Namur

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Posté par talos 07/04/2009 @ 16:08

Tags : namur, belgique, europe, international

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Namur

Situation de la ville au sein del'arrondissement et de la province de Namur

Namur (en néerlandais Namen, en wallon Nameur) est une ville francophone de Belgique, capitale de la Région wallonne depuis 1986, et chef-lieu de la province de Namur. Sur le site du Grognon, au confluent de la Sambre et de la Meuse, se trouve le Parlement wallon, qui siège dans l'ancien hospice Saint-Gilles rénové. L'Élysette, qui abrite la présidence du Gouvernement wallon, lui fait face de l'autre côté du fleuve. Les cabinets ministériels du Gouvernement wallon se répartissent dans Namur et à Jambes.

Au 1er janvier 2007, la population de la ville était composée de 51 693 hommes et de 55 960 femmes soit un total de 107 653 habitants. L'arrondissement de Namur comptait le 1er juillet 2006 quelque 293 194 habitants.

Située au confluent de la Sambre et de la Meuse, Namur est la capitale de la Région wallonne, chef-lieu de la province de Namur. Elle est située à environ 61 km au sud-est de Bruxelles et se trouve aux confins de la Hesbaye au nord, du Condroz au sud et de l'Entre-Sambre-et-Meuse à l'ouest. Le centre de la ville actuelle est implanté dans la plaine alluviale du confluent. La périphérie se déploie, au nord, sur le versant méridional des plateaux de Hesbaye (Belgrade, Champion, Bouge), et dans une moindre mesure sur les abords de ces plateaux (Beez, Vedrin). A l'ouest de la ville, les terres inondables de Salzinnes sont occupées par une vaste gare de triage de la SNCB ; de part et d'autre de la Sambre et à mi-hauteur, Flawinne s'est développé sur la rive gauche, faisant face à Salzinnes. Dans les vallées de la Sambre et de la Meuse, l'habitat s'étire entre la roche et l'eau (Wépion, La Plante, Dave) ou dans la plaine alluviale là où cela est possible (Flawinne, Salzinnes, Jambes). Au sud et à l'est, le rebord des plateaux du Condroz n'a été massivement urbanisé que dans la deuxième moitié du XXe siècle (Jambes, Erpent, Wépion). Au confluent, enfin, un imposant massif rocheux a été fortifié sur ses flancs est et nord ; la fonction militaire du site et l'escarpement des roches ont rendu impossible l'urbanisation de ces côtés. Vers le sud et l'ouest, l'éperon s'élargit et se couvre de bois ; démilitarisée en 1901, la zone a peu à peu été bâtie au cours de la première moitié du XXe siècle.

L'altitude moyenne est de 80 à 200 m au-dessus du niveau des océans ; le climat y est tempéré quoique le sommet de la citadelle bénéficie moins largement du rôle de régulateur joué par la Meuse et la Sambre.

Les fouilles archéologiques menées dans le centre-ville et sur les plateaux environnants ont précisé le développement de la cité. Le premier noyau urbain remonte au début de notre ère ; des infrastructures civiles et d'habitat situées au confluent étaient alimentées notamment par les productions de villas, installées sur les plateaux au nord de Namur. Lors de la débâcle de l'occupation romaine, la cité s'est resserrée sur le noyau urbain installé au Grognon. Rapidement, pourtant, profitant d'une plus grande stabilité autour de l'an Mil, la ville reprend ses droits sur la rive gauche de la Sambre. Quatre enceintes se succèderont jusqu'à la fin des Temps Modernes, maintenant l'habitat dans la "corbeille", aujourd'hui délimitée par les cours d'eau, le boulevard Cauchy et le parc Louise-Marie. Ce n'est qu'au cours des premières décennies de la période belge (après l'indépendance de 1830), et grâce au démantèlement complet des remparts après 1850, que l'urbanisme gagna les faubourgs de Salzinnes, Belgrade, Jambes ou Wépion par exemple. Toutefois ces quartiers périphériques n'étaient pas inhabités ; le développement des infrastructures leur a donné la structure actuelle.

La position de Namur peut être qualifiée de stratégique, compte tenu de son environnement naturel et des infrastructures de communication.

Le vieux Namur sous la neige.

La citadelle sous la neige.

Namur vue de nuit depuis la citadelle.

