DM6B du réseau départemental Daniel Meyer desservent la commune.

L'aéroport Paris-Orly est situé à seulement huit kilomètres au nord-est, directement accessible par la route nationale 20, l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle est lui situé à quarante-deux kilomètres au nord-est. L'aviation de tourisme se pratique à l'aéroport de Toussus-le-Noble situé à seize kilomètres au nord-ouest.

Le territoire de Ballainvilliers, pourtant totalement indépendant, est parfois considéré comme un quartier huppé de la ville voisine de Longjumeau. De fait, la petite taille du village ne permet pas de découper la commune en quartier. On peut néanmoins distinguer le secteur pavillonnaire au nord de la récente zone commerciale des Berges du Rouillon et le parc industriel des Tuileries à la frontière avec La Ville-du-Bois.

À l'extrême sud, un hameau commun avec Longpont-sur-Orge porte le nom de Villebouzin. Au centre, à la frontière avec La Ville-du-Bois se trouve le lieu-dit La Bâte et tout au nord le lieu-dit Beaulieu.

Le domaine apparaît pour la première fois au XIIe siècle sous le nom de Berlenviller, du nom d'un propriétaire des lieux, nommé Bellenus. Plus tard, le nom évolua vers Ballanviller.

En 1747, la carte établie par César-François Cassini décrivait le lieu sous le nom de Balain villiers. Jusqu'en 1801, le nom de la commune était orthographié Ballain Villers, comme lors de la création de la commune après le décret de la Convention nationale du 31 octobre 1793.

Le nom de la commune semble provenir de l'anthroponyme latin Bellenus qui permet d'imaginer la présence d'un propriétaire terrien sur le territoire à l'époque de la Gaule romaine ou du Haut Moyen Âge. La première mention de Berlenviller comme hameau de Longjumeau remonte au XIIe siècle. Ce n'est qu'en 1265 que Renaud III Mignon de Corbeil, évêque de Paris constitua la paroisse indépendante à la demande des seigneurs du lieu, Pierre et Ansel de Ballainvilliers.

En 1539 fut érigée l'église dédiée alors à saint Jacques le Majeur et saint Christophe. En 1661, le domaine fut érigé en baronnie au profit de Nicolas Lepagnol de Fontenoy qui ajouta le bas-côté de l'église et la meubla d'un autel, d'une chaire et de bancs tous classés monuments historiques depuis 1984. Il fit aussi construire par Antoine Matthieu Le Carpentier le château de Ballainvilliers. En 1699 fut aussi ajoutée une première cloche et l'église fut consacrée à l'apôtre Philippe. Le domaine passa en 1714 à Jules de la Planche puis, en 1736 par mariage avec Anne-Marie Labbé de Villebouzin, à Simon Bernard. À la Révolution, en 1791, cette famille émigra en laissant sa fille en garde à l'intendant, qui la maria à son propre fils. Revenu en France, Charles Bernard perdît sa fille et ce gendre involontaire et mourut en 1835, sans héritier. De fait, le domaine était déjà passé en 1811 dans les mains de Charles Vauquelin, fils du pharmacien Louis-Nicolas Vauquelin. En 1793, la commune fut créée sous le nom de Ballain Viller. Ce n'est qu'en 1801 qu'elle apparut sous son nom actuel.

Il fallut attendre 1856 pour que la restauration des dégâts de la Révolution sur l'église soit entamée. Durant la guerre de 1870, la commune fut occupée par les Prussiens jusqu'en mars 1871. Au mois de mai suivant, Catherine Labouré vécut un temps dans la commune. À cette époque, le phylloxéra et le mildiou ravagèrent le vignoble, obligeant les ballainvillois à se tourner vers le maraîchage. La mise en service de l'Arpajonnais leur offrit la possibilité de vendre leur production aux Halles de Paris dès 1893. En 1877, le château fut donné à la congrégation de Saint-Vincent-de-Paul. Puis en 1888, les sœurs du Sacré-Cœur de Jésus y fondirent un orphelinat. Le 1er janvier 1968, après le démembrement de la Seine-et-Oise, Ballainvilliers fut intégrée au nouveau département français de l'Essonne et abandonna son ancien code postal, le 78044. En 1970, l'Agirc implanta à Villebouzin l'hôpital privé gériatrique. En 1975, la commune fut définitivement détachée de Longjumeau en étant rattachée au canton de Villebon-sur-Yvette. En 1979 furent découverts les vestiges d'une villa gallo-romaine. Ce n'est qu'en 1994 que la municipalité l'acquit pour en faire la bibliothèque municipale.

