Mumia Abu-Jamal

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Posté par marvin 03/05/2009 @ 00:09

Tags : mumia abu-jamal, etats-unis, amérique, international

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Mumia Abu-Jamal

Wesley Cook, mieux connu sous le nom de Mumia Abu-Jamal, est un journaliste et militant afro-américain né le 24 avril 1954 à Philadelphie (Pennsylvanie, États-Unis d'Amérique). Il a été condamné en 1982 à la peine de mort pour le meurtre de Daniel Faulkner, un policier de Philadelphie. Une mobilisation internationale a eu lieu en faveur de sa libération et/ou, pour l'organisation d'un nouveau procès. Il est devenu un symbole pour beaucoup d'opposants à la peine de mort.

En décembre 2001, sa condamnation à mort a été annulée par un tribunal fédéral sur la base de certaines irrégularités, tandis que le tribunal refusait de reconsidérer le fond de l'affaire ou d'autoriser un appel. Le procureur et les avocats de Abu-Jamal ont tous deux fait appel de la décision.

Le 27 mars 2008, une cour d'appel fédérale américaine a annulé sa condamnation à mort pour un vice de procédure mais confirmé toutefois sa culpabilité dans le meurtre du policier, écartant tout nouveau procès de culpabilité. Sauf si l'accusation se risque à requerir la peine de mort devant un nouveau jury, elle devrait être automatiquement commuée en peine d'emprisonnement à perpétuité réelle.

Le 20 octobre 2008, le parquet de Pennsylvanie fait appel auprès de la Cour suprême des États-Unis contre la décision d'annulation de sa condamnation à mort. La Cour n'a pas encore annoncé si elle entendrait l'affaire. Les appels devant cette juridiction étant rarement accordés.

Né Wesley Cook, Mumia choisit ce prénom swahili au lycée suite a des cours sur la culture africaine d'un professeur kényan et y ajoute « Abu-Jamal » (père de Jamal en arabe) à la naissance de son premier fils, Jamal.

Abu-Jamal raconte que sa vocation d'activiste est née en 1968, à Philadelphie, alors qu'il est arrêté et battu pour avoir protesté contre le candidat pro-ségrégationniste à l'élection présidentielle, George Wallace, ancien gouverneur de l'Alabama.

Dès 1969, le jeune homme est chargé de l’information à la section de Philadelphie du Black Panther Party.

Devenu journaliste de radio, Abu-Jamal attire l'attention pour sa capacité à créer des atmosphères dans ses billets qui mélangent le journalisme traditionnel et les préoccupations sociales. Les problèmes de Abu-Jamal commencent lorsqu'il devient un admirateur du groupe radical MOVE. En mai 1980, neuf des membres de MOVE avaient été condamnés suite à la mort d'un officier de police au cours d'une intervention dans un local de MOVE. Cette condamnation avait outragé Abu-Jamal qui couvrait MOVE pour la station de radio WHYY, et ses billets devinrent de plus en plus militants, posant un problème à la station qui finit par le licencier. Lorsqu'en janvier 1981, un magazine de Philadelphie le liste dans les personnalités à suivre, Abu-Jamal a perdu depuis quelques mois son poste à la radio qui l'employait, et est devenu chauffeur de taxi.

Depuis sa condamnation à mort pour le meurtre de Daniel Faulkner, Abu-Jamal est emprisonné dans l'aile de sécurité maximale de la prison de Greene, près de Waynesburg, en Pennsylvanie.

Aux premières heures du 9 décembre 1981, Mumia Abu-Jamal, qui conduisait son taxi, intervient alors qu'un policier, Daniel Faulkner, contrôle son frère, William Cook. Une fusillade s'ensuit au cours de laquelle le policier est atteint par deux balles, une dans le dos, et une tirée quasiment à bout portant alors qu'il est à terre, au visage. Lorsque les policiers arrivent sur place quelques instants après la fin de la fusillade, ils découvrent leur collègue mort et Abu-Jamal assis sur le trottoir, une balle dans la poitrine. Près de lui, par terre, un revolver de calibre 38 qu'il avait acheté deux ans et demi plus tôt, cinq étuis vides dans les logements du barillet. Arrêté, il est accusé du meurtre du policier et condamné à la peine de mort en juillet 1982. Rapidement, l'enquête et le procès sont contestés.

Du point de vue de l'arme et des expertises balistiques, certains défenseurs d'Abu-Jamal relèvent que la thèse selon laquelle la balle extraite du crâne du policier proviendrait du révolver calibre 38 de Mumia est contradictoire avec le rapport du médecin légiste qui parle d'une balle de .44.

Les experts balistiques (dont celui désigné par les avocats de Abu-Jamal) ont cependant confirmé que la balle était compatible avec un calibre 38, tandis que le médecin légiste a témoigné du fait que cette mention, qui n'était pas sur son rapport définitif, était une simple annotation sur un document de travail et était sans importance vue son incompétence en matière balistique.

Un autre élément souvent relevé (y compris par Amnesty International) est le fait qu'aucun test n'ait été fait sur l'arme d'Abu-Jamal pour déterminer si le révolver avait tiré récemment. Cependant, ce type de test n'existe pas, et l'homme à l'origine de cet argument est George Fassnacht, l'expert des avocats de Jamal, qui suggérait que l'on aurait dû « renifler » le révolver pour pouvoir déterminer la présence d'une odeur de poudre.

Les défenseurs d'Abu-Jamal estiment que les éléments apportés par les témoins furent contradictoires, que certains d'entre eux ont été modifiés suite à des pressions policières, sans que les originaux aient été présentés au jury, ou que des témoins importants pour la défense d'Abu-Jamal n'ont pas pu témoigner lors du procès de 1982.

Parmi ceux-ci, celui de William Singletary, qui affirma ne pas avoir témoigné en 1982 suite à des pressions policières, et qui témoigna que Mumia n'avait pas tiré sur l'agent de police et qu'il avait vu une autre personne s'enfuir vers une allée. Le témoignage de Singletary souleva néanmoins quelques doutes: d'une part il évoque un hélicoptère qui cercle au-dessus de la scène du crime en l'illuminant, alors que la police de Philadelphie n'en était pas équipée; d'autre part, William Singletary décrit l'agent Faulkner tirant sur Abu-Jamal après que le tireur s'est enfui, c'est-à-dire à un moment où Faulkner a déjà reçu une balle dans la tête et est moribond .

