Nantes

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Posté par woody 02/04/2009 @ 02:09

Tags : nantes, loire-atlantique, pays-de-la-loire, france, environnement, pro b, basket-ball, sport, fc nantes, ligue 1, football

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Nantes

Situation de la commune de Nantes dans le département de Loire-Atlantique

Le Marité sur la Loire, a proximité du Maillé-Brézé et, à l'arrière-plan, le quai de la Fosse, le dôme de Notre-Dame de Bon Port, la tour Bretagne et la flèche de la basilique Saint-Nicolas.

Nantes (Naunnt ou Nàntt en gallo, Naoned en breton) est une commune française établie au confluent de la Loire et de l'Erdre, à l'extrémité est de l'estuaire de la Loire et à une quarantaine de kilomètres de l'océan Atlantique.

Chef-lieu du département de la Loire-Atlantique, elle est également la préfecture de la région des Pays de la Loire. Elle est une des anciennes capitales de la Bretagne historique, notamment des Ducs de Bretagne, dont elle abrite toujours le château.

Métropole du Grand Ouest et sixième commune la plus peuplée au niveau national, elle fut l'un des huit premières métropoles d'équilibre désignées par l'État en 1963.

Dans l'Antiquité, le peuple gaulois des Namnètes s'installe sur la rive nord de la Loire, au confluent avec la rivière Erdre. L’agglomération prend le nom de Contigwic ou Condegwic, issu de condé, mot gaulois pour désigner une confluence. Cette racine a donné Condate.

À l'époque romaine, le nom est latinisé en Condivincnum ou Condevincnum avec des variantes diverses, Condevicnum, Condivicnum, Condivincum, Condivicnos ou Condivienum. À la fin de l’Empire romain, la ville est appelée Portus Namnetus ou Portus Namnetum, du nom du peuple dont elle est la capitale.

À la Renaissance, à l'époque de l'Ordonnance de Villers-Cotterêts, Nantes prend son nom définitif.

En gallo, la toponymie est Naunnt ou Nantt .

Nantes garde cette orthographe dans la majorité des langues s’écrivant en caractères latins, seule l’espéranto la dénomme "Nanto".

Le terme nautes, très proche voisin de Nantes ou Naunnt, désignait dans l’Antiquité et au Moyen Âge, les riches confréries de personnel navigant sur les fleuves et rivières de la Gaule.

Nantes est implantée dans la vallée alluviale de la Loire, au confluent de plusieurs rivières (47°13′05″N 01°33′10″O / 47.21806, -1.55278). Au nord, la plaine s'élève vers de petites collines du bocage de Bretagne, tandis qu'au sud se trouve le début de la plaine du marais breton. Les communes limitrophes sont : Bouguenais, Carquefou, La Chapelle-sur-Erdre, Orvault, Rezé, Saint-Herblain, Saint-Sébastien-sur-Loire, Sainte-Luce-sur-Loire, Treillières et Vertou (Nota : De toutes les communes limitrophes de Nantes, seule celle de Treillières ne fait pas partie de la communauté urbaine de Nantes Métropole).

Nantes est située à moins d'une heure en voiture de la côte atlantique (Pornic, La Baule, Saint-Jean-de-Monts...) et d'agglomérations comme Rennes ou Angers.

Au sud du massif Armoricain, dans le domaine hercynien, Nantes est implantée sur la Loire, à environ 50 km à l'Est de son embouchure. La ville est présente sur les deux rives du fleuve mais la large majorité du territoire nantais se trouve sur la rive droite, au Nord. Les deux bras de la Loire se séparent au sud du cœur historique et enserrent l'Ile de Nantes, territoire de 337 hectares, relié aux rives nord et sud par 13 ponts. L'Erdre traverse la ville du Nord au Sud pour se jeter dans le fleuve, tout comme la Sèvre depuis le Sud.

Au Nord de la Loire, Nantes se caractérise par la présence du Sillon de Bretagne, une ligne de fracture liée à un plissement hercynien qui s'élève à 100 m de hauteur. La vallée formée par le fleuve vient le traverser au niveau de la butte Sainte-Anne.

Au Sud, on trouve les plateaux du Pays de Retz, qui ne dépassent pas les 30m.

Le boulevard périphérique, long de 43 km, contourne Nantes, ainsi qu'une partie de sa banlieue, en son intégralité. Les accès à la ville se font via les différentes portes qui jalonnent ce périphérique. Le périphérique Nantais est le plus long de France.

La commune s'étend sur 6 600 hectares, dont 1 100 hectares d'espaces verts et jardins publics.

La communauté urbaine de Nantes Métropole représente 24 communes pour un territoire de 52 336 hectares.

L'aire métropolitaine de la métropole Nantes-Saint-Nazaire s'étend sur 220 900 hectares le long de l'estuaire de la Loire.

Du fait de sa position de confluent et des nombreuses îles et canaux qu'on y trouvait (île Beaulieu, île Sainte-Anne, île Feydeau, île Gloriette…), Nantes a longtemps été surnommée la Venise de l'Ouest. La plupart des canaux et rivières de la rive nord ont été comblés ou recouverts au début du XXe siècle, les opérations les plus importantes étant à partir de 1929 le comblement du bras nord de la Loire et de la zone confluente de l'Erdre, déviée désormais par un canal souterrain toujours navigable, aboutissant lui-même dans une portion d'un ancien de bras de la Loire : le canal Saint-Félix.

L'agglomération nantaise est traversée par la Loire qui se divise en deux bras enserrant l'île de Nantes : celui de « la Madeleine » (au Nord) et celui de « Pirmil » (au Sud). Elle est également parcourue par l'Erdre, la Sèvre nantaise, la Chézine, le Gesvres et le Cens. On y trouve aussi un certain nombre de ruisseaux, pour la plupart canalisés et désormais généralement souterrains, mais dont certains sont remis en valeur, dans le cadre de l'aménagement de nombreux parcs.

Le climat nantais, et plus généralement de la Loire-Atlantique, est de type tempéré océanique. L'influence de ce climat est largement facilitée par l'estuaire de la Loire et l'absence de relief notable. Les hivers sont doux (min -5°C / max 10°C) et pluvieux et les étés relativement beaux et doux également (min 17°C / max 35°C). Les pluies sont fréquentes mais peu intenses. Les précipitations annuelles sont d'environ 820 mm et peuvent fortement varier d'une année à l'autre. Les chutes de neige y sont exceptionnelles.

Ce climat est très favorable à la végétation comme en témoignent les nombreux parcs et jardins nantais.

Nantes est sous les vents de dominante ouest liés aux dépressions cyclonales de l'Atlantique. Leur direction est généralement de nord, nord-ouest et d'ouest. Les vents de sud-ouest et nord-est sont plutôt rares.

Par ailleurs, on note la présence de brumes matinales dans le fond des vallées.

L'océan à 40 minutes en voiture, des espaces verts préservés, de nombreux cours d’eau, Nantes est une métropole « verte et bleue ». Reconnue en 2004 par le magazine Time comme la ville la plus agréable d'Europe, Nantes a su attirer de nouveaux habitants par son dynamisme, sa culture et sa créativité. Un modèle de développement équilibré pour une ville cosmopolite.

Nantes est une ville construite « à l’horizontale » : en effet, les tours HLM de grande hauteur sont beaucoup moins nombreuses que dans les autres grandes villes françaises, d’où l’étalement urbain important. Cependant, la tour Bretagne, en centre-ville, haute de 145 m est le deuxième plus haut building de province et le pyramidal Sillon de Bretagne, sur la commune voisine de Saint-Herblain, haut de 100 m pour une largeur de 200 m est la plus grande barre HLM de France ; véritable « ville dans la ville », qui abrite plus de 10 000 personnes, à l'image de la cité radieuse "Le Corbusier" à Rezé, abritant des commerces et une école au sommet.

L'un des plus grands projets d’urbanisme que la ville ait connu est la création du quartier Beaulieu dans les années 1970. Ce projet consistait à créer un grand quartier international d’affaires du côté est de l’île de Nantes, comprenant bureaux et logements. Mais le manque d’attractivité du projet auprès des entreprises et la crise économique ont entraîné un changement d’orientation du quartier et une ambition revue à la baisse. Une partie seulement du projet initial a pu être réalisée, faisant du quartier une zone principalement résidentielle, coupée du centre-ville. Le Tripode, l'un des grands immeubles de bureaux du quartier, a d’ailleurs été détruit le 27 février 2005, notamment à cause du fort taux d’amiante présent dans sa structure.

D'ailleurs, l’île de Nantes fait actuellement l’objet d’une vaste opération de rénovation urbaine. Il s'agit d'un des plus vastes chantiers de réaménagement en France. La maîtrise d'ouvrage est assurée par la SAMOA (société d'économie mixte créée pour l'occasion) et la maîtrise d'œuvre est gérée par l’équipe d’Alexandre Chemetoff (Atelier Ile de Nantes). Il s’agit de redonner de l’attractivité à cet espace situé pratiquement au cœur du centre-ville, qui se trouve être entre autres l'un des nombreux anciens quartiers ouvriers de Nantes (les chantiers navals qui faisaient encore vivre le port jusqu'en 1987, les entreprises de sidérurgie — Alstom), et le quartier Beaulieu, notamment l’emplacement du Tripode, aujourd’hui détruit.

Une partie du quartier Malakoff/Pré-Gauchet (qui fait actuellement l’objet d’un Grand Projet de Ville, ou GPV) en cours de gentrification, est candidat à une convention avec l'ANRU. Malakoff, l’emplacement du Tripode et l’est du Champ de Mars, formeront le quartier Euronantes, quartier d'affaires européen où seront construits un hôtel de grand luxe, des bureaux, des logements, des équipements sportifs et de loisirs. Ils s’ajouteront à la future gare, au siège social de la banque CIO, à la Cité des Congrès et au siège de la Communauté urbaine de Nantes Métropole déjà existants.

L'aire métropolitaine Nantes-Saint-Nazaire est qualifiée de polycentrique.

On observe depuis la butte : le centre des Salorges, le dôme de Notre-Dame de Bon-Port, le Belem à quai ainsi que le Marité et le Maillé-Brézé, le quai de la Fosse, la tour Bretagne, le clocher blanc de l'église Saint-Nicolas, la cathédrale, le pont Anne-de-Bretagne enjambant le bras de la Madeleine de la Loire, la grue Titan jaune des anciens chantiers Dubigeon, le Tripode (aujourd'hui disparu), le quai des Antilles, la raffinerie de sucre Tereos (bleu et blanc), le hangar à bananes, les grues (Mofag et la Titan en pointe de l'Île de Nantes) du quai Wilson du Grand port maritime, et, au sud de la Loire, la Cité Radieuse de Le Corbusier et l'église de Rezé.

Nantes, avec ses 282 853 habitants intra muros est le centre d'une communauté urbaine de 600 000 habitants et pôle central d'une aire urbaine de 804 800 habitants. La métropole nantaise maintient une croissance démographique soutenue, d'après une estimation de l'INSEE, en 2020, Nantes Métropole comptera 640 000 habitants, l'aire métropolitaine sera alors peuplée par 850 000 habitants. Désignée en 1963 comme métropole d'équilibre, l'aire métropolitaine Nantes-Saint-Nazaire est estimée en 2008 à 925 000 habitants (source INSEE-Agence d'urbanisme de la région nantaise) dont la population à progressé de 8,9% entre 1990 et 1999 soit un gain de 69 360 habitants. Positionnant ainsi l'agglomération Nantes-Saint-Nazaire au 5e rang national derrière Paris, Lyon, Marseille-Aix et Lille, et au 36e rang européen (source : AURAN). Dans les années 1990, elle a été, parmi les grandes villes françaises, l'une de celles dont la population a le plus augmenté avec Montpellier, Toulouse et Rennes. La poursuite de cette croissance devrait permettre à la métropole Nantes-Saint-Nazaire de compter parmi les agglomérations françaises de plus de 1 000 000 d'habitants d'ici quelques années.

Voici ci-dessous, un tableau démographique sur la ville de Nantes classé par date de recensement.

La ville de Portus Namnetus est fondée avant la Conquête romaine, et prise par César en 56 av. J.-C. Sous l’Empire romain, elle est appelée Condvicnum, mais reprend son ancien nom à la fin de l’Empire. Des colons bretons (venus de l’actuelle Grande-Bretagne) sont installés à cette époque pour protéger la région des pirates saxons. C’est aussi aux IIIe et IVe siècles que la ville se fortifie et se christianise.

Conquise par Clovis, la ville devient la capitale de la marche de Bretagne, protégeant les Francs des incursions bretonnes, avant d’être rattachée à la Bretagne en 851, d’être administrée par le comte d’Anjou (909-919), puis de servir de base aux Vikings remontant la Loire (919-937). Reconquise par Alain Barbetorte en 937, elle fait désormais partie de la Bretagne jusqu’à la Révolution, capitale du comté de Nantes. Nantes passe sous dépendance des principautés voisines : Anjou (1156-1189), Plantagenêts (1189-1203), avant de devenir capitale principale du duché de Bretagne sous les ducs capétiens (XIIIe et XIVe siècles) et de le rester ensuite.

Au XVe siècle, Nantes se développe, notamment grâce au commerce maritime et fluvial. Le siège de 1488 et le rattachement au royaume de France (1491) ne stoppent pas cet essor. C’est à Nantes que s’achèvent les guerres de religion par la promulgation de l’édit de Nantes (1598). Administrativement, son rôle est réduit par la perte du siège du Parlement de Bretagne (1560). De 1670 à la Révolution française, le commerce avec les colonies (sucre, tabac, et commerce des esclaves) lui assure la prospérité : c’est une des plus riches villes de France, et son port assure 44 % du commerce français. La ville est secouée par la révolte du papier timbré en 1675.

Lors de la Révolution française, la ville est en première ligne face à la révolte vendéeenne, et sa résistance est une des clefs du succès républicain : elle fournit une base arrière aux armées Bleues, et prive les Vendéens d’un port où recevoir de l’aide de l’Angleterre. Carrier y mène une Terreur impitoyable.

Préfecture de la Loire-Inférieure, Nantes continue son développement au XIXe siècle, annexe les communes voisines, s’industrialise.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Nantes subit d’importants bombardements ; son rôle dans la Résistance est sanctionné par la croix de la Libération.

Les armes de Nantes se blasonnent ainsi : « De gueules au navire d'or habillé d'hermines, voguant sur une mer de sinople, au chef d'hermines, l'écu timbré d'une couronne comtale et entouré d'une cordelière ».

Ces armoiries sont connues depuis le XVe siècle. L’hermine et sa moucheture typique sont traditionnellement attribuées à la Bretagne, dont Nantes a été l'une des capitales. La couronne ducale est aussi l'un des symboles de l'appartenance à la Bretagne. La Nef d'or, symbole du commerce portuaire, vogue sur une mer de sinople, couleur symbolisant la rivière qui se jette dans l'océan. La cordelière est la représentation de l'ordre fondée par Anne de Bretagne en l'honneur de son père, François II de Bretagne, dont le saint patron était François d'Assise, fondateur des franciscains, appelés cordeliers en France.

La ville est faite Compagnon de la Libération le 14 janvier 1945 et reçoit la Croix de Guerre le 11 novembre 1948. Les deux décorations sont alors rajoutées et positionnées à la base du blason.

Depuis le XIVe siècle, la devise de la ville était Oculi omnium in te sperant Domine (« Les yeux de tous se tournent vers toi et espèrent, Seigneur »). En 1814, M. de Barante, préfet de Nantes, propose une nouvelle devise, Favet Neptunus eunti, ce qui se traduit par « Neptune favorise ceux qui osent », « Neptune favorise sa marche », ou encore par « Que Neptune favorise le voyageur ». Cette devise, positionnée au dessus de l'écu, contrairement à l'usage, fut approuvée par lettres patentes du roi Louis XVIII le 3 février 1816.

Le 133e et actuel maire de Nantes est le socialiste Jean-Marc Ayrault. Élu pour la première fois en 1989, il a été réélu en 1995, 2001 et 2008.

Nantes forme, avec 23 communes voisines, la communauté urbaine Nantes Métropole.

Les élus de la Métropole Nantes Saint-Nazaire ont choisi d’élaborer un schéma de cohérence territoriale (SCOT) englobant cinq intercommunalités : Nantes Métropole, la communauté d'agglomération de la région nazairienne et de l'estuaire (CARENE), la communauté de communes Loire et Sillon, la communauté de communes Cœur d'Estuaire et la communauté de communes d'Erdre et Gesvres, totalisant 57 communes et 766 000 habitants. Ce document d’urbanisme orientera le développement de la métropole à l’horizon 2020. Une fois établi, il esquissera, dans une logique de développement durable, le futur de la métropole en termes de localisation des logements, de développement économique, de politique des transports, de protection de l’environnement… Localement, il pourra être précisé par des schémas de secteurs.

Nantes est divisée en 11 cantons. Tous sont constitués exclusivement d'une partie de Nantes, sauf le 10e canton qui inclut également la commune de Saint-Sébastien-sur-Loire. Leur population était en 1999 comprise entre 18 251 (11e canton) et 35 648 habitants (10e canton).

Pour le détail de ces cantons, voir l'article Cantons de la Loire-Atlantique.

Nantes est la préfecture à la fois du département de Loire-Atlantique et de la région Pays de la Loire.

La question de l'appartenance administrative de Nantes — et plus généralement de la Loire-Atlantique — à la région Bretagne est régulièrement l'objet de débats.

