Nancy

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Posté par rachel 14/03/2009 @ 20:09

Tags : nancy, pro a, basket-ball, sport, environnement, as nancy-lorraine, ligue 1, football

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Nancy

Vue sur la tour Thiers et la gare de Nancy

Aperçu de la place Stanislas.

Nancy est une ville française, préfecture du département de la Meurthe-et-Moselle. Ses habitants sont appelés Nancéiens. Nancy était la capitale politique du duché de Lorraine, jusqu'à son rattachement au Royaume de France en 1766.

Nancy est située dans le nord-est de la France, entre plusieurs collines formant des petits plateaux boisés, dans une demi-cuvette sans ouverture à l'ouest vers Paris. Cette cuvette est traversée par différents cours d'eau qui n'occupent pas une position centrale dans la ville puisque la Meurthe marque la frontière est de la commune. Cette rivière n'est pas aménagée pour le transport fluvial et seul le canal de la Marne au Rhin (au gabarit Freycinet) qui lui est parallèle sur trente kilomètres permet un trafic fluvial de petit tonnage. Les cours d'eau nancéiens tendent aujourd'hui à redevenir des éléments attractifs vers lesquels se tourne la ville (ex. : jardin d'Eau dessiné par Alexandre Chemetoff).

Nancy possédait une valeur défensive géographique médiocre du fait de sa situation en « cuvette ». Frouard (qui possédait d'ailleurs un château), avec sa position au point de confluence, ou Saint-Nicolas-de-Port par exemple, auraient sans doute été des choix géographiques plus stratégiques pour une place-forte ; mais lors de la création de la ville, le site de Nancy était une plaine au cœur du Duché de Lorraine permettant un développement urbain peu contraignant.

Le climat y est de type océanique dégradé à influence continentale assez marquée. Les températures sont contrastées, à la fois en journée et entre les saisons. Les hivers sont froids et sec par temps de gels. Les étés ne sont pas toujours ensoleillés mais chauds. Les brouillards sont fréquents à l'automne et les vents rares et peu violents. Les précipitations tendent à être moins abondantes que sur l'ouest du pays.

Météo France utilise les relevés de la station de Nancy Essey pour ses prévisions locales.

Nancy dispose d'un contournement autoroutier Ouest (A33), permettant de relier l'autoroute A31 et la RN4. Ce contournement permet également de rejoindre la Rocade Sud A330, qui fait la jonction entre la N57 au Sud et la N74 à l'Est. Une rocade Est est actuellement en chantier et permettra de relier directement le Nord de l'agglomération ( A31 ) à l'extrémité Est de la rocade Sud N74.

À seulement deux heures de route de la Belgique, une heure et demie du Luxembourg et de l'Allemagne, elle possède aussi une ouverture intéressante sur l'international. Son économie est de plus en plus interconnectée à sa sœur jumelle Metz située à seulement quarante minutes d'autoroute. L'autoroute A31 est fréquemment saturée.

À noter la présence de voies « vertes » adaptées aux piétons et aux vélos le long de la Meurthe.

Selon l'enquête Fubicy/CVC (Méthodologie CERTU/ADEME) réalisée fin 2007, la ville de Nancy avec plus de 9 kilomètres de linéaire dédié au piéton, est une des villes les plus piétonnes de France. Dans les villes de plus de 100 000 habitants, seul Nancy et Strasbourg affichent plus de 4% de l'ensemble de la voirie en aires piétonnes.

Nancy a profité de son attractivité touristique liée à un riche patrimoine pour réaliser un vaste secteur piétonnier en centre-ville, notamment autour de la place Stanislas rendue piétonne depuis 2005, en vieille-ville ou dans le centre commerçant.

Selon Frédéric Héran, les fortes densités urbaines dans certains centre-ville comme à Paris, Nancy ou Strasbourg favorisent la marche au détriment de la voiture particulière ou même des transports en commun.

Le réseau ferré régional Métrolor a été refondu récemment pour améliorer les déplacements entre les deux villes de Nancy et Metz (tarification régionale à prix réduit, 46 trains par jour allers-retours entre Nancy et Metz (dont la plupart relient également Luxembourg), nouvelles rames climatisées à deux niveaux. Cet axe ferroviaire fort se poursuit au sud en direction d'Épinal sur le sillon mosellan et au Sud-Est en direction de Lunéville (36 trains par jour). Entre Nancy et Luxembourg et entre Nancy et Lunéville, les voyageurs peuvent compter en moyenne sur un train tous les quarts d'heure en heure de pointe.

Depuis 1989, la tarification est la même dans toute la communauté urbaine du Grand Nancy sans distinction du mode de transport, par exemple un Nancy-Jarville revient donc au même prix en train et bus urbain (une première nationale en dehors de l'Île-de-France). Le trafic ferroviaire péri-urbain est en très forte augmentation et s'appuie sur une vingtaine de gares autour de Nancy. La SNCF et la communauté urbaine souhaitent encore le développer.

En 1852, une ligne de chemin de fer met Paris à huit heures de Nancy, contre trente à quarante heures de diligence. Jusqu'à l'ouverture de la LGV Est européenne, les trains mettaient près de trois heures pour effectuer la liaison ; aujourd'hui Nancy se trouve à une heure et demie de Paris.

Le tramway de Nancy est « sur pneu à guidage central ». Après une mise en circulation difficile en raison de nombreuses pannes et incidents, il semble aujourd'hui répondre de manière satisfaisante à la demande de déplacements au sein de l'agglomération mais au prix d'une gêne sonore des riverains. Il transporte quotidiennement 50 000 voyageurs sur ses 10 km. Le choix de la ville de Nancy vers un modèle de tramway sur pneumatique (de marque Bombardier) s'explique par la topographie de la ville, en cuvette. Un véhicule sur pneumatique propose une adhérence supérieure à un véhicule ferré, le tram sur pneu peut desservir les plateaux de la ville, comme celui de Brabois (à 400 mètres d'altitude). Les rames circulent sur la ligne T1 entre 4h50 et 1h du matin.