En juin 1999, un ancien tueur à gages, Arnold Beverly, affirme avoir tué l’officier Faulkner dans le cadre d’un contrat mêlant police et mafia. Initialement, les avocats de Jamal décident de ne pas utiliser ce témoignage qu'ils considèrent comme peu crédible. Cette décision provoque une rupture dans l'équipe des avocats. Pourtant, en 2001, les avocats restants, Dan Williams et Leonard Weinglass, sont renvoyés par Abu-Jamal et remplacés par de nouveaux avocats qui commencent à utiliser le témoignage de Beverly. Les aveux de Beverly sont cependant rejetés par les tribunaux parce qu'en contradiction avec les faits et les témoignages et que personne n'a pu produire une quelconque preuve ou témoignage de sa présence sur les lieux.

Par ailleurs, sous la direction plus « agressive » de cette nouvelle équipe d'avocats, Abu-Jamal déclare pour la première fois, dans un affidavit de mai 2001 ne pas avoir tiré sur Daniel Faulkner.

Enfin, le 29 avril 2001, le frère de Abu-Jamal, William Cook dépose un affidavit où il affirme qu'il n'a pas vu tirer son frère.

L'impartialité du juge Sabo est mise en cause par les défenseurs de Mumia Abu-Jamal. Ils basent leur argumentation sur le déroulement du procès, considéré comme déséquilibré en faveur de l'accusation , et le témoignage d'une des greffières du procès qui aurait entendu le juge dire « je vais les aider à faire griller ce nègre ».

Selon ses défenseurs, Abu-Jamal aurait été surveillé par le FBI, en raison de ses reportages socialement critiques et de son ancienne appartenance aux Black Panthers. De même, la sympathie de Jamal pour l'organisation MOVE, en conflit avec la police de Philapdelphie put jouer en sa défaveur.

Le maire de Philadelphie, Frank Rizzo, qui avait été auparavant commissaire de police de la ville, et qui n'avait pas hésité à tenir des propos racistes lors d'une de ses campagnes fut, avec d'autres fonctionnaires de la ville, inculpé par le ministère de la Justice Américain pour approbation d'abus policier.

Par ailleurs, l'intégrité de la police de Philadelphie est contestable: en 1995 par exemple, six de ses membres furent jugés coupables de fabrication de fausses preuves et de détournement de fonds.

En décembre 2001, un juge fédéral, William Yohn, annula la condamnation à mort d'Abu-Jamal sur la base de certaines erreurs procédurales relevées dans le prononcé de la sentence au cours du premier procès. Il confirme toutefois la culpabilité d'Abu-Jamal dans le meurtre de l'agent de police Daniel Faulkner.

Les avocats d'Abu-Jamal ont fait appel de cette décision car elle met fin aux espoirs d'Abu-Jamal d'obtenir un nouveau procès sur la base de ce qu'ils estimaient être de nouvelles preuves, tandis que le procureur a fait appel de la même décision car elle annulait la condamnation à mort. Cette procédure d'appel n'a pas encore été jugée en février 2007.

Le 27 mars 2008, une cour d'appel fédérale américaine annulait sa condamnation à mort pour un vice de procédure mais confirmait le verdict d'origine, écartant ainsi toute révision du procès . La cour a en effet estimé que, lors du procès en 1982, les jurés avaient pu croire à tort qu’ils devaient s’accorder unanimement sur les circonstances atténuantes pouvant épargner la peine de mort au condamné. Si l'accusation ne requiert pas à nouveau dans les délais la condamnation à mort devant un nouveau jury, la peine sera alors automatiquement commuée en réclusion criminelle à perpétuité. À la suite de la décision de la cour d'appel, les avocats de Mumia Abu-Jamal ont affirmé qu’ils feraient cependant à nouveau appel pour obtenir un nouveau procès .

Une mobilisation internationale s'est formée et a fait d'Abu-Jamal un symbole de la lutte contre la peine de mort. Des centaines d'organisations politiques et d'associations comme Amnesty International ont remis en cause le procès d'Abu-Jamal. Le groupe Rage against the machine a beaucoup milité pour sa libération, notamment à travers les chansons Freedom et Voice of the voiceless et le groupe Anti-Flag qui milite pour la libération de Mumia Abu-Jamal (ainsi que tous les prisonniers politiques) dans la chanson Mumia's Song. Le rappeur Krs One a aussi chanté "Free Mumia", titre très militant en faveur d'Abu-Jamal. En France, le Collectif unitaire national de soutien à Mumia Abu Jamal a son siège au Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples. Le groupe de rap français Assassin a aussi fait une musique avec Wize sur le sujet.

Certains ont cependant émis des réserves sur le risque qu'il y a à identifier la lutte contre la peine de mort et Abu-Jamal. D'autres, tels The America Lawyer ou Michael Moore, estiment que Abu-Jamal a vraisemblablement tué Daniel Faulkner, mais insistent sur la nécessité d'un procès équitable et, dans le cas de Moore, sur la nécessité de s'opposer à l'application de la peine de mort.

En France, avec l'appui de l'Association Américaine de soutien à Jamal, 80 associations et organisations politiques, à travers un ouvrage intitulé "L'affaire qui accuse la justice américaine" (réactualisé en 2006) remettent en cause le procès de 1982 et la culpabilité de Mumia.

En 1999, Mumia Abu-Jamal est fait citoyen d'honneur de Bobigny et son maire Bernard Birsinger lui rend visite dans le couloir de la mort. De nombreuses villes lui attribueront cette distinction : Malakoff, Villejuif et plusieurs dizaines de villes françaises et de grandes métropoles étrangères à l’instar de San Francisco, Palerme et Venise. D'autres, telle Drancy (2005) adoptent un vœu pour interpeller l'ambassadeur de France concernant le cas de Mumia Abu-Jamal.