Namur tirerait son nom du dieu gaulois NAM, selon la légende. Pendant la christianisation de la Gaule, Saint Materne aurait annulé ce culte et rendu NAM muet, nam mutus, d'où le nom donné au lieu, Namur. Plus réaliste, l'origine serait la propriété (suffixe celtique -uco) de Namo, anthroponyme gaulois. L'origine exacte du nom de la ville reste toutefois sujette à maintes discussions. La première mention de la ville, "Namuco", sur une monnaie, remonte à la période mérovingienne, autour du VIe siècle après J.-C. L'histoire de la ville est bien documentée par les archives et par les nombreuses opérations archéologiques. Au cours des deux dernières décennies, c'est une partie du Grognon qui fit l'objet de fouilles, entre 1990 et 1996 (fouilles de l'Hospice St Gilles, sondages Place St-Hilaire, fouilles sous le quartier du Grognon en rive gauche de la Meuse) ainsi que la Place d'Armes et la Place du Vieux marché aux légumes. Plus largement, il y eut de nombreuses interventions de plus ou moins longue durée autour de la Gare, dans la rue des Brasseurs, autour de l'Hospice d'Arschamp, et surtout l'ancienne école des Bateliers. Les opérations archéologiques de la Place Maurice Servais sont terminées, tandis que les travaux de la rue Basse-Marcelle ont pris un retard considérable, faute de personnel au sein du Service public de Wallonie. L'installation prochaine d'un vortex derrière l'ancienne Halle al'Chair offre une nouvelle l'occasion de se pencher sur le noyau antique de la ville, à un jet de pierre des plus anciennes traces repérées dans la ville, au Grognon. Les fouilles sont actuellement en cours.

Des sondages opérés au Grognon, sous l'ancienne Place Saint-Hilaire, ont révélé une occupation du site remontant au Mésolithique, soit 6700 ans avant notre ère. Le Néolithique final a vu également une occupation sporadique de la pointe du confluent. Toutefois, il ne s'est agi que de sondages, opérés en 1991 par le Ministère de la Région wallonne. Il y a tout lieu de penser qu'une fouille opérée sur une plus large surface révèlerait une occupation plus importante. L'endroit est en effet stratégique : à proximité de l'eau, les analyses palynologiques et zooarchéologiques ont révélé un environnement boisé, riche en gibier. Quelques dizaines de mètres plus haut, l'éperon rocheux offre enfin un abri sûr et un bon poste d'observation. Plus loin, tant en amont qu'en aval, sur la Sambre et sur la Meuse, des occupations préhistoriques ont été observées et fouillées, de Hastière à Sclayn (vallée de la Meuse), jusqu'à Spy (vallée de la Sambre), où un homme néanderthalien fut découvert en 1886.

Namur est une ville historique, dont la première urbanisation remonte à la conquête romaine. Sur la rive droite de la Meuse, à Jambes, un cimetière romain du Haut-Empire (-52 - fin IIIe s.), connu depuis 1888, a fait l'objet de fouilles de sauvetage au début des années 1990. En rive gauche, les opérations archéologiques n'ont qu'effleuré le niveau romain au Grognon mais plusieurs habitations du Bas-Empire (fin IIIe s. - 475) ont été identifiées, bâties sur une terrasse artificielle au confluent. Ailleurs dans la ville, d'autres sites ont révélé une occupation remontant au Haut-Empire. Un autre cimetière du Haut-Empire est connu au nord de la "corbeille" de Namur, au lieu-dit (inusité aujourd'hui) de la Motte-le-Comte. Cette période vit le développement du vicus de part et d'autre de la Sambre, avant un repli sur le Grognon au cours du Bas-Empire. Les premières occupations militaires attestées de la citadelle remontent à cette période ; une garnison romaine a pu y séjourner jusqu'au Ve siècle de notre ère. Le réseau voyer de la ville a été partiellement identifié, comprenant un axe majeur suivant l'axe de l'actuelle rue Notre-Dame et traversant la Sambre à gué, sous le pont l'enjambant aujourd'hui.

Les premiers siècles du Moyen-Âge sont mal connus. La transition mérovingienne a vu l'occupation de la ville se résumer essentiellement au Grognon ; le confluent a toujours gardé ses atouts stratégiques. Un quartier d'artisans s'y est développé, à proximité des premiers dispositifs portuaires connus dans la ville. Mais les opérations archéologiques successives ont fortement nuancé ce repli, puisque des bâtiments d'époque romaine tardive, situés sur la rive opposée de la Sambre, ont pu être réoccupés après la débâcle romaine. Par ailleurs, un ensemble de tombes sans mobilier (VIe ou VIIe siècle) avait été examiné dans les années 1920, autour de l'église Saint-Remi (disparue), dans l'actuelle rue de Marchovelette. Peut-être la future citadelle est-elle déjà fortifiée, mais les transformations ultérieures ne permettront pas de l'affirmer. Sur le Grognon, les fouilles des années 1990 ont mis au jour un embryon de port sur la Meuse, constitué de deux rampes d'accostages successives (fin VIe s. puis fin VIIe s.), destinées à haler les bateaux, perpendiculairement au courant, afin d'en permettre le transfert des marchandises. Diverses monnaies d'origine parfois lointaine achèvent de placer Namur sur la route du commerce fluvial de longue distance. Lors de la période carolingienne, le dispositif portuaire ne cessera de se renforcer, notamment par l'implantation de pieux de chêne, destinés à consolider les berges à la pointe du confluent. Au même moment, certaines rues sont empierrées en rive droite de la Sambre, à l'intérieur d'un périmètre limité par un fossé, avant la deuxième moitié du XIe siècle.