En 2010-2011 seront ouvertes deux autres lignes de TCSP (transport en commun en site propre), équipées de trolleybus nouvelle génération avec guidage optique (le groupe Bombardier ayant définitivement interrompu la construction et la commercialisation du tramway sur pneu).

Avec un titre de transport appelé « PASS' », il est possible d'utiliser les lignes de tramway et de bus et une partie du Réseau TER, dans les limites de la communauté urbaine du Grand Nancy. Nancy, en 1989, a été la première ville à proposer ce ticket combiné train+bus.

Nancy est également desservi par le TER - Métrolor (trains régionaux de Lorraine).

La région Lorraine et le Sillon lorrain (groupement des agglomérations de Thionville, Metz, Nancy et Épinal sous une même entité, représentant près de 900 000 habitants le long de la Moselle) réfléchissent à la mise en place d'une carte à puce commune, sorte de Carte orange, donnant accès aux réseaux de transports en commun des quatre villes mais aussi aux musées, aux activités diverses. Une première version de cette carte, au nom de Simplicités, a vu le jour au cours du premier trimestre 2007. Elle est valable pour les abonnements travail et étudiant TER Metrolor. Destinée à être compatible avec les réseaux de transport en commun des agglomérations du Sillon lorrain, elle a été mise en service le 24 août 2008 sur les transports urbains et sururbains nancéiens qui ont été les premiersréseaux intéropérables de la région.

Enfin, des abonnements (carte Jonquille) permettent de circuler en train à l'intérieur de la Lorraine, également au Luxembourg et en Sarre (Allemagne) (partenariat Sar-Lor-Lux) et d'utiliser les réseaux de transports (bus, tram, tram-train) de Nancy, Metz, Luxembourg ou Sarrebruck. D'autres titres permettent également des liaisons vers Strasbourg et l'accès à son réseau urbain (bus, tram).

L'aéroport Metz-Nancy-Lorraine est commun aux deux métropoles, de même que la gare Lorraine TGV en service depuis le 10 juin 2007 et située à proximité. Par ailleurs Nancy dispose également d'une plateforme aéroportuaire dans sa proche banlieue : l'aéroport de Nancy - Essey à Tomblaine.

Nancy est au cœur d'un nœud fluvial : au confluent de la Moselle et de la Meurthe, la ville est traversée par le canal de la Marne au Rhin, connecté au canal de l'Est.

La commune de Nancy comptait 107 434 habitants au 1er juillet 2005. La communauté urbaine du Grand Nancy, créée en 1995 comptait 266 268 habitants au recensement de 1999. L'objectif de cette coopération est de faciliter et d'optimiser la gestion des projets urbains et périurbains.

Avec 34 420 habitants, Vandœuvre-lès-Nancy est la deuxième commune la plus peuplée de Meurthe-et-Moselle et donc le second pôle de l'agglomération. Viennent ensuite Villers-lès-Nancy (15 694 habitants) et Laxou (15 288 habitants), puis Saint-Max (10 939 habitants), Jarville-la-Malgrange (9 746 habitants), Maxéville (8 978 habitants), Tomblaine (7 717 habitants) et enfin Malzéville (7 712 habitants).

Beauregard, Boudonville, Buthégnemont, Haussonville, Haut-du-Lièvre, Saint-Nicolas, Saint-Jean, Saurupt, Trois-Maisons sont tous des lieux-dits et anciens faubourgs hors-les-murs intégrés à la ville au fur et à mesure de sa croissance et de son histoire. La ville se développe désormais à l'Est, dans le quartier dit des Rives de Meurthe, entre la Meurthe et le canal de la Marne au Rhin.

Nancy est mentionnée sous la forme latinisée Nanceiacum en 896, sans doute d'après une forme romanisée de son nom celtique.

Une autre trace écrite date du 29 avril 1073 (mention dans la charte de Pibon, évêque de Toul : « Olry, voué de Nancy » (« Odelrici advocati de Nanceio » qui est une forme française latinisée).

Nanceiacum (896) n'est autre que Nantiacum = Nant-i-acum, ce qui implique une ancienne forme gauloise (celtique) Nantiako- ou Nant-āko.

Nancy est donc d'origine celtique, comme le sont les noms de Nantiat (Haute-Vienne), Nanthiat (Dordogne), Nandy (Seine-et-Marne), Nançay (homonyme de Nancy, Nanciacum 1239) (Cher), Nangy (Haute-Savoie), Nance (Jura), Nances (Savoie) ou Nançois (Meuse).

François Falc'hun, (1901-1991), professeur d'université, d'abord à Rennes, puis à Brest et Bernard Tanguy, son collaborateur, expliquent la signification de Nancy par le gaulois nant au double sens de « vallée », et de « rivière », « ruisseau », « torrent », ou « cours d’eau » - auquel s'ajoute le suffixe i-acum.

On trouve aussi mention de la racine celtique nant = vallée, dans le nom d'un peuple gaulois habitant les vallées de montagnes, les Nantuates.

Dans la même famille de mots gaulois et celtiques proches, Pierre-Yves Lambert mentionne nantu = « rivière » et nanto- = « ruisseau », dans son ouvrage La langue gauloise. On retrouve aussi cette racine Nanto « vallée », « ruisseau », « rivière », « vallée contenant une rivière », dans Nanteuil, Nantua (Ain), Nant (Aveyron), Nans-sous-Sainte-Anne (Doubs), Nans (Var), Les Nans (Jura).