En octobre 2003, Abu-Jamal est fait citoyen honoraire de la ville de Paris par Bertrand Delanoë .

En 2006, la ville de Saint-Denis a donné son nom à une rue.

Le 11 novembre 2006, la ville américaine de Philadelphie dépose plainte pénale contre les villes de Paris et de Saint-Denis pour apologie de crime,. Cette plainte fait suite à une première protestation de parlementaires du Congrès des États-Unis. Interrogé par l'AFP, le porte-parole du maire de Paris a répondu que « cet acte a symbolisé le refus de la peine capitale ».

Le rappeur engagé Médine fait référence à Mumia Abu-Jamal dans le titre "Self Defense" issu de l'album "Arabian Panther" sorti le 9 septembre 2008.

En haut



Rage Against the Machine

La Californie, l’État américain où le groupe fit ses débuts.

Rage Against the Machine (alias Rage ou RATM) est un groupe de rock américain, qui mélange des genres comme le metal, le rap et le funk. Originaire de Los Angeles en Californie, il a été créé en 1990 par Tom Morello et Zack de La Rocha. Avec l'arrivée de Tim Commerford et Brad Wilk, le groupe va marquer les années 1990 jusqu'à sa dissolution en 2000. Le groupe se reforme en janvier 2007 pour le festival de Coachella.

Le groupe se caractérise principalement par la rythmique des paroles signées de La Rocha, les effets de guitare de Morello et les prises de position politique dans et en-dehors de la sphère musicale (contre le racisme, le capitalisme et la mondialisation). Plutôt orienté vers l’extrême gauche, RATM est connu pour ses nombreuses revendications et son appui à différents mouvements de revendication sociaux et musicaux.

Pour plus d’informations sur les membres du groupe, leurs collaborations à d’autres projets et leurs productions solo, se référer aux articles détaillés les concernant.

Les origines de RATM remontent à l’époque où Zack de la Rocha et Tim Commerford allaient à l’école. Il se rencontrent et deviennent amis quand le premier apprend à l’autre comment voler de la nourriture à la cantine. Zack de la Rocha cultive alors un profond intérêt pour la musique, qu’il finit par transmettre à son ami Tim, qui commence par jouer de la basse. Par ailleurs, Zack de la Rocha entretient des relations avec le milieu rock de Huntington Beach, en Californie, et il commence à jouer de la guitare avec un groupe appelé « Hardstance », puis il rejoint Inside Out.

Pendant ce temps, Tom Morello joue de la guitare à Libertyville, dans l’Illinois, dans divers groupes de garage rock comme Electric Sheep, avec le guitariste de Tool, Adam Jones. Tom Morello finit par se rendre à Los Angeles, persuadé que c’est l’endroit idéal pour former un véritable groupe de rock. Dans un club de rap, il assiste à une prestation de Zack de la Rocha. Dès qu’il parvient à saisir le sens des paroles, Tom Morello adhère immédiatement aux idées qu’elles portent. Ensuite, Tom Morello rencontre Brad Wilk, qui a répondu à une annonce disant qu’un groupe cherchait un batteur. Zack de la Rocha appelle son vieil ami Tim Commerford : les choses sérieuses peuvent alors commencer.

La première représentation du groupe se fait dans un garage, chez un des amis de Tim Commerford, à Huntington Beach. Les quatre musiciens jouent seulement cinq chansons, qu’ils ont écrites, mais leurs amis les apprécient tellement qu'ils doivent les rejouer plusieurs fois. Ils décident alors de se lancer dans la cour des grands, avec une bande de douze chansons enregistrées dans un studio local. Ils commencent à jouer dans des clubs aux alentours de Los Angeles et parviennent à vendre cinq cents copies de leur bande. Ils se font peu à peu leur place dans le milieu musical local et réalisent même la première partie de Porno for Pyros pour leur premier grand concert. Ils jouent également sur la scène secondaire du Lollapalooza II, à Los Angeles, en tant que « jeunes talents ». Ils finissent par signer un contrat avec Epic Records (une filiale de Sony BMG) et ils continuent de tourner pendant que leur premier disque, Rage Against the Machine, est alors réalisé.

Zack de La Rocha utilise déjà le nom de Rage Against the Machine (en français, Rage envers le Système) avant la formation du groupe. En effet, De La Rocha faisait partie d’un groupe de hardcore, Inside Out, dont l’une des chansons est appelée ainsi. Il était prévu de donner ce nom au deuxième album. Cependant, le groupe se sépare avant. Lorsque Zack de La Rocha et Tom Morello forment leur groupe, le nom Rage Against the Machine leur parut le plus adapté au style de musique et aux idées qu’ils souhaitent diffuser. Selon Tom Morello, « The Machine » dont il est question représente des idées comme la mondialisation, le néolibéralisme, le racisme, l’élitisme et l’indifférence, entre autres.

Le groupe débute alors sa première tournée, avec Suicidal Tendencies, jusqu’à la parution du disque chez Epic en octobre 1992. Celui-ci a beaucoup de succès dans les charts américains : il reste dans le Top 200 du magazine Billboard pendant 89 semaines. En Europe, c'est le titre « Killing in the Name » qui révèle le groupe au grand public. Le succès est phénoménal pour un genre plutôt méconnu sur le vieux continent.

Ils donnent ensuite plusieurs concerts de soutien à Mumia Abu-Jamal, Leonard Peltier, la ligue anti-nazi et participent au Rock for Choice. En 1993, ils sont de retour à Lollapalooza (sur la première scène cette fois). À Philadelphie, leur renommée prend de l’ampleur quand ils protestent contre la censure, en particulier contre Parents Music Resource Center (PMRC), en restant sur la scène complètement nus pendant 14 minutes. Le lendemain, ils donnent un concert gratuit dans Los Angeles.

En décembre 1993, le groupe lance le clip de Freedom sur les chaînes de télévision en soutien à Leonard Peltier. La vidéo mélange à la fois des extraits de concerts du groupe et du documentaire de 1992, Incident at Oglada, avec des passages du livre de Peter Matthiessen, In the Spirit of Crazy Horse. Le clip devient numéro 1 aux États-Unis.