L'heure des comtes La période carolingienne voit se structurer les différents comtés du pays. Ces territoires administratifs étaient gérés par un fonctionnaire impérial, dont la charge devint progressivement héréditaire. Ainsi, vers 908, Bérenger est le premier comte cité nommément à Namur ; de cette époque datent les premières fortifications de l’éperon barré qui surplombe la ville. Le milieu du Moyen Âge voit apparaître de grands changements dans la cité, qu'il conviendrait de développer : de nombreuses publications en font état, mais ce qui suit n'en est qu'un résumé.

L'installation des premiers Comtes de Namur, à la fin du Xe siècle siècle, s'accompagna d'une présence du religieux : au pied de la citadelle, en terre épiscopale, un chapitre de chanoines est apparu peut-être un peu plus tôt que le XIe siècle, sous l'impulsion de l'évêque de Liège, bientôt prince-évêque. La paroisse de Notre-Dame, aujourd'hui disparue, veillait sur le Grognon. En réaction, la famille comtale installe "sa" paroisse à un jet d'eau bénite du bourg médiéval. Ce qui deviendra la cathédrale Saint-Aubain en 1051 fut érigée par le comte Albert II en marge de la cité, mais disposait d'un petit quartier d'habitations, d'un chapitre de chanoines, d'un cimetière, peut-être même d'une enceinte. Est-ce dans l’espoir de se réconcilier, le comté donnera à l’évêché un prince-évêque namurois, Frédéric, fils d’Albert III, qui règnera sur la principauté entre 1119 et 1121. Peu après, un second chapitre comtal est installé, cette fois au Château, à la pointe actuelle de la citadelle. Un minuscule quartier capitulaire, comprenant même un cimetière, y prend place pour desservir Saint-Pierre-au-Château (aujourd'hui disparue, la chapelle a accueilli un arsenal à la période hollandaise).

Le comté sera transmis jusqu'à Henri l'Aveugle comte de Namur et de Luxembourg, petit-fils d'Albert III. D'abord sans descendance, il dut léguer le comté de Namur à son beau-frère Baudouin IV de Hainaut. Mais la naissance tardive d'Ermesinde contrecarra les plans hennuyers ; il s'ensuivit un conflit soldé par le partage du comté. A la mort de Baudouin, le territoire qu'il avait réuni comprenait les comtés de Hainaut, de Flandre et de Namur. La Flandre revint à l'aîné, les autres comtés à Philippe le Noble. Celui-ci mourut sans descendance ; le comté échut en 1212 à sa soeur, mariée au futur empereur de Constantinople, Pierre de Courtenay puis à leur fille Marguerite, elle-même suivie de son frère Baudouin II. En 1256, Henri V de Luxembourg s'empara du comté de Namur, en l'absence de Baudouin IV, occupé à Constantinople. Les droits du comté ayant été cédés au comte de Flandre Gui de Dampierre, c'est lui qui engage le combat contre le Luxembourg et récupère le comté en épousant la fille d'Henri. Leurs petits-fils, Jean II, Philippe III et Guillaume Le Riche se succédèrent rapidement. Les enfants de Guillaume firent de même, avant que Jean III, dernier comte de Namur, ne vendît le comté en 1421 à Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Namur passe sous la couronne des Pays-Bas bourguignons. Continuellement harcelée par la France de Louis XI, la couronne bourguignonne est convoitée à la mort de Charles le Téméraire, en 1477. Si la France acquiert à cette occasion le sud des anciens Pays-Bas bourguignons, le nord revient à Marie, la fille de Charles, mariée à la maison autrichienne des Habsbourg. Ce bouleversement place Namur sur une frontière fluctuante, entre les deux grandes puissances.

D'un point de vue topographique, Namur ne connaîtra pas de profonde mutation au cours de la deuxième moitié du Moyen-Âge. Le vicus s'est développé sur les deux rives de la Sambre, profitant de son statut de ville comtale. En rive droite, le Grognon ne se transformera guère, serré entre la roche et l'eau ; la première enceinte fera l'objet de plusieurs campagnes reconstructions à peu près au même moment que les deux enceintes de la rive gauche. Au nord de la Sambre, deux enceintes (les deuxième et troisième enceintes de la ville) entoureront progressivement la "corbeille" actuelle, d'abord autour du quartier actuel de la Place d'armes et de la rue de l'Ange, puis jusqu'à Saint-Aubain. Plus en amont, sur la Meuse, on ne peut pas affirmer l'existence d'un pont avant 1250, mais la première mention qui en fait état le place déjà au sud du Grognon, à l'emplacement qu'il occupe encore aujourd'hui. Entre Notre-Dame et la pointe du Grognon, un hôpital est mentionné dès 1229. Les fouilles menées en 1991 par la Région wallonne révèlent un premier bâtiment, apparu au XIIe siècle, accompagné d'un cimetière. Ce qui deviendra le Grand hôpital, qui accueille aujourd'hui le Parlement, déménagera vers 1250 et s'agrandira plusieurs fois jusqu'au XVIIe siècle.