Nancy est aussi proche du toponyme Nantavia 753, avec le suffixe -avo, bien connu par ailleurs : « le lieu aux ruisseaux » qui évoluera en Lantages. En Savoie, certains ruisseaux ou petits torrents portent toujours le nom gaulois de nant. Par exemple : le nant Borrand, le nant de Marnaz, le nant des Charmilles.

Albert Dauzat et Charles Rostaing préfère un nom de personne gallo-romain, ce qui est plus probable car la plupart des noms en -acum est formée avec un patronyme. Nom de personne Nantius, hypocoristique gallo-romain des noms gaulois Nantonios (nom attesté en Grande-Bretagne) et Nantonicnos « fils de Nantonios », attesté dans l'inscription gauloise de Néris-les-Bains.

Bien que de nombreux sites préhistoriques aient été découverts sur les plateaux entourant la ville, le site historique de la ville ne semble pas avoir été vraiment occupé avant l'époque mérovingienne, vers la fin du VIIe siècle. On mentionne juste l'existence d'un gué sur la Meurthe au VIIIe siècle.

Le chardon rappelle la devise « non inultus premor » (« qui s'y frotte s'y pique» ou littéralement « on ne me touche pas avec impunité »), allusion à la victoire de 1477 contre Charles le Téméraire. Charles III autorisa la ville à utiliser les armoiries des ducs de Lorraine en 1575. Le chardon est ainsi surmonté d'un chef aux armes des quatre royaumes (Hongrie, de Naples, de Jérusalem et d'Aragon) et des quatre duchés(Anjou, de Gueldre, de Juliers et de Bar) sur lesquels les duc de Lorraines exerceraient leur droits. Ils sont chevauchés par les armes de la Lorraine.

On suspend généralement à l'écu les décorations reçues par la ville, dont la Légion d'honneur, qui lui fut décernée en octobre 1919.

La naissance de Nancy est en fait liée à l'édification d'un château féodal, au cours du XIe siècle, par Gérard d'Alsace qui y fonde une petite cité qui deviendra la capitale du duché de Lorraine sous ses successeurs au XIe siècle. En 1218, au cours de la Guerre de Succession de Champagne, sous le règne du duc Thiébaud Ier, la ville est totalement incendiée par l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen. Elle sera reconstruite, agrandie et protégée par un nouveau château.

C'est lors de la bataille de Nancy, qui fut précédée par un siège, que Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, meurt en janvier 1477 face au duc René II à l'étang Saint-Jean. René II est également considéré comme le premier duc bâtisseur : il fait reconstruire son palais Ducal et fait ériger à côté l'église des Cordeliers ainsi qu'un lieu de culte à Notre-Dame de Bonsecours (notons également la construction d'une basilique gothique flamboyante à Saint-Nicolas-de-Port, d'où le duc est parti pour entamer la reconquête de sa capitale). Hieronimo Citoni créa la ville neuve de Nancy en 1596.

Sous les règnes des ducs Charles III et Léopold, la ville bénéficie de nombreuses extensions (ville neuve) et construction d'hôtels particuliers ainsi que d'un rayonnement culturel sans précédent. Stanislas Leszczyński, roi de Pologne et beau-père du roi de France, sa fille Marie Leszczyńska a épousé Louis XV, est écarté du trône de Pologne mais reçoit en viager le duché de Lorraine, cédé par les Habsbourg au traité de Vienne. Il règne en monarque éclairé. Le duché connait alors une période d'apogée, en plein siècle des lumières. Il crée en l'honneur du roi de France une place de belles proportions qui recevra plus tard son nom. À sa mort en 1766, le duché revient à la couronne de France.

Nancy est le siège d'un évêché depuis 1778 correspondant au transfert de celui de Toul. La ville possède également une cour d'appel.

En août 1790, la ville fut l'objet d'une révolte militaire réprimée sévèrement par les troupes du marquis de Bouillé : le régiment des hussards de Lauzun chargea dans les rues de la ville. Cet évènement, connu sous le nom «d'affaire de Nancy», fut le principal épisode de la période révolutionnaire à Nancy.

En 1871, la ville reste française tandis que l'Alsace et la Moselle, avec Strasbourg et Metz, sont rattachées à l'Allemagne par le traité de Francfort. Nancy connaît alors une période de prospérité et un nouvel âge d'or culturel. En effet, de nombreux optants (Alsaciens et Mosellans refusant la nationalité allemande) choisissent de s'y installer, parmi lesquels un grand nombre d'intellectuels et d'industriels. Nancy devient alors la principale ville de l'est de la France et sa population augmente de façon considérable passant de 50 000 habitants en 1870 à 120 000 en 1914. Mais avec l'annexion, Nancy devient un symbole et sombre, peu à peu, dans une crise nationaliste à partir de 1889 qui voit arriver dans les conseillers municipaux, sur les bancs de l'Assemblée des élus antisémites.

Ville de sidérurgie depuis les années 1880, Nancy se rêva aussi en ville charbonnière à la toute fin du XIXe siècle. Le projet, dû à l'impulsion de maîtres de forges (les Cavallier, de Lespinats, de Saintignon, Villain…), d'ingénieurs des Mines, de banquiers et d'hommes d’affaires locaux, restera cependant sans lendemains.

Autour de 1900, c'est de Nancy que part, en France, le mouvement mondialement connu de l'Art nouveau avec notamment l'École de Nancy dont les chefs de file sont Émile Gallé, Antonin Daum, Louis Majorelle, Victor Prouvé et Eugène Vallin.

Durant la Première Guerre mondiale, la ville a été menacée lors de la bataille du Grand Couronné. Elle a ensuite subi des bombardements par avions et zeppelins et également les tirs du « Gros Max » : une batterie de 380 mm modèle SKL/45 installée à 35 km de distance, dans le village de Hampont en Moselle annexée. Ces bombardements firent de gros dégâts matériels et causèrent la mort de 177 personnes.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, la libération de Nancy de l'occupation allemande fut effectuée par la troisième armée américaine pendant la campagne de Lorraine en septembre 1944.