Nantes est la plus grande ville de ce qui fut jadis le royaume, le duché, puis la province de Bretagne, appartenance qui est toujours un élément constitutif de son identité.

Historiquement, les liens du pays nantais (Paeï de Nàntt en gallo, Bro Naoned en breton) et de la Bretagne sont nombreux, au point même qu'on vit les ducs de Bretagne faire de Nantes leur lieu de résidence principale (jusqu'au XVe siècle, comme en témoigne aujourd'hui encore la présence du château des Ducs de Bretagne au cœur de la ville et le souvenir du château du Bouffay). Plusieurs ducs de Bretagne se sont fait inhumer à Nantes même (Alain II Barbetorte, Jean IV, Pierre II, Arthur III, François II, le cœur d'Anne…) ou dans l'abbaye voisine des Sorinières (Constance et sa fille Alix de Thouars), marque d'un choix affectif et politique.

En 1789, la suppression des anciennes provinces et la création des départements découpe la Bretagne en cinq départements ; la Loire-Inférieure (aujourd'hui Loire-Atlantique) est l'un de ces derniers.

En 1848, la Bretagne est brièvement recomposée par le mandat de commissaire général de la Bretagne qu'obtient le Nantais Michel Rocher, avec autorité sur les commissaires généraux (appellation qui venait de remplacer celle de préfet) des quatre autres départements bretons.

Au XXe siècle, les regroupements départementaux successifs (régions économiques « Clémentel » et régions touristiques créées en 1919, régions économiques créées en 1941 par le régime de Vichy, régions de programme de 1955 transformées ultérieurement en régions administratives) séparèrent à chaque fois la Loire-Atlantique des autres départements bretons. Nantes est à l'heure actuelle administrativement en région Pays de la Loire mais le débat politique persiste.

Certains découpages correspondent à la Bretagne historique et culturelle à cinq départements comme celui judiciaire, Nantes dépendant de la cour d'Appel de Rennes, et religieux, le diocèse de Nantes suffragant de l'Archevêché de Rennes; et bien d'autres, administratifs ou commerciaux.

La question linguistique est également complexe. Dans l'Est de la Bretagne, appelé Bretagne Gallèse ou Haute-Bretagne, les langues d'oïl, le gallo et le français, furent largement majoritaires. Le gallo surtout utilisé dans les campagnes, le français dans les grandes villes. Dans celles-ci, et particulièrement à Nantes et à Rennes, la langue bretonne était peu présente et essentiellement parlée par les immigrants venus de Basse-Bretagne comme l'attestent des voyageurs du Moyen Âge ou bien Jules Verne (de père parisien et de mère bretonne comme il l'écrivit dans un descriptif du département de la Loire-Atlantique). Dans le quartier de Chantenay, où l'immigration bretonnante fut importante, il y avait une procession où l'on chantait des cantiques en breton jusque dans les années 1950.

Aujourd'hui, la langue bretonne reste implantée à Nantes via, notamment, l'école Diwan qui propose depuis 1978 un enseignement entièrement en breton, une école publique (les Marsauderies) et une école privée (Sainte-Madeleine) accueillent depuis 1998 les enfants dans un cadre bilingue. Le gallo est menacé de disparition. La langue dominante dans la ville (et le département) reste cependant le français.

Construit en 1851 dans un style néoclassique, l'ancien palais de justice de Nantes, situé place Aristide Briand et dessiné par Chenantais, a été cédé par l'État au conseil général qui a décidé de le transformer en une galerie d'art et un hôtel de luxe (Radisson) dont l'ouverture est prévue en 2011. En l'an 2000, le tribunal de grande instance de Nantes investit un nouvel édifice conçu par Jean Nouvel sur l'île de Nantes.

En 2010 est prévu la construction d'un établissement pénitentiaire de 510 places.

Depuis 1966 le Casier judiciaire, qui archive l'ensemble de la justice française, est établi a Nantes.

Nantes est avant tout une ville industrielle de par son passé.

Dans le centre-ville, à proximité de la gare, est conservée une partie de l'usine LU, avec sa tour emblématique pour les Nantais : En 1905, le biscuitier se lance, avec l'architecte Auguste Bluyssen, dans la construction de deux tours emblématiques face au château des Ducs de Bretagne, dans le prolongement des cours Saint-Pierre et Saint-André. La construction s'achève en 1909. Trois parties composent ces tours. Le corps, formé d'une fenêtre à trois baies, est surplombé d'un ange brandissant une trompette. Le dôme, quant à lui, ouvert par six fenêtres, est décoré d'aigles sculptés, symboles de force et de prestige. Enfin la lanterne, prototype du phare LU présenté à l'exposition universelle de Paris, est coiffée d'une flèche de métal qui culmine à 38 mètres de haut. Les Nantais pourront en profiter pendant près de 35 ans avant que les bombardements de 1943 qui ravagent Nantes détruisent partiellement les tours. La première disparaîtra entièrement, l'autre conservera sa hauteur jusqu'à ce qu'elle soit décapitée lors de grands travaux en 1970. En 1997 l'architecte Jean-Marie Lépinay se voit confier par la municipalité la rénovation de la tour. Objectif : mettre le dôme à neuf pour l'arrivée de la coupe du monde de football en juillet 1998. Le pari est réussi. À partir d'archives et de photos anciennes, les couleurs bleu, rouge et or réapparaissent aux yeux des Nantais. Aujourd'hui, les initiales LU ont changé de signification et désignent désormais le Lieu Unique, centre d'arts aux activités multiples. En quelques secondes d'ascenseur ou 130 marches plus haut, Nantes s'observe grâce au "Gyrorama ", plate-forme qui s'oriente à l'aide d'une manivelle au bon soin des curieux. Au dernier étage, une vidéo relate l'histoire de l'usine illustrée d'un riche fonds de photos d'archives.

Nantes héberge le siège social de la société de bourse Portzamparc, membre d'Euronext Paris, ce qui en fait l'une des premières places boursières françaises.

Nantes héberge l'un des deux sièges de la Chambre de commerce et d'industrie de Nantes et de Saint-Nazaire, principal acteur économique de la région qui regroupe les CCI de Nantes et de Saint-Nazaire.

Nantes est aussi le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie des Pays de la Loire.

La métropole Nantes-Saint-Nazaire possède assez d'atouts pour continuer d'attirer tant les grandes entreprises internationales en quête d'implantations nouvelles que de têtes « bien faites ». La diversité de ses industries, la santé de ses services, la multiplicité de ses PME bien connectées à l'international et les progrès de son enseignement supérieur alimentent une croissance économique dont l'équilibre d'ensemble est aujourd'hui reconnu.

Avec 852 sièges sociaux d'entreprises de plus de 50 salariés en 2007, Nantes est la quatrième agglomération française sur cet indicateur derrière Paris, Lyon et Toulouse.

Le Grand Port maritime de Nantes-Saint-Nazaire (anciennement Port autonome de Nantes-Saint-Nazaire) est un établissement public de l'État français. Quatrième port français, il traite annuellement 33,6 millions de tonnes (chiffre 2008) de marchandises (dont 77 % de vracs énergétiques : produits pétroliers, GNL, charbon). Il occupe sur la ville de Nantes les terminaux de Cheviré (produits forestiers, sucre, engrais, ferraille) et de Roche-Maurice (céréales, engrais, fonte), représentant 10 % du total de ses trafics. En centre-ville, le quai Wilson, situé sur l'île de Nantes, accueille depuis 2002 les paquebots de croisière (une dizaine par an). Le site va par ailleurs être réaménagé. Ses autres sites, en aval de l'estuaire, se situent à Donges, Montoir-de-Bretagne et Saint-Nazaire.

Nota : le territoire constituant le terminal de Cheviré forme une enclave nantaise, isolée sur la rive gauche de la Loire, celle-ci n'étant pas directement desservie au reste de la ville, on ne peut y accéder que depuis les communes de Bouguenais, Rezé ou Indre. Même les viaducs d'accès au pont de Cheviré qui se trouvent pourtant sur les emprises de ces deux terminaux portuaires (Cheviré et Roche-Maurice) ne leurs permettent pas un accès direct, puisque les échangeurs routiers du périphérique les plus proches se trouvent les territoires des communes de Saint-Herblain ("Porte de l'Estuaire") et Bouguenais ("Porte de Bouguenais").

Nantes appartient à l'académie qui porte son nom et dont elle abrite le rectorat.

Nantes possède 141 écoles sur son territoire communal, dont 110 écoles publiques et 31 écoles privées.

La ville compte 47 000 étudiants dont 34 000 étaient en formation initiale au sein de l'université de Nantes au cours de l'année 2007-2008.

L'université de Nantes possède par ailleurs deux antennes universitaires situées l'une à Saint-Nazaire et l'autre à La Roche-sur-Yon.

L'université de Nantes participe avec l'École centrale de Nantes, les universités d'Angers et du Mans au Pôle de recherche et d'enseignement supérieure (PRES) dont le siège est situé à Nantes. L'objectif du "PRES" est de faire émerger un pôle d'excellence, attractif et visible dans la compétition internationale.

Les trois universités de la région des Pays de la Loire (Nantes, Angers et Le Mans) ont mis en place l"Université numérique en région" (UNR) qui vise à développer les nouveaux services autour de la "e-scolarité" et de la "e-formation".

Nantes est un nœud routier et autoroutier important de la façade atlantique française, sur la route la plus simple depuis la Bretagne et la Basse-Normandie vers la Vendée et le Poitou. Elle se trouve sur l'axe de l'Autoroute des Estuaires (des Flandres au Pays basque).

La présence de l’estuaire de la Loire oblige les flux routiers à transiter par le boulevard périphérique de Nantes, régulièrement encombré aux heures de pointes le matin et le soir, qui contribue ainsi au développement des échanges routiers sur la façade atlantique. En effet, il n’existe pour l'instant aucun pont sur la Loire entre celui de Saint-Nazaire et celui de Cheviré où transitent plus de 95 000 véhicules chaque jour sur les 2x3 voies du pont. La transition sur la rocade nantaise pour se rendre du nord-ouest au sud-ouest est donc quasiment inévitable provoquant une circulation très dense lors de grands départs en vacances... C'est pour cette raison que le projet d'un second franchissement de la Loire entre Nantes et Saint-Nazaire est envisagé d'ici à 2025. Il supporterait à terme le deuxième périphérique de Nantes.

La ville de Nantes s’est investie ces quinze dernières années dans une politique de réduction du trafic automobile en centre-ville.

À cette fin, le périphérique joue également une fonction importante dans la fluidification des trafics routiers urbains et péri-urbains. Sa réalisation a culminé par la construction du pont de Cheviré au-dessus de la Loire, en aval de Nantes. De nombreux autres ponts furent également créés afin de réguler la circulation.

Avec 43 km, le boulevard périphérique de Nantes est le plus grand en France. Il permet de contourner Nantes par le nord et par le sud, il porte plusieurs noms : au nord, c'est l'autoroute A844, à l'ouest, la RN844, au sud, les RD145 et RD844, tandis qu'à l'est, c'est la RN249. Ce fractionnement montre sa construction par étape à partir des différentes axes principaux rejoignant Nantes.

La pénétrante est, constitué de l'autoroute A811, permet de relier l'échangeur numéro 22 de l'A11 à l'échangeur numéro 42 du périphérique (autre nom du boulevard) plus connu sous le nom de porte d'Anjou. Elle fut d'abord construite à 2x2 voies entre l'échangeur N°22 de l'A11 et l'échangeur de la Madeleine avec la RN23 (devenue D723 depuis 2006) et 2x1 voies entre cet échangeur et la porte d'Anjou. À la fin des années 1990 cette section fut portée à 2x2 voies. Elle fut l'unique accès à l'A11 depuis Nantes jusqu'à l'achèvement du prolongement de celle-ci jusqu'au périphérique Nord en 1993.

Plusieurs autoroutes radiales permettent d'accéder au périphérique nantais : l'autoroute A11 vers Angers et Paris, l'autoroute A83 vers Niort et Bordeaux, la RN165 (future autoroute A82) vers Quimper et Brest (travaux de mise aux normes autoroutières par l'élargissement de la route à 2x3 voies entre Nantes et Savenay, avant 2x4 voies sur 1,5 kilomètre avant la bifurcation vers Saint Nazaire) et la RN137 (future autoroute A84) vers Rennes et Caen.

Par ailleurs, Nantes a été dotée, en 2008, d'un système d' autopartage baptisé Marguerite en partenariat de la ville de Nantes, des réseaux de transport en commun et de vélopartage.

Une 4e ligne de transport en site propre devrait également voir le jour sur l'île de Nantes, le mode de transport pour cette ligne (tramway ou busway) n'a pas encore été clairement défini.

Enfin, Nantes possède aussi un transport en commun fluvial avec trois lignes fluviales (appelés Navibus Loire, Erdre et Passeur) et deux services de bacs. Ces derniers sont gérés par le conseil général de la Loire-Atlantique. Ils relient d'une part, Le Pellerin à Couëron, et d'autre part, Indret à Basse-Indre (toutes deux sur la commune d'Indre). Ils permettent de traverser la Loire en aval du pont de Cheviré (sans utiliser celui-ci ni passer par le centre de Nantes).

Nantes était historiquement reliée à deux réseaux ferroviaires nationaux au XIXe siècle : la Compagnie des chemins de fer d'Orléans, aboutissant à la gare d'Orléans, remplacée par l'actuelle gare SNCF ; et la Compagnie des chemins de fer de l'État, aboutissant à la gare de l'État devenue par la suite gare de marchandises. Les chemins de fer d'Orléans avaient également ouvert deux autres gares : la gare de la Bourse, desservant le centre-ville au niveau du quai de la Fosse, et la gare de Chantenay en périphérie ouest, sur la ligne de Nantes à Saint-Nazaire. La Compagnie de l'État avait de son côté ouvert la gare de Doulon, en direction de Brest, de Rennes, de Laval. Notons enfin que le Petit Anjou (ligne locale vers Angers et Cholet) disposait d'une gare, la gare d'Anjou, qui jouxtait la gare d'Orléans.

Aujourd'hui, Nantes est reliée par le réseau de la SNCF au reste de la France. La gare de Nantes est une destination importante des TGV Atlantique en provenance de Paris, mais aussi de Lyon, Marseille, Lille ou Strasbourg. Lors des grands départs en vacances, la gare est souvent saturée et frôle l'asphyxie. En effet elle ne peut pas s'agrandir du fait de sa situation géographique en plein centre de la ville. La gare dispose de deux accès. L'accès nord, le plus ancien, est constitué d'un vaste bâtiment peu esthétique, abritant un hall spacieux et un point de restauration. L'accès sud a quant à lui été inauguré en 1989, lors de l'arrivée du TGV dans la cité des Ducs. Le but était de désengorger la gare nord mais surtout de créer un accès direct à la cité des Congrès, achevée en 1991. Cette gare sud est constituée d'un grand hall moderne, et de divers commerces. Elle est reliée à la partie nord par deux tunnels souterrains, par lesquels on accède aux 14 voies qui composent la gare.

Mais l'actuelle gare n'étant plus suffisante en vue de l'augmentation du trafic et de la population, une restructuration importante est en projet : les infrastructures existantes devraient être détruites, de manière à reconstruire une seule grande gare moderne tournée vers le centre-ville et le fleuve, et facilement accessible. La nouvelle gare sera plus adaptée au trafic en hausse : 16 voies en surface, dont 6 voies réservées au trafic national / international, 7 voies réservées au trafic régional / départemental et 3 voies réservées au futur tram-train. Enfin, le bâtiment principal de la gare prendra place au-dessus des voies, avec différents accès au nord et au sud. Un boulevard aérien sera créé de manière à faire passer une ligne de transports en commun, taxis, et piétons. Le site sera recouvert d'un gigantesque dôme de plexiglas. Ce projet devrait voir le jour en même temps que l'aéroport et le terminal croisières.

Vers l'Ouest, pour rejoindre les gares du Croisic, de Vannes et de Rennes, la ligne passe sous le centre-ville, en tranchée couverte dans l'ancien lit remblayé du bassin de la Fosse puis en tunnel dans la roche de la Butte Sainte-Anne à partir du niveau de la médiathèque. Ce souterrain est classé parmi les plus dangereux, néanmoins de nombreux TGV y passent tous les jours. Il a remplacé en 1956 la ligne qui longeait la Loire et desservait la gare de la Bourse, sur les quais.

Une vingtaine d’allers-retours quotidiens sur Paris sont assurés. Le trajet Paris-Nantes sans escale est effectué en deux heures . C'est l'une des lignes ferroviaires les plus fréquentées de France avec plus de 30 millions de voyageurs depuis l'inauguration en 1989 du service du TGV sur cette ligne.

De Nantes, partent également des lignes secondaires TER vers Pornic, Challans et Saint-Gilles-Croix-de-Vie (via Sainte-Pazanne).

Le trafic de fret ferroviaire concentré essentiellement sur l'ancienne gare de l'État doit également faire l'objet d'une restructuration importante, par le transfert de cette activité à l'horizon 2012, vers l'ancienne Gare de triage du Grand-Blottereau dans le quartier de Doulon, qui sera transformée pour l'occasion en plate-forme multimodale.