Les enceintes : 20 sièges en vingt siècles Entre le Château et l'Eglise vivait la population, désormais installée sur les deux rives de la Sambre depuis la période carolingienne. Au Grognon, l'an Mil voit aussi apparaître les premières fortifications. Probablement un débarcadère progressivement fortifié, une première muraille protège la pointe du Grognon des éventuelles attaques venues du fleuve, et des assauts du fleuve lui-même. Avant la canalisation, en effet, le cours majeur des fleuves et des rivières pouvait être dévastateur au moment des crues. La ville connut, au rythme de l'accroissement de sa population, quatre enceintes successives. La deuxième enceinte, apparue au cours du XIe siècle, enserre désormais le cœur de la ville, passant à travers l'actuelle Place d'Armes et se refermant juste au bord de l'actuelle Place Maurice Servais. La troisième enceinte, au cours du XIIIe siècle, réunit le noyau de la ville et le quartier du chapitre de St Aubain. Une déviation du Houyoux, un ruisseau s'écoulant du nord au sud, vers la Meuse, assurait la mise en eau des fossés. Trois tours sont conservées dans le paysage de la ville aujourd'hui, aux abords de la Place d'Armes et dans la rue Basse-Marcelle. La dernière enceinte, dite de Charles Quint, élargit le périmètre de la ville sous les actuels boulevards périphériques. Au Grognon, les reconstructions successives du rempart suivront le même schéma. L'espace vital ne s'en trouvera pas vraiment élargi, puisque la roche et l'eau enserrent le quartier. À ces quatre enceintes pourrait s'ajouter la hollandaise, qui développe le tracé de Charles Quint en épaississant de plusieurs centaines de mètres le système défensif de la ville, voire celle qui inclut les fortifications militaires de l'armée belge vers 1880 (9 forts entourant Namur). À partir des XVIe et XVIIe siècles, l'importance de la fonction militaire de Namur s'accroit en raison de sa position stratégique au confluent de deux voies d'eau importantes. Son système défensif qui est amélioré par Menno van Coehoorn et est encore perfectionné par Vauban en fait la place forte la plus importante des Pays-Bas méridionaux et l'une des 10 places fortes les plus convoitées d'Europe.

Au cours de la période séparant le Moyen-Âge de l'indépendance du pays, Namur passera au mains de presque toutes les grandes puissances européennes : Bourgogne, Pays-Bas, France, Espagne, Autriche...

D'abord bourguignonne par rachat depuis 1421, Namur entre résolument dans le giron des Pays-Bas des Habsbourg à la fin du Moyen-Âge. La guerre d'usure menée par Louis XI contre les États Bourguignons a conduit à la scission du territoire convoité ; le sud de la Bourgogne revenant au trône français, le nord (comprenant à peu près l'actuel Benelux) à la maison habsbourgeoise d'Autriche, lorsque Marie de Bourgogne se remarie, en 1482. Namur deviendra ensuite espagnole sous Charles Quint (1500-1558), petit-fils de Marie de Bourgogne et de la couronne ibérique. Au cours du XVIe siècle, la ville connaîtra une relative prospérité, due surtout à la puissance espagnole. De cette période date l'installation de l'évêché de Namur et de nombreux ordres religieux, notamment des Jésuites.

Le XVIIe siècle est bien plus perturbée. Après la division des Provinces-Unies, le nord devient souverain sous la couronne hollandaise. Le sud, par contre, sera grandement convoité, malgré qu'il reste sous la domination autrichienne. Un conflit s'embrase entre Louis XIV et une coalition austro-anglo-ibérique, chacun tentant de s'emparer des territoires de l'actuelle Belgique. Au cours de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, Namur subit deux sièges successifs. Prise une première fois par les français commandé par le maréchal de Luxembourg assisté par Vauban et en présence de Louis XIV, en 1692 elle est reprise trois ans plus tard par les alliés commandés par Guillaume d'Orange, roi d'Angleterre, et Maximilien-Emmanuel de Bavière, gouverneur des Pays-Bas espagnols. Blackboulée par la Ligue d'Augsbourg, la France abandonne les pays-bas méridionaux à l'Autriche.

D'un point de vue topographique, la cité évolue peu, mais l'urbanisme est profondément modifié par les conflits. Au XVIIe siècle, une enceinte bastionnée, érigée sous la domination espagnole, remplace les vieux remparts de la ville et agrandit son périmètre. Seul le parc Louise-Marie, ancienne zone de mouillage des bateaux intégrée dans les remparts, garde un souvenir de la quatrième enceinte. Située à proximité d'une frontière disputée par la France, Namur est alors une véritable forteresse. Le centre historique fut partiellement détruit ou incendié lors des sièges de 1692 et 1695. Les chroniqueurs de l'époque mentionnent la présence de pièces d'artillerie au pied des remparts de la citadelle, au cœur de l'agglomération. La fin des guerres de Louis XIV éloigne Namur des champs de bataille... La ville va dès lors s'attaquer à une reconstruction intensive qui lui donnera sa physionomie actuelle : maisons bourgeoises, églises, hôtels de maître ont été construits dans un style sobre et lumineux qui allie la brique et la pierre de taille.