La ville a été récompensée par quatre fleurs avec la distinction Grand Prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris.

Le jumelage avec la ville du Pirée en Grèce a été abandonné pour cause d'arrêt des relations communes.

En 2006, Nancy a été élue « ville la plus agréable de France » par le magazine Le Nouvel Observateur.

Les communes de la communauté urbaine sont considérées comme faisant partie quasi-intégrante de la ville ; les communes considérées comme banlieues lointaines étant le plus souvent celles n’ayant pas intégré la communauté urbaine.

Par ailleurs Nancy fait partie d’une association appelée "Sillon Lorrain" qui regroupe les principales villes et agglomération du Sillon Mosellan : Thionville et Portes de France, Metz et la CA2M, Nancy et CUGN, Épinal. Cependant cette association n’a que très peu d’influence sur la politique d’aménagement du territoire en Lorraine.

Après 1962, la population de la commune décline rapidement au profit de la première puis de la seconde couronne par un phénomène d'étalement urbain. La population de l’agglomération ne cesse de s’accroître, passant de 270 000 habitants en 1962 à plus de 330 000 en 1999. Parallèlement, la ville centre regagne des habitants depuis 1982 grâce à des opérations de réhabilitations urbaines qui laissent une large place à l'habitat notamment dans le quartier Meurthe-Canal.

Avec 331 249 habitants au dernier recensement INSEE de 1999, Nancy est le premier pôle urbain de Lorraine et la deuxième aire urbaine.

Nancy est l'exemple même d'une agglomération qui s'est développée de manière radioconcentrique autour de la ville centre, aujourd'hui très dense et saturée. La première couronne est formée des communes limitrophes à Nancy et concentre l'habitat collectif (barres, tours) des années 1960 et 1970 (Jarville, Tomblaine, Essey, Saint-Max, Malzéville, Maxéville, Champigneulles, Laxou, Villers, Vandoeuvre). Enfin la deuxième couronne, plus lointaine, est marquée par l'étalement de l'habitat individuel dans de vastes zones pavillonnaires que le développement de l'automobile a permis dans les années 1980 et 1990 (Bouxières, Heillecourt, Ludres, Dombasle, Saint-Nicolas, Varangéville, Pulnoy, Seichamps…).

Par le nombre de ses étudiants, Nancy se classe à la cinquième place des villes françaises universitaires.

Nancy relève de l'académie de Nancy-Metz. Celle-ci évolue sous la supervision de l'inspection départementale de l'Éducation nationale.

Une centaine de laboratoires y abritent 2 500 chercheurs. Trois universités (INPL, Nancy-I et Nancy-II) comptent sur le site près de 20 000 étudiants sur 47 000 étudiants au total.

Une première université Lorraine est créée à Pont-à-Mousson en 1572. Elle s’installe, par la suite, à Nancy en 1768. Suite à la Révolution française, l’Université de Nancy est supprimée. Elle rouvre ses portes en 1854 avec la création des facultés des Sciences et des Lettres.

Entre 1870 et 1919, la guerre franco-prussienne, la première guerre mondiale et la révolution industrielle contribuent à l’essor de l’Université. Dès lors, le public universitaire se diversifie et augmente. Suite aux crises de 1968, l’Université se divise en trois entités (Nancy 1, Nancy 2 et l’INPL).

Entre 1871 et 1918, Nancy était la seule grande ville de Lorraine à rester française. Son université accueillit alors plusieurs établissements situés auparavant à Strasbourg. C'est dans ce contexte que le Strasbourgeois Hippolyte Bernheim rejoint Auguste-Ambroise Liébeault à la faculté de médecine de Nancy. Ils seront les deux piliers de l'École hypnologique de Nancy. Ils s'opposeront notamment à Jean-Martin Charcot qui considérait l'hypnose comme pathologique. Leurs travaux influencent encore de nombreux psychiatres. C'est aussi dans ce contexte qu'Albin Haller fait ses études, puis ses recherches de pharmacie et de chimie qui le conduiront à la fondation et à la création de l'Institut chimique de Nancy, puis à la présidence de l'Académie des Sciences.

C'est à Nancy que le chimiste Victor Grignard conduit ses recherches qui le mèneront au Prix Nobel de chimie en 1912 et à Nancy que Jean Delsarte fonde l'association Bourbaki et où de nombreux « bourbakistes » enseignent dans les années 1950.

Pôle universitaire européen depuis 1993, la ville forme environ 47 000 étudiants chaque année et le pôle technologique (Nancy-Brabois), l'un des tout premiers de Francerassemble quelque 1500 chercheurs (plus de 3000 chercheurs sur l'ensemble de l'agglomération). Nancy est une ville très étudiante (près de 40 % de la population nancéienne), la plus importante de la région, à l'instar de Grenoble ou Toulouse.

Nancy constitue un pôle géologique parmi les plus importants d' Europe et réputé dans le monde. Il comprend l'ENSG et le cursus géologique de la faculté des sciences de Vandœuvre-lès-Nancy géré par le département des sciences de la terre de la faculté (certains cours communs et étroitement liés entre l'ENSG et la faculté des sciences en master) qui proposent chacun des formations de qualité ainsi que les Laboratoires de géologie ou liés aux géosciences de l'agglomération nancéienne (au sein de la fédération de recherche EST (eau, sol, terre) notamment qui regroupe l'UPR CNRS CRPG, les UMR LEM, LIMOS et G2R associée avec le LSE, le BEF et le LCPME (laboratoire de chimie) et le LAEGO laboratoire de génie civil traite de la géologie) . Le BRGM, installé à Brabois, fait partie intégrante de ce pôle. De plus l'ENSAIA et l'École des Mines de Nancy sont liés sur certaines formations au pôle géologique.