Les onze gares SNCF de l'agglomération nantaise sont accessibles avec la tarification des transports urbains TAN, les gares sont : Nantes, Saint-Sébastien-sur-Loire/Pas Enchantés, Saint-Sébastien-sur-Loire/Frêne Rond, Vertou, Thouaré, Mauves, Rezé Pt Rousseau, Bouaye, Chantenay, Basse-Indre - Saint-Herblain, Couëron. Ces gares sont desservies par le ter de l'agglomération nantaise (un RER à la nantaise).

Mais dans un premier temps, sept des rames "CITADIS DUALIS" (Alsthom) commandées pour la ligne Nantes <> Châteaubriand, seront affectées à la ligne Nantes <> Clisson, et ce, dés 2010.

L'atelier de maintenance des trams-trains, dont les travaux ont débuté sera implanté à Doulon.

L'agglomération nantaise possède un réseau cyclable de 373 km dont l'expansion est l'un des objectifs du plan de déplacements urbains 2000-2010 de Nantes Métropole. Par ailleurs, Nantes a été dotée, en mai 2008, d'un système de vélopartage baptisé Bicloo et géré par JCDecaux pour le compte de la communauté urbaine.

Le réaménagement de nombreux espaces publics du centre-ville, qu'il s'agisse des abords de l'île Feydeau, du cours des 50-Otages ou de la place Royale, laissent la part belle aux zones piétonnes afin de renforcer le caractère convivial de ces lieux et de mettre en valeur le patrimoine urbain.

Nantes possède un aéroport international, l’aéroport Nantes Atlantique, situé au sud-ouest de l’agglomération, à cheval sur le territoire des communes de Bouguenais et Saint-Aignan-de-Grandlieu. En 2007, le trafic s'est établi à 2,6 millions de passagers, soit + 7,13 % par rapport à 2006. L'aéroport de Nantes Atlantique possède actuellement une capacité de traitement de 3,5 millions de passagers par an.

Le 10 février 2008, un décret d'utilité publique a été signé pour l'aéroport à Notre Dame des Landes, sous réserve que cet aéroport soit de haute qualité environnementale. Il stipule que les travaux de construction devraient débuter en 2011. La mise en service de ce nouvel aéroport international est prévue pour 2015.

Le Conseil de la Communauté de communes d'Erdre et Gesvres a décidé le 9 juillet 2008 d’engager un recours en annulation de la déclaration d'utilité publique du projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes devant le Conseil d’État.

Ce projet d'aéroport nécessite plusieurs projets routiers et ferroviaires pour permettre un accès rapide au futur aéroport depuis les villes de Rennes et Nantes.

Ce projet soulève de nombreuses protestations .

Nantes appartient au réseau des Villes et pays d'art et d'histoire, animé par le ministère de la Culture et les collectivités territoriales, et qui rassemblent les villes soucieuses de préserver et de promouvoir leur patrimoine. Ainsi, dès 1972, la ville a délimité un secteur sauvegardé compris entre le quai de la Fosse et les cours Saint-Pierre et Saint-André et incluant notamment le château, la cathédrale, le quartier du Bouffay, l'île Feydeau, la place Royale et le quartier Graslin. Avec 126 ha, il est l'un des secteurs sauvegardés les plus importants de France. Par ailleurs, Nantes est riche d'un patrimoine statuaire important disséminé dans la ville ainsi que de quatre fontaines Wallace. Le maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault, souhaite faire inscrire la ville et l'estuaire de la Loire au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Le château des ducs de Bretagne est situé sur la rive droite de la Loire dans le centre-ville de Nantes. Il était la résidence principale des ducs de Bretagne du XIIIe au XVe siècle. C'est une forteresse constituée de sept tours reliées par des courtines. L'intégralité du chemin de ronde est ouverte au public depuis sa réouverture en février 2007, après 15 ans de fermeture. La cour possède plusieurs bâtiments datant du XVe, XVIe et XVIIIe siècle dont la résidence ducale construite en pierre de tuffeau. Le grand chantier de rénovation débuté en 1990 et terminé en 2007 offre un nouveau visage à l'ensemble architectural du château. Un musée de l'histoire de la ville de Nantes s'est installé dans ces murs depuis la réouverture. Il rassemble des documents, des cycles de tableaux, des écrits, etc. Le musée est doté d'un dispositif multimédia moderne, qui rend la visite plus simple et plus enrichissante, grâce à des documents photos, audio ou vidéos interactifs inédits.

Nantes a un avantage non négligeable, celui d'avoir su préserver un grand nombre de quartiers historiques, de toutes époques, contrairement à certaines grandes villes qui ont vu les leurs centres détruits pendant les guerres. Les quartiers historiques de Nantes possèdent de nombreux monuments. Les quartiers médiévaux de Decré et du Bouffay proches du château et de la cathédrale, à l'intérieur des limites de l'ancienne enceinte, datent du XVe siècle. Ils regroupent un ensemble de maisons aux façades à pans de bois, à colombages et à encorbellements, ou reconstruites en pierre au XVIIIe siècle dans le parcellaire médiéval.

Les quartiers du XVIIIe siècle dont les architectes sont Jean-Baptiste Ceineray et Mathurin Crucy est le cœur de la ville. On y retrouve plusieurs places comme la place Graslin avec le théâtre et la brasserie La Cigale ; la Place Royale, dont la majestueuse fontaine, les sols, les façades et les éclairages ont été totalement rénovés ; la place du Commerce, la plus animée du centre-ville et la place du Maréchal-Foch avec sa colonne Louis XVI. Ces places sont reliées par de larges perspectives comme le cours Cambronne ou le cours Saint-Pierre et Saint André. Ces quartiers regroupent aussi la préfecture de Région (ancienne Cours des Comptes de Bretagne), le palais de la Bourse qui abrita l'Office de tourisme puis aujourd'hui la FNAC et enfin l'île Feydeau (rue Kervégan, Temple du Goût, cour Ovale), urbanisée en un seul ensemble, comparable à l'île Saint-Louis à Paris. Le quai de la Fosse et les rues qui y descendent, où se trouvaient les maisons de filles à matelots, est le témoin de l'ancien port de Nantes, qui commence à se réveiller en ce XXIe siècle.

Les quartiers du XXe siècle présentent aussi quelques monuments importants comme la maison des Compagnons du Devoir au sud de la gare, qui possède un très beau clocher tors, la tour Bretagne, l'immeuble CGA et le Blockhaus DY10.

Le comblement des bras nord de la Loire et de l'Erdre canalisée (devenue le Cours des 50-Otages) à partir de 1929 a grandement altéré le caractère de la ville ancienne. Il faut s'imaginer le château des Ducs, la place du Commerce, les façades de l'île Feydeau et du quai de la Fosse en arrière des quais, au bord de l'eau. Une figuration de quais a été reconstruite le long de la face sud de l'île Feydeau (conçu par l'urbaniste Bruno Fortier). Un projet de restitution d'une partie du bassin de la Fosse est à l'étude.

Le premier mémorial à l'abolition de l'esclavage d'Europe devrait voir le jour le long du quai de la Fosse, entre le pont Anne-de-Bretagne et la passerelle Victor-Schoelcher.

Nantes est une ville fleurie ayant obtenu quatre fleurs avec distinction Grand Prix aux palmarès 2006 et 2007 du concours des villes et villages fleuris.

La Petite Amazonie, seul site classé Natura 2000 en milieu urbain, est un marécage sauvage situé au nord du quartier Malakoff et au sud de la gare. Le site est interdit au public mais des visites guidées sont organisées par la LPO.

C'est à Nantes que le scoutisme est expérimenté pour la première fois en France dès 1909 , par Emmanuel Chastand. Une première unité d'adolescents, issu de la mission populaire évangélique, se développait du aux contacts privilégiés que les groupements d'unions chrétiennes avaient avec leur organisation dirigeante située en Angleterre, Berceau du scoutisme.

Née en 1979, la compagnie Royal de Luxe s'installe à Nantes dix ans plus tard. Le Royal y a notamment présenté La véritable histoire de France, Cargo 92, Les embouteillages, le Géant tombé du ciel, Le péplum, La maison dans les arbres, Retour d'Afrique, Petits contes nègres titre provisoire, La visite du sultan des Indes et, le dernier en date, La révolte des mannequins. Par ailleurs, l'idée de l'éléphant de La visite du sultan des Indes est reprise et développée avec succès par Les Machines de l'Île.

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Football Club de Nantes

Le FCN remonte en Ligue 1 en 2008, après un détour d'une saison à l'étage inférieur.

Le Football Club de Nantes (abrégé en FCN et dont les joueurs sont surnommés les Canaris) est un club de football français, fondé à Nantes en 1943, dont l'équipe première évolue actuellement dans le championnat de Ligue 1. Le club est présidé par Waldemar Kita tandis que l'équipe première est entraînée par Élie Baup.

Le FCN détient l'un des plus beaux palmarès du football français avec huit titres de championnat de France et trois coupes de France. Ses équipes sont connues pour avoir développé, sous l'égide de José Arribas et de ses disciples Jean-Claude Suaudeau et Raynald Denoueix et grâce au talent de joueurs comme Philippe Gondet, Henri Michel, Maxime Bossis, José Touré ou encore Japhet N'Doram, un jeu vif et technique fondé sur le mouvement collectif et la rapidité d'exécution surnommé « jeu à la nantaise » par la presse et le public. Le FCN est également réputé pour son centre de formation dont sont issus de nombreux internationaux français tels les champions du monde Didier Deschamps, Marcel Desailly, Christian Karembeu ou encore Claude Makelele.

Le FC Nantes est fondé au printemps 1943 par fusion de plusieurs clubs locaux avec pour ambition de rejoindre l'élite nationale. Après les troubles de la guerre, le FCN dispute le championnat de deuxième division mais peine à accéder au plus haut niveau, malgré des entraîneurs réputés comme Émile Veinante ou Karel Michlowski. C'est finalement un inconnu, José Arribas qui y parvient. En appliquant à l'équipe des principes de jeu simples mais tournés résolument vers le collectif et l'offensive, dans une configuration en 4-2-4, il obtient la promotion en 1963. Il offre ensuite au club deux titres de première division en 1965 et 1966. De jeunes joueurs se révèlent alors sous le maillot des Canaris : Jacky Simon, Ramon Muller, Philippe Gondet, Robert Budzynski ou encore le gardien Daniel Eon. Le FCN devient dès lors un club de premier rang en France, redouté sur sa pelouse de Malakoff et ailleurs et conquiert un nouveau titre national en 1973, avec une équipe dont le jeune capitaine Henri Michel côtoie les vétérans Bernard Blanchet et Gabriel De Michèle et les vedettes étrangères Erich Maas, Hugo Bargas ou Angel Marcos.

Malgré le départ de José Arribas en 1976, la réussite du club se poursuit sous Jean Vincent qui met en avant une nouvelle génération de joueurs, premiers fruits de l'initiative de formation : le jeune trio offensif Loïc Amisse-Bruno Baronchelli-Éric Pécout, soutenu par l'expérience de Henri Michel et par le talent de Gilles Rampillon, remporte le quatrième championnat du FCN en 1977. Le stade Marcel-Saupin demeure imprenable pendant une série de quatre-vingt-douze matches de championnat, de 1976 à 1981 : les Canaris dominent alors le football français en compagnie des Verts de Saint-Étienne et remporte la coupe de France 1979, très attendue après trois finales perdues, et de nouveau le championnat en 1980. Nantes se hisse également en demi-finale de coupe des coupes 1980 mais est éliminé par le FC Valence de Mario Kempes.

Jean-Claude Suaudeau, ancien joueur du club, proche d'Arribas et entraîneur de l'équipe réserve depuis 1969, prend la relève en cours de saison 1981-1982 en appliquant les mêmes principes de jeu qui ont fait le succès de l'équipe des années 1960. Le Football Club de Nantes repose en particulier sur une défense solide et vive en contre, dirigée par le capitaine Maxime Bossis, sur l'apport physique de Seth Adonkor qui préfigure les milieux récupérateurs modernes, sur Vahid Halilhodzic, buteur de renommée mondiale, entouré de Baronchelli et Amisse, ainsi que sur José Touré, auquel sa technique et son style valent le surnom du « Brésilien ». Le FCN est de nouveau champion en 1983 mais manque le doublé en coupe de France, malgré un match exceptionnel, finalement remporté par le PSG (3-2).

Le FCN continue de jouer les premiers rôles dans son nouvel écrin de la Beaujoire mais ne remporte pas de nouveau titre dans les années qui suivent. Victime de nombreux départs de joueurs importants, l'équipe perd en efficacité et le jeu collectif s'étiole. Le nouveau président Max Bouyer décide de changer d'entraîneur, au profit de Miroslav Blazevic, et finance une politique de recrutement coûteuse visant des vedettes souvent décevantes (Mo Johnston, Frankie Vercauteren, ou encore Maxime Bossis qui fait son retour à 35 ans), tandis que les jeunes joueurs sont vendus dès qu'ils représentent une valeur marchande, comme dans le cas de Didier Deschamps. Cette période se conclut par de graves difficultés financières. En 1992, le FC Nantes frôle la rétrogradation administrative et est finalement sauvé après une restructuration, illustrée par un changement de nom (FC Nantes Atlantique).

Suaudeau retrouve le poste d'entraîneur à partir de 1991 et, étant donné les difficultés financières du club, décide de faire confiance aux jeunes joueurs formés sous sa direction et celle de Raynald Denoueix, directeur du centre de formation depuis 1982. Marcel Desailly quitte le FC Nantes mais l'équipe connaît pour le reste une vraie stabilité qui lui permet de développer de nouveau un jeu séduisant reposant sur les automatismes et l'entraînement collectif. Le « jeu à la nantaise » comme on l'appelle bientôt, est caractérisé ces années-là par son aspect direct et la rapidité de transmission, notamment grâce aux passes sans contrôle. Cette équipe surtout forte sur le plan athlétique, avec Patrice Loko, Christian Karembeu, Claude Makelele et éclairée par l'apport technique de Japhet N'Doram et Reynald Pedros parvient en finale de coupe de France 1993 (de nouveau perdue contre le PSG), domine le championnat de France 1995 et remporte le septième titre du club grâce à un record de trente-deux matches d'affilée sans défaite et à l'application du « tarif maison» (au moins trois buts marqués lors de dix matches à domicile sur dix-neuf). Cette même équipe, hormis Karembeu et Loko vendus dès l'été, parvient en demi-finale de Ligue des champions l'année suivante mais perd face à la Juventus (4-3 sur les deux rencontres).

Vexé par les départs successifs, chaque année, de ses meilleurs joueurs, Suaudeau quitte le club en 1997, et laisse la place à Raynald Denoueix. Sous ce dernier, le Football Club de Nantes Atlantiques et son équipe de jeunes joueurs en grande partie formés au club remportent successivement deux coupes de France et le championnat de France 2001, son huitième titre et dernier à ce jour. Des résultats obtenus grâce aux mêmes principes de jeu, appliqués dans un style proche du toque colombien, avec des joueurs techniques et au gabarit souvent léger (Olivier Monterrubio, Éric Carrière, Stéphane Ziani).

Raynald Denoueix est cependant renvoyé après le rachat du club par la Socpresse, en raison d'un automne difficile. Les résultats du club stagnent dès lors, hormis une finale perdue de coupe de la ligue (2004). Plus grave, la stabilité qui avait permis le développement d'une école de jeu originale est mise à mal et le football dit « à la nantaise » rejoint bientôt le rang des souvenirs. Le club est revendu en 2008 à l'homme d'affaires Waldemar Kita ; l'effectif est bouleversé année après année ; enfin alors que le club n'a connu que cinq entraîneurs de 1960 à 2000, Élie Baup, nommé à l'automne 2008, est le neuvième de la décennie. La succession d’entraîneurs, la relégation subie en 2007, malgré la remontée immédiate, semblent un signe de décadence durable.

Le palmarès du Football Club de Nantes est le deuxième de France en termes de titres de champion de France professionnel remportés (8), derrière l'AS Saint-Étienne (10) et à égalité avec l'Olympique de Marseille, devant l'AS Monaco et l'Olympique lyonnais (tenant du titre depuis 2002), qui ont remporté sept titres chacun. On peut y ajouter trois coupes de France, pour cinq finales perdues. Nantes a à ce propos manqué le doublé coupe-championnat à trois reprises, en perdant en finale en 1966, en 1973 et en 1983. Le FCN a également remporté une coupe de la ligue en 1965, ainsi que trois challenges ou trophées des champions. Les méthodes de classement historique par points ne placent cependant le FC Nantes qu'entre la dixième place et la treizième place, ce qui s'explique essentiellement par la relative jeunesse du club dans le football français. Une méthode par classements place Nantes en troisième position, le club n'ayant fini que quatre fois sous la quatorzième place en D1/L1.

Les performances du FC Nantes ont toutefois été bien moins remarquables sur le plan européen, où le club n'a jamais dépassé les demi-finales, atteintes en coupe des vainqueurs de coupe en 1980, et en coupe des champions en 1996. Les classements historiques placent ainsi le FCN entre la cinquième et la septième place des clubs français en compétitions européennes. Enfin, le classement mondial perpétuel des clubs, en fonction des résultats depuis 1991, place le FCN à la cinquante-septième place (septième club français).

Le record d'apparitions en championnat de D1/L1 sous le maillot nantais est établi par Henri Michel le 3 mars 1982, face à Metz, son cinq cent trente-deuxième et dernier match,. Ce record est égalé par Jean-Paul Bertrand-Demanes le 18 juillet 1987, sa seule apparition de la saison : blessé au tendon d'Achille, le gardien nantais est contraint de mettre fin à sa carrière. Ils sont suivis de Loïc Amisse (cinq cent trois apparitions).