Ils poursuivent leur tournée en 1993 et 1994, tout en continuant de diffuser leurs idées, se faisant ainsi autant d’adeptes que d’ennemis. En janvier 1994, Zack s’intéresse de près à un groupe indigène zapatiste du sud est du Mexique, l’Ejército Zapatista de Liberación Nacional (EZLN) ; à ce moment-là, Zack de la Rocha s’identifie à un groupe qui combat, selon lui, le néolibéralisme et le capitalisme implantés au Mexique par les États-Unis.

En 1995, le groupe est à Atlanta pour enregistrer un nouvel album, mais les choses deviennent plus compliquées que prévu. Les quatre artistes communiquent peu entre eux, et le rythme effréné des concerts les a fatigués. En fait, il s’avère que l’ambiance au sein du groupe est loin d’être aussi bonne qu’il n’y paraît. Ils s’accordent alors une pause ; Zack en profite pour aller quelques semaines au Chiapas (Mexique), pendant que les autres vaquent à d’autres occupations dans leurs foyers respectifs.

Finalement, ils reprennent l’aventure. Ils louent une chambre en face de leur appartement à Los Angeles, et ils finissent par réaliser leur second album, Evil Empire (en français, « L’Empire du Mal »). Le titre de cet album fait allusion à une expression employée par le président Ronald Reagan pour qualifier le bloc de l'Est. Début 1996, Rage joue au festival australien Big Day Out, où est tournée la vidéo de Bulls On Parade.

Milieu 1996, grâce à l'appui d'un de leurs grand ami d'enfance Yves Beaufaron, le groupe fait une apparition dans l’émission télévisée Saturday Night Live de la chaîne NBC, et provoque un incident qui lui vaut d’être censuré de la chaîne à vie (voir la partie « polémique » pour plus d'informations sur l'incident). Le lendemain, la vidéo de Bulls on Parade passe sur MTV, et Evil Empire sort dans les jours suivants. Rage joue gratuitement à l’Université de Californie, pendant qu’Evil Empire se place en tête du Billboard 200, délogeant ainsi Jagged Little Pill d’Alanis Morissette.

Pendant l’été 1997, Rage Against the Machine et le Wu-Tang Clan font une tournée commune : c’est l’évènement musical de l’été aux États-Unis. Ils se produisent dans des endroits comme le Warped Tour, H.O.R.D.E, et le Lilith Fair Tour. RATM sort le 25 novembre une VHS sobrement intitulé Rage Against the Machine, qui contient plusieurs prestations live de leur tournée, ainsi que cinq de leurs vidéos censurées. The Ghost of Tom Joad, une chanson de Bruce Springsteen reprise par le groupe en live, figure également sur cette VHS. Le groupe s’octroie alors une deuxième pause fin 1997.

Pendant la conception de The Battle of Los Angeles, le troisième album studio du groupe, Zack de la Rocha annonce, fin 2000, qu’il va se séparer du groupe pour commencer une carrière solo. Selon lui, le groupe est à court d’idées neuves depuis leur album Evil Empire. Des proches des membres du groupe estiment également que les débats incessants rendent la cohabitation impossible au sein du groupe. Suite au départ de Zack, RATM sort cette même année un CD de reprises intitulé Renegades. C’est l’avant-dernier album du groupe avant sa dissolution définitive.

Pour ses adieux au public, RATM donne deux derniers concerts à Los Angeles, appelés « Live at the Grand Olympic Auditorium », qui entraînent également la réalisation d’un DVD et d’un album.

Le reste du groupe monte alors le groupe Audioslave avec l’ex-chanteur de Soundgarden, Chris Cornell.

Quant à Zack de la Rocha, il prépare la sortie d’un album solo produit par DJ Shadow.

En 2000, le groupe livre un concert à Los Angeles avec un morceau en compagnie de Cypress Hill : "How I Could Just Kill A Man", morceau de Cypress Hill que le groupe avait repris sur l'album Renegades.

En janvier 2007, le groupe annonce sa reformation. Les motifs sont encore flous. En effet la principale raison serait la dissolution d'Audioslave, annoncé par Chris Cornell pour divers conflits au sein du groupe. Cependant, des rumeurs rapportent que le groupe serait en train de préparer un coup spectaculaire pour l'élection présidentielle des États-Unis d'Amérique de 2008. Un premier album solo de Tom Morello sous le pseudo de The Nightwatchman est paru : One Man Revolution est disponible depuis le 24 avril 2007.

Le groupe s'est reformé pour le festival californien de Coachella. Le samedi 28 avril 2007, Tom Morello a donné un concert de The Nightwatchman. Le lendemain, dimanche 29 avril, le groupe a donné un concert, moment fort du festival, le groupe ayant réalisé une liste de chansons comprenant au moins un titre de chacun de leurs albums après une très brève introduction de Zack de la Rocha : "We're Rage Against The Machine, from Los Angeles".

De plus ils ont aussi joué au cours de l'été 2007 quatre concerts aux côtés du Wu-Tang Clan et un concert avec Queens Of The Stone Age. Les concerts avec le Wu-Tang Clan ont eu lieu le 28 et 29 juillet à New-York, le 11 août à San Bernardino (Sud de la Californie) et 18 août à San Francisco, dans le cadre de la plateforme hip-hop "Rock the Bells". Le concert avec Queens Of The Stone Age a eu lieu le 24 août à East Troy (État du Wisconsin). Ils ont aussi joué fin octobre au Voodoo Music Experience Festival et au Vegoose Festival. Fin janvier 2008, début février, ils ont joué en Australie et en Nouvelle-Zélande dans le cadre du festival Big Day Out à Auckland, Gold Coast, Sydney, Melbourne, Adelaide et Perth. En février 2008, ils ont joué au Japon : le 7 à Osaka, le 9 et le 10 à Tokyo. Le 30 mai au festival Electric WeekEnd à Getafe en Espagne. Le 1er juin 2008, au Pinkpop aux Pays-Bas, le 2 juin à Anvers en Belgique.