Le projet ARTEM est l'un des plus grands projets de chantier universitaire européen. Son objectif est de regrouper sur un même site trois champs de compétence et d'enseignement distinct (la création artistique, l'ingénierie et le management) afin de créer une synergie commune dans des domaines aussi variés que le design, la communication ou les transports. Il est le fruit d'un regroupement entre trois grandes écoles nancéiennes (l'École des Mines de Nancy, l'École nationale supérieure d'art et l'ICN Business School). Le projet verra le jour sur les anciennes casernes molitor qui seront rasées au Sud-Ouest de Nancy sur une surface au sol de 10 hectares pour plus de 70 000 m² de planchers.

Trois universités possèdent des établissements à Nancy ou dans son agglomération. Elles sont fédérées au sein d'un établissement public de coopération scientifique : Nancy-Université.

École de Condé, établissement privé des Arts, sous contrat avec l'État.

Les fêtes étudiantes rythment la vie de la cité (Nocturnes Étudiante, 24 heures de Stan, Gala de plusieurs facultés (GEC, Chirurgie-Dentaire, Droit, Médecine, Pharmacie, Aquacité…).

Nancy est une ville réputée pour son dynamisme nocturne , en partie grâce à la présence de plus de 47 000 étudiants. On compte par exemple environ 300 restaurants, 140 bars et une vingtaine de discothèques dans l'agglomération.

Depuis les rénovations de la place Stanislas et de la vieille ville de Nancy effectuées entre 2004 et 2007, on assiste à une concentration d'établissements autour du quartier de la place Stanislas et le long des ruelles de la vieille ville.

Cette liste n'est pas exhaustive.

Nancy est la cinquième place financière de France (elle possède entre autres les sièges « régionaux » de certaines banques françaises). Récemment, une Maison de la Finance vient d'ouvrir ses portes dans une partie du bâtiment de Saint-Gobain PAM.

Nancy est également le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Meurthe-et-Moselle qui gère le port de Frouard ainsi que de la Chambre régionale de commerce et d'industrie de Lorraine.

Nancy est le premier pôle de santé du Nord-Est de la France avec le CHRU (centre hospitalier universitaire) installé sur le site de Brabois, l'Hôpital Central dans le centre de la ville ainsi que la maternité régionale. La ville ainsi que l'agglomération possèdent de nombreuses cliniques privées.

La ville abrite également le quotidien L'Est Républicain, qui fait partie du groupe EBRA anciennement Groupe Est Républicain qui est le premier groupe de presse quotidienne régionale française.

Le technopôle de Nancy-Brabois situé sur la commune de Vandœuvre-lès-Nancy est l'un des plus importants du pays et l'un des 3 premiers aménagés avec ceux de Sophia Antipolis (Nice) et Meylan (Grenoble).

La zone d'emploi rassemble un total de près de 168 000 emplois (la première zone d'emploi de Lorraine selon les chiffres du recensement de 1999) et affiche un pourcentage d'emplois stables parmi les plus élevés en permettant à 88% des actifs résidents de trouver leur emploi sur place.

Avec 13 000 emplois métropolitains supérieurs, Nancy se classe au 17e rang des aires urbaines françaises. Elle apparaît particulièrement bien positionnée sur les domaines de l'information, de la recherche et des télécommunications.

Avec plus de 23 000 entreprises,le tissu économique est essentiellement composé de PME-PMI sans qu'on puisse réellement parler de secteur industriel dominant. Elle a ainsi été relativement préservée des crises du textile, de l'industrie minière et de la sidérurgie qui ont successivement touché la région.

Nancy, classée ville d'art et d'histoire, possède un vaste secteur sauvegardé de 150 hectares qui correspond au centre historique de la ville. Trois places du XVIIIe siècle (places Stanislas, de la Carrière et d'alliance) sont classées au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1983.

Relativement préservés par les siècles, les différents quartiers possèdent toujours une architecture et une ambiance caractéristique ainsi que les faubourgs environnants.

Les plus anciennes constructions de la ville datent du haut Moyen Âge. La tour de la Commanderie Saint-Jean-du-Vieil-Aître datant du XIIe siècle est le bâtiment visible le plus ancien de la ville.

Premier site bâti de la ville, on peut encore y contempler quelques vestiges des anciennes fortifications qui entouraient la ville médiévale, dont la porte de la Craffe datant du XIVe siècle. Le palais Ducal est un bâtiment du XVIe siècle. Avec sa porterie, typique du style gothique flamboyant, il abrite aujourd'hui le musée historique lorrain.

Jouxtant le palais, l'église des Cordeliers renferme les tombeaux des ducs de Lorraine.

La ville-vieille conserve également de nombreux édifices renaissance (hôtel de Lillebonne, hôtel d'Haussonville…) ainsi que quelques hôtels classiques (Hôtel Ferraris, Hôtel des Loups…).

Il faut également citer la place Saint-Epvre, au centre du quartier que la basilique du même nom domine.

Les quartiers édifiés sous Charles III constituent la ville neuve de Nancy. À la demande du duc, l'Italien Girolamo (ou Hieronimo) Citoni trace des rues larges et droites sur un plan en damier en vogue à l'époque pour les villes nouvelles, exception faite de la rue Saint-Nicolas (ancien faubourg) qui garde son tracé pré-existant. Des fortifications (porte Saint-Nicolas, porte Saint-Georges et Saint-Jean) protègent cette ville neuve, qui ne communique que par une esplanade avec la « vieille ville » au tracé irrégulier.

Le duc Léopold entreprend la reconstruction de sa capitale après les destructions de la guerre de Trente Ans. Il débute la reconstruction de la primatiale (future cathédrale).

De nombreux hôtels particuliers sont construits dans la ville, ainsi que des édifices civils, dans un style qui essaie d'assimiler les nouvelles conceptions classiques à une tradition Renaissance.