Le meilleur buteur du club en championnat de D1/L1 est Bernard Blanchet avec cent onze réalisations sous le maillot jaune et vert, son dernier but ayant été marqué le 9 avril 1974 à Nice (1-1),. Il est suivi par Philippe Gondet (quatre-vingt-dix-huit buts) qui reste le meilleur buteur nantais sur une saison (trente-six buts en 1965-1966), puis par Gilles Rampillon et Vahid Halilhodzic (quatre-vingt-treize buts ex aequo). Le meilleur buteur de l'équipe actuelle est Frédéric Da Rocha, avec quarante-quatre réalisations en D1/L1 depuis son premier but.

Le record d'affluence du FC Nantes à domicile est de 44 297 spectateurs, le 27 janvier 1985 contre Bordeaux (0-1). Ce record ne peut plus être battu à l'heure actuelle, le stade de la Beaujoire ayant vu sa capacité réduite depuis. Le record en coupe d'Europe s'élève à 40 259 spectateurs contre le Spartak Moscou, le 11 décembre 1985 (1-1). Le record de l'ancien stade Marcel-Saupin a été établi le 18 avril 1970 avec 29 504 spectateurs face à Angers, en coupe de France (2-0).

Le FC Nantes détient également plusieurs records nationaux, en particulier le record d'invincibilité à domicile avec quatre-vingt-douze matches consécutifs sans défaite au stade Marcel-Saupin, du 4 juin 1976 (Nantes-Nice, 1-1) au 7 avril 1981 (Nantes-Auxerre, 0-1), et le record d'invincibilité en championnat avec trente-deux matches consécutifs sans défaite lors de la saison 1994-1995. Nantes occupe d'ailleurs également la deuxième place de ce classement d'invincibilité en championnat, avec trente matches consécutifs sans défaite en 1996-1997.

Les couleurs du club sont depuis l'origine le jaune et le vert, et valent aux joueurs nantais le surnom de « Canaris », venu de Norwich City, club aux mêmes couleurs, dont le canari est l'emblème depuis le début du XXe siècle pour des raisons liées à l'histoire de la ville. De nombreux joueurs utilisant des couleurs identiques ou proches partagent ce surnom, comme la Jeunesse Sportive de Kabylie ou Fenerbahçe.

À partir de 1943, le maillot nantais est traditionnellement jaune à parements verts, avec diverses variantes (scapulaire, fines rayures horizontales). Le short, blanc à l'origine, devient noir de 1973 à 1976. Les parements du maillot sont bleu-blanc-rouge en 1973-1974 à la suite du troisième titre national. Le short devient vert à partir de 1976 (avec des chaussettes jaunes). Le maillot nantais est alors reconnaissable en raison de son principal sponsor Europe 1, dont le chiffre forme une large bande verte oblique. Le FCN est ensuite équipé par Patrick, qui fournit des tenues entièrement jaunes, à parement verts. Après un détour chez Adidas, Diadora fournit à partir de 1992 des maillots à bandes verticales, devenus le symbole du titre de 1995. Les rayures sont reprises par Adidas (1995-2000). Le Coq Sportif équipe Nantes de 2000 à 2005, et abandonne les rayures pour des tenues entièrement jaunes avec des parements verts parfois rares, ou encore une bande verticale unique au milieu du maillot (2004-2005). Airness qui fournit les équipements à partir de 2005 revient au maillot vert (avec des chaussettes vertes) à partir de 2006. Le contrat est unilatéralement rompu en 2008 par le club, et le club se lie à l’équipementier Kappa, qui revient à une dominante jaune.

Les maillots extérieurs du club ont été le plus souvent blancs à parement verts ou jaunes, mais des variantes ont été expérimentées, le rouge dans les années 1970, le bleu nuit en 2000-2001. Le FCNA a également utilisé un maillot vert bouteille pour disputer la Ligue des champions en 2001-2002.

Apparu sur le maillot nantais en 1996, Synergie est le sponsor maillot principal du FCN depuis 1998, soit depuis onze saisons saisons consécutives. Notable par son placard rouge souvent décrié, Synergie a dépassé le nombre de saisons effectuées comme sponsor principal par Europe 1 (1976-1986).

Un premier blason, rond, goélette jaune sur vert surmonté des initiales « FCN » et de 5 hermines vertes sur bande jaune (reprises du blason de la ville) est utilisé de la saison 1976-1977 (introduction dans l'hiver) à 1987. De légères variantes sont parfois utilisées (bateau vert sur fond jaune et nom du club en toutes lettres en 1980-1981, version originale aux couleurs inversées — bateau vert sur jaune — entre 1982 et 1986). Le blason est remplacé par un logo calqué sur celui de la municipalité en 1987, auquel sont ajoutées des étoiles symbolisant les titres de champion de France ainsi que le A du nouveau nom en 1992. Le retour à un blason plus traditionnel, avec la goélette, cette fois verte sur fond jaune, est décidé en 1997. Ce même blason est revu par une agence de communication en 2003, pour un résultat légèrement épuré. À l'initiative de Waldemar Kita, un nouveau blason nettement inspiré du FC Barcelone, est adopté en octobre 2007 après un vote internet. Les cinq hermines y font leur retour ainsi que la date de création du club, et des bandes verticales sont ajoutées pour rappeler l'équipe de 1995.

D'autres variantes ont été utilisées pour les documents officiels du club (affiches, courriers), mais n'ont jamais été arborées sur les maillots.

Le FC Nantes a connu vingt entraîneurs différents à travers vingt-deux mandats successifs. Le premier entraîneur du FC Nantes, à sa création en 1943, est Aimé Nuic, dans un rôle d'entraîneur-joueur. Le premier entraîneur professionnel et à temps plein est Émile Veinante, recruté en 1951. L'entraîneur resté le plus longtemps à la tête du FC Nantes est José Arribas, de 1960 à 1976 soit seize saisons complètes. Il est également le plus titré avec trois titres de champion de France (1965, 1966, 1973) sur les huit remportés par le club. Les autres entraîneurs titrés sont Jean Vincent (deux championnats, une coupe de France), Jean-Claude Suaudeau (deux championnats) et Raynald Denoueix (un championnat, deux coupes de France).

Robert Budzynski a exercé la fonction de directeur sportif de 1970 à octobre 2005,. Si l'on y ajoute sa présence en tant que joueur à partir de 1963, Robert Budzynski est resté quarante-deux ans impliqué au sein du club, un record. En le nommant directeur sportif, Louis Fonteneau et José Arribas innovent en France où ce type de poste n'existe presque pas. Son poste est proche de celui de « manager général » courant en Angleterre : il effectue le lien entre les joueurs salariés et les dirigeants bénévoles, et supervise le recrutement, avec des feuilletons mouvementés à l'occasion de certains transferts comme pour Hugo Bargas ou Robert Gadocha. La politique de recrutement nantaise reste tout de même traditionnellement sage, en partie par choix afin de privilégier la formation, en partie par un manque de moyens financiers qui empêche d'ailleurs l'équipe de retenir ses meilleurs éléments, notamment à partir du départ de Thierry Tusseau en 1983,.

Avant Budzynski, une fonction comparable est occupée par Antoine Raab de sa démission du poste d'entraîneur en mars 1956 jusqu'en 1962,.

Depuis octobre 2005, la direction sportive a d'abord été confiée à Japhet N'Doram en tant que responsable du recrutement. Celui-ci est remplacé par Xavier Gravelaine à l'arrivée de Luc Dayan, en juin 2007, en tant que conseiller sportif, poste qu'il quitte six semaines plus tard, en août 2007. Enfin, le nouveau président Waldemar Kita nomme Christian Larièpe au poste de directeur technique, qu'il occupe depuis octobre 2007.

Le tableau suivant donne une liste de joueurs qui ont marqué le club par le nombre de matchs qu'ils ont disputés, par les titres qu'ils ont obtenus ou pour leurs performances individuelles. Les statistiques indiquées (années d'activité au club, matches, buts) concernent le championnat de D1/L1 uniquement.

Le FC Nantes joue ses premiers matches au stade du Vivier, terrain du club de la Saint-Pierre, au stade de la Contrie, terrain de la Mellinet, et au stade du parc de Procé, avant d'obtenir l'autorisation de jouer au stade municipal de Malakoff (9 000 places, dont 3 000 assises). Mais la pelouse de ce dernier est utilisée comme parc automobile par la Wehrmacht, puis subit les bombardements meurtriers des 16 et 23 septembre 1943. Le stade est rouvert le 15 octobre 1944, mais les compétitions sont suspendues : le FCN ne s'y installe donc réellement qu'en septembre 1945, pour ses débuts en D2. Le FCN y demeure au fur et à mesure de sa montée en puissance, et grâce à des agrandissements en 1951 et en 1955, puis à une rénovation complète en 1968-1969, le stade, devenu stade Marcel-Saupin en mars 1965 en hommage au fondateur du club, atteint près de 30 000 places, dont 13 000 assises.

La situation du stade Saupin en centre-ville limite cependant tout nouvel agrandissement, et à la faveur de l'organisation française de l'Euro 1984, est bâti à la périphérie nord de la ville un stade flambant neuf à l'architecture futuriste, le stade de la Beaujoire, inauguré le 8 mai 1984 lors d'un FCN-Roumanie et baptisé en 1989 du nom du président Louis Fonteneau. D'une capacité maximale de 52 923 places (record d'affluence : 51 359, pour France-Belgique, pendant l'Euro 84), il bénéficie d'une rénovation à l'occasion de la coupe du monde 1998 : les grillages sont supprimés (une première en France), les tribunes debout sont converties en places assises (pose de 15 000 sièges), la pelouse est remise à neuf, de nouvelles loges sont installées. La capacité est alors de 38 285 places. Il ne subit pas de modification majeure par la suite, hormis l'installation d'une nouvelle pelouse en 2001, et l'ajout d'écrans géants à l'occasion de la coupe du monde de rugby 2007.

Le président Waldemar Kita affirme en 2008 souhaiter un projet d'agrandissement, voire de remplacement du stade de la Beaujoire qu'il décrit comme « vétuste. » Il souhaite bénéficier du projet d'organisation de l'Euro 2016 par la France pour augmenter la capacité, notamment en loges. Le nombre de places pourrait être porté à 57 000, si le stade est finalement retenu dans le dossier de candidature.

Le stade Saupin, lui, est dévolu à partir de 1984 aux matches de la réserve, avant d'être en grande partie démoli à partir de 2007. L'équipe réserve emménage alors au stade Michel-Lecointre.

Le FC Nantes s'entraîne dans un premier temps dans les installations de la Saint-Pierre de Nantes (château du Vivier) ou de la Mellinet (stade de la Contrie, doté d'un éclairage à partir de 1953), au parc du Grand-Blottereau ou encore le plus souvent au parc de Procé. Les conditions s'améliorent dans les années 1970 puisque le FCN fréquente essentiellement, outre Procé, le centre sportif des Basses-Landes récemment aménagé par la municipalité, à l'écart du centre-ville. Mais cela ne suffit toujours pas et sous l'impulsion du président Louis Fonteneau est lancé le projet de centre d'entraînement à la Jonelière : les travaux débutent en 1976 et le centre est inauguré en septembre 1978. Les lieux accueillent également le siège du club et le centre de formation et sont baptisés « centre sportif José Arribas » après la mort de ce dernier, en 1989.

Constamment amélioré (comme après le titre en 2001), le centre d'entraînement de la Jonelière compte sur quatorze hectares sept terrains (trois gazonnés, deux synthétiques, un stabilisé, un synthétique sablé), la fameuse « fosse » bien connue pour les entraînements collectifs que Jean-Claude Suaudeau aimait y diriger (à l'époque en dur et désormais en synthétique), une salle de musculation et une balnéothérapie.

Le FC Nantes est une SASP, au capital de 2 575 725 euros, et au budget de 20 millions d'euros pour la saison 2007-2008,. Waldemar Kita est depuis le 2 août 2007 le propriétaire unique du FC Nantes, et assume à ce titre les fonctions de président et de directeur général de la SASP.

Le FCN est géré exclusivement sous forme associative de sa création en 1943 jusqu'en 1992. Présidé successivement par ses sulfureux fondateurs Jean Le Guillou et Marcel Saupin jusqu'en 1958, puis par Jean Clerfeuille de 1959 à 1968, et par Louis Fonteneau de 1969 à 1986, le club connaît une fragilité financière chronique qui le plonge dans de de graves difficultés en 1992, avec un déficit de 61,5 millions de francs qui le contraint, sous peine de rétrogradation en deuxième division, à se scinder en deux parties. Une SAOS (société anonyme à objet sportif) est créée pour la section professionnelle et porte le nom de « FC Nantes Atlantique », et l'association (majoritaire dans la SAOS) gère les sections amateurs et jeunes. Le rétablissement financier est la cause directe de la vente de nombreux joueurs dans les années 1990.

En 2001, le FCNA toujours contrôlé par la municipalité de Nantes par le biais de l'association, est cédé à la Socpresse, qui effectue une transformation de la SAOS en SASP (société anonyme sportive professionnelle). Le rôle de l'association se réduit en quasi-totalité, le centre de formation passant sous le contrôle de la SASP, et la gestion de la SASP passant à un conseil d'administration, en remplacement des anciennes instances (directoire et conseil de surveillance de l'association).

Le FC Nantes a connu treize présidents, dont six présidents de l'association jusqu'en 1992, trois présidents de la SAOS de 1992 à 2001, et quatre présidents de la SASP depuis 2001. Quatre présidents seulement ont remporté des titres (championnat ou coupe de France), le plus titré étant Louis Fonteneau (quatre championnats, une coupe), suivi de Jean Clerfeuille (deux championnats), Kléber Bobin (un championnat, deux coupes) et Guy Scherrer (un championnat).

Comme beaucoup de clubs de football professionnel, le FC Nantes dispose de groupes de supporters (une vingtaine de groupes selon le club). Le plus ancien est le groupe « Allez Nantes Canaris », en fait résultat de la fusion en 1976 de deux clubs : « Allez Nantes », fondé en 1946 et longtemps le seul club de supporters, proche de la direction, et « Les Canaris » fondé en 1972. ANC réside dans la tribune Erdre, tandis que la tribune Loire est animé par la « Brigade Loire » apparue en 1998-1999, avec pour référence le mouvement ultra.

L'ambiance des matches à Nantes est souvent qualifiée de timide, déjà au stade Marcel-Saupin, comportement qui correspond aussi à une certaine exigence de la part de spectateurs réclamant du beau jeu. Cette attitude, qui permet des matches de très haute intensité dans les tribunes dans les saisons de réussite, mène cependant une partie des spectateurs à dénigrer ses propres joueurs à d'autres périodes, parfois de manière injuste, y compris en leur temps pour des joueurs comme Jean-Claude Suaudeau, Henri Michel, Omar Sahnoun, et plus récemment pour des recrues, voire des jeunes joueurs, jugés décevants dès leurs premiers matches.

Les supporters nantais ne sont pas réputés pour leur violence, malgré quelques épisodes dans les années 1980 avec le « Loire Side » dissoute en 1990, et surtout dans les années 1990, notamment du fait du groupe « Urban Service » qui se réclame du mouvement hooligan.

Grâce à des efforts de la direction du club, le public du FC Nantes est aujourd'hui réputé pour son fair-play. Sa fidélité est également démontrée par l'affluence moyenne de 22 771 spectateurs par match lors de la saison de Ligue 2 en 2007-2008, ce qui aurait constitué la huitième affluence de Ligue 1, et représente la deuxième affluence saisonnière de l'histoire de la deuxième division française, derrière Saint-Étienne en 1998-1999.

Parmi les rivalités les plus marquantes, le « derby » contre le SCO Angers a longtemps été le plus important (notamment avant la montée en première division de 1963), ainsi que la rivalité sportive contre Saint-Étienne, surnommée le « derby de la Loire ». La rivalité la plus forte et la plus durable est cependant le « derby de l'Atlantique » entre Bordeaux et Nantes. Le « derby » avec le Stade Rennais est quant à lui relativement récent, notamment en raison d'un enjeu sportif souvent assez faible : les publics des deux clubs bretons sont au contraire historiquement assez proches.

Le Football Club de Nantes connaît dès sa naissance l'attention de la presse locale. Le quotidien Le Phare en fait mention dès le 6 avril 1943, avant même la finalisation de la création, et L'Ouest-Éclair évoque le club et le nom de son premier entraîneur, Aimé Nuic, le 30 avril. Le FC Nantes intéresse en revanche peu la presse nationale, même spécialisée. Il fait la « une » de France Football pour la première fois le 4 juin 1963 à l'occasion de la montée en première division,, et est ainsi affiché sur de nombreuses couvertures de presse dans les années 1960 à 1990 en raison de ses nombreux succès. Le jeu séduisant de l'équipe de José Arribas séduit notamment très vite la presse qui voit en Nantes le « printemps du football français » et le successeur du Stade de Reims des grandes années. Le fameux magazine britannique World Soccer affiche même Philippe Gondet en jaune et vert sur sa « une » de février 1986. La rivalité entre les Canaris et les Verts est un peu plus tard un des thèmes récurrents du championnat. Pourtant, on perçoit encore à la fin des années 1970 combien le FCN intéresse peu la presse plus habituée aux transferts spectaculaires ou aux crises répétées de clubs plus médiatiques (Marseille en tête), mais aussi aux succès européens de Saint-Étienne. Seuls le recrutement de quelques stars passionne les journalistes : Hugo Bargas, Robert Gadocha, Vahid Halilhodzic, Jorge Burruchaga ou plus récemment Fabien Barthez, ou encore le feuilleton du transfert raté de l'Israélien Mordechai Spiegler en 1970,.