Le 4 juin, ils remplissent de nouveau Bercy à Paris, plus de 8 ans après leur dernier passage dans la capitale française, les places avaient été vendues en moins de 15 minutes; la première partie initialement annoncée était Cypress Hill, mais ce fut Saul Williams qui assura celle-ci. Sans rien ajouter à leur répertoire, ils enchainent les titres avec une énergie quasi intacte. Le 6 juin 2008, ils ont joué au Rock am Ring et le 8 juin au Rock im Park, ces deux derniers se déroulant en Allemagne. Le 10 juillet, ils étaient au festival Optimus Alive! à Lisbonne au Portugal. Ils se sont produis le 20 aout au festival Rock en Seine, près de Paris, pour leur deuxième concert en France depuis leur reformation. Leur tournée européenne se fini aux festival de Reading (22 aout) et Leeds (23 aout) en Angleterre.

Musicalement, Rage Against the Machine mélange le heavy metal, à travers les riffs de guitare de Tom Morello, avec le phrasé rap de Zack de La Rocha. On ressent aussi l’influence du funk et du jazz sur la basse de Tim Commerford, qui a d'ailleurs joué dans un groupe de jazz dans les années 1980. Enfin, la batterie de Brad Wilk est chargée de rythmes funk.

Les Rage Against the Machine sont les précurseurs, avec les rappeurs Cypress Hill et Ice-T avec son groupe Body Count, d’un style mélangeant rap et metal apparu au début des années 1990. C’est un peu la version violente et hip-hop du « rock fusion » inspiré par Fishbone. En mixant rudement un rap incisif aux textes très politiques, inspiré directement de la virulence et du pouvoir de contestation de Public Enemy, avec les riffs d’un metal tétanisé (hérité des grands maîtres du genre : Jimi Hendrix, Black Sabbath, Led Zeppelin) et les rythmiques d’un funk puissant et combatif (Funkadelic), le rock incandescent des RATM devient un modèle du genre.

Aujourd’hui encore, la musique de RATM est très influente dans le milieu musical, et beaucoup d'artistes s'en inspirent.

Pour les premiers albums de RATM, le message n’est pas présent seulement dans les paroles. Avant même d’entendre les textes ou la musique, on est d’abord frappé par la pochette de l’album.

La pochette est basée sur une photo d’un moine bouddhiste, Thích Quảng Đức, s’immolant par le feu pour protester contre les exactions du régime dictatorial sud-vietnamien de Ngô Đình Diệm, soutenu par les États-Unis. Cette image violente, synonyme d’opposition au régime viet-minh, donne une idée du contenu de l’album.

De nouveau, la pochette transmet à l’avance le message du groupe. Elle représente un jeune homme, dans le style des images de propagande de l’ex-URSS, déguisé en super-héros, rappelant ainsi Superman ou d’autres héros de comics américains. Juste en dessous, le titre Evil Empire, qui est en fait le nom que donnait Ronald Reagan à l’URSS, suggère que les États-Unis ne sont peut-être pas si éloignés de cet « Empire du Mal ».

Il s’agit d’un graffiti sur un mur, représentant le contour d’un homme avec le poing levé, symbole de la lutte et de l’engagement. Le titre, The Battle of Los Angeles, suggère lui aussi cette idée de lutte, et il est d’ailleurs repris pour la tournée qui suit, puisque chaque représentation du groupe y est intitulée « The Battle of nom de la ville ».

The Battle of Los Angeles a été très influencé par le roman 1984 de George Orwell. Testify, Sleep Now in the Fire et Voice of the Voiceless, entre autres, incluent des citations directes du roman, et mentionnent des termes Orwellien clefs dans les paroles. Le titre de cet album serait un clin d'œil aux sanglantes émeutes de Los Angeles qui ont éclaté en 1992.

Tous les textes de Rage Against the Machine sont très engagés politiquement, et tournent autour de thèmes comme les abus du capitalisme ou les mensonges des médias. La liste qui suit n’est pas exhaustive mais donne un aperçu de cet engagement.

Dans ses textes, RATM suggère souvent des actions à mener pour illustrer ses propos : aussi, dans Bombtrack (Rage Against the Machine), de La Rocha nous dit « I warm my hands upon the flames of the flag… » (« Je me réchauffe les mains sur les flammes du drapeau… ») ; le groupe passe d’ailleurs à l’acte à Woodstock (Édition 1999), pendant la chanson Killing in the Name, où ils ont brûlé le drapeau américain sur scène.

Avant tout, Rage Against the Machine utilisait sa musique comme mouvement social, et devint ainsi le groupe engagé le plus célèbre des États-Unis. Un aspect important du groupe est son engagement politique de gauche, qui l'a amené à manifester à plusieurs occasions contre la politique — intérieure et extérieure — des États-Unis. Au fil de son existence, RATM participa à plusieurs protestations en accord avec ses convictions.

Ainsi, le groupe donna un concert mouvementé en marge de la convention nationale démocrate de 2000 à Los Angeles lors de la campagne présidentielle américaine, où ils ont violemment critiqué le système politique américain, celui de « l’establishment » et ont appelé les spectateurs présents à ne pas se rendre aux urnes.

De même, ils jouèrent aux alentours de Wall Street le 26 janvier de la même année. À cause de la foule qui s’était réunie pour assister à ce concert (qui fut filmé et inclus dans le clip Sleep Now in the Fire, réalisé par Michael Moore), la bourse de New York dut fermer ses portes en plein milieu de la journée, événement qui n'était pas arrivé depuis le Krach de 1929. Parmi les spectateurs, on trouvait beaucoup d’employés de Wall Street, qui semblaient apprécier le spectacle. Beaucoup de ces images furent utilisées plus tard avec beaucoup d’ironie dans la vidéo de Moore.

Peu après les évènements du 11 septembre 2001, le groupe accusait les États-Unis d’être responsables de violences similaires aux attentats du World Trade Center à travers le monde. Cela entraîna la surveillance par la CIA de leur site officiel et surtout de leur forum de discussion, où des messages virulents à l’égard du gouvernement américain étaient publiés.