En 1787 et 1790, les Pays-Bas autrichiens se soulève contre l'empereur Joseph II et déclare en 1790 l'indépendance des États belgiques unis, initiant un mouvement révolutionnaire, avant la France de 1789. Rapidement rejointe par la Principauté de Liège, la confédération ne vivra qu'un an, renversée par les troupes autrichiennes. Il faudra attendre encore 5 ans pour qu'en 1795 la Convention annexe les Pays-Bas autrichiens et la principauté de Liège à la France. Celle-ci bascule rapidement sous l'autorité impériale de Napoléon Bonaparte. Après le règne de Jospeh II d'Autriche, Namur a été la préfecture du département français de Sambre-et-Meuse à partir de 1795 jusqu'à la fin du Premier Empire. Toutefois, au cours de ce siècle, Namur n'a plus réellement joué le rôle stratégique qui lui valut tant de sièges ; elle fut maintenue à l'écart des combats les plus violents. Après la défaite française de 1815, le Congrès de Vienne fixe le rattachement des provinces belges aux Pays-Bas. De cette époque, la citadelle a gardé la physionomie qu'on lui connaît aujourd'hui.

En 1830, à Bruxelles, un soulèvement populaire renverse temporairement le gouvernement hollandais. D'abord refoulée, puis soutenue par la France, la révolution belge est en marche -bien loin de Namur.

Tout au long du XIXe siècle, Namur jouit de son calme provincial, loin de toute industrialisation massive ou des cercles de pouvoirs, mais sa position stratégique sur la route des invasions lui vaut d'être à nouveau une cible de choix lors des deux guerres mondiales. Elle sera bombardée à plusieurs reprises.

Confirmation officielle de la décision de 1912 du Mouvement wallon de reconnaître Namur comme la ville la plus centrale de Wallonie, son statut de capitale de la Région wallonne en 1986 la replace sous les feux de l'actualité, avec son originalité et ses richesses historiques et artistiques. La régionalisation du pays a permis de réaliser d'importants travaux de restauration et de revitalisation : centre historique, Place d'Armes, Hospice Saint-Gilles, gare sncb, quartiers administratifs à Jambes, etc.

Jacques Étienne (cdH) est le bourgmestre de Namur depuis les élections de 2006, s'appuyant sur une majorité cdH-Ecolo-MR. Son mandat met fin à une longue tradition socialiste. En effet, depuis les élections communales qui suivirent fusion des communes en 1976, les socialistes avaient eu le monopole du maïorat, avec Louis Namèche entre 1976 et 1982, Jean-Louis Close entre 1982 et 2000 et Bernard Anselme entre 2000 et 2006. Avant 1976, la commune était divisée en 25 communes, chacun possédant son propre conseil communal et son propre bourgmestre.

Le premier bourgmestre de Namur fut Jean-Baptiste Brabant, un homme politique de tendance catholique né à Namur le 29 août 1802. Après avoir participé au soulèvement de Namur en 1830, il fut nommé bourgmestre par le gouvernement provisoire, alors qu'il n'avait que 28 ans. Il démissionna le 24 octobre 1838, et fut remplacé par Charles Zoude.

La commune de Namur est divisée en 46 quartiers administratifs. Ils quadrillent le territoire pour faciliter les comparaisons lors des recensements. Un certain nombres d'anciennes communes ne sont pas divisées et forment un quartier à part entière, qui porte le nom de la section. D'autres sections sont divisées, et il arrive que certains quartiers empiètent sur plusieurs anciennes communes.

La cathédrale Saint-Aubain.

Le beffroi (XIVe siècle).

Le beffroi vu de la Place d'Armes.

L'église Saint-Jean-Baptiste vue de la place Marché aux Légumes.

L'église Saint-Loup (1621-1645).

La tour Marie Spilar.

La Halle al'Chair.

Le musée de Groesbeeck de Croix.

Théâtre Royal de Namur.

Le parc Marie-Louise.

Le quartier des Brasseurs.