En 1793, date du premier recensement des personnes, le village ne comptait que quatre cent deux âmes. Il conserva cette relative faible population, le chiffre évoluant lentement, pour atteindre cinq cent quarante sept ballainvillois en 1851, six cent quarante deux en 1901 et sept cent neuf en 1954, progression continue malgré les vingt-huit victimes des trois conflits militaires de cette période. De cette date, la progression fut plus rapide, passant à neuf cent trente cinq habitants en 1968, mille cinq cent quatre-vingt neuf en 1975, deux mille deux cent dix-huit en 1982 et dernièrement, trois mille cinq cent quatre-vingt neuf personnes lors du recensement de 2006. La proximité de centres urbains saturés et les vastes espaces encore disponibles laissent présagés d'une poursuite de cet accroissement soutenu de la population. En 1999, 3,3 % de la population communale était étrangère et 10,3 % des foyers étaient composés de familles monoparentales.

La pyramide des âges de Ballainvilliers présente un déficit de jeunes habitants moins important que le département puisque 28,8 % avait moins de vingt-cinq ans en 1999. On remarque aussi un déficit de population féminine née entre 1925 et 1939 qui ne représente que 10,6 % contre 12 % pour la même population masculine, et à l'inverse, une grande disparité entre hommes et femmes nés entre 1905 et 1924 (respectivement seulement 3,8 et 12,7 %). Néanmoins, la population ballainvilloise est relativement jeune puisque seuls 20,4 % étaient âgés de plus de soixante ans et 22,5 % de moins de vingt ans en 1999.

La commune de Ballainvilliers est rattachée au canton de Villebon-sur-Yvette représenté par le conseiller général Dominique Fontenaille (DVD), à la quatrième circonscription de l'Essonne représentée par le député Guy Malherbe (UMP). Son maire actuel est Brigitte Puech (NC), élue par le conseil municipal composé de vingt-trois conseillers, elle est assistée de six adjoints. L'Insee lui attribue le code 91 3 35 044. La commune disposait en 2007 d'un budget de 6 376 198,83 euros, répartis en 4 290 788,30 € de fonctionnement et 2 085 410,53 € d'investissement. En 2006, les taux d'imposition s'élevaient à 12,18 % pour la taxe d'habitation, 11,44 % et 62,34 % pour la taxe foncière (bâti en non-bâti) et 13,39 % pour la taxe professionnelle. En 2004, la commune ne disposait que de 4,4 % de logements sociaux, loin des 20 % exigés par la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains. L'organisation judiciaire rattache la commune aux tribunal d'instance et conseil de prud'hommes de Longjumeau, aux tribunaux de commerce et de grande instance d'Évry, tous rattachés à la cour d'appel de Paris. La commune adhère à la communauté d'agglomération Europ'Essonne pour le développement économique, au SIAHVY pour l'aménagement de la vallée de l'Yvette voisine. La Poste applique le code postal 91160 correspondant au bureau distributeur de Longjumeau.

Politiquement, Ballainvilliers est fortement ancrée à droite, les électeurs donnant à chaque scrutin une majorité de voix aux représentants de la droite parlementaire, sans toutefois verser dans le vote d'extrême-droite, comme en témoigne le résultat du scrutin présidentiel de 2002, où Jean-Marie Le Pen n'obtint que 17,11 % des suffrages, à comparer aux 17,79 % obtenus au plan national. Cette tendance à voter à droite s'est confirmée en 2008 où les électeurs ont accordé une confortable avance à Nicolas Sarkozy dès le premier tour avec 40,70 % des voix contre seulement 20,71 % à Ségolène Royal, mais surtout lors de l'élection législative où Nathalie Kosciusko-Morizet était virtuellement élue dans la commune avec 55 % des voix dès le premier tour, score près de dix points supérieur à celui de l'ensemble de la circonsription. Confirmation toujours lorsque la commune plaçât en tête Jean-François Copé lors de l'élection régionale 2004 avec 45,86 % des voix contre seulement 40,72 % sur la région et 37,78 % en Essonne. Enfin, les électeurs de la commune sont parmi les rares à avoir approuvés le Traité de Rome de 2004 à 56,09 % contre 53,99 % en Île-de-France et surtout 49,29 % seulement en Essonne. La commune ne totalisant pas officiellement 3 500 habitants en 2008, l'élection municipale s'est déroulée, pour la dernière fois probablement, avec un scrutin majoritaire plurinominal, à tour unique puisque l'ensemble du conseil municipal fut élu dès le 9 mars.

Ballainvilliers est rattachée à l'académie de Versailles, elle dispose sur son territoire de l'école primaire Les Marais. Les élèves doivent ensuite se rendre au collège de Saulx-les-Chartreux et aux lycées de Longjumeau. Des centres de loisirs maternelles et élémentaires accueillent les élèves en dehors des périodes scolaires. Une crèche accueille les jeunes enfants. La FCPE est présente dans l'école de la commune.