La principale singularité du groupe était son habitude de lancer des polémiques sur des sujets d’actualité lors de ses concerts. Son idéologie politique radicale lui amena un bon nombre de détracteurs, mais aussi et surtout beaucoup de sympathisants qui s’identifiaient tout particulièrement au message porté par la musique du groupe.

Avec l’intensification du mouvement « anti-Mumia » du Département de police de Philadelphie et de Maureen Faulkner (veuve du fonctionnaire assassiné Daniel Faulkner), les diverses organisations en faveur de la libération de Mumia Abu-Jamal organisèrent un concert pour capter l’attention de la « presse politique », avec la participation des Beastie Boys, de Bad Religion ou encore Gang Starr. Le concert fut signalé dans tous les médias, et sévèrement critiqué par l’élite du pays. En guise d’introduction au concert, Zack de La Rocha déclara : « On dirait bien que le fait de devoir travailler pour conserver les droits dont nous devrions tous pouvoir profiter légalement ne plaît pas à tout le monde ! ».

Pendant le festival Lollapalooza de 1993 à Philadelphie, la renommée du groupe grandit lorsque ses membres protestèrent contre la censure et contre le comité Parents Music Resource Center (PMRC) en restant nus sur la scène pendant quatorze minutes complètes, avec en fond sonore la guitare et la basse. Avec un ruban de scotch sur la bouche, ils dévoilèrent leur poitrine où étaient inscrites les lettres P M R C . Ce jour-là, le groupe n’a donc pas joué, mais il est revenu deux jours plus tard pour donner un concert gratuit.

Le PMRC était un comité créé dans le but de réguler les paroles de chansons explicites sur la consommation de drogue, le sexe et la glorification de la violence (c’était seulement sur ce dernier thème que réagissait RATM). RATM considérait cela comme de la censure, et c’est ce qui motiva sa réaction.

Le 13 décembre 1997, Tom Morello fut arrêté, ainsi que 31 personnes pour avoir bloqué l’accès à certains magasins, en signe de protestation contre la marque de jeans Guess?. Pendant cette manifestation, l’entrée de la galerie Santa Monica Place avait également été bloquée.

À cette époque, le Département du travail des États-Unis (Department of Labor) enquêtait sur les méthodes de Guess?, suite aux plaintes régulières des employés, qui se disaient, entre autres, exploités par l’entreprise textile.

La controverse sur les concerts de Rage est systématique : il y a les communautés amish qui étaient persuadées que RATM s’apparentait à un culte diabolique et que les idées que le groupe véhiculait étaient menaçantes ; il y a également les policiers, à qui les membres du groupe avaient souvent affaire à cause de leur conduite ; et enfin la presse, qui s’étonnait de certains agissements du groupe. Par exemple, plusieurs milliers d’Américains furent choqués quand Tim mit le feu au drapeau américain à Woodstock, pendant la chanson Killing in the name.

Rage avait prévu de jouer dans la salle The George en honneur à George Washington, le 13 décembre 1997. Mais le shériff, William Weister, s’y opposa en essayant de stopper la représentation. Il avait lu des documents qui présentaient le groupe comme étant « militaire, radical, anti-démocratique, violent et qu'il promouvait l'absence de loi et l'anarchie ». La tentative d’annulation du concert n’aboutit pas, et le concert se termina sous une forte protection policière. Ce soir-là, Rage entama le concert avec sa version de Fuck Tha Police (« Nique la police »).

Ce ne fut pas la seule polémique lors d’un concert de Rage. Des évènements similaires étaient très communs dans d’autres villes à dominante conservatrice. Cependant, Zack en faisait abstraction et continuait de profiter du temps entre deux chansons pour exprimer son opinion sur des thèmes politiques et sociaux.

Pendant la remise des prix des MTV Video Music Awards de 2000, RATM concourait pour le prix du meilleur clip de rock (« Best Rock Video »). C’est finalement Limp Bizkit qui reçut la récompense ; mais alors que Fred Durst prononçait son discours de remerciements, Tim Commerford escalada un échafaudage au-dessus de la scène et commença à se balancer d’avant en arrière. Fred Durst réagit en déclarant que Limp Bizkit était sans doute « le groupe le plus haï du monde », et la retransmission TV laissa la place aux spots publicitaires. Tim déclara ensuite qu’il ne s’agissait que d’une blague : il était tout de même parvenu à empêcher Limp Bizkit de jouer son titre en live à la télévision. Il finit la nuit au poste avec ses gardes du corps.

Le 10 avril 1996, Rage devait jouer deux chansons lors de l’émission de la NBC Saturday Night Live. L’invité de la soirée était le richissime ex-candidat républicain à la présidentielle Steve Forbes. D’après le guitariste, Tom Morello, Rage cherchait un moyen de marquer son opposition au multimillionnaire, qui semblait se consacrer à raconter des blagues et à défendre l’impôt à taux unique (à l'opposé de l'impôt progressif dont le taux augmente avec le revenu), tout en faisant sa profession de foi dans laquelle il rappelait les profondes disparités sociales et ethniques aux États-Unis. Pour illustrer cette déclaration, RATM essaya d’abord, pendant une répétition, d’accrocher deux drapeaux des États-Unis à l’envers sur les amplificateurs (comme à son habitude pendant les concerts). Mais les producteurs de Saturday Night Live et d’autres dirigeants de NBC leur ordonnèrent de les retirer, avançant que les patriotes protesteraient, et qu’ils souhaitaient que tout se passe sans anicroche en la présence de Forbes. Saturday Night Live informa également le groupe qu’ils allaient censurer quelques passages de Bullet in the Head (qui devait être le second morceau du groupe) à l’antenne, mais également dans le studio, où se trouveraient de la famille et des amis de Forbes.

Le soir de l’émission, après la première chanson et après que les banderoles amenées par des fans du groupe eurent été retirées, quelques officiels de Saturday Night Live et NBC encerclèrent les membres du groupe et leur ordonnèrent de quitter les lieux. Entendant cela, Tim (le bassiste) fit irruption dans la loge de Forbes et fracassa quelques lampes au sol avant d’être maîtrisé par la sécurité.