Devenu duc de Lorraine, le roi Stanislas veut moderniser sa capitale : il a l'idée géniale de relier la vieille ville médiévale à la « ville-neuve » de Charles III par un système de places urbaines, en marquant la transition par un arc de triomphe.

Cet ensemble, constitué par la place Royale (place Stanislas) et la place de la Carrière, articulées par l'arc de Triomphe (porte Héré), combine avec grâce des bâtiments majestueux et les fameuses portes d'or du serrurier Jean Lamour. Hôtel de ville, palais de l'Intendance (palais du Gouvernement), hôtels particuliers de la haute noblesse en font la grandeur; la place d'Alliance complète ce dispositif par un square plus intimiste.

La place Stanislas donne aussi accès au parc de la Pépinière créé par Stanislas, d'une superficie de 23 ha en plein centre-ville, avec ses jardins à l'anglaise.

Cet ensemble du XVIIIe siècle est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Après restauration, la place Stanislas fête ses 250 ans en 2005.

La ville se pare également à la même époque de nombreux hôtels particuliers construits, entre autres, par Germain Boffrand et son élève lorrain Emmanuel Héré, l'architecte de Stanislas.

Après la mort de Stanislas, le cours Léopold est créé au-delà du rempart; la longue perspective, fermée par la porte de Stainville sur la route de Metz, sera ensuite plantée de marronniers. Malgré le mélange des styles architecturaux sur trois siècles, le cours conserve aujourd'hui son ordonnance originelle calme et majestueuse.

À l'ouest de la ville, le quartier Saint-Léon date de la transition XIXe et XXe siècle, il contient de somptueuses demeures de style Art nouveau telle la villa Majorelle (avenue Foch et rue Jeanne-d'Arc…) que l'on trouve également très répandues dans le quartier de Saurupt, ainsi que dans le quartier Nancy-Thermal (Parc Sainte-Marie).

Plus généralement l'École de Nancy a laissé de nombreux édifices civils dans le centre historique (Chambre de Commerce, BNP, verrière du Crédit lyonnais) ou privés conservés (parc de Saurupt, et répartis dans toute la ville : ateliers d'Émile Gallé et d'Eugène Vallin, immeuble France-Lanord, maison Bergeret, maisons Huot…).

Le Haut-du-Lièvre est quant à lui un quartier représentatif de l'architecture de l'après-guerre. On peut notamment y trouver ce qui fut le plus long immeuble rectiligne de France, conçu par l'architecte Bernard Zehrfuss.

À l'extrémité Est du quartier se dresse la tour panoramique les Aulnes qui compte plus de 30 étages et mesure plus de 100 mètres de haut, c'est le plus haut immeuble de Lorraine.

À flanc de coteau, sous le Haut-du-Lièvre, se trouve un autre témoin de l'architecture du XXe siècle, la maison de l'architecte Jean Prouvé.

Dans les années 1960 à 1980, la ville de Nancy a procédé à des rénovations urbaines importantes et parfois très décriées. Le quartier Saint-Sébastien fut d'abord érigée sur d'anciens taudis, il est composé de plusieurs tours d'environs 15 à 20 étages et d'un vaste centre commercial.

Mais c'est le quartier de la gare qui a connu l'opération la plus spectaculaire avec la construction en 1975 de la tour Thiers qui culmine à une centaine de mètres d'altitude. Cette tour fut l'objet de vives critiques parce qu'elle jouxte des immeubles datant de l'époque Art nouveau et qu'elle bouche la perspective vers l'ouest depuis la place Stanislas.

Les quartiers Croix-de-Bourgogne et Saint-Léon à l'Ouest de la gare sont les dernières opérations d'urbanisme de grandes ampleurs qui ont eu lieu dans l'hypercentre de la ville.

Depuis le milieu des années 1990, la communauté urbaine du Grand Nancy s'est engagée dans une vaste et progressive réhabilitation des rives de Meurthe dans l'Est de la ville. Près de 400 hectares sont concernés dans l'un des plus grands chantiers qu'a connu Nancy, les objectifs sont multiples, exploiter le peu de place encore disponible sur le territoire de la ville, étendre le centre ville et reconquérir les berges de la Meurthe jusqu'ici mise à l'écart de Nancy.

Le quartier de la gare de Nancy est également engagé depuis 2005 dans une opération d'urbanisme dont le but est d'embellir ce quartier, y construire des immeubles de bureaux ainsi qu'un nouveau palais des congrès incluant partiellement l'ancien centre de tri postal, labélisé patrimoine du XX siècle (les colonnes de courrier, une des trois tours et les galeries côté voies ferrées ne seront pas conservées).

La Révolution française a vu la vente ou destruction de nombreuses églises de la ville.

La bergamote, petit bonbon rectangulaire jaune, est une spécialité nancéienne bien connue. À l'origine plaisanterie douteuse d'un pâtissier qui parfuma un bonbon à l'eau de Cologne, elle est depuis directement réalisée à partir d'essences de bergamote. Ce constituant de l'eau de Cologne est un fruit proche du citron, originaire de la Sicile qui était alors possession du duc de Lorraine René Ier.

On peut également citer la quiche lorraine, le baba inventé par le duc de Lorraine Stanislas Leszczyński, le pâté lorrain, la madeleine, la mirabelle et les macarons produits depuis le XVIIe siècle, bien que les villes de Toul et de Boulay produisent également cette spécialité depuis le XIXe siècle.

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FC Nancy

Le Football Club de Nancy est un club de football français, fondé en 1901 et qui cesse ses activités en juin 1965.