Du fait de ses bons résultats, le FCN connaît de nombreuses retransmissions télévisées. Le 20 février 1965, le match Nîmes-Nantes (0-3) est le premier match télévisé de l'histoire du football français. La rencontre commentée par Thierry Roland et suivie par la France entière grâce à trois caméras, montre l'envol des Canaris vers leur premier titre : pour Miroir Sprint, « Nantes a crevé l'écran ». Nantes participe également à un autre événement lorsque le 9 novembre 1984, Canal+ diffuse son premier match de D1, Nantes-Monaco (1-0), commenté par Charles Biétry et Michel Denisot, et suivi grâce à cinq caméras,.

Le recul des résultats du FCN entraîne une plus grande discrétion encore dans les médias nationaux, même si la majorité des matches décalés au lundi pour être retransmis sur Eurosport implique le FCN, ce qui entraîne des contestations de supporters d'autres équipes. La couverture médiatique locale reste quant à elle importante. La télévision locale Nantes 7, lancée en 2004 par la Socpresse alors actionnaire du club, consacre quotidiennement son Journal des Canaris à l'actualité du FCN, qui finance lui-même l'émission,, et consacre une bonne place au FCN dans ses autres émissions sportives. Les matches sont couverts de façon détaillée par la presse locale et ses sites internet (Presse-Océan, Ouest-France, maville.com), et les matches sont retransmis en direct commenté par deux radios locales (Hit West et France Bleu). Enfin, depuis 2004, Nantes bénéficie d'une édition locale de l'hebdomadaire But!, comme pour six autres clubs français. Le club édite également son magazine distribué les soirs de matches à domicile, et titré FCNantes magazine depuis 2008, ainsi que son site internet, créé en 2000 (fcna.fr) et devenu fcnantes.com fin 2007, qui diffuse également des reportages quotidiens sous le nom « FC Nantes TV ».

Sous l'impulsion de José Arribas, le FC Nantes fait étalage d'un jeu offensif et collectif, que l'entraîneur préfère décrire comme un « état d'esprit » ou une « conception » plutôt qu'un système ou une organisation. Ce jeu séduit les spectateurs, les médias et même les adversaires témoignent de leur admiration : « Jamais nous n'avions vu ici une formation pratiquer un football d'une telle qualité cette saison » déclarent ainsi les observateurs valenciennois après un match de Nantes dans le Nord au début de la saison 1964-1965. Le jeu particulier du FC Nantes est surnommé jeu « à la nantaise » au début des années 1990.

Le jeu nantais, tel qu'il a été défini par José Arribas, puis par Jean-Claude Suaudeau et Raynald Denoueix qui se placent dans sa filiation, met en avant le mouvement,,, la disponibilité des joueurs pour proposer des solutions au porteur du ballon, ce qui passe notamment par l'anticipation, l'usage des espaces et la multiplication des courses et des appels, ou encore la recherche de la vivacité et des changements de rythme. Le jeu en passes courtes est généralement privilégié pour réduire l'engagement physique (défavorable au mouvement) et accélérer la remontée du ballon.

D'autres aspects correspondent plus spécifiquement aux qualités propres aux différentes équipes de l'histoire du club : attaque autour d'un pivot (Angel Marcos), en 1973, accélération de la transmission grâce aux passes sans contrôle à partir de 1983, jeu direct réduisant le nombre de passes et appuyant sur les qualités plus physiques que techniques des joueurs en 1995, ou encore à l'inverse multiplication des passes courtes et rapide pour remonter le ballon ligne après ligne sur le mode du toque sud-américain.

Terme souvent galvaudé, le jeu dit « à la nantaise » est considéré comme disparu depuis le début des années 2000. Alors qu'un Denoueix insiste sur le caractère intemporel de tels moyens pour assurer le succès, l'idée d'un style de jeu particulier et axé sur l'offensive est critiquée comme ne convenant plus au football moderne, ce qui fait abstraction du contexte dans lequel Arribas l'a imposé, le football des années 1960 où la notion de réalisme prenait le pas sur la créativité.

La popularité du FC Nantes semble en recul, si l'on se fie aux trois sondages successifs organisés à ce sujet pour les clubs français. Un sondage d'août 2004 place le club en quatrième position avec 6% de réponses spontanées et 7% chez les personnes intéressées par le football (le FCN est en revanche loin en première position chez les « habitants du grand Ouest » avec 23% de réponses spontanées). Un sondage comparable effectué en mars 2006 montre un net recul en huitième position, avec 3% de réponses spontanées et 4% chez les amateurs de football. Le FCN demeure en huitième place dans un sondage de février 2007 pour l'hebdomadaire France Football, mais avec un score plus réduit encore : 2% de réponses spontanées, 2,1% dans un échantillon large d'amateurs de football, 2,8% dans un échantillon de plus passionnés. Par ailleurs, malgré la tradition du club, le FC Nantes est placé dixième du classement des clubs ayant le plus beau jeu. Les scores sont toujours très légèrement meilleurs chez les amateurs de football.

Le FC Nantes est évoqué dans différents contextes culturels, notamment dans ses périodes de succès sportifs. En 1977, dans un fameux sketch sur la télévision, l'humoriste Coluche se moque du journal de 20 heures : « "En football, Nantes-Nice, match nul 6-4..." Ça veut dire que le match était sans intérêt, "Comment t'as trouvé le match ?" "Nul. bof..." ».

Dans la littérature on note le roman Jouer Juste de François Bégaudeau (2003) qui imagine le discours d'un entraîneur à ses joueurs, à la mi-temps d'une finale de coupe d'Europe, et fait clairement référence au FC Nantes, dont l'auteur est admirateur, notamment par le biais des prénoms (Marama, Viorel, etc.). Autre roman à l'allusion moins voilée : The FC Nantes Experiment, du britannique Simon Rance (2006) qui raconte son immersion parmi les supporters nantais pendant une saison complète, avec son regard d'étranger, sur un mode proche d’Une saison de Vérone de Tim Parks. Ce roman n'a toutefois pas été traduit en français pour le moment.

Au cinéma, la référence la plus nette est faite par Un dérangement considérable, film de Bernard Stora (2000), dans lequel Jalil Lespert incarne un jeune footballeur amateur qui signe un contrat au FC Nantes. On peut remarquer d'autres allusions plus anecdotiques, comme avec le personnage de Paul Gatineau, quincailler nantais qui porte le maillot du FCNA, dans le film Camping de Fabien Onteniente (2006), ce dernier étant connu comme amateur de football.

L'entraînement de l'équipe réserve du FC Nantes et la direction du centre de formation sont assurés depuis 2005 par Laurent Guyot. Le centre de formation, né de la volonté de José Arribas, mène à la création d'un pensionnat de jeunes en 1972, puis à la construction de structures intégrées dans le centre d'entraînement de la Jonelière inauguré en 1978. On compte notamment parmi les titres remportés par les jeunes Canaris trois coupes Gambardella.

De nombreux internationaux français et étrangers en sont issus, et le FC Nantes est le seul club à avoir formé trois des joueurs composant l'équipe de France victorieuse de la coupe du monde 1998 : le capitaine Didier Deschamps, Marcel Desailly et Christian Karembeu. L'objectif du centre de formation est cependant avant tout de préparer des joueurs pour l'équipe première du FC Nantes. L'équipe championne de France en 1995 est ainsi composée pour moitié de joueurs formés au club, et celle de 2001 à 80%.

L'association « Ex-Canaris Nantais » est fondée en 1999 pour encadrer l'équipe des vétérans du FC Nantes, dont l'équipe est active depuis des années. Ils sont présidés par Jean-René Toumelin, ancien président du club. Les Ex-Canaris jouent divers matches de bienfaisance, essentiellement dans la région nantaise, mais se sont également élevés en 2007 contre la politique de la direction du club, à l'époque présidé par Rudi Roussillon.

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Diocèse de Nantes

L'ancien évêché de Nantes

Le diocèse de Nantes est une circonscription territoriale de l'Église catholique en France dans le département de la Loire-Atlantique.

Depuis le Moyen-Âge et jusqu'à fin 2002, le diocèse de Nantes faisait partie de l'Archidiocèse de Tours. En 2003, les provinces ecclésiastiques, furent à leur tour remaniées de manière à coïncider plus étroitement avec les régions. Depuis cette date, le diocèse de Nantes fait partie de la nouvelle province ecclésiastique de Rennes qui regroupe tous les diocèses des régions administratives Bretagne et Pays de la Loire.

Il était l'un des neuf évêchés de la Bretagne historique, dont le territoire constituait le Pays nantais, lui-même correspondant approximativement à l'actuel département. Le diocèse de Nantes, comme tous les diocèses de l'Ouest de la France, faisait partie de l'Archidiocèse de Tours depuis le tout début du Moyen-Âge et jusqu'en 2003.

Sous l'ancien régime, le diocèse de Nantes correspondait grosso modo à l'ancien Pays nantais même si les limites ne correspondaient pas obligatoirement à celui-ci : certaines des paroisses du diocèse appartenaient à l'Anjou ou au Poitou, tandis que d'autres par contre, qui relevaient des diocèses de Luçon et du Mans (le Craonnais) faisaient partie de la Bretagne.

Il fut probablement fondé par Saint Clair, premier évêque de Nantes au IIIe siècle, qui joua un rôle important dans l'évangélisation de la Haute-Bretagne. Nantes et Rezé constituent à cette époque les deux foyers du christianisme. Le martyre des frères Saint-Donatien et Saint-Rogatien, fils d'une magistrat de la ville, marquera l'arrivée du christianisme dans l'aristocratie namnète et constituera une forme de catalyseur. Autour des tombes de ces premiers chrétiens s'implantent, hors les murs des des nécropoles qui donneront naissance au premières églises nantaises dédié à Saint-Donatien et Saint-Similien.

À la fin du Ve siècle, la région est conquise par Clovis et passe sous domination franque. Des ermitages et monastères sont fondés pour convertir les campagnes (Vertou, Montaigu, Besné, Indret, ...). A Rezé, la basilique des Champs Saint-Martin est d'une grande richesse : au début du VIe siècle, Adelfius, évêque de Poitiers, s'y refugit, chassé par les Wisigoths qui ont adopté l'hérésie arienne.

À Nantes, le fils de l'évêque Eumerius, Félix succède à son père de 549 à 582. Comme beaucoup d’évêques à l’époque mérovingienne, il assure parallèlement à son action épiscopale des responsabilités publiques au sein de la cité. Ainsi, il fait creusé nouveau chenal qui porte aujourd'hui son nom afin de permettre un meilleur accès et le développement du port de Nantes, il achève la construction la nouvelle cathédrale de Nantes commencée par son père, quil consacre aux apôtre Pierre et Paul.

Au VIIIe siècle, le comté de Nantes et l'évêché sont deux entités indépendantes l'une de l'autre. Cependant, au début de ce même siècle, l'évêque Agathée et son succésseur Émilien, tous deux hommes de guerre, cumuleront les deux fonctions.

Lors des invasions normandes, le jour de la fête de Saint Jean Baptiste de l'année 843, l'évêque Gohard y est massacré avec ses paroissiens, par les vikings, alors qu'il célébrait le sacrifice de la messe dans La Cathédrale.

Au milieu de ce siècle, le pays Nantais fut témoin d'événements considérables, gros de conséquence pour l'avenir. Le chef breton Nominoë s'emparèrent des diocèses de Nantes et de Rennes.

Les normands hantaient la région font une nouvelle incursion à Nantes vers 880, mais furent chassés définitivement par Alain Barbetorte en 939. Deux de ses fils lui succéderont, à la tête de l'évêché : Gauthier Ier, puis Guérech qui cumulera les titres d'évêque élu (mais vraisemblablement non consacré) et de comte de Nantes, ainsi que duc de Bretagne de 981 à 988.

Au IXe siècle, les limites de l'évêché n'était celles d'aujourd'hui. Selon la Chronique de Nantes : au sud, il s'arrêtait à la Loire (la rive gauche du fleuve dépendait du diocèse de Poitiers). Au nord, il était limité par la Vilaine et son affluent le Semnon qui la rejoint à Pléchâtel. Selon un autre texte contemporain relatif au prieuré de Béré, membre de l'abbaye de Marmoutier, il est dit que « toutes les églises situées entre la Chère et le Semnon relèvent du diocèse que gouverne l'évêque de Nantes » . À l'est, l'évêché parait englober également la ville de Craon. Dans un autre passage de la « Chronique de Nantes », il y est dit que le comte Lambert II abandonnant le comté de Nantes se réfugia à Craon, bourg qui dépendait de l'évêché. Sa sœur, l'abbesse Doda, y exerçait son autorité en raison du monastère de Saint-Clément de Nantes qu'elle gouvernait. .

Toutes ces communes (anciennes paroisses) furent détachées de l'évêché de Nantes en 1790, lors de la création du diocèse actuel (donc du département de Loire-Atlantique). Cependant, quelques paroisses devenues entre-temps communes, lui furent adjointes.

Le 3 janvier 1859, l'Église de France réorganisa l'archidiocèse de Tours en créant l'archidiocèse de Rennes. Rennes devint à son tour, le siège d’un archevêché et le diocèse fut élevé au rang d'archidiocèse. Une première initiative avortée avait déjà été prise en ce sens par l’Assemblée constituante. Ce nouvel archidiocèse de Rennes, comprend les quatre diocèses bretons suivants : le Diocèse de Rennes, le Diocèse de Quimper et Léon, le Diocèse de Saint-Brieuc et le Diocèse de Vannes. Les hommes d'Église (curés, prêtres et évêque) représentant les paroisses du département de la Loire-Inférieure, maintiennent leurs liens avec l'archidiocèse de Tours qu'ils conservent fidèlement depuis le tout début du Moyen-Âge. L'Église de France ne rattache donc pas le diocèse de Nantes à l'archidiocèse breton de Rennes et le maintien sous la juridiction de l'archidiocèse de Tours.

En 2003, l'Église de France décide de regrouper des diocèses et archidiocèses en fonction des regroupement régionaux. L'archidiocèse de Rennes regroupera l'ensemble des diocèses des régions Bretagne et Pays de la Loire.

À la veille de Révolution, l'évêché de Nantes était divisé en 2 archidiaconés respectivement divisés en 6 doyennés.

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Histoire de Nantes

Île Feydeau, les immeubles construit par les négriers sont encore bâtis sur pilotis ce qui fait pencher les murs

Cet article traite de l'histoire de Nantes.

Après une première occupation par les Celtes, arrivés entre le Ve et le Ier siècle av. J.-C. Vers 70 avant J.C., l’antique peuple armoricain des Namnètes installe la capitale de sa cité (son territoire), près de l’estuaire de la Loire. L'historien Polybe mentionnait déjà en 147 av. J.-C., l'existence d'un port fluvial à l'embouchure de la Loire appelé « Corbilo », bien que son emplacement exact reste inconnu. Mais il est impossible pour l’instant de déterminer si son site antique se situait ou non à l’emplacement de l’actuelle ville de Nantes. La cité, batie à l'emplacement de l'actuel quartier du Bouffay, est conquise en 56 av. J.-C. par Jules César et appelée Portus Namnetus. L'alliance des Namnètes aux Romains et la construction d'une flotte pour ceux-ci leur permit de réduire la résistance vénète la même année.

Aux IIIe et IVe siècles, comme beaucoup de métropoles régionales, Condevicnum change son nom et prend celui du peuple dont elle est la capitale. Ces mutations toponymiques sont intervenues à une époque où la solidité de l'empire romain s'effondrait. On observe alors, entre autres éléments significatifs, une renaissance des antiques divinités gauloises locales dans les sculptures religieuses et les inscriptions dédicatoires. Le changement de noms de cité relève sans doute un phénomène du même ordre, lié à une résurgence des vieux sentiments d'appartenance ethnique des tribus gauloises. Vers 280, l'empire romain y installe de nombreuses garnisons (sans doute venus de Grande Bretagne) afin de protéger la ville de pirates saxons. Ces Bretons insulaires auraient aussi remonté l'Erdre, d'où l'explication des quelques toponymes brittoniques le long de cette rivière. Il semblerait également que des garnisons venues de Grande Bretagne aient été postées le long de la Loire jusqu'à Blois.

Nantes est christianisée durant le IIIe siècle. Le christianisme alors essentiellement phénomène urbain, se diffuse alors par la Loire à partir de Tours et d’Angers. Tours était le chef lieu de la province romaine appelée la IIIe Lyonnaise à laquelle appartenait la région de Nantes. L’évêché de Tours, établi depuis le milieu du IIIe siècle semble le point de départ de quelques missionnaires qui tentèrent d’évangéliser la population nantaise. La religion chrétienne parfois tolérée, souvent interdite, se pratique de manière secrète voire clandestine. Il existe cependant à Nantes un petit oratoire chrétien, en dehors des murs de la ville, sur le coteau Saint Similien dominant l’Erdre. C’est l’époque du martyre de Saint-Donatien et Saint-Rogatien, connus sous le nom des « Enfants Nantais ». C'est grâce à l'action de évangélisatrice de Saint Clair, le premier évêque de la ville durant la même époque que le christianisme se développe dans la région.