Suite aux attaques terroristes du 11 septembre 2001, une rumeur se répandit selon laquelle la totalité des chansons du groupe furent intégrées à une liste de morceaux considérés comme inappropriés par Clear Channel (liste rendue publique par l’entreprise) et qu’elle avait recommandé à ses stations d’éviter de diffuser pour éviter de choquer les familles des victimes dans les semaines suivant les attentats.

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Fréquence Paris Plurielle

Fréquence Paris Plurielle (FPP 106.3 FM), est une radio associative généraliste crée en 1992 et qui émet sur Paris et sa banlieue. Elle est membre de la Fédération des Radios Associatives d'Ile de France. Héritière du mouvement des radios libres, elle ne diffuse aucune publicité et reste avec Radio libertaire et Aligre FM une des dernières radios associatives non commerciales en région parisienne.

Issue d’un regroupement entre différents secteurs exclus du paysage audiovisuel français, Fréquence Paris Plurielle a développé un média qui se veut proche des luttes et des alternatives politique et sociales.

En 1981, alors que tombe le monopole d'Etat sur la radiodiffusion, le Centre d'initiative pour de nouveaux espaces de liberté (CINEL), piloté notamment par Félix Guattari, participe à la création d'une radio associative, Radio Tomate, qui s'inscrit dans une « réappropriation individuelle collective et (…) un usage interactif des machines d’information, de communication, d’intelligence, d’art et de culture ». La radio est animée par des militants, notamment issus du mouvement autonome. Elle vise à ouvrir de nouveaux espaces de débat et d'information politiques, et à lutter contre la répression des mouvements sociaux. La première Radio Tomate ne dure que deux ans.

Le projet est ensuite réactivé en 1988, toujours sur le principe de donner la parole aux personnes en lutte. L'antenne émet sur le 106.7 MHz en région parisienne, et partage la fréquence, et donc le temps d'antenne, avec plusieurs autres radios. Radio Tomate anime à l'époque 5 émissions, sur les questions du droit au logement, de la précarité, de la double peine, des luttes anti-carcérales, et une émission punk. Lorsqu'émerge le projet plus large d'une radio associative assumant une pleine fréquence, les animateurs de Radio Tomate décident de porter leur énergie sur la création de cette nouvelle antenne.

Parallèlement, en 1991, diverses associations de travailleurs immigrés en lien avec la Confédération Nationale des Radios Libres (CNRL), déposent un projet de radio, Fréquence Libre, auprès du CSA. Le projet, mené par Habib Laïdi, et porté par l'Association des travailleurs turcs, l'Union des travailleurs immigrés tunisiens, l'Union des travailleurs africains en France, l'Association des marocains de France et l'ARAC, vise à donner la parole aux diverses communautés immigrées. Le projet de Fréquence Libre est rejeté par le CSA.

C'est ainsi qu'en 1991, se réunissent autour du projet de Fréquence Paris Plurielle des acteurs des médias libres et des mouvements sociaux, parmi lesquels : Yvan Jossen (Les Pieds dans le Paf), Jacques Soncin (alors directeur de la Confédération nationale des radios libres), Christine Hudin et Guy Dardel (de Radio Tomate), Annie Simon (CEDETIM, centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale). Le projet est validé par le CSA en 1992 : Fréquence Paris Plurielle se voit attribuer le 106.3 MHz et commence à émettre 24h sur 24.

FPP, qui a commencé à construire sa grille autour, notamment, de la solidarité internationale, décide d'accueillir l'équipe de Fréquence Libre sur son antenne et consacre toujours aujourd'hui le quart de sa grille aux communautés immigrées de la région parisienne.

La radio s'installe d'abord à La Plaine Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris. Suite à la tempête de 1999, qui dévaste les studios, elle déménage dans le quartier, très défavorisé, de Stalingrad, dans le 18e arrondissement de Paris, et met en place avec diverses structures associatives engagées dans les médias ou l'économie sociale, une « Maison des Médias Libres ».

La programmation de Fréquence Paris Plurielle repose sur une centaine d'émissions dont quatre-vingt-dix pour cents sont hebdomadaires et réalisées par plus de deux cent bénévoles qui se relaient dans les deux studios de la radio. Contrairement à ce qui se pratique dans les médias traditionnels, les formats longs sont privilégiés, afin de prendre le temps de développer les idées et de dialoguer.

La grille se structure donc en trois grands secteurs : politique et social, culture, musiques. Ces secteurs restent néanmoins indicatifs, l'antenne se voulant généraliste et s'efforçant de décloisonner les domaines de savoir et d'engagement.

Fréquence Paris Plurielle se veut un lieu de libre expression des minorités sociales qui combattent toutes les formes d'exclusion et d'oppression. La radio est indépendante de tout parti politique ou religieux. Des associations ou des collectifs engagés dans les mouvements sociaux informent et débattent ainsi des questions de société : sans-papiers, droit au logement, chômage, prisons, écologie, féminisme, SIDA, tiers monde, handicap. Lors de grèves, manifestations, révoltes, FPP donne la parole aux personnes en lutte et ouvre des espaces de débat sur sa grille : cela a été le cas lors des mouvements de 1995 et 2007 ou lors des émeutes de 2005 en France, mais également lors de la mobilisation en faveur du journaliste noir américain Mumia Abu-Jamal ou lors de l'insurrection de Oaxaca au Mexique en 2006.

Quatorze communautés immigrées s'expriment notamment en bilingue (français et langue du pays d'origine) sur l'antenne : maghrébine, africaine francophone, turque, caribéenne, kanak, iranienne, comorienne, rom, kurde, malgache, latino-américaine, tchétchène. Ces communautés, qui s'adressent donc à la fois aux auditeurs francophones et non-francophones, informent ainsi sur l'actualité du pays d'origine et de la communauté en France, transmettent des informations pratiques (papiers, école, vie en France), et jouent un rôle de transmission et de dialogue. Un certain nombre d'émissions sont reprises dans des radios associatives en Afrique (notamment au Sénégal et au Mali) et en Amérique du Sud.