Cité deux fois millénaire, Namur a beaucoup souffert des luttes européennes de la fin du XVIIe siècle ; l'essentiel de son patrimoine ne remonte donc pas au-delà de cette période. Néanmoins, quelques vestiges d'époque médiévale ou du début des Temps Modernes se laissent découvrir au hasard des rues. À l'ombre de la citadelle, le quartier piétonnier conserve quelques tours de la troisième enceinte médiévale, serrées dans un tissu urbain du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle. Des hôtels de maître se laissent encore découvrir derrière de larges grilles, parfois ouvertes quand le bâtiment accueille un musée. Les églises ne sont pas en reste, de la modeste église Saint-Jean-Baptiste à l'imposante cathédrale italienne, en passant par la voluptueuse Saint-Loup. Au nord de la "corbeille", le démantèlement des enceintes et des propriétés religieuses a permis à l'architecture néo-classique puis Art Déco d'investir les quartiers périphériques de l'époque (rue des Carmes, rue de Fer, Avenue Cardinal Mercier ou Reine Astrid à Salzinnes, par exemple). Sur la Meuse, ce sont enfin les Belles mosanes, les villas du XXe siècle. Le chemin de halage ou la Namourette sont deux bons moyens de découvrir quelques bijoux de la ville. Le long de la Sambre, ce sont les façades arrière de la rue des Brasseurs, en cours de restauration. Et les points de vue de la Citadelle achèveront le tableau. L'ensemble souffre cependant d'un manque de mise en valeur, et l'iconoclasme des autorités communales, dans la deuxième moitié du XXe siècle, a largement endommagé le cœur historique de la ville et les bords de Meuse. Entre 1968 et 1973, au motif d'insalubrité, c'est tout le quartier du Grognon, berceau de la cité, qui fut rasé pour permettre le passage de larges avenues. Quelques années plus tôt, c'est la Place Maurice Servais et la Place d'Armes qui étaient "modernisées" au profit de l'automobile. Dans les années 1980 et 1990, le quartier du piétonnier est revitalisé mais de très nombreux rez-de-chaussée originels des maisons ont disparu. A l'heure actuelle, la mise à jour de l'Inventaire du patrimoine est en chantier, à l'initiative du Service public de Wallonie. Cet outil pourrait servir à orienter une politique communale de promotion du patrimoine bâti et paysager.

Vers 2010, un "pôle des musées" devrait être créé, en partenariat avec la Ville de Namur, la Province, la Communauté française et la Région wallonne. Situé entre la rue Fumal et le boulevard Joseph Saintraint (près de la cathédrale), il réunirait le musée archéologique, le musée Groesbeek de Croix, la Maison de la poésie et le musée Félicien Rops. Chacun de ses musées garderait son entrée propre mais communiquerait avec les autres grâce à un ticket global.

En tant que ville de la Grande Région, Namur a participé au programme de l'année Européenne de la Capitale de la Culture 2007, ce qui resta confidentiel. En 2008, dans le cadre des projets européens INTERREG, Namur a initié un partenariat culturel transfrontalier avec Charleville-Mézières. Globalement, Namur n'a pas la réputation d'être une ville remuante, à l'exception des Fêtes de Wallonie, en septembre.

Chaque année, plusieurs festivals ont lieu à Namur. Les festivités débutent généralement en mars-avril avec le Nam-in' Jazz. Quelques dizaines de concerts ont lieu entre les cafés de Namur et quelques villages avoisinants, essentiellement à Spy (à 15km). Suit la journée du folklore, en avril. À l'initiative de l'ASBL Folknam, le troisième samedi d'avril voit se tenir, en matinée sur la place d'Armes (centre ville) un rassemblement des groupes et confréries locales, lesquelles s'ébrouent l'après midi, en un vaste cortège à travers la ville, pour terminer leur agapes en un rondeau final sur ladite place. Namur en Mai prend ses quartiers à l'Ascension ; ce festival des arts de la rue réunit conteurs, jongleurs, musiciens et artistes de tout poil dans les rues piétonnières de la ville, dans des spectacles tantôt gratuits, tantôt payants. En juin, la citadelle accueille le Festival Verdur Rock. Une après-midi de concours voit s'affronter une dizaine de jeunes groupes, avant une soirée proposant des têtes d'affiche confirmées. De grands noms s'y sont présentés tels que Hooverphonic, les Ogres de Barback, dEus, Kaiser's Orchestra... le tout est gratuit. En juillet, suivent les Médiévales, à la citadelle : spectacles et animations sur le thème (large) du Moyen Age. L'Eté Mosan, festival itinérant de musique classique , s'arrête régulièrement à Namur pour les mélomanes. Namur accueille également le Festival des Folklores du monde (juillet) ainsi que le Pic-Nic festival (août). Durant chaque été, les œuvres d'un(e) artiste contemporain(e) sont exposées sur les places de la ville ( Charlotte Marchal en 2007, Sabine Guillaume en 2008). Côté cinéma, le mois de septembre attend le Festival international du film francophone de Namur (FIFF, créé en 1986), octobre est le mois du Festival du film nature et en novembre, c'est au tour du festival Média 10-10 de présenter sa sélection de courts-métrages.

Depuis 2008, des concerts électro-rock ont également lieu au Belvédère de la citadelle, tandis que le théâtre de Namur propose de brefs concerts rock pendant l'été. Et toute l'année, dans les cafés, s'improvisent des concerts folk, rock, jazz. Enfin, quelques concerts sont organisés par les groupes désireux de se produire eux-mêmes ou par des particuliers, le plus souvent au Cinex (rue St Nicolas) ou au Belvédère (citadelle).