La première cathédrale Saint-Pierre devient le siège d’un évêché dont le territoire correspond approximativement à celui de l’actuelle Loire-Atlantique et du Craonnais (sud-ouest de la Mayenne). C'est aussi à la fin du IIIe siècle comme ailleurs que les agressions de pirates dits Saxons ou Frisons, de bandes de pillards appelés bagaudes et l'inefficacité de l'administration et de l'armée romaines contraindront les habitants à se protéger derrière une ligne de murailles dont plusieurs éléments subsistent aujourd'hui et qui, en réduisant la ville à 18 hectares, forma le cadre de la ville jusqu'au Moyen Âge.

Nantes est successivement envahie par les Saxons ou Frisons (vers 275-285), les Francs (vers 500), les Alamans, les Vikings (en 843) avec le martyr de Saint Gohard, évêque de Nantes, les Bretons (en 851), de nouveau les Normands (de 913 à 937), et qui s'intallent durablement dans l'Ile Bethia) et plus tard par les Angevins (aux Xe et XIIe siècles), les Français (en 1487-1491) puis les Allemands (en 1940).

La Chronique de Nantes est un recueil de textes datant du milieu du XIesiècle. Écrit en latin, cet ouvrage n'a pas survécu jusqu'à nous. Néanmoins une copie datant du XVesiècle traduite en français par Pierre le Baud, est parvenue jusqu'à notre époque. L'éditeur de ces chroniques nantaises, René Merlet, a regroupé 20 chapitres à partir de plusieurs sources historiques datant toutes du Moyen-Âge. La Chronique de Nantes racontent dans le détail, des moments importants de l'histoire de Nantes depuis le VIesiècle jusqu'à l'année 1050. Les chapitres sont écrits par des copistes qui évoquent, sans concession, la longue résistance de la population franque de Nantes contre les envahisseurs (Bretons, Vikings ou Angevins). La Chronique de Nantes révèle et dénonce à la fois, les razzias meurtrières des vikings, l'incompréhension linguistique et culturelle des Nantais vis-à-vis des chefs bretons qui vont occuper, un temps, les différentes charges de la ville sans pouvoir se faire comprendre dans la langue franque des Nantais, enfin les calculs politiciens de l'Anjou dans la domination et la protection du Comté nantais.

A la fin du Vesiècle, Nantes est conquise par Clovis et passe sous domination franque. Les monnaies d'or montrent que la ville s'appelle Namnetes. Fils de l'évêque Eumalius, Félix est évêque de Nantes de 549 à 582. Il achève la construction de la nouvelle cathédrale de son père où il installe des reliques des apôtres Pierre et Paul.

Créée au VIIIe siècle par la réunion de plusieurs comtés francs, la Marche de Bretagne se composait du pays Rennais, du pays Nantais et du pays Vannetais, ainsi que d'une partie du Maine. Véritable zone tampon, sous administration militaire, son plus célèbre préfet (« Britannici limitis praefectus ») fut Roland, neveu de Charlemagne, mort en 778 à Roncevaux. Il était chargé de défendre le royaume des Francs contre les incursions extérieures (Vikings et Bretons). En 799, le comte Wido qui a succédé à Roland, soumet la Bretagne à l'empereur Charlemagne.

La famille franque des Widonides contrôlait depuis un demi-siècle les marches de Bretagne dont fait partie le comté de Nantes. Le 25 juin 841, Lambert, issu des Widonides, combat avec le comte Ricuin de Nantes à la bataille de Fontenoy-en-Puisaye. Ricuin ayant été tué, le comté de Nantes, que Lambert considérait comme son légitime héritage, est confié par le roi de Francs Charles le Chauve à Renaud, comte d’Herbauges. Lambert abandonne alors le parti du roi et rejoint le duc breton Nominoë, en conflit avec Charles le Chauve.

En 843, Renaud de Nantes bat Lambert allié aux Bretons de Nominoé et aux Vikings d’Hasting à la bataille de Messac mais peu après, il est battu et tué à la Bataille de Blain le 24 mai 843. Les Nantais refusent de reconnaitre Lambert comme comte. Ce dernier est soupçonné d’avoir guidé les Vikings qui, le 24 juin, mettent la ville à sac et tuent l’évêque Gohard dans sa cathédrale. Ce n'est qu'après le départ de ses alliés que Lambert se rend maitre de Nantes et devient Lambert II de Nantes, comte de Nantes. En 844, Lambert II tue dans un combat le comte Bernard de Poitiers et Hervé comte d’Herbauges, fils et successeur de Renaud. Fin octobre-début novembre 845, Lambert II abandonne le parti de Nominoë et fait sa soumission au roi des Francs qui lui laisse le comté de Nantes. En 849, Charles le Chauve rappelle Lambert II et lui confie le pays nantais, le pays rennais et le territoire au sud de la Loire. En 851, Lambert II accompagne Nominoë dans son offensive en Neustrie. Après la mort subite du chef breton à Vendôme le 7 mars 851, Lambert II prend le commandement de l’armée bretonne en retraite. Il participe ensuite aux côtés d’Erispoë, fils de Nominoë et nouveau chef des Bretons, à la bataille de Jengland près du Grand-Fougeray. Suite à la Bataille du Grand-Fougeray, Charles le Chauve et Erispoë, chef breton, signent en septembre 851 le traité d'Angers. Le roi des Francs reconnait la tutelle bretonne sur les pays rennais, nantais et de Retz, fixant ainsi les limites frontalières de ce qui devient la Bretagne « historique ». La Bretagne devient un royaume dirigé par Erispoë.

A la suite du traité d'Angers de 851, la ville franque de Nantes devient possession bretonne pour une période d'une cinquantaine d'années. Le titre de comte de Nantes est alors assumé par le roi de Bretagne Erispoë, suivi de son frère Salomon. A la mort de ce dernier, le trône est disputé entre le comte de Rennes Gurvant, gendre d'Erispoë, et le comte de Vannes Pascweten, gendre de Salomon. Pascweten hérite du titre de comte de Nantes mais sans régler son conflit avec Gurvant pour la couronne bretonne. C'est son frère Alain le Grand, comte de Nantes en 877, qui deviendra roi de Bretagne vers 890 jusqu'à sa mort en 907.

En 907, à la suite de la mort du roi Alain le Grand, à qui succède Gourmaëlon, comte de Cornouaille et prince de Bretagne de 908 à 913, les attaques vikings ravagent à nouveau le royaume de Bretagne. Face aux menaces vikings et à leurs razzias, Robert Ier de France qui combat les Normands à travers toute la Neustrie, organise avec Foulque Ier d'Anjou la défense des frontières occidentales de la Neustrie. Foulque Ier reçoit alors le comté de Nantes dont il est chargé d'organiser la défense.

En 919, Une imposante armada viking, composé de Danois, venus de leur nouveau fief de La Roche-Bernard remonte la Loire. Nantes est prise par les Vikings malgré la résistance de la garde nantaise et de l'escorte angevine de Foulque Ier. La cité est pillée et la cathédrale incendiée. Les notables nantais ainsi que le clergé de Nantes et les clercs fuient vers Angers. En 920, les Vikings attaquent Angers qu'ils pillent, puis Tours et menacent Orléans qui offre une forte rançon pour éviter le pillage. Les Nantais et les Angevins trouveront refuge en Bourgogne. Les Vikings redescendent le grand fleuve jusqu'à leur fief nantais.

Le comté de Nantes n'est plus qu'un titre sans territoire, Ottar et Hroald de 914 à 919 , Rognväld de 919 à 930 puis Incon vers 930-937 dirigeants un fief normand à Nantes (Namsborg) et dans sa région.

Foulque Ier reconstitue, à Angers, une troupe de Nantais et d'Angevins pour libérer la cité franque de Nantes. Malgré l'aide des troupes franques de Robert Ier de France, la contre-attaque en 921, est un échec. Néanmoins, le comte d'Anjou, Foulque Ier conservera le titre de comte de Nantes, mais ce titre ne fut définitivement reconnu qu'en 930, quand son suzerain Hugues le Grand le qualifia comme tel dans une de ses chartes. Foulque Ier passa le restant de sa vie à combattre les Vikings. Il perd un de ses fils, Ingelger, lors d'un affrontement contre les Normands. Les Vikings envahissent la Bretagne. Devant leurs succès militaires, les seigneurs bretons et les notables fuient et embarquent pour se réfugier en Angleterre. Parmi les fuyards, un jeune homme, nommé Alain Barbetorte qui préparera sa revanche.

C'est Alain Barbetorte, débarqué sur la côte nord de Bretagne en 936 de retour d'exil d'Angleterre, qui va entreprendre avec des troupes bretonnes la guerre aux Vikings. En 937, Alain Barbetorte est reconnu duc de Bretagne, n'étant pas aussi puissant que son grand-père Alain le Grand pour revendiquer la titre de roi. Il poursuit son combat contre les Vikings et s'empare de Nantes la même année. Les Vikings reviennent plusieurs fois à la charge le long de la Loire. Ce n'est qu'en 939, avec la victoire de Trans sur les Vikings, que Nantes sera définitivement à l'abri. Il se marie avec Roscille de Blois. En 952, le duc Alain II Barbetorte meurt. Il sera inhumé dans la collégiale Notre-Dame à Nantes.

Alain Barbetorte laisse le duché à son fils de deux ans, Drogon, comte de Nantes et duc de Bretagne de 952 à 958. Sa veuve se remarie à Foulques II le Bon, comte d'Anjou. La tutelle de Drogon est assurée par son oncle Thibaut Ier de Blois. Le pouvoir sur la Bretagne est alors partagé : Foulque II reçoit le comté de Nantes et la garde du jeune duc Drogon, Thibaut Ier conservant la suzeraineté sur le reste de la Bretagne. En 958, Drogon meurt subitement à Angers, peut-être empoisonné par Foulque II. La même année, lors d'une assemblée regroupant les comtes d'Anjou, de Blois et les barons bretons, Foulque II devient comte de Nantes et duc de Bretagne de 958 à sa mort en 960.

Le fils illégitime d'Alain II Barbetorte et d'une noble dame nommée Judith, Hoël Ier, devient comte de Nantes et duc de Bretagne de 960 à 981. Face à l'incapacité de Geoffroy Ier d'Anjou à l'aider à combattre les Vikings, Hoël Ier se rallie à eux. Geoffroy Ier d'Anjou, s'allie alors avec le comte de Rennes Conan Ier de Bretagne dit "Conan le Tort", vassal de Thibaut Ier de Blois, en lui faisant épouser sa fille Hermengarde d'Anjou en 971 et entre en guerre quasi-permanente contre Hoël Ier. En 981, Hoël Ier est assassiné sur l'ordre de Conan. Sitôt prévenu, son frère, Guerech quitte Tours, avant sa consécration comme évêque de la ville, et se fait élire comte de Nantes. Guerech poursuit le combat initié par son frère contre le comte de Rennes Conan Ier. Guerech signe un traité avec le comte Guillaume IV de Poitiers qui confirme les possessions nantaises au sud de la Loire - les pagi d'Herbauges, de Tiffauges et de Mauges - obtenues par son père Alain II Barbetorte en 942. En 982, Guerech fait appel à Geoffroy Ier d'Anjou en le reconnaissant comme son suzerain. Conan Ier, de fait vassal de Eudes Ier de Blois, se retrouve alors en opposition avec son ancien allié Geoffroy Ier. L'armée nantaise, soutenue par la Maison d'Anjou, l'armée rennaise, soutenue par la Maison de Blois, se rencontrent sur le champ de bataille à Conquereuil. Guerech bat les troupes de Conan Ier mais cette victoire ne règle pas le conflit. En 983, Guérech se rend à la cour du roi de Francie Occidentale Lothaire pour lui prêter hommage, cherchant à s'affranchir de la tutelle de son nouvel allié mais Geoffroy Ier capture Guerech lorsque ce dernier s'arrête à Angers durant son retour à Nantes. Geoffroy Ier en profite pour étendre son domaine jusqu'à la Sèvre nantaise en fortifiant notamment le donjon du Pallet (dont il reste de nos jours un grand donjon) contrôlant ainsi la vallée de la Sèvre nantaise, permettant la fondation d'un monastère très important à Vertou, et les voies d’accès entre le Poitou et le comté de Nantes. Guérech ne sera libéré qu'en 985 en reconnaissant la suzeraineté de Geoffroy Ier d'Anjou sur le comté de Nantes. Ce dernier lui apporte alors le soutien militaire de l'Anjou face à son rival Conan Ier. Son ancien allié angevin soutenant à présent son ennemi, Conan Ier aurait convaincu le médécin de Guerech, Héroicus, également abbé de l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon d'empoisonner le comte. Guerech meurt comme son frère prématurément, en 988. Son jeune héritier, le comte Alain disparaît en 990.

Le nouveau comte d'Anjou, Foulques III Nerra, s'inquiétant des prétentions de Conan Ier et de son ascension politique, se proclame défenseur des intérêts de la maison de Nantes et lui livre combat. Conan Ier est tué lors de la seconde Bataille de Conquereuil le 27 juin 992. Soutenu par Foulque III, le très jeune Judicaël de Nantes, comte de Nantes de 992 à 1004, est placé sous la tutelle de son vassal le vicomte Aimery III de Thouars qui portera le titre de comte de Nantes de 992 à 994. Judicaël meurt prématurément en 1004 assassiné par trahison. Budic de Nantes, comte de Nantes, fils de Judicaël, dirige le comté jusque vers 1010. Budic met à profit un pèlerinage de l'évêque de Rennes en Terre Sainte pour s'emparer des biens épiscopaux et détruire le château du prélat à Nantes. De retour de Palestine, l'évêque demande l'intervention du comte de Rennes et Budic demande l'assistance de Foulque III ce qui entraînera la perte d'une partie des territoires nantais, notamment au sud de la Loire.

Fils aîné d’Alain Canhiart, comte de Cornouailles, et de Judith, fille et héritière de Judicaël, comte de Nantes, Hoël II de Bretagne accède au trône ducal en 1066, ramenant la paix entre Nantes et Rennes. Son fils, Alain IV Fergent ou Fergant, comte de Cournouailles, de Rennes et de Nantes, devient duc de Bretagne de 1084 à 1112. En 1084, il nomme son fidèle frère Mathias II à la tête du comté de Nantes et reprendra personnellement le titre à la mort de celui-ci en 1103. Veuf de Constance de Normandie, fille de Guillaume le Conquérant, en 1090, il épouse Ermengarde d'Anjou en 1093. En 1096, il fait revenir à Nantes les reliques de Saint Gohard, l'évêque de Nantes tué par les Vikings en 843 et dont le corps reposait à Angers depuis cette date, afin de le déposer dans la crypte romane de la cathédrale de Nantes. Son successeur et fils, Conan III de Bretagne, assuré par une alliance avec le roi capétien Louis VI qui le garantit de la fin des menaces venant de l'extérieur, fait faire de grands progrès pour la paix dans le comté et l'ensemble du duché. C'est pourtant en refusant de reconnaître son fils Hoël III comme successeur à sa mort en 1148 qu'il y mettra fin.

Hoël III, comte de Nantes et de Cornouailles, est désavoué pour le titre de duc par son père Conan III sous prétexte qu'il est bâtard. Hoël refuse de reconnaître son neveu Conan IV de Bretagne comme duc, sous la tutelle du beau-père de celui-ci, Eudon de Porhoët. Hoël, vaincu par Eudon, se contente du comté de Nantes. Arrivé à l'âge de régner, Conan IV est pourtant tenu éloigné du trône ducal par son tuteur. Il s'allie alors avec le comte de Nantes. Conan IV est vaincu par son tuteur et se réfugie à la cour d'Henri II Plantagenêt en Angleterre grâce à son titre de comte de Richmond. Resté seul, Hoël est à son tour vaincu à Rezé par Eudon. En 1156, Conan IV, soutenu par les Anglais, bat Eudon et est proclamé duc de Bretagne. Mais les Nantais, inquiets de ce retour à la violence, chassent son oncle Hoël III et choisissent pour comte le frère cadet d'Henri II, Geoffroy Plantagenêt, comte du Maine et d'Anjou.

Au XIIe siècle, le comté de Nantes est détaché, lors d’une période de divisions internes de la Bretagne, et annexé à l’Anjou. En effet, alors que Conan IV est proclamé duc de Bretagne, les Nantais chassent son oncle Hoël comte de Nantes et choisissent pour comte le frère cadet d'Henri II, Geoffroy Plantagenêt, déjà comte du Maine et d'Anjou depuis 1156. Le comté de Nantes sort du duché. À la mort de Geoffroy, en 1158, Conan croit pouvoir reprendre le pays nantais, mais doit le restituer à Henri II Plantagenêt qui le conservera en sa main jusqu'à sa mort, c'est à dire pendant plus de trente années (1156-1189).

Conan IV doit abdiquer en 1166 et Henri II est reconnu gardien du duché par les barons bretons en attendant que son fils Geoffroy II Plantagenêt, fiancé à la petite-fille de Conan III, Constance de Bretagne, atteigne la majorité.