Le « Stade Universitaire Lorrain », club omnisports fondé en 1901, fait figure d'outsider en matière de football face aux autres clubs de la ville. Ses résultats sont d'ailleurs modestes avant la Grande Guerre. La guerre achevée, le SUL, qui recrute principalement ses joueurs en milieu universitaire, devient un club ambitieux. Meilleure illustration de ce nouvel état d'esprit, le président Marcel Picot obtient la mise en chantier d'une enceinte digne de ce nom sur un terrain de l'Université. Le « stade du Parc des Sports du Pont d'Essey » (parfois appelé « stade de l'Université ») est inauguré le 12 septembre 1922. Pendant les travaux (saison 21-22), le SUL évolue sur le terrain de l'US Frontière (stade Drouot).

Au printemps 1935, le Stade Universitaire Lorrain évolue en Promotion d'Honneur au grand désespoir de ses supporters. Auguste « Napoléon » Schalbar mène alors campagne pour créer une section professionnelle au sein du SUL Malgré nombre de difficultés, son dossier est accepté le 20 mai 1935. Nancy aura une équipe professionnelle dès 1935-1936. Le nom adopté est « Football Club de Nancy ».

La funeste réforme du colonel Pascot dépossède le FCN de son équipe pro en 1943. Le club change même de nom pour adopter celui de « Stade Lorrain ». Une équipe fédérale de « Nancy-Lorraine » est alors mise en place dans le cité nancéienne. Elle s'appuie en fait majoritairement sur des joueurs sochaliens... Cette formation « nancéienne » étonne et enlève la Coupe de France 1944. Ce trophée séjourne à Nancy dans la vitrine du chapelier Marcel Picot, toujours président du Stade Lorrain / FC Nancy. Le FCN retrouve vite un visage normal dès l'été 1944 mais ne reprend sa place parmi les pros et son nom de FC Nancy qu'en 1945, les compétitions étant impossibles en Lorraine en raison des combats. La Coupe de France 1944-1945 permet toutefois aux Nancéiens d'atteindre les huitièmes de finale (défaite 10-0 face au RC Lens).

Roger Piantoni rejoint Nancy en juillet 1950. Il a 19 ans. En sept saisons au FCN, il inscrit 92 buts en championnat, remportant le titre de meilleur buteur de D1 dès 1951 (28 buts).

Déjà demi-finaliste en 1948 et 51, Nancy atteint la finale de la Coupe de France 1953 à la faveur d'un tirage au sort clément. Lille est donné favori mais peine face aux Lorrains. À dix minutes du coup de sifflet final, la décision n'est pas encore faite, le Lorrain Belaid ayant égalisé (41e) après l'ouverture du score lilloise par Vincent (17e). Hélas, le Dogue Lefèvre trouve la faille à la 81e minute, anéantissant les espoirs nancéiens. Le FCN reste toutefois l'une des toutes meilleures formations françaises. Excellente illustration de ce nouveau statut, la splendide victoire 4-2 au stade Chamartin face au Real Madrid.

Malgré une nouvelle belle campagne en Coupe de France qui conduit les Nancéiens en demi-finales, les impératifs financiers contraignent le club à céder en 1957, contre 25 millions, Piantoni au Stade de Reims. Léon Deladerière, ailier international, est transféré la saison suivante. Démantelant ainsi sa superbe aile gauche, Nancy ne tarde pas à chuter en D2 après 11 saisons consécutives parmi l'élite. Une période de turbulences marque alors le club qui enchaîne montées et descentes.

En 1962, pourtant, le FCN semble remis sur de bons rails. Charles Boileau est désormais président. Le maintien parmi l'élite est enfin assuré, le FCN obtenant même une excellente 4e place. Toujours en 1962, nouvelle participation nancéienne à la finale de la Coupe de France après un parcours délicat, Nancy devant éliminer Reims et Metz. Seulement 30 401 spectateurs sont recensés à Colombes, concurrence télé oblige, dont plus de 12 000 venant de Lorraine. Malgré ce soutien, Saint-Etienne s'impose, suite à un but de Baulu. Les Lorrains étaient pourtant donnés largement favoris face aux Verts, relégués en D2.

Les Rouge et Blanc connaissent une saison 1962-1963 catastrophique qui replonge le club en Division 2. La moyenne de spectateurs chute dangereusement à quelques 5000 unités, mettant en péril la pérennité du club. Malgré ces soucis, le « Parc des Sports du Pont d'Essey », rebaptisé stade Marcel Picot, est équipé d'installations pour évoluer en nocturne. Ces projecteurs sont financés par la municipalité.

La saison 1963-1964 voit l'agonie du FCN qui se traîne en bas de tableau de D2. Le stade Marcel-Picot est déserté par le public ; 873 spectateurs assistent à l'ultime rencontre à domicile cette saison. « Chaque mois, nous perdions un million » explique Charles Boileau qui préfère « tirer un trait ». C'est l'abandon du statut pro. On vilipendera longtemps la municipalité à Nancy, accusée d'avoir laissé mourir le club sans réagir. C'est trop tard... Repartant en CFA, les désormais amateurs du FCN ne peuvent s'y maintenir. En juin 1965, la nouvelle tombe : le club stoppe définitivement ses activités.

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Musée des Beaux-Arts de Nancy

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Le Musée des Beaux-Arts de Nancy créé en 1793, est l'un des plus anciens musées de France. Il est installé Place Stanislas à Nancy dans l'un des quatre grands pavillons qui entourent la place créée en 1755, par le duc de Lorraine Stanislas Leszczyński.

L'art européen du XVe au XXe siècle, présenté dans les différentes ailes et bâtiments du musée, propose de remarquables tableaux de Tintoret, Caravage, Rubens, Boucher, Delacroix (La Bataille de Nancy) ; également Manet, Monet, une jeune femme blonde de Modigliani, des baigneuses de Dufy, un couple de Picasso...