Le théâtre de Namur propose une affiche éclectique de très grande qualité et abordable par tous les publics. Cela va des spectacles pour enfants aux concerts de musique classique, de la chanson française au théâtre amateur, des créations aux classiques européens. Ailleurs en ville, des concerts de musique classique sont régulièrement organisés, notamment à l'église Saint-Loup (dans le piétonnier). Trois cinémas se partagent le public namurois. Acinapolis est un grand complexe commercial, situé à proximité de la gare de Jambes. Le vénérable Elodorado est installé dans un bâtiment de style éclectique du XIXe siècle ; il y présente les mêmes films qu'à Jambes. Le Caméo 2, ainsi nommé en raison de la fermeture temporaire du premier Caméo, propose des films d'auteur et indépendants, à l'instar de ce que faisait jusqu'alors le Forum à Salzinnes. La maison de la culture diffuse enfin les Classiques du mardi dans ses locaux, rue Golenvaux.

De nombreuses brocantes se tiennent régulièrement, dans le centre de Namur le samedi matin (en même temps que le marché) ou en périphérie : le 1er mai à Bomel, le 21 juillet au Grognon, tous les dimanches à Jambes... De nombreux salons sont organisés à Namur comme Bois et Habitat, Valériane et Antica.

Quelques endroits plus confidentiels réservent quelquefois de belles surprises. Ainsi en va-t-il de l'espace d'exposition situé en face du beffroi (à la place d'armes), qui propose des expositions temporaires de photographies ou de peintures ; de la Maison de la Culture, qui présente des expositions temporaires d'affiches ou de photos ; de la bibliothèque universitaire Moretus Plantin (BUMP), où se tient régulièrement une exposition de livres anciens, d'incunables ou de photographies inédites du Namurois.

En septembre, Namur vibre au rythme des Fêtes de Wallonie. Au début du mois d'abord, la Société Royale Moncrabeau plus communément appelée "Les Quarante molons", organise sur la place du Théâtre, un concours de mensonges. Les "menteries" sont proposées en wallon par les candidats au titre annuel de "roi des menteurs". Le troisième week-end ensuite, les rues de la ville sont envahies par la liesse populaire. La bière et le peket y coulent à flot. On peut y voir de nombreuses manifestations culturelles, expositions, concerts et récitals, jusqu'aux Les "Échasseurs" : joutes sur échasses On y entend souvent Li Bia Bouquet (chant officiel de la Ville depuis 1856) et Viv Nameur po tot, chant de ralliement des Namurois. Chaque année, autour de 200 000 personnes affluent pendant les cinq jours de festivités.

Du 8 au 10 mai 2009, Namur accueillera le Festival Tintin.

Plusieurs groupes de musique electro, pop ou rock ont vu le jour à Namur, certains avec succès.

En musique traditionnelle aussi, plusieurs groupes animent la place namuroise.

L'ASBL Folknam Musique Trad rassemble les musiciens du milieu folk et coordonne animations et productions discographiques à caractère patrimonial.

De nombreuses écoles assurent l'enseignement maternel, primaire, secondaire, spécialisé, technique et professionnel. Namur est également une ville universitaire. Elle abrite les Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix, fondées par la Compagnie de Jésus en 1831 - et comptant aujourd'hui plus de 5000 étudiants. La caractéristique des Facultés est qu'elles n'accueillent que le cycle inférieur des études, à l'exception de quelques sections scientifiques (économie, biologie, chimie,...) ; la moyenne d'âge des étudiants est donc très basse. La réputation de l'enseignement est par ailleurs excellente, et les travaux de recherche des enseignants sont infiniment variés. Les hautes écoles (enseignement supérieur non universitaire) y sont aussi très présentes : Haute École Albert Jacquard, HE provinciale, Haute école de Namur (HENAM), offrant de nombreuses filières d'études supérieures. Un folklore estudiantin inoffensif et bienveillant allié à un cadre de vie calme et tranquille ajoute encore au charme de la ville.

Majoritairement catholique, la ville de Namur est depuis 1559 le siège d'un évêché et compte de nombreuses paroisses. La paroisse primitive de Namur n'a pas été identifiée formellement ; peut-être s'est-il agi de Saint-Martin de Frizet (Vedrin), à moins que ce ne fût Notre-Dame, au Grognon. Parallèlement, il existe plusieurs temples protestants et plusieurs mosquées reconnus et, depuis 1966, une loge maçonnique. Il n'existe pas de synagogue officielle.

Namur fait également partie du Réseau Sésame qui regroupe 15 villes, capitales régionales de par le monde. Le but de ce réseau est de développer une coopération de type institutionnel, mais aussi économique entre entreprises, administrations, universités, écoles et organisations publiques et privées de leurs territoires.

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Namur (Québec)

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Namur est une municipalité canadienne du Québec située dans la municipalité régionale de comté de Papineau et dans la région administrative de l'Outaouais.

Surnommée "la Nouvelle Belgique", cette municipalité de l'Outaouais fut fondée au milieu du XIXe siècle par quelques familles belges originaires de la province de Namur.

Aujourd'hui, la municipalité vit essentiellement grâce à l'exploitation forestière et organise, chaque année durant l'été, un festival des bûcherons.

À l'origine dans le comté de Papineau, Namur est incluse dans la municipalité régionale du comté de Papineau en 1983.