En tant qu'époux de Constance, Geoffroy Plantagenêt est proclamé duc de Bretagne sous le nom de Geoffroy II de Bretagne en 1181, mais il meurt le 19 août 1186 suite à des blessures reçues au cours d'un tournoi organisé à Paris par le roi de France, Philippe Auguste.

Après la mort de son premier mari, Constance exerce réellement le pouvoir en Bretagne, surtout après la mort d'Henri II Plantagenêt survenue en 1189.

De ce premier mariage, Constance a deux enfants : notamment Arthur, qui lui succèdera. En 1196, Arthur Plantagenêt est proclamé duc de Bretagne par les grands barons de Bretagne et devient Arthur Ierde Bretagne. Elevé à la cour de Philippe Auguste, il est protégé des convoitises de son frère puîné Richard Cœur de Lion. À la mort de ce dernier, Arthur revendique l'héritage de "l'empire Plantagenêt" (Anjou, Angleterre, Aquitaine, Maine, Normandie, Poitou) qui lui fut confisqué par son oncle Jean sans Terre (le plus jeune frère de Richard) avec le soutien de sa grand-mère, la vieille reine Aliénor d'Aquitaine. Il devint le chef nominal des barons bretons qui revendiquent l'indépendance. Vaincu, lui et sa sœur sont faits prisonniers en 1202 à Mirebeau (près de Loudun) par Guillaume de Broase, seigneur normand à la solde de Jean sans Terre. Il meurt en 1203 en prison à Rouen, peut-être à la demande de son oncle.

Lors de la guerre de Succession de Bretagne, Nantes accueille Jean de Montfort qui s’y établit en mai 1341 revendiquant la succession de Jean III de Bretagne. Il est fait prisonnier par Charles de Blois et les Normands, qui prennent Nantes le 21 novembre 1341 après un siège de 2 semaines. Ensuite Nantes reste du côté du parti de Blois.

Sous les ducs capétiens Nantes prend un rôle prédominant sur Rennes, Nantes voit s'ériger, en remplacement du Château du Bouffay, le Château de la Tour Neuve au Bouffay au XIIIe siècle grâce à Pierre Ier de Bretagne. Ce n'est réellement qu'au XVesiècle que Nantes prend un essor véritable. La ville se développe particulièrement sous le règne de Jean V qui avec une politique habile de neutralité lors de la guerre de Cent Ans assure paix et prospérité à toute la Bretagne, la construction de la cathédrale actuelle commence le 14 avril 1434 avec le duc Jean V et Jean de Malestroit. À signaler le 25 octobre 1440, l'exécution de Gilles de Rais dit Barbe-bleue à Nantes.

Nantes continue son développement sous l'impulsion du Duc François II de Bretagne et de son gouvernement dirigé par le chancelier de Bretagne, Guillaume Chauvin et le trésorier de Bretagne, Pierre Landais qui encouragea le commerce, fonda l'Université de Bretagne en 1460. La première imprimerie est créée en 1493. Le Château des Ducs de Bretagne, refait et agrandi par François II à partir de 1466, reçoit la Cour ducale. Il est la plus belle expression de la renaissance dans cette capitale Nantaise d'un état prospère et moderne la Bretagne, mais qui allait au devant de guerre avec la France et de problème de succession du fait que François II n'eut pas de fils légitime pour lui succéder. À sa mort lui succède sa fille, née 11 ans plus tôt en 1477 à Nantes et qui, à cause du traité du Verger de 1488, consécutif à la défaite militaire de la Bretagne par la France, ne peut se marier sans le consentement du roi de France.

La ville de Nantes à la fin du siècle compte près de 40 000 habitants mais est touchée par sa première grande épidémie de peste en 1501 qui fait environ 4 000 victimes. De nouvelles épidémies sont recensées en 1522, 1523 et 1529. La Fosse (futur Quai de la Fosse) commence à être construite en 1517. Jean de Brosse devient gouverneur de Bretagne en 1543. En échange, il abandonne ses prétentions ducales.

Suite aux guerres de 1487-1491 (dont la Guerre folle), la Bretagne vaincue est annexée à la France par l'édit d'union de 1532. Le "terrain" a été préparé par les deux mariages successifs d'Anne de Bretagne aux rois de France et au final par celui de sa fille la duchesse Claude avec le roi François Ier.

Durant la guerre franco-bretonne, Nantes est assiégée à plusieurs reprises par les Français, notamment en 1487 (siège qui voit la mort du quimpérois Michel Marion lors d'un raid pour soulager la ville) et en 1491 (où finalement le Seigneur d'Albret livre le château à La Trémoille). Charles VIII entre dans la ville en 1491 et celle-ci est annexée à la France (comme le reste de la Bretagne) en 1532.

L'historien américain Eugen Weber pointe en ces termes les conséquences, pour Nantes et la Bretagne, de cette annexion : « Après l’union forcée avec la France, les villes bretonnes furent envahies par des Français qui écrasèrent ou même remplacèrent les commerçants locaux, francisèrent les gens qu’ils employaient ou touchaient d’une autre façon. Les ports du roi comme Lorient ou Brest, étaient des villes de garnison en territoire étranger et le terme de colonie était fréquemment employé pour les décrire ».

Le Parlement, sous divers noms, avait siégé à Vannes depuis son origine. À l’issue d’un long bras de fer entre Rennes et Nantes de 1553 à 1561 au cours duquel le Parlement de Bretagne tient ses sessions alternativement dans chacune des deux villes, le roi de France et dernier duc de Bretagne en titre Henri II décide en 1557 que le Parlement ne se réunirait plus qu'en la ville de Nantes. Devant les protestations des Rennais, la régente et dernière duchesse en titre Catherine de Médicis attribue le siège du Parlement à la ville de Rennes par édit du 15 mars 1560 du jeune roi Charles IX. Nantes reste cependant jusqu'en 1790 le siège de la Chambre des comptes de Bretagne qui avait été transférée de Vannes entre 1492 et 1499. Son palais est devenu la préfecture de Loire-Atlantique. Nantes conserve aussi l'université - la seule de Bretagne - qui avait été créée par le duc François II.

Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine. Nantes est moins concerné que les régions poitevines par les persécutions contre les huguenots.

C'est à la suite des guerres de religion et de leur prolongement en Angleterre lors de la Glorieuse révolution anglaise que vont émigrer en France la plus grande partie des jacobites irlandais, après la bataille de la Boyne et le Traité de Limérick, au nombre de 20 000 environ. Nantes sera l'un de leurs principaux ports d'accueil, grâce au soutien que leur apporte Louis XIV.

Accueillis par une petite communauté jacobite installée dès 1652 au moment des conflits entre Oliver Cromwell et les jacobites ceux de la génération de 1690 seront militaires, comme leurs aînés, mais surtout grand négociants, prenant une part majeure au Commerce triangulaire. En 1720, lorsque la production sucrière décolle à Saint-Domingue, que les plantations s'étendent vers le Sud de l'île, Nantes assure à lui seul 44 % du grand commerce français, selon le livre La France au XVIIIe siècle: 1715-1787 de Olivier Chaline - 1996. Nantes devient la seule ville de province à avoir dix millionaires, à une époque où un immeuble parisien ne vaut que 50 000 livres. Le leader de cette commaunauté est Antoine Walsh, dont le père avait ramené à Saint-Malo le roi catholique d'Angleterre Jacques II, ami et allié de Louis XIV.

Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur devient gouverneur de Bretagne le 5 septembre 1582 avec comme attache Nantes et son Château où il séjourne souvent. Son épouse est l'héritière de la famille de Penthièvre qui avait des prétentions au trône de Bretagne ainsi il revendique lors de la Ligue l'indépendance de la Bretagne. Le Duc de Mercœur est opposé aux réformés et participe à la Ligue à partir de 1584 contre les réformés et contre le roi légitime Henry IV. Il sera le dernier ligueur à résister au roi. Il se fortifie à Nantes après l'assassina du duc de Guise pour continuer la lutte en 1588. Finalement après la conversion du roi, il abandonna la lutte en 1597 et vint à Angers se soumettre au roi de France. La ville de Nantes devra payer très cher ce conflit, s'en suivra une période moins dorée jusqu'au milieu du XVIe siècle. Du fait que la Bretagne fut la dernière province à avoir continuer la Ligue, et surtout, Nantes pour avoir été la dernière ville de la Ligue fut choisit par Henry IV pour proclamer le célèbre édit de Nantes en 1598 et ainsi mettre fin au conflit religieux. En 1608, Henri IV demandera 12 000 livres à la ville pour son mariage avec Marie de Médicis.

Exécution en 1626, place du Bouffay du comte de Challais, Henri de Talleyrand pour avoir comploté contre Richelieu qui était gouverneur de Bretagne.

Dans les années 1640, l'Île Gloriette et la partie ouest de la Prairie de la Madeleine sont urbanisées (hôpital, ...).

Nantes, le 5 septembre 1661. Louis XIV fête ce jour-là ses 23 ans. La somptueuse fête donnée le 17 août par Nicolas Fouquet en son château de Vaux-le-Vicomte est encore dans tous les esprits, surtout celui du roi. Mazarin est décédé quelques mois plus tôt, et le jeune monarque a la volonté d’affirmer son pouvoir. Le Conseil, réunissant entre autres Colbert, Fouquet et Le Tellier, vient de se tenir au château de Nantes. En sortie de séance, le souverain devise avec son surintendant des finances, afin de le retenir. D'Artagnan a reçu la veille des consignes strictes afin de mener à bien son arrestation. Mais une nuée de quémandeurs assaille Fouquet, qui disparaît dans la foule…

Louis XIV est furieux. Il ordonne au capitaine-lieutenant de la compagnie des Mousquetaires de fouiller toute la ville si nécessaire. C’est finalement au niveau de la cathédrale, place Saint-Pierre, que d’Artagnan rattrape la chaise à porteurs de Nicolas Fouquet. Il présente alors la lettre de cachet au surintendant, incrédule. Ce dernier est emprisonné dans un premier temps au château d'Angers, prison royale, à la Bastille, puis, au terme d’un procès devant le Parlement, à la forteresse de Pignerol où il décéde le 23 mars 1680.

En 1664, Nantes n'est encore que le huitième port français. Plusieurs sources convergent pour observer que l'activité du port de Nantes enregistre une brusque accélération dans les années 1670, Louis XIV décidant en 1669 de suspendre certains monopoles accordés par Colbert pour les gérer à son bon vouloir puis en 1674 de dissoudre la Compagnie des Indes occidentales, afin de donner au port de Nantes des avantages dans le commerce vers les Antilles. L'objectif est de doper la production de sucre et l'importation d'esclaves africains, ce qui amène Louis XIV à demander la rédaction du code noir qu'il obtient avec retard, en 1685, deux ans après la mort de Colbert. En 1674, Louis XIV avait rendu la traite libre sur tout le territoire africain et en 1676 participé personnellement à ce traffic par le biais d'un traité passé avec Jean Oudiette.

D'autres accélérations se produisent en 1688, avec plus de 60 armements en moyenne dès les années 1685-1688, puis en 1707. Charles François d'Angennes, le marquis de Maintenon devient alors le premier planteur de Martinique, après être parti aux Antilles accompagné d'un fameux corsaire du port de Nantes, le capitaine Bernard Lemoigne.

Des troubles se produisent dans la ville pendant la Révolte du papier timbré survenue en 1675.

Au XVIIIe siècle, Nantes connaît un important essor économique grâce au commerce triangulaire qui fait la fortune des armateurs nantais. Nantes fut le principal port négrier français. L'intensité des échanges de Nantes avec les Antilles s'accélère brutalement après 1674, date de la mise en sommeil de la Compagnie des Indes Occidentales et de la création de la Compagnie du Sénégal, avec plus de 60 armements en moyenne dès les années 1685-1688 et l'arrivée des Irlandais de Nantes.

A partir de 1669, Louis XIV décide que les autorisations d'exporter des esclaves aux Antilles ne dépend plus que de lui et n'est plus le monopole d'aucune compagnie, ce qui faire la fortune des armateurs de Nantes. Au cours de la seule année 1685, l'année du code noir, la ville arme 58 navires pour les îles d'Amérique. Le port a 84 navires de plus de 50 tonneaux, nécessaires pour traverser l'océan, dès 1686, soit trois fois plus qu'en 1666. En 1704 en a même 6 fois plus, soit 151.

Dès 1688, les armateurs nantais expédiaient de nombreux esclaves noirs vers l'Amérique. 1427 expéditions y furent armées, soit 42 % de la traite négrière française. Nantes fonda sa richesse sur le commerce triangulaire et devint la première place négrière d'Europe. Les navires négriers basés à Nantes partent vers les côtes ouest de l’Afrique ; là, les capitaines achètent des hommes et des femmes aux chefs des villages contre des objets de faible valeur et les emmènent aux Antilles pour travailler comme esclaves dans les plantations. Les bateaux reviennent ensuite au port de Nantes chargés d’épices et de sucre. Pour éviter de parler directement de la nature de ce commerce, on parle alors de la « Route du Bois d’Ébène ».

La rivalité des ports français au 18e siècle voit Nantes prendre un avantage très net dès 1720, grâce à l'arrivée de noble irlandais, accueillis par une petite communauté catholique jacobite installée dès 1652 au moment des conflits avec le protestant Oliver Cromwell.

A partir de 1690, les immigrants irlandais sont militaires, comme leurs aînés, mais surtout grand négociants, prenant une part majeure au commerce négrier. La famille Stapleton, propriétaire à Saint-Domingue dès les années 1690, achète en 1701 le colombier des Dervallières situé boulevard Jean-Ingres, et le riche armateur Jean Stapleton(1696-1766) est le beau-frère de ses pairs, les Guillaume Grou, Antoine Walsh, Clarke et Luc O'Schiell.

En 1720, lorsque la production sucrière décolle à Saint-Domingue, que les plantations s'étendent vers le Sud de l'île, Nantes assure à lui seul 44% du grand commerce français, selon le livre La France au XVIIIe siècle: 1715-1787 d'Olivier Chaline - 1996. Nantes devient la seule ville de province à avoir dix millionaires, à une époque où un immeuble parisien ne vaut que 50 000 livres. Le leader de cette communauté est Antoine Walsh, dont le père avait ramené à Saint-Malo le roi catholique d'Angleterre Jacques II, ami et allié de Louis XIV. Plusieurs dizaines de ces jacobites irlandais catholiques, installés à Nantes ont de grandes plantations à Saint-Domingue, qui permettent à la France de rattraper l'Angleterre pour les exportations en cours de siècle.

Dans la deuxième partie du siècle, Bordeaux prend la tête devant Nantes et contrôle 40 % du grand commerce français, grâce à la proto-industrie de son arrière-pays, en particulier les régions textiles de Mazamet et surtout de Montauban. Les navires bordelais cinglent directement vers Saint-Domingue apporter des textiles et reviennent chargés de sucre, tandis que Nantes se concentre sur le commerce triangulaire, faute de produits à valeur ajoutée à exporter aux Antilles. Les navires négriers permettent d'assurer aux plantations leur expansion territoriale vers le sud de Saint-Domingue, mais n'ont pas le tonnage suffisant pour ramener l'énorme quantité de sucre produite par l'île, qui est devenue le premier exportateur mondial, loin devant la Jamaique anglaise et la Barbade.

Des réfugiés acadiens chassés d'Acadie après le Grand Dérangement trouvent refuge dans le quartier Sainte-Anne entre 1775 et 1785.

Durant les Guerres de Vendée, la ville, acquise aux idées révolutionnaires, est attaquée par l’armée vendéenne commandée par Cathelineau et Charette, le 29 juin 1793, sans succès. C’est la bataille de Nantes. Cathelineau y fut mortellement blessé. Charette sera capturé plus tard et fusillé le 29 mars 1796. Entre 1793 et 1794, Jean-Baptiste Carrier, représentant de la Convention en mission à Nantes, ordonne un grand nombre d’exécutions sommaires (la cour fut présidée par Bignon) : de la fin décembre 1793 à la fin février 1794, Carrier fait fusiller 2600 prisonniers. Il organise aussi des noyades à Nantes dans le fleuve depuis des bateaux munis de trappes : les condamnés, attachés deux par deux (un homme, une femme), se noient mutuellement ; Jean-Baptiste Carrier avait baptisé ces exécutions la « déportation verticale », elles sont restées célèbres sous le nom de « mariages républicains ». Les différentes épidémies pendant cette période ont aussi prélévé un lourd tribut.

En 1801, Après la création des départements qui obligèrent les diocèses français à s'adapter aux nouvelles limites territoriales. Le Concordat établit de nouvelles dispositions entre l'Etat et l'Eglise. Ainsi le hameau de Saint-Jacques (dépendant de la paroisse de Saint-Sébastien-sur-Loire), blotti autour de son prieuré, devint une nouvelle paroisse. Celle-ci ainsi que les îles de la Loire (futur île Beaulieu), dépendantes de la commune voisine de Saint-Sébastien-sur-Loire furent rattachées à la commune de Nantes. En ce début du XIXe siècle, les limites municipales de la commune de Nantes franchissaient la rive Sud de la Loire en prenant juridiquement possession du châtelet de Pirmil et du faubourg Saint Jacques. Cela permettait également à Nantes de se protéger d'une rive Sud de la Loire trop pro-vendéenne, (le Pays de Retz et le Vignoble nantais avaient rejoint en masse la rebellion vendéenne).