De nombreuses œuvres d'artistes lorrains sont également présentées avec deux paysages de Claude Le Lorrain, l'Ophélie de Jules Bastien-Lepage; également des artistes membres de l'École de Nancy : le naturaliste Émile Friant, le symboliste Victor Prouvé; Aimé Morot, Camille Martin... ou encore le peintre cubiste et surréaliste Étienne Cournault.

On peut également y admirer des sculptures de Maillol, Laurens, César...

Situé entre la monumentale fontaine de Neptune et l'entrée de la rue Stanislas, le bâtiment du Musée des Beaux-Arts de Nancy est construit dans le style majestueux de la place Stanislas, chef-d'œuvre classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Derrière cet édifice se situait le Théâtre de la Comédie de Stanislas Leszczyński, construit en 1758 et malheureusement disparu en 1906 (théâtre qui fut remplacé en 1919 par L'Opéra-Théâtre de Nancy, face au musée des Beaux-Arts). L'espace laissé par le théâtre de la comédie permis une première extension du Musée en 1936.

Une seconde extension réalisée en 1995 par Laurent Beaudouin permit quant à elle de disposer de locaux résolument modernes et de doubler la surface du musée. Le sous-sol de cette extension propose une exposition d'une centaine de pièces de la cristallerie Daum intégrée au cœur des fortifications de la ville du XVe siècle.

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Communauté urbaine du Grand Nancy

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La communauté urbaine du Grand Nancy, également connue sous le sigle CUGN, couramment appelée Grand Nancy, est une structure intercommunale française, située dans le département de Meurthe-et-Moselle et la région Lorraine.

Nancy, qui avait très tôt commencé à s'étendre en agglomération sur les communes voisines, organisa cette agglomération très tôt également. Dès 1959, le District de l'agglomération nancéienne permit la coopération intercommunale. Celle-ci fut renforcée par la transformation en communauté urbaine (le Grand Nancy) en 1995.

La Communauté urbaine de Nancy se limite à Nancy et aux communes de la première couronne ; elle ne rassemble donc que 270 000 habitants sur les 410 000 de l'aire urbaine.

Les chiffres de population retenus sont la population sans doubles comptes (recensement général de la population de 1999). Ce sont d'ailleurs ceux indiqués sur le site de la communauté.

La communauté est administrée par un Conseil communautaire de 80 membres désignés par les conseils municipaux respectifs au prorata de la population.

L'assemblée plénière délègue ses pouvoirs à un bureau de 34 membres comprenant le président et les 24 vice-présidents, et d'autres élus dont les maires des communes qui ne sont pas vice-présidents, ainsi que des représentants de l'opposition.

Le nombre de délégués de l'une des communes, non encore identifiée, est minoré d'une unité, le site de la communauté listant l'une des 80 délégués sans préciser quelle commune elle représente.

Premier investisseur de Lorraine, la CUGN présente une dette de 444 millions d'euros en 2004, soit plus de 1 700 euros par habitant, ce qui reste néanmoins en dessous de la moyenne des grandes villes françaises.

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École nationale supérieure des mines de Nancy

Ecole des mines de Nancy

L'École nationale supérieure des mines de Nancy (ou plus simplement École des Mines de Nancy), appelée autrefois École nationale supérieure de la métallurgie et de l’industrie des mines, est un établissement d'enseignement supérieur fondé en 1919 qui forme des ingénieurs généralistes de haut niveau. Elle prendra son nom actuel cinquante ans plus tard, pour affirmer le resserrement de ses liens avec les deux autres Écoles des Mines (Paris et Saint-Étienne) au moment de son incorporation à l'INPL. Cette double appartenance est marquée par l'affectation d'un directeur technique, membre du Corps des Mines et donc appointé par celui-ci.

La notoriété de l’école prend un virage en 1957 avec une réforme lancée par son directeur Bertrand Schwartz (frère de Laurent Schwartz). Celui-ci avait adressé un questionnaire à des centaines d’industriels leur demandant : « Quelles connaissances souhaitez-vous trouver chez un ingénieur sortant d’une grande école de catégorie A ? ». Le dépouillement du questionnaire laisse entendre qu’un cursus de huit ans d’études n’y suffirait pas.

Il envoie alors un autre questionnaire : « Quelles sont les disciplines qui rendraient un ingénieur inutilisable pour vous s’il ne les maîtrisait pas ? ». La liste devient bien plus raisonnable, et - ainsi réduite - permet d’ajouter de nouveaux cours qui ne sont pas encore présents à l’époque dans les autres grandes écoles généralistes. Ce seront d’abord les statistiques, puis l’informatique : Jean-François Abramatic, qui sera président du World Wide Web Consortium, est un ancien élève des Mines de Nancy.

L’enseignement comprend également des cours de méthodologie ainsi que d’expression orale et corporelle.

Elle a entrepris une alliance, Artem, avec l'ICN Business School, Grande Ecole de commerce de Nancy, et l'ENSA, école d'art, toutes deux de Nancy. Ces trois Ecoles partageront bientôt un même campus en centre-ville, et les élèves disposent d'ores et déjà des cours en communs.

Ces stages sont également l'occasion d'obtenir de premières expériences professionnelles à l'étranger. En moyenne, les élèves de l'école passent près d'un an à l'étranger. Etant donné le caractère généraliste de l'Ecole des Mines, tous les sujets de stage (y compris finance, management, gestion de projet...) peuvent a priori être acceptés, du moment qu'ils correspondent au projet personnel de l'élève.

La vie étudiante fait partie intégrante de l'architecture de la formation. Par ailleurs, c'est aussi l'occasion pour eux de se livrer à leurs passions. L'école regroupe près de 60 clubs et associations. Quelques exemples d'activités : club musique, rock, orchestre symphonique, cinéma, photo, sport, cirque, théâtre, action humanitaire, soutien à des élèves de ZEP en difficulté, visites d’enfants malades à l’hôpital…

Le Conseil d'Administration est un organe important de l'École.

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Source : Wikipedia