Fréquence Paris Plurielle, à travers ses émissions de cinéma, théâtre, littérature, danse, science-fiction ou philosophie, se fait l'écho de l’activité culturelle en privilégiant celle issue du secteur associatif, indépendant et non commercial. Elle s'intéresse particulièrement aux aspects innovants de la culture et aux réflexions politiques qu'elle porte : petites maisons d'édition, films hors circuit, initiatives collectives et engagées en faveur du progrès social.

Les émissions musicales donnent voix aux musiques de lutte et aux musiques urbaines, notamment issues des quartiers populaires (hip-hop, reggae), ainsi qu'aux expressions musicales dans toute leur pluralité : musiques du monde, punk, opéra, jazz, funk, musique électronique, chanson française… Des sessions live sont régulièrement réalisées par les émissions, qui accueillent principalement des musiciens jeunes ou méconnus, hors des circuits commerciaux et des top-50, permettant ainsi de préserver la diversité musicale.

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Change it All

Change it All est le troisième album de la chanteuse de Nu soul Goapele. Cet album est un tournant dans le développement musical de cette artiste et dans son investissement pour sa carrière musicale. Le style est généralement considéré comme plus complet et les titres plus aboutis. Cependant, le titre Closer issu d'un ancien album est réintégré en tant que "Bonus track" après une période de silence de 1:15.

Sur cet album se retrouvent différents artistes ayant aprticipé au projet : Clyde Carson et Dwele, et Mumia Abu-Jamal apparaissant dans une interview "vocale".

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Tom Morello

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Tom Morello (né Thomas Baptist Morello le 30 mai 1964) est un guitariste américain, actif dans le groupe Rage Against the Machine. Il mène également un projet solo sous le pseudonyme de The Nightwatchman. Il est notamment reconnu pour son jeu très technique et son utilisation inventive des effets.

Tom Morello est 26e du classement du magazine Rolling Stone des 100 Greatest Guitarists of All Time.

Thomas Baptist Morello est né à New York et a grandi dans l'Illinois. Sa mère, Mary Morello, est d'origine italienne et irlandaise, et fondatrice de Parents For Rock and Rap, groupe anti-censure. Son père est Kenyan et a pris part, aux côtés des Mau-Mau, à la lutte contre les colons britanniques au Kenya. Le grand-oncle de Tom, Jomo Kenyatta, a été le premier président élu du Kenya. Tom Morello a un diplôme en sciences politiques, obtenu en 1986 à l'université d'Harvard. Il travaille alors dans « la machine » comme assistant au gouverneur, poste qu'il quitte bien assez vite.

Il a tout d'abord fréquenté l'école primaire de Libertyville où une jeune fille l'insultera en le traitant de nègre. Sa vision est ainsi troublée et c'est sa mère qui lui parla de Malcolm X. Selon l'histoire, la même fillette répéta ses insultes. Tom réagira par un violent retour autant verbal que physique. Cette expérience l'a sans doute poussé a ne plus s'intéresser à la politique et aux injustices.

Tom Morello débuta sa carrière au sein du groupe Lock Up, il participa à l'album Something Bitchin This Way Come (1989).

Tom Morello rencontre Zach de la Rocha et, frappé par le message de ses paroles, décide de former un band avec lui. Zach contacta un vieil ami bassiste, Tim Commerford et ils engagèrent le batteur Brad Wilk. Rage Against The Machine était né.

Tom Morello se fait connaître grâce à Rage Against the Machine qui connait un succès fulgurant.

Après que Zack de la Rocha a quitté Rage Against the Machine, le reste du groupe (Tom Morello, Tim Commerford et Brad Wilk) décide de « jammer » avec l'ancien chanteur de Soundgarden, Chris Cornell suite à une suggestion du producteur Rick Rubin. Le groupe est appelé une première fois Civilian, finalement changé en Audioslave. Il s'en suivra alors près de trois albums sortis avec le groupe. Mais en 2007, Rage Against The Machine se reforme et Tom Morello est de nouveau le guitariste de ce groupe mythique.

Tom Morello a annoncé en mars 2009 avoir fondé un nouveau groupe avec le rappeur Boots Riley, intitulé Street Sweeper. Un album devrait très prochainement voir le jour.

Morello est aussi co-fondateur de Axis of Justice (avec Serj Tankian, chanteur de System of a down), une organisation sans but lucratif et une émission de radio militante, qui a été accompagnée de concerts regroupant de nombreux artistes dans les mois qui ont précédé la campagne électorale américaine de 2004 pour s'insurger contre la politique de George W. Bush. Inspiré par des œuvres de Che Guevara, George Orwell et Mumia Abu-Jamal entre autres, l'organisation travaille depuis sa création sur l'amélioration des droits des immigrants ainsi que sur l'abolition de la peine de mort à travers le monde.

Tom Morello a également sorti son album solo One Man Revolution sous le pseudo de The Nightwatchman le 24 avril 2007.

Tom Morello a également sorti un deuxième album solo "The Fabled City" sous le pseudo the "The Nightwatchman" le 6 octobre 2008. Serj Tankian, le chanteur du groupe "System of a Down", a participé à l'enregistrement de cet album en faisant les voix secondaires.

Il est renommé pour utiliser beaucoup d'effets sur sa guitare électrique. Grâce à une utilisation de ses différentes pédales d'effets (notamment la whammy), il est en mesure d'imiter un son de scratch sur disque vinyle par exemple. Il utilise aussi son sélecteur de micro pour pouvoir attaquer les notes sans médiator. Contrairement à la plupart des autres guitaristes de métal, Morello utilise un son de guitare relativement peu saturé. Tom Morello utilise également le "feedback" de son ampli pour obtenir un son très particulier lors de plusieurs chanson comme "sleep now in the fire".

Il a été élu pour la 4e fois consécutive meilleur guitariste au 24e « Annual California Music Awards ».

Tom Morello est le premier boss à affronter en mode carrière dans le jeu vidéo Guitar Hero III: Legends of Rock, ainsi qu'un personnage jouable. Une vidéo disponible dans le jeu lui est également consacrée.

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Source : Wikipedia