Grâce à cette accumulation de richesses, les bourgeois nantais acquièrent le pouvoir, ce qui leur permet d’entamer des travaux de transformation et d’embellissement de leur ville. Ces opérations leur permettent aussi d’investir leurs richesses dans une autre activité que le commerce, car la traite des esclaves commence à décliner à partir de milieu du XVIIIe siècle, du fait des courants de pensée des Lumières puis de l’abolition de l'esclavage en 1848. Plusieurs plans d’embellissements sont réalisés, mais ce n’est qu’avec celui de Ceineray que les choses se concrétisent. Le néo-classicisme est le maître-mot dans le cadre de l’architecture, et des hommes comme Marc-Antoine Laugier et Jacques-François Blondel sont leur source d’inspiration.

C’est en 1826 qu’est inauguré le premier service omnibus. C’est le premier service au monde de transports en commun grâce à Stanislas Baudry, bientôt imité par Paris, Londres et New York. La première ligne de chemin de fer est construite en 1851 et contribue à favoriser le développement de l’industrie. Les omnibus sont remplacés par le tramway en 1875 de type Mékarski.

En 1908, le territoire nantais s'agrandit considérablement. En effet, une loi ordonne le rattachement des communes limitrophes de Doulon (à l'est) et de Chantenay (à l'ouest).

Une prospère fabrique de biscuits se développe dans la ville, dont deux entreprises restent célèbres : Lefèvre-Utile, qui invente le Petit Beurre LU, et la Biscuiterie nantaise. Aujourd’hui LU fait partie du groupe Danone, qui ne fabrique ces biscuits que pour conserver son image de marque ; en effet, ce produit ne fait plus vraiment recette.

La biscuiterie LU a été recyclée en un centre culturel, le Lieu Unique (on retrouve les initiales LU), où se trouvent un café, un restaurant, un hammam, un espace d’expositions, de spectacles ainsi qu’une librairie.

Nantes est traversée par la Loire et quatre de ses affluents. De cette situation, Nantes a hérité un surnom : La Venise de l’Ouest. Petit à petit, le comblement des cours d’eau s’est fait pour faciliter les déplacements dans la ville.

Au début du XXe siècle, la plupart des petits bras de la Loire sont comblés, rattachant la majorité des îles aux terres. L’espace ainsi constitué est aujourd’hui appelé Île de Nantes, en référence au projet de rénovation urbaine actuellement en cours.

C’est aussi à cette période que les 500 derniers mètres de l’Erdre, affluent de la Loire, sont déviés et comblés, permettant la création du Cours des 50-Otages, et du tunnel fluvial entre l’Erdre et le canal Saint-Félix, à la confluence avec la Loire. Les travaux sont réalisés de 1929 à 1934, par une entreprise allemande, sous la direction de l'ingénieur Karl Hotz.

Suite à l’armistice de 1940, la ville est occupée par les troupes allemandes. Nantes est bombardée à vingt-huit reprises entre le 27 juillet 1940 et le 2 août 1944. Les 16 et 23 septembre 1943, des bombardements de la 8e Air Force américaine, dont l'objectif était les installations industrielles des Batigolles à l'est de la ville, détruisent le centre-ville, faisant un total de 1 463 morts, et 2 500 blessés. Près de 700 immeubles et habitations individuelles sont détruits, et 3 000 logements deviennent inhabitables.

Nantes est un centre important de la Résistance.

Suite à l’assassinat, le 20 octobre 1941, du Feldkommandant de la ville, le lieutenant-colonel Hotz par trois jeunes résistants communistes venus de Paris, 48 otages sont fusillés à Nantes, Châteaubriant et au fort du Mont-Valérien. Le 11 novembre suivant, le général de Gaulle décerne la croix de la Libération à la ville, première des cinq villes françaises à être ainsi décorées. La ville est finalement libérée le 12 août 1944.

La reconstruction est confiée à partir de 1945 à l'architecte prix de Rome Michel Roux-Spitz. Son plan de reconstruction et d'aménagement est approuvé en 1947. Il concerne notamment les quartiers du centre-ville : la Place Royale, la rue du Calvaire, la Place Bretagne. Il construit aussi la cité des Hauts-Pavés afin de reloger les sinistrés. Il reconstruit aussi plus tard avec l'aide de son fils l'Hôtel-Dieu, actuel CHU, achevé en 1963.

En août 1955, la Fédération communiste libertaire est présente lors des grèves insurrectionnelles à Nantes, où elle distribue 10.000 exemplaires d'une édition spéciale du Libertaire.

En 1958, l'un des derniers Pont transbordeur de France, est démoli. Il avait été construit par l'ingénieur Ferdinand Arnodin. L'Université de Nantes rouvre en 1960. La cathédrale Saint-Pierre est touché par un terrible incendie en 1972. En 1985, Nantes est la première ville française à se doter d'un réseau de tramway moderne. Un précédent équipement avait été démantelé 27 ans auparavant. Aujourd'hui, le réseau est l'un des plus important de France. En 1986 les Chantiers navals Dubigeons construisent un dernier navire à Nantes, puis ferment leur établissement de l'Île de Nantes en 1987.

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Musée des Beaux-Arts de Nantes

Façade du musée des Beaux-Arts de Nantes

Le musée des Beaux-Arts de Nantes est créé, comme quatorze autres musées de province, par arrêté consulaire du 14 fructidor de l'an IX (1801).

Fondé sous le Consulat, le musée des Beaux-Arts de Nantes reçoit des œuvres achetées par l'état et des dépôts du Musée central (aujourd'hui musée du Louvre). Il prend, dès le début du XIXe siècle, une place importante dans les collections publiques française grâce à l'achat par la Ville de Nantes de la collection des frères Pierre et François Cacault. Ce fonds, comportant des œuvres majeures, est par la suite complété par plusieurs autres donations directes ou testamentaires, et par une politique d'achats soutenue par les Amis du Musée. S'ajoute aujourd'hui à ce riche ensemble des dépôts d'œuvres du Fonds régional d'art contemporain des Pays de Loire et du Centre Pompidou.

Le musée offre ainsi un panorama d'ensemble des principaux mouvements artistiques français et européens, ce qui place ses collections parmi les plus importantes collections publiques de province aux côtés de celles des musées des Beaux-Arts de Valenciennes, de Grenoble, de Lyon ou de Montpellier.

Il bénéficie en 1804 et en 1809 de l'envoi par l'État de 43 tableaux prélevés dans les réserves du Musée central. Ces œuvres proviennent de l'ancienne collection royale, d'églises et de couvents de Paris ou encore des conquêtes révolutionnaires et napoléoniennes. Mais c'est l'achat de la collection des frères Cacault par la Ville en 1810 qui donne au musée de Nantes toute sa richesse et son ampleur.

Il faut attendre 1830 pour que les collections soient présentées au public à l'étage de la halle aux toiles (situé rue du Calvaire à l'emplacement de l'ancien Marché de Feltre). Cet espace se révèle rapidement trop exigu. En 1891, la Ville décide de construire un édifice spécialement conçu pour les conserver et les présenter au public dans de bonnes conditions. Une parcelle quadrangulaire à proximité du lycée et du jardin des plantes, est retenue pour accueillir le futur Palais des Beaux-Arts. Le projet est mis au concours public sous le nom de « musée de peinture et de sculpture ».

Le lauréat, l'architecte d'origine nantaise Clément-Marie Josso, conçoit les plans du « Palais des Beaux-Arts » selon les principes des récents musées de Lille ou d'Amiens. Le plan est organisé autour d'une cour centrale couverte d'une verrière (le patio). Un double circuit de galeries et de salles l'entoure sur deux niveaux, derrière un monumental escalier à double volée et un vestibule voûté. Les salles du rez-de-chaussée s'éclairent par de larges baies, celles de l'étage bénéficient d'un moderne éclairage zénithal rendu possible par la charpente métallique de l'ensemble.

L'éclectisme de l'architecture répond au triomphe des architectes qui, à l'Expositions universelles de Paris de 1900 (année de l'inauguration du musée), prennent leur revanche sur les ingénieurs de celle de 1889. Les niches entre les colonnes ioniques jumelées accueillent les allégories des arts, l'architecture en position centrale au-dessus de la porte d'entrée.

Monument de la fin du XIXe siècle, le musée a pu s'adapter à la présentation chronologique des collections sans cesse enrichies. Parallèlement, une politique ambitieuse d'expositions temporaires permet la diffusion du patrimoine et de la création contemporaine.

Une des originalités de la collection d'art ancien est la relative importance du fonds de primitifs italiens, provenant essentiellement de la collection du diplomate François Cacault (constituée de 1785 à 1803), à une époque où ces œuvres étaient ordinairement peu prisées des amateurs. Outre un rare panneau du XIIIe siècle, le musée peut ainsi présenter des œuvres des écoles florentine et siennoise du XVe siècle et un bel ensemble d'œuvres de la Renaissance italienne (Saint Sébastien et un saint franciscain, Le Pérugin, avant 1523). Le XVIIe siècle est la période où s'exprime le mieux la richesse de la collection du musée. L'école italienne demeure la plus importante, avec un exceptionnel ensemble d'œuvres d'inspiration caravagesque, illustrant le goût des frères Cacault pour cette peinture d'un puissant réalisme. On trouve également, grâce aux envois de l'État, des chefs-d'œuvre d'inspiration plus classique, comme de multiples petits tableaux de dévotion et des esquisses. Les nombreuses natures mortes et les paysages de la collection Cacault offrent un panorama presque complet des principales tendances de l'art italien de cette période.

Le Grand Siècle français est également richement représenté. Dans le domaine de la peinture religieuse, presque tous les grands courants de la première partie du siècle sont illustrés. mais le joyau en demeure les trois chefs-d'œuvre de Georges de La Tour (Le Veilleur, Le Songe de saint Joseph, Le Reniement de saint Pierre), entrés au musée avec la collection Cacault sous des attributions alors erronées, et qui furent parmi les premières œuvres permettant d'établir le corpus du peintre lors de sa redécouverte au début du XXe siècle.

Les écoles flamandes et hollandaises sont bien illustrées : de grands tableaux d'autel de Rubens ou de Boyermans, mais aussi de nombreux témoignages de la virtuosité des écoles nordiques pour le paysage, la nature morte, les scènes de genre ou le portrait.

Les collections du XVIIIe siècle, moins développées, conservent néanmoins des œuvres rares. On peut admirer un bel ensemble de portraits de Tournières, des natures mortes de Desportes et Oudry, une des toutes premières œuvres de Watteau, Arlequin empereur dans la Lune, le célèbre Camargo de Lancret, quatre œuvres de Greuze dont Le Guitariste, et le célèbre buste de Lemoyne par Pajou. Des paysages de Pannini, de Volaire et Vernet rappellent le goût des collectionneurs du siècle des Lumières pour l'Italie.

En raison de la présence d'une riche collection ancienne présentée enfin au public à partir de 1830, la municipalité décide en 1838 de n'acquérir que de l'art contemporain. Les choix se portent sur les artistes connus qui exposent à Nantes après le salon parisien. Ainsi sont achetées les œuvres de Delacroix, Rousseau, Corot et Gérôme. Le Portrait de Madame de Senonnes (1814) peint par Ingres est découvert par pur hasard chez un brocanteur d'Angers en 1853. En 1852, la Ville obtient le legs Clarke de Feltre et bénéficie en 1854 de la donation de l'armateur nantais Urvoy de Saint-Bedan.

La peinture française des années 1830-1850 entre au musée avec deux ensembles cohérents d'artistes représentatifs du goût de l'époque romantique, avec notamment les artistes Brascassat et Delaroche. En 1861, à l'issue de la grande Exposition nationale des produits de l'industrie, le musée s'enrichit d'un seul coup de plus de vingt œuvres. Parmi celles-ci, Charlotte Corday de Paul Baudry, Le Prisonnier, œuvre orientaliste de Gérôme, L'Escamoteur de Hamon et surtout Les Cribleuses de blé de Courbet, qui suscite une polémique dans la presse.

En 1866 a lieu à Nantes une grande exposition à laquelle participent Pissaro, Renoir, Sysley, Gauguin, Seurat et Signac, mais aucun tableau ne leur est acheté. On leur préfère des artistes moins audacieux comme Boggs, Luminais, Merson, Moreau de Tours, Salmson, Raffaëlli ou Debat-Ponsan. Cet exemple est significatif de la politique d'enrichissement menée jusqu'à la fin du XIXe siècle, reflet fidèle des engouements d'un large public pour une peinture académique.

Le musée bénéficie également de nombreux dépôts de l'État choisis parmi les acquisitions faites à l'issue des Salons officiels de Paris. Enfin, par don ou par legs, des ensembles significatifs d'œuvres d'artistes originaires de la région nantaise, comme les paysagistes Leroux ou Maufra, les peintres d'histoire et portraitistes Delaunay (Le Nu jaune, 1908), Merson ou Baudry renforcent les collections, en particulier par des fonds de dessins.

Depuis quelques années, la collection s'est enrichie d'œuvres importantes : un portrait préraphaélite de Burne-Jones, une subtile Copie de Madame de Senonnes par le peintre né à Nantes James Tissot, ainsi que des dessins de Maufra, Tissot et Redon.

Les principaux mouvements de l'art moderne sont représentés dans les collections. Les différents administrateurs du musée, dès le milieu du XIXe siècle, portent en effet attention aux artistes vivants. Ainsi, Soir de septembre (1911) de Maurice Denis, est acquis en 1913, ou Kizette en rose (1927) de Tamara de Lempicka, en 1928.

La Société des amis du musée fait aussitôt l'acquisition du Port du Havre (1906) de Raoul Dufy et du Phare d'Antibes (1909) de Paul Signac. Claude Monet offre en 1922 une version des Nymphéas (1917). Le legs, en 1930, par Georges Clemenceau d'un tableau du maître de Giverny, Gondoles à Venise (1908), et l'achat, en 1987, du Nu jaune de Sonia Delaunay enrichissent l'illustration des grands courants artistiques du début du XXe siècle, de l'impressionnisme à l'expressionnisme.

De même, Le Café du commerce (1913) de Jean Émile Laboureur et Le Paysage à la fenêtre ouverte (1915) de Jean Metzinger, marquent l'adhésion de deux peintres nés à Nantes, à l'esthétique cubiste qui mena Alberto Magnelli au seuil de l'abstraction avec Deux Femmes debout (1917).

Un autre nantais, Jean Gorin, fait la même expérience avant de rejoindre le néo-plasticisme et le groupe Cercle et Carré, où il rencontre Joaquin Torrès-Garcia. Les tableaux de Pierre Roy réunis autour d'Adrienne pêcheuse (1919) et un ensemble important de photographies de Claude Cahun remettent en mémoire la participation de Nantes à l'aventure surréaliste. La Forêt (1925) de Max Ernst rappelle que les premiers « frottages » de cet artiste furent réalisés à Pornic, où André Breton fit en 1916 la rencontre de Jacques Vaché.

Onze œuvres de Kandinsky témoignent des expérimentations et des recherches de cet artiste en Allemagne, de 1922 à 1933. Dix d'entre elles proviennent du musée national d'Art moderne du Centre Georges Pompidou qui, en 1987, dépose un ensemble cohérent autour de Herunter (1929), première œuvre de ce pionnier de l'abstraction. Il s'agit du don d'un amateur particulier, Gildas Fardel, effectué pour encourager l'ouverture du musée dès 1947 à l'art non figuratif, notamment par l'acquisition en 1947 de Salve Regina (1945) de Manessier et en 1958 de Nocturne (1957) de Bissière.

Gildas Fardel offre aussi une collection d'œuvres caractéristiques de l'art abstrait en France dans les années 1950-60 (Hartung, Poliakoff, Soulages). Cette collection est complétée par des achats municipaux (Martin Barré, Camille Bryen, Sonia Delaunay) ou des dépôts du musée National d'Art Moderne (Maria Elena Vieira da Silva, Joan Mitchell).

En marge de ce courant, le musée conserve de singulières productions de Gaston Chaissac et de Jean Dubuffet. Picasso est présent avec deux œuvres de sa dernière période, confiée à Nantes par le musée national Picasso : Le Couple (1967) et L'Homme à la Canne (1971).

La collection contemporaine du musée s'est enrichie depuis 2003 de nombreux dépôts d'œuvres du Fonds National d'Art Contemporain et aux nouvelles acquisitions. Le mouvement des Nouveaux Réalistes, né dans les années 1960, est bien représenté par les œuvres de Dufrêne, Villeglé, Raysse, Wolman, Tinguely et Raymond Hains. La collection regroupe des artistes d'origine italienne liés au mouvement de l'Arte Povera, tels que Manzoni, Fabro, Penone, Boetti et Pascali.

Les artistes qui ont marqué l'actualité internationale des années 1970-80 sont présents à travers les œuvres de Vito Acconci, Bernd et Hilla Becher et bien d'autres. Enfin, de nombreuses figures importantes apparues dans les années 1980 et 1990 introduisent la collection du musée aux débats qui animent l'art le plus actuel.

Jean le Moal : vitraux de la cathédrale de Nantes (Loire-Atlantique), vingt-neuf vitraux pour le chœur et le déambulatoire, trois vitraux pour une chapelle du déambulatoire, verre et plomb (500 m2), ateliers Le Chevallier. A voir également au musée les peintures de Jean le Moal, en compagnie des autres Maîtres de la non-figuration française de l'après-guerre: Poliakoff, Manessier, Vieira dea Silva, Schneider, Hartung, Bissière, Bryen, Soulages.

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Source : Wikipedia