Le centre hospitalier de Longjumeau traite les urgences et les pathologies graves. Six médecins, deux chirurgiens-dentistes et une pharmacie sont installés sur la commune. Un hôpital privé gériatrique fondé en 1970 par l'Agirc est installé dans le hameau de Villebouzin, il dispose de deux cent soixante deux lits.

La commune dispose sur son territoire d'un centre de première intervention des sapeurs-pompiers et d'une agence postale, qui représentent les seuls services publics hors services communaux. La sécurité de la commune est assurée par la brigade de gendarmerie de Longjumeau.

La commune n'a pas développé d'association de jumelage.

La commune dispose d'une bibliothèque municipale et d'un conservatoire de musique et de danse. Vingt-deux associations participent à la vie culturelle de la commune dont deux compagnies théâtrales.

La commune dispose sur son territoire d'un stade équipé d'un terrain de football et de quatre courts de tennis en terre battue et d'un gymnase. Vingt-deux associations animent et enseignent le sport dans la commune.

La paroisse catholique dépend du diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes et du doyenné de Longjumeau, elle dispose de l'église dédiée aux apôtres Philippe et Jacques le Mineur.

Les saints patrons de la commune sont Jacques le Mineur, l'apôtre Jacques, Christophe de Lycie et l'apôtre Philippe. Ils sont fêtés dans la commune le premier dimanche de mai.

L'hebdomadaire Le Républicain diffuse une édition pour le Nord-Essonne qui traîte en partie des informations du secteur. La chaîne de télévision régionale Télif, qui a repris les programmes de Téléssonne, diffuse des informations locales sur le réseau satellite et ADSL. S'ajoute la chaîne France 3 Paris Île-de-France Centre disponible dans tout le bassin parisien.

Ballaivillliers est intégrée au bassin d'emploi d'Orly par l'Insee qui regroupe trente communes et 446 024 habitants, les ballainvillois ne représentant que 0,62 %. En 1999, la population active de Ballainvilliers s'élevait à 1 351 personnes, seulement 6,9 % de la population était au chômage, quatre agriculteurs exerçaient sur la commune, 36,2 % des ballainvillois étaient ouvriers, 25,3 % de la population appartenait à la catégorie des professions intermédiaires, contre seulement 8,8 % de cadres. En 2005, le revenu net moyen des ménages ballainvillois s'élevait à 27 023 euros par an, revenus salariaux à 73,9 %.

Deux zones d'activités commerciales sont implantées sur la commune, les Berges du Rouillon en bordure de la route nationale 20, dont l'enseigne Castorama est le premier employeur de la commune et les Tuileries. Quatorze entreprises ont été créées sur le territoire en 2004. Depuis novembre 2005, la commune est au cœur de l'opération d'Intérêt National de Massy Palaiseau Saclay Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.

Un tiers du territoire de la commune était encore constitué en 1999 d'espaces agricoles ou ruraux préservés, notamment au sud du village. Dans le village, les berges du Rouillon ont conservés un aspect naturel. Au nord-est, le bois des Daunettes, prolongé dans la commune voisine d'Épinay-sur-Orge par le parc des Templiers, occupe près de dix-huit hectares. À proximité du centre-ville, le parc du château, devenu bibliothèque et école de musique municipale s'étend sur près de trois hectares.

La patrimoine du village se compose de l'église paroissiale construite en 1539, agrandie du bas-côté au XVIIe siècle et agrémentée de l'autel en menuiserie en 1683 classé aux monuments historiques depuis 1984, comme la chaire, le confessionnal et les bancs. La cloche de l'église, fondue en 1776 est elle aussi classée depuis 1944.

Du château originel construit au XVIIe siècle ne subsistent que l'aile gauche au nord et la chapelle.

Le château de Ballainvilliers.

La chapelle du château.

La maladrerie du château.

Les armes de Ballainvilliers se blasonnent : D'azur à la gerbe d'or soutenue d'un croissant d'argent, au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles d'argent.

Ce blason est celui du baron Simon Charles Bernard de Ballainvilliers, écuyer du roi au début du XVIIIe siècle et dernier seigneur du lieu.

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Quatrième circonscription de l'Essonne

La quatrième circonscription de l'Essonne est représentée dans la XIIIe législature par Guy Malherbe suppléant de Nathalie Kosciusko-Morizet, députée UMP suite à la nomination de celle-ci comme secrétaire d'état à l'écologie en juillet 2007. Guy Malherbe est aussi maire d' Épinay-sur-Orge.

La quatrième circonscription de l'Essonne est située dans le nord-ouest du département.

Cette circonscription est à droite et représentée par Nathalie Kosciusko-Morizet depuis 2002.

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Source : Wikipedia