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Gare de Namur

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La gare de Namur est une gare ferroviaire située à Namur, au nord de la corbeille, le centre historique de la ville. Le sillon ferroviaire est établi sur un ancien bras de Sambre qui ceinturait anciennement le rempart nord de la ville.

Le bâtiment de la gare se situe entre la poste (qui devrait être démantelée en 2009) et la gare routière. A l'arrière du faisceau, côté boulevard du nord, les entrepôts de la cour marchandise ont fait place, fin du siècle dernier, à une enfilade de bureaux occupés par le Service public de Wallonie (anciennement MET - Ministère de l'Equipement et des Transports).

Une première gare est mise en service le 23/10/1843 avec l'arrivée des premiers trains en provenance de Charleroi. En effet, après avoir posé les voies ferrées de la "croix de Malines", entre 1835 et 1840, un second ensemble de voies est posé au départ de Bruxelles Midi. Namur est alors relié à Bruxelles via Charleroi (ligne 130), Luttre et Braine le Comte.

Dès 1850, la gare n'est plus une tête de ligne : un prolongement vers Liège (Val Benoit) est alors inauguré (ligne 125). Il faut noter que les deux lignes sont exploitées par deux compagnies différentes : L'état vers Charleroi et le "nord belge" vers Liège.

En 1856, une troisième compagnie atteint Namur : La grande Compagnie du Luxembourg avec une liaison plus directe vers Bruxelles (ligne 161). Deux ans plus tard, la même compagnie inaugure sa ligne vers Arlon (ligne 162).

La gare comportera alors deux dépôts : celui du nord et celui du "grand luxembourg".

En 1862, Le nord belge ouvre la ligne vers Dinant (ligne 154). La construction du nouveau bâtiment de la nouvelle gare - qui est toujours là - bat son plein. Elle sera inaugurée en 1864.

Une sixième ligne sera établie par les chemins de fer de l'état en 1869, en direction de Ramilies et Tirlemont (ligne 142).

Cette ligne est aujourd'hui la seule a avoir été déferrée : l'essentiel entre 1972 et 1975, le tronçon Eghezée - Saint Servais en 1983 et les derniers kilomètres en 1989 afin de transformer la ligne en RAVeL.

La gare actuelle est construite sur les plans de l'architecte M. Lambeau. Lambeau a aussi réalisé l'ancienne gare de Charleroi-Sud et celle de Liège-Guillemins. Sa façade est ornée des blasons des neuf premières provinces de Belgique et de celui du pays, qui n'ont plus retrouvé leurs couleurs depuis le dernier ravalement des murs. Les deux pavillons aux extrémités des ailes sont des ajoûtes de 1883. Jadis le public avait accès à la première voie par la salle des pas perdus en rez-de-chaussée à laquelle étaient joints les buffets de 1ere et 2eme classe. L'accès aux 6 autres voies se faisait par deux passages souterrains.

De transformations en transformations, l'ancestrale passerelle jouxtant le bâtiment et qui permettait aux piétons d'accéder au Boulevard du Nord a été remplacée par la prolongation du souterrain donnant accès aux voies. Actuellement le public accède aux voies 3 à 11, recouvertes d'une dalle de béton, par un ascenseur, des escalators ou des escaliers. Bien que des quais y subsistent, les voies 1 et 2, placées dans un caisson isolé phoniquement, sont maintenant réservées au trafic de marchandises depuis la mise en service d'un passage souterrain évitant le croisement des convois sur les lignes Bruxelles-Luxembourg et Charleroi-Liège, source de difficultés vu la densité du trafic. Namur dispose en outre d'un atelier central (Salzinnes) et d'un centre de triage à Ronet.

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Liste des comtes de Namur

Armoiries de Philippe le Noble, brisure des armes de Flandre, qui deviennent ensuite les armes de Namur.

Le comté de Namur qui avait pour capitale la ville de Namur (Belgique), s'étendait de part en part de la Meuse, comme la province actuelle, mais à l'exception de Dinant et Ciney qui appartenaient à la principauté de Liège. À partir de 1190 on parle aussi des marquis ou Margraves de Namur.

Sans enfant, il vendit imprudemment ses terres en viager à son beau-frère Baudouin IV de Hainaut, puis son neveu Baudouin V. Une fille lui naquit et il voulut revenir sur cette vente. Baudouin V l'attaqua et le vainquit en 1190.

En 1190 à la diète de Schwäbisch Hall, le comté de Namur est érigé en marche avec les comtés de Hainaut, Laroche et Durbuy, mais l'unité de ces quatre comtés ne dure pas au délà de 1195.

En 1256, Henri de Luxembourg prend par surprise le marquisat de Namur.

En 1263, Baudouin II voulant financer la défense de Constantinople vend ses droits sur le comté à Gui de Dampierre, fils de Guillaume II de Dampierre. Gui de Dampierre attaque immédiatement Henri V de Luxembourg pour conquérir Namur. Finalement un traité de paix réconcilie les deux ennemis en 1264, et Henri cède ses droits sur Namur à sa fille Isabelle, qui épouse Gui de Dampierre.

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Source : Wikipedia